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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 15:17

 

Conseil national du PCF des 8 et 9 avril 2011


Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

 

dominiquenegriNotre expérience des cantonales à Saint-Martin-d’Hères a renforcé notre conviction : des candidats PCF, s’appuyant sur une section PCF qui lutte au quotidien, sont les meilleurs rassembleurs contre les représentants de la politique du capital, extrême-droite comprise.

 

Dans l’ensemble de l’Isère, le Front de gauche a été source de la plus grande confusion. Il n’y a pas eu d’accord départemental devant les prétentions démesurées du PG, notamment à Grenoble. Sur le 3ème canton, il y avait deux candidats se réclamant du Front de gauche. Les électeurs communistes ne s’y sont pas retrouvés.

 

Dans notre section, à Saint-Martin-d’Hères nord, le Pg a choisi de violer l’accord national du Front en se présentant contre l’élu PCF.

René Proby, conseiller sortant et maire PCF, et sa suppléante, Florence Landois, PCF et dirigeante syndicale ont donc dû affronter, en plus du PS et des écologistes, une candidature « Front de gauche ». Je dis bien « Front de gauche » car tout le matériel du Pg, affiches, tracts… était mis aux couleurs du « Front de gauche ». Résultats : 4,8% pour ce « Front de gauche », 35,9% pour les candidats communistes !

 

Les trois autres sortants communistes ou apparentés sont aussi réélus mais dans des conditions très différentes. Malgré l’absence d’accord départemental, ils ont décidé d’arborer l’étiquette FdG. 

Dans les cantons de Vinay (candidat non PCF) et de Roussillon, les sortants n’avaient pas de concurrents PS, suite à un accord de non agression.

Dans le canton d'Echirolles Est, les candidats ont eu le droit au soutien de Mélenchon et de Pierre Laurent, à un jet de pierre de notre canton où le Pg nous attaquait…

Avec ces particularités, il est instructif de souligner que René Proby réalise le meilleur score de l’agglomération grenobloise par rapport aux candidats du Front de gauche.

Au second tour, le candidat PCF mobilise massivement à Saint-Martin d’Hères, 73% face au FN (69% à Echirolles, 61% à Roussillon). A Vinay, le sortant garde de justesse son siège contre la droite.

 

Un mot sur le FN. Il n’a pas d’adversaire plus déterminé que le PCF. Il n’y a pas à débattre avec lui comme le fait Mélenchon. Ce doit être « tolérance zéro » dans le Parti pour ces individualités qui dérivent et accompagnent les campagnes anti-immigrés du pouvoir UMP. 

Notre riposte : notre analyse de classe, la recherche du rassemblement des travailleurs.

 

J’en viens à la « Conférence Nationale » aux présidentielles et législatives.

 

Ne forçons pas la réalité ! Les cantonales ne montrent aucune « dynamique du Fdg ». Pour les gens que nous avons rencontrés au porte-à-porte, le PCF reste un repère de résistance et de lutte. Le FdG et son projet de recomposition politique ne représentent rien.

 

Des débats vifs secouent le CN depuis ce matin (il est 21h50). Avec la revue de leurs qualités et défauts, qui de Mélenchon ou d’André Chassaigne poursuivra au mieux la stratégie du Front de gauche aux présidentielles ?  

La discussion est entièrement enfermée dans les échéances institutionnelles. Ce qui devrait être notre priorité, ce qui est la mienne, est absent : le mouvement populaire, les luttes, la perspective qu’ils appellent dès maintenant ! Je le constate, désolée…

Pour les communistes, ce débat ne laisse qu’une perspective : l’effacement dans le Front de gauche.

 

La marche forcée continue. Le texte d’accord avec le Pg est écrit et signé avant la tenue notre CN.

Il prévoit, par exemple, la création d’un « collectif national du FdG » et de collectifs de circonscription sous l'autorité des candidats du FdG. Voilà qui préfigure clairement une nouvelle organisation qui évince le PCF.

 

Sur la ligne politique, les communistes ne sont pas davantage consultés. Leur souveraineté est bafouée. Le candidat du FdG portera la ligne de « gauche », « partagée » par les dirigeants du FdG. Mais le congrès du PCF a été annulé et aucun programme du PCF n’a été défini.

 

Face à ce débat faussé dès le départ, je fais partie des responsables et des militants du Parti qui ont décidé de donner une autre possibilité d’expression aux communistes, celle du refus de la disparition de ce que représente le PCF dans le FdG, celle d’une ligne d’action communiste pour 2011 et 2012. C’est pour cela que nous présentons la candidature d’Emmanuel Dang Tran.

 

Il y a une autre perspective pour le PCF que de se fondre dans une aile gauche d’un futur gouvernement PS après 2012, celle de porter des propositions de rupture avec la politique du capital, correspondant aux attentes de ceux qui sont prêts à lutter.

Il y une autre perspective pour le PCF que de se diluer dans un ensemble qui reprend toutes les illusions sur « l'UE sociale ». L'UE est et restera celle du capital ! On ne peut pas aménager, réorienter le « Pacte pour l’euro ». Il faut demander la sortie de l'Euro, instrument de la politique antisociale dans tous les pays.

 

Quel dommage que notre CN ne pense pas à lancer des campagnes d’action !

Je fais une proposition. Elle correspond à une exigence populaire forte et pose des questions politiques fondamentales. Nous avons pu l’observer dans la campagne des cantonales.

Lançons une pétition nationale contre les augmentations des tarifs du gaz et de l’électricité, pour la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF ! Le sujet est sensible : même Sarkozy a compris qu'il fallait faire semblant d'agir sur ce point et de promettre de stopper les augmentations jusqu'en 2012.

A partir de la vie quotidienne peut et doit monter la nécessité de rompre avec l'UE du capital, ses directives, ses traités. La renationalisation de l'énergie, la reconquête des monopoles publics sont des exigences qui l’affrontent directement. Le référendum de 29 mai 2005 a montré les possibilités de rassemblement populaire pour cela.

 

Arrêtons d’avoir, même ici au CN, comme point de départ, que le PCF est dépassé ! C’est tout le contraire que nous constatons. Sa raison d’être est plus actuelle que jamais face au capitalisme en crise.

Pierre, nous te demandons d'adresser à tous les communistes, pour les informer avant la Conférence nationale, notre courrier expliquant la candidature d’E. Dang Tran.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 21:13

 

Conseil national du PCF des 8 et 9 avril 2011 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris, résumé sommaire pour l'Huma

 

claudefainzang

La raison d’être du PCF : rassembler pour la rupture avec la politique du capital en s’appuyant sur les luttes. Au contraire, le Front de gauche nous enferme dans la tambouille électorale. 3 axes clairs pour moi. 1° : pas de perspective avec une gauche plurielle derrière le PS. 2° : aucune résignation à l’UE du capital. Mettons en débat la sortie de l’euro (ne le laissons pas ce thème au FN !), la souveraineté monétaire et une monnaie commune de coopération. 3° : renforcer le Parti et non le supplanter par le FdG à dominante social-démocrate. Assez que les décisions stratégiques soient prises hors du CN. Les communistes ont dit non à la « métamorphose » du Parti. Pour s’exprimer en juin : le vote pour E. Dang Tran.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 22:17

Conseil national du PCF du 7 janvier 2011


Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

claudefainzang

Voilà le Parti englué dans le débat politicien et pénible des présidentielles, comme les autres partis, avec une bataille des candidatures au sein du Front de gauche.

 

Le Front de gauche apparaît pour ce qu’il est : un accord perdant-perdant pour les communistes.

D’un côté Mélenchon en a besoin pour plumer la volaille communiste, de l’autre la direction du Parti a besoin de Mélenchon pour mieux poursuivre l’effacement du Parti et de ses positions.

Le programme « partagé », concocté en fait au sommet, un programme « pour toute la gauche », ne répondra pas aux exigences populaires.

 

Mélenchon ou Chassaigne, c’est de toute façon une candidature du Front de gauche, avec comme perspective une nouvelle gauche plurielle après 2012 (cela nous a déjà coûté si cher !).

Les adhérents du Parti vivent très mal cette OPA de Mélenchon et les invraisemblables prétentions des opportunistes du PG. Ils ne veulent pas que le Parti serve de rabatteur pour le PS d’ici 2012.

 

Ce dont le peuple a besoin, c’est de pouvoir s’exprimer pour un programme de rupture avec le consensus des forces politiques de l’alternance, pour le programme dont le mouvement social a besoin tout de suite pour mettre en échec la politique du pouvoir. Ce dont le peuple aura besoin, ce sera d’une candidature présentée par le PCF.

 

La direction du Parti fait tout pour priver les communistes de la possibilité de discuter et de décider de ce programme, en reportant le congrès, en imposant, en préalable, la bataille de candidatures.

Aucune proposition concrète de campagne d’action nationale n’est mise en débat.

 

Il serait pourtant urgent de s’emparer de plusieurs sujets. Entre autres, je propose :

 

- Une campagne contre les hausses des tarifs du gaz et de l’électricité, impliquant la défense et la reconquête du monopole public d’EDF et de GDF, leur renationalisation intégrale et la remise en cause des directives européennes. « Monopole public », « renationalisation », « refus de l’application des directives européennes » : il semble que la direction veuille nous faire faire le deuil de ces bases fondamentales pour rester compatible avec la gauche du consensus !

- Une campagne pour une forte augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.

- Une campagne, continuant la bataille des retraites,  sur la place centrale de la cotisation sociale dans notre système de Sécurité sociale

 

L’application des lois structurelles de la droite s’abat gravement sur l’hôpital, l’école, le logement… Il faut demander leur abrogation.

 

Pour le logement, nous devons réclamer une nouvelle loi, supprimant le surloyer, la vente des HLM, allégeant le décret sur les charges pour les locataires (en retirant notamment le salaire des gardiens des charges, comme avant la loi Méhaignerie), une loi accompagnée d’un gel des loyers, de la fin des expulsions, des saisies, des coupures d’eau, de gaz et d’électricité.

Plus que jamais, nous devons exiger un engagement financier de l’Etat qui permette de satisfaire les besoins en construction de logements sociaux et en réhabilitations. Le rétablissement de l’aide à la pierre, l’abrogation de la loi Barre de 1977, sont complètement d’actualité pour la construction de HLM comme pour soulager les quittances.

 

Sujet par sujet, lutte par lutte, en vue d’une perspective de rupture, voilà ce que devrait être notre démarche.

 

Pour finir, un petit mot sur les propos très médiatisés de Pierre Laurent s’opposant farouchement à la sortie de l’euro.

Comment peut-on laisser croire que la monnaie unique de l’UE du capital, sur laquelle les peuples n’ont aucune prise, pourrait se transformer en monnaie commune de coopération ? Communistes, nous avons mené des batailles essentielles, fondamentales, contre Maastricht, contre l’intégration européenne, contre la monnaie unique, contre la Constitution européenne. Le nouveau président du PGE juge-t-il que nous avons eu tort ?

 

Voilà qui aurait dû être débattu en congrès et qui doit être débattu de toute façon.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:42

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Sortir du débat faussé des présidentielles.

Libérer le PCF du carcan du Front de gauche.

Renforcer le Parti dans la lutte des classes.

 

Déclaration de membres du CN du PCF, 8 janvier 2011

 

Il y a quelques semaines à peine, le mouvement pour les retraites faisait la démonstration que les forces existent, susceptibles de mettre en échec, par les luttes et leur convergence, la politique menée au service du capital.

Pourtant pour 2011, le pouvoir programme une nouvelle aggravation de cette politique. Il place le pays sous la menace d’une hyper-austérité, à la merci de la finance mondialisée pour faire payer encore plus cher au peuple la crise capitaliste.

Dans le même temps, les profits réalisés et les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 atteignent de nouveaux records.

 

Dans cette situation, les travailleurs sont en droit d’attendre de notre parti, comme ils l’ont souvent manifesté lors des dernières mobilisations, des positions politiques de rupture, des initiatives d’action.

Pour leur part, les communistes sont en droit d’attendre une analyse des raisons de la défaite sur les retraites, un examen des insuffisances de la ligne nationale du Parti inscrite dans la stratégie du Front de gauche, le lancement de grandes campagnes de lutte dès maintenant, en 2011. Les élections cantonales pourraient les porter au-delà des enjeux purement départementaux.

 

Rien de cela n’est sorti des décisions ratifiées au Conseil national du 7 janvier 2011.

La marche forcée vers une recomposition politique à « gauche », intégrant le PCF et ce qu’il représente dans un « Front de gauche » réformiste continue.

Aux communistes, pendant les mois qui viennent, on propose de s’empêtrer dans des primaires pour la candidature aux présidentielles de 2012, comme les autres partis en offrent le lamentable spectacle.

Ce n’est pas une fatalité. Le parti pourrait aller à contre-courant de ces pratiques politiciennes. C’est le résultat du choix politique de l’équipe dirigeante de présenter des candidatures communes du Front de gauche en 2012.

 

Maintenant, elle veut enfermer les communistes dans un choix de personne. On reproduit dans le parti exactement la présidentialisation de la 5ème République que nous dénonçons.

Pour les communistes, ce processus est déroutant, paralysant. Il les détourne des luttes en faisant de l’échéance institutionnelle de 2012 l’objectif prioritaire. Il leur rappelle le douloureux souvenir des « collectifs antilibéraux » de 2006 et le résultat qui s’ensuivit.

 

D’un côté, Jean-Luc Mélenchon, maastrichien zélé et sénateur PS honoraire, reconverti dans une radicalité démagogique, est encouragé dans ses prétentions. Il ne cache pas sa volonté de faire une OPA sur le PCF et n’hésite à reprendre superficiellement certaines de nos positions historiques.

De l’autre, les communistes qui s’en inquiètent pour le Parti, sont incités à se ranger derrière la candidature « individuelle » du député André Chassaigne, « issue du PCF » mais non du PCF.

Des francs-tireurs rentreront sans doute dans la compétition, sur des positions incertaines.

 

La bataille de personne permet d’esquiver toute discussion et toute prise de position collective des communistes sur les contenus. La direction a reporté la tenue du Congrès initialement prévu en juin 2011. 

La candidature décidée avant les objectifs politiques : c’est le monde à l’envers.

 

Mélenchon ou Chassaigne, dans les deux cas, ce sera la poursuite du processus du Front de gauche, ce sera le même programme. Ce programme « partagé » est conçu ouvertement pour être acceptable par toute la gauche. Il sera « partagé » par une mouvance de « gauche » mais décidé hors des communistes, sans qu’ils aient eux-mêmes au préalable défini leurs positions.

 

Les positions structurantes sont déjà adoptées, semble-t-il.

Pierre Laurent commence à négocier le contenu d’un « contrat gouvernemental » avec le PS et les écologistes (Nouvel Observateur du 6 janvier).

La direction du Parti, maintenant à la tête du PGE, s’aligne sur la Confédération européenne des syndicats, fer de lance du Oui au traité de Lisbonne.

 

A toutes les étapes, la stratégie du Front de gauche a été imposée aux communistes. Le Front a été constitué avec Mélenchon en parallèle du 34ème congrès (où il était question de fronts de lutte). Les candidatures communes pour 2012 ont été actées sans que communistes aient la possibilité de se prononcer dans le cadre du « congrès » anti-statutaire de juin 2010.

Les communistes sont en droit de remettre en cause le choix du Front de gauche.

 

Il est temps de libérer le Parti du carcan du Front de gauche qui poursuit la stratégie d’effacement du PCF et de ses positions.

L’expérience a déjà démenti les illusions propagées sur le Front. C’est une démarche électoraliste, des européennes aux présidentielles en passant par les régionales. C’est une démarche structurante qui supplante et affaiblit le Parti. C’est une démarche qui poursuit l’alignement sur la gauche social-démocrate. Pendant la bataille des retraites, le Front a empêché le Parti d’être clair nationalement sur le retrait de la loi Woerth ou le nombre d’annuités.

 

C’est un contresens au moment où la crise du capitalisme, on l’a vu dans les luttes et dans la célébration du 90ème anniversaire du Congrès de Tours, amène davantage de travailleurs vers le PCF et le communisme.

 

Dans cette situation, dirigeants de fédération, de section du PCF, membres de Conseil national, nous assumons nos responsabilités. Nous affirmons notre volonté de faire vivre et de renforcer les organisations du PCF. Il doit retrouver toute sa raison d’être dans la lutte des classes.

 

Il faut remettre les choses à l’endroit.

 

Lancer de grandes campagnes communistes d’action mettant en avant des choix de rupture est la première nécessité pour le pays et pour le Parti.

Nous proposons pour les prochains mois, soumettons aux communistes et aux organisations du Parti, du matériel militant et des analyses notamment :

 

- pour une campagne contre l’augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité, posant les questions du rétablissement des monopoles publics, acquis à la Libération, de la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, du rejet de l’application des directives européennes de marchandisation.

- pour la nationalisation du secteur financier

- pour l’annulation des décrets Chatel, des lois Boutin et Bachelot contre l’école, le logement social et l’hôpital.

- pour la défense du financement solidaire de la Sécurité sociale par la cotisation sociale, la suppression des exonérations patronales, des déremboursements, contre l’application de la loi Woerth

- pour la sortie de la France de l’OTAN et le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan.

- pour la remise en cause de l’euro, monnaie de domination du capital européen, facilitant la mise en concurrence des travailleurs des différents pays, les délocalisations, la remise en cause du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à résister.

 

De telles initiatives sont nécessaires pour renforcer le Parti, faire des adhésions, revitaliser les cellules, sections notamment à l’entreprise et dans les quartiers populaires.

 

Ensuite il faut un programme communiste, qui mette en cohérence nos positions dans les luttes de 2011, et non un « programme partagé » qui sera remisé dans les greniers de la future « gauche plurielle ».

Nous voulons y contribuer.

Nous sommes à l’initiative du texte alternatif pour le 35ème « congrès », intitulé, « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, le peuple a besoin du PCF ». Nous complétons et actualisons ce texte et le mettons à la disposition des communistes.

Le journal « Cahiers communistes » que nous avons créé est au service de cette ambition.

 

La question de stratégie électorale pour les présidentielles et les législatives de 2012 devrait seulement en découler.

 

La situation devrait amener une candidature, clairement présentée par le PCF, hors du Front de gauche. C’est la position que nous défendrons dans le cadre d’urgence qui est imposé.

 

Réapproprions-nous notre parti en le faisant vivre et en le renforçant! Les choix fondamentaux adoptés au Congrès de Tours sont plus d’actualité que jamais !

 

 

Rédigé après le CN du PCF du 7 janvier 2011,

 

Frédéric Bernabé (secrétaire de la fédération de la Haute-Saône), Corinne Bécourt (section Saint-Quentin), Emmanuel Dang Tran (secrétaire de la section de Paris 15ème), Claude Fainzang (section Paris 19ème), Eric Jalade (secrétaire de la fédération du Tarn), Dominique Negri (secrétaire de la section de Saint-Martin d’Hères), membres du Conseil national du PCF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 13:19

 

Le Conseil national du PCF se réunira vendredi 7 janvier de 9h30 à 18h00.

Son ordre du jour est laconique :

« Nos tâches en 2011 et le processus de préparation et de décision pour les échéances de 2012. Rapporteur : Jacques Chabalier. »

Dans son rapport au CN du 26 novembre 2010, Pierre Laurent avait indiqué que le CN du janvier allait adopter un texte, dont il avait déjà une idée bien précise, sur les présidentielles de 2012.

« Je pense donc que nous devrions engager la discussion à partir d’un texte adopté par le Conseil national qui dirait les principes à partir desquels, pour ce qui nous concerne, nous envisageons une candidature du Front de gauche. Ce texte devrait probablement proposer une définition de l’ambition politique visée en 2012, énoncer les grands thèmes structurants du travail sur le programme partagé, proposer des modes et des formes de déploiement populaire de notre démarche, ainsi qu’un dispositif et un style collectif de campagne associée à la candidature. Ce texte devra également engager notre réflexion sur la manière dont nous combinerons les deux échéances de 2012, présidentielle et législatives...

Un Conseil national pourrait se tenir le 7 janvier pour adopter ce texte, ce qui laisse le temps d’y travailler, après la discussion que nous aurons aujourd’hui. » (souligné par nous - NdlR).

L’ordre du jour de la réunion des représentants de section, le 8 janvier, à Villejuif le confirme :

09h45-10h00 : Introduction de la rencontre (Jacques Chabalier)

10h00-11h30 : La campagne des élections cantonales

11h30-12h00 : Rapport sur l'offre politique adoptée au CN du 7 janvier

                        (Pierre Laurent)

12h00-13h15 : Travail en ruches sur cette offre politique

                       (Groupes de 10 personnes)

14h30-16h00 : Restitution des ruches et débat général

A ce jour, jeudi 6 janvier 2011, les membres du CN n’ont pas en main le projet « d’offre politique ».

Les représentants des sections le découvriront encore plus tard, samedi. Et ils auront 75 minutes pour en discuter « en ruches » (une méthode de gestion des « ressources humaines » qui vise à donner l’illusion d’une participation des présents). 

Ce dispositif n’aura laissé aucun temps pour travailler et échanger dans les fédérations et les sections sur les orientations précises.

Le coup de force continue.

Au « congrès » non statutaire de juin 2010, l’équipe dirigeante du Parti a décidé, unilatéralement, le principe de candidatures communes du Front de gauche aux présidentielles et législatives.

Ce faisant, elle a plongé les communistes dans le débat stérile et lamentable, digne des primaires du PS, entre Mélenchon et d’autres prétendants.

Mais, comme sur le « Front de gauche », tout est ficelé en dehors des communistes quant à l’orientation politique.

Aux communistes de refuser ce carcan, de poser les vraies questions, celle du renforcement du PCF dans le cadre de la lutte des classes en 2011 !

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 16:39
  ericjalade

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention d’Eric JALADE, fédération du Tarn

 


Il y a un grand absent dans le rapport, le rôle et les objectifs d’action du PCF, alors que nous sortons d’un mouvement social, à bien des égards exceptionnel, dans l’implication, dans tout le pays, de millions de Françaises et de Français, notamment de jeunes, de salariés, alors que nous vivons et subissons une crise très grave du capitalisme, crise qui frappe très durement notre peuple dans son immense majorité.

 

L’opinion demeure toujours très largement opposée à la fin de la retraite à 60 ans et le niveau de mécontentement par rapport à la politique gouvernementale demeure très élevé. Le problème, c’est bien aujourd’hui celui de la perspective politique et qu’il y a eu, au moins à l’heure actuelle, victoire provisoire du pouvoir et du MEDEF sur ce dossier des retraites. 

Cela dit, la combativité demeure et les luttes ne se sont pas arrêtées (ainsi, les salariés de Pôle emploi ont mené récemment une grève nationale).

 

Quelques exemples très rapides :

Localement, nous avons eu, encore, mardi 23 septembre, plus de 2000 personnes dans les rues de Castres – chiffre donné par la presse – ce qui témoigne d’une combativité persistante, au-delà des cercles militants traditionnels ; de même, en l’espace de deux manifestations dans la seule ville de Castres, les militants communistes ont collecté près de 2.200 euros, remis par une délégation de notre parti aux cheminots grévistes et à leur organisation syndicale.

 

Nous avons pris notre place dans ce mouvement, avec une expression régulière de notre parti, appréciée très largement, avec des adhésions de salariés, de syndicalistes, de jeunes… qui ont bien vu la différence au quotidien et sur le terrain, entre la pratique politique des communistes et celle des autres formations.

 

L’enjeu, c’est de prouver, sur le terrain, notre utilité politique dans la situation actuelle, qui est terrible pour notre peuple, ce qui est directement la conséquence de la politique du capital, ici comme ailleurs en Europe.

 

J’ai à l’esprit les mots de Denis Kessler, vice-président et l’un des principaux idéologues du Medef, qui décrivait ce qu’était l’objectif réel de Nicolas Sarkozy, quelques moius après l’élection présidentielle de 2007. Les forces du capital mènent la lutte des classes avec cet objectif en tête : « en finir avec 1945 ».

 

Sur les retraites, sur la Sécu, sur les services publics, nous sommes engagés dans un affrontement de grande ampleur entre le capital et le travail.

 

Je suis étonné de ne pas avoir entendu un mot dans le rapport sur la publication – gravissime – ces derniers jours du décret qui, prolongeant la loi sur la mobilité de 2009, permet et va faciliter le licenciement des fonctionnaires – ce qui est clairement « un cheval de Troie » pour démanteler le statut de la fonction publique.

 

Nous devrions mener une bataille politique d’ampleur sur ce sujet.

 

De même, nous devrions être à l’initiative, partout, pour exiger l’arrêt des hausses de tarif de gaz et d’électricité ( et revenir sur les hausses scandaleuses de ces derniers mois), qui vont encore être aggravées par la loi NOME, adoptée récemment au Parlement.

 

Une telle bataille permettrait à la fois de répondre à la souffrance et aux difficultés quotidiennes de notre peuple et de porter concrètement l’exigence d’en finir avec la déréglementation et la concurrence tous azimut, de revenir à un service public unifié de l’énergie, tel qu’a pu être EDF-GDF à la Libération : c’est aussi une exigence d’une grande actualité.

 

Les questions de l’emploi, notamment de l’emploi industriel, devraient être au cœur de nos préoccupations, avec le niveau de chômage qui demeure très élevé dans nos villes et sur nos territoires. Quelles initiatives à ce propos ?

 

A partir des luttes et des aspirations populaires, nous devons travailler :

- à reconstruire une cohérence idéologique qui puisse nous permettre d’agir sur les contradictions actuelles.

- à mener des batailles structurantes qui répondent à l’urgence sociale et portent notre ambition d’une rupture avec le capitalisme. Il me semble nécessaire de réfléchir à nouveau sérieusement sur la question du socialisme.

 

J’ai le sentiment que nous continuons à confondre, avec la stratégie du front de gauche, le rassemblement – nécessaire, impérieux – et un processus de « fusion-dilution ». On prend, en particulier depuis le dernier congrès, cette question du rassemblement de manière finalement politicienne, par le haut, « petit bras », alors que nous devrions porter l’ambition d’un rassemblement populaire majoritaire pour lequel un PCF plus fort, plus influent, est nécessaire et indispensable. 

 

On a survalorisé les résultats électoraux et le bilan du Front de gauche, notamment lors du dernier congrès, alors qu’en réalité, nous ne sommes pas parvenus à rassembler réellement avec cette stratégie.

 

Aujourd’hui, nous sommes devant le piège des élections présidentielles et des institutions de la 5ème République (conséquence aussi du quinquennat et de la subordination des législatives aux présidentielles), face à une candidature, celle de Jean-Luc Mélenchon, portée par sa formation, mais aussi et surtout choisie et promue très largement par les médias et les instituts de sondages.

 

Je ne suis pas d’accord avec le calendrier proposé – notamment entre le 7 janvier, date proposée pour le CN et le 8 janvier, assemblée des secrétaires de section : alors qu’il n’y a toujours pas d’ordre du jour pour cette réunion.

 

Dernier point, nous aurions intérêt à regarder ce qui se passe aussi ailleurs en Europe, et à ce propos, le succès de nos camarades du Parti communiste grec (le KKE) lors des dernières élections locales et régionales doit aussi nous faire réfléchir à la fois au plan stratégique et sur nos relations à l’échelle européenne notamment avec le PGE.

 

En Grèce, le KKE réussit, progresse, se renforce, là où le parti soutenu et promu par le Parti de la gauche européenne (auquel adhère le PCF…) se divise et en échec sur un plan électoral, malgré son opportunisme.

 

L’enjeu de la commémoration du 90ème anniversaire du PCF et du Congrès de Tours ne revêt pas simplement une dimension culturelle ou mémorielle, mais il porte sur la nécessité pour nous de mener – aussi sur le terrain de l’histoire – la bataille idéologique sur la portée et la signification de la création de notre parti lors du Congrès de Tours et sur son actualité dans la France du 21ème siècle.

 

L’heure est bien, en France comme ailleurs en Europe, au déploiement de l’activité des communistes, dans un esprit de résistance et de contre-offensive, à l’opposé d’une stratégie d’effacement décidée à marche forcée et souvent sans les communistes, avec tous les risques que cela comporte quant aux divisions dans notre parti.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:36

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris 

 

manu-96ppp 

Nous devons analyser le mouvement que nous venons de vivre avec précision et lucidité. Je regrette que le rapport de Pierre [Laurent] plaque une auto-validation de la stratégie du Front de gauche qui n’a pas lieu d’être. 

 

D’un côté, le pouvoir n’a pas gagné la bataille des idées. Mais de l’autre, la loi Woerth a fini par être promulguée et le gouvernement s’est mis en ordre de bataille pour accélérer encore sa politique.

La mobilisation a été exceptionnellement nombreuse, témoignant de l’existence d’un rapport de force susceptible de gagner contre cette politique. Mais, après 2003, 2007 (régimes spéciaux), 2009, le mouvement fait à nouveau l’expérience de l’échec. Les relativement faibles taux de grévistes, notamment dans les entreprises en pointe les années précédentes, doivent nous interroger.

 

Le maintien d’une unité des organisations ne saurait représenter une victoire en soi. La recherche, comme préalable obligé, de l’unité des organisations a créé un décalage avec une lutte qui a explicitement accusé le capitalisme.

 

Quand j’entends ici se réjouir que Chérèque déclare dans l’Express que « la crise financière l’a changé », je tombe des nues. Il a fait expressément voter au congrès de la CFDT de juin l’acceptation de l’allongement sans fin de la durée de cotisation, ce qui a plombé le mouvement, et renvoie maintenant la question des retraites à une nouvelle contre-réforme structurelle en 2013.

Même double jeu de la CES : Son secrétaire, Mr John Monks peut bien aller essayer de chapeauter les manifestations au Portugal, c’est le même qui félicite Mme Merkel pour sa politique de l’emploi.

 

Du côté des organisations politiques, faute de clarification, notamment venant de notre parti, le PS a également lesté, vidé la revendication de la défense de la retraite à 60 ans. Sa mouvance s’est appliquée à déplacer l’objet de la bataille de la convergence des luttes contre la loi Woerth à un vague anti-sarkozysme renvoyant à 2012.

 

Le mouvement social continue de buter sur une perspective politique bloquée sur 2012, le schéma institutionnel.      

 

Loin de contribuer à la dégager, la poursuite de la stratégie du « Front de gauche » y enfonce le PCF, au moment où l’attente, la recherche d’un PCF qui joue son rôle dans la lutte des classes se manifestent comme jamais depuis des années.

 

Mélenchon ou Chassaigne, Chassaigne ou Mélenchon, les deux ensemble dans un ticket, un troisième suivant les sondages : nous voilà dans les mêmes turpitudes que les autres, aussi loin de l’exigence émise par les luttes !

Tout a été dit sur le politicien Mélenchon.

Je m’interroge sur le sens de la candidature d’André [Chassaigne - absent] : une candidature individuelle, mais poussée par la direction nationale à la Fête de l’Huma ou au meeting de Japy. Est-elle destinée à rabattre les communistes vers le Front de gauche, à donner l’image d’un PCF encore plus inféodé au PS que le Pg ?

 

Cette situation est le résultat absolument prévisible du choix imposé aux communistes, au faux congrès de juin, du principe de candidatures communes du Front en 2012.

Une solution pour sortir de ce piège, y couper court, c’est d’enfin donner aux communistes la possibilité de se prononcer sur une candidature présentée par le PCF. C’est indissociable d’une démarche de définition d’un programme communiste, sur la base duquel, ensuite, des alliances sont imaginables.

 

Le Front de gauche est à l’opposé de cette démarche.

Il porte en préalable le choix de l’effacement du PCF dans une mouvance de « gauche », « social-démocrate de gauche », avec comme objectif de tirer à gauche le reste de la social-démocratie dans une perspective de nouvelle gauche « plurielle » après 2012. Prétendre « tirer le PS à gauche » : on sait ce que cette stratégie a déjà coûté !

 

C’est pourtant le but qui est assigné au « programme partagé ».

J’ai été frappé, dans la rencontre suivant le dernier CN, avec des « personnalités » de la gauche associative et syndicale, par le rôle auquel on réduit le Parti : celui de prestataire de service en organisation de réunion et en interventions d’élu.

On laisse le beau rôle aux partenaires qui savent, tel Mélenchon, manier la radicalité, superficiellement, pour mieux rabattre vers la social-démocratie quand certains de nos élus se montrent enfermés dans leur compromis avec le PS.

 

Prenons les choses dans le bon ordre ! Nous avons besoin d’un programme communiste, partagé par les communistes, d’un programme communiste à partager. Et ce n’est pas un jeu de mots !

Il est notamment fondamental que nous remettions la perspective du socialisme à l’ordre du jour. Ne laissons pas le concept être repris et dénaturé par exemple par le Pg ! J’invite le CN à utiliser le dernier livre de Léo Figuères « Capitalisme, socialisme(s), communisme ».

 

Les choix de ceux qui considèrent que l’histoire du Parti est un « boulet » [ex : Cohen-Séat au CN même], que le PCF n’a plus de raison d’être, qu’il doit être métamorphosé, les choix de ceux qui l’ont quitté sur cette position pour mieux revenir dans le Front de gauche [les « refondateurs – la FASE], menacent toujours l’avenir du Parti.

Donnons-nous les moyens de faire vivre et de renforcer le PCF, ses organisations, sur des bases de luttes !

 

Je rejoins ceux qui ont déjà dit combien il n’est pas acceptable que le CN adopte une déclaration le 7 janvier sur les présidentielles la veille de l’assemblée nationale des délégués de section.

Je demande que notre CN d’aujourd’hui définisse l’ordre du jour de la rencontre du 8 pour que les sections puissent en discuter avant les Fêtes.

[Ce ne sera pas fait !]

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:21

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de L'Isère, (résumé sommaire pour le supplément de l'Huma)


dominiquenegri

 

La lutte a accusé le capitalisme, condamné la politique menée par la droite ou les PS dans l’UE. Communiste, syndicaliste, j'ai constaté la recherche des propositions, de l’organisation communistes. Pas des combinaisons électorales du FdG! Les PC qui ne se noient pas dans des coalitions politiciennes, ne se compromettent pas avec les socio-libéraux, font progresser les luttes et se renforcent (ex: Portugal, Grèce). Besoin d’un programme du PCF porteur d’un projet de rupture avec le capitalisme, d’une base pour le rassemblement du monde du travail, non pour une unité de groupes de gauche. Remettons le socialisme à l’ordre du jour! Ne décevons pas les jeunes qui rejoignent la JC sur des bases révolutionnaires!

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:26

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

 

corinnebecourt

Dans un premier temps, je tiens à alerter le CN sur la tentative de mainmise du pouvoir sur les bourses du travail. C’est le cas en particulier dans notre ville de Saint-Quentin dont le maire n’est autre que le ministre Xavier Bertrand. Engageons-nous entièrement avec les syndicats (la CGT à Saint-Quentin) pour défendre cet acquis d’un siècle de lutte ouvrière!

 

Avec le choix du Front de gauche, toute notre discussion est captée par les élections et les présidentielles en particulier, alors que nous venons de vivre une mobilisation exceptionnelle pour défendre les retraites.

 

Les spectres des collectifs antilibéraux et de la gauche plurielle réapparaissent.

 

Au 35ème congrès, non statutaire, sans que les communistes puissent se prononcer sur un texte amendable, la direction nationale a imposé le principe de candidatures communes pour 2012. Ce choix est lourd de conséquences aujourd’hui.

 

Les communistes n’ont jamais décidé que le Front de gauche devait supplanter notre Parti. Pourtant, même au cœur du mouvement, il n’y a pratiquement pas eu d’expression PCF en propre mais seulement des expressions, peu satisfaisante, estampillée « Front de gauche » avec notre logo noyé.

 

La méthode du coup de force, du fait accompli se confirme pour imposer le Front de gauche. On nous dit aujourd’hui que le CN du 7 janvier va adopter un texte que la rencontre nationale des animateurs de sections, le 8 janvier, n’aura plus qu’à entériner sans avoir pu en discuter dans le Parti.

De même, il est convenu avec Mélenchon de choisir le candidat « au printemps » au plus tard. Le congrès du PCF n’aura plus qu’à entériner, là aussi.

 

Membre du CN, je ne peux pas l’accepter.

 

A mesure que la démarche du Front de gauche se traduit dans la réalité, les illusions tombent sur l’indépendance vis-à-vis de la social-démocratie. Aller trouver des groupuscules qui n’existent pas pour faire « unitaire », ça n’a pas de sens. Les menaces sur l’avenir du Parti se précisent. Les projets de « mutation/métamorphose » que les communistes ont rejetés reviennent par la fenêtre. Le décalage est complet par rapport à ce que nous vivons sur le terrain

 

Les camarades se sont investis à fond dans la lutte pour les retraites. Nous avons fait l’expérience, au-delà même de notre propre attente, de combien les salariés attendent de nous des propositions, une perspective de rupture. Ils sont venus aussi vers nous, vers leurs collègues communistes, vers les cellules, la section à la recherche d’organisation de leur lutte.

 

Donc plutôt qu’un « projet partagé » pour justifier le Front de gauche et sa candidature présidentielle, je pense qu’il est nécessaire d’actualiser, de clarifier un programme communiste.

Après, il sera temps de le partager ! Le PG, lui, a rédigé son projet !

 

Nous ne partons pas de rien ! Le PCF a des fondements, une histoire, une grande histoire. Samedi 11 décembre, nous organisons un rencontre-débat pour le 90ème anniversaire du Congrès de Tours.

 

La rupture avec la social-démocratie, la collaboration de classe, est toujours d’actualité.

La constitution d’un parti de type nouveau, ancré dans le monde du travail, est toujours d’actualité.

 

A ceux qui disent que PCF traine des « boulets » [Cohen-Seat ici], je réponds que le PCF est plus moderne que jamais face au capitalisme.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:23

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris, (résumé sommaire pour le supplément de l'Huma)

 

claudefainzang

Pourquoi avoir choisi de propulser Mélenchon? Social-démocrate (ex-OCI), il trouvait que Maastricht était un « bon compromis de gauche » ! Il ramène tout à 2012 en bonne voiture-balais du PS. Il veut étouffer le PCF (perte déjà de 50% de nos élus régionaux). Le Front de gauche, resucée des collectifs antilibéraux, nous écarte du besoin exprimé dans les luttes d’un PCF plus influent. Nécessité d’un programme communiste mettant en cohérence axes de lutte, propositions et projet révolutionnaire. Besoin de plus d’élus, de candidatures PCF aux cantonales, en 2012, qui ne servent pas de caution de gauche. Sortons du piège des présidentielles où le FdG nous place : laissons les communistes décider d’une candidature PCF !

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