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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 12:24

Conseil National du PCF, 24 et 25 octobre 2009 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

 

Pour les élections régionales, sur les différentes options envisageables, je me prononce pour un choix que je n’ai pas vu dans l’offre politique et que j’ai à peine entendu dans le débat, seulement du côté du Nord - Pas de Calais : des listes de rassemblement, présentées par le PCF, en lien avec les luttes, ouvertes aux acteurs de ces luttes.

 

Je suis opposée à la constitution de listes avec le PS au 1er tour, en particulier en Ile de France. Avec son choix fondamental du traité de Lisbonne, les similitudes avec le programme du MODEM, le PS ne représente pas une alternative politique correspondant à l’exigence de rupture voulue par le mouvement social, par la majorité du pays.

En Ile de France, HUCHON joue cartes sur table. Il est « social libéral ».

Les provocations contre l’Education Nationale qu’il veut régionaliser le montrent. Comme son bilan. Par exemple, son choix d’attribuer le marché du renouvellement des trains de banlieue, 4 milliards d’euros, au moins disant social, le groupe canadien Bombardier dont l’essentiel de la production s’effectue à l’étranger, contre Alstom.

Par exemple encore sa bataille pathétique pour dépecer la RATP de son patrimoine et organiser la mise en concurrence des transports urbains en Ile de France, malgré la protestation de la CGT. Je veux aussi citer les fortes augmentations, très impopulaires, des tarifs des transports.

Les élus de la liste de la « Gauche populaire et citoyenne en 2004 », préfiguration du « Front de gauche » soutiennent tous ces choix, au sein de l’exécutif.

 

C’est pourquoi je refuse aussi la perspective de listes du « Front de Gauche ».

La stratégie du Front de gauche, au-delà des régionales en vue de 2012, continue à effacer le Parti, ses positions et son identité, pour en définitive être mieux une force d’appoint du PS sur le fond.

Je ne vois pas non plus pourquoi nous devrions laisser, sans aucun avantage pour les gens, comme en 2004, la moitié des élus obtenus grâce à l’électorat et au militantisme communistes, à des « PG » ou des membres d’autres groupes insignifiants. Le PG réclame 50% des places dans certaines régions !

 

Un parti qui ne se présente pas aux élections, des années durant, sous ses propres couleurs et ses positions, risque de disparaître. Je refuse cette perspective. Je refuse de laisser enfermer notre parti dans des choix strictement institutionnels, tactiques, politiciens, où Mélenchon ou le NPA ont le beau rôle.

Notre place est d’abord sur le terrain des luttes. Ils ne nous le disputeront pas : la Poste par exemple, contre l’acceptation des directives européennes, pour le retrait du projet de loi, pour gagner tout de suite contre la privatisation.

 

Partant de cette expérience, il serait nécessaire que les communistes puissent s’exprimer sur la base d’un large débat et d’un bilan de la période 2004/2009, un bilan national des 20 régions de gauche, dont 16 à participation PCF, un bilan dans chaque région.

Je constate que les modalités retenues ne le permettent pas.

 

L’ « offre politique » est à sens unique : continuer la « gauche ensemble » dans les institutions, en ratissant avec le Front de gauche au 1er tour. Je ferai partie de ceux qui se battront pour que les communistes puissent s’exprimer sur des listes présentées, conduites par le PCF, sur nos positions.

 

La démocratie dans le parti, il ne suffit pas d’en parler. Le calendrier traduit une précipitation. Les communistes auront à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre » politique du CN avant que soient désignés leurs délégués aux conférences régionales. Sur quelle base ? Avec quel mandat ? Puis encore quelques jours ensuite avant le vote sur les décisions des conférences.

La précipitation avec laquelle on choisit d’organiser la consultation des communistes est un signe de défiance, de faiblesse. Comme l’absence dans notre fédération de Paris, de toute assemblée départementale, de tout compte-rendu de mandat des élus régionaux sortants, et même depuis le 2 septembre, de toute réunion du conseil départemental.

J’ai la conviction, moi aussi, que les communistes, ceux qui sont dans les luttes notamment, sont très loin des options proposées par l’offre politique. Je voterai contre !

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:25

Conseil national du PCF du 4 septembre 2009

 

Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

 

Le rapport parle de l’intervention du Parti dans les luttes. Enfin !

Celles du début de l’année ont montré l’ampleur du potentiel de résistance à la politique du gouvernement. Et il y aurait encore des réserves parmi les salariés de nombreux secteurs.

 

Mais notre responsabilité est de lancer des propositions et des propositions d’action qui portent la rupture politique nécessaire pour gagner, qui dégage la perspective politique.

 

Je vais prendre deux exemples :

 

D’abord la Poste, en m’appuyant sur l’intervention de la camarade de la section d’entreprise qui nous a livré son inquiétude sur l’absence de contenu de la campagne des « collectifs » de défense de la Poste, ce qui permet notamment au PS d’y faire oublier, entre autres, son soutien au « Traité constitutionnel européen » et au processus de libéralisation des services publics. Communistes, dans la bataille, il est déterminant que nous portions clairement des positions fondamentales comme le rejet des directives européennes, complètement délégitimées, l’objectif de maintien et reconquête des monopoles publics.

 

Ensuite les transports urbains. Chez nous à Grenoble, comme à Nantes, Montpellier, Mulhouse, Strasbourg, Orléans, Reims,… nos services de transports sont en passe de passer sous la coupe de Veolia, le gouvernement ayant décidé de livrer à cette multinationale la filiale Transdev de la Caisse des dépôts.

Cette privatisation de fait conduit à de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’exploitation des réseaux, toujours plus dans une logique de rentabilité financière. C’est bien à nous PCF, à ce moment des choses, de poser la perspective du retour en régie, de la remunicipalisation des réseaux de transports et de mobiliser pour cela usagers et travailleurs. Notre expérience de contacts repris dans l’agglomération est très encourageante.

 

Ces exemples soulignent, s’il en était besoin, l’importance et la nécessité de l’activité du Parti à l’entreprise. Cela n’en reste pas à l’incantation dès lors que l’on y va sur un terrain de lutte politique et que l’on ne réduit pas la perspective aux échéances électorales.

A la stérilité des débats qui agitent la « gauche », à ses recompositions et ses combinaisons, opposons la raison d’être de notre parti, de stimulateur de ruptures politiques partant des luttes ! C’est comme cela aussi que nous retrouverons notre place, et qu’il découlera aussi, en fin de compte, des succès électoraux, un retour de l’électorat communiste.

L’union se construit dans la lutte idéologique à la base, non dans les tractations de sommet : il est bon parfois de rappeler cette évidence.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:23

Conseil National du PCF du 4 septembre 2009


Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

Le rapport de Pierre Laurent était pourtant consacré à 50% à la situation sociale et aux luttes. Mais la discussion porte à 80 voire 90% sur la préparation des échéances électorales, seulement régionales, qui auront lieu dans huit mois.

 

C’est la conséquence malheureusement logique de choix stratégiques que l’on refuse de remettre en question. On s’enferme dans le cadre électoral parce que l’on continue de faire de la présence  dans les institutions la priorité, loin de la dynamique du mouvement populaire.

La formule que j’entends à nouveau « d’offre politique » à gauche n’en finit pas de me désoler. Elle est révélatrice. Nous sommes sur une sorte de « marché » politique, alors que nous devrions répondre à des exigences de rupture politique.

L’objectif des rassemblements majoritaires « à gauche », la conception du Front de « gauche », tout cela rentre, qu’on le veuille ou non, au-delà des régionales, dans la perspective d’une alternance en 2012, qui laisse 32 mois devant lui au pouvoir !

Robert Hue, dont je m’étonne de ne pas avoir entendu le nom pour l’instant, ne pousse-t-il pas cette logique jusqu’au bout en soutenant les sociaux-libéraux et en acceptant les alliances au centre ?

 

Dans ce cadre, allons-nous, en plus, tomber dans le piège que nous nous sommes nous-mêmes tendu avec le « Front de gauche » ? Toujours dans une perspective électorale, la logique du « Front » ne met en avant qu’une différenciation : le niveau d’alliance avec le PS. A ce jeu là, on va faire immanquablement jouer au PCF le plus mauvais rôle.

Même si c’est un comble, Mélenchon [sénateur PS jusqu’en juin dernier !], mais qui n’a pratiquement pas d’élus sortants, va pouvoir pérorer, sans parler du NPA qui n’est pas encore dans le Front.

 

Le Parti n’a qu’une solution pour s’en sortir par le haut : partir de sa propre analyse et de nos propres positions sur les situations politiques régionales et nationale et en tirer rapidement les conséquences en matière de liste. Pour ce que je connais le mieux, la région Ile-de-France, sujet par sujet (dont les transports), comme au plan national, je ne vois pas d’autre solution que des listes de rassemblement présentées par le PCF au 1er tour [ni une liste avec le PS Huchon, ni, comme déjà en 2004, une liste de type « Front de gauche »].

 

J’entends bien, dans le rapport, la velléité de marquer notre identité par notre présence aux côtés de ceux qui luttent. Mais les luttes ne doivent pas être un alibi, un faire-valoir d’une stratégie d’alliances électorales. A l’inverse, c’est notre action dans les luttes qui devrait conditionner, seulement le moment venu, notre présence dans les élections.

 

L’ambiguïté, le blocage sont sensibles sur chaque question.

On ne peut pas défendre efficacement le service public de La Poste et mettre en échec la nouvelle loi du gouvernement, même si nous sommes les plus actifs, sur des bases et des initiatives communes avec ceux qui acceptent les directives européennes.

Pour la construction de rassemblement pour défendre les filières industrielles, qui d’autres que nous peut mettre en avant l’exigence de l’intervention publique jusqu’à la nationalisation ? Même si cela doit heurter certains partenaires d’hier ou de demain !

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 18:11

Conseil National du PCF du 4 septembre 2009 


Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris


 

Les élections régionales approchent, et avec elles je crains une nouvelle tentative d’effacer le PCF.Je ne suis pas pour répondre favorablement à la proposition de de Mélenchon. Toute alliance avec lui se fait au détriment de notre image, elle est utilisée à son bénéfice par les médias.

Melenchon est bien la dernière personne qui a le droit de nous donner des leçons en matière de compromissions avec le PS.

 

Au fait, le parti de Mélenchon a-t-il remboursé ses dettes des élections européennes, où nos voix lui ont permis de trouver un bon siège à Strasbourg ? ou doit-on comprendre que nos cotisations de communistes financent ce parti ?

 

Le Parti doit se présenter à ces élections, au 1er tour, de manière bien visible, avec des propositions communistes, des listes de rassemblement sur un contenu clair de résistance à la politique du Medef, nationalement comme régionalement ;

comme il l’avait fait aux régionales de 2004, avec succès, en Picardie et dans le Nord-Pas de Calais où les élus communistes refusent de participer à la gestion « libérale » du PS.

 

Ce n’est pas le cas en Ile-de-France ! En 2004, une liste de type « Front de gauche » a été présentée au 1er tour, celle de la « Gauche populaire et citoyenne » avec moitié de « personnalités » de « gauche ». Au deuxième tour, elle s’est ralliée au PS et ses élus participent, quasi-docilement à l’exécutif régional de Jean-Paul Huchon.

 

L’expérience est faite que les régions de gauche n’ont pas été un contre-pouvoir à la droite. Il n’y a pas à en être surpris.

Citons Jean-Paul HUCHON dans le texte (extraits de son livre « De battre ma gauche s’est arrêtée », paru au Seuil en mars 2008) :

« Je pense qu’il n’y a plus tellement de justification à l’existence d’entreprises publiques »

« Tout débat sur la renationalisation est de nature à nous renvoyer 25 ans en arrière, donc je n’y suis pas favorable »

« Il faudra quand même, un jour, oser poser la question de la régionalisation de l’Education nationale. Je sais bien que je brise, là, un tabou fondamental de la gauche"

Sur les cadeaux au patronat : «  La région Ile de France vote des crédits, y compris pour les grands groupes, pour développer des pôles de compétitivité. Sincèrement, il y a encore 3 ans, je n’aurais pas été capable de faire adopter ces mesures par ma majorité… »

Etc…

Huchon est aussi un farouche partisan de l’Europe des régions, contre l’Etat, les départements et les communes...

 

Les régions de gauche sont rentrées dans une logique d’affaiblissement des acquis nationaux, en particulier des Services Publics. En Ile-de-France, elle participe à la casse du monopole public de la SNCF et de la RATP. Le PS et ses féodaux régionaux sont intégrés au consensus libéral.

Des listes du « Front de gauche », avec des socialistes comme Mélenchon, pour mieux servir de force d’appoint à des socialistes comme Huchon ? NON MERCI !

 

Camarades, faisons nos listes au 1er tour !

Et commençons par penser aux luttes et à la perspective politique qu’elles ouvrent de mettre en échec maintenant le gouvernement !

Par exemple, comme le rapport l’a mentionné, pour la défense et la reconquête des services publics. Mais avec des propositions précises et efficaces comme la renationalisation d’EDF et de GDF. Comme le maintien et le retour des monopoles publics contre les directives européennes. En particulier pour la Poste, que nous ne pourrons pas défendre avec Huchon et même avec le PS, à moins qu’il ne change radicalement…

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 17:51

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009

Intervention d'Eric Jalade, fédération du Tarn

 

1- Sur la question des élections européennes.

Les résultats sont dans notre département appréciés globalement de manière positive par les camarades, avec les remarques dont je voudrais vous faire part.

Dans l’ensemble, la liste du Front de Gauche obtient en moyenne 2,5% de plus que la liste communiste en 2004, avec un gain d’environ 3000 voix. Sans entrer dans le détail, quelques observations générales: les meilleurs résultats ont été obtenus dans les communes où nous avons une forte influence, où nous sommes en responsabilité : ainsi à Saint-Benoît-de-Carmaux, dans le Bassin minier, nous passons de 24,8% à 35%, à Labastide-Rouairoux, de 16,5% à plus de 23%. Cela correspond aussi à des secteurs où des luttes se sont déroulées, notamment avec l’implication des communistes et de leurs élus, pour la défense du Service Public (de la Poste, de l’école…).

Cela dit, l’abstention est plus forte et les progrès sont plus mesurés, là où notre électorat est davantage composé d’actifs, de salariés, plus jeune. Le Parti Socialiste perd 13,5% et 16 000 voix, à 18%, la droite mobilise son électorat (l’UMP atteint 26,5%) sans retrouver le total en voix et en pourcentage de 2004. La liste Europe Ecologie, même si sa progression est moins spectaculaire qu’au plan national, progresse d’environ 6%.
Evidemment la caractéristique majeure de ce résultat, c’est bien entendu l’abstention (à près de 52% dans le Tarn, soit près de 2 points de plus qu’en 2004), dont le niveau, est, on a pu le vérifier par bureaux de vote, notamment en ville, bien plus élevé dans les quartiers populaires et dans les bureaux où le « non » avait réalisé ses meilleurs résultats.
C’est un fait politique majeur sur lequel nous devons vraiment porter toute notre attention.

Sur l’électorat proprement dit, on peut considérer qu’il provient en grande majorité de l’électorat communiste, avec un apport lié à la personnalité de Jean-Luc Mélenchon qui a permis de mordre un peu sur un électorat traditionnellement socialiste.

Nous ne progressons pas vraiment dans les milieux populaires et dans le monde du travail, alors que dans le même temps, beaucoup de responsables et de militants syndicaux, avaient signé l’appel à voter. Cela fait partie des contradictions sur lesquelles, là encore, il va nous falloir travailler : la non-traduction de la colère et de la mobilisation sociales dans un vote massif, alors que ce mécontentement et ces luttes restent - même de manière moins forte qu’en janvier ou en mars - une donnée permanente dans notre pays.

Pour notre part, nous avons veillé, tout au long de la campagne à relier le vote communiste au vote Front de Gauche, avec, dès que nous le pensions nécessaire, une expression du parti, ainsi, dans la dernière semaine, sur le risque que l’abstention, au final, laisse les mains libres à Nicolas Sarkozy et au gouvernement pour suivre les recommandations du Conseil de l’Union Européenne « dans la voie de la poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles ». Peut-être aurions nous dû faire davantage sur cette question et sur le prolongement du « non »  du 29 mai 2005, à l’occasion de ce scrutin.

L’implication des communistes de notre département a été satisfaisante dans la campagne, où notre démarche a été de relier identité et expression du PCF et rassemblement, démarche unitaire.

2- Sur les axes de travail proposés, je me félicite de la proposition de continuer la bataille du parti et une pétition pour populariser nos propositions et particulièrement celles des députés communistes, dans le prolongement du 28 mai. La défense de l’emploi, des salariés est totalement en phase avec les préoccupations quotidiennes des gens, on a pu le constater dans les luttes et aussi le 13 juin. Réfléchissons à des initiatives audacieuses pour la défense de l’emploi industriel. Les suppressions d’emplois dans ce domaine (dont le rythme s’est considérablement aggravé avec la crise) pèsent aussi beaucoup sur les consciences, il engendre du fatalisme, alimenté par l’expérience d’échecs successifs dans ces batailles.

Les luttes pour la défense des services publics (La Poste, l’hôpital, l’école…), pour la défense du statut de la Fonction Publique et de l’emploi, sont aussi décisives pour notre peuple.

Une absence toutefois dans ces axes ; c’est celle de la bataille pour la Paix, le désarmement et la sortie de la France de l’OTAN. Sur cette question, nous pouvons rassembler très largement dans la population, c’est un choix de société fondamental qui se pose à travers cette question de la paix et elle est au cœur de notre idéal communiste. Nous devons redevenir le « parti de la paix ».

3- J’en viens à la question du parti. Il nous faut, me semble-t-il, dissocier les questions du rassemblement et celle des transformations du parti, qui découleraient, selon certains, mécaniquement, du succès du Front de Gauche.

Un camarade de notre fédération a participé à la première réunion de la commission. Nous souhaiterions avoir des éclaircissements sur le périmètre et la nature des transformations qui vont être proposées.

En tout cas, s’il y a une préoccupation qui doit être la pierre angulaire de nos réflexions : c’est de savoir comment tisser à nouveau des liens étroits avec le monde du travail, avec les quartiers populaires, alors qu’ils sont terriblement impactés et fragilisés par la crise, la montée du chômage et la précarité.

En tout état de cause, a fortiori dans les conditions actuelles - qui sont celles d’une crise systémique majeure du capitalisme – je ne crois pas à un avenir pour une force « post-communiste » métamorphosée, à l’identité et au contenu flous, fussent-ils mâtinés de poésie. Il n’y a pas un exemple au monde où une mutation génétique d’un PC conduise au succès, y compris sur un plan électoral.

En revanche, il y a un avenir pour un parti communiste pour peu qu’il joue pleinement son rôle de parti révolutionnaire, sur des bases de classe, dans toutes ses dimensions – dans les luttes comme dans les institutions – dans la perspective d’un socialisme du XXIe siècle.

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 18:05

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 


Dans la période, plus que jamais, nos priorités doivent être d’alimenter la contre-offensive idéologique face à la politique du gouvernement, de créer les conditions de rassemblements pour mettre en échec ses contre-réformes, tout cela passant par le renforcement du PCF.

J’ai bien entendu ces objectifs repris par le rapport et par plusieurs interventions.

 

Mais la stratégie du Front de gauche telle qu’elle a été appliquée et telle qu’on a déjà annoncé qu’on la prolongerait n’y correspond pas.

 

Je reviens sur trois points :

 

1- D’abord, l’interprétation du résultat électoral.

Il vaut mieux éviter de se payer de mots. Le rapport abonde de superlatifs. Mesurons précisément les choses !

Le résultat des listes du Front de gauche marque une faible progression par rapport aux listes présentées par le PCF en 2004. L’action des militants communistes - et pas seulement dans le cadre de la campagne - les ressorts du vote communiste, ont été déterminants pour maintenir ce chiffre [comme aux cantonales de 2008 : 9%]. Les résultats dans le détail le montrent indiscutablement.

Mais ils n’ont pas suffi globalement à faire du Front de gauche une alternative à l’abstention, notamment parmi les jeunes, les milieux populaires, le monde ouvrier. Malgré l’action du Parti en 2005 dans la campagne du NON, malgré le développement des luttes à un niveau sans précédent depuis le début de l’année, malgré la crise du capitalisme, malgré le discrédit du PS. C’est un constat.

 

2- Ses causes sont notamment à rechercher dans les orientations nationales du Front de gauche. Il s’est globalement détourné des luttes, des préoccupations et des perspectives immédiates qu’elles portent.

Dit rapidement, la campagne a été enfermée dans des perspectives institutionnelles (importance disproportionnée du Parlement européen) sinon politiciennes (peser sur la « gauche », forcément dans l’attente de 2012).

Sur l’Europe, elle a été en retrait sur la dynamique du NON à l’UE du capital que nous avions fortement contribué à animer en 2005.

 

3- Contrairement à ce qui est mis en avant, notamment par le rapport, le Front de gauche, avec ces orientations, ne correspond pas à une démarche véritablement unitaire.

L’unité, ça se construit, entre différentes organisations politiques, sur la base d’accords, même de compromis, discutés en vue d’objectifs politiques bien déterminés.

 

Avec le « Front », nous avons une union décrétée en préalable par la direction du PCF, le 24 octobre 2008, sans d’ailleurs avoir demandé leur avis aux communistes alors en pleine préparation du congrès.

Nous sommes face à une union pour l’union. Il a fallu attendre plusieurs mois avant d’avoir une plateforme politique un peu identifiable qui ne concerne qu’un objectif : les élections européennes.

Nous avons une soi-disant union avec des organisations qui, au sens propre du terme, sont non significatives : des groupes dissidents du PS et du NPA, à peine créés, comptant selon leurs propres chiffres quelques centaines d’adhérents [2800 pour le Pg, 200 à 300 pour la « Gauche unitaire].

 

On est très loin d’un processus politique répondant à l’aspiration à la convergence des luttes et à la perspective politique qu’elle ouvre !

On est bien plus près de la poursuite du processus d’effacement du PCF auquel les communistes viennent encore de montrer leur opposition.

 

Être la voiture balais, à « gauche », du PS, de la social-démocratie en général et de l’intégration européenne, c’est sans doute le rôle que Mélenchon s’est assigné dans ou hors du PS. Ce n’est pas le rôle de notre parti, le PCF !

 

En Allemagne, le nouveau parti « die Linke », partenaire du PGE et modèle affiché de Mélenchon, affiche franchement son option sociale-démocrate. L’expérience s’essouffle déjà électoralement avec un résultat national décevant et des reculs à l’est.

 

Pour la suite, impulsons, en nous appuyant sur les communistes et le parti, atout en tant que tel, les campagnes nationales, les Fronts de lutte qui peuvent mettre en échec le pouvoir et débloquer la perspective politique ! La situation et même ces élections montrent qu’il existe des forces et une attente pour cela.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 13:05

Conseil national des 19 et 20 juin 2009

 

Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris, résumé

 


Le rôle du PCF, c’est de donner confiance aux luttes, de nourrir la bataille idéologique, d’avancer des perspectives politiques qui aident à mettre en échec la véritable machine à broyer les acquis sociaux mise en marche par le gouvernement et le Medef.  

 

Soyons lucides dans notre réflexion pour préparer la suite : la stratégie du Front de gauche n’a pas permis au parti de jouer pleinement ce rôle.

D’une façon générale, la campagne nationale est tombée dans l’électoralisme. Elle a contribué à effacer et brouiller nos positions, notamment en favorisant l’OPA de Mélenchon.

Sur l’Europe, Mélenchon est partisan de l’intégration européenne et a défendu Maastricht.

Autre exemple, sur une autre question précise. Il se répand, ici ou là, sur la sortie du nucléaire, en pleine contradiction avec les analyses défendues par le PCF.

 

Face aux prétentions renouvelées de Sarkozy dans les semaines et mois à venir, revenons à nos positions de fond dans les grandes batailles qui s’annoncent :

 

Pour la Sécu, alors que le gouvernement annonce la retraite à 70 ans, dénonçons le scandale des exonérations de cotisations patronales !

Pour l’hôpital public, contre la loi Bachelot, allons-y franchement avec des actions, des pétitions comme plusieurs organisations du Parti ont commencé à en faire signer.

Pour la défense des services publics, affrontons clairement la logique de l’UE désavouée par les électeurs. Mettons en avant le refus du règne de la concurrence et l’exigence de défendre et reconquérir les monopoles publics.

Face au plan de casse de l’industrie, mobilisons nationalement pour la défense des filières ! N’hésitons plus à réclamer des nationalisations !

 

La recherche du rassemblement et de l’unité est une préoccupation pour nous tous. Mais elle ne peut pas passer par l’effacement du PCF. Elle en est même contradictoire.

Je refuse tout scénario de dilution structurelle du PCF dans une sorte de fédération de « gauche ». Le 35ème congrès annoncé, organisé à la va-vite après les régionales, ne pourra pas et ne devra en aucun cas être le cadre de ce type de transformation.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 22:43

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009 

 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne 

 

A Saint-Quentin, nous avons rencontré de réelles difficultés à mobiliser pour le Front de gauche, en contraste avec l’écho très favorable de l’implication des communistes dans le mouvement social.

 

Sur le plan du résultat électoral, nous constatons la même chose que dans le Nord, le Pas-de- Calais ou la Somme. Malgré la campagne régionale, nous perdons 1 point sur la ville et reculons notamment dans les quartiers populaires et ouvriers par rapport à 2004.

 

Certains sympathisants nous l’ont dit clairement : « nous ne voulons pas de cette Europe, nous l’avons déjà rejetée ». Le flou du programme national du Front de gauche, en décalage avec la clarté de notre campagne pour le NON en 2005, l’union pour l’union au sommet ne nous ont pas aidés à être clairs sur notre projet communiste.

Il faudra en tenir compte.

 

Dans les luttes très fortes qui se développent dans notre région, nous sommes présents et de plus en plus reconnus. Nous avançons. Nous avons gagné dans une boîte l’adhésion de deux intérimaires. Dans les quartiers, nous avons recréé une cellule qui marche depuis plusieurs mois. Une autre est en cours de reconstitution comme une cellule d’entreprise.

 

Dans la suite de notre action des derniers mois, nous avons décidé de placer notre « Fête des libertés », le 28 juin, sous le thème : « résistances, luttes et perspective politique ». De nombreux syndicalistes d’entreprise en lutte de la région ont déjà répondu présents pour le débat. Notre souci, à eux comme à nous, est d’avancer, face au sabotage de l’industrie, à la casse de l’emploi, des perspectives politiques qui aident les luttes à dépasser l’objectif des primes de licenciement.  

 

Une exigence revient avec force dans l’urgence, face aux délocalisations notamment : l’appropriation publique et sociale des moyens de production et les formes qu’elle peut prendre.

 

Dans les mois qui viennent, cessons de tomber dans les arrangements politiciens de sommet !  Il n’y a rien de pire pour le Parti. Les élections ne sont qu’un moyen, pas un objectif en soi.

Notre priorité doit être notre ouverture sur le monde du travail, notre action pour le développement des luttes, et pour cela, l’expression de nos fondamentaux politiques communistes.

La première préoccupation des gens, des militants communistes parmi eux, surtout dans ces conditions difficiles, c’est de vivre, parfois de survivre. Ils ont besoin du PCF pour se battre, pour situer les vraies responsabilités quand les mauvais coups pleuvent de partout.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:37

CN du PCF des 19 et 20 juin 2009 - Intervention d'Alain DE POILLY, fédération du Val-de-Marne


Quelles leçons tirer de l'élection européenne 
?


D'abord sur le plan européen
,


l'abstention de 57 % des électeurs en Europe démontre que les citoyens européens, non seulement ne croient plus à l'Europe actuelle, mais qu'ils ne croient plus non plus que l'on puisse changer cette Europe à partir du parlement européen.

Nous avons 5 députés européens, qui doivent beaucoup à la bonne mobilisation des militants et des élus de notre parti. Je pense que ces 5 députés vont faire un excellent travail. Mais il faut voir la réalité en face, ce n'est pas avec 5 députés du Front de gauche et un groupe de la Gauche unitaire européenne de 34 députés sur 736 députés européens, que nous allons pouvoir tenir notre promesse électorale de faire une Europe sociale par la voie parlementaire.

Notre parti ferait bien de rouvrir le débat sur notre stratégie politique vis-à-vis de l'Europe. En effet, l'expérience démontre que le niveau le plus efficace pour remettre en cause le carcan ultra-libéral de cette Europe reste la nation, comme en 2005 lors du référendum.


En suite sur le plan national


Le Front de gauche avec 6,5 % des suffrages exprimés ne fait guère plus que le Parti communiste en 2004 avec 5,9 %. Visiblement il n'a pas créé la dynamique d'union attendue.

Pourquoi ?

D'abord parce que l'union ne se décrète pas par des accords au sommet, nous l'avions déjà expérimenté lors de l'élection présidentielle, l'union se construit dans le temps, dans les luttes, dans les consciences, autour d'un projet de société.

Ensuite parce que ce Front de Gauche s'est comporté comme un nouvelle force de gauche, force qui, si elle n'a pas réussi à capter l'électorat populaire, a réussi à faire disparaître le parti communiste des débats électoraux

Aussi, la question aujourd'hui, ce n'est pas, faut-il poursuivre ou non le Front de Gauche ? Mais : quel rôle doit jouer le Front de Gauche dans l'avenir ?

En effet, ce Front de Gauche ne doit pas devenir un obstacle à une union plus large, ne cherchons pas à faire rentrer à tout prix dans ce Front de Gauche les formations politiques anticapitaliste qui s'y refusent. Ce ne doit pas être le Front de Gauche ou rien.

Ne nous enfermons pas dans un front de gauche qui se résumerait à un tête-à-tête Parti communiste/Parti de la Gauche. Cela entretiendrait la confusion sur une fusion à la Die Linke, objectif affiché par Mélenchon et certains de nos dirigeants.

Notre parti a besoin de retrouver son identité pour donner un prolongement politique aux luttes. Nous l'avons vu lors de cette élection. Il ne suffit pas qu'il y ait des luttes de haut niveau pour que cela se traduise dans les urnes, faut-il encore que ceux qui luttent acquièrent une conscience de classe. Là est l'utilité du parti communiste.

En conséquence, le peuple de gauche aujourd'hui a plus besoin d'un front de luttes anticapitaliste porteur d'un projet de société qui rassemble toute la gauche anticapitaliste, que d'un Front de Gauche qui se réduit à mettre en place une nouvelle force de gauche qui se substituerait au parti communiste dans tous les scrutins à venir.

Après la fusion-disparition mise en échec lors de notre 34ème congrès, ne mettons pas en place avec le Front de Gauche la disparition sans fusion !

La direction du parti propose de poursuivre le Front de Gauche. Alors faut-il présenter des candidats du Front de gauche aux élections régionales, comme aux élections européennes ? Je pense que cette décision, qui engage notre existence, doit faire l'objet d'un débat dans le parti. Effectivement, l'existence d'un parti politique est conditionnée par sa présence aux élections.

Nous sommes tous pour poursuivre l'union engagée avec le Front de Gauche, cette union étant indispensable pour changer la société. Le choix n'est donc pas entre union ou repli sur soi, mais entre :


Faut-il faire une union qui implique la disparition du parti communiste dans toutes les échéances électorales à venir ?


ou


Faut-il faire une union qui implique un renforcement du parti communiste, afin d'affronter les échéances électorales à venir, notamment en présentant au premier tour des élections régionales des candidats du parti communiste, l'union de toutes les forces de gauche se faisant au deuxième tour ?


Moi, je suis pour le renforcement du parti communiste, donc pour des candidats du parti communiste aux élections régionales.

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 18:03

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009

 

Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

 

 

Mon intervention porte sur trois points du rapport.

 

1 -  Résultats des européennes et Front de gauche.

 

Le rapport revient avec insistance sur le succès du Front de gauche, le début de dynamique. Regardons la réalité !

Nous avons maintenu, très légèrement amélioré, le résultat des listes PCF de 2004. C’est essentiellement le résultat de la campagne du PCF, sur la base de leur travail quotidien. Une raison de plus d’arrêter de douter du potentiel des communistes !

Dans notre section, à Saint-Martin d’Hères, nous obtenons le meilleur résultat de l’agglomération grenobloise.

Mais cela ne peut pas masquer le fait majeur : l’abstention que nous devons analyser avec attention. Je prends 4 bureaux de quartiers populaires de Saint-Martin d’Hères. Langevin : 69,11% d’abstention en 2009, 72,29% de votes NON en 2005. Barbusse : 68,58% et 75,52%. Paul Bert : 72,07% et 70,07%. Aragon : 71,33 et 71,67%.

C’est clair : l’électorat du NON s’est largement abstenu. C’est bien plus qu’une « défiance » vis-à-vis de l’Union européenne, c’est un rejet de l’UE du capital et le rejet de l’illusion d’une réorientation sociale. Entendons-le et sachons nous appuyer sur lui contre la politique du gouvernement de Sarkozy !

Au final, nous arrivons au même nombre d’élus du Parti. Je me permets de rappeler que les communistes n’ont pas approuvé la répartition des têtes de listes entre les organisations du Front de gauche alors que nous en sommes la seule vraie force politique.

 

2 – Les conditions du combat politique en lien avec les luttes.

 

Nous ne pouvons que souscrire à cet objectif du rapport. Mais nous devons constater que le rapport de forces social est resté invisible dans le vote alors que la perspective politique part des luttes.

Aussi, dès à présent, renforçons le contenu politique communiste de nos interventions ! Tout nous invite à mettre en avant nos analyses marxistes. Travaillons à la convergence des luttes !

 

La privatisation de la Poste est largement rejetée par la population. Avançons la nécessité de la défense et de la reconquête du monopole public, seul garant d’un service public de qualité pour tous. Les directives européennes de marchandisation, de mise en concurrence sont disqualifiées.

 

La marchandisation de la santé est tout autant refusée. Nous le voyons avec le succès dans notre section de la pétition pour le retrait de la loi Bachelot, pour la défense de l’hôpital public, 1 200 signatures en quelques semaines.

Un PCF bien vivant, visible, actif dans les luttes, utile pour dégager la perspective : c’est le préalable au rassemblement et à l’unité.

 

3 – Les « transformations » du PCF.

 

De quoi parle-t-on ? Une « transformation » du PCF est un sujet grave qui doit être pris avec sérieux et demande le temps nécessaire aux débats dans toutes les structures du Parti. Ce n’est pas possible dans le cadre du « congrès d’étape » annoncé par Pierre Laurent, dans la foulée des élections régionales qui auront mobilisé à fond les camarades. Pour ne pas voler ces débats aux communistes, il faut un autre calendrier.

 

Pourquoi cette précipitation ? Pour forcer une transformation du PCF avec son effacement au sein d’une structuration du Front de Gauche ? Non !

 

Alors que chaque jour, avec cette crise majeure du capitalisme, la nécessité de l’existence et du renforcement de notre Parti, comme outil politique indispensable pour les travailleurs, se confirme !

 

 

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