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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 06:15
QUELLES TRANSFORMATIONS DU P.C.F.

.

Nous devons être lucide la victoire de la droite est avant tout une victoire de son idéologie. Effectivement il ne suffit pas d'avoir un programme électoral proposant : la suppression des licenciements, l'augmentation des salaires, des retraites et un logement pour tous pour gagner une élection. Il faut aussi que les électeurs considèrent que ces propositions sont politiquement crédibles, c'est le rôle de la lutte idéologique.

Notre absence dans le débat idéologique a permis à d'autres qui n'y avaient pas renoncé de prospérer, réduisant ainsi le paysage politique à deux partis.

La confusion entre antilibéralisme et anticapitalisme, nous a fait perdre notre identité et nos électeurs.

Or, pour conduire un débat idéologique, il faut d'abord savoir qui ont est ? que veut dire être communiste aujourd'hui ? quel projet de société ? comment changer la société et avec qui ?

Notre congrès doit impérativement répondre à ces questions essentielles, cela est vitale pour l'avenir de notre parti. Il faut sortir du flou, des phrases mystérieuses sur une nouvelle force de gauche ? sur un nouveau parti populaire, sur un nouveau ceci ? un nouveau cela ? sans autres précisions. Cela laisse effectivement toutes les hypothèses ouvertes, mais cela ne permet pas aux adhérents de se faire une opinion, donc de participer aux décisions

Il va de soi que les débats préparatoires du congrès doivent être ouverts et sans tabou, mais ils doivent aussi conduire à des prises de positions claires sans ambiguïté. Le pire pour notre parti serait que notre congrès face ( sous prétexte de préserver l'unité du parti ) un texte dit consensuel comme le P.S. en a le secret, qui puisse être voter par tous, parce qu'il ne contient que des évidences ou des interrogations et ne décide de rien.

Un tel vote conduirait à laisser prendre les décisions essentielles pour l'avenir de notre parti « redonner une utilité et un avenir au P.C.F. ou le dissoudre dans une nouvelle force de gauche style Die Linke ou l'Arc-en-ciel » à des commissions désignées par la direction du parti. Ne faisons pas un congrès chèque en blanc .

L'unité du parti ne peut pas reposer sur la confusion idéologique, maintenir le statut quo serait dramatique, cela n'a que trop duré. Depuis notre congrès de Martigues et peut-être même avant, nous nous interrogeons sur notre identité, hier nous voulions muter , aujourd'hui nous métamorphoser, mais nous ne savons pas en quoi. Il est temps de trouver la réponse.

La réponse appartient à tous les adhérents du parti, par conséquence si le texte commun proposé par la direction du parti ne permet pas aux adhérents de faire connaître leurs avis, il faut que ces derniers puissent le faire à partir de textes alternatifs conformément aux statuts. Il ne s'agit pas là de créer à l'intérieur du parti des tendances, mais de permettre l'expression de tous les communistes, une simple question de démocratie.

Le congrès doit traiter de la démocratie dans le parti. La suppression du pouvoir des cellules a conduit à concentrer tous les pouvoirs sur les directions, cela n'est pas bon pour la démocratie. Cela engendre des problèmes de clans, de tendances, tout ceux-ci n'existeraient pas si le pouvoir était partagé par tous. Il faut donc rendre le pouvoir aux adhérents, rendre le pouvoir et leurs moyens aux cellules.

Le congrès doit décider de la forme à donner à l'union des forces de gauche Il est claire que notre parti n'arrivera pas seul à s'opposer au système capitaliste, le problème de l'union avec d'autres forces de gauche se pose. Cette union ne doit pas reposer sur des accords ou des fusions d'appareils. Mais elle doit reposer en premier lieu sur un projet de société, ce qui implique une expression idéologique et politique en lien avec les luttes, là est l'utilité du P.C.F.

En effet, il ne faut pas confondre projet politique et projet de société. Il faut d'abord se mettre d'accord sur un projet de société ( vision crédible d'une société socialiste ), avant de déterminer un projet politique ( ensemble de moyens stratégiques, forme d'union, réformes économiques )

Les transformations nécessaires pour le P.C.F sont de plusieurs natures :

-Organisation Il faut plus de démocratie interne , recréer des cellules pour mener la lutte idéologique, notamment dans les entreprises.

Les adhérents doivent pouvoir choisir leurs dirigeants démocratiquement au suffrage universel à tous les niveaux, afin d'assurer une diversité de représentation d'opinion, seul remède à la constitution de tendances.

Il faut rouvrir les écoles du parti pour réarmer idéologiquement les adhérents,

- Idéologie Il faut sortir de la vision d'un communisme qui ne serait que le produit d'une matrice dont il faudrait se libérer. En effet, le communisme ne peut pas sortir d'une matrice parce que le marxisme auquel il se réfère n'est pas un dogme. Il ne peut donc avoir de déclin inéluctable du communisme avec le temps, mais simplement un manque de volonté idéologique et politique à le faire vivre au présent.

Nous devons affirmer cette volonté, Il ne faut donc plus se contenter de soutenir les luttes, mais nous devons également leurs donner une perspective idéologique. Cela permettra à ceux qui sont victimes du système capitaliste de se forger par eux-mêmes une conscience de classe, sans laquelle il sera impossible de sortir du réformisme, qui nous conduit tout droit au bipartisme.

Il faut transformer le P.C.F, non pour le rendre moins communiste, mais pour le rendre plus communiste.

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 12:44
  • André GERIN 
  • Maire de Vénissieux
  • Député du Rhône

 

 

 

à : Section PCF Paris 15ème

130, rue Castagnary

75015 PARIS

 

 

 

LVénissieux, le 30 mai 2008

 

Chers camarades,

 

Vous m’envoyez une lettre m’enjoignant de cesser mes déclarations individuelles. Vous faîtes notamment allusion à une interview accordée au Nouvel économiste, sur laquelle je reviens dans un texte plus général et dans un courrier adressé à Stéphane Auriol.

 

Prendre la liberté d’exprimer publiquement les désaccords au sein du Parti communiste français est vital. Aujourd’hui, priver de cette liberté de parole ceux qui veulent continuer de faire vivre le PCF serait suicidaire. Tout au contraire, il faut démultiplier l’expression publique, libre et non contrainte des communistes.

 

Chaque communiste doit mener sa propre réflexion. C’est à mon sens un enjeu majeur pour la survie de notre parti. Obligeons-nous à dédiaboliser les  désaccords, les oppositions et travaillons à l’unité des communistes qui veulent conserver leur parti. La pensée unique est déconcertante. N’avons-nous pas chacun une part de vérité ?


    Il est vrai que l’accès aux médias n’est ni simple, ni neutre, ni sans risque. Mais le retour à l’omerta nous conduirait au néant social.
 

    Maire et député communiste, j’assume complètement mon rapport aux médias eu égard aux initiatives innovantes et audacieuses que nous mettons en œuvre avec la bataille des communistes.


            En toute fraternité, si nous voulons réussir comme nous nous y sommes engagés le 1er septembre 2007 à Vénissieux, je crois qu’il est temps de s’occuper de l’essentiel : la bataille politique, idéologique. Rassemblons l’opposition, si possible toute l’opposition face à la politique de liquidation, dans le respect de chacun, en faisant l’effort d’éviter les a priori, les raccourcis, ce qui est blessant et surtout contre-productif, en se gardant de donner des leçons.

 

            Quels que soient nos questionnements, nos interrogations, le mieux est de se parler, au-delà des amalgames et des jugements à l’emporte-pièce, en se préservant de lancer des anathèmes.

 

            Je revendique ma personnalité avec mes excès, mes convictions, ma part de sincérité, de loyauté. J’ai appris à être autonome. J’ai horreur des étiquettes. Et surtout, je suis fier d’être communiste.

 

            Recevez, Chers Camarades, mes fraternelles salutations.

 

André GERIN

 

En lien :

lettre du PCF Paris 15ème à André Gérin

lettre de Stéphane Auriol à André Gérin


réponse d'André Gérin à Stéphane Auriol


"Camarade Libéré" - article du Nouvel économiste sur André Gérin
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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 08:58
Section du PCF Paris 15ème

130 rue Castagnary

75015 PARIS

01 48 28 60 05

                                                                                                   Au camarade André GERIN

5 avenue Marcel Houël

BP 24

69200 VENISSIEUX

 

 

Paris XV, le 26 mai 2008,

 

 

Cher camarade,

 

Nous jugeons qu’il est nécessaire que tous les communistes qui entendent s’opposer à la liquidation du PCF et participer à son relèvement sur une base de classe, travaillent ensemble.

 

Dans cet objectif, il est impératif de prendre la peine de préciser ce que peut et doit être la démarche commune, notamment dans la période de préparation du 34ème congrès.

 

Dans ce sens, depuis quelques semaines, nous multiplions les échanges avec des responsables d’organisations du parti. Comme Marie-Christine Burricand t’en a informé, nous avons rencontré des camarades de la section de Vénissieux.

 

Le 30 avril, tu as adressé personnellement à notre secrétaire, Emmanuel Dang Tran, une lettre, transmise en copie à un certain nombre de camarades. Tu lui fais part de l’état de ta réflexion sur la situation du PCF et son avenir. Nous avons par ailleurs pu entendre et lire dans les media plusieurs de tes interventions dans la dernière période.

 

Le monde du travail, le pays ont besoin du PCF pour mener la contre-offensive, idéologique et politique, à la mondialisation capitaliste. Pour nous, cette question ne se pose pas. La question qui se pose est celle que les communistes reconquièrent leur Parti, lui rendent sa raison d’être face à la direction liquidatrice.

 

L’expérience nous montre depuis la « Mutation » et le congrès de Martigues, que l’unité des communistes n’est possible que dans leur organisation historique, le PCF.

Par ailleurs, le projet explicite de la direction sortante d’en finir avec la référence communiste a été désavoué par les électeurs aux présidentielles et par les adhérents à l’assemblée extraordinaire de décembre dernier.

 

Pour transformer ce rapport de force, rompre avec la stratégie d’effacement, le reniement des fondamentaux communistes, l’alignement sur le PS, rompre avec les directions qui la conduisent, il est nécessaire que les militants, les organisations du parti qui s’y opposent passent à un nouveau stade de structuration.

 

Ce dont nous avons besoin tient en deux points :

1-     gagner une visibilité nationale. Nous devons donner un point de repère dans le PCF pour tous les adhérents du PCF, pour les communistes qui en ont été éloignés afin qu’ils le réinvestissent et se réapproprient leur parti, pour tous les militants du mouvement social à la recherche d’une organisation politique qui dégage la perspective politique, face au consensus UMP/PS sur les questions principales. 

2-     se donner les moyens de faire vivre, de reconstituer nos organisations du Parti, cellules, sections, fédérations… en alimentant leur bataille idéologique et leur activité dans les luttes.

 

C’est dans ce sens que nous devons poser la question du changement de direction, et non d’abord en terme de personne, de compétition de personnalités comme au PS.

 

Pour nous le congrès doit être une étape dans un processus de reconquête du PCF, très importante dans le rassemblement des communistes pour l’avenir. Mais ce n’est pas « ça passe ou ça casse » comme tu l’écris.

 

Pour faire avancer cette démarche, nous partageons la proposition d’une rencontre nationale avant les vacances d’été. Nous sommes prêts à l’organiser en région parisienne, par exemple le samedi 28 juin.

 

Nous devrons faire de cette réunion un événement national montrant la détermination d’organisations du parti, de militants à rompre avec la mutation-liquidation du PCF. Elle devrait être le moment de cadrer notre démarche par un texte d’appel, annonçant l’établissement d’une coordination nationale, la perspective d’un texte alternatif pour le congrès.

 

Comme tu le vois, nous avons besoin d’une démarche collective et il est de notre responsabilité de veiller à la construire. En toute fraternité, André, nous pensons qu’il n’est plus temps de multiplier les déclarations individuelles. Nous savons qu’il faut se méfier des manipulations des media bourgeois. Mais certaines de tes interventions, notamment l’article du Nouvel Economiste du 11 avril, nous déconcertent comme d’autres camarades.

 

Concernant la possibilité d’une action lors de rencontre prévue par la direction du parti à Tours le 14 juin, dont la symbolique ne nous a pas échappé, nous pensons qu’elle ne sera opportune que si nous sommes en état d’y associer un nombre significatif de camarades.

 

Nous aurons une idée demain, à l’occasion d’une assemblée de communistes de région parisienne, du potentiel de mobilisation.

 

Voilà les éléments que nous voulions soumettre à ta réflexion comme à celle des autres camarades.

 

Amitiés communistes,

 Le secrétariat de section,

 Emmanuel DANG TRAN, Albert BARRE, Josette GAWSEWITCH, Henri DERRIEN


 


En lien :

 

réponse d'André Gérin au PCF Paris 15


lettre de Stéphane Auriol à André Gérin

réponse d'André Gérin à Stéphane Auriol


"Camarade Libéré" - article du Nouvel économiste sur André Gérin

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 16:43
Le communisme est l’avenir de l’humanité,
un parti communiste de masse et de classe est nécessaire aux exploités français.

L’heure de vérité est arrivée.

La famine menace dans les jours à avenir les populations de 37 pays.

Plus de 2 milliards d’êtres humains vivent avec moins d’un Euro par jour.

Les guerres du pétrole ravagent l’Irak, l’Afghanistan, la Tchetchénie, la Palestine...

65 000 transnationales capitalistes et leurs 800 000 filiales s’affrontent dans la jungle économique, pillent sans vergogne ni état d’âme, les richesses issues du travail et de la nature, régentent le monde pour les profits de leurs dirigeants.

Ils prétendent réduire le monde à une marchandise. L’existence de la vie sur la planète peut être mise en cause par ce mouvement destructeur d’accumulation du capital. Sur la terre entière les partisans résolus du capitalisme et l’ensemble de leurs alliés honteux ferment les portes de l’avenir. Il n’y aurait plus de futur commun.

En France, le pouvoir d’achat de l’immense majorité de la population est en chute libre car en 20 ans la part des richesses stérilisées  dans les profits capitalistes est passée de 40 % à plus de 50 %. Pour la première fois depuis la décennie 50 la jeunesse n’espère plus une vie meilleure que celle de ses aînés. La classe dominante proclame sans fard son objectif: en finir avec toutes les solidarités construites au long de l’histoire.

En France, comme dans l’ensemble des pays capitalistes développés l’abstention massive des travailleurs manuels et intellectuels, des exploités est le fait marquant de toutes les consultations électorales. Dans nos quartiers populaires elle touche de 60 à 70 % des électeurs.

De dures luttes  comme pour le CPE CNE sont parfois victorieuses mais nous ne produisons plus une perspective politique mobilisatrice, enthousiasmante. Résistance et révolte, sursauts politiques comme l’apport de gauche au succès du NON au référendum tentant d’accélérer l’Europe capitaliste,  si nécessaires ne suffisent pas !

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:37

Passer à un nouveau stade pour réinvestir notre parti, le PCF ! Quelle préparation du 34ème congrès?

Document de travail du secrétariat du PCF Paris 15ème consacré à la préparation du congrès. A prendre comme texte de réflexion. Cette partie du rapport suit la partie consacrée aux luttes qui soulignent l’attente vis-à-vis du PCF, le besoin d’une rupture dans ses positionnements pour dégager la perspective politique.

Les congrès du Parti se suivent. Des réalités se confirment.

Jamais la stratégie de la direction ne s’était autant dévoilée. Jamais elle n’a été autant désavouée par les faits. Mais les forces pour la mettre, enfin, en échec doivent passer à un stade d’organisation.

Après le résultat désastreux de MG. Buffet à la présidentielle, tour à tour les dirigeants, Cohen-Seat, Gau, Dartigolles, Gayssot, Marie-George elle-même au CN de juin ont révélé le point d’arrivée du processus de « mutation » engagé depuis le milieu des années 90 : la liquidation du Parti. L’effacement de l’identité communiste, le reniement de ses bases théoriques, le sabotage de son organisation doivent conduire au changement de nom, à la dilution dans « autre chose à gauche », à une rupture avec l’histoire. La direction a pensé que la situation était « mûre ». Elle s’est, heureusement, lourdement trompée, encore une fois.

Depuis juin, son orientation ne cesse d’être condamnée. Les adhérents dans les sections ont rejeté l’ordre du jour du « congrès extraordinaire » de décembre 2007, transformé du coup en « assemblée extraordinaire ». Ils ont affirmé que le PCF avait un avenir. Ce désaveu n’est pas sans rappeler celui de l’opération, un an plus tôt, de la candidature des « collectifs antilibéraux ». Les récentes élections municipales et cantonales et la remontée à 9,3% de 1300 candidats ne reniant pas leur identité communiste ont coupé court à la théorie du « PCF-repoussoir », des « valises de plomb de l’histoire ».

La persistance du fait communiste en France, notamment dans le monde du travail, se confirme. Le déferlement d’anticommunisme, par exemple à propos de 1968, en témoigne à sa façon. Bien que très amoindrie, l’organisation nationale du PCF subsiste. Surtout, le PCF demeure un repère politique, face à la droite et à la social-démocratie. Pour ne prendre que cet exemple essentiel, quel autre grand parti, malgré les flottements de sa direction, s’oppose à l’UE du capital ?

On pourrait ajouter dans la série des discrédits, l’échec cinglant de la « gauche arc-en-ciel » en Italie, expérience d’effacement des organisations communistes partant de la même inspiration qu’en France.

La situation actuelle du PCF reste marquée par une contradiction. Même lourdement désavouée, la direction et ses différents clans parviennent encore à rester en place pour continuer dans la même voie. Même en mode mineur. Il n’est plus question ouvertement, sauf chez les poissons pilotes « refondateurs » ou proches de MM. Hue et Gayssot, de disparition du PCF. Mais la stratégie qui y mène est toujours de mise. « La gauche, la gauche, la gauche… » : les incantations confirment la subordination au PS et le choix de privilégier l’alternance institutionnelle, malgré le consensus avéré entre PS et droite sur les choix fondamentaux. En conséquence, la ligne de la direction du Parti est incapable de dégager la perspective politique dont les luttes, fortes et déterminées, ont besoin pour converger et mettre en échec le gouvernement. La déstructuration de l’organisation communiste, à la base, se poursuit. La dilution du Parti pourrait bien revenir à l’ordre du jour à l’occasion des élections européennes de juin 2009 au nom du vote utile et sous l’impulsion du PGE, dont l’un des principaux animateurs, F.Wurtz est aussi l’un des fondateurs du club « Gauche avenir » avec Quilès, Sapin, Lienemann et d’autres PS.

Entre temps, la direction en a rabattu sur ses objectifs au 34ème congrès. Elle va s’évertuer à esquiver toute possibilité de remise en cause de son bilan, de son orientation et de ses places, tout en ménageant le terrain pour ses futures « expérimentations ». Elle multiplie déjà les diversions : multiples « ateliers » de discussion. Ses composantes adoptent des postures différentes sur tel ou tel sujet pour canaliser l’opposition des communistes. Les pratiques d’appareil, pour verrouiller les débats et les délégations vont jouer à plein.

La contradiction n’en demeure pas moins profonde entre cette ligne et ce que veulent sans doute une majorité de communistes, ce que représente le PCF dans le pays, ce que les travailleurs en attendent.

La direction ploie. Elle devra rompre à un moment ou un autre, partir, sous le poids de ses contradictions ET de l’action de communistes responsables.

Notre responsabilité de militants, a fortiori de dirigeants d’organisations du PCF est posée, à chacun. Nous ne partons pas de rien. Depuis le 30ème sinon le 28ème congrès, des oppositions fortes se sont exprimées à la « Mutation-liquidation », comme au 33ème. Les faits nous donnent raison. La légitimité de la direction nationale, qui a tant joué, est largement entamée. Dans les derniers mois, avant l’assemblée « nationale » extraordinaire de décembre, l’appel « pas d’avenir sans PCF » a contribué à mettre en échec l’ordre du jour initialement prévu.

Mais dans les mois qui viennent, d’ici le congrès, il est temps de passer à un autre niveau dans l’expression, l’action, la coordination, la structuration des communistes qui veulent que le PCF retrouve sa raison d’être. Le congrès sera une étape importante. Parmi les « groupes », les « personnalités », les organisations du PCF qui ont exprimé des positions dans cette bataille, il est temps de préciser la démarche. Même si cela peut s’expliquer au vu notre conception du parti, il n’est plus tenable que les communistes qui se revendiquent marxistes et léninistes soient les moins organisés dans le PCF et laissent tout ce qu’il représente continuer d’être dilapidé.

La question de l’unité des « opposants » est posée de façon récurrente, depuis au moins 10 ans. L’expérience nous le confirme. La référence au PCF, la bataille pour ne pas laisser la légitimité de ce qu’il représente aux liquidateurs, sont essentielles pour l’unité des communistes. Par son passé, ce qu’il continue à représenter dans le pays, par sa théorie et son mode d’organisation historiques, le PCF est le lieu de l’unité des communistes, de leur efficacité dans la bataille politique. Ce n’est pas un hasard si les dirigeants « mutants » s’obstinent à vouloir de débarrasser de son nom.

Depuis la « Mutation », la direction liquidatrice s’est appliquée à vider le parti des militants les plus susceptibles de s’opposer à sa ligne : en les écoeurant par ses positionnements, en liquidant la structure de base de leur engagement, la cellule, en les écartant administrativement. Il y a certainement plus de communistes hors du parti aujourd’hui que dedans sans compter tous les jeunes, militants dans les entreprises par exemple, qui n’ont plus eu l’occasion de trouver le parti dont ils expriment pourtant le besoin.

Ces constatations ont amené des « groupes d’opposants », des « personnalités » à tenter de se structurer en dehors du PCF sous forme d’associations voire de parti. Au bout de 10 ans, le résultat est un double échec. Ces groupes restent groupusculaires et n’ont capté qu’une part infinitésimale de ce que représente le PCF. Mais dans le même temps, leur démarche a facilité le travail de destruction du PCF. L’esprit de chapelle des « groupes » a conduit mécaniquement à la division organisationnelle mais aussi à une dispersion idéologique. Si tous les « opposants » signataires de l’appel « nous assumons nos responsabilités » de 1999 étaient organisés ensemble dans le Parti, la direction affaiblie ne pourrait plus tenir.

Aujourd’hui, plus que jamais, le regroupement des communistes est nécessaire pour regagner l’organisation politique dont les salariés ont besoin dans les luttes. Nous ne pensons pas que ce regroupement ne passe par un cartel de groupes mais par l’organisation de la bataille la plus large pour combattre la stratégie de sa direction, relever le PCF et faire vivre le plus possible de ses organisations sur une base de classe.

Appelons les camarades, isolés, écartés à réinvestir leur parti, et donnons-nous les moyens de consolider, recréer des cellules, des sections…

Le 34ème congrès va être une étape décisive pour mettre en échec la liquidation pure et simple du PCF et une étape très importante dans le processus de réappropriation du parti par les communistes.

Avec plus de clarté encore qu’au 33ème congrès, nous devons poser la question du bilan et rassembler en vue d’une rupture avec la stratégie de mutation-liquidation. Ruptures :

-         Avec l’alignement sur la social-démocratie et l’inscription dans le système de l’alternance

-         Avec l’abandon de nos fondamentaux théoriques et de nos positions de référence (ex : contre l’UE du capital)

-         Avec l’abandon de l’organisation révolutionnaire originale du PCF, les cellules, les sections, dont la raison d’être en particulier à l’entreprise, est d’animer la lutte des classes.

La question du changement de direction en découle naturellement. Il n’est pas pensable de remettre le clan dirigeant actuel « sur les rails de la lutte des classes ». Mais la question des directions se pose doublement. Il est nécessaire d’afficher une alternative nationale à la direction actuelle comme il est nécessaire en même temps de construire une véritable coordination nationale à même de faire vivre les organisations du PCF sur des bases rompant avec la stratégie actuelle. Sinon on tomberait dans une vaine et contre-productive bataille de personnes.

Quelle démarche d’ici le congrès ?

Nous avons multiplié ces dernières semaines les échanges avec en particulier des camarades responsables d’organisations du PCF parties prenantes des textes alternatifs au dernier congrès. Le 3 mai, de façon informelle, nous nous sommes rencontrés avec des dirigeants de la section de Vénissieux et de la Fédération de la Haute-Saône.

Un des points de départ de notre réflexion pour les mois qui viennent est le texte commun adopté après l’assemblée extraordinaire de décembre. Il fixait quatre objectifs d’action :

- l’expression de positions communistes, indépendantes et clairement identifiées dans les luttes et les élections

- la consolidation et la reconstitution d’organisations de base, cellules et section, notamment à l’entreprise

- la relance de la théorie révolutionnaire du PCF, de notre critique marxiste du capitalisme couplé avec une relance de la formation politique des militants

- la remobilisation des camarades isolés et l’adhésion au PCF sur des bases de lutte.

D’ici les vacances d’été, plusieurs initiatives sont soumises à l’avis des camarades :

- Nous préparons un nouveau texte d’appel qui sera mis en discussion avant fin mai. Il devrait porter, de la façon la plus brève possible, l’analyse de la situation politique et de celle du parti et la démarche de préparation du congrès. Il serait proposé, cela reste en débat, à la signature d’organisations du PCF et d’adhérents individuels.

- Une rencontre nationale sur une journée, où pourrait être rendue public ce texte, paraît indispensable, au plus tard le 1er week-end de juillet.

- La préparation d’un texte alternatif de congrès est nécessaire dès maintenant. Le texte de la direction ne saura nous convenir. D’ici l’été, son orientation et sa structure devraient être définies, dans la transparence et l’échange.

- Au moins par internet, la mise au point d’un système de mise en commun des textes de propagande produits par les uns et les autres dans le sens de développer des actions nationales sur des axes de lutte essentiels, délaissés par la direction.

Une action symbolique fore à Tours le 14 juin ?

La question est également posée d’une action symbolique forte. La direction du Parti organise trois débats nationaux, officiellement uniquement pour alimenter la réflexion et non pour l’orienter (mon œil !). Le 3ème aura lieu à Tours le 14 juin et portera sur les « transformations du Parti ». Le symbole n’échappe à personne. La volonté déjà exprimée par plusieurs dirigeants de revenir sur le congrès de Tour, de le refaire mais « à l’envers », ou de le dévoyer ne manquera pas de se manifester dans une discussion biseautée. Nous sommes plusieurs à avoir l’idée une présence en masse de communistes dans et aux abords du débat pour réaffirmer la validité et la fécondité du choix de 1920.

Mais une telle initiative se prépare. Elle doit être calée sur le contenu. Elle doit rassembler des camarades en nombre suffisant sous peine de produire l’effet inverse de celui recherché. Nous soumettons cette proposition et les autres à l’avis des camarades, attendons les leur. Concrètement, il faudrait savoir d’ici 15 jours combien de camarades peuvent être mobilisés pour Tours.

L’organisation au service de l’action. L’action au service de l’organisation. Faisons marcher nos réflexes de militants du PCF pour relever notre parti !

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 00:08

REFLEXION DE LA Cellule - La Chapelle - Marx Dormoy - PARIS 18è

"Outil d'échange"

Au lendemain des élections municipales et cantonales, qui ont montré que le Parti Communiste était encore une force attraction, on constate que la direction n'a pourtant rien abandonné de sa volonté de faire disparaître le P.C.F. ouvertement ou en le noyant dans un vague regroupement,  où il ne serait plus qu'une coquille vide.

NOUS REFUSONS CETTE PERSPECTIVE. Ce qui a fait la force et l'audience de notre parti, c'est d'avoir au cours de l'histoire fait fructifier les conquêtes révolutionnaires de 89,  48, 71, en les enrichissant des actions et réflexions sur les faits concrets de chaque époque; par exemple : 1936, il est resté comme le parti de la classe ouvrière et de la justice sociale, prolongeant les principes républicains d'égalité; la résistance, comme le parti de la liberté et de l'indépendance nationale. Une culture communiste s'est forgée imprégnant largement la culture française.

Depuis plusieurs décennies la direction du parti à tourné le dos à ces enrichissements et à ses racines; reconnaissance du rôle premier de la classe ouvrière; il n'y a qu'à regarder les professions des candidats aux dernières élections pour être fixé; indépendance ? La soumission organisée au Parti de la Gauche européenne obère les belles actions réalisées sur le référendum, et ainsi de suite; c'est dire que nous n'avons pas le projet de maintenir le Parti tel qu'il est, ni même de militer pour un retour au passé. Nous vivons dans une sorte de "meilleur des mondes" - elle est belle la loi du marché - des millions d'humains, africains en particulier, vont  mourir de faim pour cause de cherté spéculative des céréales et de substitution des bio-carburants au détriment des cultures vivrières.

En France il n'y a plus un sou dans les caisses quant il s'agit de payer les salariés de l'Etat ou de créer un R.S.A. pour les "pauvres". La santé est pointée comme le prochain domaine à livrer au profit et à l'inégalité accrue. Le cynisme de Sarkozy et des dirigeants du MEDEF est à son comble et les attaques contre les libertés se multiplient. On sait qu'elles sont les réponses sociales démocrates  : c'est une pédagogie du renoncement, conformément à "leur rôle historique" qui est de faire accepter mieux que la droite, les reculs sociaux et politiques. C'est une voie semblable qu'emprunte l'actuelle direction  du parti, y compris M.G. Buffet qui manie combativité apparente et double langage.

c'est une voie sans issue - ce n'est pas en s'arrimant au Parti Socialiste que l'on mettra fin à une exploitation effrénée - Ce n'est pas en visant un strapontin ministériel à tout prix -

NON, l'issue est dans un mouvement populaire d'ailleurs en gestation dans les couches les plus défavorisées, de plus en plus nombreuses ici et dans le monde, conscient de ses objectifs et des moyens pour les atteindre; l'issue est une véritable révolution, économique, sociales et politique; le Parti doit décliner dans les conditions d'aujourd'hui et de demain, des exigences toujours vivantes : JUSTICE ET PROGRES SOCIAL-ECONOMIE POUR LES HOMMES-DEMOCRATIE LA PLUS LARGE-a la ville et au travail-LIBERTE REELLE-dont celle de lutter-INDEPENDANCE ET SOLIDARITE- face aux multinationales et aux états à leur dévotion; tout cela pour un monde sans exploitation et sans guerre. C'est dire qu'u fil rouge unit ces exigences. 

        UN PARTI DE LUTTE DES CLASSES

C'est l'exact contraire de la course aux places pratiquée par la majorité de nos dirigeants. Dans ses sphères dominantes les complots, les coups tordus, la manipulation, le mensonge, l'intérêt personnel. Ceux qui voulaient que le P.C.F. devienne un parti comme les autres doivent être comblés.

Notre conception est tout autre. Aujourd'hui, quatre mois après "l'Assemblée Générale de section" l'engagement pris alors d'un vaste débat préparatoire au Congrès n'est pas tenu......

Débat ? quel débat ? Martelli, liquidateur en vue, seul a eu droit à la parole, la tribune de discussion pointe aux abonnés absents.

Ceux qui disent NON A LA LIQUIDATION DU PARTI n'ont d'autre moyen que de rompre leur isolement pour faire valoir leur opinion. C'est à ce besoin que répond cet appel. Il ne veut pas créer une xème tendance(la première étant celle des groupes dirigeants), l'outil proposé est un OUTIL D'ECHANGE, d'informations, d'expérience, de lutte. Il s'agit de créer les conditions d'une large union, avec le Congrès pour perspective, afin qu'il soit une véritables reconquête pour tous ceux qui disent NON A LA LIQUIDATION DU PARTI;

maintenant il nous reste très peu de temps pour réagir efficacement avant que le Congrès 2008 ne devienne le tombeau de NOTRE parti.            

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 20:51

Une contribution au débat pour le 34ème congrès:


RENCONTRE AVEC ANDRE GERIN ET CHARLES HOAREAU 30 avril 2008


Environ 80 personnes ou plus ont participé à cette rencontre tenue au 2 rue Voltaire à Béziers.

Introduction de Aimé Couquet:
Au nom de la section de Béziers du PCF, nous sommes heureux d'accueillir André Gérin, député-maire communiste de Vénissieux et Charles Hoareau de l'association « Rouge Vif », cégétiste qui s'est fait connaître comme coordinateur du mouve­ment des chômeurs à Marseille. Nous considérons que dans le cadre du 34è Congrès il faut un débat important. Nous approuvons la position d'André de conserver un PC révolutionnaire, tourné vers les classes popu­laires. Il nous a paru logique d'accepter sa pro­position de rencontre. Le système capitaliste est tellement pré­gnant qu'il faut organiser le plus possible de dé­bats pour que tous les communistes participent à la prépa­ration de ce congrès. Avant, la direc­tion de notre Parti prenait en compte les propositions de la base pour la prépa­ration des congrès, mais cela ne se véri­fie plus de­puis longtemps. Malheureusement, il y a une telle culture du respect des directions par les militants que les camarades ne réagissent même plus, ou sanc­tionnent en quittant le Parti.
Il est important que tous les communistes soient ca­pables de rester membres du Parti, alors que de nom­breux cama­rades refusent le comportement de cer­tains dirigeants qui conduit à la déliquescence. Déli­quescence qui elle-même conduira à la disparition du Parti, ainsi que le veulent certains dirigeants. Mais s'ils ne veulent plus du Parti qu'ils le quittent donc et le laissent à nouveau se développer!
Voilà pourquoi nous organisons cette réunion. Et d'autres suivront, car en France nous ne sommes pas seuls ! Le congrès ne devra pas être tout ficelé d'a­vance au travers de trois réunions nationales et de rencontres départementales organisées par la direc­tion. Ce sont les communistes qui doivent être pro­priétaires de leurs déci­sions. Dans le débat nous fé­dérerons tous ceux qui sont adhérents du PCF, plus tous ceux qui l'ont quitté de­puis peu, car les classes populaires ont besoin d'un Parti communiste organisé, clair sur ses positions et ses propo­sitions pour faire évoluer la société.

Suite ici

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 19:48

Quel rôle veut jouer Gayssot dans les débats du PCF ? S’il veut le quitter, la porte est ouverte !

Les media bourgeois aiment bien Gayssot.

Le Monde daté du 20 avril lui consacre un article, fort complaisant. A son tour, Gayssot s’évertue à relativiser les bons scores des cantonales et municipales. C’est logique. Ils ont été obtenus malgré lui, qui en ses « terres bitteroises », a préféré soutenir le PS contre la liste de rassemblement présentée par la section PCF de Béziers.

Gayssot réaffirme que l’on doit rompre avec le congrès de Tours, « avec la conception qui a prévalu à la création du PCF », qu’une nouvelle force politique, avec des socialistes, doit être créée pour le remplacer. Rien de bien nouveau dans sa bouche ou sous sa plume. En mai 2007, dans le Parisien/Aujourd’hui en France, il appelait déjà à l’abandon de la référence communiste, du nom PCF. Gayssot est aussi un des fondateurs du club « Gauche avenir » anticipant cette recomposition aux côtés des PS Laignel, Lienemann ou Quilès, de Claude Cabanes et Francis Wurtz…

Pourquoi certains cherchent-ils à remettre Gayssot en avant dans cette phase préparatoire de préparation du congrès ?

Il est devenu marginal dans le parti. Mais il peut servir aussi bien de poisson-pilote que de repoussoir.

Le projet qu’il défend de recomposition à la « gauche du PS » est régulièrement avancé par les directions du PCF depuis quelques mois, suivant le modèle allemand de « die Linke » ou le modèle italien de la « gauche arc-en-ciel » (dont on entendra certainement moins parler depuis sa déroute électorale).

Gayssot s’est illustré ces dernières années comme soutien indéfectible de Georges Frèche dont il est vice-président en région Languedoc-Roussillon quels que soient ses écarts, même racisants. Il est resté le symbole de la compromission du PCF dans la « gauche plurielle » entre 97 et 2002. Il est le ministre communiste qui a défendu les privatisations partielles, pardon les « ouvertures du capital ». Celui qui échangeait des tapes sur le dos avec le PDG de General Electric. Celui qui actait la 1ère étape du démantèlement de la SNCF avec la création de RFF, Réseau ferré de France, ce qu’il est obligé de reconnaître implicitement dans la tribune que l’Humanité lui octroie opportunément le 23 avril 2008.

Maintenant, l’article du Monde le pose en « relève », sinon en opposant, à Marie-George Buffet. Il appelle à « la rupture » que Buffet « ne peut incarner ». Pourtant MGB fut sa collègue au gouvernement Jospin. Pourtant elle s’était prononcée, presque aussi clairement que lui, au Conseil national du PCF de juin 2007 pour envisager un scénario à l’allemande.

Les dirigeants et « personnalités » du PCF cultivent la confusion. Les communistes, à qui les bons résultats des cantonales donnent un encouragement, ne doivent pas se laisser abuser par le jeu des personnes mais bien se prononcer sur le fond.

Quant à Gayssot, qui bafoue les statuts du Parti et renie le PCF jusqu’à sa fondation, qu’il soit cohérent avec lui-même ! Qu’il quitte notre parti !

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 11:06

Conseil départemental du PCF PARIS

17 avril 2008 -  Intervention de Camille Marques, section du 14ème arrondissement

http://pcf-paris14.over-blog.org/

La direction de « Refondation communiste » vient de subir un échec cinglant dans son entreprise de liquidation des références communistes Italiennes. L’opération de la « gauche arc-en-ciel » menace gravement l’avenir des partis communistes italiens. Heureusement, des camarades régissent.

Heureusement aussi, Fausto Bertinotti a tiré les conséquences de son échec en annonçant sa démission et son retrait de la vie politique.

La direction exécutive du PCF n’a pas eu le sens des responsabilités d’en faire autant. Malgré des désaveux successifs tout aussi cinglants depuis le 33ème congrès.

Le même projet, que celui des partenaires du PGE en Italie, a été engagé avant les présidentielles avec le résultat que l’on sait. Il s’est poursuivi en juin avec la mise à l’ordre du jour du congrès extraordinaire, qui s’est transformé en Assemblée extraordinaire, de l’effacement du Parti.

Les communistes, dans leur section, ont mis en échec ce plan. Les résultats des élections cantonales, où se présentaient des candidats portant leur identité et des positions communistes, contrastent violemment avec ceux des présidentielles.

Mais les mêmes directions restent en place comme si de rien était. Elles diluent, sans les renier, leurs projets précédents. Le rapport de ce soir, après ceux du CN me confirme dans l’idée qu’elles nous préparent un congrès de routine, minimisant l’enjeu, surtout esquivant toute remise en cause.

Ce n’est pas responsable. C’est coupable quand on mesure l’importance du rôle du maintien et du renforcement du PCF pour riposter à la politique du pouvoir.

Le 34ème congrès ne peut pas être un congrès comme les autres. Sur le fond comme sur la forme.

Sur le fond, le bilan de la stratégie et des repositionnements, pour moi des reniements, idéologiques mis en œuvre depuis la « Mutation » doit être au centre du congrès. La question de la rupture doit être posée. Les ateliers prévus, (des ruches ?), même s’ils portent sur des sujets importants ne doivent pas faire diversion. Que 7 sur 8 soient animés par des dirigeants qui se sont publiquement exprimés pour le dépassement ou la disparition du PCF en dit long.

Sur la forme, les abus de procédures, les censures dans l’Huma et dans le Parti, le non respect des statuts par les directions elles-mêmes ne peuvent plus se reproduire comme la dernière fois.

En particulier à Paris. En particulier dans le 14ème !

Le discrédit de la direction départementale du PCF Paris est encore plus prononcé que celui de la direction nationale. On n’a pas entendu ses membres au CN décrire et analyser les résultats des municipales. Et pour cause, elle a choisi l’alignement sans programme politique sur le social-libéral Delanoë.

Je rappelle qu’au 33ème congrès, elle n’a pas tenu compte du congrès de la section du 14ème. Les tenants des orientations de la direction nationale ont désigné les délégués au congrès départemental à sa place, élu pléthore de figurants au conseil départemental qu’on ne voit ni ici, ni dans les luttes.

Ils ont ensuite désigné une section fantoche, que le très jeune « secrétaire » (Ian Brossat NDRL) proclamé s’est empressé de quitter dès que le PS lui a signifié que sa place de Conseiller de Paris se trouvait dans le 18ème.

Enfin des candidats aux municipales ont été désignés et élus dans le plus total mépris des statuts.

De tels agissements sont pitoyables. Comptez-vous les reproduire à nouveau pour ce prochain congrès qui sera d’une importance si décisive ? Les communistes, ceux du 14ème, ne le tolérerons pas.

En tant que membre du conseil départemental, avec mes camarades de ma section, nous nous proposons d’organiser la préparation du congrès dans le 14ème dans le respect de tous les communistes, quelles que soient leur « sensibilité ».

Cette exigence vaut pour l’ensemble du travail d’impulsion du congrès dans la fédération. Nous sommes candidats aussi pour participer à la faire devenir réalité.

Je vous demande d’en prendre note et de mesurer l’état d’esprit de très nombreux camarades dans toute la France qui n’accepteront de se laisser déposséder de l’avenir de leur parti.

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 10:34

Les bons résultats du PCF aux élections démentent la « thèse du déclin inéluctable », du « boulet de l’histoire » sur laquelle s’appuyait la direction du parti pour justifier sa stratégie d’effacement sinon de liquidation. Le PCF reste un repère historique pour le monde du travail, les plus exploités, en recherche d’une perspective politique.

Déjà, à l’assemblée nationale extraordinaire de décembre, la direction avait été désavouée par les adhérents et avait dû remiser l’ordre du jour initial qui prévoyait de fixer comme feuille de route du 34ème congrès des « expérimentations » « sans tabou ni a priori » allant jusqu’à la disparition du Parti.

L’appel « Pas d’avenir sans PCF! », signé maintenant par 1100 camarades, n’y est pas pour rien.

Mais pour les communistes, tous ceux pour qui la raison d’être du PCF est d’animer la lutte des classes du côté des travailleurs, tout reste à faire. La rupture avec la stratégie d’alignement sur la « gauche PS »,  avec l’affadissement des positions et le déclin organisée des structures est plus urgent que jamais.

Elle ne pourra venir que des communistes eux-mêmes, des organisations du PCF, cellules, sections… qu’ils pourront faire vivre ou revivre, en lien indissociable avec les luttes.

Mettre en échec la stratégie de liquidation des directions et les directions elles-mêmes, qui disqualifiées, refusent toute remise en cause sur le fond malgré leur échec, ne se fera pas dans une bataille de sommet.

Coordonnons-nous pour préparer le congrès en faisant vivre nos organisations sur une base de lutte. Après l’ANE, des délégués de plusieurs sections ont produit une déclaration qui va dans ce sens. D'autres viendront.


Liens vers:

Elections: la remontée du PCF à 8,82% et ses enseignements

Déclaration de délégués de sections du PCF après « l’Assemblée nationale extraordinaire »
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