Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:07

Conseil national des 22 et 23 octobre 2010 


Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

 

corinnebecourt

La situation est inédite depuis des années, très encourageante. Le besoin du PCF s’exprime fortement d’un PCF qui reste fidèle à sa raison d’être.

A Saint-Quentin, nous constatons, comme ailleurs, l’engagement dans la lutte d’un grand nombre de salariés, de jeunes, qui n’ont pas l’habitude de se mobiliser.

La résignation recule. L’acceptation que nous avions constatée du discours « travailler plus pour gagner plus » a disparu.

Dans leur recherche d’action et de perspectives, ils se dirigent vers les syndicats mais aussi spontanément vers le Parti. Les 40.000 tracts que nous venons de diffuser dans la période à la porte des boîtes et dans les quartiers sont lus, discutés. La banderole de la section rassemble largement au-delà de nous-mêmes dans les manifestations. Nous sommes comme des poissons dans l’eau dans les initiatives interprofessionnelles (avec forte participation des cheminots). Ce n’est vraiment pas le cas du PS.

 

Après ces semaines de lutte, ici, je me sens un peu déconnectée.

L’essentiel, c’est de peser de toutes nos forces dans la victoire possible et déterminante de la lutte présente pour les retraites, non d’envisager de nouvelles formes de recomposition politique de la gauche d’ici les présidentielles.

Commençons par défendre de façon claire et offensive les positions communistes avant de s’inscrire dans un processus de « programme partagé » aux contours « unitaires » incertains.

Méfions-nous aussi de tomber dans la personnification contre Sarkozy qui tend à faire diversion et à déplacer la perspective vers 2012 ! Mettons en évidence la place du Medef !

 

De ce que j’entends sur les cantonales, je comprends que l’on va enfin pouvoir avoir des candidats PCF localement. Cela me convient. Mais, il ne faudrait pas que le résultat national soit crédité au compte du Front de gauche.

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:02

Conseil national du PCF des 22 et 23 octobre 2010

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris, résumé sommaire pour le supplément "Communistes" de l'Huma

 

claudefainzang

Encore des décisions du Front de gauche (communiqué de presse envoyé la veille!) la veille d’un CN qui entérine !

Etre à la hauteur de l’attente vis-à-vis du PCF. Etre clairs sur les propositions sinon c’est le PS qui gagne : retrait du projet, pas négociable, 60 ans avec les 37,5 annuités, fin des exonérations de cotisations patronales.

Affrontons de face le consensus PS-droite. Assez d’effacement du PCF au profit de l’illusion Mélenchon.

Cantonales : des candidats PCF (9% en 2008), ne pas laisser la moitié des élus comme aux régionales. Programme partagé: prétexte aux candidatures Front de gauche ? non, besoin de pousser des propositions communistes.

Logement : inquiète devant une adresse de l’ANECR. Aucun élu PCF ne peut accepter les surloyers.

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 09:58

Conseil national du PCF des 22 et 23 octobre 2010 

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

manu-96ppp

En réaction à ce que vient de dire le camarade, je veux souligner combien la proposition du retour aux 37,5 annuités est non seulement juste, crédible mais essentielle dans la défense du système solidaire par répartition. Nous portons l’exigence de l’abrogation de la loi Balladur depuis 1993 mais elle est anormalement délaissée dans la campagne nationale aujourd’hui.

 

Nous devons vraiment avoir ce débat. La contradiction profonde avec le PS qui choisit l’allongement de la durée de cotisation pour affaiblir notre système de retraites ne doit pas le bloquer.

 

La durée moyenne des carrières de ceux qui font valoir leurs droits à la retraite en 2010 est de 36 ans, sans compter les années de bonification. Le Conseil d’orientation des retraites, lui-même, prévoit qu’elle sera de 37 ans pour ceux qui liquideront leur retraite dans les années 2020, cette estimation avec un taux de chômage envisagé à 4,5%.

Donc 37,5 années, cela correspond à une réalité. 37,5 ans de travail dans une vie, c’est déjà long en termes de choix de société.

 

Revenir aux 37,5 annuités, c’est une proposition que redonne sa crédibilité au droit à la retraite à 60 ans pour tous.  

Je trouve l’argument complètement spécieux qui consiste à dire que pour certains cela ne suffira pas pour bénéficier du taux « plein » à 60 ans. C’est une réalité. Mais avec 40,5 annuités comme aujourd’hui, 41,5 voire 43 dans quelques années, les conditions seront évidemment bien pires, inaccessibles pour le plus grand nombre.

 

L’âge d’entrée sur le marché du travail n’est pas de 27 ou 30 ans comme on l’entend. Il est en réalité de 21 ans. Les trois-quarts des étudiants sont aussi salariés. Peu étudient plus de 4 ou 5 ans.

27 ans, c’est l’âge moyen d’accès au premier emploi stable. C’est là qu’est le problème. Nous ne pouvons pas accepter cet état de fait. Notre bataille doit être dirigée contre le chômage, l’emploi précaire, les stages pratiquement pas rémunérés que le patronat impose en particulier aux jeunes, mais aussi de plus en plus aux salariés les plus âgés.

 

Le retour aux 37,5 annuités est une condition pour défendre la légitimité du système par répartition auprès des salariés.

La déconnexion entre la durée réelle des carrières et la durée de cotisation demandée pour une retraite à taux « plein » remet en cause la conception de la retraite comme prolongation du salaire, la légitimité du financement solidaire des retraites par la cotisation sociale, partie socialisée du salaire.

 

Le patronat, le capital ne demandent que ça depuis toujours, depuis 1945, pouvoir mettre la main sur le financement solidaire. Les gouvernements successifs ne cesse d’en saper l’efficacité, également pour que les salariés cessent de le défendre.

 

Or il n’y a pas de prélèvement sur la création de richesse, sur les profits, plus direct, sans gâchis financier, que le salaire dans sa partie nette et sa partie socialisée.

Notre parti, qui est à l’origine de l’établissement de ce système à la Libération, doit être le plus déterminé à le défendre.

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 17:48

Conseil national du PCF du 9 septembre 2010

 

Résumé sommaire (pour le supplément « communistes » de l’Huma) de l’intervention de Dominique Negri – Fédération de l’Isère

 

dominiquenegriDans notre lutte sur les retraites, le rapport de force existe pour gagner.

Mais ce ne sont pas les déclarations de la gauche à l’Assemblée nationale qui obtiendront le retrait du projet Woerth. Ni la perspective de « véritables » négociations. Ni les positions du PS.

L’alternative crédible pour la retraite à 60 ans pour tous passe par le rétablissement, le renforcement du système solidaire par répartition, notamment par le retour aux 37,5 années, par le financement par les cotisations sociales (part socialisée du salaire), dans l’immédiat par la fin des exonérations de cotisations patronales (33 milliards d’euros en 2010).

La Fête de l’Huma, ce n’est pas la fête de la gauche mais celle des communistes !

Partager cet article
Repost0
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 22:23

Conseil national du PCF du 30 juin 2010 

 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris 

 

emmanueldangtranPierre Laurent, dans son rapport, parle d’une « écrasante majorité » qui se serait dégagée au « congrès » extraordinaire. Il faudrait plutôt reconnaître que « l’écrasante majorité » des communistes a été tenue à l’écart d’un congrès précipité, non statutaire, non démocratique. Ils n’ont pas pu se prononcer sur les décisions les plus lourdes de conséquences : la poursuite du Front de gauche, le PUP, « pacte d’union populaire » commun [qui rappelle le Pacte unitaire pour le progrès de Hue en 1994], le principe de candidatures communes aux élections de 2012.

Le CN d’aujourd’hui a été convoqué avec la même précipitation pour acter les faits accomplis. Je parie qu’il va adopter avec la même « majorité écrasante » les propositions de reconduction et de modification de l’exécutif. Mais une « majorité écrasante » de moins de 80 présents sur 210 membres du CN.

C’est presque une course de vitesse qui est engagée pour faire passer la poursuite de la stratégie de dilution du Parti dans la « gauche », via le « front de gauche ».

La une de l’Humanité du 23 juin, le numéro qui a été envoyée à tous les communistes avec le compte-rendu du congrès, illustre bien cette démarche et l’impasse qu’elle représente par rapport à la situation politique et à la montée des luttes. Le « tous ensemble » des salariés en lutte de novembre/décembre 95 est détourné en « tous ensemble » des organisations de gauche avec les photos de Martine Aubry, Christian Piquet, Besancenot etc…

Les manifestations du 24 juin ont laissé voir les capacités de mobilisation pour gagner sur les retraites. Mais on ne gagnera pas en laissant des ambiguïtés sur les positions du PS.

Sur quoi le parti doit-il mobiliser politiquement pour contribuer à la lutte pour gagner ? D’abord pour le retrait pur et simple du projet de loi du gouvernement. Cela paraît évident mais il vaut mieux le dire. Ensuite sur la validité du système solidaire par répartition et notamment pour la suppression des 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales. La proposition de loi alternative des députés PCF et PG, sur laquelle j’aurais à dire aussi, ne peut pas être le premier et le seul axe de lutte.

Dans les manifestations [certaines], ont été distribués parallèlement, en concurrence même un « flyer » du PCF, avec le slogan débile « retraitons juste », et un tract du « Front de gauche » avec le même texte, complété d’un article d’actualité. C’est qui le Front de gauche ? C’est bien un signe de la tentative de supplanter le PCF.

Cela me ramène aux suites du congrès. Dans l’agenda repris par le rapport de Pierre Laurent, je n’ai rien entendu sur le PUP et rien sur la préparation de l’assemblée nationale des délégués des sections qui doit avoir lieu avant la fin de l’année. Pourtant, c’est là que doit être discutée la question de la candidature présentée ou soutenue par le PCF et du contenu qu’elle doit porter. Après le « congrès » extraordinaire et la décision de la candidature commune du Front de gauche, on s’est mis dans le piège de la présidentielle. Il ne faudrait pas maintenant que les communistes soient à nouveau écartés et que l’option d’une candidature PCF sur un contenu clairement communiste soit évincée d’avance. Donc qu’est-ce qui est prévu pour cette assemblée ?

Partager cet article
Repost0
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 19:54

Conseil national du PCF – 16 avril 2010 

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris, dans la discussion sur la démission de 14 membres du CN ("refondateurs")

 

La décision de ceux que, par facilité, je vais appeler « les refondateurs », de certains d’entre eux en tout cas, de démissionner du CN voire de quitter le Parti est une décision très réfléchie. Respectons-la !

Elle est logique. Depuis des années, ils défendent l’idée que la forme « parti communiste » est dépassée, qu’elle a été invalidée par l’histoire.

Aussi, je ne pense pas que nous devions nous adresser à eux dans les termes proposés par Pierre Laurent. Il ne peut être question de leur promettre que les « transformations » du parti vont aller dans leur sens, que l’on va « « refonder » le projet, les pratiques, la conception du rassemblement et l’organisation ».

Je trouve juste que le CN s’adresse à eux, notamment pour déjouer l’idée d’une décomposition du Parti, propagée par les media à cette occasion, mais non qu’on leur donne raison sur tout ou partie du fond.

Les refondateurs doivent cesser d’être le poisson pilote des « transformations » du PCF, comme ils le sont depuis trop d’années. Il ne faudrait pas non plus exagérer leur importance. Ils ne se sont jamais comptés, notamment au dernier congrès en refusant de soumettre leur motion au vote des adhérents.

Comme d’autres camarades, je demande que le CN s’adresse dans le même mouvement aux dizaines de milliers de camarades, militants, dirigeants, qui ont quitté le parti, qui s’en sont trouvés écartés après notamment le Congrès de Martigues. Invitons-les à se réapproprier ce qui reste leur parti ! Par exemple, à l’occasion de l’action pour les retraites.

Partager cet article
Repost0
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 15:40

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

  manu-96pppLes interventions lors de ce CN le reflètent. Dans la plupart des régions, l’expérience du Front de gauche a conduit à de profondes divisions dans le parti, à un fort mécontentement des communistes, pour le moins, à une demande d’un vrai débat sur le sens de cette orientation stratégique.

Dans ce contexte, tenir un congrès précipité ressemble à une fuite en avant de l’équipe dirigeante. En deux mois, entre le CN du 16 avril et le début de la phase finale le 17 juin, nous savons tous pertinemment que ce congrès se fera largement sans les communistes. La direction prend même la précaution de ne pas mettre en question la poursuite du Front de gauche.

Le rapport de ce matin confirme la volonté de passer en force. Il relève de la méthode Coué à destination des communistes. Même du point de vue des objectifs affichés du Front de gauche, on ne peut pas, on n’aurait pas intérêt à tourner la réalité à ce point là.

 

Comment parler de succès électoral du Front de gauche ?

Je ne vais pas ergoter sur les chiffres. Par rapport aux européennes de 2009, il n’y a pas de progrès sensible. Par rapport aux régions où il y avait des listes PCF en 2004, il y a globalement recul, gros recul en voix.

Mais le plus grave est ailleurs. Le Front de gauche est passé, il a fait passer le PCF, à côté de la colère populaire. Le vote sanction ne s’est pas ou très peu porté sur le Front de gauche mais, avant tout, de façon inquiétante sur l’abstention voire sur le PS, pire encore sur le FN. La déconnexion entre Front de gauche et montée des luttes devrait être aussi au centre de nos préoccupations.

 

Quand j’entends Marie-George expliquer à nouveau que le but c’est que le FdG soit « plus fort dans la gauche pour faire bouger le curseur de la gauche plus à gauche », je constate ce décalage avec la perspective d’alternative politique que recherche le mouvement social.

 

Qu’apporte le FdG au PCF ?

Des voix ? Non ! Les partenaires ont un ancrage insignifiant. L’apport du Parti de gauche, drainant une petite part de l’électorat social-démocrate, est marginal. Les voix des listes aux régionales sont principalement des voix qui se seraient portées sur le PCF mais il en manque beaucoup.

Des sièges ? Encore moins. Beaucoup d’autres en ont fait le dur constat : le parti perd la moitié de ses sortants, sans qu’on voie un intérêt à ce sacrifice.

Le FdG n’a en effet apporté aucune lisibilité, aucune visibilité aux positions communistes, mais au contraire un nouvel effacement du Parti et du sens du vote communiste. Les listes se sont constituées, dans la douleur, sans contenu, sans bilan.

Je l’ai dit, le FdG a provoqué de nouvelles divisions dans le Parti et un recul de notre propre organisation.

Enfin ceux qui attendaient du Front de gauche une rupture avec l’alignement sur le PS sont lourdement détrompés. Les images des trois dames ensemble entre les deux tours, Marie-George avec Martine Aubry et Cécile Duflot a un effet catastrophique pour nous. La gauche plurielle revient avec un PCF encore plus réduit à une force d’appoint. A deux exceptions, dont le Nord-Pas-de-Calais, nos élus restent ou rentrent dans les exécutifs des présidents de région PS réélus.

Le comble, c’est aussi qu’on laisse le beau rôle à Jean-Luc Mélenchon qui se démarque, sans se gêner, du parti où il a fait toute sa carrière.

Il est temps de réfléchir au rôle qu’on laisse jouer ou que l’on fait jouer à Mélenchon. Avec le FdG, on lui permet d’être mis en valeur partout. Dans le même temps, dans le PCF, c’est un repoussoir. Sans parler des contacts tendus avec les adhérents du Pg, souvent prétentieux et anticommunistes.

 

Qu’ils partagent ou non mon analyse, les communistes ont tous besoin d’un débat de fond qui remettent toutes les choix stratégiques, imposés précédemment, à plat. Pas d’un congrès précipité qui laisse de côté les communistes et tous ceux qui dans les luttes ont besoin du parti communiste. D’une façon ou d’une autre, il faudra que les communistes trouvent les moyens de reprendre la main sur les débats et la vie de leur parti.

 

Il est plus que regrettable que la question principale de la période, les luttes et notamment la bataille des retraites, soit éludée de ce CN. Sur quoi contribuons-nous au rapport de force pour mettre en échec le gouvernement et dégager la perspective politique sans laisser patienter jusqu’en 2012 ? Sur une unité de la gauche de la gauche ? Ou sur un rassemblement contre tout allongement de la durée de cotisation et tout report de l’âge de départ ? Défendre le système solidaire par répartition, pour un départ effectif à 60 ans dans de bonnes conditions implique de reposer la question du retour aux 37,5 annuités et de défendre, sans transiger, la place centrale de la cotisation sociale dans le financement. Discutons-en ! Agissons !

 

Je vois que je n’ai plus le temps d’évoquer la situation en Grèce (la dette publique) et l’action du Parti communiste grec…

 

Voir aussi : CN du PCF des 27 et 28 mars 2010 - débat sur la tenue d'un congrès "d'étape"

Partager cet article
Repost0
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 20:21

Conseil National du PCF des 27 et 28 mars 2010.

 

Intervention d’Eric Jalade, fédération du Tarn

 

ericjalade

 

Sur le bilan des élections.

 

Nous avons tenu dans la semaine  un Conseil Départemental, avec un échange approfondi sur le bilan, à la fois de la campagne et sur les résultats.

Les communistes, au-delà de leurs appréciations sur la stratégie, se sont largement mobilisés dans la campagne, avec notre tête de liste départementale, qui est aujourd’hui élue communiste à la région.

 

Si nous maintenons une élue dans le Tarn, au total, en Midi-Pyrénées, ce sont 4 départements qui n’auront plus de conseiller régional communiste.

Entre les deux tours, nous avons subi notamment les conséquences d’un mauvais accord avec les autres formations du Front de gauche, notamment avec le PG – accord conclu par la direction nationale de notre parti – et qui minore notre influence, avec 4 élus (au lieu de 9), 2 élus pour le PG (qui avait 2 sortants ex-PS) et un élu pour la Gauche Unitaire.

Notre objectif était de peser davantage dans les majorités pour infléchir les orientations prises à la région : avec 4 élus communistes sur 69 élus de gauche (socialistes, radicaux et Europe Ecologie), nous pesons bien moins aujourd’hui qu’avant l’élection et c’est le PS qui se trouve renforcé. C’est le même phénomène ailleurs.

Le bilan au plan national est, au mieux, très mitigé.

Il n’est pas bon en nombre d’élus, puisque nous perdons environ la moitié de nos conseillers régionaux.

En termes chiffrés, les listes du Front de gauche (alliées au NPA dans 3 régions) obtiennent un peu moins de 7% ; si l’on compare avec les élections européennes, il faut ajouter alors dans ces trois régions le résultat cumulé du NPA et du Front de gauche -  en faisant cette comparaison, on parvient à un résultat de 7,24% pour les européennes. On est donc plutôt devant une stagnation que devant un progrès électoral.

Dire le contraire, c’est quand même, me semble-t-il, prendre vraiment des libertés avec la réalité.

Cela n’enlève rien aux bons résultats obtenus dans certaines régions, en particulier les 4 régions où nous dépassons les 10% des suffrages exprimés, où, vous aurez remarqué comme moi, c’étaient des communistes (élus connus et respectés) qui conduisaient ces listes.

 

La donnée principale de ce scrutin, c’est un vote sanction à l’encontre du pouvoir et de la politique de Nicolas Sarkozy.

De prime abord, les principaux bénéficiaires de ce vote sanction, ce sont le Parti Socialiste (phénomène encore amplifié en Midi-Pyrénées), Europe Ecologie et – plus inquiétant, le Front National.

Bien entendu, l’abstention participe fortement de ce vote sanction. La carte de l’abstention recoupe assez largement celle du Front National. Eric Dupin relevait à juste titre dans « les Echos » que « la grève des urnes et le soutien au parti d’extrême droite ont ainsi été plus marqués dans les régions industrielles » les plus touchées par la crise. Ainsi, dans notre département, dans le sud du département et dans plusieurs secteurs industriels particulièrement touchés par la hausse du chômage (+17% en un an, avec un niveau qui était déjà supérieur à la moyenne régionale et nationale). Plusieurs enquêtes indiquent que 62% des ouvriers et des employés se sont abstenus, contre 47% des cadres supérieurs. De même, le Front National réalise entre 19 et 22% chez les ouvriers.

Le décrochage des couches populaires et du monde du travail – qui se sont largement abstenus- dans un contexte de crise exacerbée, où les difficultés quotidiennes s’accroissent pour de plus en plus de Français (le médiateur de la République J.P. Delevoye rappelait que 15 millions de nos compatriotes terminaient le mois avec – de 100 €), cela doit être notre premier sujet de préoccupation.

 

Dans un contexte de luttes (dans de nombreux secteurs, notamment dans l’Education Nationale et chez les postiers, dans le Tarn ces dernières semaines), nous ne sommes pas parvenus à capitaliser de manière significative et à incarner le vote sanction contre la politique de la droite et du MEDEF.

Pour le coup, à l’aune de ce fait politique essentiel, il me semble difficile de souligner, comme le fait le rapport, que « le Front de gauche s’ancre et s’enracine », au lendemain de ce scrutin.

 

Toute notre action doit se tourner vers la conquête et la reconquête des milieux populaires, des salariés, en partant des préoccupations et des souffrances quotidiennes de notre peuple.

De ce point de vue les propositions du rapport (par exemple celle de mener une bataille idéologique d’ampleur sur la question des retraites) me semblent intéressantes.

De même, nous devons être à l’offensive contre la réforme des collectivités territoriales, c’est un enjeu décisif pour la démocratie, notamment pour la défense des communes ; nous pourrions aussi impulser des luttes sur la question du logement …

Mais pour porter ces propositions et ces batailles, il y a besoin d’un parti, d’un parti de classe et de masse.

 

Deux mots sur le congrès et sur les transformations du parti.

 

Beaucoup de camarades, et c’est l’avis de la quasi unanimité d’un CD comme le mien, pensent que tenir un congrès en quelques semaines, au lendemain d’une campagne électorale, ce n’est pas sérieux.

Sur les transformations du Parti, j’ai entendu tout à l’heure Patrice Cohen-Séat nous dire qu’il fallait impérativement avancer dans le choix de la transformation du parti, en oubliant, fortuitement, j’imagine, d’évoquer que les communistes ont très majoritairement décidé de continuer et de faire vivre le PCF.

On voit donc bien aujourd’hui que certains souhaitent utiliser le Front de gauche pour parvenir à une métamorphose (même si le mot n’est plus en vogue) du PCF.

La gravité de la crise du capitalisme, l’urgence à trouver les voies d’une alternative à la politique du capital, démontrent le besoin pour notre peuple d’un parti communiste à l’offensive, tout le contraire d’un effacement du PCF.

 

L’urgence aujourd’hui, c’est vraiment de travailler à rassembler les communistes dans l’action – c’est une demande des communistes et cela devrait vraiment être le rôle de la direction du parti.

Partager cet article
Repost0
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 18:24

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010

 

Intervention d’Alain de Poilly, fédération du Val-de-Marne

 

 

alaindepoily

J’ai fait partie de ceux qui ont voté pour la poursuite du Front de gauche, parce que je pense que nous ne gagnerons pas tout seuls la bataille contre le capitalisme. Mais déjà, au dernier conseil national, j’avais émis une crainte au vu des premières négociations, celle que, dans ces négociations, le parti communiste passe sous la table.

 

Or, force est de constater aujourd’hui, au vu des résultats, que nous sommes effectivement passés sous la table. Bien sûr, les résultats sont inégaux, mais globalement, nous passons de 185 élus en 2004 à 95 élus en 2010.

 

Dans le Val-de-Marne, où on progresse légèrement en pourcentage et où le Parti communiste représente 95% des militants et de l’électorat du Front de gauche, nous avions 4 élus communistes en 2004 et nous n’avons plus que 2 élus PCF aujourd’hui.

 

Alors pourquoi notre parti a-t-il dans cette élection perdu environ 50% de ses élus ?

 

D’abord parce que le Front de gauche n’a pas créé la dynamique électorale attendue. C’est donc un échec. Mais surtout parce que, dans les négociations, nous avons privilégié l’intérêt du Front de gauche sur celui du Parti communiste. Nous avons négocié avec de très petits partis qui n’existaient pas électoralement. En conséquence, nous avons accepté de partager avec eux notre propre électorat.

Il suffit pour s’en convaincre de constater que là où le Front de gauche fait ses meilleurs scores, c’est là où le Parti communiste est le plus dynamique.

 

Aussi un Front de gauche qui fait perdre au Parti communiste la moitié de ses élus n’a pas d’utilité, donc pas d’avenir.

 

Il faut donc changer la nature de ce Front de gauche en y intégrant plus d’acteurs du mouvement social et moins de dirigeants de mini-partis, grands consommateurs de mandats électifs. Il faut en faire un front de luttes qui s’appuie sur les mouvements populaires.

 

Mais sur le plan électoral, il faut arrêter que ce Front de gauche soit mortifère pour le Parti communiste.

 

Nous allons avoir des élections cantonales l’année prochaine. Je vous rappelle que notre parti a fait un score de 8,77% à ces élections en 2008. En 2011, allons-nous accepter de perdre la moitié de nos conseillers généraux au profit du Parti de gauche, de Gauche unitaire et des Alternatifs ? Avec les conséquences que cela entraînera automatiquement sur les élections sénatoriales et par conséquence sur les moyens dont notre parti disposera dans l’avenir pour conduire la lutte contre le système capitaliste. 

 

Je pense que l’usage qui a été fait du Front de gauche est contraire au vote des communistes sur la poursuite du front de gauche. Il y a détournement d’usage, parce que nous avons permis au Front de gauche de se comporter comme une nouvelle force de gauche, comme un nouveau parti au détriment du Parti communiste.


Partager cet article
Repost0
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 00:25

Conseil national du PCF des 27 et 28 mars 2010

 

Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

dominiquenegriJe fais partie de ceux qui se sont prononcés contre « l’offre politique » qui a ouvert la voie aux listes du Front de gauche pour les régionales.

Je constate aujourd’hui qu’elles n’ont pas répondu aux exigences du mouvement social. Elles n’ont pas non plus répondu aux objectifs affichés : « faire bouger le centre de gravité » de la gauche et gagner « un maximum d’élus communistes ».

 

Alors que les luttes n’ont cessé de se développer et de s’étendre à de nouveaux secteurs, le Front de gauche n’a pas été perçu comme un relais.

Le « carton rouge » au gouvernement s’est exprimé avant tout par l’abstention, puis par le progrès relatif du PS et d’Europe écologie [sans parler là du FN].

En termes d’élus, le résultat est navrant pour le PCF qui recule de 185 élus en 2004 à 95 en 2010. En Rhône-Alpes, c’est pire avec la perte de 9 élus sur 15, en Isère, de 2 sur 3.

 

L’absence de toute ligne d’émancipation du PS est une cause de ce résultat. Avant le 1er tour, l’objectif de victoire de toute la gauche a été systématiquement mis en avant. Après le 1er tour, les négociations pour la fusion des listes se sont faites en défaveur du PCF, y compris au sein du Front de gauche.

 

Il est indispensable d’analyser le phénomène de l’abstention. Il y a bien perte de confiance dans les représentants politiques mais aussi rejet des jeux politiciens, attente d’une alternative. Quand notamment 69% des ouvriers s’abstiennent, il s’agit d’une abstention de classe qui nous interpelle comme communistes. On ne peut pas nier le problème, comme certains tenants du Front de gauche, en proclamant d’autorité que ceux qui votent FdG seraient les plus « politisés ».

 

A Saint-Martin d’Hères, l’abstention atteint des sommets dans les quartiers les plus populaires, jusqu’à 72% dans certains bureaux. C’est dans les mêmes bureaux que nous obtenons nos meilleurs scores, de l’ordre de 30%.

 

Globalement, dans la ville, nous faisons 20,20%. C’est le meilleur résultat du département et je crois même de la région. L’activité continue de la section du PCF a beaucoup joué.

Mais nous faisons la même analyse qu’aux européennes. Les voix du Front de gauche correspondent à la carte des voix communistes mais il en manque un très grand nombre. Les comparaisons avec la cantonale de 2008 et la législative de 2007 le montre nettement, y compris dans les autres communes incluses dans la section.

 

Quand nous entendons certains dire que sans les partenaires du Front de gauche, nous aurions perdu encore plus d’élus communistes, mes camarades et moi-même nous répondons : « chiche, voyons voir ! »

Il est clair aussi que la présence sur la liste de tous les maires PCF de l’Isère et de la sénatrice ont permis de garder des voix.

 

J’entends dans le rapport de Pierre Laurent que le Front de gauche doit dépasser le rassemblement de sommet et la collection de sigles. On a encore commencé à l’envers. On l’avait déjà dit à propos des collectifs anti-libéraux. N'avez-vous pas, camarades, l'impression de tourner en rond ?

 

« Front social », « front populaire », « front intellectuel » ? Je propose que nous avancions enfin en reprenant par le début : faire vivre le PCF, reconstruire l’activité des cellules. Pour cela, il faut sortir de cette stratégie d'effacement du Parti, redonner la priorité à la lutte des classes, redonner confiance dans le PCF. D’ici 2012, libérons-nous des discussions interminables et spécieuses comme en 2006 : affirmons que nous présenterons un candidat PCF !

 

L’abstention vient souligner le rôle du PCF dans ce que le rapport caractérise, à juste titre, comme une période d’exacerbation de la lutte des classes. Cessons de rester enfermés dans une perspective et une activité institutionnelles ! Dans la bataille des retraites, ne soyons pas « aux côtés » du mouvement en attendant 2012 mais dans le mouvement pour contribuer à gagner tout de suite une rupture !

Cela passe aussi par des positionnements clairs et affirmés en toute indépendance. Il est très important que le PCF réaffirme des positions de référence pour défendre la retraite à 60 ans, pour combattre l’allongement de la durée de cotisation et au contraire exiger son retour à 37,5 années, pour défendre le financement solidaire par répartition par la cotisation sociale.

La reconstitution de l’électorat communiste ne peut être que la conséquence de notre action dans ces batailles se joue la perspective politique.

 

Il y a matière à nourrir un congrès du Parti. D’autant, la façon dont se sont déroulés ces régionales a mis les communistes en colère un peu partout, que le Front de gauche a divisé le Parti comme jamais.

Mais c’est d’un vrai congrès du PCF dont les communistes ont besoin ! Pas d’un congrès, organisé à la hâte en 2 mois, complètement contrôlé, de fait, par la direction! Pas d’un congrès verrouillé pour ficeler le Parti dans les mêmes choix d’ici 2012 !

 

Tenons le vrai congrès, sérieusement, avancé à juin 2011 ! D’ici juin 2010, accordons enfin la priorité aux luttes : retraites, hôpital, finances publiques…

Partager cet article
Repost0