Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:13

Conseil national du PCF des 27 et 28 mars 2010

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

claudefainzang

Après les élections régionales : les communistes n’ont globalement pas de quoi être satisfaits. L’abstention oblige à tout relativiser. Elle a concerné aussi notre électorat et ceux qui auraient le plus intérêt à voter communiste. On ne retrouve pas les voix des cantonales de 2008, où nous avions fait 9% seuls, avec une meilleure participation.

 

La stratégie du front de gauche n’a pas été une bonne opération pour les communistes. Nous avons encore vécu une période électorale avec effacement du Parti : pas ou peu de tracts et d’affiches du Parti, pas de sigle PCF sur le bulletin de vote du 2ème tour, toutes les forces du Parti mises dans le Front de gauche.

 

Le nombre d’élus PCF passe de 185 à 95, 11 au lieu de 18 en Ile-de-France. L’Humanité Dimanche n’a pas publié la comparaison, région par région, avec 2004. Elle est éloquente.

 

NON, il ne faut pas continuer dans cette voie, dans laquelle le rapport de Pierre Laurent enferme pourtant tous les rendez-vous à venir. Ne refaisons pas des collectifs antilibéraux, même si on en change le nom. Pour 2012, il faut commencer à poser le principe d’une candidature communiste. C’est une condition, actuellement, pour promouvoir un projet communiste et pour assurer la cohésion du Parti.

 

Ne faisons pas comme le Parti communiste espagnol, qui s’est fondu dans la Gauche unie (Izquierda Unida) jusqu’à presque disparaître. Maintenant, nos camarades essaient de se sortir de cette stratégie.

 

Dans la période, la priorité doit être accordée aux luttes, et pas seulement dans les mots. Pour être efficaces, montrons-nous offensifs dans nos initiatives et nos propositions.

Sur les retraites notamment. Mettons en avant des arguments simples mais convaincants contre les projets du gouvernement.

Faire travailler les plus de 60 ans ? Mais 3 à 7 millions de plus jeunes sont au chômage !

La démographie n’est qu’un prétexte: c’est ne pas tenir compte des gains de productivité du travail.

La capitalisation a du plomb dans l’aile avec la crise et la chute de la bourse. Les retraités et les futurs retraités américains ont vu leur épargne retraite, placée sur des fonds de pension, fondre de 27% en 2008.

Comment laisser parler de « déficit » de la branche vieillesse (7 milliards d’euros en 2009), quand il est fabriqué par les 33 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales ! Posons clairement l’exigence de leur suppression !

La défense de la cotisation sociale, base du financement solidaire, est centrale. Méfions-nous d’effets pervers de la proposition de taxer les produits financiers qui nous en détourneraient. On ne peut pas asseoir le financement de la Sécurité Sociale sur des revenus financiers. La question de la cotisation nous permet aussi de faire le lien avec nos propositions pour l’emploi, les salaires, la réindustrialisation de la France…

 

Sur la proposition de congrès : il faut être plus clair sur l’objet du congrès de juin 2010 par rapport au congrès de juin 2011.

Si le congrès d’étape a pour but la relève de Marie George Buffet, un jour suffit. Mais 3 jours ! Pour quoi faire ? Une chose m’inquiète : le rapport de Pierre Laurent parle davantage du Front de gauche que du Parti.

Le congrès dont les communistes ont besoin, c’est d’un congrès qui porte sur le Parti, qui ouvre une large réflexion et qui puisse remettre en question le Front de gauche.

Pas d’un congrès pour faire le forcing, pour imposer le Front de gauche en vue des élections à venir (cantonales de 2011, présidentielles et législatives de 2012) et continuer la stratégie d’effacement du PCF.

NON à ce congrès précipité ! Il ne peut pas avoir lieu décemment en juin. Et il faut demander l’avis des communistes sur son ordre du jour.

Partager cet article
Repost0
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 22:21

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010

 

 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne


 

corinne-becourt.jpgEn Picardie, un autre choix était possible, celui de rassembler les communistes.

Ceux qui se sont réclamés du « Front de gauche » ont préféré en écarter certains camarades en préalable et faire des listes avec des candidats, trouvés difficilement, pour représenter d’autres formations groupusculaires ou inexistantes.

 

Le président PS de la région, Gewerc, voulait affaiblir durablement le PCF. Il a réussi.

Au 1er tour les listes « Colère et espoir », à l’initiative de communistes dont Maxime Gremetz, n’atteignent pas les 10% nécessaires pour se maintenir ou pourvoir négocier dans de bonnes conditions.

Comme il l’avait annoncé dans la presse, Gewerc a ainsi pu « tenir Gremetz et les élus communistes sortants hors course ».

Mais il a fait d’une pierre deux coups. A la surprise des intéressés, le PS a aussi éliminé le « Front de gauche » entre les deux tours.

Il n’y a plus d’élus communistes au Conseil régional.

 

Nous devons bien mesurer le gâchis pour le PCF qu’ont représenté les divisions des communistes avec la stratégie du « Front de gauche », telles que des camarades de nombreuses autres régions viennent aussi de les décrire.

En Picardie, si tous les communistes étaient partis unis, nous aurions pu faire 12%, et même plus avec la dynamique que cela aurait créée.

 

Je fais remarquer quand même aussi que les listes, à l’initiative de communistes, conduites par Maxime Gremetz et Jean-Luc Tournay dans l’Aisne obtiennent 6,26%, celles du Front de gauche, 5,25%. Comme quoi, partir avec une étiquette communiste ne fait pas fuir l’électorat !

 

En Picardie comme ailleurs en France, les grands vainqueurs sont le PS et l’abstention (sans parler des non-inscrits). Rien ne permet de justifier l’idée d’un succès national du Front de gauche. Surtout pas la perte de la moitié des élus PCF.

L’opération « Front de gauche » ressemble de plus en plus à un remake des « collectifs antilibéraux » préparant un remake de la « gauche plurielle ». L’autonomie vis-à-vis du PS n’a été qu’un leurre.

 

Mais je ne veux rester que sur ces constats. La campagne à Saint-Quentin a aussi permis de mobiliser les camarades, d’aller à la rencontre des jeunes à la sortie des bahuts, de pousser les débats à l’entreprise comme à « Le Creuset » ou avec les cheminots. Le meeting régional a été un moment fort avec notamment les prises de parole d’un jeune, Baptiste, contre le FN, du secrétaire de la CGT Goodyear sur leur lutte.

 

Tout cela comptera dans les batailles essentielles à venir, pour les retraites, pour les salaires, pour les services publics. Communistes, j’espère bien, nous allons les mener ensemble et trouver le temps pour cela.

 

On nous propose aujourd’hui un congrès extraordinaire d’ici la mi-juin.

Les délais sont beaucoup trop courts pour l’ordre du jour proposé. Les vraies questions, les problèmes de fond qui traversent le Parti ne pourront pas être abordés par les communistes eux-mêmes, à la base. Ce n’est pas ça la démocratie dans le parti !

 

J’entends parler de lancer un « Front populaire du 21ème siècle ». Commençons par soutenir et recréer nos cellules dans les entreprises et les quartiers ! Oui à une campagne de renforcement du Parti qui ne soit pas qu’une formule!
Partager cet article
Repost0
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:53

Conseil national du PCF – 15 janvier 2010

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

emmanueldangtran.jpg

J’entends dans le rapport et dans l’intervention de Marie-George cette invitation: « le temps viendra pour l’analyse, maintenant tout pour la campagne ».

 

C’est trop facile de placer les communistes devant le fait accompli. Et c’est impossible.

 

A huit semaines du scrutin, dans plusieurs régions, les tractations politiciennes se poursuivent encore. Celles pour les places éligibles au 2ème tour vont bientôt commencer.

 

Les communistes ne peuvent pas se lancer dans la campagne comme si de rien n’était. Presque partout – j’entends les exceptions comme le Nord-Pas-de-Calais – la préparation des listes a suscité malaise, colère, divisions, dans le parti.

En Ile-de-France, nous avons des communistes présents sur trois listes différentes alors qu’il n’y a pas de liste communiste. Je rappelle que cinq têtes de liste départementale du « Front de gauche » sur huit ont été cédées à nos « partenaires ».

 

Les communistes ne peuvent pas davantage faire semblant d’ignorer les prétentions (a priori démesurées) et les calculs de Mélenchon. Il les proclame partout.

Il y a à peine quelques semaines, il proposait à Cohn-Bendit une combine à la radio, au nom du « Front de gauche », presque en notre nom.

Mélenchon a un projet d’OPA, hostile, sur le PCF. Les communistes ne peuvent pas s’abstenir de la repousser, y compris et même notamment pendant la campagne électorale. Comme ils ne peuvent pas ne pas s’interroger sur la stratégie qui amène la direction à lui ouvrir le chemin avec tant de complaisance.

 

Dans l’ordre normal des choses, les campagnes électorales sont un moment pour relayer la politique du parti.

Pour ces régionales, après déjà les européennes, c’est l’inverse : les élections servent d’instrument pour tenter [presque coûte que coûte] de faire passer une autre stratégie politique, celle de la recomposition électoraliste rimant avec la décomposition du PCF.

 

Aussi, pour préserver l’avenir du Parti, la campagne ne peut se concevoir que comme une campagne visible, identifiable du PCF. Sur la forme de façon indispensable mais surtout sur le fond. Et le fond doit être les propositions et les actions qui font l’utilité du vote communiste.

 

Les négociations politiciennes font perdre de vue à certains l’ampleur des luttes qui se poursuivent et se développent dans le pays, contre la politique du gouvernement. La bataille pour le service public de La Poste se poursuit malgré le vote du Parlement. Nous étions ce matin même avec les grévistes, majoritaires, de notre centre de distribution de Paris 15. Les agents de la RATP analysent l’épisode du RER A, en tirent les enseignements. La combativité ne baisse pas. Pareil pour les hôpitaux où les conditions de convergence qui existaient contre la loi Bachelot existent contre son application. Les camarades des Hauts-de-Seine mentionneront sans doute le succès de la grève, de toutes les catégories, de plus de 20 jours à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne.

 

La manifestation des Contis à Amiens, telle qu’on vient de la relater ici, fait réfléchir. Communistes, nous ne pouvons pas nous contenter d’être présents « aux côtés » de ceux qui luttent. Notre raison d’être, c’est de contribuer, sur la base d’un contenu politique, à ce que les luttes gagnent, construisent l’alternative, c’est de rechercher les convergences de lutte, l’unité d’action.

Tout le contraire de la démarche ouvertement électoraliste de Mélenchon, pour ne citer que lui mais on pourrait citer certains soi-disant « anticapitalistes », qui renvoie tout à 2012.

 

La situation politique, dans le moment de la campagne des régionales, invite à développer des axes de luttes pour l’hôpital, contre les agences régionales de santé, pour les transports publics, contre la logique de la concurrence et des appels d’offre (comme l’a mentionné le rapport), pour les lycées contre la loi Chatel, etc. 

 

Dans la même période, une grande bataille idéologique reprend sur la question des retraites. Après avoir sabordé le système solidaire, le patronat et le pouvoir veulent le couler, essayer d’en finir notamment avec la cotisation sociale. Force est de constater que certains comme Chérèque leur emboîtent déjà le pas. Notre rôle est essentiel dans cette lutte.

 

Une réflexion pour finir sur un article de l’Huma de ce matin à propos des dissensions internes graves au sein de die Linke en Allemagne. Plusieurs expériences étrangères doivent nous alerter. En Espagne, la « Gauche unie », Izquierda unida, après une illusion électorale passagère, suivie d’une dure retombée, a presque tué le PCE. En Allemagne, dans des conditions très spéciales, die Linke a fait un bon score électoral. Mais les problèmes de fond ressurgissent déjà. Dont le plus grave : l’affaiblissement des partis communistes.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:39

Conseil national du PCF du 15 janvier 2010 

Intervention d’Alain DE POILLY, fédération du Val-de-Marne

 

alaindepoily.gif

Au dernier CN, j’ai voté pour la poursuite du Front de gauche parce que la direction de notre parti affirmait que ce front élargi ne conduirait pas à l'effacement du parti communiste, bien au contraire, En clair, le parti communiste ne passerait pas sous le table.

 

Or, force est de constater aujourd’hui, que le parti communiste est en train de passer sous la table.

 

Sur ce thème, le collectif électoral ainsi que l’exécutif départemental du Val-de-Marne a écrit à Pierre Laurent et à Marie-George Buffet pour leur faire part de leur sentiment sur la conduite des négociations en ces termes, je cite : « la direction nationale semble subir les négociations plutôt que d’anticiper les différentes problématiques rencontrées. Les concessions faites par notre parti sont trop importantes notamment en Ile-de-France. » « Quant aux propositions d'éligibles, elles ne sont pas conformes aux réalités des rapports de force dans une région comme la nôtre. »

 

Malheureusement, les concessions importantes ne se limitent pas à l’Ile-de-France.

 

Nous arrivons à un constat : plus le Front de gauche s'élargit à de petites associations et plus la place du parti communiste dans ce front rétrécit. Encore un élargissement de ce type et notre parti sera complètement noyé dans une force aux contours mal définis

 

Or, il est évident que les élections régionales ne se gagneront pas sur le nombre de micro-associations composant le Front de gauche, dont les adhérents d’ailleurs pratiquent la double appartenance. Mais ces élections se gagneront sur la qualité du projet dont il sera porteur.

 

C’est pourquoi il est regrettable qu’une fois de plus, la direction du parti ait privilégié les accords d’états-majors, en s’enfermant dans des tractations sur la répartition des places avec de micro-associations dont les électeurs ignorent même l'existence et cela au détriment du projet politique et idéologique, qui seul peut mobiliser les victimes du système capitaliste et ainsi les faire sortir de l'abstentionniste dans lequel ils se sont repliés dans l’attente d’un projet crédible à gauche.

 

Ceci dit, aujourd’hui, l’heure n’est pas au bilan, mais à la mobilisation pour que les listes « Front de Gauche » fassent le meilleur score possible, sans que pour autant, dans cette campagne, notre parti renonce à son identité. Cela est important pour l’avenir.

 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 11:49

Conseil National du PCF du 15 janvier 2010 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

claudefainzang

Cela se révèle clairement avant ces élections : le Front de gauche, c’est laisser le Parti de Gauche, des transfuges de divers partis, de multiples petits groupes insignifiants et récemment créés, plumer la volaille communiste, région par région.

Et tout ça pour aller avec le PS au 2ème tour et cautionner sa politique dans les exécutifs régionaux !

 

On refait le même coup que dans les années 70, où à force de crier « unité, unité », on a largement contribué à renforcer le Parti Socialiste de l’époque, même à le créer là où il n’existait pas, à faire monter Miterrand… Mais aujourd’hui, ce n’est pas une erreur, c’est un choix.

 

La stratégie du Front de gauche continue la « métamorphose » du parti, pourtant rejetée par les communistes à notre dernier congrès. Le Front de gauche est destiné à diluer et à supplanter progressivement le PCF, son organisation et ses positions historiques, son nom même. Il le remplace par une formation électoraliste vaguement de « gauche », vaguement « radicale », en fait entièrement inscrite dans la gauche d’accompagnement du système.

 

Avant même les élections, nous sommes déjà assurés de perdre la moitié de nos élus.

 

Et qu’on ne nous explique pas que ce que représente le PCF serait un repoussoir !

Souvenez-vous des récentes cantonales de 2008 : 8,82 % des suffrages exprimés alors que nous présentions des candidats dans seulement 1245 cantons sur les 1918 renouvelables ! Les candidats PCF ont réuni 1 166 000 voix sur la moitié du pays, alors que Marie-George Buffet en avait réuni 707 000 sur tout le pays en 2007 dans la suite des « collectifs antilibéraux ».

 

Dans les luttes, aussi et surtout, l’attente d’une perspective est forte à l’égard du parti.

Pendant la campagne, invitons les communistes à s’investir sur ce qui devrait fonder le vote communiste. Dans le domaine des régions, par exemple contre la marchandisation des transports ou la réforme des lycées. Concernant les questions d’alternative nationale, contribuons au rapport de force pour défendre les retraites, les services publics, pour combattre la désindustrialisation, pour faire reculer tout de suite le pouvoir.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 01:00

Conseil National du PCF du 15 janvier 2010

 

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère

dominiquenegri.jpg

Aujourd’hui je me fais la porte-parole de l’incompréhension, du désarroi et de la colère des communistes de la section de Saint Martin d’Hères, de l’Isère et de Rhône Alpes. Même si les communistes se sont majoritairement prononcés pour des listes du front de gauche, ils n’ont pas été consultés pour valider une tête de liste régionale du Parti de gauche et rien n’est prévu dans ce sens pour leur permettre de faire valoir la souveraineté que doit leur garantir les statuts. Ils constatent que le Parti de Gauche nous impose ses ambitions démesurées dans des négociations, sans pouvoir se prévaloir d’une organisation militante conséquente, d’une solvabilité sérieuse et d’un quelconque rapport de force électoral. Ils n’ont toujours pas osé affronter les urnes seuls. Nous sommes toujours leur marche-pied dans leurs conquêtes de place.

Après un débat en assemblée générale la motion qui suit a été adoptée. En introduction, elle rappelle quelques chiffres qui montrent que le PCF a bien une influence politique et en particulier après les cantonales de 2008. Nous étions bel et bien la troisième force politique alors que presque partout nous affrontions des candidats socialistes. Sur le résultat des législatives il faut rappeler que ces élections se déroulaient juste après l’élection du N Sarkozy, rendant le combat encore plus rude.

Avant de vous livrer la motion, je souligne que la lutte de classe qui fait rage et le mouvement social à la recherche de convergence soulignent la nécessité du Parti Communiste de masse et de classe. Et malgré ces chiffres et ce constat nous nous effaçons dans une construction artificielle le front de gauche qui permet surtout l’émergence d’un nouveau parti social-démocrate.

 

 

Motion adoptée par l'Assemblée générale de la

Section de St Martin d'Hères en Isère

le 11 janvier 2010

 

Lors du vote du 19 novembre, notre section s’est prononcée, à plus de 63%, pour « une liste de large rassemblement conduite par le PCF » aux élections régionales.

 

Aux dernières législatives le PCF réalisait dans la région Rhône-Alpes 5,20%. Aux cantonales 2008, les candidats du PCF ont rassemblé 1 166 000 de voix, soit 8,82% nationalement (sur 1 918 cantons alors que les candidats du PCF étaient présents dans seulement 1 248 cantons). À l'élection présidentielle de 2007, la candidature de Marie-George Buffet, au nom des collectifs anti-libéraux, a obtenu 707 000 voix. En juin 2009, lors de l’élection du parlement de l’UE, le Front de gauche a fait 5,35%.

 

Ces chiffres démontrent que la stratégie du Front de gauche n’a pas apporté de gain significatif. Cette même stratégie est pourtant décidée pour les élections régionales. En Rhône-Alpes, nous avons 15 élus communistes sortants et des forces militantes communistes locales, implantées dans toute la région. Le Parti de Gauche a 4 élus sortants (de surcroît élus sous étiquette PS). Ses forces militantes et son influence en Rhône-Alpes restent à démontrer.

 

Les négociations nationales entre le PG et la direction du PCF ne prennent pas en compte ce rapport de forces. La direction nationale de notre Parti cède la tête de liste de la région Rhône-Alpes au Parti de Gauche et prévoit moins d'élus communistes dans la future assemblée régionale. Cette offre faite au PG représente une possibilité promotionnelle inespérée pour cette organisation politique embryonnaire. Le PG choisit avec soin sa candidate tête de liste et profite de cette excellente occasion pour la propulser dans la perspective des futures élections cantonales, législatives et municipales sur SMH. Ainsi, c'est le PCF lui-même qui apporte les forces nécessaires à sa « partenaire » d'aujourd'hui pour que « l'adversaire » de demain le combatte mieux.

 

Partout les communistes refusent de creuser leur propre tombe et de voir leur Parti effacé. Pour palier ce rejet massif, la fédération essaie de resserrer les rangs et de mobiliser tous les militants du département, en particulier les maires communistes de l’agglomération. « Tout le PCF Isère uni derrière la responsable locale du Parti de Gauche ». Quelle image brumeuse et quel manque de lisibilité pour les électeurs ! Quel désarroi pour les communistes !

 

Encore une fois, les communistes de la section de SMH refusent que le Front de gauche s’apparente à un effacement de l’identité et de l’influence communistes. Ils refusent également que SMH accueille un meeting servant, de fait, à promouvoir une nouvelle organisation social-démocrate.

 

Les communistes de la section de SMH demandent une consultation régionale sur l'ensemble de la liste Front de Gauche et sa tête de liste. Lors de la consultation interne, si la liste soumise à l'approbation des adhérents ne comporte pas le nom de la totalité des candidats, la section de SMH appelle au rejet de cette liste. Ce rejet ne signifie pas une opposition aux candidats communistes eux-mêmes, bien au contraire. Il signifie l'exigence de souveraineté des communistes, le refus de la stratégie d'effacement du PCF et le refus de la conduite des négociations.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 00:43

Conseil national du PCF – 15 janvier 2010

 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

 

corinnebecourt.jpg

La défense de l’industrie en France, dans toutes les branches, de l’emploi industriel doit être une priorité nationale. Cela apparaît encore plus nettement dans notre région.

 

Fin novembre, sur les trois départements de Picardie, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits, classés en catégorie A, s'établissait à 90 063, en hausse de 25% en un an.

 

Pour ne citer que trois entreprises: Nexans dans l’Aisne, Goodyear dans la Somme, Continental dans l’Oise illustrent la situation.

D’un côté, le patronat industriel expérimente toutes les méthodes, pressions, chantage, illégalité pour imposer des formes d’exploitation invivables, supprimer des emplois et à court terme des activités en France.

De l’autre, les salariés avec leurs syndicats, résistent avec courage et détermination, mobilisent la population, marquent des points importants. Mais il manque quelque chose.

 

Les responsabilités politiques sont directement posées. Nexans a reçu 58 millions d’euros en juillet du « Fonds stratégique d’investissement » créé par le gouvernement mais liquide les 220 ouvriers de Chauny en décembre.

 

Lors de la manifestation de soutien aux Contis, le 13 janvier à Amiens, nous avons beaucoup discuté.

La situation d’abord qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est celle-ci : ils sont actuellement payés à 65% de leur salaire ; l’entreprise démonte les machines pour les envoyer en Roumanie ; les 1200 lettres de licenciements sont tombées. 1200 VIES BROYEES !

Ensuite, j’ai été frappée des réactions, au milieu de la foule, vis-à-vis des responsables politiques de gauche qui ont pris la parole. Elles étaient sceptiques, dures, même si leur présence était appréciée en même temps.

Le rejet de ce que représentent les dirigeants politiques était facilement palpable mais pourtant j’ai perçu l’attente d’une vraie alternative politique. Je n’ai peut-être jamais autant distribué d’autocollants avec le marteau et la faucille.

 

La démarche nationale du Front de gauche, ne répond pas à ces attentes. Là où il y a besoin de clarté, de repères, de propositions de lutte, elle fait tout comme si on voulait brouiller les pistes. Je ne vous referai pas mon intervention à ce sujet du dernier CN.

 

Pour les régionales en Picardie, la situation est encore plus confuse qu’ailleurs. Il y a des communistes éparpillés sur 5 listes de « gauche ».

 

Je regrette que des partisans du Front de Gauche aient préféré l’union avec des groupuscules au rassemblement des communistes de Picardie, avec comme seul argument préalable, « tous sauf Gremetz et les Communiste en Somme ».

Pourtant, ils avaient fortement participé au succès du Parti en 2004, 11%, le meilleur score national. Reprenant les mêmes orientations communistes suivies depuis 2004, la liste « Colère et Espoir » cherche à réitérer ce résultat et à maintenir l’audience communiste.

 

Il y a des faits encourageants. A Saint-Quentin, une quinzaine de jeunes des 5 lycées sont venus à la rencontre de notre section. Des jeunes décidés, engagés. Leur geste était mûrement réfléchi. Une nouvelle JC s’est constituée. (Vous pouvez consulter les infos sur notre blog http://pcfsaintquentin.unblog.fr )

Nous avons voulu marquer cet événement et la remise de leur première carte d’adhérent lors d’une soirée forte de sens avec la participation de notre camarade Monica Bernatets qui fêtait ces 60 ans d’adhésion et de militantisme au PCF.

 

Comme quoi, notre organisation ne fait pas peur et peut être perçue positivement par la jeunesse, si on continue de se battre pour cela.

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:13

Conseil national du PCF des 24 et 25 octobre 2009 - Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

 

Une nouvelle fois, la réunion du CN largement en dehors des réalités de la lutte des classes dans le pays, du développement d’un rapport de force pour commencer à rompre avec la politique du pouvoir. Le terme détestable, je l’avais déjà dit, « d’offre politique », traduit par lui-même le caractère politicien de la démarche proposée pour les élections régionales.

 

La perspective proposée reste toujours la même : le rassemblement institutionnel de la « gauche » dans les exécutifs régionaux en attendant 2012.

La stratégie proposée aussi : la poursuite du processus d’effacement du PCF au nom d’un « Front de gauche », sans contenu, élargi à rien, associant le PCF aux mêmes petits partenaires qu’en juin, pour ne pas dire groupuscules.

 

La bataille actuelle de La Poste, illustre exactement l’impasse que représente la stratégie reprise dans « l’offre ».

Que propose-t-on aux postiers qui étaient dans l’action à près de 100.000 le 22 septembre, qui poursuivent de multiples luttes locales, aux centaines de milliers d’usagers, qui, pour reprendre le mot du rapport, ont manifesté leur disponibilité à agir ?

On leur répond « union de la gauche ». On les renvoie aux parlementaires de gauche, à un référendum virtuel. On ne gagnera pas cette bataille de La Poste, c'est-à-dire le retrait du projet de loi, en esquivant les questions qui dérangent le PS, la mise en concurrence par les directives européennes qu’ils ont approuvées, l’expérience de l’ouverture du capital de France Télécom par la « gauche » ou de la loi Quilès, etc.

Les collectifs de défense de La Poste ont un penchant à l’alignement des sigles d’organisation, comme les collectifs antilibéraux ou le Front de gauche mais pas davantage à la mise en avant des axes de lutte décisifs. Le PG de Mélenchon donne le ton en renvoyant dès le titre de son tract au futur « gouvernement de gauche qui rétablira le service public postal ». D’ici là…

 

Alors que la journée d’action des cheminots du 20 octobre a été un vrai succès qui en annonce d’autres, que les syndicats enseignants appellent à une grève le 24 novembre, on en a parlé, que les salariés de l’industrie sont mobilisés, ne devrions-nous pas mettre au centre de nos préoccupations la convergence des luttes, notamment autour de La Poste, en portant les contenus pour gagner ?

 

La même logique pourrait et devrait inspirer notre préparation des élections régionales. Ce n’est pas le cas.

 

Le texte proposé exclut d’emblée l’option qui y correspond et qui devrait être un choix naturel : celle de présenter, en tant que PCF, partant des positions communistes, des listes de rassemblement, largement ouvertes au mouvement social.

 

J’entends qu’on veut élargir le Front de gauche à des syndicalistes, des personnalités du monde associatif. Mais qu’est-ce qui nous empêche de le faire, comme nous l’avons toujours fait, sur des listes présentées par le PCF ? Rien sinon la poursuite d’un schéma de recomposition politique et de reclassement politique d’ici 2012.

Rien d’autre ne peut expliquer l’option du « Front de gauche » où le PCF a tout à perdre et qui rentrent dans les calculs de Mélenchon, et peut-être demain du NPA.

 

Que soit proposée et défendue, ici comme dans les régions, l’option de se ranger dès le 1er tour sur les listes dirigées par le PS, me paraît au contraire logique et cohérent. Mais c’est un choix que je ne peux que rejeter, par rapport à la situation nationale et aux bilans des régions de gauche, du moins ceux que je connais.

 

En Ile-de-France, le bilan de la majorité Huchon est éloquent. Huchon tend la main au Modem. Mais même sans le Modem, son programme et son action sont « sociales-libérales ». Partisan entre autres de la régionalisation de l’éducation nationale, Huchon cherche aussi à s’emparer de la propriété des infrastructures de la RATP pour organiser la mise en concurrence, malgré l’opposition de la CGT et des autres syndicats. Les conseillers régionaux, dont les communistes, élus en 2004 sur la liste de la « gauche populaire et citoyenne », préfiguration du « Front de gauche », ont tout cautionné dans l’exécutif. C’est à méditer !

 

Pour finir, puisque mon temps est compté : il n’est pas acceptable que les communistes ne puissent pas se prononcer sur la base d’un bilan des régions de gauche et de la participation des élus de leur parti. Il n’est pas acceptable que soit éliminée l’option de listes de rassemblement présentées par le PCF sur des positions communistes. Il faudra l’imposer dans les conférences régionales. Il n’est pas acceptable que le contenu de la campagne se limite à quelques formules générales. Ce devrait être le point de départ de notre réflexion, avant les combinaisons de liste.

 

Encore un point [le président de séance presse l’orateur]: dans notre rejet de la réforme territoriale, nous devons absolument expliciter notre refus de l’Europe des régions.

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 10:10

Conseil National du PCF, 24 et 25 octobre 2009 - Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère

 

 

L’ « offre politique » proposée est déconnectée de la lutte des classes. Elle porte une stratégie d’appareil qui passe à côté des attentes du mouvement social, des possibilités qu’ouvrent les luttes. L’urgence, c’est de gagner de premières ruptures, de commencer dès à présent à faire reculer le gouvernement, de construire les convergences pour cela. J’aurais aimé que le Conseil national d’aujourd’hui adopte un appel dans ce sens, qu’il envisage les régionales dans cette perspective.

 

La bataille de La Poste fait la démonstration de la volonté majoritaire qui existe dans le pays pour défendre le service public contre les choix du gouvernement. Nous avons constaté cette dynamique à Saint-Martin-d’Hères aussi bien dans la population qu’avec les postiers en lutte que nous avons rencontrés.

 

Maintenant, notre responsabilité de communistes devrait être de porter les objectifs et les contenus qui permettent de prolonger le mouvement de faire réellement reculer le pouvoir : le retrait du projet de loi avec le rejet du changement de statut et le rejet de l’application des directives de mise en concurrence. 

Cela va bien au-delà de la démarche des « collectifs » et de la demande d’un référendum, consensuel à gauche, mais illusoire et qui gomme les enjeux de fond et le but immédiat.

 

Cet exemple de lutte devrait inspirer notre démarche de rassemblement pour la campagne des régionales. Elle devrait partir de la réalité des fronts de lutte du monde du travail.

 

Au plan régional, la question de créer le rapport de force pour refuser les directives européennes de mise en concurrence se pose de manière pressante par exemple au sujet des transports.

Un référendum avait mis en évidence ce rapport de force potentiel, c’est celui de 2005 contre le TCE. Je pense qu’il existe toujours.

 

C’est pour cela que nous avons besoin de listes présentées par le PCF ouvertes sur le mouvement social. Il est en tout cas injustifiable d’écarter cette option du choix des communistes. 

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 15:59

Conseil National du PCF, 24 et 25 octobre 2009, intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

 

Depuis 2004, 20 régions sont gérées par la gauche. En quoi cela a-t-il changé la vie ? En quoi les régions ont-elles servi de points d’appui pour s’opposer à la droite au pouvoir ?

En Picardie, aucune mesure forte n’a été prise mais les cadeaux aux grandes entreprises ont été maintenues, de nouvelles taxes crées. Au total, un bilan a minima de l’exécutif social-démocrate, le choix du « moins pire ».

Partant de ces bilans, le Conseil national devait lancer le débat dans le parti lors de sa réunion prévue les 25 et 26 septembre. Elle a été annulée empêchant les communistes de disposer du temps et des éléments pour se prononcer à partir d’un contenu sur les différentes stratégies pour les élections : union avec le PS dès le 1er tour, listes présentées par le PCF de rassemblement sur des bases de lutte. Le débat a été confisqué.

Aujourd’hui, une « offre nationale » à sens unique nous est proposée : le « Front de gauche » au 1er tour pour rassembler derrière le PS au 2nd tour. Toujours après des rencontres d’appareil, on continue la même stratégie, celle des collectifs antilibéraux, celle de l’effacement du point de vue communiste, au nom d’alliances avec des groupuscules qui n’existent que sur internet, d’élus socialistes dissidents.

Depuis 1997, on connaît le résultat, notamment aux présidentielles de 2007.

Où les avez-vous vus les ouvriers, les salariés, ceux des quartiers populaires dans les « ateliers de la gauche » ?

Au nom de quoi devrions-nous faire la part belle à Mélenchon et à son PG ? A Saint-Quentin, il n’y a pas un seul PG à l’horizon ? Faut-il inventer le PG partout où il n’existe pas ou bien faire vivre et renforcer le PCF ?

Cessons l’effacement du Parti, de l’organisation qui concrètement est dans les luttes avec ses militants qui savent ce que sait que pratiquer le rassemblement dans l’action.

Nous n’avons jamais décidé, encore au congrès, de nous fondre dans une nouvelle structure, d’arrêter de nous présenter aux élections comme communistes, de cesser de permettre aux salariés, aux électeurs d’utiliser le vote communiste.

En 2004, en Picardie, les listes présentées par le PCF, ouvertes au monde du travail, ont obtenu le meilleur résultat du PCF en France, 12%. Notre démarche a prouvé que partir sous son drapeau, avec notre projet, n’est pas suicidaire, si on l’assume.

Des positions claires, de défense des services publics contre la concurrence « libre et non faussée », de maintien et de développement du potentiel industriel, etc… seuls les communistes les défendent de manière conséquente.

Le succès de 2004, nous le devons à une campagne collective de terrain, menée par les militants communistes, dont Maxime Gremetz, notre tête de liste. Cette année de nouveau il serait irresponsable de se passer de l’atout que représentent Maxime, notamment dans le monde ouvrier et chez les syndicalistes, comme les 300 communistes de Somme écartés de leurs droits dans le parti, de façon injustifiable.

Sur ce point, j’interpelle aujourd’hui toute la direction du Parti, pour avoir une réponse qui puisse être identifiée par les communistes comme un signe fort de rassemblement.

Chercher des alliances avec des groupuscules insignifiants mais tenir à l’écart des centaines de militants et de sympathisants communistes : personne ne le comprendrait dans le Parti, dans son électorat, en Picardie et ailleurs.

Partager cet article
Repost0