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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 10:19

''Proclamation de  Sao Paulo – Le socialisme est l’alternative!''

São Paulo, 23 novembre 2008
Dixième Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers


Traduit par A.C. depuis le Portugais pour vivelepcf.com

'' Le monde est confronté à une grave crise économique et financière de grande ampleur. Une crise du système capitaliste, indissociable de sa nature propre et de ses contradictions insolubles, qui est probablement la plus grave crise depuis la Grande Dépression commencée avec le krach de 1929. Comme toujours ce sont les travailleurs et le peuple qui en sont les principales victimes.


La crise actuelle est l’expression d’une crise plus profonde, intrinsèque au système capitaliste qui démontre ses limites historiques et l’exigence de son dépassement révolutionnaire. Elle représente aussi un danger de régression sociale et démocratique et constitue, comme l’Histoire l’a démontrée, une base pour des mouvements autoritaires et militaristes, ce qui nécessite une vigiliance accrue des partis communistes et des forces anti-impérialistes.


Alors que des milliards d’argent public sont mobilisés pour sauver les responsables de la crise – le grand capital, la haute finance et les spéculateurs – ce qui s’annonce pour les ouvriers, les paysans, les couches moyennes, tous ceux qui vivent de leur travail et qui étouffent sous le poids des monopoles, c’est plus d’exploitation, de chômage, de baisses de salaires et de retraites, d’insécurité ; la faim et la pauvreté.

De puissantes campagnes idéologiques de diversion cherchent à cacher les causes réelles de la crise et à barrer la voie à la recherche de solutions qui seraient dans les intérêts des masses populaires, qui favoriseraient l’émergence d’un nouveau rapport de force, un nouvel ordre international en faveur des travailleurs, des forces populaires, basé sur la solidarité internationale et l’amitié entre les peuples. Les grandes puissances capitalistes, à commencer par les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Japon, au moyen d’organisations internationales qu’ils contrôlent – le FMI, la Banque mondiale, la Banque Centrale Européenne, l’OTAN entre autres – et aussi en se servant de l’ONU pour poursuivre leurs intérêts particuliers, travaillent frénétiquement sur des « solutions » qui ne font que semer les germes des crises à venir, et cherchent à sauver le système à court-terme et à renforcer les mécanismes de l’exploitation et de l’oppression impérialiste

En ayant recours à des boucs-émissaires, et en insistant sur des solutions éculées de « régulation », d’ « humanisation » et de « réforme » du capitalisme, ils veulent changer les apparences pour que rien ne change. Les partis du Capital se sont empressés d’adopter les dogmes du « Consensus de Washington » qui ont alimenté la brutale financiarisation de l’économie. La social-démocratie, masquant sa capitulation devant le néo-libéralisme et sa transformation en un pilier de l’impérialisme, tente un retour tardif à des modes de « régulation » de type keynésien qui laissent intact la nature de classe du pouvoir et les rapports de propriété, et qui visent objectivement à éluder la question de l’affirmation d’alternatives révolutionnaires pour les travailleurs et les peuples.


Mais cette perspective n’est pas une fatalité.

 

Comme d’autres moments dans l’histoire l’ont déjà démontrés, les travailleurs et les peuples peuvent, s’ils sont unis, déterminer le cours des événements économiques, sociaux, et politiques, arracher d’importantes concessions au capital dans l’intérêt des masses, empêcher une évolution vers le fascisme et la guerre et ouvrir la voie à de profondes transformations de nature progressiste et même révolutionnaires

Sur le plan international, le tableau est celui de luttes de classe toujours plus aigues. L’humanité traverse un des moments les plus difficiles et les plus complexes de son histoire, une crise économique globale, qui coincide simultanément avec une crise énergétique et alimentaire et une sérieuse crise environnementale ; un monde avec de profondes injustices et inégalités, des guerres et des conflits. Ce tableau nous laisse à un carrefour de l’histoire, où deux tendances contradictoires se manifestent. D’un côté, de grandes menaces sur la paix, la souveraineté, la démocratie, les peuples et les droits des travailleurs et de l’autre côté un immense potentiel de luttes et d’avancées pour la cause de l’émancipation des travailleurs et des peuples, la cause du progrès social et de la paix, la cause du socialisme et du communisme.

Les partis communistes et ouvriers réunis lors de cette dixième rencontre, à Sao Paulo, saluent les luttes populaires qui se développent partout dans le monde contre l’exploitation et l’impression impérialistes, contre les attaques croissantes sur les conquêtes historiques du mouvement ouvrier, contre l’offensive militariste et anti-démocratique de l’impérialisme.

En soulignant que la faillite du néo-libéralisme ne représente pas seulement l’échec d’une politique de gestion du capitalisme mais l’échec du capitalisme lui-même, et sûrs de la supériorité des idéaux et du projet communistes, nous affirmons que la réponse aux aspirations émancipatrices des travailleurs et des peuples peut seulement se trouver dans la rupture avec le grand capital, avec les blocs et les alliances impérialistes, dans de profondes transformations de nature émancipatrice et anti-monopoliste.

Avec la conviction profonde que le socialisme est l’alternative, la voie vers une indépendance véritable et totale des peuples, pour l’affirmation des droits des travailleurs et le seul moyen de mettre fin aux crises destructrices du capitalisme, nous en appelons à la classe ouvrière, aux travailleurs et aux peuples du monde entier pour qu’ils se joignent à la lutte des communistes et des révolutionnaires et, unis autour de leurs intérêts de classe et de leurs justes aspirations, qu’ils prennent en main la construction d’un futur de prospérité, de justice, de paix pour l’Humanité. En ce sens, les conditions émergent pour une convergence des résistances, des luttes populaires en un grand mouvement contre les politiques capitalistes mises en oeuvre dans cette crise et les agressions impérialistes qui menacent la paix.

Certains qu’un autre monde est possible, libre de l’exploitation et de l’oppression de classe du capital, nous proclamons notre engagement à poursuivre la voie historique pour la construction d’une société nouvelle libérée de l’exploitation et de l’oppression de classe : le Socialisme.


São Paulo, 23 novembre 2008
Dixième Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 11:03

Ci-dessous deux réactions communistes portant plutôt au scepticime et tranchant avec l'enthousiame dominant devant l'élection de Barack Obama. 


Sur les élections aux Etats-Unis - Note du Bureau de presse du Parti communiste portugais, PCP, 5 novembre 2008

La gigantesque opération autour des élections présidentielles aux Etats-Unis ne saurait être dissociée de la crise actuelle du capitalisme - qui a eu une expression particulière aux Etats-Unis - et des nombreuses tentatives en cours visant à réhabiliter le système capitaliste et le rôle hégémoniquedes Etats-Unis dans la sphère internationale.

Sans ignorer les différences entre les candidats républicain et démocrate, la vérité est que les deux « tickets » ne masquent pas leurs liens avec un projet de domination économique, idéologique et militaire du monde.

Pour le PCP, l'élection de Barack Obama comme président des Etats-Unis est bien loin de correspondre aux attentes que la gigantesque campagne médiatique mondiale a cherché à susciter pour créer l'illusion d'un changement et d’une inflexion des Etats-Unis et de leur rôle sur la scène internationale.

 

Une analyse de la section du PCF Paris 15, en lien

 

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 10:10

La direction du PCF a signé cette déclaration. C’est bien. Mais pourquoi ne le faire savoir à personne en France ? Ni à la presse, ni aux communistes (rien même sur le site du parti), ni même au CN du PCF ? La version française est même indisponible !

La coopération internationale entre partis communistes et progressistes existe hors du PGE. Il faut que cela se sache. Le Parti communiste portugais, initiateur de cette déclaration a d’ailleurs quitté le PGE.


Position commune de partis communistes et d’autres partis progressistes d’Europe sur le NON irlandais au Traité de Lisbonne

La victoire du NON en Irlande met fin au Traité de Lisbonne

Ce résultat revêt une grande importance et une haute signification politique en tenant compte qu’il a été obtenu dans un contexte d’immenses pressions de la part des principaux dirigeants de l’Union européenne. Il constitue une défaite significative du projet d’intensifier le néolibéralisme et le militarisme en Europe comme du modèle poursuivi par les gouvernements et les grands groupes économiques et financiers d’une Union européenne, conçue comme directoire des grandes puissances.

Les partis communistes et autres forces de gauche et de progrès dans l’UE saluent la classe ouvrière et l’ensemble du peuple irlandais pour leur contribution inestimable à l’arrêt de la marche suivie par ce traité et se réjouissent du résultat qui exige la suspension immédiate des procédures de ratification.  

Ils avertissent également qu’il n’y a pas place pour des manoeuvres dilatoires visant à contourner le rejet du traité, telles que celles qui ont suivi en 2005 les victoires du NON en France et aux Pays-Bas. Ils dénoncent la nature antidémocratique de l’ensemble du processus.

Ils expriment leur détermination à continuer la lutte pour une Europe s’engageant sur la voie de la justice sociale, de la solidarité et de la coopération entre peuples et pays, une Europe de paix entre Etats souverains, égaux en droit.

Ils soulignent en particulier leur engagement à développer et soutenir les luttes importantes en cours dans plusieurs pays européens pour la défense des droits sociaux et du droit du travail, pour ériger une barrière solide face à l’offensive capitaliste néolibérale incarnée par le Traité désormais vaincu. 

Les partis signataires :

Parti communiste des peuples d’Espagne, Parti de la gauche de Suède, Parti communiste du Luxembourg, Parti communiste d’Irlande, Parti des travailleurs d’Irlande, Parti communiste allemand, Parti du travail de Belgique, Parti communiste de Grande-Bretagne, Parti communiste du Danemark, Parti communiste espagnol, Parti communiste de Finlande, PCF, Parti communiste grec, Nouveau parti communiste des Pays-Bas, Parti communiste ouvrier de Hongrie, Parti des communistes italiens, Parti communiste portugais, Parti communiste de Bohême-Moravie

Lisbonne, 24 juin 2008

Traduction depuis l’anglais par vivelepcf.fr

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 22:37
RENCONTRE DE 23 PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS D'EUROPE A ATHENES LE 15 MARS 2008.


23 Partis communistes et ouvriers de 20 Etats membres et candidats membres de l’UE ont participé à un meeting tenu à Athènes les 14-15 mars 2008 ayant pour thème, “Le nouveau traité, les évolutions au sein de l’UE et la lutte des peuples”. Certains partis qui n’ont pu assister au meeting ont envoyé des messages de soutien à cette initiative. Les participants ont évalué positivement les nombreuses initiatives communes, les campagnes et les déclarations de l’année écoulée. L’importance de l’augmentation du nombre d’initiatives communes et coordonnées a été notée, de même que la nécessité d’une coordination plus étroite des mouvements et des institutions, et la promotion de formes de collaboration et de fronts plus larges de lutte, tout en respectant la souveraineté de chaque parti.

Les participants ont échangé leurs vues sur les résultats du Sommet européen du printemps qui forment un prélude à une accélération de la stratégie de Lisbonne. Ils ont pris note de la décision relative à une “Union méditerranéenne”, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées.

Il a été souligné que l’évolution de la CEE, puis de l’UE, a été déterminée par les puissances dominantes et le capital monopoliste d’Europe occidentale. Celui-ci promeut des mesures néo-libérales favorisant les monopoles ainsi que la concentration et l’accumulation du capital. Il ne peut pas représenter un véritable contrepoids aux USA au profit des peuples. Avec la réforme du Traité, de nouvelles étapes ont été franchies vers la formation d’une UE comme bloc militaire, politique, économique et impérialiste contraire aux intérêts des travailleurs et des peuples. La souveraineté et l’indépendance des peuples et des pays sont de plus en plus bafouées. Les participants ont dénoncé avec véhémence l’adoption du traité sans consultation populaire. La sécession unilatérale du Kosovo de la Serbie a été condamnée et les participants ont exprimé leur préoccupation quant à ses conséquences.

Les attaques contre les droits syndicaux et ouvriers se renforcent au nom de la « modernisation », de la « compétitivité » et de la « flexicurité », et afin d’assurer les profits du capital. Les décisions de justice inacceptables relatives aux cas de “LAVAL” et de “Viking Lines” doivent être dénoncées avec force car elles vont à l’encontre du droit de grève élémentaire et des libertés syndicales. Les travailleurs sont de plus en plus préoccupés par leur situation, qu’il s’agisse des relations de travail, des salaires, des pensions, de la montée des prix, de la Sécurité sociale et des accidents de travail ; ils sont de plus en plus préoccupés par la privatisation de l’Enseignement, des soins de santé et de la Sécurité sociale au profit du grand capital ; par l’intensification de l’exploitation, par la croissance du chômage et par les mesures de plus en plus répressives contre les immigrés. Ils sont inquiets des attaques contre les petits paysans, indépendants, artisans et commerçants au profit des consortiums monopolistes, inquiets de l’augmentation nette des mesures anti-démocratiques, l’exacerbation et le soutien de l’Etat à l’anti-communisme, au racisme et à la xénophobie. Particulièrement graves en sont les conséquences sur la situation des travailleurs des nouveaux pays de l’UE de l’Europe de l’Est.

Les travailleurs expriment leurs préoccupations par rapport à l’agressivité de l’UE envers les pays de la Méditerranée, du Moyen Orient et de l’Amérique Latine; par rapport à l’imposition de mesures qui vont à l’encontre des droits des travailleurs dans les pays candidats à l’adhésion ; par rapport à la militarisation de l’UE et sa collaboration avec l’OTAN et les USA dans les guerres et interventions impérialistes ; par rapport à la course aux armements, à l’installation du « bouclier anti-missile » américain et au retour de l’option de la frappe nucléaire unilatérale.

Les évolutions de l’UE justifient les forces qui se sont opposées aux traités de Maastricht, de Nice, d’Amsterdam. Celles qui ont dit « NON » à l’Union Monétaire Européenne, au traité de Schengen et à la « Constitution européenne ». Elles justifient tous ceux qui continuent aujourd’hui à se battre contre l’Union Européenne du grand capital, un directoire des grandes puissances militaristes et néo-libérales. De cette manière, nos Partis ont contribué et continueront à contribuer au renforcement de l’opposition des peuples à l’UE, maintenant ainsi en vie l’espoir d’un avenir différent.

De nos jours, l’impasse des politiques néo-libérales est devenue patente. Il ne peut y avoir de solution en faveur du peuple sans s’opposer au traité de Maastricht et aux « 4 libertés » qui y sont scellées (la libre circulation du capital, des marchandises, des services et de la force de travail). La social-démocratie et ses alliés, le « centre-gauche », ont également été testés. Le peuple a accumulé suffisamment d’expérience; il se rend compte que ces forces ne représentent pas une alternative conforme à ses intérêts.

Aujourd’hui, le besoin d’une alternative réelle pour l’opposition au grand capital et à l’impérialisme devient impératif; une alternative qui laisserait la porte ouverte à une rupture d’avec le processus de l’intégration capitaliste européenne et à une perspective socialiste. Par l’intermédiaire des importantes luttes de la classe ouvrière, des forces de gauche et progressistes et des mouvements anti-impérialistes, la possibilité d’une situation différente, d’une Europe de coopération équitable, de progrès social et économique et de paix, apparaît de plus en plus clairement. Il a été souligné que cette lutte devait être renforcée:
  • Pour un NON clair au traité de Lisbonne. Soutien à la campagne pour le « NON » en Irlande.
  • Pour le droit de chaque peuple à décider de sa destinée et de sa voie de développement, en pleine souveraineté. Ce droit inclut le droit de sécession de l’UME, de l’UE et de l’OTAN ainsi que le droit de choisir l’option socialiste.
  • Contre un nouvel élargissement et expansion de l’OTAN. Pour le retrait de toutes les bases militaires des USA et de l’OTAN et la dissolution de l’OTAN. Contre le déploiement du « bouclier anti-missile » américain, digne de la guerre froide.
  • Contre la directive Bolkenstein, la “flexicurité”, le travail précaire. Pour la semaine de 35 heures (7 heures par jour, 5 jours par semaine) et une augmentation substantielle des salaires et des pensions en accord avec les besoins modernes et l’accumulation de la richesse sociale. Contre la logique de limiter les revendications des travailleurs à un “minimum”.
  • Opposition à la tendance à la privatisation dans les secteurs de l’énergie, du transport, des infrastructures et d’autres services publics. Pour la propriété et le contrôle des peuples sur les ressources naturelles et les secteurs stratégiques de leur économie.
  • Contre la privatisation de la sécurité sociale et pour un accès gratuit à un système public et universel de santé. Pour une diminution de l’âge de la pension et une augmentation substantielle des pensions. Pour un accès gratuit à un enseignement public de qualité, contre le processus de Bologne et l’invasion du capital dans le système éducatif.
  • Revendication d’un soutien aux paysans petits et moyens. Pour la sécurité alimentaire.
  • Contre l’armée européenne, la politique de sécurité étrangère commune, la doctrine des guerres préventives. Le retrait de toutes les troupes servant dans des missions impérialistes à l’étranger (Irak, Afghanistan, Balkans, Afrique).
  • Contre l’anti-communisme, l’interdiction des partis communistes, les persécutions et les emprisonnements de communistes et d’autres militants. Nous protestons contre la réécriture de l’histoire, la réhabilitation du nazisme et du fascisme, ainsi que la situation inacceptable des « non-citoyens » en Lettonie, Estonie et Slovénie.
  • Opposition aux soi disantes mesures “anti-terroristes”, aux entités et mécanismes de répression et de surveillance, à la limitation des droits démocratiques et des activités syndicales et politiques. Contre la “forteresse Europe” – droits complets pour les travailleurs immigrés.
  • En défense de Cuba socialiste, pour l’abolition de la “position commune” sur Cuba. Solidarité avec les peuples de Palestine, du Vénézuela, de Bolivie et tous les peuples en lutte.
  • Contre les accords de libre-échange injustes que l’UE impose aux pays d’Afrique, de la Méditerranée et de l’Amérique latine.

Les participants ont échangé leurs opinions sur la façon de promouvoir plus avant l’action commune et la coopération dans les divers fronts de lutte et en vue des élections pour le Parlement européen de 2009.

Athènes, 15 mars 2008

Liste des Participants
  • Workers' Party of Belgium
  • Communist Party of Britain
  • New Communist Party of Britain
  • Communist Party of Bulgaria
  • Party of the Bulgarian Communists
  • AKEL-Cyprus
  • Communist Party of Bohemia Moravia
  • Communist Party in Denmark
  • Communist Party of Estonia
  • Communist Party of Greece
  • German Communist Party (DKP)
  • Hungarian Workers' Communist Party
  • Communist Party of Ireland
  • The Workers' Party of Ireland
  • Socialist Party of Latvia
  • Communist Party of Luxembourg
  • New Communist Party of the Netherlands
  • Communist Party of Poland
  • Portuguese Communist Party
  • Communist Party of Slovakia
  • Communist Party of Spain
  • Communist Party of Peoples of Spain
  • Communist Party of Turkey
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 13:27
Position commune de partis communistes, ouvriers et progressistes au sujet du Traité de l'UE. (Malheureusement, nous n'avons pas trouvé de version française)

Joint position of Communist, Workers’, progressive and left-wing parties, regarding the European Union treaty, Lisbon 18th of October

 

The Parties that subscribe to this joint statement denounce the real and stated goal of the current reform of the European Union treaties: to recover the essential contents of a previously rejected draft treaty, whilst at the same time seeking to avoid a democratic debate and the expression of the peoples' will, namely through referendums.

This attempt is unacceptable and is a profound disrespect for democracy and for the sovereign will, expressed by the French and Dutch peoples, in the 2005 referendums.

If it were to be ratified in the various countries, this treaty would represent a new qualitative leap in the configuration of the European Union as an economic, political and military block contrary to the interests of the workers and the peoples; a new step towards the institutionalisation of neo-liberalism, the promotion of militarism and a stronger domination by the leading great powers of the European Union already implemented by the cornerstones of the EU building: the Maastricht, Amsterdam and Nice treaties and the Lisbon Strategy.

This treaty is impregnated with neo-liberal policies that will further jeopardise economic and social gains of the workers and the peoples, whether through the liberalisation of markets, the primacy of competition or the monetarist policies that do not take into account growth and employment; or by dismantling and privatising public services, in keeping with the interests of the big economic and financial groups.

This treaty promotes the militarisation of the European Union within the framework of NATO and in coordination with the USA, an increase in military spending, an arms race and the militarisation of international relations.

This treaty counters the interests and aspirations of the workers and peoples of Europe. We say NO both to the new Treaty and to the antidemocratic process that tries to impose it.

The right of each people to have their say on a treaty which has such profound consequences for the present and the future of each of their countries and of Europe must be guaranteed, through a broad and democratic debate and through the expression of the popular will.

With full confidence in the possibility of a different Europe, of cooperation, economic and social progress and peace, the Communist, workers’, progressive and left-wing Parties that undersign this joint position agree to promote a series of actions in their own countries and on a multilateral level, in order to struggle for the rejection of this Treaty and to demand broad and democratic popular debates and the expression of the peoples’ will in the various European Union Countries, namely through referendums.


List of endorsing Parties:

  • Communist Party (Flanders) - Belgium
  • Communist Party (Wallonia) - Belgium
  • Workers’ Party of Belgium
  • Communist Party of Britain
  • Communist Party of Bohemia and Moravia
  • Communist Party of Bulgaria
  • Party of the Bulgarian Communists
  • AKEL (Cyprus)
  • Communist Party of Denmark
  • Communist Party in Denmark
  • Communist Party of Finland
  • French Communist Party
  • German Communist Party
  • Communist Party of Greece
  • Hungarian Communist Workers’ Party
  • Communist Party of Ireland
  • The Workers’ Party of Ireland
  • Party of the Italian Communists
  • Socialist Party of Latvia
  • Communist Party of Luxemburg
  • New Communist Party of the Netherlands
  • Communist Party of Poland
  • Portuguese Communist Party
  • Socialist Alliance Party (Romania)
  • Communist Party of Spain
  • United Left (Spain)
  • Communist Party of People of Spain
  • Party of the Communists of Cataluna
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 13:26
Position commune de partis communistes européens. Le PCF est signataire. Pourquoi ne pas le faire savoir? 

A l’initiative du Parti communiste portugais, 29 partis communistes et ouvriers ont adopté une position commune face au nouveau traité européen, le 18 octobre. Nous la reproduisons ci-dessous.
Le PCF fait partie des signataires. C’est la première fois depuis longtemps que la direction du PCF co-signe un appel international de partis communistes. Une coopération entre partis communistes de différents pays d’Europe se développe à nouveau, à l’initiative notamment des partis portugais, grec, tchèque mais aussi espagnol, allemand…  Jusqu’à présent, sans justification sur le fond, la direction du PCF s’en était tenue à l’écart.
On a pu déplorer ainsi qu’elle ne s’associe pas, dans la dernière période, à des déclarations communes contre la guerre israélienne au Liban, contre le déploiement de bases de missiles américaines en Europe de l’est, contre les sanctions économiques visant Cuba, à propos du 50ème anniversaire de la CEE…
Cette fois la direction du PCF signe. Tant mieux. Mais elle ne fait absolument aucune publicité à cette position commune. Pas un mot dans l’Huma ou sur le site internet du Parti, pas davantage dans Infos-hebdo, destinés aux animateurs de section. On ne trouve même pas de traduction française du texte.
La contradiction s’affirme un peu plus entre la démarche de coopération entre les partis communistes européens et l’engagement dans le Parti de la gauche européenne, le PGE.
Lothar Bisky, futur président du PGE, qui sera officiellement désigné au congrès des 24 et 25 novembre, donnait une conférence de presse au lendemain du sommet de Lisbonne. A nouveau, au nom du PGE, il s’est placé pleinement dans la perspective du développement de l’UE, demandant la tenue de référendums pour que les peuples soient davantage impliqués au processus. Il appelle à une « confrontation critique » avec le traité modificatif dans lequel il « découvre des aspects positifs ». Il salue notamment la présence dans plusieurs phrases de l’expression « économie sociale de marché », qui indiquerait un début de prise en compte d’exigences sociales. Cette formule de « l’économie sociale de marché » est, rappelons-le, un concept central de la RFA capitaliste depuis les années 60… 
Coopération entre partis communistes ou fuite en avant dans le PGE social-démocrate et pro-UE, ne laissons pas la direction du PCF faire le choix à la place des communistes français.  
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 18:17
Un appel international simple et clair. Communistes français, nous ne pouvons que nous y joindre. Nous demandons aux membres de la direction du PCF de le faire. (notre première analyse sur le nouveau projet de traité)

Appel de partis communistes et ouvriers des pays européens

 

Les peuples doivent se prononcer! -- Nous disons NON à un nouveau traité néo-libéral et militariste «simplifié»

 

L’Union Européenne se renforce toujours plus comme deuxième « puissance » politique, économique et militaire, après les Etats-Unis. Les dirigeants politiques de l’UE, qui représentent les intérêts du grand capital, des banques et de l’impérialisme, et non du peuple, en ont décidé ainsi.

Le soi-disant « Traité établissant une Constitution pour l'Europe » qui devait permettre d’accélérer ce processus, a échoué grâce au NON des peuples français et néerlandais et à la riposte de larges forces populaires d’autres pays de l’UE.

Afin de pouvoir poursuivre malgré cela leur politique de démontage social et de militarisation dans une direction plus réactionnaire et anti-populaire encore, les classes dirigeantes, tout à la fois dépendantes et en concurrence directe avec la politique agressive des Etats-Unis, se sont rabattues sur un »traité simplifié« pour justifier l’abandon de la ratification par référendum et en débattre en cachette.

Les partis communistes et ouvriers des pays de l’UE disent NON à ce nouveau traité et à sa signature derrière le dos du peuple. Tous les citoyens – ouvriers, employés, paysans, étudiants, chômeurs et sans-abri – sont les seuls habilités à décider directement du cours futur de leur propre pays et de l’UE, peu importe que leur législation nationale prévoie le recours au référendum ou non.

 

Nous exigeons une transparence complète, d’abord avec la publication et la diffusion universelle et complète du projet de traité « simplifié » et des clauses annexes.  

 

 

Nous exigeons que le projet de traité « simplifié » soit soumis à référendum dans les différents pays qui composent l’UE, avec la règle de l’unanimité.

 

Nous lançons un appel à tous les citoyens des pays de l’UE: 

 

Dites NON au démontage social organisé et à la militarisation de l’UE!
Dites NON à un nouveau traité concocté en cachette et accepté à huis clos !

 

Parmi les premiers partis signataires (à l'initiative du PC du Luxembourg):

 

Partis communistes de Belgique-Wallonie-Bruxelles, de Flandres, de Grande-Bretagne, de Bulgarie, de Chypre (AKEL), de République tchèque (KSCM), du Danemark, de Finlande, d’Allemagne (DKP), de Grèce (KKE), de Hongrie (parti communiste ouvrier de Hongrie), d’Irlande, du Luxembourg, de Suède…

 

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 23:09

Une nouvelle fois, on ne retrouve pas la signature de la direction du PCF au bas de ce texte émanant des principaux partis communistes d'Europe (traduction par nos soins).

Arrêter le déploiement de bases américaines en Pologne et en République Tchèque, en Roumanie et en Bulgarie !

 

 

Déclaration commune de 39 partis communistes et ouvriers, 6 juin 2007

 

 

Les partis communistes et ouvriers européens signataires de ce texte protestent vivement contre le déploiement de bases « anti-missiles » américaines en Pologne et en République Tchèque ainsi que contre  les soi-disant « bases militaires classiques » en Roumanie et en Bulgarie.

 

Ces projets, rejetés de manière catégorique par les peuples de ces pays mais aussi par un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans tous les pays européens, violent les accords internationaux sur la réduction des effectifs militaires et des arsenaux nucléaires en Europe. Ils sont en contradiction avec la profonde aspiration au désarmement, à la sécurité collective et à la paix.

 

Nous rejetons les raisons officielles données pour ce « Système de défense nationale anti-missile » comme autant de prétextes et la présentation « défensive » de sa mise en place comme de la propagande pure et simple.

 

Le but réel du « bouclier anti-missile » est de renforcer encore les positions militaires américaines et la suprématie des Etats-Unis en créant de nouvelles capacités d’attaque contre d’autres pays sans être exposé à représailles.

 

Les Etats-Unis sont déjà le plus grand producteur au monde ainsi que le plus grand détenteur d’armes de destruction massive. Leur politique agressive, avec le soutien de l’OTAN, cause guerres, interventions impérialistes et instabilité. Avec la doctrine de la « guerre préventive », et en cataloguant les nations qui s’opposent à sa politique comme des « Etats-voyous » faisant partie de l’« Axe du Mal », la machine de guerre américaine représente la plus grande menace pour la paix dans le monde.

 

La mise en place du « bouclier anti-missile » ne pourra qu’encourager l’administration américaine à renforcer sa position « d’unique superpuissance mondiale », alimentant ses ambitions impérialistes : être à la fois le procureur, le juge et l’exécuteur dans le cadre des relations internationales.

 

Certaines initiatives menées par d’autres pays européens, par l’OTAN et l’Union Européenne pour soutenir ces projets soulignent les dangers auxquels doivent faire face tous les peuples européens, résultant de la même logique agressive, peu importe qu’ils aient comme origine les ambitions impérialistes des USA ou de l’UE.

 

Désormais il est plus qu’évident que les nouvelles bases américaines accéléreront la course aux armements et la militarisation, aggraveront les antagonismes entre puissances impérialistes et mèneront à de nouvelles et profondes attaques contre les droits démocratiques et sociaux.

 

C’est la raison qui fonde l’opposition, large et légitime, à cette politique.

 

Nous saluons et exprimons notre solidarité avec les actions de masse effectives engagées par les communistes, des forces progressistes, des organisations et mouvements pacifistes en Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie et dans d’autres pays, contre le déploiement de missiles américains et contre l’impérialisme.

 

Cette protestation courageuse constitue une contribution importante à la résistance croissante en Europe et dans le monde à la guerre, aux bases militaires étrangères et à l’OTAN.

 

Exprimant notre ferme détermination à intensifier notre lutte, notre coopération et notre solidarité, nous exigeons:

 

- L’arrêt immédiat des projets de déploiement de nouvelles bases de missiles et de stations radars américaines en Pologne et en République Tchèque, aussi bien que d’installation de bases militaires en Roumanie et Bulgarie.

 

- L’arrêt immédiat de toute mesure des gouvernements nationaux, de l’Union Européenne et de l’OTAN visant à faciliter la réalisation des plans américains.

 

- La ratification du traité sur la réduction des troupes stationnant en Europe et l’interdiction totale de toutes les armes nucléaires.

 

- Le soutien le plus large à toutes les actions contre la légitimation du déploiement des missiles et bases américaines.

 

 

Parmi les 39 partis signataires : les partis communistes de Bohème-Moravie (KSCM – République tchèque), de Chypre (AKEL), de Grèce (KKE), du Luxembourg, de Pologne, du Portugal, de Slovaquie, de Turquie, le parti communiste allemand (DKP), le Parti des communistes italiens (PDCI)…
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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 23:05

Appel de solidarité de 35 partis communistes avec Cuba.
Plusieurs pays tentent de mettre à l'ordre du jour du prochain sommet de l'UE l'adoption d'une "stratégie à moyen et long terme" vis à vis de Cuba. Cette "position commune", dans les faits une série de mesures discriminatoires, correspondrait à un alignement total des pays-membres de l'UE sur la doctrine des Etats-Unis. Cette tentative, soutenue par le Président de la Commission Barroso, émane en particulier des gouvernements les plus réactionnaires, champions de la répression anti-communiste (Pologne, République Tchèque, pays Baltes, Hongrie...). Nous soutenons pleinement l'appel de 35 partis communistes et ouvriers contre cette nouvelle manoeuvre anticubaine.  Depuis, le 4 avril, le gouvernement espagnol a fait un acte fort pour renouer le dialogue avec Cuba et rompre l'isolement de l'île en y dépêchant son ministre des affaires étrangères.  Demandons au futur gouvernement français de faire de même et aux candidats à la présidentielle de s'engager à s'opposer aux injonctions de l'impérialisme américain sur Cuba!
 
Nous reproduisons ci-dessous l'appel des Partis communistes. Malheureusement, on cherche vainement, une fois de plus, la signature du PCF (voir déclaration de Georges Hage du 15 février).

Non aux manœuvres anticubaines de l'UE

Les partis signataires dénoncent fermement l'intensification de la campagne anticubaine menée par l'UE, particulièrement dans sa tentative de faire adopter "une stratégie à moyen et à long terme" au prochain sommet du Conseil Européen. Avec ce document, l'UE s'aligne totalement sur la politique et les plans des Etats-Unis visant à porter des coups contre la révolution cubaine, et ceci en contradiction totale avec les sentiments d'amitié et de solidarité exprimés par les peuples européens.

Pour la première fois, l'UE révélera publiquement une stratégie conjointe visant un pays tiers. L'UE adopte un rôle actif dans la campagne impérialiste et anticubaine, en total accord avec le dénommé "Plan Bush" et tente d'entrainer les pays membres de l'UE dans ses plans interventionnistes contre Cuba. Elle intensifie les pratiques discriminatoires scandaleuses, les pressions et les interventions initiées en 1996 avec la dénommée "position commune". Cette initiative constitue un nouveau et dangereux rapprochement avec la politique des Etats-Unis. Elle confirme la position hostile adoptée par l'UE contre les idées d'indépendance et de souveraineté nationale.

Il est remarquable que cette nouvelle campagne anticubaine, sous couvert de soutien aux "droits de l'homme" et à la "démocratie", ait été lancée par des gouvernements, champions de l'anticommunisme, antidémocratiques, qui ont pris les mesures antipopulaires les plus réactionnaires contre leurs propres peuples : ceux de la République tchèque, de la Pologne, de la Slovaquie, de la Hongrie, de la Lituanie et d'autres encore. L'UE n'a ni le droit ni le statut moral pour imposer des conditions à Cuba en ce qui concerne ses relations avec d'autres pays.

Nous demandons que les différents gouvernements rejettent la "stratégie à moyen et à long terme envers Cuba" au Conseil Européen.
Nous demandons l'abrogation de la "position commune" et le développement de nouvelles relations avec Cuba basées sur l'égalité et les principes de justice internationale.
Nous lançons un appel aux travailleurs, à la jeunesse, aux femmes et aux mouvements populaires ainsi qu'à tous les progressistes et démocrates en Europe pour qu'ils expriment leur opposition à ces manoeuvres anticubaines.

Pour rejeter et riposter à la campagne de propagande et isoler les forces politiques qui la soutiennent.
Pour défendre le droit des peuples à résister et à décider de leur propre sort.
Pour renforcer leur solidarité avec Cuba socialiste et son peuple


Parmis les signataires:

  • AKEL-Chypre
  • Parti Communiste de Bohème-Moravie - KSCM
  • Parti Communiste Allemand - DKP
  • Parti Communiste Grec - KKE
  • Parti des Communistes Italiens - PdCI
  • Parti Communiste Portugais - PCP
  • Parti Communiste Espagnol - PCE
  • le Parti Communiste d'Afrique du Sud - SACP s'est joint à l'appel
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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 23:19

Solidarité avec les peuples palestinien et libanais

Nous reproduisons ci dessous la déclaration commune des 63 Partis communistes et ouvriers. Nous partageons totalement ce texte, et nous déplorons le choix de la direction de notre Parti de ne pas participer à cette initiative.

Déclaration commune de 63 Partis communistes et ouvriers

 
 
Nous condamnons vigoureusement toutes les opérations militaires de l’armée israélienne à Gaza et au Liban qui ont des conséquences tragiques pour les civils palestiniens, libanais et israéliens, ainsi que pour tous les autres ressortissants étrangers.
 
 
 
 

Ci dessus manifestation de nos camarades libanais

Nous réfutons et condamnons les accusations et les menaces des Etats-Unis et du gouvernement israélien adressées à la Syrie et à l’Iran et à d’autres pays de la région.  Ces menaces mettent en évidence que la puissance réellement offensive et expansionniste dans la région est Israel.

 

Nous condamnons avec force la politique des Etats-Unis qui encourage l’agressivité israélienne, et récusons l’hypocrisie des dirigeants du G-8 et la politique “d’égale distance” suivie aujourd’hui par certaines puissances.

 

Nous nous inquiétons tout particulièrement et avertissons des risques énormes d’extension de la crise au Proche-Orient, d’une nouvelle guerre civile et d’une escalade à grande échelle de l’intervention impérialiste au Liban sous le prétexte “des mesures d’établissement de la paix”.

 

Les bombardements contre le Liban sont le prolongement des agressions violentes dans la Bande de Gaza, des enlèvements de personnalités politiques palestiniennes, de l’effort d’affaiblir l’Autorité nationale palestinienne, des destructions d’infrastructures et de la création d’une situation chaotique au sein de la société palestinienne.

 

Les incursions à Gaza et au Liban constituent un nouveau pas en avant de la mise en application de la politique des Etats-Unis et de l’OTAN pour un “Grand Moyen Orient” tourné contre les droits légaux des peuples, la résistance populaire et les forces progressistes et pacifistes.

 

Le gouvernement israélien, la seule puissance nucléaire dans la région, ignore de manière outrageante les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, viole les accords avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), sape les accords des organisations palestiniennes pour la création d’un Etat palestinien indépendant aux cotés d’Israel, et rejette les propositions de cessez-le-feu. Le gouvernement israélien viole aussi la 4e convention de Genève, qui interdit les sanctions collectives, les assassinats “ciblés” et la destruction des infrastructures d’une région occupée.

 

Nous appelons toutes les forces pacifistes à renforcer leur solidarité avec les peuples de la Palestine et du Liban, avec les forces de progrès luttant pour la paix en Israel et à intensifier leur lutte pour une solution politique basée sur:

* L’arret immédiat de l’offensive militaire et retrait de l’armée israélienne

 * Le respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale face à toute intervention impérialiste pouvant arriver sous n’importe quel prétexte

 * La libération immédiate des prisonniers politiques

 * Le démantèlement complet des colonies israeliennes et retrait de l’armée israélienne des territoires occupés de 1967, la création d’un Etat palestinien (Bande de Gaza et Cisjordanie) ayant pour capitale Jerusalem Est aux cotés d’Israel. La solution au problème des réfugiés. Le retour de tous les réfugiés palestiniens doit etre fondé sur la résolution 194 du Conseil de sécurité de l’ONU et conformément aux autres résolutions de l’ONU.

 Seul le retrait des forces armées israéliennes de Gaza et du Liban et une paix juste et durable pourraient mettre fin à l’effusion de sang et garantir la sécurité de tous les peuples au Proche-Orient.

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