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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 07:52

Hommage de Roland Weyl à son camarade et confrère Pierre Kaldor qui vient de mourir à l'âge de 97 ans, publié dans l'Humanité du 9 mars 2010.

Pierre Kaldor, avocat aux côtés des opprimés

Roland Weyl, avocat


À quatre-vingt-dix-sept ans, Pierre aura jusqu’au bout été fidèle à lui-même, fidèle à ses engagements, fidèle à son exceptionnelle synthèse de dévouement et de modestie.

Il avait à peine vingt-deux ans lorsqu’en 1935 déjà il assistait Marcel Willard dans la défense de Georges Dimitrov devant les tribunaux nazis. Arrêté et condamné à cinq ans de prison en 1939 pour son activité de communiste, il s’évadait pour reprendre le combat clandestin dans le Mouvement national judiciaire et faisait partie du groupe de quatre qui, avec Marcel Willard, Joe Nordmann et Solange Bouvier Ajam, allait, revolver au poing, occuper le ministère de la Justice et faire prisonnier le ministre de Vichy, le sinistre Gabolde…

La paix revenue, pendant un demi-siècle avocat des opprimés et des victimes du colonialisme, plus particulièrement aux côtés des peuples d’Afrique, il allait pendant les soixante-cinq ans écoulés être et rester un actif du Secours populaire après en avoir été le secrétaire général à la Libération, un actif de l’Afaspa (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique) dont il était le président d’honneur, et plus récemment l’un des membres les plus assidus de notre association Droit solidarité. Avocat honoraire au barreau des Hauts-de-Seine, il en était encore un membre actif et vigilant de la commission des droits de l’homme.

En Allemagne, on porte aujourd’hui le deuil de celui qui fut l’animateur victorieux de la bataille contre les berufsverbote, les interdits professionnels, qui prétendaient chasser de la fonction publique, et notamment de l’enseignement, ceux et celles qu’on suspectait de sympathies communisantes.

Toutes nos pensées fraternelles sont aujourd’hui avec Charlotte, que sa passion musicale l’avait fait rencontrer dès avant la guerre quand elle participait à la Chorale populaire de Paris, qui pendant plus de soixante-dix ans partagea ses peines et ses joies et fut si souvent son indispensable soutien (jusqu’à avoir eu un rôle décisif dans son évasion de Clairvaux), et à notre camarade François, son fils, qui a pris son relais parmi nous et dans le combat judiciaire aux côtés des victimes des injustices sociales.


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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 17:27

Une campagne d’affichage pour le cinéma : anticommuniste et diffamatoire.

 

L’anticommunisme devient-il un faire-valoir du cinéma ou est-ce l’inverse ?

 

film-anti.jpgPresque tous les kiosques à journaux parisiens sont parés depuis quelques jours de l’affiche d’un film roumain, « les Contes de l’âge d’or », qui doit sortir assez confidentiellement sur les écrans le 30 décembre 2009.

Jusque là rien à dire sauf que cette affiche comporte sur un tiers de sa surface une citation célèbre, mais déformée, de Georges Marchais sur le « bilan globalement positif des pays socialistes ».

 

L’impact commercial de cette publicité est incertain. Sur ce plan, il est intéressant de constater que le nom de Georges Marchais reste un repère largement significatif.

 

Mais l’intention politique de l’opération publicitaire, elle, ne fait pas de doute.

Il s’agit d’illustrer, en prolongeant la campagne récurrente de l’idéologie dominante, le leitmotiv selon lequel le PCF aurait défendu sinon cautionné aveuglément des régimes peu recommandables, tantôt pitoyables, tantôt horribles. Comme on invite à déduire que le communisme l’est en lui-même.

 

Un film « de là-bas » fait fonction sinon de preuve, du moins de témoignage.

Même et surtout pour l’immense majorité qui n’ira pas le voir. Et aussi pour tous ceux qui ignorent qu’il est financé par les capitaux français du producteur « Why Not Productions », liés au cinéma « le Panthéon » (repaire parisien de « nouveaux » philosophes vieillissant dans leur jus anticommuniste).  

 

D’après les critiques, le film, qui était présenté à Cannes, dépeint de façon humoristique des scènes de la vie quotidienne dans les années 70 et 80 qui peuvent être aussi bien interprétées comme des formes d’arrangements avec le régime que laisser planer une certaine nostalgie. On est loin d’une peinture de tragédie. Et pourtant, c’est en Roumanie que cela se passe, pays du bloc socialiste qui était loin d’être le plus avancé économiquement et politiquement et où, dès le début des années 80, les acquis du socialisme étaient remis en cause par Ceaucescu.

 

Mais l’affiche des distributeurs français n’est pas qu’intellectuellement malhonnête. Elle est proprement malhonnête.

 

Georges Marchais n’a jamais prononcé la phrase qui lui est prêtée : « le bilan des pays communistes est globalement positif ». Les résolutions de congrès du PCF et son secrétaire général ont estimé que le « bilan des pays socialistes l'était ».

Jamais, le PCF n’a considéré que les pays de l’est avaient atteint le stade du communisme, ce qu’ils ne revendiquaient pas non plus eux-mêmes.

Les mots ont un sens précis : socialisme, communisme. Bien sûr cela dérange certains propagandistes de la gauche caviar, qui usurpent le nom de « socialiste ». Mais cela ne les autorise pas à falsifier la citation de Georges Marchais.

 

Le PCF et Georges Marchais lui-même sont revenus sur cette expression de « bilan positif ». La formule des années 79/82 caricature à nos dépens la vérité que nous voulions et voulons défendre.

Nous ne pouvions pas et nous pouvons pas accepter de laisser jeter les acquis précieux et incontestables des expériences socialistes issues de la Révolution d’Octobre, pour ces peuples eux-mêmes mais aussi, dans un cadre de lutte de classe mondiale, pour les peuples opprimés et les travailleurs du monde entier. Mais contrairement à la logique comptable, le positif n’efface pas le négatif et vice versa. L’analyse nécessaire des erreurs, parfois tragiques, de ces expériences ne peut se résumer à une soustraction. Nous en étions déjà bien conscients en 1980. Nous le sommes encore plus aujourd’hui.

 

Justement, parce que les mots socialisme et communisme ont un sens, que ces perspectives ouvrent toujours la voie à une société nouvelle libérée de l’exploitation capitaliste.

 

A leur façon, en les combattant, les publicitaires le reconnaissent comme le vice rend hommage à la vertu.

 

La direction du PCF doit exiger la suspension de la campagne d’affichage et la rectification publique du mensonge sur les propos prêtés à Georges Marchais.

 

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 19:28

Anticommunisme « vert de gauche » : Voynet débaptise la place Benoît Frachon à Montreuil !


 

En 2008, Dominique Voynet (également sénatrice) est élue maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec les voix et le soutien implicite de la droite. Cela semble une spécialité des Verts que Noël Mamère a lancée à Bègles (Gironde) dès 1989.

Non contente d’avoir « mis fin à 70 ans de communisme », Mme Voynet s’atèle, à la façon des maires de droite du département, à éradiquer les acquis et les symboles de la municipalité ouvrière. C’est ainsi que dans son projet de réaménagement du centre-ville, elle veut éliminer tout bonnement le nom de Benoît Frachon que porte actuellement une esplanade.

Nul besoin de faire l’offense à Mme Voynet de lui rappeler que Benoît Frachon (1893-1975) fut un grand dirigeant du PCF, une personnalité marquante de la Résistance et, encore davantage, un grand dirigeant syndical, secrétaire général de la CGT de 1945 à 1967. Elle sait très bien qu’il n’était pas qu’un simple riverain de Montreuil-sous-Bois.

Mme Voynet pousse le vice jusqu’à proposer de remplacer le nom de Benoît Frachon par celui d’Aimé Césaire, histoire d’essayer de dresser les progressistes les uns contre les autres. Elle se déclare aussi prête à renommer du nom de Frachon une petite place devant le siège de la CGT un peu comme certains maires sont prêts à faire plaisir à un gros employeur de leur ville.

Communistes, nous ne pouvons que nous associer aux actions des Unions départementale et locale de la CGT, à celles des camarades de Montreuil contre la manœuvre anti-cégétiste, fondamentalement anticommuniste qui traduit aussi une forme de révisionnisme historique.

frachon_1936.jpg

 

 

PS : Voilà aussi qui doit faire réfléchir sur les choix de certains dirigeants de notre parti de siéger dans le même groupe parlementaire que les députés « verts » ou de soutenir Europe-écologie aux prochaines régionales avec un anticommuniste encore plus virulent, Cohn-Bendit.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:37

Albert Camus au Panthéon : réactions à la réaction du Bureau de presse du PCF


Plusieurs de nos lecteurs se sont étonnés et offusqués de la déclaration du Bureau de presse national du PCF datée du 20 novembre 2009 à propos du transfert envisagé par N. Sarkozy de la dépouille d’Albert Camus au Panthéon.

Notamment de cette phrase qui précède de peu une évocation de Guy Môquet: « Albert Camus, c’est la révolte, la liberté, le combat pour l’Algérie ».

 

En effet ! Jusqu’au bout, notamment dans son mémoire « Algérie 1958 », Camus s’apitoie certes sur les injustices passées du colonialisme mais nie tout droit national et même toute existence nationale au peuple algérien. Il ne dénonce pas la guerre colonialiste, n’envisage pas d’avenir autrement que sous la domination de la France.

Il serait inconcevable, qui plus est pour nous communistes, de faire de Camus une figure morale de l’anticolonialisme.

De Camus, qui, pour reprendre la phrase célèbre renvoyée aux étudiants algériens à Stockholm après que l’Académie Nobel lui a décerné son prix, « défendrait sa mère avant la justice »

De Camus qui met en garde en 1958 le gouvernement français devant des décisions en Algérie qui signifieraient « pour la nation française le prélude d’une sorte de mort historique et, pour l’Occident, le risque d’un encerclement qui aboutirait à la kadarisation de l’Europe et à l’isolement de l’Amérique ».

Qu’Albert Camus fut un « immense écrivain », cela ne nous pose pas question.

Que Sarkozy et ses conseillers cherchent à récupérer la mémoire de « grandes figures françaises », c’est sûr.

Mais le PCF ne saurait reprendre à l'inverse la mémoire d’un « homme de gauche » qui fut atlantiste, anticommuniste, opposé aux droits du peuple algérien…

Camus n’appartient pas au Panthéon des militants anticolonialistes pas plus qu’au Panthéon des communistes.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:52
L'émission de France 3 "Ce soir ou jamais" sera consacrée, sans originalité, lundi 9 novembre à partir de 22h50 à la "chute du Mur de Berlin".

Plus ou moins mal entouré par Elie Barnavi, Emmanuel Todd, Jacques Rupnik, Roland Dumas, notre camarade Henri Alleg est invité et pourra apporter un contre-poison à la caricature de l'histoire, à l'anticommunisme primaire, au matraquage idéologique ambiant au service d'un capitalisme et d'une UE à son service en mal de légitimation.
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 20:22
Non toujours non à la récupération de Guy Môquet!  Tract PCF Paris 15.

Non à la récupération de la mémoire de Guy Môquet

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 20:18

A l’occasion du 40ème anniversaire de la mort d’Ho Chi Minh, nous publions ces deux textes historiques de cette grande figure du mouvement communiste international.

 

 

 « Discours au Congrès de Tours » du Parti socialiste français (décembre 1920).

 

Ho Chi Minh (Nguyen Ai Quoc), est délégué du Parti pour l’Indochine.

Il se prononce, avec la majorité, pour la création du Parti communiste français dont il est ainsi l’un des fondateurs.

Son intervention attire l’attention sur la situation en Indochine et les crimes du colonialisme.

Elle montre combien l’anticolonialisme, actif dans le soutien aux mouvements libérateurs, fait partie de la raison d’être de notre parti depuis sa naissance comme du mouvement communiste international.

Elle indique déjà comment le marxisme et le léninisme seront les atouts déterminants de la lutte du peuple vietnamien pour sa liberté.

 

Le Président. — L’Indochine a la parole. (Applaudissements).

 

Le Délégué d’Indochine [Nguyen Ai Quoc]. — Camarades, j’aurais voulu venir aujourd’hui collaborer avec vous à l’œuvre de révolution mondiale, mais c’est avec la plus grande tristesse et la plus profonde désolation que je viens aujourd’hui, comme socialiste, protester contre les crimes abominables commis dans mon pays d’origine. (Très bien!).

Vous savez que depuis un demi-siècle le capitalisme français est venu en Indochine; il nous a conquis avec la pointe des baïonnettes et au nom du capitalisme. Depuis lors, non seulement nous somme honteusement opprimés et exploités, mais encore affreusement martyrisés et empoisonnés. Entre parenthèses, je soulignerai ce mot « empoisonnés », par l’opium, l’alcool, etc.

Il m’est impossible, en quelques minutes, de vous démontrer toutes les atrocités commises en Indochine par les bandits du capital. Plus nombreuses que les écoles, les prisons sont toujours ouvertes et effroyablement peuplées. Tout indigène réputé avoir des idées socialistes est enfermé et parfois mis à mort sans jugement. C’est la justice dite indochinoise, car là-bas il y a deux poids et deux mesures; les Annamites n’ont pas les mêmes garanties que les Européens ou les européanisés.

La liberté de presse et d’opinion n’existe pas pour nous, pas plus que la liberté de réunion ou d’association. Nous n’avons pas le droit d’émigrer ou de voyager à l’étranger; nous vivons dans l’ignorance la plus noire car nous n’avons pas la liberté d’enseignement. En Indochine, on fait tout ce qu’on peut pour nous intoxiquer avec l’opium et pour nous abrutir avec l’alcool. On a fait mourir plusieurs milliers d’Annamites et on a fait massacrer plusieurs milliers d’autres pour défendre des intérêts qui ne sont pas les leurs.

Voilà, camarades, comment plus de vingt millions d’Annamites, qui représentent plus de la moitié de la population de la France, sont traités. Et pourtant ces Annamites sont des protégés de la France. (Applaudissements). Le Parti socialiste se doit de mener une action efficace en faveur des indigènes opprimés. (Bravos).

 

Jean Longuet. — Je suis intervenu pour défendre les indigènes!

 

Le Délégué d’Indochine. — J’ai imposé, en commençant, la dictature du silence... (Rires). Le Parti doit faire une propagande socialiste dans toutes les colonies. Nous voyons dans l’adhésion à la IIIe Internationale la promesse formelle du Parti socialiste de donner enfin aux questions coloniales l’importance qu’elles méritent. Nous avons été très heureux d’apprendre la création d’une délégation permanente pour l’Afrique du Nord et nous serons heureux demain si le Parti envoie un camarade socialiste étudier sur place, en Indochine, les problèmes qui se présentent et l’action à mener.

 

Un délégué. — Avec le camarade Enver Pacha?

 

Le Délégué d’Indochine.— Silence, les parlementaires! (Applaudissements).

 

Le Président. — Et maintenant, silence les autres délégués, même non parlementaires!

 

Le Délégué d’Indochine.— Au nom de l’humanité tout entière, au nom de tous les socialistes, ceux de droite et ceux de gauche, nous vous disons: camarades, sauvez-nous!

 

Le Président. — Le représentant de l’Indochine a pu voir par les applaudissements qui l’ont salué, que le Parti socialiste tout entier est avec lui pour protester contre les crimes de la bourgeoisie.

 

 

 

Appel à l’occasion de la fondation du Parti communiste vietnamien, Hong Kong, 18 février 1930

 

 

Ouvriers, paysans, soldats, jeunes gens, élèves des écoles, compatriotes opprimés et exploités, amis, camarades, les contradictions de l’impérialisme ont provoqué la guerre mondiale de 1914-1918. Après cet horrible carnage, le monde s’est divisé en deux fronts : d’un côté le front révolutionnaire englobant les peuples coloniaux opprimés et le prolétariat mondial exploité et dont l’Union soviétique est l’avant-garde. De l’autre, le front contre-révolutionnaire du capitalisme international et de l’impérialisme dont l’état-major général est la Société des Nations.

 

Cette guerre a causé aux peuples des pertes incalculables en hommes et en biens. C’est l’impérialisme français qui en a le plus souffert. C’est pourquoi, afin de restaurer les forces du capitalisme en France, les impérialistes français ont eu recours aux moyens les plus perfides pour intensifier l’exploitation capitaliste en Indochine. Ils créent de nouvelles usines pour exploiter les ouvriers en leur payant un salaire de famine. Ils volent les terres de nos paysans pour créer des plantations, acculant ainsi la paysannerie à une misère affreuse. Ils nous écrasent sous une fiscalité exorbitante, et nous obligent à acheter des bons d’emprunt. Bref, ils acculent notre peuple à la misère.

Ils accroissent leurs forces militaires d’abord pour étouffer la révolution vietnamienne. Ensuite pour préparer une nouvelle guerre impérialiste dans le Pacifique en vue de conquérir de nouvelles colonies, troisièmement, en vue de réprimer la révolution chinoise. Enfin quatrièmement, pour attaquer l’Union soviétique, parce qu’elle aide les peuples opprimés et le prolétariat exploité à faire la révolution.

La deuxième guerre mondiale éclatera. Il est certain que les impérialistes français conduiront alors notre peuple à une tuerie d’une horreur sans précédent. Si nous leur laissons les mains libres pour préparer cette guerre, si nous les laissons combattre la révolution chinoise, et attaquer l’Union soviétique, juguler la révolution vietnamienne, ne serait-ce pas les laisser balayer notre race de la surface de la terre et noyer notre nation dans l’Océan pacifique ?

Toutefois, l’oppression barbare et l’exploitation féroce des colonialistes français ont réveillé la conscience de nos compatriotes. Tous ont réalisé que seule la révolution nous permettra de vivre et que sans la révolution, nous sommes condamnés à une mort lente et misérable. C’est précisément pour cette raison que le mouvement révolutionnaire grandit et se renforce chaque jour : les ouvriers font grève, les paysans réclament la terre, les élèves font la grève des cours, les commerçants la grève du marché. Partout, les masses se redressent contre les impérialistes français qui tremblent devant la révolution montante. De leur côté, ils utilisent, d’une part, les féodaux et les bourgeois compradors, pour opprimer et exploiter leurs compatriotes, d’autre part, ils terrorisent, jettent en prison et massacrent en masse les révolutionnaires vietnamiens.

Mais s’ils croient pouvoir juguler la révolution vietnamienne par la terreur, ils commettent une erreur grossière.

Premièrement, la Révolution vietnamienne n’est pas isolée, elle bénéficie du soutien du prolétariat international et tout particulièrement de la classe ouvrière française. En second lieu, c’est précisément au moment où les colonialistes redoublent leur menée terroriste que les communistes vietnamiens, auparavant divisés s’unissent tous dans un seul parti, le Parti communiste vietnamien, pour diriger la lutte révolutionnaire de notre peuple tout entier.

Ouvriers, paysans, soldats, jeunes gens, écoliers !

Compatriotes opprimés et exploités !

La Parti communiste vietnamien est fondé. C’est le parti de la classe ouvrière. Sous sa conduite, le prolétariat dirigera la révolution dans l’intérêt de tous les opprimés et les exploités. Dès maintenant, notre devoir est d’adhérer au parti, de l’aider et de le suivre pour réaliser les mots d’ordre suivants :

1-       Renverser l’impérialisme français, la féodalité et la bourgeoisie réactionnaire du Vietnam.

2-       Conquérir l’indépendance complète de l’Indochine,

3-       Former le gouvernement des ouvriers, des paysans et des soldats,

4-       Confisquer les banques et autres entreprises impérialistes et les placer sous le contrôle du gouvernement des ouvriers, des paysans et des soldats,

5-       Confisquer toutes les plantations et autres propriétés des impérialistes et des bourgeois réactionnaires vietnamiens pour les distribuer aux paysans pauvres,

6-       Appliquer la journée de travail de 8 heures,

7-       Abolir les emprunts forcés, la capitation et les taxes iniques qui frappent les pauvres,

8-       Réaliser les libertés démocratiques pour les masses,

9-       Dispenser l’instruction à tous,

10-    Réaliser l’égalité entre l’homme et la femme.

PROPUESTA DE SEMINARIO PROPUESTA DE SEMINARIO
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 23:28

LIBERATION DE PARIS : APPEL DU 18 AOUT 1944 DES ELUS COMMUNISTES DE REGION PARISIENNE A L’INSURRECTION LIBERATRICE

 

(en photo, le siège du PCF, carrefour Chateaudun, libéré le 21 août 1944)

 

 

A LA POPULATION DE LA REGION PARISIENNE!

 

Citoyens, Citoyennes,

 

Partout les alliés avancent. A l’Est, la glorieuse Armée Rouge allonge la longue liste de ses retentissantes victoires. En France, la bataille approche de la capitale, ce qui fait un devoir à la population de la région parisienne de mettre tout en œuvre pour aider les Alliés, afin de hâter l’heure de l’écrasement de l’ennemi.

 

En tant qu’élus de la région parisienne, nous vous appelons tous, hommes et femmes, jeunes et vieux, à faire votre devoir avec discipline, énergie et esprit de sacrifice.

 

NOUS APPELONS les soldats des Forces françaises de l’intérieur dans les rangs desquels combattent les vaillants F.T.P.F. à exécuter avec courage et résolution les ordres de leurs chefs.

 

NOUS APPELONS les milices patriotiques à prendre dans chaque quartier, dans chaque localité la tête de l’action des masses pour occuper les bâtiments publics, les gares, les centraux téléphoniques et télégraphiques, les centrales électriques, l’Hôtel de Ville de Paris, les mairies, pour destituer les représentants du pouvoir usurpateur de Vichy, pour délivrer les patriotes emprisonnés, pour procéder à l’arrestation des agents de l’ennemi, pour briser toute résistance des ennemis de la patrie et pour les empêcher de procéder à des destructions.

 

NOUS APPELONS les citoyens et les citoyennes de la région parisienne, sans exception, à s’armer aux dépens de l’ennemi et à rejoindre les milices patriotiques de leur quartier, de leur localité ou de leur entreprise pour participer au combat libérateur et pour assurer la protection des vies françaises et des biens français.

 

NOUS APPELONS les ouvriers à se mettre en grève, à s’armer s’ils ne l’ont déjà fait, à occuper les usines pour empêcher l’ennemi de les détruire et à coordonner la lutte des milices patriotiques d’entreprise avec la lutte des milices patriotiques locales.

 

NOUS APPELONS le peuple de Paris et de sa grande banlieue à l’insurrection libératrice.

 

TOUS AU COMABT, tel est le devoir qui s’impose à toute la population de la région parisienne en application des directives données, pour le département de la Seine, par le Comité parisien de Libération, et pour la grande banlieue par les comités départementaux de la Libération de Saine-et-Oise et de Seine-et-Marne agissant tous sous l’égide du Conseil national de la Résistance et sous l’autorité du Gouvernement provisoire de la République française que préside le général de Gaulle.

 

Partout les soldats de nos alliés anglo-américains seront accueillis par de grandes manifestations populaires et toutes les maisons, toutes les fenêtres seront pavoisées avec les drapeaux français, anglais, américain et soviétique, dans un sentiment de fraternité de combat, d’affection et de reconnaissance pour tous nos alliés dont les sacrifices et les efforts ont aidé à la délivrance de la patrie que bientôt nous libérerons complètement.

 

VIVENT NOS VAILLANTS ALLIES ANGLO-SOVIETO-AMERICAINS !

VIVE LA REPUBLIQUE !

VIVE NOTRE GRAND PARIS !

VIVE LA FRANCE LIBRE, INDEPENDANTE ET DEMOCRATIQUE !

 


Marcel Cachin, sénateur de la Seine.

 

Maurice Thorez, Jacques Duclos, André Marty, Gaston Monmousseau, Charles Tillion, Fernand Grenier, Albert Rigal, Raymond Guyot, Georges Cogniot, André Mercier, Florimond Bonte, Henri Lozeray, Ambroise Croizat, Prosper Mocquet, Auguste Touchard, Jacques Gresa, Joanny Berlioz, Alfred Coste, Etienne Fajon, Waldeck Rochet, Albert Petit, députés de la Seine.

 

Léon Mauvais, Raymond Bossus, Gaston Auguet, Emmanuel Fleury, Lucien Monjauvis, conseillers municipaux de Paris.

 

Georges Marrane, Henri Gourdeaux, Daniel Renoult, Cornavin, Léonard, Maurice Simonin, Couderc, Barbet, conseillers généraux de la Seine.

 

Lucien Midol, Charles Benoist, Jean Duclos, Antoine Demusois, Pierre Dadot, députés de Seine-et-Oise.

 

Et au nom de ces élus communistes restés fidèles à la cause du peuple, à la cause de la patrie, s’ajoutent les noms des élus qui sont morts pour que vive la France :

 

Gabriel Péri, député de Seine-et-Oise ; Charles Michels, député de Paris, Gardette, Frot, Le Gall, Carriou, Losserand, conseillers municipaux de Paris ; Pierre Semard, Grandel, Auffret, conseillers généraux de la Seine, fusillés par les Boches.

 

Alexandre Prachay, député de Seine-et-Oise, mort des suites de l’emprisonnement de plusieurs années, auquel il avait été condamné par les traitres de la 5e colonne ; Emile Cossoneau, député de Seine-et-Oise, mort pour la France dans l’accomplissement d’une mission périlleuse.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 01:45

Le Parlement européen nouvellement élu est-il moins anticommuniste que le précédent ? C’est bien peu probable.

Pour autant, l’on ne saurait trop demander aux députés communistes et progressistes de tout entreprendre pour tenter de faire abroger la résolution anticommuniste adoptée par ce Parlement le 2 avril 2009, intitulée « Conscience européenne et totalitarisme ». Alors qu'une vague de propagande anticommuniste s'annonce.

 

Ce texte, répugnant mais très instructif, s’évertue, d’une part, à mettre en parallèle le communisme avec le fascisme et le nazisme et, d’autre part, à faire de leur condamnation la raison d’être de l’intégration européenne : « L’Europe ne parviendra à l’unité que si elle est capable de se retrouver sur son histoire, de reconnaître que le communisme, le nazisme et le fascisme font partie de son héritage commun et de conduire un débat approfondi et honnête sur tous les crimes totalitaires du siècle dernier ».

 

Toute la résolution est dirigée contre le communisme, pris sans nuance, aussi bien comme expérience historique (les « régimes communistes totalitaires jusqu’en 1989 ») que comme idéologie en général. « Crime » rime avec « victime », « tyrannie » avec « tragédie » etc…

 

Il est évident que le danger de ce texte ne réside pas prioritairement dans le risque de banalisation du fascisme et du nazisme (comme l’évoque dans son intervention très partielle F. Wurtz) mais bien dans la criminalisation de l’idéologie communiste et des partis qui s’en réclament ou s’en réclameront, attaqués parce qu’ils ne peuvent que contester et combattre l’UE du capital.

 

Les auteurs de la résolution ne font pas dans la dentelle pour imposer la vision « européenne » de l’histoire. Leur texte « invite la Commission et les Etats-membres à consentir davantage d’efforts pour mieux faire connaître l’histoire de l’Europe et mettre en lumière la réussite historique que représente l’intégration européenne, ainsi que le contraste marqué entre le passé tragique et l’ordre social pacifique et démocratique qui caractérise aujourd’hui l’UE ». 

 

Devant sa crise grandissante de légitimité, les tenants de l’UE du capital éprouvent le besoin de consolider ses mythes fondateurs à imposer aux peuples.

L’abstention a atteint des records aux dernières élections européennes, souvent plus de 70% dans les pays d’Europe de l’est. A l’ouest comme à l’est, le bilan de l’UE depuis 1989 est lourdement négatif en termes sociaux, économiques et démocratiques.

Le recours à la propagande anticommuniste leur devient de plus en plus nécessaire pour s’auto-justifier comme pour disqualifier l’opposition idéologique la plus conséquente aux choix politiques capitalistes portés par l’UE.

 

La résolution a été adopté par 553 voix contre 44 et 33 abstentions, une proportion qui rappelle l’approbation par les mêmes du projet de « constitution européenne ».

 

Dans le détail des votes, on notera que la plupart des députés PS français ont approuvé la résolution, dont Harlem Désir, Kader Arif ou Marie-Noëlle Lienemann, toujours prête à se faire passer pour l’aile gauche du PS… Mais Benoît Hamon a voté contre. Du groupe GUE-NGL où siègent les élus du PCF, un député du Parti socialiste des Pays-Bas a également voté pour, quatre Irlandais et nordiques s’abstenant. Une confirmation supplémentaire du caractère hétéroclite de ce groupe.

 

La résolution du 2 avril 2009 s’inscrit dans une suite de textes européens anticommunistes dont le rapport Lindblad sur les « crimes du communisme », adopté en 2006 par l’assemblée du Conseil de l’Europe. Elle reprend à son compte une autre déclaration du Parlement européen faisant du 23 août (date de la signature du Pacte germano-soviétique) la « journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme » dont elle propose de faire plus largement la « journée européenne du souvenir ».

 

Dans les semaines et mois qui viennent, les provocations anticommunistes vont se multiplier avec le vingtième anniversaire de « l’effondrement des dictatures communistes de l’Europe centrale et orientale » que « l’Europe réunifiée célébrera » (toujours extrait de la résolution).

 

Dans cette période, communistes, premiers attaqués, nous devons réagir les premiers et le plus vigoureusement contre ce qui constitue à la fois une insulte intolérable, notamment à la mémoire des millions de communistes morts dans le combat contre le fascisme et le nazisme, pour la paix et le socialisme et un aspect de l’offensive présente pour imposer les choix en faveur du capital dans les pays de l’UE.

 

Assez d’effacement honteux, défendons l’histoire du PCF et du mouvement communiste international à partir de notre propre analyse communiste critique !

 

Demandons aux députés européens communistes (avec d’autres qui l’accepteraient…) d’exiger l’abrogation de la résolution du 2 avril 2009 par le Parlement européen renouvelé !

 

Une démarche indispensable. Sans illusions. L’intégration européenne est anticommuniste ! Nous ne le découvrons pas mais quand 94% du Parlement européen le confirme !

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 07:06
La falsification anti-communiste de l'histoire


Article traduit du numéro 1485 d'Avante, hedomadaire du Parti communiste portugais, édition du 9 avril http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-30110623.html 

La majorité du Parlement Européen a approuvé, le 2 avril, une résolution qui prétend imposer aux nouvelles générations une vision falsifiée du passé avec l'unique objectif de criminaliser le communisme et aussi de réhabiliter le fascisme.



Le texte, proposé par le PPE, les Libéraux, l'Union pour l'Europe des Nations et les Verts avec l'appui des socialistes, a été approuvé par 553 votes pour, 44 contre et 33 absentions. S'achève ainsi un processus entamé en Juin 2008, lors de la conférence à Prague intitulée « Conscience européenne et Communisme », dont est sortie une déclaration signée par 50 députés européens. Elle fut suivie d'un séminaire, qui s'est déroulé en Novembre, auquel ont participé 18 états-membres de l'UE, et qui a défini un cadre de coopération internationale pour « l'élucidation des crimes des régimes totalitaires » qui ont existé en Europe.



Plus récemment, le 18 mars, organisée par la présidence tchèque de l'UE, s'est déroulée une conférence intitulée « La Conscience Européenne et les Crimes du Communisme Totalitaire », au cours de laquelle sont intervenus le vice-président tchèque, Alexandr Vondra, le commissaire européen à la Culture, Jan Figel, tous deux députés européens et représentants d'ONG.



Comme cela apparaît clairement dans les titres choisis, et bien qu'ils ne cessent de clamer leur « impartialité » en utilisant le terme « totalitarisme », l'objectif des idéologues qui se cachent derrière ces initiatives n'est pas, clairement, d'étudier l'horreur nazie, responsable d'une guerre qui a tué 60 millions de personnes, parmi lesquelles 23 millions de soviétiques, communistes avant tout, et qui a rasé un pays qui venait à peine de se bâtir, dans les années 30, grâce à l'effort héroïque des peuples de l'URSS, sous la direction du Parti dirigé alors par Staline.



Non, l'objectif est, au contraire, de réécrire l'histoire pour criminaliser le communisme et ce qu'ils nomment « Stalinisme », l'assimilant au Nazisme, tout en le considérant comme plus dangereux, car le rêve d'une société sans exploités ni exploiteurs – qui s'est matérialisé tout d'abord avec la Révolution d'Octobre et s'est étendu, après la défaite du nazisme et du fascisme, à plusieurs pays du Centre et de l'Est de l'Europe – continue à vivre dans la conscience des peuples, en particulier chez ceux qui ont connu cette expérience et qui aujourd'hui souffrent de l'aggravation de la crise du capitalisme.



Une résolution honteuse



Signe que certains députés ont mauvaise conscience, la résolution du Parlement Européen, reconnaît implicitement qu'il n'existe pas de légitimité politique, ni de base scientifique pour criminaliser le communisme.


Ainsi, le texte approuvé admet que, « selon l'opinion des historiens, il n'est pas possible de faire des interprétations entièrement objectives de faits historiques et qu'il n'existe pas de récits historiques objectifs ».


Par la suite, il ajoute que « aucune organisation ou parti politique ne détient le monopole de l'interprétation de l'Histoire », considérant même que « les interprétations politiques officielles des faits historiques ne doivent pas être imposées par des décisions majoritaires des Parlements » et que « les Parlements ne peuvent pas légiférer sur le passé ».


Pourtant, la résolution proposée par les députés Tunne Kelam (Estonie), Jana Hybaskova (République Tchèque) et Jozsef Szajer (Hongrie) essaie de faire exactement ce qu'ils affirment ne pas pouvoir faire, falsifier l'histoire et prétendre institutionnaliser cette falsification.


En d'autres mots, comme l'a affirmé dans sa déclaration de vote le député du PCP, Pedro Guerreiro, « cette résolution honteuse approuvée par le Parlement Européen s'insère dans une opération de distorsion de la vérité historique, menée par les forces réactionnaires et revanchardes, les perdants de la Seconde Guerre Mondiale – les mêmes qui, par exemple, ont réhabilité dans leurs pays ceux qui ont collaboré à la barbarie nazie. »


« L'objectif », a souligné le député « est de réhabiliter le nazisme et le fascisme et de condamner le communisme, c'est-à-dire de réhabiliter le bourreau et l'oppresseur, en condamnant ses victimes et ses opprimés. Son objectif est d'effacer la contribution décisive des communistes et de l'Union Soviétique à la défaite du nazisme et du fascisme, son rôle dans l'amélioration des conditions de vie des travailleurs, sa contribution à la libération des peuples du joug colonial, après la Seconde Guerre Mondiale. (…) Dans le fond, son objectif est de criminaliser les communistes, leur action et leurs idéaux. »



Tout confondre pour créer la confusion



Bien qu'elle reconnaisse « le caractère unique de l'Holocauste » nazie, la résolution insiste pour mettre dans le même sac « nazisme, stalinisme et les régimes fascistes et communistes », considérant, rien de moins, que, « du point de vue des victimes, la nature du régime qui les a privées de liberté, torturé ou assassiné, quelqu'en soit la raison invoquée, n'est pas pertinente ». Ainsi, hypocritement, le Parlement Européen met sur un pied d'égalité ceux qui ont tenté d'asservir une partie des peuples européens et ont promu une épouvantable guerre d'extermination avec ceux qui ont donné généreusement leurs vies pour libérer l'humanité du nazisme et du fascisme.


Avec cette argumentation indigente, le texte rejette « n'importe quel type de pouvoir totalitaire, quelque soit l'idéologie qu'il invoque » et lance une menace à peine voilée à tous ceux qui défendent ou croient dans les idéaux communistes, considérant que « il est nécessaire d'être vigilent pour combattre les idéaux et les tendances anti-démocratiques, xénophobes, autoritaires et totalitaires », en confondant et mélangeant le tout, comme cela les arrange.


Mais si des doutes subsistaient quant à l'objectif de cette résolution, les mesures qu'elle propose suffisent à les dissiper: elle demande au Conseil et à la Commission qu'elles soutiennent les organisations anti-communistes comme le « Mémorial » dans la Fédération de Russie, la seule qui soit citée dans le texte, et encourage la création d'une « Plateforme de la Mémoire et de la Conscience Européenne », pour coordonner les « enquêtes » sur les « régimes totalitaires », organisme que le commissaire européen à la Culture se dit déjà prêt à financer, affirmant dans le journal Tchèque le Prague Daily Monitor, que « trouver des fonds [pour un tel projet] ne constitue pas un problème ».


Dans la même perspective, la résolution propose que le 23 août soit déclaré « Journée de la mémoire » en l'honneur des victimes de tous les régimes autoritaires et totalitaires, promettant une « commémoration avec dignité et impartialité »


Enfin, ces hérauts « impartiaux » des libertés et de la dignité humaine, en faisant allusion aux anciens pays socialistes d'Europe, affirment que l'analyse des « crimes » des « régimes totalitaires communistes » a aujourd'hui pour objectif « la réconciliation » laquelle, affirme-t-on dans le texte, « présuppose la reconnaissance de la responsabilité, la demande de pardon, et l'encouragement à une rénovation morale ». En somme, ils exigent la repentance et l'humiliation politique de tous ceux qui croient et continuent de croire aux idéaux supérieurs d'une société sans classes, libérée du joug du capital.


L'Inquisition n'a pas fait mieux avec Galilée...



 

 

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