Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 15:08

Conseil national du PCF des 25 et 26 juin 2008 - préparation du 34ème congrès du PCF

Intervention de Stéphane AURIOL, fédération de Paris

Les communistes ne peuvent pas accepter que les directions préparent le congrès en dehors de la réalité des luttes, de la place que le PCF devrait y prendre, mais n’a pas prise dans la dernière période. Le 1,93% aux présidentielles correspond à un discrédit profond de la stratégie imposée depuis plusieurs congrès. Militants communistes à l’entreprise, nous le ressentons durement, notamment à la RATP pour ce que je connais le mieux.

Je m’aperçois que la direction cherche à nouveau à faire l’impasse sur son bilan pour mieux continuer, envers et contre tout, dans la même direction : diluer l’identité du PCF, ses positions fondamentales, son organisation spécifique. Après les présidentielles, elle avait mis, ici même, souvenons-nous en, en question « l’existence même » du Parti. Depuis l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007 l’a désavouée. Pourtant, s’il n’est plus explicitement question de faire disparaître le parti, le processus qui y mène depuis des années est confirmé à ce stade de la préparation du congrès!

Pour le congrès, on ne peut séparer le projet, la perspective, de la stratégie et de l’organisation. Notre situation à la RATP l’illustre.

Ce matin, j’ai écouté Michel Rizzi. Je suis heureux de l’avoir entendu rappeler la nécessité de défendre la nationalisation, de faire du secteur nationalisé un modèle structurant sur le plan économique comme sur le plan social. Ce sont nos positions de toujours, plus actuelles que jamais, bien qu’elles aient été délaissées ces dernières années au nom d’une conception ambiguë de la mixité des capitaux et de la notion illusoire et dangereuse de « services publics européens ».

Mais comment prétendre défendre ces positions aujourd’hui, et être crédible auprès des salariés, de ceux qui ont été dans le mouvement en novembre par exemple, sans rupture réelle avec la stratégie et la pratique suivies par les directions du Parti ces dernières années ?

JC. Gayssot n’a-t-il pas défendu des privatisations partielles, d’Air France, de France Telecom ? N’est-ce pas Gayssot qui, dans le cadre de la loi SRU, a pris la responsabilité de préparer la marchandisation du réseau RATP. Maintenant, il veut « dépasser le PCF ». Cela fait longtemps qu’il l’a fait!

A la RATP toujours, qui prépare aujourd’hui les nouvelles étapes de mise en concurrence des transports franciliens dans la perspective de la privatisation sinon le STIF, le Syndicat des transports d’Ile-de-France, dirigée par la majorité de « gauche » du Conseil régional, avec un président PS. Les collègues combattent fortement cette perspective et ses conséquences immédiates : suppressions d’emploi, dégradation sans précédents des conditions de travail et de salaire… Sur le RER B, il y a eu plus de 50% de grévistes ces derniers jours.

Mais comment le PCF peut-il jouer son rôle de point d’appui de ces luttes tant que ses dirigeants, ses élus suivent docilement Huchon ou Delanoë ?

Dans la bataille majeure des retraites, quelle initiative a prise la direction nationale en vue de construire la convergence de lutte entre salariés relevant des régimes spéciaux et salariés relevant du régime général ? Lorsque notre collectif PCF-RATP-BUS préparait la bataille sur cette question, la direction s’en détournait. Ensuite, elle a ignoré les revendications rassembleuses des 37,5 annuités pour tous, du refus de tout allongement de la durée de cotisation.

J’observe la même nécessité de rupture sur les questions européennes alors que la marchandisation du service public RATP, toujours comme exemple, est prétextée par un « règlement européen ». Elle doit être mise à l’ordre du jour du congrès. Le NON des Irlandais, après celui des Français et des Néerlandais, donne un nouveau point d’appui, qui pourrait être déterminant, pour finir de délégitimer les traités, directives et règlements dont le gouvernement se sert pour détruire nos acquis. Quel contresens de chercher à relégitimer le projet capitaliste qu’est l’UE en s’inscrivant dans la proposition d’un nouveau traité, d’une renégociation !

Quel contresens aussi d’aller vers la CES, la Confédération européenne des syndicats, comme Marie-George Buffet l’a proposé avec insistance à Tours. La CES : cet ensemble syndical historiquement tournée vers la collaboration de classe, anticommuniste, suppôt du oui à la « constitution » européenne en 2005…

En 1920, l’une des conditions de l’adhésion à la 3ème internationale était la rupture avec les syndicats « réformistes ». Ce choix d’alors, comme les autres qui ont fait de notre parti un parti révolutionnaire, est toujours aussi actuel. Peut-être même davantage encore au moment où la direction de la CGT est tentée, comme le montre sa « position commune » avec le Medef, de passer d’un syndicalisme de lutte à un syndicalisme de compromis.

Plus que jamais, la question de l’organisation communiste à l’entreprise, de la cellule, abandonnée depuis le congrès de Martigues, est posée pour les révolutionnaires que nous voulons être.

La direction sortante du Parti refuse de se remettre en cause malgré son échec. Elle place la préparation du congrès dans la continuité de sa stratégie désavouée, qui a privé le monde du travail de l’organisation efficace dont il a tant besoin dans la lutte des classes. Ce constat, s’il se confirme, m’amènera à faire partie de ceux qui porteront en direction des communistes une alternative à ce choix de poursuivre le processus de disparition du PCF.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 14:09

CN des 25 et 26 juin 2008 

Intervention de Claude FAINZANG, résumé sommaire pour l’Huma

Préparation du congrès : il serait inconcevable que la direction évacue le bilan de sa stratégie. Les communistes ont dit à l’ANE que l’effacement du PCF est une aberration : il doivent pouvoir dire qu’ils veulent rompre avec la stratégie qui y mène. Redonner la priorité aux cellules, les reconstituer, leur rendre leur souveraineté : nécessité pour la vie du PCF, pour l’ouverture des débats sur le premier lieu de l’affrontement de classe : l’entreprise, le quartier populaire. Impulser les campagnes nationales partant des luttes, du monde du travail: salaires, consommation populaire. Si la base commune est verrouillée comme le débat actuel (l’huma, la rencontre de Tours), un texte alternatif sera indispensable.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 14:06

CN des 25 et 26 juin 2008 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, résumé sommaire pour l’Huma

Les directions plus têtues que les faits ! 34ème congrès dans les mêmes termes que le 30ème et le 33ème ! Malgré les 3,37%, le 1,93%, la perte d’adhérents. Autres faits têtus: le refus de la disparition du PCF, de l’alignement sur le PS, la persistance du besoin du PCF de lutte de classe. Rassurer les communistes sur le maintien du nom du PCF en poursuivant des « transformations » qui le vident de sa raison d’être? Non ! Le discours de Marie-George à Tours réduit 1920 à « l’espoir d’une société meilleure », nie les orgas de classe, donne le primat aux élus, soutient la CES réformiste, s’inscrit dans la réorientation d’un projet capitaliste : l’UE. Réaffirmons le choix de 1920, celui du parti révolutionnaire !

Partager cet article
Repost0
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 19:18
Conseil National du PCF du 23 mai 2008 sur les questions européennes

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

La nature du projet européen ne fait pas de doute et n’a pas changé. L’UE suit depuis le départ un projet capitaliste et impérialiste. Non internationaliste ! La chute du Mur de Berlin ne l’a pas modifié. Au contraire, elle a donné à l’UE de nouvelles possibilités et prétentions, avec la dégradation des rapports de classe au plan international, pour satisfaire les intérêts de la mondialisation capitaliste. L’UE est plus que jamais l’instrument de la remise en cause systématique des acquis sociaux et démocratiques nationaux. Elle n’a jamais autant contribué à étendre l’impérialisme atlantiste, avec l’OTAN.

Aussi je m’étonne et ne partage absolument les formules du rapport qui parle de « redonner son sens positif » à l’UE, de « remettre le social » au centre.

Une autre constante de l’UE ne doit pas nous échapper : l’anticommunisme, manifesté notamment par la caution apportée à la criminalisation d’organisations communistes comme la JC tchèque ou le PC hongrois.

Les partisans de l’UE du capital ne se trompent pas. Ils savent qu’un seul courant politique s’est toujours opposé à leur projet : le courant communiste.

Nous avons la responsabilité, en France, de faire vivre cet engagement que l’on reconnaît toujours au PCF, comme on l’a vu pendant la campagne du NON. Notre responsabilité est encore soulignée par le consensus européen droite-PS (auquel j’ajoute au niveau européen la CES). Je m’étonne qu’il n’ait même pas été fait mention dans le rapport de leur vote conjoint, si récent, à Versailles pour le nouveau traité de l’UE.

Effectivement, l’UE a perdu de la légitimité vis-à-vis des peuples. La propagande « européenne » a moins de prise. C’est une très bonne chose. Les communistes n’y sont pas pour rien. Poussons l’avantage ! Continuons de délégitimer les directives et traités à l’aide desquels le patronat et le gouvernement français détruisent les acquis sociaux et économiques ! Et surtout pas l’inverse en laissant planer l’illusion d’une « réorientation de l’UE » et en promouvant « l’intégration européenne » comme le fait le PGE!

La présidence française de l’UE s’ouvre dans une période de lutte intense. Dégager la perspective politique en France, concrétiser le rapport de force qui s’était exprimé pour le Non et qui existe toujours, peut être un point d’appui pour les autres peuples dans leurs luttes, comme en 2005.

Ainsi, mettre en échec la casse du droit du travail, du contrat de travail, celle de l’assurance chômage correspond à la bataille contre la « flexsécurité » voulue par l’UE. Mettre en échec la contre-réforme des retraites dans notre pays - je pense naturellement à la grande mobilisation d’hier – ne peut que stimuler les luttes contre la même logique dans les autres pays (et réciproquement). Même chose pour la bataille contre les privatisations et contre l’application des directives de marchandisation.

La question du PGE doit impérativement être reposée au congrès. Le PGE n’est pas la bonne structure pour coordonner l’action contre l’UE du capital et promouvoir des coopérations internationales, mutuellement avantageuses. Ses statuts, qui l’engagent à promouvoir « l’intégration européenne », les importantes subventions qu’il reçoit pour cela (ainsi que désormais sa « fondation politique ») l’enchaînent à la Commission européenne.

Le PGE est-il un instrument pour effacer l’identité et les positions des partis communistes, dans le cadre d’une recomposition politique, parallèle dans chaque pays ?  Après « die Linke » en Allemagne, l’expérience désastreuse de la « section italienne du PGE » suivie de la « gauche arc-en-ciel » en Italie, voudrait-on transformer peu à peu le PCF, notamment à l’occasion des élections européennes en « section française de la gauche européenne » ? On doit poser ces questions. Les communistes au congrès doivent avoir la possibilité d’exprimer et d’imposer leur opposition à cette option.

Un autre cadre que le PGE existe pour une coopération politique internationale. Un cadre qui correspond à notre engagement communiste ! Plusieurs appels internationaux de partis communistes et progressistes, certains d’ailleurs membres, avec notre parti, du groupe GUE au Parlement européen, ont été lancés. Le dernier texte porte sur l’opposition commune au nouveau traité européen. Pourquoi la direction n’y associe pas le PCF?

Partager cet article
Repost0
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 19:13
Conseil national du PCF du 23 mai 2008

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

La question de l’UE va-t-elle être à nouveau l’instrument de la mutation-liquidation du PCF ? On se souvient de l’expérience de la liste « Bouge l’Europe » aux élections de 99 qui comprenait des personnes approuvant le traité de Maastricht et la guerre en Yougoslavie. Une expérience dont la direction n’a jamais voulu tirer les leçons. On recommence en 2009, sous l’égide du PGE ?

Je constate que la liquidation du Parti est toujours à l’ordre du jour. Olivier Dartigolles, Marie-Pierre Vieu, Dominique Grador… sont intervenus dans ce sens dans l’Huma ou le Monde.

Des textes de dirigeants, non distribués aux adhérents, circulent et proposent pour le congrès de créer des « fédérations thématiques», des « espaces d’éducation », un « cadre permanent », autant de structures destinées à court-circuiter les fédérations, les sections et les adhérents, qui seraient réduits à coller des affiches, distribuer des tracts, faire la claque dans les meetings.

Tout au contraire, la situation appelle plus que jamais la revitalisation, la reconstitution des cellules, (qui doivent redevenir des lieux de souveraineté des communistes), en particulier dans les quartiers populaires et dans les entreprises, lieu de l’exploitation, de la création de la plus-value, où sévit  la pensée unique de la monarchie patronale. L’originalité de l’organisation communiste réside dans ses liens avec le monde du travail et le mouvement des luttes. Marx ne disait-il pas qu’il ne faisait que renvoyer au mouvement ouvrier, sous forme théorique, ce que ses luttes lui enseignaient.

C’est un contresens pour des communistes de restreindre l’espace de vie politique aux institutions, françaises et encore plus européennes, et aux campagnes électorales, de donner la priorité à la présence dans les lieux de pouvoir sur l’action politique dans les luttes. On sait à quel résultat cela a conduit le Parti.

Pour savoir où aller, la situation politique et la préparation du congrès exigent que l’on fasse, enfin, le bilan de toute la période depuis la « Mutation ». Les textes des ateliers indiquent à nouveau, au contraire, une volonté de fuir en avant.

Faisons le bilan, pour le parti, pour le pays, des cellules balayées, de l’alignement sur le PS et ses positions qui continue depuis la gauche plurielle. Vis-à-vis des salariés, en terme de perspective politique, nous ne nous sommes toujours pas remis de l’acceptation des privatisations entre 1997 et 2002, au prétexte qu’il ne s’agissait que « d’ouvertures de capital ». A continuer à frapper à la porte du PS, on continue à passer à la trappe l’action des communistes ! Assez de penser le parti comme l’aiguillon de la gauche, la gauche,… toujours la gauche. Il doit être l'aiguillon politique des luttes!

Le monde du travail a besoin d’un Parti communiste ouvert, démocratique, capable de définir, non pas une « visée » fumeuse et lointaine, mais une stratégie résolument anticapitaliste applicable tout de suite. Qu’attendons-nous pour lancer, et animer réellement, des campagnes nationales pour contribuer à construire les rapports de forces pour des ruptures immédiates, attaquant la cohérence de la politique du gouvernement. Pour la relance de la consommation populaire par la hausse des salaires, du SMIC, des minima sociaux, pour la baisse de la TVA, pour la fin du scandale des aides publiques au patronat, pour les renationalisations et le refus des directives européennes, pour le retrait de l’OTAN, pour l’augmentation de l’ISF*,…

La préparation du congrès ne peut se penser en dehors de l’activité des communistes pour rassembler dans l’action, pour gagner une autre politique, pour redonner son utilité au Parti. Cette priorité au mouvement populaire devrait nous amener à revisiter nos fondements théoriques délaissés : l’analyse marxiste de la lutte des classes, le matérialisme dialectique ; l’exigence de l’appropriation sociale des moyens de production et d’échange...

L’enjeu du congrès, c’est que le PCF commence à redevenir l’outil politique que se sont forgés les travailleurs pour la remise en cause du capitalisme dans la lutte de classes.

Une remarque : le journal l’Humanité doit cesser de donner la parole à un seul point de vue dans la préparation du congrès.

* Un argument simple et clair : à elle seule, la fortune de Mme de Bettancourt représente plus de 3 fois le coût du RMI ! L'augmentation de son ISF que nous demandons suffirait à financer notre proposition de hausse des minima sociaux.

Partager cet article
Repost0
28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 10:47
Conseil national du PCF du 25 avril 2008 

Résumé sommaire pour l'Huma de l’intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

Après avoir proposé, au CN de juin, de pousser l’effacement du PCF jusqu’à la disparition, la direction met en sourdine cette visée. Pour mieux rester en place et continuer ? Les désaveux se suivent: ANE, élections locales, naufrage des mêmes choix en Italie. Poser dès maintenant les questions de congrès: nécessité pour l’avenir du Parti et pour dégager la perspective politique. Impossible sans remise en cause de l’alignement sur le PS, retour à nos positions de classe, rejet total de l’idéologie de l’UE. Le PCF dans les luttes, pas « à côté » ! Besoin d’initiatives nationales. Eviter les pièges de la personnification sur Sarkozy et du « dialogue social ». Lycées, retraites, GDF : une victoire changerait la donne.

Partager cet article
Repost0
31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 10:53

Conseil national du PCF des 29/30 mars 2008   

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, résumé

9,3% aux cantonales avec 1250 candidats : une persistance nationale du PCF sur la base de campagnes locales qui n’évacuent pas l’identité communiste (ex:UE). 3ème désaveu de la stratégie d’effacement après le 1,9% et l’assemblée de décembre. Confirmation que le PCF a un avenir mais tout reste à faire. 3 ruptures urgentes: avec la soumission au PS, le flou des positions (ex: UE, salaire socialisé, nationalisations), l’abandon des orgas de base. Nécessité pour l’alternative politique tout de suite partant des luttes. Aux communistes, cellules, sections, en lien avec les luttes, de bouleverser le congrès de continuité prévu par les mêmes directions. Paris : contre-exemple de dynamisme communiste avec l’alignement sans conditions sur le social-libéralisme.

Partager cet article
Repost0
31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 10:50

Conseil national du PCF des 29 et 30 mars

Intervention non prononcée de Marie-Christine Burricand 
Bien qu'inscrite dès mon arrivée, je n'ai pas pu prendre la parole au conseil national. Voici le texte de mon intervention.

Je souhaite livrer ici quelques éléments de réflexion, en m'appuyant particulièrement sur la campagne que nous avons menée à Vénissieux et qui apermis la réélection dès le premier tour de la liste des forces de gauche conduite par André Gerin, la réélection de deux conseillers généraux, Christian Falconnet sortant et moi-même, dans le cadre d'un passage de relais avec Guy Fischer, sénateur et conseiller du canton sud depuis 26 ans.

Il faut prendre la mesure des difficultés terribles dans lesquelles se débattent les familles populaires et en même temps de leur demande de réflexion et action politique, qui a grandi ces derniers mois. Il y a eu engagement large autour de nos candidats avec plus de 60 rencontres d'appartements dans la ville en un mois.

Dans la suite de ce qui s'était passé aux législatives, les communistes se sont fortement et largement mobilisés, pour gagner les élections bien sur mais aussi pour faire la démonstration qu'il y a un espace politique et un avenir pour leur parti, tordre le cou a la théorie du "déclin inéluctable du PCF".

Il n'y aurait pas eu de victoire possible sans une présence quotidienne des militants et des élus dans les quartiers. Nous avons mené la campagne à partir des organisations du parti que les communistes se sont acharnés à faire vivre, cellules et section.

Le résultat a été possible parce que nous sommes apparus comme les plus déterminés à construire la résistance à Sarkozy et porteurs du clivage gauche droite qui reste très présent dans le monde populaire. Nous étions aussi forts du bilan de l'équipe municipale et du maire, identifiés largement dans la ville comme les meilleurs défenseurs des intérêts populaires.

Cette campagne confirme qu'il y a réellement un espace pour le renforcement du PCF et une reconquête de son influence.

L'attitude du PS qui a essayé de nous faire la peau dans plusieurs municipalités ne peut se réduire à un excès de concurrence à gauche, ni à une affaire de sociologie. Le PS portait dans ces élections l'alternance et la recomposition politique, la confusion dans l'alliance avec la droite-modem, plus importante et insidieuse que ce que nous en avons dit et il est regrettable que dans plusieurs villes nous ayons accepté de partir sur de telles listes. L'alternance condamne la gauche. Nous portions le clivage gauche droite et la résistance à Sarkozy et c'est quand nous sommes forts que le vote à gauche prend ce sens.

- Il y 2 ans, j'ai entendu dans cette assemblée la direction expliquer que les collectifs antilibéraux étaient la panacée.
- Il y a un an, nous avons fait un groupe technique avec les verts à l'Assemblée nationale et aujourd'hui Voynet se fait élire par la droite à Montreuil contre nous sans que nous remettions en cause cette décision.
- Il y a 6 mois, à l'assemblée extraordinaires des secrétaires de section, la direction a imposé malgré l'avis majoritaire des communistes l'idée des expérimentations y compris celles pouvant déboucher sur une nouvelle force politique.

Aujourd'hui les mêmes se réjouissent que le PCF soit la troisième force du pays, quitte à faire passer pour négligeables des pertes aussi lourdes que celles du Conseil général de Seine saint Denis et de Calais et d'escamoter que le second tour a surtout profité au PS.

On ne sort pas d'une ligne opportuniste, d'une navigation à vue qui prive le peuple de la force révolutionnaire dont il a besoin aujourd'hui. Les propositions pour le congrès témoignent surtout de la volonté de la direction d'éviter les débats, décisions d'organisation et constructions théoriques qui rendraient le PCF visible et audible au plan national. Heureusement, il y a de plus en plus de communistes qui ont fait leur deuil de la place du Colonel Fabien et de ce qui peut en sortir.

La bonne nouvelle, c'est la confiance retrouvée des communistes dans leur organisation, les efforts entrepris pour reconstruire l'organisation dans les quartiers populaires, la volonté de reconquête de notre influence, le tout dans la tourmente de la bataille contre la droite et le capital. Il va falloir compter avec ça et c'est bien.

Partager cet article
Repost0
30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 08:50

Conseil national du PCF du 29 mars 2008   

Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris

Les résultats des élections montrent que le Parti n’est pas mort. Il n’est pas sur la pente du déclin inéluctable. Aux cantonales, 9%, 1.150.000 voix sur 50% du territoire alors que Marie-George Buffet n’en avait recueilli que 707.000 sur tout le territoire. Pourquoi l’Huma n’a-t-elle pas publié l’ensemble des résultats du 1er tour des cantonales ? Aux municipales, les candidats communistes tête de liste ont montré que le PCF n’est pas un repoussoir. La thèse des « valises de plomb », du « boulet » de l’histoire, chère à Patrice Cohen-Seat, est démentie.

Il y a bien persistance du PCF, ancrage bien réel. Malheureusement les tenants de la disparition du PCF dans la direction du Parti dirigent les ateliers de préparation du congrès. Dans le texte d’appel qui nous est proposé, je constate que l’on parle encore de la possibilité de « transformations du PCF » en « force » indéterminée, malgré ce qui est ressorti de l’Assemblée nationale extraordinaire.

En axant la vie du Parti sur 8 thèmes, je crains que la direction cherche à amuser le tapis, pour mieux rester maîtresse des chos et continuer les mêmes choix. Les communistes ne doivent pas se laisser déposséder.

Oui, malgré les coups tordus du PS et les choix de collaboration de classe avec le Modem (non la gauche ne va pas jusque là), le PCF reste toujours un repère fort comme outil historique dans la lutte des classes.

Il faut rompre avec la stratégie d’alliance, de subordination au PS, avec la priorité accordée au rôle dans les institutions. La priorité doit plutôt est tournée vers la vie des cellules, leur engagement dans les luttes, sur une base de classe, anticapitaliste. Redonnons un contenu de classe beaucoup plus fort à notre projet, s’appuyant sur nos acquis théoriques. Quand on est exploité, s’organiser dans un parti révolutionnaire est une nécessité. Quand on a que son travail pour vivre, aussi. C’est le rôle du PCF. Il n’y a pas d’autre parti pour cela.

Une dernière remarque : je n’ai pas du tout apprécié le meeting avant le 1er tour avec François Hollande. « La gauche, la gauche, la gauche… » : ras le bol !

Partager cet article
Repost0
9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 10:12
 

Conseil national du PCF du 8 février 2008, intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Pour les communistes, un premier enjeu des élections municipales doit être de consolider le rapport de forces qui existe dans le pays pour mettre en échec la politique de Sarkozy dès le printemps.

Au-delà de la baisse de popularité de Sarkozy dans les sondages, mesurons l’intensification des luttes dont ont témoigné les manifestations des 22 et 24 janvier. Pour la grande bataille des retraites qui s’annonce, malgré les manœuvres de décembre, la forte capacité de mobilisation des salariés des entreprises publiques pour défendre leurs régimes spéciaux reste un atout que nous devons conforter.

 

A cet objectif doit être lié, sinon subordonné, le deuxième, bien sûr essentiel : défendre et gagner des municipalités communistes, des conseillers généraux, des élus en général. Je suis heureux d’entendre ici maintenant que nous devons montrer que notre parti est bien vivant alors que tant imaginaient déjà sa disparition il y a peu.

 

Mais ce ne sera possible que sur une position de lutte, sans ambiguïté sur la perspective politique nationale.

 

Aux cantonales, partout doit être donnée la possibilité du vote communiste.

 

Aux municipales, la diversité des situations locales doit prévaloir pour les stratégies d’alliances, à défaut d’une perspective nationale acceptable.

 

Ce n’est pas la même chose de prolonger des municipalités progressistes d’union dans des listes communes et de cautionner une orientation social-libérale du PS comme c’est le cas, par exemple, à Paris.

 

Aussi, je suis en désaccord avec le mot d’ordre de rechercher dans tous les cas, sans contenu, le « rassemblement de toute la gauche ». Pour construire la riposte nationale à la droite, l’alignement sur le PS est une aberration, dangereuse pour le mouvement comme pour l’avenir du Parti. Cette semaine même, le PS vient de participer au coup de force de Sarkozy, à l’adoption du nouveau Traité de l’UE ! Sans parler de ses positions sur les retraites, l’université… contradictoires avec les luttes.

 

C’est pour cela que la question du Modem n’est pas du tout secondaire! La main tendue par le PS au Modem, à Grenoble, à Roubaix, Delanoë à Paris, est le révélateur de choix « sociaux-libéraux » et d’une recomposition politique où le PCF ne doit avoir aucune place.

 

Je demande que le CN se prononce clairement pour désapprouver toute présence de candidats du PCF au 1er comme au 2ème tour sur des listes PS-Modem.

 

Ne laissons pas l’idée que nos élus sortants sont prêts à toutes les compromissions pour sauver des places ! Arrêtons de laisser de l’espace à ceux qui veulent plumer la volaille communiste !

 

Notre priorité dans la campagne est de mettre en avant nos positions et propositions de lutte, sans concession.

 

Par exemple pour la défense et la reconquête de services publics municipalisés ou nationalisés. L’eau mais aussi des transports urbains dans toutes les villes. En Ile-de-France, combattons le choix du Syndicat des transports, STIF, dirigé par des élus PS, de préparer la mise en concurrence des réseaux RATP et SNCF, la privatisation.

 

Sur la question du logement, combattons de même, ville par ville, tout projet de vente de HLM tel que le gouvernement veut l’imposer mais aussi tel qu’il a été dangereusement accepté dans l’accord entre la ministre et l’USH, Union sociale de l’habitat, présidée par l’ancien ministre Delebarre.

Partager cet article
Repost0