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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 19:29

Ingrid Betancourt libre : maintenant accélérer la recherche de la paix


déclaration de Jaime Caycedo, Secrétaire Général du Parti Communiste Colombien
traduction  A.C  pour vive le pcf

 

http://www.pacocol.org/


Ingrid Betancourt, trois prisonniers de guerre états-uniens et onze fonctionnaires de l’Armée ont été libérés cet après-midi après une opération militaire, qui s’est déroulé sans effusion de sang, dans une zone limitrophe des départements colombiens de Vaupés et Guaviare.


Ont été libérés, outre l’ex-candidate à la présidentielle, les personnes suivantes :

Thomas Howes, Keith Stansell et Marc Gonsalves, entrepreneurs états-uniens travaillant pour le Pentagone, capturés le 13 mars 2003, surpris en pleine opération d’espionnage dans le cadre du Plan Colombia. Les autres prisonniers sont Juan Carlos Bermeo et Raimundo Malagón, lieutenants de l’Armée Colombienne; Erasmo Romero, José Ricardo Marulanda, sergents dans l’Armée; William Pérez, José Miguel Arteaga et Armando Flórez, caporaux dans l’Armée. Vaney Rodríguez, lieutenant de Police. Jairo Durán, et Julio Buitrago, brigadiers de Police. Armando Castellanos, sous-intendant de Police.


Le gouvernement colombien a présenté cette opération comme un triomphe militaire de sa politique de guerre anti-insurrectionnelle. Effectivement, l’opération impliquait des actions de renseignement et d’infiltration qui ont permis, grâce à la ruse, de tromper les gardiens des otages. De juteuses récompenses pour pousser à la désertion à l’intérieur de la guérilla même étaient relayées en permanence par les médias et par des bombardements de propagande dans la zone de conflit. Ils ne tiraient aucune honte à intercepter des communications grâce aux satellites du SOUTHCOM des Etats-Unis [Commandement Sud]. L’opération de sauvetage coïncide avec le moment où le candidat de Bush pour sa succession à la présidence termine sa visite en Colombie.


Il faut se souvenir que les gouvernements Français et Suisses ont envoyé, depuis quelque jours, des contacts sur place destinés à libérer certains de ces prisonniers. Les mouvements des prisonniers, qui viennent de trois groupes différents dispersés dans la jungle, indiquent qu’effectivement, ils étaient en train d’être réunis, peut-être dans le cadre de promesses de libération.


Pour Uribe ce succès représente un soulagement au milieu de la crise politique déclenchée par les procès qu’a lancé la Cour Suprême contre des parlementaires proches du gouvernement et contre l’ex-députée Yidis Medina, condamnée pour des actes avoués de corruption, qui ont été déterminants pour Alvaro Uribe qui a ainsi obtenu la majorité des votes pour sa réélection en 2006. Uribe a proposé de convoquer un réferendum pour renforcer sa légitimité. Dans le même temps, on sait que son objectif est une nouvelle réforme constitutionnelle qui lui permettra d’être réélu en 2010.


La joie naturelle après le succès rencontré ne doit pas faire oublier que de nombreux autres otages restent détenus. Il est clair qu’il s’agit d’un revers mais pas d’une déroute des FARC. Le succès rencontré par les forces gouvernementales ne discrédite pas la nécessité d’un accord humanitaire, qui peut être un pas important vers la recherche d’une sortie politique négociée à cette guerre civile colombienne prolongée. Dans ce sens il faut que la pression nationale et internationale s’accentue pour rechercher une paix démocratique, qui allie justice et sociale et souveraineté.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 16:09

Fidel Castro n’est pas dupe des arrière-pensées de l’Union européenne !

Les ETATS-UNIS, L’EUROPE ET LES DROITS DE L’HOMME.


Réflexion du camarade Fidel Castro, 20 juin 2008

La manière discréditée de suspendre les sanctions contre Cuba que l’Union Européenne vient d’adopter le 19 juin a été commentée par 16 bureaux internationaux de presse. Elle n’a absolument aucune conséquence
économique pour notre pays. Au contraire, les lois extraterritoriales des Etats-Unis et son blocus économique et financier continuent d’être pleinement en vigueur.

A mon âge et dans mon état de santé, on ne sait combien de temps on va vivre mais dès maintenant, je veux exprimer mon mépris pour l’énorme hypocrisie que contient une telle décision. Cela devient encore plus évident quand cela coïncide avec la mesure européenne brutale d’expulser les immigrants en situation irrégulière venant des pays latino-américains dont la population est majoritairement d’origine européenne. Les émigrants sont, en outre, le résultat de l’exploitation coloniale, semi-coloniale et capitaliste. Au nom des droits de l’homme, ils exigent de Cuba l’impunité pour ceux qui prétendent livrer pieds et poings liés la patrie et le peuple à l’impérialisme.

 

Même les autorités du Mexique doivent reconnaître que la mafia de Miami au service du gouvernement des Etats-Unis lui a arraché par la force - ou acheté - un important contingent d’agents migratoires de ce pays, des dizaines d’immigrants illégaux arrêtés à Quintana Roo et, parmi eux, des enfants innocents transportés de force sur des mers dangereuses et même des mères contraintes à émigrer. Les trafiquants de personnes comme les trafiquants de drogue qui disposent selon leurs caprices du plus grand marché du monde et du plus convoité ont mis en danger l’autorité et la morale dont chaque gouvernement a besoin pour diriger l’Etat, répandant le sang latino-américain de toute part sans parler de ceux qui meurent pour avoir voulu émigrer en traversant ce mur frontalier humiliant sur ce qui fut le territoire du Mexique.

La crise alimentaire et énergétique, les changements climatiques et l’inflation harcèlent les nations, l’impuissance politique règne, l’ignorance et les illusions tendent à se généraliser. Aucun gouvernement, et moins encore ceux de la République Tchèque et de la Suède qui rechignaient contre la décision européenne, ne pourrait répondre de façon cohérente aux interrogations qui sont sur le tapis.

Tandis que, à Cuba, les mercenaires et ceux qui bradent la patrie au service de l’empire s’arrachent les cheveux et déclirent leurs vêtements pour défendre les droits à la traîtrise et à l’impunité. J’ai beaucoup de choses à dire mais pour aujourd’hui, ça suffit. Je ne veux pas ennuyer mais je vis et je pense.

Je divulguerai cette réflexion seulement par internet ce vendredi 20 juin 2008.

(traduction Gaston Lopez, amendée – Cuba Si Provence)

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 15:08
     Ce premier mai, Evo Morales a annoncé une série de nationalisations qui marquent un point de non-retour dans sa politique de construction du socialisme en Bolivie.

    Le 21 avril dernier, à l’ONU, il avait confirmé sa volonté d’ « en finir avec le système capitaliste », responsable selon lui de la dégradation de l’environnement, de l’accroissement des inégalités et des guerres impérialistes. Ce premier mai, il a démontré une nouvelle fois qu’il savait mettre ses actes en accord avec ses discours.

     Il a poursuivi la renationalisation des hydrocarbures – quatre filliales appartenant à des multinationales telles que Repsol, Shell ou BP ont été nationalisées – et a « remis entre les mains du peuple bolivien » l’entreprise nationale de Telecommunications (ENTEL), détenue par une multinationale italienne. Certes, ce n’est pas une première, déjà le premier mai 2006, il avait entamé le processus de nationalisation des hydrocarbures, en forçant les multinationales à signer des contrats avantageux pour l’Etat et le peuple bolivien. Ces nouvelles nationalisations montrent que le soutien mais aussi la pression du peuple bolivien poussent toujours plus Morales et son gouvernement vers la socialisation de l’économie.
     La bourgeoisie bolivienne, appuyée par l’impérialisme américain, a compris le danger et livre toutes ses forces dans la bataille pour renverser Morales. L’oligarchie compte sur le soutien des quatre provinces les plus riches, dont celle de Santa Cruz, qui concentrent les gisements d’hydrocarbures. Porte-drapeau de l’autonomie, l’oligarchie ne cache plus désormais ses vélléités sécessionnistes. Pour arracher des mains du peuple bolivien les richesses de sa terre, elle est prête à remettre en cause l’indépedance et l’unité de la Bolivie, chèrement conquise au colonisateur espagnol.
     
      Les oligarques de la région de Santa Cruz qui tiennent les pouvoirs locaux, soutenus financièrement par le gouvernement états-unien, organisent ce dimanche un référendum local, illégal et anticonstitutionnel, sur l’autonomie de la province. C’est une véritable déclaration de guerre lancée au gouvernement bolivien ; ennemie de la lutte de classes en théorie, la bourgeoisie sait la pratiquer, en transformant une guerre civile larvée en guerre civile affichée. L’histoire se répète en Amérique Latine. Face à une construction pacifique, démocratique et légale du socialisme, la bourgeoisie, qui a déjà trahi les intérêts du peuple et de la nation boliviennes, est prête désormais à lancer le pays dans une guerre civile fratricide.

 
     Fidel Castro a parlé fort justement, dans sa lettre du 1er mai, d’une « épreuve du feu » pour le peuple bolivien et plus largement pour les peuples latino-américains. La bourgeoisie sait qu’elle ne peut plus laisser faire et que la construction du socialisme en Bolivie serait un espoir pour tous les peuples dominés par l’impérialisme. Morales doit désormais passer une nouvelle étape dans la construction du socialisme en Bolivie, y compris en dépassant un strict légalisme, que la bourgeoisie a d’ores et déjà jeté par dessus-bord. Dans cette tâche, il a le soutien de son peuple, celui des Etats anti-impérialistes latino-américains, et celui de tous les sympathisants du socialisme à travers le monde (cf appel d’intellectuels).



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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 20:04

Retrait de Fidel Castro : le moment pour les communistes de renforcer la solidarité politique avec Cuba !

Fidel-Castro-ONU.jpgFidel Castro a fait connaître le 18 février dernier qu’il ne sera pas candidat pour un nouveau mandat à la présidence du Conseil d’Etat, pour raison de santé.  

 
 

Communistes français, nous ne pouvons, à cette occasion, que saluer le rôle politique majeur joué par Fidel Castro dans la Révolution cubaine et sa défense, mais aussi dans toute l’Amérique latine et au-delà, pour la lutte des peuples pour leur émancipation de la domination impérialiste.

 Fidel Castro s’est engagé à continuer de toutes ses forces ce combat. Nous nous en réjouissons et lui souhaitons de recouvrer la santé. Malgré la maladie, ces derniers mois, il a été le premier à alerter le monde sur le danger alimentaire que fait peser le développement des bio-carburants, comme il a contribué à donner l’impulsion à l’essor d’un commerce international basé sur le développement mutuel face à la loi de l’OMC. 

Qu’on le veuille ou non, que Fidel Castro l’ait voulu ou non, il a été, comme dirigeant et comme symbole politiques, un rempart déterminant face à l’entreprise renforcée de déstabilisation de son pays pilotée par les Etats-Unis depuis le début des années 1990. 

En bonne partie grâce à son action, le peuple cubain a su résister à l’isolement du pays. L’essentiel des acquis de la révolution a pu être préservé, malgré les difficultés économiques subies à cause du blocus US.  

Cette bataille courageuse a eu un prix. Le gouvernement cubain n’avait pas le choix. La « période spéciale », notamment l’ouverture du pays au tourisme international de masse, ont créé des déséquilibres économiques et sociaux. 

Les forces réactionnaires revanchardes, les gouvernements impérialistes derrière les Etats-Unis tentent de les exploiter. Tous les scénarios sont bons pour renverser le socialisme cubain. Les USA n’ont jamais renoncé à l’hypothèse de l’action armée et poursuivent littéralement une politique de harcèlement et de terreur contre Cuba dans la suite des innombrables tentatives d’assassinat de Fidel Castro, fomentées par la CIA. 

Un autre processus est de plus en plus avancé : forcer Cuba, sous la pression économique et politique internationale, à une « mutation » capitaliste, à des contre-réformes restaurant peu à peu la domination des multinationales. 

Cependant, la montée d’une logique d’échanges et de coopérations avec des Etats non impérialistes, notamment avec les gouvernement progressistes du Venezuela et de Bolivie, est en train d’offrir à la révolution Cubaine une tout autre perspective économique et politique.  Un large débat démocratique est organisé à Cuba pour envisager, dans ces nouvelles conditions, l’avenir du pays.

L’annonce du retrait de Fidel Castro était prévisible, comme était également prévisible le déferlement mondial de propagande visant à utiliser cette opportunité pour tenter à nouveau de déstabiliser Cuba. Aux diatribes de Bush font échos les appels à la transition capitaliste, au nom, une nouvelle fois, galvaudé de la « démocratie ». Les gouvernants et media français ne sont pas en reste, notamment le premier ministre Fillon et, nous le notons une fois de plus, les journaux prétendument de « gauche » (voire « d’extrême-gauche »).

Visiblement, cette campagne n’opère pas à Cuba – les mêmes media sont obligés de le reconnaître.

 

A l’opposé, des gouvernants, des forces politiques progressistes, partout dans le monde manifestent leur soutien à Cuba dans ce moment sensible. C’est notamment le cas de nombreux dirigeants sud-américains qui savent ce que leurs peuples doivent à la Révolution cubaine et à Fidel Castro.

 

 

Les communistes français ont toujours été des amis de la Révolution cubaine, des camarades des communistes cubains. Membres du Conseil national du PCF, nous appelons plus que jamais en ce moment les communistes à manifester leur solidarité avec Cuba, à

 

  • - contrecarrer la propagande anti-cubaine en France 
  • - dénoncer les ingérences extérieures dans les affaires politiques cubaines
  • - relayer les campagnes pour la libération des 5 patriotes cubains emprisonnés arbitrairement dans les geôles US, pour la fermeture du camp de prisonniers US de Guantanamo et la restitution de cette enclave coloniale à Cuba.
  • - exiger plus que jamais une intervention de la France pour la levée de l’embargo US, des sanctions de l’UE, pour le développement de la coopération entre la France et Cuba

 

Stéphane AURIOL, Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, membres du CN du PCF
 

PS : Nous sommes en total désaccord avec la position exprimée par Francis Wurtz, au nom du groupe GUE/NVL au Parlement européen. Nous craignons qu’elle concoure à l’entreprise de déstabilisation de Cuba. Francis Wurtz se réjouit du départ de Fidel Castro qu’il salue comme ouvrant les « conditions » de changements structurels à Cuba qu’il semble appeler de ses vœux et une « occasion » pour la normalisation des relations entre l’UE et Cuba.

Nos camarades du Parti communiste grec, KKE, nous ont avertis que cette position avait été prise sans consultation des membres du groupe.
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 16:32

La Bolivie connaît une véritable révolution démocratique et culturelle depuis l’élection d’Evo Morales, suivant l’exemple du Venezuela de Hugo Chavez.

Les classes possédantes et l’impérialisme américain ne l’admettent pas et usent de tous les moyens pour la combattre. Ces derniers jours, les dirigeants de quatre régions « riches » du pays, appartenant aux forces politiques traditionnellement dominantes, ont lancé un projet sécessionniste d’autonomie. Ils refusent la nouvelle constitution élaborée par l’Assemblée constituante que Morales veut soumettre au vote populaire par deux référendums. La Constitution projetée remet, entre autres, en cause le maintien des immenses domaines agricoles issues de la colonisation, ce qui est évidemment insupportable aux grands propriétaires.

Cette nouvelle entreprise de déstabilisation est directement appuyée par le gouvernement des Etats-Unis. Elle n’a pas suscité pas pour l’instant de réprobation des autorités françaises. 52 partis communistes, ouvriers et progressistes ont lancé un appel de solidarité avec le peuple bolivien et son gouvernement. Nous le reproduisons ci-dessous (traduction par nos soins PCF Paris 15) en nous étonnant de l’absence pour le moment du PCF de la liste des signataires.

 

 

 

Appel de Solidarité avec le peuple, le gouvernement, les forces communistes et progressistes de Bolivie

Le processus démocratique en Bolivie est confronté à un moment critique de son histoire.

 

Les forces réactionnaires, l’oligarchie, le gouvernement des Etats-Unis et certaines puissances européennes montent une campagne de grande envergure visant à inverser le processus progressiste dans ce pays d’Amérique Latine.

 

L’objectif de ces forces est de faire obstruction aux changements lancés par l’Assemblée constituante dans la perspective d’une Constitution démocratique répondant aux demandes du peuple.

 

Ces forces rétrogrades, battues en octobres 2003 et aux élections de 2005, essaient à nouveau de réorganiser leurs rangs, de bloquer tout changement et de saper le travail du président Evo Morales.

 

Tous les moyens leur sont bons pour arriver à leurs fins, y compris le recours à des groupes armés.

 

Les principales forces progressistes du pays, les mouvements sociaux ont gagné à une large majorité les élections, après des batailles héroïques aux côtés du Mouvement vers le socialisme (MAS) présidé par Evo Morales. Ces forces s’emploient maintenant à transformer cette victoire de façon à répondre toujours mieux aux revendications des travailleurs.

 

Signataires de cet appel, nous dénonçons vigoureusement le soutien apporté par le gouvernement des Etats-Unis comme son implication directe dans des actions subversives en Bolivie.

Nous dénonçons également l’absence scandaleuse de réaction en face de ces agissements inadmissibles de la part d’autres Etats impérialistes et des organisations internationales.

 

Il est urgent de condamner sans équivoque ces forces réactionnaires, de les isoler et de les mettre en échec aussi bien au plan national qu’international.

 

Nous nous rangeons du côté du peuple bolivien et apportons notre soutien total aux grandes mobilisations contre les projets de coup d’Etat.

 

Nous soutenons l’alliance entre le peuple et le gouvernement de Bolivie contre les manœuvres de l’oligarchie des classes possédantes.

 

Nous assurons de notre entière solidarité le peuple bolivien, le gouvernement du président Evo Morales, le parti communiste de Bolivie, le MAS ainsi que toutes les autres organisations progressistes et anti-impérialistes dans leur lutte pour défendre les acquis du processus progressiste et pour approfondir les changements. 

 

Nous appelons au développement, par tous les moyens, d’un large mouvement de solidarité avec les forces anti-impérialistes et le peuple de Bolivie.

 

Appel signé par 52 partis communistes, ouvriers et progressistes le 15 décembre 2007 dont les PC de Grèce, du Portugal, d’Allemagne (DKP), de République tchèque (KSCM), d’Italie (PDCI), du Venezuela…   

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 09:09

Compte-rendu de la conférence de presse du secrétaire général du PCV, le 3 décembre, paru dans « Tribuna Popular ». (Traduction : PCF Paris 15).

 

Nous avons perdu une bataille contre l’impérialisme, pas la guerre.

 

« On apprend plus d’une défaite que des victoires. »

 

Caracas, 3 décembre. Tribuna Popular. Oscar Figuera paraphrase Le Che : « on apprend plus des défaites que des victoires ». Le secrétaire général du Parti communiste vénézuélien a repris cette expression à l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire faisant une première analyse des résultats du référendum de dimanche sur la réforme constitutionnelle proposée par le Président de la République, Hugo Chavez.

 

Figueira a estimé que les résultats et les événements que vient de vivre le peuple vénézuélien sont riches d’enseignements pour le renforcement du processus révolutionnaire. Il a expliqué que « ce que nous avons vécu hier constitue un nouvel épisode de la lutte des classes, de l’intense bataille idéologique qui se joue dans notre pays pour sa transformation, l’avancée de la révolution et l’intérêt de notre peuple ». Il a ajouté : « une bataille a été perdue mais non la guerre contre l’impérialisme ».

 

Le PCV souligne que cette période électorale est la démonstration claire de l’affrontement entre les conceptions différentes du pays qui traversent la société vénézuélienne. « C’est ce qui était en jeu hier ».

 

D’un côté, l’oligarchie nationale s’est livrée à la manipulation, au mensonge, usant des media de masse à sa disposition dans l’objectif de maintenir son régime d’exploitation capitaliste. « Dans une offensive sans pitié, qui a ressorti les vieilles peurs ancestrales, les préjugés historiques » a insisté le dirigeant politique.

 

Il a ajouté : «  une proposition visant à approfondir la démocratie, à impliquer encore davantage le peuple à la transformation de l’Etat, porteuse d’une nouvelle organisation du territoire, destinée à élever la qualité de vie de la population s’est trouvée confrontée à toute une campagne sur la prétendue menace sur la propriété, sur la famille et sur la religion, trois valeurs ancestrales de la société capitalistes ».

 

Un sujet de satisfaction pour le Parti communiste vénézuélien réside dans le fait que la moitié des votants d’hier se sont prononcés pour l’avancée du socialisme avec une profonde conscience des choses. « Malgré le résultat du référendum, nous avons fait un saut qualitatif énorme dans la conscience populaire. Il ne faut pas sous-estimer que plus de 4 millions de Vénézuéliens et de Vénézuéliennes ont opté pour le socialisme, malgré la campagne médiatique infernale » a déclaré Oscar Figueira. Ce niveau de conscience collective n’existait pas, il y a 8 ans, a-t-il rappelé.

 

Les 3 millions d’abstentionnistes supplémentaires par rapport à 2006 [élection présidentielle] « font toujours confiance à Chavez » analyse le PCV. Car ils n’ont pas voté contre lui mais « n’ont pas été convaincus par la réforme constitutionnelle et ont été neutralisés par la peur ».

 

Le PCV, dans le cadre d’une première réflexion, tire plusieurs enseignements du vote : l’approfondissement de la bataille idéologique doit être dirigé afin de briser les peurs historiques. « Nous communistes, nous nous y efforçons », a-t-il dit ajoutant : « nous devons balayer les slogans primaires et porter la bataille idéologique au cœur de notre peuple ».

 

Autre enseignement pour les communistes vénézuéliens : « dans tout processus révolutionnaire, l’existence d’un instrument politique révolutionnaire et d’une direction collective unifiée pour conduire la révolution est nécessaire et irremplaçable. » Le PCV va continuer à travailler dans ce sens. « L’histoire montre en effet que face à l’armée des classes dominantes, la construction de l’instrument politique de la révolution est nécessaire et indispensable » a insisté son secrétaire général, Oscar Figueira.

 

Troisième enseignement de l’événement électoral : l’opposition a fini par reconnaître et entériner la constitution de la République bolivarienne du Venezuela. « C’est un progrès, après qu’ils l’ont combattue en 1999 et dans les années suivantes. L’opposition doit maintenant reconnaître que cette constitution est la plus progressiste du monde ».

 

Mais le PCV met en garde : cet argument défensif ne doit pas se retourner en prétexte pour nier les avancées et l’approfondissement que contient la réforme. A la suite des propos de Baduel [ex-ministre de Chavez qui a appelé à voter pour le non], on parle de nouvelle assemblée constituante. « Nous restons perplexes devant ceux qui ont défendu la constitution de 1999, qui l’ont acceptée comme projet pour le pays mais qui maintenant ne la servent pas ». Et le secrétaire général d’avertir : « il apparaît que certains tentent de lancer le mot d’ordre d’entretenir un climat de déstabilisation ».   

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 23:08

Lettre d’adieu du Che à Fidel Castro-1965

LA HAVANE

Fidel,

Je me souviens en ce moment de tant de choses : du jour où j'ai fait ta connaissance chez Maria Antonia, où tu m'as proposé de venir et de toute la tension qui entourait les préparatifs. Un jour, on nous demanda qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de la mort nous frappa tous profondément. Par la suite, nous avons appris que cela était vrai et que dans une révolution il faut vaincre ou mourir (si elle est véritable). De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire.

Aujourd'hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous somme plus mûrs ; mais les faits se répètent. J'ai l'impression d'avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien.

Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti, de mon poste de ministre, je renonce à mon grade de commandant et à ma nationalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd'hui à Cuba en dehors de liens d'une autre nature qu'on n'annule pas comme des titres ou des grades.

En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d'honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire. Si j'ai commis une faute de quelque gravité, c'est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestria et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant d'hommes et de révolutionnaire.

J'ai vécu des jours magnifiques et j'ai éprouvé à tes côtés la fierté d'appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d'Etat fut aussi brillant dans de telles circonstances, et je me félicite aussi de t'avoir suivi sans hésiter, d'avoir partagé ta façon de penser, de voir et d'apprécier les dangers et les principes.

D'autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t'est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l'heure est venue de nous séparer.

Je veux que tu saches que je le fais avec un mélange de joie et de douleur; je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j'aime...et je laisse un peuple qui m'a adopté comme un fils. J'en éprouve un déchirement. Sur les nouveaux champs de bataille je porterai en moi la foi que tu m'as inculquée, l'esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d'accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l'impérialisme où qu'il soit ; ceci me réconforte et guérit les plus profondes blessures.

Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute responsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d'autres cieux, survient pour moi l'heure décisive, ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple ; j'essaierai d'y rester fidèle jusqu'au bout de mes actes. J'ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le reste encore. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d'être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et je ne le regrette pas ; au contraire, je suis heureux qu'il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l'Etat leur donnera ce qu'il faut pour vivre et s'instruire.

J'aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c'est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais, et ce n'est pas la peine de noircir du papier en vain.

Jusqu'à la victoire, toujours.  La Patrie ou la Mort !

Je t'embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire

ERNESTO CHE GUEVARA

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 23:13
Contrecarrons la nouvelle campagne anti-vénézuélienne menée dans les media et depuis le Parlement européen!

 

Les progrès de la justice sociale et l’approfondissement de la démocratie au Venezuela sont décidément insupportables aux media français dominants. Télévisions et journaux, avec une nouvelle fois le quotidien Le Monde en pointe, se déchaînent depuis quelques semaines contre Hugo Chavez et le peuple qui l’a élu, avec toujours l’appui de l’officine financée par la CIA dénommée « Reporters sans frontières ». Ils le font cette fois-ci avec d’autant plus de hargne que, propriétés et relais des trusts Bouygues, Lagardère ou Berlusconi, ils peuvent se sentir directement concernés par la mesure qu’ils reprochent au gouvernement vénézuélien. Ce dernier a décidé en effet de ne pas prolonger la concession du canal hertzien national accordée pour 20 ans en mai 1987 à la chaîne privée « Radio Caracas Television – RCTV » du milliardaire, magnat des media vénézuéliens, Marcel Garnier. Ce n’est que mensonge de parler d’interdiction de RCTV, qui pourra d’ailleurs continuer à être diffusée sur le câble. Il arrive à RCTV la même chose qu’à la chaîne TV6 en 1987 à laquelle le CNCL (ancêtre du CSA) avait retiré la concession au profit de M6. Avait-on accusé le gouvernement Chirac d’alors d’atteinte à la liberté d’expression ? Les raisons ne manquent pas de ne pas renouveler sa licence à RCTV. Le problème n’est même pas qu’elle déverse des programmes débilitants à longueur de journée. RCTV, chaîne des classes possédantes, ne s’est pas contentée d’exprimer une opposition systématique et souvent diffamatoire au président démocratiquement élu, elle a soutenu à l’antenne le coup d’Etat de 2002 contre Chavez puis le sabotage de la production pétrolière en 2003. Tout démocrate ne peut que se féliciter de l’ouverture de la chaîne pluraliste TVES sur le même canal. Ajoutons enfin que le Tribunal supérieur de justice du Venezuela, saisi d’un recours par RCTV, a confirmé la légalité de la mesure gouvernementale.

A son tour le 25 mai, le Parlement européen s’est arrogé le droit de s’immiscer dans les affaires d’un pays extérieur. Il a adopté sous procédure d’urgence une résolution condamnant les autorités vénézuéliennes. Par 43 voix contre 22 (sur 785 députés !!). Cette tentative de déstabilisation d’un gouvernement démocratiquement élu finit de discréditer cette instance. Elle montre une nouvelle fois la nature de la politique étrangère que l’UE voudrait se donner la possibilité de mener à la place des nations européennes, sans être responsable devant les peuples : l’alignement sur les exigences des multinationales et sur l’impérialisme américain. A ce titre on ne peut qu’être préoccupé par la tentative, reprise hier, 28 mai, à l’unisson par MM. Sarkozy et Prodi de remettre en selle l’idée d’un ministre européen des affaires étrangères et d’une politique extérieure intégrée dans le cadre d’une resucée de la « constitution » européenne repoussée par le peuple français le 29 mai 2005.

Dans l’immédiat, nous nous associons à toutes les initiatives de solidarité avec la République bolivarienne du Venezuela et assurons l’ambassade en France de notre soutien actif.  

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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 23:16

Pour la première fois dans l’Histoire, un ministre communiste en Amérique du sud.

L’influence du Parti communiste vénézuélien, fondé en 1931 et riche d’une longue tradition de luttes, ne cesse de monter dans la « Révolution  bolivarienne ». Aux élections de décembre, il a multiplié par 7 son résultat quittant la marginalité électorale avec 3,5% et devenant la 3ème formation politique en voix à Caracas. La toute récente nomination de Diego Velasquez au gouvernement traduit la reconnaissance de ce rôle croissant. C’est la première fois dans toute l’Histoire qu’un communiste devient ministre d’un gouvernement sud-américain. Diego Velasquez est connu de certains jeunes communistes français pour avoir dirigé l’organisation du dernier Festival mondial de la jeunesse. Le Président Chavez vient de proposer la création d’un nouveau parti, le Parti socialiste unifié du Venezuela pour regrouper et structurer les forces politiques diverses qui soutiennent la révolution. 23 partis assez hétéroclites, parfois issus des anciens partis « bourgeois » et semble-t-il pas entièrement représentatif de l’élan populaire qui existe derrière Chavez, s’en réclamaient aux dernières élections. Pas de révolution sans parti révolutionnaire… Le PCV peut tenir un rôle décisif dans la constitution et la structuration du nouveau parti. Il a convoqué un congrès extraordinaire en mars pour examiner les positions et l’organisation envisagée du projet de nouveau parti et les conditions d’une éventuelle adhésion.

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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 23:17

L’Amérique latine à l’heure du socialisme. Un espoir pour les progressistes du monde entier.

 

 

 

 

 

Article extrait d'Infos 15 n° 55:

 

 

Vers la « République socialiste du Venezuela » 

Le peuple vénézuélien a voté massivement le 3 décembre pour l’approfondissement de la politique de justice sociale et de la « Révolution bolivarienne » conduites par le Président Chavez depuis 1998. Malgré la pression éhontée des multinationales et des Etats-Unis, le résultat est sans appel : 63% pour Chavez aux présidentielles avec une participation sans précédent dans le pays de 75%, le président l’emportant dans toutes les régions sans exception. 

 

Dans son discours d’investiture le 10 janvier, Hugo Chavez a défini la nouvelle étape de la Révolution: « avancer vers le socialisme », vers « une république socialiste du Venezuela ». Joignant aussitôt les actes aux mots, il a annoncé la nationalisation du secteur des télécommunications et de l’électricité privatisés au début des années 90. La Nation doit  « récupérer la propriété des moyens stratégiques de production ». La poursuite de la conquête de la maîtrise publique de l’industrie pétrolière s’inscrit dans cet objectif. Figurent au centre de ce programme socialiste la reconquête de la souveraineté nationale et le développement des conditions d’une véritable démocratie populaire. Le rétablissement du contrôle publique de la banque centrale s’inscrit ainsi dans le processus révolutionnaire de libération de la tutelle imposée autrefois par l’impérialisme et relayée ses valets de la bourgeoisie locale qui continuent de tenir d’importantes positions institutionnelles.

Dans le sillage de la révolution vénézuélienne, de nouvelles orientations politiques se sont imposées dans plusieurs pays d’Amérique Latine dont la Bolivie d’Evo Morales ou dernièrement l’Equateur et le Nicaragua. Sous l’égide de Cuba, du Venezuela et de la Bolivie, un nouveau cadre de coopérations internationales équitables et mutuellement avantageuses prend corps avec « l’Alternative bolivarienne pour les Amériques » (ALBA) et le « Traité de commerce des peuples » signé le 28 avril 2006 à La Havane (photo). La domination de l’ordre capitaliste mondialisé orchestré par l’OMC et ses organisations continentales (en l’occurrence la zone de libre-échange des Amériques, ALCA, que M. Bush voudrait instaurer de l’Alaska à la Terre de Feu) n’est plus une fatalité.

Solidarités politiques réciproques 

Ces évolutions politiques en Amérique Latine constituent un formidable encouragement pour les progressistes et les luttes anticapitalistes dans tous les pays. Certes, le contexte n’est pas identique et nous n’avons pas (encore) tous les éléments pour apprécier la situation là-bas, mais ces expériences sont de nature à donner un sacré coup de fouet au débat idéologique et à la « gauche de la résignation» française. Celle qui n’ose plus demander des nationalisations mais fait semblant de rêver d’entreprises (privées) citoyennes. Celle qui cultive l’illusion d’une « réorientation » ou d’une « démocratisation » des structures supranationales de la mondialisation capitaliste (OMC, UE). Celle qui ne veut plus rompre avec le capitalisme mais le « dépasser » ou combattre seulement son caractère « ultra-libéral ». Celle qui renonce au mot « socialisme » ou le prive de sa signification. Les progressistes ont beaucoup à gagner à s’informer des expériences politiques émancipatrices d’Amérique latine, à les populariser. Mais ils peuvent et doivent aussi exprimer en retour leur solidarité politique avec ces peuples.

Plus que jamais, il faut soutenir Cuba  

Le gouvernement américain a déjà tenté plusieurs fois de faire renverser le Président Chavez. La campagne mondiale de dénigrement de la révolution bolivarienne redouble, également en France. Mais en ce moment, la propagande de l’impérialisme américain et de ses alliés (y compris en France même dans certains milieux de « gauche ») s’acharne plus que jamais sur Cuba. Ils comptent bien profiter des difficultés économiques et sociales provoquées par leur embargo et l’isolement subi depuis 15 ans, surtout de la maladie de Fidel Castro pour déstabiliser le pilier politique du mouvement anticapitaliste latino-américain. Toutes les évolutions actuelles dont nous nous réjouissons en Amérique latine sont inspirées, nourries de l’expérience révolutionnaire socialiste et de la résistance héroïque du peuple cubain. Il faut soutenir Cuba pour le peuple cubain, pour tout le mouvement révolutionnaire en Amérique Latine, pour l’avenir du mouvement progressiste dans le monde entier !

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