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A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 12:08

130 participants, 4 adhésions, le point sur les nombreuses initiatives de la section, en présence de Christian Tabaglio, membre du Conseil national du PCF, d'Evelyne Didier, sénatrice de Meurthe-et-Moselle,

En lien, le discours du secrétaire de section Jean Baus, « basé sur la lutte des classes et le renforcement de notre Parti ».

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 09:07

Jeunes, cocos et (très) déterminés,

Paru dans le journal « L’Aisne nouvelle du 1er décembre 2008 »


Le 20 novembre dernier, la cellule PC du centre-ville a mené sa première action devant la permanence de Xavier Bertrand. « D'autres suivront », préviennent les militants.

Elle était en sommeil depuis quelque temps : la cellule du centre-ville du Parti communiste reprend du service. Une cellule rajeunie, et déterminée à jouer le rôle d’empêcheur de penser en rond dans la cité des Pastels. Soucieuse d’agir concrètement, cette cellule entend se battre, bien sûr, et se mettre à l’écoute de tous les citoyens de la ville. Avec comme but avoué : s’appuyer sur la présence du ministre du Travail à Saint-Quentin pour faire avancer les choses. Rencontre avec deux de ses membres.


Leur première action n'est pas passée inaperçue : le 20 novembre dernier, jour de mobilisation de l'éducation nationale, la cellule PC du centre-ville a redécoré la façade de la permanence saint-quentinoise du ministre du Travail, Xavier Bertrand. À grand renfort d'affiches et de slogans explicites (« Sarkozy, Darcos, Bertrand = fin du service public », « Stop la casse de l'Éducation nationale »), les communistes saint-quentinois ont organisé une manifestation « sur le pouce », un événement coup-de-poing qui devrait être suivi de beaucoup d'autre. Olivier Tournay, conseiller municipal de la liste d'opposition, et Aurélie Plé, tous deux membres de cette cellule, le confirment : « Nous sommes dans la ville du ministre du Travail, et rien ne se passe. Il est temps d'agir, et nous organiserons certainement d'autres manifestations de ce type. » Des actions concertées, débattues, au sein d'une structure plus petite, donc plus pratique. « Dans les réunions du PC saint-quentinois, il y a beaucoup de monde, explique Olivier Tournay. Il est parfois difficile de prendre la parole, de débattre. À la cellule, au contraire, le débat est plus vif, les membres sont plus réactifs. Et puis c'est vrai, cette cellule est jeune. C'est moi le plus vieux, et j'ai 31 ans. ».


Des actions et une gazette

Au programme du groupe dans les tout prochains mois : soutenir les luttes déjà existantes (éducation nationale, La Poste, mais aussi défendre les salariés du privé dans une conjoncture chaotique), entre autre. Un travail de plus longue haleine qui devrait être notamment porté par l'édition d'une gazette, dont la périodicité reste à définir. « Une fois par mois, ce serait bien pour commencer, explique Aurélie Plé, professeur des écoles de son état. L'indépendance des médias est, à notre avis, contestable, comme en témoignent d'ailleurs les récentes décisions du gouvernement en ce qui concerne France Télévision. Notre gazette sera une alternative pour les gens qui veulent avoir accès à une autre information. »


« La révolte ? pourquoi pas… »

Mais loin de ces jeunes militants l'idée de rester à distance de leurs concitoyens. Leur programme est clair : du concret, des actions, et surtout du contact. « Nous avons par exemple l'intention de retourner sur les marchés, pour écouter les gens, dialoguer. »
« Je fais très attention à ce que disent les gens sur les marchés, renchérit Aurélie Plé. Même s'ils ne sont pas politisés, ils savent bien ce qu'il se passe… » « Quand on nous explique que quelques milliards suffisent pour stopper la faim dans le monde, et qu'au lieu de cela, on en injecte 360 pour sauver les banques, il y a un problème », ajoute Olivier Tournay.
Alors, l'action passe-t-elle par la révolte ? « S'il n'y a pas d'autre moyen, oui, pourquoi pas, concluent les deux militants. Une chose est certaine : il faut changer le système actuel, et le changer en profondeur. Nous n'avons pas de perspectives électorales, mais nous sommes ouverts à toutes les personnes qui se reconnaissent dans nos valeurs… Nous voulons qu'une réelle opposition existe à Saint-Quentin ». Avis aux amateurs : la cellule PC du centre-ville se réunit tous les quinze jours. Prochaine réunion mardi prochain. Renseignements par mail : pcfcentreville@gmail.com.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 15:43

Communiqué de la section du PCF des 1er et 2ème arrondissements de Paris:

Les communistes de la section Halles-Bourse des 1er et 2ème arrondissements de Paris expriment leur indignation après l’effraction de leurs locaux du 62, rue Montmartre, le 28 janvier 2009. Effraction revendiquée par le secrétaire départemental Patrice Bessac et le Président de la SA Rochechouart Jérôme Relinger.

 

Cet acte délictueux, condamnable, manifeste une volonté d’imposer d’autorité un délégué désigné par le secrétaire départemental au mépris de tous les principes démocratiques qui doivent régir le fonctionnement du PCF.

 

Cette intervention fait aussi planer tous les dangers pour l’avenir des locaux du 62 rue Montmartre.

 

Nous réprouvons des méthodes que nous considérons comme révolues et contraires aux statuts du PCF.

 

Nous sommes attachés à la liberté de réflexion et de critique, à la pleine initiative des communistes, pour combattre les idées dominantes et pour promouvoir un point de vue communiste en toute circonstance, sur tous les sujets.

 

Durant toute notre vie militante, à l’entreprise, dans nos lieux d’habitation, nous n’avons cessé dans les périodes les plus difficiles de faire vivre notre engagement communiste.

 

Les plus anciens et anciennes, et leurs successeurs ont eu à cœur de conserver ce patrimoine acquis chèrement par les communistes du 2ème arrondissement en 1972. Ils y ont animé en permanence la vie politique. Sans cette constance, que seraient devenus ces locaux ? Depuis 1972, jusqu’à ce jour, ni la fédération, ni la SA Rochechouart n’ont eu à verser le moindre centime sous quelque forme que ce soit, y compris les charges liées à la copropriété.

 

Notre section Halles-Bourse des 1er et 2ème doit être considérée comme telle et respectée. Nous demandons que les cartes de l’année 2009 soient remises aux responsables élus, à la secrétaire Simone Goenvic, la trésorière Dominique D’Henry qui les remettront aux adhérents et cela sans tarder.    

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 15:01
 BANQUET POUR « CHANGER L'EUROPE » :

LE « FRONT DE GAUCHE » NE FAIT PAS RECETTE À PARIS !

 

Le dimanche 15 février, la direction du PCF Paris avait décidé de convier les Parisiens à un « repas républicain pour changer l'Europe ». 600 couverts étaient prévus, 200 convives ont répondu présents.

Est-ce pourquoi Jean-Luc Mélenchon, tête d'affiche de la réunion, n'est pas venu ? Ou bien s'est-il ravisé au dernier moment, conscient que les communistes ont bonne mémoire et qu'ils se souviennent qu'il a fait campagne pour le traité de Maastricht dans l'Essonne en 1992 ?

La peur de la discussion semble s'être propagée. Des « tables à thèmes » avaient été annoncées où il était proposé de déjeuner avec des « personnalités ». Il n'en a rien été. Patrice Cohen-Seat, animateur présumé de la table 5, n'était pas là. De débats, il n'y en eut pas. Patrick Bessac, en jeans prolétarien, et les invités d'honneur, Le Hyaric, Didier Lereste (cgt) et Eric Coquerel (representant de Melenchon) sont montes à la tribune. Eux seuls ont eu droit au micro. Sans beaucoup de succès ils ont tenté avant le début du repas de couvrir les conversations particulières. Leurs discours interminables, insistant, non pour renforcer le parti et participer activement à toutes les luttes en France métropolitaine et aux Antilles, mais martelant indéfiniment l'exigence d'un « Front de Gauche » aux élections européennes, n'ont guère convaincu les communistes, dont les assiettes restaient désespérément vides.

Décider d'initiatives sans les communistes, voire contre les communistes et leurs représentants : cela ne peut mener qu'à l'échec. Engager notre organisation sur les voies d'une recomposition politique, au nom d'une alliance électoraliste sans contenu, cela s'avère inacceptable. A Paris comme ailleurs. Ce « Front de Gauche » pour les élections européennes où le PCF se retrouve à nouveau dilué et noyé dans la ligne du PGE a déjà du plomb dans l'aile.

Les tentatives de Patrice Bessac pour verrouiller le Conseil Départemental, comme celles de Marie-Georges Buffet au Conseil National, ne peuvent et ne doivent plus empêcher la mobilisation des communistes de base.

Nous étions 5 camarades de la section du PCF Paris 13ème, soucieux de nourrir le débat, à distribuer un tract reprenant la déclaration d'une partie des élus du Conseil Départemental de Paris, contestant l'initiative unilatérale de l'exécutif départemental. Pour nous, cette politique continue à saboter et à liquider notre parti. Nous l'avons dit. L'accueil a été très bon d'un public principalement communiste avec de riches discussions avec plusieurs convives en plein soleil devant la Bellevilloise.

Militants du PCF, nous ne laisserons pas disparaître notre parti. Dans toutes les manifestations, appelons à l'adhésion, faisons savoir aux travailleurs que leur place est plus que jamais dans une puissante organisation politique (le PCF) basée sur la lutte de classes qui continue de représenter un repère de classe unique et indispensable dans notre pays. Loin des élucubrations sur « l'alliance de gauche » et « l'Europe sociale ».

Vive le PCF !

Antoine Lubrina, PCF Paris XIIIe.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 16:09

Pour ses vœux, Sarkozy a choisi de faire le tour des petites préfectures : Saint-Lô, Vesoul…

 

S’il croyait échapper à l’ébullition revendicative qui traverse le pays contre sa politique, il s’est trompé.

Enseignants et lycéens dans la Manche pour ses vœux au monde de l’éducation, salariés de l’industrie, des services publics, enseignants et lycéens ici aussi, retraités,… dans la Haute-Saône pour ses vœux aux forces vives de la nation : partout, la colère s’exprime devant sa politique qui fait le lit de la crise pour le monde du travail, le lit des profits pour les possédants.

A Vesoul, avec l’usine PSA, dans tout le département largement tourné vers cette industrie, l’avenir de l’automobile est au cœur des préoccupations. Le chômage partiel frappe beaucoup de ménages.

Sarkozy est arrivé plein de promesses d’aide et de cadeaux pour les constructeurs, ceux qui ont accumulé des dividendes pour les actionnaires, dépenser l’argent des investissements à racheter leurs propres actions en bourse, qui délocalisent au point de rendre déficitaire cette activité historique en France.

Les salariés sont décidés à ne pas laisser faire ce gâchis. Les communistes parmi eux non plus qui demandent une véritable relance basée sur la justice sociale et la réponse aux besoins, de véritables pouvoirs de contrôle pour les salariés, une rupture avec les choix en faveur du capital.
A Vesoul, la préparation du 29 janvier bat son plein!
Frédéric BERNABE, secrétaire de la fédération, membre du CN du PCF, au coeur de la manifestation.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 12:32
Un compte-rendu de la première réunion du nouveau Conseil départemental du PCF Paris, le 13 janvier. Par B. Landais.

 

Pour ce qui est du rôle de direction de CD, cette première réunion a tout de suite marqué la volonté de verrouillage de Patrice Bessac et de son équipe.

 

1- Court-circuiter le Conseil Départemental

 

A l’ordre du jour figurait l’élection de l’exécutif départemental.

 

Dans son rapport introductif, Patrice Bessac a annoncé la couleur et la forme de verrouillage politique retenue.

Les prises de décision au niveau fédéral se feront dans quatre instances différentes :

-          le CD (Conseil Départemental)

-          le CED (Conseil Exécutif Départemental)

-          la réunion des secrétaires de section

-          la « coordination départementale »

 

Au sommet de la « pyramide » : la « coordination » a seule été élue. Elle regroupe neuf personnes, à qui sont attribuées des tâches précises. Elle se réunira toutes les semaines. Autant dire que c’est le véritable exécutif et la véritable direction politique.

  

L’élection de la coordination (11 voix contre) s’est déroulée sans débat sur les noms proposés. Un camarade a cependant dénoncé les pratiques de cooptation que révélait cette procédure et l’absence totale de contrôle du CD sur l’efficacité du travail mené par chacun. Alors que Patrice Bessac soulignait lui-même, dans son rapport, que « personne ne pouvait être satisfait de la manière dont fonctionnait le parti à Paris jusqu’à maintenant », les noms proposés pour l’animer quotidiennement sont étrangement similaires à ceux de l’exécutif sortant. Nous y retrouvons une écrasante majorité de camarades qui s’étaient prononcés pour la « métamorphose » du PCF, contre l’avis majoritaire des communistes. Rappelons que le secrétaire fédéral, Patrice Bessac, est lui même président de la commission nationale chargée de donner une « orientation et un contenu » à cette métamorphose.

 

Avant le congrès, exécutif et coordination étaient confondus. Au mépris de toutes les règles démocratiques, le CED n’a pas été élu lors du premier CD. Son élection est reportée au mois de février et son élaboration est laissée à l’initiative de la seule coordination.

 

Normalement, la réunion des secrétaires de section doit s’occuper prioritairement de prendre des dispositions pratiques. Cela ne semble plus devoir être le cas.

 

Le Conseil Départemental, statutairement le lieu du débat et des décisions politiques au niveau fédéral, est donc court-circuité par trois autres instances où la direction est certaine d’obtenir une adhésion sans réserve à toutes ses initiatives, de ne rencontrer aucune contradiction.

Nous y voyons une manœuvre clairement destinée à verrouiller le débat, en particulier à écarter de la décision les membres du CD qui s’opposent clairement à la poursuite de la stratégie de dilution du Parti, dont ceux élus sur la liste alternative « faire vivre et renforcer le PCF » qui avait obtenu 18% des voix au congrès départemental, malgré le filtrage des délégués.

Autres preuves de la marginalisation du CD dans l’organisation du parti à Paris : la brièveté du temps laissé à la discussion (1h15) et la rareté des réunions prévues (3 d’ici les vacances d’été ! et aucune entre le 25 mars et le 27 mai).

Pire : le relevé de décision envoyé à l’ensemble des adhérents le surlendemain de la réunion prévoit que les prochains CD seront organisés de manière à ne laisser que 30 minutes (sic!), pas plus, à la discussion. Rappelons que le CD élu compte tout de même 89 membres.

 

La direction fédérale a donc clairement choisi de faire sans le CD, par peur de l’échange et des propositions politiques que nous pourrions susciter, en opposition avec sa stratégie liquidatrice.

Elle souhaite garder les mains libres pour mener la même politique de destruction progressive de ce que représente le parti, de calculs électoralistes et de recomposition politique « à gauche ».  Loin du  rôle qu’il doit jouer dans le combat de classe.

 

2) Priorité absolue aux élections européennes

 

Dans une courte partie consacrée au mouvement social, Patrice Bessac a mentionné les « grandes initiatives » des 22, 23 et 24 janvier, censées préparer la journée de mobilisation du 29 janvier, autour des 6 axes politiques annoncés nationalement.

Nous n’avons pratiquement pas eu de temps pour en discuter, à partir de nos expériences dans les entreprises et les quartiers : ce qui aurait dû être au centre du CD. Le parti ne peut pas se contenter d’être « aux côtés » de ceux qui luttent, de tenir des réunions de la « gauche », les élus de se montrer.

Quels axes de mobilisation précis, immédiats, quelles initiatives pour donner une perspective politique aux luttes ?

 

La priorité absolue du PCF 75 ne se situe pas là mais dans la préparation des élections européennes de juin, sujet qui a occupé plus de la moitié du rapport et des débats.

Prétendant appliquer des décisions du congrès (!), les dirigeants départementaux ont appelé à investir « toute notre énergie » dans la constitution d’un « front progressiste européen » au niveau local. Sans craindre le paradoxe, plusieurs d’entre eux ont affirmé que la décision arrêtée au CN du 24 octobre et qui sera précisée lors d’une nouvelle séance du CN, le 7 février, doit être suivie d’effet dans les plus brefs délais dans les sections sans quoi elle resterait un simple « accord de sommet ». La faute aux militants !

 

Au niveau fédéral, plusieurs initiatives « ambitieuses » sont déjà prévues pour forcer l’enthousiasme des communistes et de la population pour cette stratégie électorale :

- Une commission, présidée par Ian Brossat, est chargée de lancer rapidement la constitution des « fronts progressistes européens » à Paris sur la base d’un appel de « personnalités » : « 500 Parisiens pour changer l’Union européenne »

- Autour de la Saint Valentin (14 février) une « grande fête de l’Europe sociale » (banquet, bal, débat), avec un objectif de 500 couverts, est prévue

 

Force est de constater que les contours et les objectifs de ce « front progressiste européen » n’ont jamais été ni définis ni discutés. L’ambiguïté a été maintenue entre la constitution d’une alliance électorale et le lancement d’une dynamique plus générale de recomposition politique dont les Européennes ne seraient qu’une étape.

Néanmoins, les discours de certains dirigeants fédéraux (Patrice Bessac, Nicole Borvo, Ian Brossat) ont laissé transparaître une volonté claire de s’engager dans un processus de constitution d’une nouvelle force politique. Patrice Bessac a ainsi encouragé les membres du CD à « conforter les unitaires » à l’intérieur du congrès du NPA à travers un travail de popularisation de la stratégie pour les Européennes.

Devant l’inquiétude de beaucoup de camarades face aux manœuvres de récupération du PdG et de Jean-Luc Mélenchon, il a été répondu que la tête de liste en Île-de-France serait membre du PCF (les négociations sont déjà bouclées !).

Nous avons aussi été chaudement encouragés à nous montrer à la pointe de la campagne et des initiatives unitaires pour les Européennes. Il est donc apparu où se situait clairement la préoccupation principale des dirigeants fédéraux.

Le silence des participants concernant les luttes contrastait de manière frappante avec l’enthousiasme affiché pour la préparation des élections européennes.

 

Pour l’un, il s’agit, pas moins, de se lancer à la « conquête de l’Europe ». Pour une autre, il suffit de « mettre plus en valeur le travail que font nos élus ». Tout l’avenir du parti semble subordonné à l’élection européenne.

La tonalité générale du débat est restée politicienne et électoraliste. Certaines interventions faisaient penser à un retour aux beaux jours des « collectifs antilibéraux », lorsqu’il s’agissait de commenter sans fin les manœuvres d’appareil des uns et des autres.

 

Les élections européennes sont aussi le moyen de mettre en avant un projet clairement réformiste autour du mot d’ordre de la « construction de l’Europe sociale », assorti de « contenus ambitieux », refusant le « rejet stérile » de l’UE.

A l’intérieur même du parti, une grande campagne de formation sur l’UE a été proposée par plusieurs intervenants afin de rendre plus familier aux adhérents le fonctionnement des institutions européennes.

 

Tout est cohérent. La priorité donnée à une mobilisation électorale sur un projet clairement réformiste s’intègre dans la poursuite de la stratégie d’effacement du Parti : travailler à la constitution d’une nouvelle force « à gauche » sur des revendications toujours en recul tout en favorisant la démobilisation sur le front des luttes qu’aurait pu mener le parti.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 12:05

Un compte-rendu du 1er Conseil départemental du PCF-Hérault, par Aimé Cuquet (section de Béziers)

Le nouveau Conseil Départemental issu du dernier Congrès Départemental s'est tenu le 14 janvier 2009. La convocation portait à l'ordre du jour: «bilan du Congrès National, compte rendu du Conseil National (10.01.09) et initiatives politiques à prendre pour 2009 ». La section de Béziers avait trouvé étonnant qu'il n'y soit pas inscrit l'élection du collège exécutifet avait demandé par courriel son inscription à l'ordre du jour.

Dès l'ouverture de la séance, le secrétaire départemental, Jean-Louis Bousquet a rappelé la situation à ce sujet et a ouvert le débat. Les conseillers départementaux issus de la section de Béziers ont simplement demandé le respect de l'article 7.5 des statuts du Parti Communiste qui stipule: « Un comité exécutif départemental, un comité exécutif national sont élus par l'instance concernée sur la proposition de la ou du secrétaire. Afin d'élaborer collectivement ces propositions, le ou la secrétaire s'entoure d'une commission représentative du Conseil Départemental ou National, élue par ces instances ».

Le secrétaire départemental a estimé qu'il n'y avait pas besoin de réunir la commission prévue par les statuts et que le conseil départemental pouvait jouer ce rôle. Il a présenté une liste de 15 camarades sur laquelle aucun membre représentant notre texte alternatif ne figurait. Par contre Arnaud Carpier qui a été candidat au conseil national sur la liste de Marie-Pierre Vieu, métamorphose du Parti y était ainsi que Thierry Angles.

Dans la discussion qui a suivi, nous avons insisté sur la nécessité de la diversité pour mieux rassembler comme le recommande les statuts du Parti, en son article 7 : « Toutes les instances du Parti sont constituées à parité hommes/femmes. Elles doivent être représentatives de la diversité du Parti, de la société – notamment métissage, jeunesse, résidents étrangers. L'efficacité de ces instances repose sur la volonté de travailler ensemble dans la diversité des approches, des sensibilités. Dans toutes les instances du Parti, la rotation et la limitation du cumul des responsabilités sont organisées. En règle générale, l'exercice d'une même fonction exécutive est limité à 9 ans ». Des camarades d'autres sections ont également soutenu ces positions correspondant aux statuts. D'autres se sont étonnés de la présence Arnaud Carpier et de Thierry Angles sur cette liste. Une camarade a trouvé anormal le cumul de mandat de la part des principaux dirigeants notamment électif. Par contre, par exemple, François Liberti, et c'est déroutant, a déclaré «se foutre des statuts et qu'il faisait ce qu'il voulait...»!

Jean-Louis Bousquet s'est accroché à la présentation de sa liste, sans modification, et a précisé que s'il y avait une autre liste en présence, il n'était pas prévu dans les statuts de répartition à la proportionnelle! Quand ça l'arrange les statuts sont appliqués! Cela ne servait donc à rien de présenter une liste alternative compte tenu de la formation du conseil départemental. Nous pouvions compter sur les voix des huit conseillers de la section de Béziers. Le résultat du vote est allé au delà de nos espérances. Il avait lieu à bulletin secret.

Le conseil départemental est formé de 69 membres qui ont le droit de vote: 64 membres du CD et 5 membres de la commission de contrôle financier. Il y avait 53 présents. La liste présentée par Jean-Louis Bousquet a obtenu 33 voix. Ne l'ont pas adopté: 20 camarades, soit par bulletins nuls ou blancs. Le comité exécutif a été seulement élu par 47,8% des membres du conseil départemental; «Acta est fabula».

J'emprunte à Jean-Jacques Karman, en guise de conclusion, sa réflexion sur l'exécutif du Conseil National qui va comme un gant à l'exécutif départemental «Il est inquiétant que l'idée de la métamorphose du PCF ne soit pas morte pour certains membres de cet exécutif. Le monolithisme, enfanté hier par le stalinisme, est aujourd'hui le meilleur allié de l'immobilisme réformiste. Face à la crise du capitalisme, tout le monde reconnaît que Karl Marx avait raison. Alors utilisons le marxisme comme «boussole» pour renverser ce vieux monde pourri, y compris pour un meilleur fonctionnement du PCF».

Aimé COUQUET

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 14:47
Le maire PS, G. Catoire, divise la gauche et retire leurs délégations aux élus communistes

mercredi 22 octobre 2008

Après les élections municipales, le coup de poignard dans le dos… Gilles Catoire enlève arbitrairement leurs responsabilités aux élus communistes au sein du Conseil municipal

Annie Mendez, maire adjoint aux Droits des femmes, Christian Garnier, maire adjoint au Quartier Beaujon-Berges de Seine et à l’Insertion, Guy Schmaus, délégué aux Anciens Combattants et à la Mémoire historique de Clichy, viennent d’être destitués de leurs responsabilités par Gilles Catoire, et cela au mépris de l’accord conclu avant les élections municipales, accord qui n’a jamais obligé les élus communistes à voter tous les projets les yeux fermés.

Pourquoi ont-ils été destitués ?

Parce qu’ils ont voté contre le projet de Plan Local d’Urbanisme, lequel prévoit la construction de tours de grande hauteur à Clichy, mais dont seront exclues les familles modestes, et qui ne permettra donc pas le relogement des 4000 familles clichoises qui attendent depuis quinze et même vingt ans un logement décent.

4 coups de poignard dans le dos des Clichois !

1. Le plan de Gilles Catoire s’inscrit dans le projet du « Grand Paris » de Sarkozy et de la droite, qui veulent faire de notre agglomération une place de la haute finance et du logement de luxe, au détriment de la majorité des familles franciliennes.

2. Ce « Grand Paris » ajoutera du béton vertical (tours de grande hauteur) à du béton horizontal, dont les logements seront inaccessibles à la plupart des Clichois qui ne peuvent payer des loyers de 1 500 euros et plus

3. Dans ce plan, rien de concret n’est prévu au niveau des équipements collectifs et sociaux, ni du transport : le dédoublement de notre ligne 13 du métro reste flou et l’emploi demeure un voeu pieux.

4. Gilles Catoire divise la gauche au moment où la faillite financière du capitalisme appelle plus que jamais au rassemblement pour une politique de progrès social.

C’est pour toutes ces raisons que les élus communistes ont voté contre ce projet, nuisible aux Clichois et à notre ville.

Rien ni personne n’empêchera les communistes de continuer à être aux côtés des Clichois qui revendiquent le droit à de meilleurs salaires, à l’augmentation du pouvoir d’achat, à l’emploi, au logement social, aux écoles, au métro, à un environnement agréable dans la ville qu’ils aiment et où ils veulent continuer à vivre.

Les élus communistes et le Parti Communiste Français de Clichy

Clichy, le 21 octobre 2008

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 19:58

Intervention d'Aimé Couquet au conseil départemental du PCF 34 mercredi 19 mars 2008.

 

Je ne peux pas faire l'analyse de la campagne et des résultats héraultais des élections municipales et cantonales sans aborder trois points :

  • 1- La stratégie de la fédération de l'hérault du Parti Socialiste.
  • 2- Son incidence sur la vie politique à Béziers.
  • 3- Les résultats électoraux.


Concernant la stratégie du PS, il y a trois villes dans l'hérault, Montpellier, Sète et Béziers qui représentent à peu près la moitié de la population du département:

MONTPELLIER : Pour le PS, et d'autres, la ville est devenue le lieu de l'expérimentation d'une nouvelle alliance avec une partie de la droite, le MODEM. Doit-on accepter cette alliance contre nature ?

SÉTE: Le PS a décidé, ce n'était pas un secret, de faire battre François Liberti, non pas François pour lui-même, mais comme le disent les responsables socialistes parce qu'il représente une vision dépassée (archaïque) de la vie politique ! Le PS avait fait un galop d'essai lors des dernières législatives. Il a confirmé pour les municipales. Je n'entre pas dans les détails.

BÉZIERS: Les dirigeants socialistes ont décidé de pratiquer la liquidation de ce qui reste de militants lucides résistant à la politique du renoncement qu'on voudrait leur imposer. Voici quelques faits marquants. Il y en a certainement d'autres.

Revenons en arrière, en 2003, publiquement (il existe des témoins ainsi qu'uncompte rendu dans l'Hérault du Jour) G. Frêche et Robert Navarro, lors de la fête de la rose à Portiragnes-Plage, ont sommé JL Bousquet, secrétaire départemental du PCF, je cite "de mettre de l'ordre dans la section de Béziers du Parti Communiste Français". Il n'y a pas eu de réaction à cette ukaze de la part de l'intéressé. Par contre nous avons constaté ce qui va suivre. Quelques temps après, le secrétaire départemental du PCF a organisé la dissidence dans la section de Béziers, avec une petite minorité de communistes, en constituant une section illégale et contraire à nos statuts. L'affaire est toujours pendante devant la commission des conflits du Parti.
Avec le recul, nous avons compris les raisons de cette création. Il s'agissait bien de faire avaliser son placement sur la liste socialiste de Duplaa, dès le 1° tour des élections municipales et être candidat sur le 2° canton de Béziers contre le candidat qui avait déjà été désigné par la section de Béziers à l'unanimité.

Pendant ce temps, les sections socialistes biterroises s'entredéchiraient au cours de la désignation de leur tête de liste aux municipales (voir déclaration de JM Duplaa dans le Midi-Libre du 19.03.08). Ce dernier, avant son intronisation par les socialistes, négociait tout de même avec JL Bousquet, dans le dos de tout le monde. Toutefois c'est la fédération socialiste qui est aux manettes.
Rappelons-nous qu'en septembre 2007, six mois avant les élections municipales, au cours d'une élection partielle, les socialistes ont préféré faire élire Raymond Couderc sénateur, à la place de leur candidate, une biterroise.
Rappelons-nous que la FD du PS a validé la candidature de Claude Zemmour dans le 2° canton de Béziers pour remplacer la sortante Eliane Bauduin. Résultat, certains socialiste biterrois se sont chargés de la faire battre. Alors, qui veut nous donner des leçons ?

La section de Béziers a choisi démocratiquement, tant aux municipales qu'aux cantonales, la clarté et le respect de leur engagements de militants révolutionnaires. Nos candidats dans les 1° et 2° cantons n'ont pas caché le drapeau de leur Parti et leurs options : communiste, anticapitaliste et rassembleur. Les résultats sont appréciables.
Pour les élections municipales, les communistes biterrois ont choisi de présenter une liste Béziers : Liste Unitaire, Communiste, 100% à Gauche et Solidaire avec la participation de la LCR. Ce qui a fait écrire à un plumitif de l'Hérault du Jour "Les troskystes ont pris en otage la section de Béziers". Mon dieu ! Ils étaient 9 sur une liste municipale qui comptait 49 personnes. Et encore, il y en avait que 4 encartés à la LCR. Sur cette base claire, tournée vers l'avenir, dans des conditions très difficiles nous avons rassemblé l'électorat communiste qui nous est commun. C'est bon pour l'avenir. Même si Couderc a été réélu dès le premier tour, et nous le déplorons, je viens de démontrer que le PS et ceux qui ont joué avec lui, en portent, une fois de plus l'entière responsabilité. Notre résultat est un encouragement à continuer le rassemblement sur des positions anticapitalistes. Au sein du conseil municipal, je suis le porte voix de tous ceux qui souffrent de la mal vie imposée par le système capitaliste.

Pour terminer, je vais prendre la conclusion de mon intervention lors de l'avant dernière conférence fédérale des 21 et 22 mars 2003. A mon avis elle n'a pris aucune ride. "Ce qui est moderne, c'est de bâtir une visée communiste. Ce qui n'est pas archaïque, c'est de bâtir un parti qui commence a répondre aux questions qui hantent bien des têtes. Faut-il se résigner à un système social qui nourrit les licenciements, exclusions, misère, famine et guerres mondialisées ? Ou bien, faut-il voir qu'il est possible de se rassembler pour bâtir un autre monde mettant au service de l'humanité les immenses possibilités de vivre heureux, de vivre en paix, de décider de son sort, possibilité que luidonne les immenses progrès. En jouant un rôle dans ce combat, le Parti Communiste ne se repliera pas sur le passé, même riche, mais ira au de vant des forces qui appellent le changement, notamment les jeunes".

Aimé COUQUET.

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 20:18
lucien-deveney.jpgCOMMUNIQUE
de la section communiste de Pantin


Nous souhaitons un bon rétablissement à notre camarade Lucien DEVENEY agressé par des colleurs d’affiches des listes de Bertrand KERN et Claude BARTOLONE.

Après avoir collé jusqu’à minuit, heure à laquelle la campagne électorale se terminait, les colleurs d’affiches de la liste de Jean-Pierre HENRY, décident de faire le tour des panneaux d’affichage.

C’est alors que trois de nos camarades se retrouvent confrontés à l’équipe des listes de Messieurs KERN et BARTOLONE, en véhicule, qui arrachait les affiches collées sur les panneaux d’affichage. Nos camarades ont voulu discuter pour leur faire comprendre que ce n’était pas une pratique démocratique, mais immédiatement, le chauffeur – qui est aussi gardien logé aux COURTILLIERES et responsable "syndical" à l’OPHLM – a sorti une bombe aérosol lacrymogène pour gazer Joël AMBROISE et Romain ATTMAN. Dans les trente secondes qui ont suivi, Lucien DEVENEY, militant de gauche, élu CGT travaillant à la Mairie depuis 35 ans, voyant ses camarades blessés par les gaz lacrymogènes, est accouru. Aussitôt, le passager du véhicule des décolleurs d’affiches a frappé notre camarade sur la tête avec un objet contondant.

Les pompiers ont emmené Lucien en urgence à l’hôpital, avec une blessure importante au niveau de la tête : une plaie béante de 6 cm de longueur sur 3 cm de largeur ayant entraîné 6 points de suture et des jours d’ITT.

Les trois camarades ont porté plainte. Le chauffeur décolleur et agresseur est allé au Commissariat où il a raconté une version mensongère des faits.
Nous ne pouvons accepter cette pratique fascisante. Messieurs KERN et BARTOLONE n’ont même pas daigné prendre des nouvelles des victimes.

Nous tenions à vous informer de cette agression, toujours inquiets quant à l’état de santé de Lucien qui depuis, a fait plusieurs malaises et reste perturbé par cette attaque violente.

Nous souhaitons que toute la transparence soit faite, que Messieurs KERN et BARTOLONE prennent leurs responsabilités en condamnant de tels actes au lieu de colporter des mensonges pour couvrir leurs colleurs d’affiches.

La Justice est saisie, nous souhaitons que les agresseurs soient condamnés.

Le droit à l’expression, la diversité, la démocratie ne seraient-ils plus autorisés à PANTIN ?
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