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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 18:45

34ème congrès - texte alternatif : dernière étape ! Allons-y !

 

Chers camarades,

 

Nous avons choisi de nous donner le temps du rassemblement des communistes décidés à faire vivre le PCF sur une base de classe. Nous faisons bien.

 

Un processus est engagé depuis juin pour la préparation du 34ème congrès. La rencontre nationale des 29 et 30 août à Paris a marqué une étape de son développement, la Fête de l’Humanité une autre.

 

Des dizaines de nouveaux camarades, des cellules, des sections du PCF s’associent au projet de texte alternatif à la base commune de la direction pour le congrès. Nous recevons des courriers et des appels dans ce sens chaque jour.

 

D’autres comme la fédération du Pas-de-Calais ont finalement choisi, pour des raisons internes, de ne pas le faire en tant que tel, tout en manifestant leur accord avec l’analyse.

 

Les débats dans les sections soulignent les insuffisances, les ambiguïtés et en fait les dangers du texte de la direction  pour l’avenir du PCF à un moment, l’éclatement de la crise financière du capitalisme et les nouvelles attaques du pouvoir en France, où sa raison d’être est encore plus évidente.

 

Le 3 octobre, le groupe technique désigné à la Fête de l’Huma pour rédiger le texte alternatif s’est réuni à nouveau. La réunion a été concluante.

 

Caroline Andréani, Marie-Chistine Burricand, Emmanuel Dang Tran et Alain De Poilly, conformément au mandat qui leur a été donné, ont jugé nécessaire de poursuivre jusqu’au bout la rédaction du texte.

 

Les textes rédigés par les uns et les autres ont été confrontés et un travail de mise en cohérence et d’harmonisation a été confié d’ici le 6 octobre au Réseau « Fiers d’être communistes » du Rhône et à la section du PCF Paris 15ème.

 

Continuons d’ici là à collecter des présignatures, le plus possible (largement au-delà des 200 nécessaires dans les statuts) !

 

Nous pouvons être optimistes parce que notre démarche est sérieuse et rigoureuse et que nous sommes tous décidés à nous tenir à l’écart des ambitions personnelles, des calculs d’appareil et des bricolages circonstanciels.

 

Pour les camarades d’Ile-de-France ou de passage, nous rappelons l’organisation par le Réseau communiste de Malakoff et la section du PCF Paris 15ème d’une assemblée lundi 6 à 18h30 au 36 de la rue Savier à Malakoff.

 

Nous ferons le point de la suite de nos initiatives et disposerons des formulaires définitifs de signature.

 

Fraternellement,

 

Pour le PCF Paris 15ème,

 

Albert Barré

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 17:44
INVITATION—Préparation du 34ème congrès du PCF

(ATTENTION A L’ADRESSE INHABITUELLE)

Cher(e) camarade,

On en est à l’étape de la finalisation du texte alternatif pour le congrès dans le cadre retenu à la fête de l’Humanité, par l'équipe qui y a été désignée. Le temps de l’unité a cédé la place à l’urgence. Le texte et les signatures sont à déposer avant le 10 octobre.

Il sera disponible sur internet à partir du 6 octobre sur internet et le soir sur papier. D’ores et déjà, des pré-signatures sont collectées sur la base du texte issu de la rencontre nationale que nous avons organisée les 29 et 30 août.

Nous te proposons de faire le point sur l’ensemble des aspects de la préparation du congrès et des initiatives que nous pourrons tenir lors d’une:

 

ASSEMBLEE DE COMMUNISTES

Lundi 6 octobre 2008

à partir de 18h30, au Local Réunion

36 rue Savier à MALAKOFF

(métro Malakoff Plateau de Vanves))

 Espérant ta présence,

Fraternellement

Pour le collectif d’organisations du PCF,

Le secrétariat de la section du PCF Paris 15

Le réseau communiste de Malakoff

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 08:45

Il y aura un texte alternatif de large unité au projet de base commune proposé par la direction sortante.

Sa préparation a été décidée à la fin de l’été et à la Fête de l’Huma par des représentants d’un grand nombre
de directions d’organisation du PCF dont, pour l’instant, la fédération de la Haute-Saône, les sections de Béziers, Vénissieux, Paris 15
ème, de Jarny (54) etc… de multiples cellules et autres camarades.

Pour nous tous, il apparaît que le projet de base commune ne correspond pas à la nécessité de mettre au centre du congrès le maintien et le renforcement du PCF. Le texte proposé, fade et creux, ne permet pas de poser la question de la rupture avec les choix des congrès précédents d’effacement de l’identité communiste, d’abandon de la perspective du socialisme, de sa théorie marxiste, de son organisation dirigé vers monde du travail et des milieux populaires. Le contresens des choix stratégiques qui ont privilégié la présence dans les institutions à la lutte des classes, qui ont mis le PCF à la remorque du PS, ne peut pas être levé avec le texte de la direction sortante. Le retour nécessaire aux fondamentaux théoriques du Parti pour être efficaces dans les luttes n’est pas mis à l’ordre du jour.

Sur la base de ce constat partagé, de chaque expérience locale, un groupe de travail a été constitué pour rédiger très rapidement le texte de congrès qui devra être cosigné par au moins 200 camarades avant le 10 octobre.

La direction de la Fédération du Pas-de-Calais avait décidé de s’associer à la rédaction du texte. Tout en continuant à partager la même analyse, elle s’est finalement ravisée suite à des débats internes.

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:16
34ème congrès: la Fédération du Pas-de-Calais défendra un texte alternatif et tiendra toute sa place dans son élaboration.

Extrait du rapport du Comité fédéral du PCF 62 du 18 septembre. Le rapport a été approuvé.


...

Quelques mots maintenant sur le 34ème congrès

Il y avait au dernier comité fédéral avant l’été quelques impatiences, mais il fallait bien attendre les textes proposés par le CN pour se fixer une opinion et nous avons eu raison d’attendre.

Pour rappel, depuis l’annonce du congrès, le débat tourne surtout autour d’une question sensible, celle du changement de nom et de la création d’une nouvelle formation politique, voire pour certaines versions, d’une fusion avec d’autres, les antilibéraux ou les socialistes, ou une partie d’entres eux.

Bref, et la direction nationale n’y était pas insensible, l’heure était plutôt à la liquidation et la rupture avec le passé.

De l’assemblée générale des sections fin 2007, aux ateliers décentralisés cette année, les communistes ont eu l’occasion de se rencontrer nationalement et de s’exprimer.

Ce débat a évidemment aussi traversé les fédérations et sections.

Il en découle que dans la proposition de base commune, la direction nationale a au moins tranchée une question sous la pression des communistes.

Le texte confirme donc la nécessité de préserver le PCF même si cela s’accompagne d’une autre nécessité d’engager un processus pour le transformer, mais la formule est floue et il n’y a surtout aucun sens de donner à cette transformation.

Les communistes, et nous y sommes pour beaucoup dans le Pas de Calais, arrachent donc un succès aux refondateurs et auprès de la direction en maintenant le PCF et son NOM.

Ce n’est pas sans conséquence, le 34ème congrès ne sera pas celui de l’autodestruction du Parti en tant que tel.

Cela étant dit, il nous faudrait pas tomber  dans l’autosatisfaction, maintenir l’outil et le nom de donnent pas la garantie de sortir de l’impasse où nous sommes.

Le Parti peut très bien continuer à se vider de lui-même et disparaître s’il n’y a pas un choc dans le contenu, une politique de reconquête des classes populaires.

De ce point de vue, la base commune n’apporte aucun changement, aucune orientation nouvelle, une analyse fade et beaucoup de questions sans réponses.

Il y a plusieurs causes au déclin du PCF, mais nous savons très bien que la question du rassemblement, la question des alliances, l’expérience de la gauche plurielle, bref les choix stratégiques d’être avant tout un Parti de gouvernement sans pouvoir, nous ont été fatals.

Or, au delà de la base commune, qui n’apporte pas de véritable réponse, sauf à préciser qu’on ne peut pas se passer du PS, toute l’attitude de la Direction depuis la rentrée reste figée au passé : être à la remorque du PS.

Pour preuve, un discours à l’Huma qui ne parle que de la gauche et pas du communisme et qui se termine par :
- un appel à l’ensemble de la gauche
- un comité de liaison permanent avec le PS. Pourquoi faire ?
- une direction inquiète de la préparation du congrès du PS
- une pétition commune sur la Poste
- un appel à manifester ensemble le 27

Tous le discours et les gestes sont dirigés vers le PS.

C’est si vrai que Marie-George Buffet, dans son discours, oublie de parler au peuple, aux salariés.

Nous entrons donc maintenant dans la phase concrète du congrès où il faudra se prononcer.

Dès les 1ères heures de la mutation, notre fédération s’est rassemblée dans une très large majorité sur ses orientations qui, pour résumer, préservent les fondamentaux, ce qui n’exclut pas d’évoluer, de se moderniser.

Les sections sont invitées  dans un 1er temps a organisé des assemblées générales pour débattre du congrès, une assemblée générale départementale est prévue le 15 octobre à Grenay pour rassembler les premières idées qui se dégagent au sein de notre fédération.

 Le Comité Nationale a fixé au 10 octobre la limite de dépôt de textes alternatifs pour soumettre au vote des adhérents l’ensemble des textes officiels ( base commune et textes alternatifs) le 20 octobre.

Les délais sont courts mais cette consultation n’était pas prévue avant le comité national de septembre.

Après réflexion, si nous ne sommes pas signataires d’un texte alternatif (deux cent adhérents  dix fédérations), nous sommes condamnés à nous prononcer sur la base commune ou à être à la remorque d’autres textes alternatifs sans avoir participer à leur contenu.

Cette situation serait un net recul pour notre fédération qui a été la première et la seule à proposer un texte alternatif qui a recueilli 25 % (les statuts nous interdisent depuis cette possibilité).

Nous avons par la suite travaillé collectivement avec d’autres à des textes alternatifs, on ne part donc pas de rien.

Il ne s’agit pas de se compter, mais de peser dans le débat national, et si possible de rassembler notre fédération à partir de son expérience, de ses particularités, sur les mêmes orientations.

Je propose donc de soumettre à la direction fédérale avant le dépôt du 10 octobre, un projet de texte alternatif en cours de réflexion avec des communistes de divers départements avec quelques principes :
- pas de chapelle
- un texte rassembleur qui va à l’essentiel et qui soit lisible pour beaucoup de communistes.

Je précise pour ceux qui tiennent à la légitimité que le texte qui sera retenu pour le congrès sera le texte majoritaire de la consultation d’octobre et que ce texte, qu’il soit la base commune ou alternatif, sera soumis aux amendements.

J’ajoute qu’on ne veut pas opposer un texte à un autre - celui de la direction – mais mettre en débat notre vision de ce que doit être le PCF aujourd’hui, le projet de société, la stratégie de reconquête.

Pour ce débat pluriel, nous n’avons pas d’autres choix qu’un texte alternatif.

 

...
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 13:08
RASSEMBLER LES COMMUNISTES SANS PERDRE UNE MINUTE !

15 septembre 2008


Le temps nous est compté !

Le Comité de la section de Béziers s’est réuni lundi 15 septembre 2008 et a débattu de la situation politique après la grande réussite populaire de la fête des trois sections du Biterrois à La Plantade (prés de 1700 participants) les 6 et 7 septembre qui nous conforte dans notre volonté de rassembler tous les communistes. Il a pris connaissance du rapport présenté par ses trois délégués à l’assemblée de communistes du 29 et 30 août à Paris ainsi que l’ensemble des informations qui nous sont parvenues après la fête de l’Humanité.
Le contenu du projet de base commune adopté par la majorité des présents au dernier Conseil National du parti est inacceptable, est dépourvu de rigueur, ne comporte en particulier aucun élément d’analyse des années de «gauche plurielle». Ce texte ne nous convient pas. Il implique une réponse mobilisatrice adressée à l’ensemble des communistes, l’heure n’est pas à marquer clivages ou différences d’appréciation issues des histoires propres de nos organisations locales mais à rassembler une majorité communiste lors du Congrès.

Sur la base de son expérience, de ses réflexions et actions la section de Béziers souhaite que ce texte bref reste explicite sur deux aspects :

- Le rappel de notre utilisation de la théorie marxiste enrichie du travail critique du siècle passé, car seule celle-ci garde validité pour combattre efficacement la crise actuelle du capitalisme et ce dernier.
- Notre refus de disparaître dans «la gauche» que ce soit idéologiquement à chaque initiative de l’actuelle direction ou politiquement avant même les premiers tours d’élection !

Dans cet esprit et dans la continuité de nos engagements et prises de position depuis des années, nous nous retrouvons dans la plupart des comptes rendus des différentes rencontres et débats organisés pour remettre en place un véritable Parti Communiste.
La rédaction et la diffusion rapide d’un projet de texte de base alternative de rassemblement des communistes est impérative et permettra par la poursuite du débat politique d’envisager la suite pour la victoire de l’action communiste lors du 34 ème Congrès.


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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 15:00

34ème congrès du PCF : s’opposer pour construire. Nous avançons !

 

Nouvelle étape : le dépôt, avant le 10 octobre, du texte alternatif au projet de base commune de la direction sortante

 

 

 

Continuons à accorder la méthode aux objectifs.

 

Voilà quatre mois qu’avec d’autres organisations du parti et camarades, nous avons lancé notre préparation du 34ème congrès.

 

A la veille de la rencontre de Tours le 14 juin, nous soumettions à la réflexion un premier texte. Tout l’été, nous avons multiplié les échanges notamment avec les camarades signataires de l’appel « Pas d’avenir sans PCF » initié avant l’assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007 avec la Fédération de la Haute-Saône.

 

Après amendement, le texte de juin est devenu le texte de cadrage de la réunion nationale que nous avons organisée les 29 et 30 août à Paris.

 

Réunissant sur deux jours 120 camarades de 19 fédérations et 34 sections, dont cinq membres du Conseil national, plusieurs dirigeants actuels ou passés d’organisations du Parti, cette rencontre a débouché sur deux décisions :

 

-          Celle de passer à un nouveau stade dans la coopération et l’échange de matériel militant, allant jusqu’à mener les campagnes nationales que la direction du Parti se refuse à lancer. La première concrétisation de cette décision est le tract-pétition pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, rédigé pour la fête de l’Huma, sur la base de la réflexion de Henri Alleg. Des milliers de signatures ont déjà été collectées.

-          Celle de défendre un texte alternatif au 34ème congrès devant la volonté clairement identifiée de la direction sortante du Parti de poursuivre la stratégie d’effacement du PCF et de sa raison d’être dans la lutte des classes en France, malgré son bilan accablant. A également été décidé de contacter le plus possible d’organisations du Parti et de camarades disposés à déposer ensemble ce texte alternatif. Retravaillé plusieurs fois collectivement, un appel est diffusé depuis la Fête de l’Huma : « Nous voulons faire vivre le PCF pour mener le combat de classe. Nous défendrons un texte alternatif au 34ème congrès ».

 

L’adoption par le CN de son projet de base commune de congrès les 5 et 6 septembre n’a pu que nous conforter dans nos décisions. Ce texte, vague et creux, esquive tout bilan et ouvre bien la voie à la continuation de la même stratégie suicidaire.

 

Le même week-end, des camarades sont allés à la rencontre des communistes réunis à Sanary-sur-mer en « Université d’été ». Ils ont constaté une forte identité de vue avec les camarades présents organisés dans le PCF (3 fédérations avec une forte représentation du Var et du Rhône). En revanche, il s’est avéré impossible d’envisager un travail en commun pour le congrès avec des groupes extérieurs sous peine d’arriver à une situation de blocage. Déjà à Vénissieux en septembre 2007, alors que les quatre cinquièmes des participants se prononçaient pour le maintien et la reconquête du PCF, aucune coordination efficace n’avait pu émerger de la rencontre. L’unique réunion du groupe de liaison désigné n’a pas abouti, suite au refus de certains de s’engager dans la préparation de l’Assemblée extraordinaire du PCF. Aujourd’hui, ces camarades, malgré l’échec reconnu de leurs expériences de groupes associatifs, voudraient s’engager vers la création d’une mouvance communiste hors du PCF, notamment à l’occasion de l’échéance électorale des européennes. C’est incompatible avec notre objectif de faire vivre, de défendre le PCF et ses organisations et de lui rendre sa raison d’être. 

 

A la Fête de l’Huma, s’est tenue une rencontre informelle au stand du Pas-de-Calais. Nous en retenons deux éléments positifs :

 

-          Sur la base de leurs réalités locales et de leur propre réflexion, des dirigeants notamment de la Fédération du Pas-de-Calais (JC.Danglot) et du Réseau du Rhône (Vénissieux) arrivent, aux mêmes conclusions que les participants à la rencontre nationale des 29 et 30. A. Gérin est allé dans le même sens lors de la rencontre.

-          Décision a été prise de travailler à un texte alternatif ensemble. C’est maintenant l’affaire de nous tous !

 

La réunion à la Fête, même informelle, a permis de fixer certains points :

 

-          Le texte alternatif que nous allons produire s’inscrit dans un processus de reconquête du PCF par les communistes qui dépasse largement le congrès lui-même. Nous voulons donner un signal fort aux communistes, avec ou sans carte, aux salariés en lutte que le PCF ne se réduit pas à sa direction atone, décidée à continuer, dès le congrès passé, à tourner le dos à ce qui fait la raison d’être de notre parti, jusqu’à envisager, dit-elle, de le « métamorphoser ». Il ne s’agit donc pas d’un texte de témoignage, ou d’une sorte de manifeste, se limitant au congrès.

-          Le texte alternatif que nous allons produire doit donc être un texte situé dans le temps. Aussi court que possible, il est nécessaire, comme nous l’avons rappelé, qu’il s’inscrive dans la réalité du Parti d’une part, faisant le bilan que la direction refuse d’assumer, dans celle de la lutte des classes en France d’autre part. Rappeler les « fondamentaux » est essentiel mais ne trouve son sens que s’ils servent à des propositions de rupture immédiate en lien avec le mouvement des luttes. La nécessité de l’indépendance totale d’idée, d’action et de structure du PCF au service des travailleurs doit être soulignée en toute circonstance, comme condition du rassemblement.

Le résumé, qui devra nécessairement précéder le texte envoyé à tous les communistes, doit le rappeler.

-          Mettre en cause la stratégie des directions sortantes, c’est mettre en cause les directions et c’est nécessaire. Mais il faut partir du fond politique et surtout ne pas réduire les choses à des questions de personnes. Tous les participants à la rencontre de la Fête ont affirmé leur refus de se ranger derrière un « sauveur suprême » et de tomber dans la personnalisation de notre démarche et nos idées, piège que nous tendent déjà les media et la direction du Parti.

 

Dans les courtes semaines qui nous séparent de la date limite de dépôt du texte le 10 octobre, mobilisons-nous en poursuivant la méthode suivie jusqu’à présent !

 

A la fin de la réunion de la Fête, un collectif informel s’est trouvé désigné pour rédiger le texte. Son rôle ne saurait être que purement technique. Nous avons communiqué le document issu de la rencontre des 29 et 30 août. Il reste notre point de repère.

 

Le plus régulièrement possible, nous soumettrons l’évolution de la rédaction du texte.

 

Vu les courts délais, nous incitons chaque camarade à commencer à collecter des pré-signatures autour de lui.

Les mois qui viennent peuvent et doivent nous permettre de réunir, fédération par fédération, des communistes décidés à le rester, à se donner les moyens de sortir de l’isolement, de faire revivre sur des bases de classes cellules, sections…

 

Nous vous tiendrons informés de toute évolution. Merci de communiquer contributions, comptes-rendus de réunions qui pourraient être redistribuées.

 

Continuons !

 

Fraternellement,

 

 

Pour le secrétariat du PCF Paris 15,

 

Albert Barré et Emmanuel Dang Tran (présents à la rencontre de la Fête de l’Huma)

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 11:17

Texte issu de la rencontre nationale des 29 et 30 août. Version intégrant les amendements collectés à la Fête de l'Humanité. Remplace la précédente.


Nous voulons faire vivre le PCF pour mener le combat de classe

Nous défendrons un texte alternatif au 34ème congrès

Un spectre continue à hanter les nuits du patronat et du pouvoir capitaliste : celui du seul parti politique qui a donné historiquement à la classe ouvrière, au monde du travail les moyens de remettre en cause leur domination en France, le PCF. La persistance des campagnes anticommunistes en témoigne.

L’évolution du monde ne cesse de justifier davantage l’existence de notre parti. La mondialisation capitaliste s’étend et s’intensifie. Dans notre pays, le gouvernement actuel, poursuit à un rythme accéléré la politique de ses prédécesseurs: la remise en cause systématique des acquis sociaux et démocratiques pour la conquête desquels notre parti a joué un rôle déterminant. 

Alors que le danger de guerre mondiale surgit à nouveau, nous nous souvenons que notre parti est né justement en 1920 du refus de la guerre impérialiste.

Dans le même temps, la contestation du capitalisme monte, marquée par le développement continu des luttes sociales depuis 1995 ou par le rejet de la « constitution » de l’UE en 2005.

Dans ce temps où la lutte des classes bat son plein, la raison d’être de notre parti est plus actuelle que jamais : porter une perspective révolutionnaire de rupture avec le capitalisme, le socialisme, la traduire en propositions et actions concrètes pour renforcer le mouvement des luttes, permettre l’intervention politique organisée directe des travailleurs.

L’acquis du Congrès de Tours n’est pas tombé avec le Mur de Berlin. La rupture avec les partis réformistes, toujours enclins à la collaboration de classe, n’a jamais été autant d’actualité.

Quoiqu’en disent les « politologues » anticommunistes, et maintenant une partie des dirigeants du PCF, notre parti n’est pas voué à un « déclin inéluctable ». Le résultat des élections cantonales de 2008, 9,3% avec des candidats clairement identifiés comme communistes, l’écho que reçoivent nos actions militantes dans nos sections, l’expérience de la bataille pour le NON à l’UE du capital de 2005 nous en convainquent.

Aujourd’hui, nous sommes décidés à ne pas laisser dilapider tout ce que représente le PCF, donc à ne pas laisser perdurer la stratégie que la direction sortante entend poursuivre, envers et contre tout, après le 34ème congrès.

Ces dernières années ont connu un affaiblissement grave et sans précédent de notre parti et de sa capacité à jouer son rôle dans la lutte des classes en France.

Nous considérons que c’est principalement le résultat de la stratégie d’effacement de l’identité et des positions communistes depuis la « mutation » des années 90.

A contresens de la raison d’être de notre parti, la direction a choisi de privilégier la présence dans les institutions sur l’action dans les luttes. Elle a abandonné la perspective révolutionnaire du socialisme pour lui substituer, dans les faits, celle de la victoire électorale de la « gauche ». Elle a ainsi placé le PCF sous la tutelle du PS depuis l’expérience de la « gauche plurielle » entre 1997 et 2002. Intégrée dans un bloc de l’alternance, elle a abandonné la contre-offensive idéologique et politique. Dans le même temps, elle a sabordé l’organisation spécifique révolutionnaire de notre parti, la cellule, notamment l’activité à l’entreprise, désertant le premier terrain des luttes.

Le 1,93% de la présidentielle de 2007 a représenté une sanction sans appel. Devant cette situation d’une extrême gravité, les communistes sont en droit d’attendre une analyse sérieuse et responsable de l’ensemble des choix stratégiques depuis vingt ans. Nous faisons le constat que la direction sortante se refuse à la faire. 

En 2007 déjà, elle a évité le congrès extraordinaire que la situation exigeait. Restée en place, elle continue la même politique sclérosante pour notre parti. Comment mener par exemple la bataille contre la privatisation de la Poste côte-à-côte avec un PS qui est responsable de tout le début du processus et qui continue d’appuyer les directives européennes de marchandisation?

Pour le 34ème congrès de décembre 2008, la direction de notre parti a adopté un projet de base commune que nous jugeons irrecevable. Il propose aux communistes l’amnésie, l’anesthésie et la fuite en avant.

Aucun bilan des choix stratégiques des derniers congrès! En revanche, des phrases creuses et fumeuses sur la situation du monde dont la seule préoccupation semble d’être de montrer que l’on a changé d’époque et que donc il faudrait changer le parti, changer de parti.

La direction sortante confirme qu’elle entend continuer jusqu’au bout le processus d’effacement du PCF. Après juin 2007, les principaux dirigeants avaient mis à l’ordre du jour la question de « l’existence même » du parti, de son « dépassement ». Malgré la décision de l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007 de maintenir le PCF, la direction continue à parler, dans son projet de base commune, de « transformations profondes » allant jusqu’à une « métamorphose ».

Responsables d’organisations du PCF, cellules, sections, fédérations, militants, nous décidons d’assumer nos responsabilités de communistes. 

Nous refusons de laisser notre parti continuer à être transformé en coquille vide , en attendant une recomposition politique à gauche, peut-être dès les élections européennes de 2009.

Pour le congrès lui-même et pour l’avenir du Parti, nous prenons la décision de défendre un texte alternatif à celui de la direction que nous souhaitons déposer avec tous ceux qui partagent cette analyse.

Ill est indispensable que les communistes puissent se prononcer définitivement pour le maintien du PCF, se prononcer pour la rupture avec le processus de mutation-disparition, pour que notre parti retrouve sa raison d’être.

Qu’ils puissent se prononcer et agir :

- pour que le PCF retrouve sa totale indépendance de pensée, d’action et de structure qu’il mette entièrement au service des travailleurs et de la lutte des classes.

- pour qu’il porte comme perspective, la perspective politique révolutionnaire de la rupture avec le capitalisme, le socialisme. (au lieu de celle d’une nouvelle « gauche plurielle » en 2012, avec l’insertion du parti dans « une majorité, un gouvernement, une présidence de la République qui impulseraient une politique de gauche » (projet de base du CN), c'est-à-dire dans une bipolarisation derrière le PS qui se détourne de la force décisive de l’alternative politique, les luttes.

- pour qu’il revienne à des fondamentaux théoriques, marxistes, non par affirmation identitaire mais parce qu’il s’agit d’une nécessité pour le combat de classe aujourd’hui.

Notre analyse de la nécessité de l’appropriation publique des principaux moyens de production et d’échange est essentielle dans la bataille contre les privatisations, pour la défense et la reconquête des monopoles publics, également pour une conception offensive de la mixité, par exemple dans un secteur comme l’audiovisuel.

Les enseignements de Marx dans « Salaires, prix et profits » sont tout aussi essentiels pour dénoncer et combattre le RSA, les exonérations de cotisations patronales qui sapent le financement de la Sécurité sociale, ou la Prime pour l’emploi défendue par le PS dans la même logique que le RSA [faire rémunérer le travail par la collectivité à la place du patron].

- pour des initiatives politique de lutte immédiates. Un texte de congrès ne peut pas être hors du temps. La responsabilité des communistes est de proposer des ruptures politiques immédiates avec la politique au service du capital. L’alternative politique ne réside pas dans l’objectif électoral de 2012 [avec un pôle canalisant l’électorat à gauche du PS] mais dans la capacité du mouvement des luttes à commencer à mettre en échec la politique de Sarkozy sur une première bataille: éducation, service public, droit du travail… Elles sont toutes déterminantes comme la lutte contre la guerre impérialiste et pour le retrait de la France de l’OTAN.

- pour amplifier en France le rejet et la disqualification de l’UE du capital, dans la suite du NON de 2005, en finir avec les positions « euroconstructives » et les illusions dangereuses qu’elles portent.

Adhérer à l’objectif d’intégration européenne, dans le sillage du PGE, même de façon « radicalement critique », est un contresens. C’est adhérer à un projet capitaliste contradictoire avec notre objectif de développer des coopérations mutuellement avantageuses, respectueuses des peuples.

- pour retrouver l’engagement internationaliste fondamental du PCF.  Rompant avec le PGE, notre parti doit renforcer sa coopération avec les partis communistes et progressistes, affirmer sa solidarité avec les expériences socialistes dans le monde, par exemple en Amérique Latine.

- pour reconstituer l’organisation de classe du parti: la cellule directement sur le lieu de l’affrontement de classe, dans les entreprises et les quartiers, la section dont la raison d’être est d’impulser l’action des cellules dirigée vers les luttes, les directions départementales et nationales qui doivent en émaner. La reconstitution d’une structure de formation idéologique des communistes est indispensable dans ce cadre, partant de l’expérience militante.

Le texte alternatif que nous défendrons devra donner un signal fort à tous les communistes, avec ou sans carte, à ceux qui sont isolés, aux centaines de milliers de camarades qui se retrouvés écartés du parti, à tous les salariés qui luttent.

Nous voulons montrer que le PCF ne se réduit pas à la direction sortante, que des communistes sont décidés à réapproprier leur parti, à ne pas le laisser à ceux qui veulent le détruire. Le 34ème congrès doit être une étape de ce processus.

Un peu partout dans le monde, le socialisme redevient une réalité, le communisme une perspective, des partis communistes se renforcent. Des camarades, comme en Italie, reprennent en main leur parti. En France, les communistes peuvent et doivent s’unir le plus largement pour retrouver le Parti dont ils ont besoin pour mener le combat de classe.

PAS D’AVENIR SANS PCF!

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 09:59


TEXTE DE TRAVAIL, AMENDE DEPUIS. VOIR NOUVELLE VERSION (14 septembre) en lien




34ème Congrès du PCF:

Nous assumerons nos responsabilités de communiste

Nous ferons vivre le PCF, même face à la stratégie de la direction sortante.

Nous défendrons un texte alternatif au 34ème congrès.

 

Ce texte est issu de la rencontre nationale organisée à Paris les 29 et 30 août réunissant des camarades de 19 fédérations dont 5 membres du Conseil national (Auriol, Bernabé, Dang Tran, Debeauvais, Fainzang). Il est destiné à être discuté le plus largement, dès la Fête de l'Huma sur les stands de  la fédération de la Haute-Saône et de la section du PCF Paris 15.

Un spectre continue à hanter les nuits du patronat et du pouvoir capitaliste : celui du seul parti politique qui a donné historiquement à la classe ouvrière, au monde du travail les moyens de remettre en cause leur domination en France, le PCF. La persistance des campagnes anticommunistes en témoigne.

L’évolution du monde ne cesse de justifier davantage l’existence de notre parti. La mondialisation capitaliste s’étend et s’intensifie. Dans notre pays, le gouvernement actuel, poursuit à un rythme accéléré la politique de ces prédécesseurs: la remise en cause systématique des acquis sociaux et démocratiques, pour la conquête desquels notre parti a joué un rôle déterminant. 

Alors que le danger de guerre mondiale surgit à nouveau, nous nous souvenons que notre parti est né justement en 1920 du refus de la guerre impérialiste.

Dans le même temps, la contestation du capitalisme monte, marquée par le développement continue des luttes sociales depuis 1995 ou par le rejet de la « constitution » de l’UE en 2005.

Dans ce temps où la lutte des classes bat son plein, la raison d’être de notre parti est plus actuelle que jamais : porter une perspective révolutionnaire de rupture avec le capitalisme, le socialisme, la traduire en propositions et actions concrète pour renforcer le mouvement des luttes, permettre l’intervention politique organisée directe des travailleurs.

La chute du Mur de Berlin n’a pas supprimé la frontière entre les partis de « gauche réformiste », toujours tentés par la collaboration de classe et le parti communiste, telle qu’elle s’est manifestée au Congrès de Tours pour le plus grand bien des travailleurs de notre pays. La nécessité d’un bilan critique, partant d’un point de vue communiste, des expériences des Etats socialistes au 20ème siècle n’y change rien.

Quoiqu’en disent les « politologues » anticommunistes, et maintenant une partie des dirigeants du PCF, notre parti n’est pas voué à un « déclin inéluctable ». Le résultat des élections cantonales de 2008, 9,3% avec des candidats clairement identifiés comme communistes, l’écho que reçoivent nos actions militantes dans nos sections, l’expérience de la bataille pour le NON à l’UE du capital de 2005 nous en convainquent.

Aujourd’hui, nous sommes décidés à ne pas laisser dilapider tout ce que représente le PCF, donc à ne pas laisser perdurer la stratégie que la direction sortante entend poursuivre, envers et contre tout, après le 34ème congrès.

Ces dernières années ont connu un affaiblissement grave et sans précédent de notre parti et de sa capacité à jouer son rôle dans la lutte des classes en France.

Nous considérons que c’est principalement le résultat de la stratégie d’effacement de l’identité et des positions communistes depuis la « mutation » des années 90.

A contresens de la raison d’être de notre parti, la direction a choisi de privilégier la présence dans les institutions sur l’action dans les luttes. Elle a abandonné la perspective révolutionnaire du socialisme pour lui substituer, dans les faits, celle de la victoire électorale de la « gauche ». Elle a ainsi aligné le PCF sous la tutelle du PS depuis l’expérience de la « gauche plurielle » entre 1997 et 2002, comme depuis. Intégrée dans un bloc de l’alternance, elle a abandonné la contre-offensive idéologique et politique. Dans le même temps, elle a sabordé l’organisation spécifique révolutionnaire de notre parti, la cellule, notamment l’activité à l’entreprise, désertant le premier terrain des luttes.

Le 1,91% de la présidentielle de 2007 a représenté une sanction sans appel. Devant cette situation d’une extrême gravité, les communistes sont en droit d’attendre une analyse sérieuse et responsable de l’ensemble des choix stratégiques depuis vingt ans. Nous faisons le constat que la direction sortante se refuse à la faire. 

En 2007 déjà, elle a évité un congrès extraordinaire que la situation exigeait. Restée en place, elle continue la même politique sclérosante pour notre parti. Comment mener par exemple la bataille contre la privatisation de la Poste côte-à-côte avec un PS qui est responsable de tout le début du processus et qui continue d’appuyer les directives européennes de marchandisation?

Pour le 34ème congrès de décembre 2008, la direction de notre parti a adopté un projet de base commune que nous jugeons irrecevable. Il propose aux communistes l’amnésie, l’anesthésie et la fuite en avant.

Aucun bilan des choix stratégiques des derniers congrès! En revanche, des phrases creuses et fumeuses sur la situation du monde dont la seule préoccupation semble d’être de montrer que l’on a changé d’époque et que donc il faudrait changer le parti, changer de parti.

La direction sortante confirme qu’elle entend continuer jusqu’au bout le processus d’effacement du PCF. Après juin 2007, les principaux dirigeants avaient mis à l’ordre du jour la question de « l’existence même » du parti, de son « dépassement ». Malgré la décision de l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007 de maintenir le PCF, la direction continue à parler de « transformations profondes » allant jusqu’à une « métamorphose ».

Responsables d’organisations du PCF, cellules, sections, fédérations, militants, nous décidons d’assumer nos responsabilités de communistes. 

Nous refusons de laisser notre parti continuer à être transformé en « coquille vide », en attendant une recomposition

 politique à « gauche », peut-être dès les élections européennes de 2009.

Pour le congrès lui-même et pour l’avenir du Parti, nous prenons la décision de défendre un texte alternatif à celui de la direction que nous souhaitons déposer avec tous ceux qui partagent cette analyse.

Ill est indispensable que les communistes puissent se prononcer définitivement pour le maintien du PCF, se prononcer pour la rupture avec le processus de mutation-disparition, pour que notre parti retrouve sa raison d’être.

Qu’ils puissent se prononcer et agir :

- pour que le PCF retrouve sa totale indépendance de pensée, d’action et de structure qu’il mette entièrement au service des travailleurs et de la lutte des classes.

- pour qu’il porte comme perspective, la perspective politique révolutionnaire de la rupture avec le capitalisme, le socialisme. (au lieu de celle d’une nouvelle « gauche plurielle » en 2012, avec l’insertion du parti dans « une majorité, un gouvernement, une présidence de la République qui impulseraient une politique de gauche » (projet de base du CN), c'est-à-dire dans une bipolarisation derrière le PS qui se détourne de la force décisive de l’alternative politique, les luttes.

- pour qu’il revienne à des fondamentaux théoriques, marxistes, non par affirmation identitaire mais parce qu’il s’agit d’une nécessité pour le combat de classe aujourd’hui.

Notre analyse de la nécessité de l’appropriation publique des principaux moyens de production et d’échange est essentielle dans la bataille contre les privatisations, pour la défense et la reconquête des monopoles publics, également pour une conception offensive de la mixité, par exemple dans un secteur comme l’audiovisuel.

Les enseignements de Marx dans « Salaires, prix et profits » sont tout aussi essentiels pour dénoncer et combattre le RSA, les exonérations de cotisations patronales qui sapent le financement de la Sécurité sociale, ou la Prime pour l’emploi défendue par le PS dans la même logique que le RSA [faire rémunérer le travail par la collectivité à la place du patron].

- pour des initiatives politique de lutte immédiates. Un texte de congrès ne peut pas être hors du temps. La responsabilité des communistes est de proposer des ruptures politiques immédiates avec la politique au service du capital. L’alternative politique ne réside pas dans l’objectif électoral de 2012 [avec un pôle en « canalisant » à gauche] mais dans la capacité du mouvement des luttes à mettre en échec la politique de Sarkozy, sur une bataille ou une autre pour commencer, éducation, service public, droit du travail… Elles sont toutes déterminantes comme la lutte contre la guerre impérialiste et pour le retrait de la France de l’OTAN.

- pour amplifier en France le rejet et la disqualification de l’UE du capital, dans la suite du NON de 2005, en finir avec en finir avec les positions « euroconstructives » et les illusions dangereuses qu’elles portent.

Adhérer à l’objectif d’intégration européenne, dans le sillage du PGE, même de façon « radicalement critique », est un contresens. C’est adhérer à un projet capitaliste contradictoire avec notre objectif de développer des coopérations mutuellement avantageuses, respectueuses des peuples.

- pour retrouver l’engagement internationaliste fondamental du PCF. Au lieu de suivre la logique du PGE, notre parti doit renforcer sa coopération avec les partis communistes et progressistes, affirmer sa solidarité avec les expériences socialistes dans le monde (Amérique latine...).

- pour reconstituer l’organisation de classe du parti: les cellules directement sur le lieu de l’affrontement de classe, dans les les entreprises et les quartiers, les sections dont la raison d’être est d’impulser leur action dirigée vers les luttes, des directions départementales et nationales qui doivent en émaner. La reconstitution d’une structure de formation idéologique des communistes est indispensable, dans ce cadre, partant de l’expérience militante.

Le texte alternatif que nous défendrons vise à donner un signal fort à tous les communistes, avec ou sans carte, à ceux qui sont isolés, aux centaines de milliers de camarades qui se retrouvés écartés du parti, à tous les salariés  qui luttent. Nous voulons montrer que le PCF ne se réduit pas à la direction sortante, que des communistes sont décidés à réapproprier leur parti, à ne pas le laisser à ceux qui veulent le détruire. Le 34ème congrès doit être une étape de ce processus.

Un peu partout dans le monde, le socialisme redevient une réalité, le communisme une perspective, des partis communistes se renforcent. Des camarades, comme en Italie, reprennent en main leur parti. En France, les communistes peuvent et doivent s’unir le plus largement pour retrouver le Parti dont ils ont besoin pour mener le combat de classe. PAS D’AVENIR SANS PCF!

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 12:11

Pas d’avenir sans PCF – Rencontre nationale des 29 et 30 août 2008 à Paris

 

Proposition d’initiative politique communiste de grande ampleur pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan.

 

Dans les discussions lors de la rencontre nationale du 30 août, la nécessité s’est exprimée de passer à un autre niveau dans la coordination des activités militantes des militants communistes et des organisations du PCF représentées. Nos échanges, notamment par internet et nos différents sites ont permis une première forme d’entraide militante. Mais les initiatives de chacun dans sa fédération, sa section, plus ou moins isolé, ne suffisent pas à pallier à l’indigence de la propagande nationale, à l’exigence de la riposte à la politique au service du capital, au déploiement des idées communistes qu’elle délaisse, à faire vivre l’organisation militante sur des bases de classes.

Aussi avons-nous décidé d’initier un certain nombre, le plus possible d’expressions et d’actions communes.

Dans le débat sur la situation politique lors de cette rentrée, une question majeure a été abordée. La guerre en Afghanistan, la mort de 10 jeunes soldats français rendent plus visible la menace impérialiste sur la paix mondiale. Elle est directement à mettre en lien avec le renforcement de l’exploitation capitaliste. Dans son intervention, notre camarade Henri Alleg nous a donné une analyse très précise des dangers et a souligné notre responsabilité de communiste à mobiliser contre la guerre impérialiste. La posture pro-UE de la direction de notre parti l’empêche de prendre l’initiative de la campagne nationale que le PCF aurait le devoir de lancer.

Aussi avons-nous proposé de créer les conditions du lancement d’une campagne nationale de pétition, adressée au Président de la République, pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan et le retrait de la France de l’OTAN.

Elle pourrait être lancée en grand à la Fête de l’Humanité.

Ci-dessous, voici un premier projet de tract reprenant l’analyse d’Henri. Des camarades planchent sur l’aspect européen de la question.

Merci de faire part de vos réflexions.



PAS UN HOMME, PAS UN SOU POUR LA GUERRE AMERICAINE !

La mort au combat, en août dernier,  de dix jeunes soldats a brusquement rappelé aux Français que, sans qu’ils aient été consultés, leur armée était engagée aux côtés des forces  américaines et de celles de l’OTAN dans une guerre  sanglante qui leur remet  douloureusement en mémoire celles menées contre les peuples vietnamien et algérien. 

         Alors que selon  les plus récents sondages 55% des citoyens s’opposent à la présence militaire française en Afghanistan, Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé d’autre à dire, au lendemain de la tragédie qui a endeuillé des familles, que d’autres jeunes Français tomberaient encore, qu’il ne regrettait  rien et, qu’au contraire, il entendait poursuivre avec plus de résolution encore la même politique. Son ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, complétant  la pensée du Président, précisait quant à lui que cette guerre coloniale   (prétendument menée contre le terrorisme) et à laquelle la France participerait  de plus en plus directement,  durerait plusieurs années. Reste une question : les Français  accepteront-ils ces sinistres perspectives ?

 
                         Il s’agit de l’avenir de l’humanité tout entière

 
         Il ne s’agit pas seulement de  la guerre en cours contre le peuple  afghan mais bien de la paix mondiale  et donc de l’avenir même de l’humanité car les  ambitions de l’impérialisme américain et de ses alliés vont bien au-delà de la mise sous tutelle de l’Afghanistan et de l’Irak.  Dans  l’entourage de Bush et autres va-t-en guerre, on parle ainsi ouvertement aujourd’hui de s’attaquer à l’Iran dont les immenses ressources en hydrocarbures excitent l’insatiable appétit des monopoles pétroliers. Sans qu’aucune discussion ait été ouverte au Parlement sur un sujet aussi important, sous la pression américaine et en accord avec les tenants de l’Europe du capital,  la France sarkozyste a pris la décision  d’investir des milliards (ces milliards refusés aux salaires, à la santé, à l’éducation, au logement, aux transports publics) dans la construction d’une formidable base atomique à Abu Dabi, face à l’Iran justement, et en prévision de l’agression projetée contre ce pays.

 

Prendre conscience du danger d’un nouveau conflit mondial

Mais il est quantité d’autres « points chauds », en Asie, en Europe, en Afrique, qui peuvent, à tout instant, devenir brûlants, s’élargir  et s’approfondir jusqu’à  déclencher  le feu nucléaire  sur toute la planète. Jamais  la   formule de Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » n’a été aussi vraie.  Jamais il n’a été aussi urgent pour tous les hommes de paix et de progrès d’en prendre conscience, d’agir en conséquence et en premier lieu de se dresser contre cette politique criminelle et d’aider à la mobilisation de millions de Français  pour dire résolument  « non » à ceux qui, alignés sur la politique atlantique de Sarkozy et des siens, envoient  de jeunes Français se faire tuer  en Afghanistan et ailleurs, de dire « non »  à ceux qui engloutissent des milliards  dans la préparation de nouvelles guerres déjà programmées  par le Pentagone.

C’est là, pour tous les communistes, pour tous les antiimpérialistes, pour tous  les combattants de la paix, la tâche et le devoir essentiels d’aujourd’hui.

 

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 12:40

IL S'AGIT DU TEXTE PROPOSE PAR LA DIRECTION SORTANTE. NOUS LE PUBLIONS DANS SA VERSION  ORIGINALE DELIVREE AUX MEMBRES DU CN. POUR INFORMATION. NOS CAMARADES INTERVIENDRONT POUR EXPRIMER NOTRE TOTAL DESACCORD AVEC CETTE PROPOSITION.



VOULOIR UN MONDE NOUVEAU,

LE CONSTRUIRE AU QUOTIDIEN

 

 

INTRODUCTION

 

Nous avons une conviction: dans la phase critique que traversent notre monde, notre pays confronté à la politique brutale de Nicolas Sarkozy, les forces de gauche et notre propre parti, nous ne relancerons pas un nouvel espoir de changement en nous contentant de ravaler la façade. Pour toutes celles et ceux qui aspirent à construire un autre monde, le temps est venu de repenser le changement, d’en redéfinir le sens dans les conditions du XXIème siècle, d’inventer les voies et les moyens de ces transformations dans le monde tel qu’il est devenu. Bien des voix, bien des événements, bien des échecs subis nous invitent au renoncement. Ce n’est pas notre choix. Les potentiels d’émancipation sont réels. Mais nous sommes lucides : sans une ambition politique collective, partagée dans notre société, pour formuler un projet d’émancipation de notre époque, sans le rassemblement des forces susceptibles de porter ce nouveau projet, la contestation du système capitaliste mondialisé restera condamnée à des échecs répétés.

 

Le chantier est immense, mais il n’attend pas. Il y a urgence. Notre peuple souffre durement de l’état du monde et de la politique mise en œuvre par Nicolas Sarkozy et le Medef. Il cherche à retrouver espoir en l’avenir sans avoir le sentiment que la politique lui permet aujourd’hui de trouver les réponses. Nous voulons contribuer, avec lui, à lever ces interrogations.

 

Pour nous, communistes, qui fondons notre engagement sur l’ambition de dépassement du système capitaliste et de toutes les aliénations du monde actuel,  l’essence de notre combat est questionnée. Nous sommes à un moment charnière. L’enjeu est sans conteste d’entrer dans une nouvelle étape de notre histoire. Nous visons donc avec ce congrès l’engagement dans un important travail de refondation de nos analyses, de notre projet, de l’avenir de notre parti.

 

Nous sommes face à quatre défis :

-          Nous avons changé de monde et d’époque. Nous vivons une mutation de civilisation, la crise de la mondialisation capitaliste s’amplifie, et tout cela change très profondément les conditions du combat que nous menons.

-          La politique mise en oeuvre depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, qui amplifie avec violence le cours des politiques néo-libérales menées dans  notre pays depuis des années, fait mal à notre peuple, abîme notre pays et ses atouts, dégrade son rayonnement. L’avenir de la France est en jeu.

-          La crise de la gauche s’aggrave. Elle n’offre pas de perspective de changement crédible, et la droite encourage son éclatement entre social-libéralisme et protestation sans projet pour qu’elle ne soit plus susceptible de lui disputer le pouvoir. Le risque existe de l’effacement de toute perspective de changement transformateur à vocation majoritaire.

-          L’originalité du communisme français, mariant la critique globale du système et une visée de transformation sociale radicale avec une ambition et une implication de changement immédiat, est menacée.

 

Nous voulons relever ces défis et nous en mesurons la difficulté. Nous ne le ferons pas seuls. Nous ne résoudrons pas tous les problèmes qui sont devant nous d’ici notre congrès, mais nous voulons nous donner un cap clair pour avancer et travailler, pour pouvoir parler, agir sans attendre, construire un nouvel espoir avec toutes celles et ceux qui, comme nous, souhaitent ne pas se résigner au monde actuel et en France à la politique du pouvoir de droite en place.

**************

 

UNE NOUVELLE EPOQUE, UN AUTRE MONDE

 

Le monde dans lequel nous vivons désormais appelle-t-il et permet-il encore la mise en oeuvre d’un projet de changement dans notre pays ? De la réponse apportée à cette question dépend en grande partie la crédibilité du combat que nous menons. Or, si chaque individu a désormais conscience que son avenir dépend peu ou prou de ce qu’on appelle la mondialisation, celle-ci est majoritairement vécue comme un obstacle majeur à un tel projet de changement. C’est l’une des principales difficultés auxquelles nous nous heurtons.

Pour notre part, nous ne pensons pas que la mondialisation qui est devenue notre quotidien, qui peut donner espoir ou effrayer mais est et restera notre réalité, ferme la porte à des changements émancipateurs. Au contraire, elle peut être une chance de progrès immense, de mise en commun inédite pour l’humanité. L’obstacle est que le processus de mondialisation actuel a été et demeure piloté par les exigences d’un capitalisme financier et ultralibéral qui soumet la nature et toutes les activités humaines, le vivant lui-même, à la recherche exclusive du profit.

Nous puisons aujourd’hui dans une analyse renouvelée et actualisée de l’état du monde la conviction qu’un autre mode de développement, une autre conception du développement humain sont nécessaires et possibles. Mais les combats à mener doivent partir des réalités d’aujourd’hui, non d’un monde qui a vécu.  

Nous avons changé d’époque et sommes entrés dans une véritable mutation de civilisation. Nous vivons un état du monde en transformation permanente, très instable, une nouvelle période historique marquée par une accumulation de crises et de processus de transformations dans tous les domaines qui sont autant de défis pour le monde et pour l’humanité. Ne pas le voir, se tromper d’époque, c’est apparaître, même à notre corps défendant, comme les défenseurs des acquis d’un monde perdu, plutôt que comme les porteurs des potentiels du monde nouveau qui cherche à se construire. C’est surtout ne pas agir sur les bons leviers, les lieux de pouvoir qui décident réellement de l’avenir, les représentations qui façonnent les consciences.

 

Quels sont, à grands traits, quelques-uns des enjeux de ce nouvel état du monde ?

 

Révolution informationnelle, révolution des connaissances.

Révolution informationnelle, biogénétique, nanotechnologies… La croissance exponentielle des nouvelles technologies de l’information et de la communication, leur diffusion dans la société, le nouvel âge dans lequel sont entrées les connaissances bouleversent notre quotidien. Ces révolutions accroissent de façon spectaculaire les capacités d’expression et de création des êtres humains, qui n’ont jamais eu autant de possibilités d’agir sur leurs milieux de vie, pour le meilleur comme pour le pire. Les problèmes éthiques soulevés, les choix de civilisation sont considérables. L’accélération de ces changements bouleversent en continu le travail, les technologies, les sciences, les produits, la consommation, les rapports au territoire et à la nature, changent la structure, l’organisation, la localisation des activités salariées, déplaçant le centre de gravité des chaînes de fabrication vers les bureaux d’étude. La création de valeur dépend de plus en plus de l’appropriation des connaissances, des savoirs, des compétences.  Cette révolution transforme les rapports de production, les rapports sociaux, en appelle de nouveaux.

Avec ces révolutions, les besoins et les possibilités d’intervention et d’association des producteurs que sont les salariés sont plus grands que jamais. La tendance à la prédominance des activités informationnelles accroît les exigences de partage, ouvre des champs immenses au développement et à la mise en commun des capacités créatrices des salariés et des individus, ce que Bill Gates nomme avec mépris le « communisme informationnel ». Cela exacerbe les antagonismes capitalistes, en créant des conditions objectives de son dépassement. Mais le capitalisme, lui, tente d’exploiter cette révolution dans le seul but d’accroître la rentabilité financière des capitaux, organise le partage des savoirs sous le contrôle des multinationales pour faire « rendre plus de valeur aux actionnaires », capte les intelligences sans diffuser les pouvoirs, bride, verrouille, domine, contrôle, instaure les péages, marchandise. Le partage et la mise en commun de ces potentiels contre leur confiscation capitaliste est un des grands enjeux du XXIème siècle.  

 

Nouvelle phase de la mondialisation capitaliste.

La domination capitaliste s’intensifie et s’étend à toute la planète, à tous les champs d’activité humaine. C’est l’autre dimension structurante de l’actuelle mondialisation. La libéralisation des mouvements de capitaux a permis la mondialisation d’un capitalisme financiarisé à outrance, piloté par l’exigence de rendements financiers exorbitants, poussant à la surexploitation des mains-d’œuvre, à leur mise en concurrence exacerbée. La déréglementation financière et commerciale a poussé un ultralibéralisme forcené des échanges, une mondialisation des processus mêmes de production , au service des plus grands groupes capitalistes transnationaux, poussant à la marchandisation de toutes les activités humaines, à une mise en concurrence planétaire des salariés, à la privatisation des services publics, au recul des souverainetés économiques et alimentaires, mais aussi à une interdépendance accrue de toutes les économies. Les grandes organisations internationales, comme le FMI, la Banque mondiale, l’OMC, ont été transformées en instruments de ces processus de domination.

Cette mondialisation sous domination capitaliste creuse des inégalités redoutables entre pays et régions du monde, comme au sein de chaque pays. La contre-offensive néo-libérale, qui a pris forme dans les années 80 et 90, doit faire face à une critique grandissante de la domination des marchés et des institutions chargées de les « réguler ». Elle génère  des ravages sociaux, écologiques et sociétaux grandissants, des contradictions explosives et des inquiétudes sur le devenir même de la planète. D’autant que le fait nouveau de ces dernières années est l’enchaînement des crises, financière, énergétique, environnementale, alimentaire, avec la résurgence d’« émeutes de la faim », affirmant et amplifiant une crise systémique de longue durée. Face aux nouveaux défis de l’humanité, le mode de développement capitaliste éprouve les limites historiques de son efficacité. Le capitalisme présentait sa globalisation comme la fin de l’histoire. Sa capacité à assurer l’avenir du développement humain est aujourd’hui en question.

 

L’avenir de la France en jeu.

Dans ce processus de mise en concurrence à l’échelle du monde, l’avenir de la France est doublement mis en jeu : parce que des acquis sociaux, démocratiques, culturels, marquants de son histoire, empreints des valeurs fondatrices de notre République (liberté, égalité, fraternité) sont menacés d’être mis en pièces ; parce que les forces capitalistes de notre pays ont décidé non plus de composer avec ces acquis mais de tourner la page et de les liquider pour se jeter à corps perdu dans la compétition capitaliste mondialisée. La politique de Nicolas Sarkozy marque de ce point de vue une rupture. Code du travail, Sécurité sociale, services publics, école publique, laïcité, libertés publiques, création culturelle, institutions républicaines, ouverture au monde… tout ce qui fonde une conception progressiste de la personnalité de la nation française est sur la sellette. L’avenir de la France est aussi en question dans la crise très profonde qui est celle de toute la construction européenne,  crise de projet, de confiance et de crédibilité. 

Ce sont non seulement les couches populaires, mais la grande majorité de la population qui est menacée par l’insécurité sociale. Les grands groupes français ou franco-européens détruisent désormais plus qu’ils ne contribuent au développement de l’emploi et de la ressource fiscale en France, fondant à l’instar des groupes transnationaux leurs stratégies financières sur la mise en concurrence des territoires, le pompage des aides publiques, des fiscalités à bas coût qui asphyxient nos finances publiques.

Ces politiques et ces stratégies tournent le dos au développement national, à la construction d’une Europe de progrès, à l’atout que pourrait justement représenter l’engagement de notre pays dans un mouvement de transformation sociale à l’échelle européenne et mondiale.   

 

Un salariat mondial en plein bouleversement. 

Les transformations du capitalisme étendent le champ des dominations mais aussi celui des résistances. Le mouvement de « salarisation » des populations actives se généralise à tous les pays. Ce mouvement est marqué par de profondes contradictions. La crise du travail, de sa finalité est une dimension importante, notamment dans des pays comme le nôtre, où la financiarisation malmène l’entreprise et le travail, où l’intensification de l’exploitation provoque stress et souffrances grandissants. Cela s’oppose aux potentiels de rapprochement des salariés, à leurs aspirations croissantes à être correctement payés, à être respectés, à se former, se cultiver,  évoluer, à intervenir dans les gestions. 

Si des luttes sociales et politiques mettant en cause les conditions de l’exploitation mondialisée se développent dans de nombreuses régions de la planète, si la formule « prolétaires de tous les pays, unissez-vous » n’a jamais été autant d’actualité, le capital a beaucoup d’avance sur les salariés en la matière. La mise en concurrence, le chômage, la précarisation qui  accompagnent l’extension du salariat constituent de puissants facteurs de division des milieux populaires. La conscience des intérêts collectifs recule ou se cherche face à des puissances capitalistes qui en se mondialisant semblent s’être mises hors de portée des luttes, d’autant plus que les convergences internationales, même européennes, demeurent balbutiantes. Le rejet de la mondialisation peut fort bien aller de pair dans ces conditions avec le développement d’égoïsmes individuels ou catégoriels, de nationalismes ou de communautarismes qui apparaissent faute de mieux comme la seule manière de se protéger et de ne pas perdre ses acquis ou ses valeurs dans la compétition mondiale. La période dans laquelle nous sommes entrés nécessite donc un énorme travail politique et idéologique de mobilisation et de solidarisation des salariés et des peuples.

 

Une crise très profonde des modes de développement.

Notre époque est aussi celle d’une prise de conscience que l’avenir même de la planète est menacé si on continue comme cela. Un productivisme aveugle, obéissant prioritairement aux lois du profit, gaspille les ressources naturelles, met gravement en cause les écosystèmes et la biodiversité, et est  aujourd’hui responsable d’une augmentation considérable des émissions de gaz à effet de serre. Les désastres climatiques touchent en priorité les plus pauvres de la planète. Le pillage des ressources naturelles qui s’est accéléré ces dernières décennies aiguise les conflits pour leur appropriation. Crises sociale, financière,  écologique, crises du travail, de l’emploi, de l’énergie, de l’eau, de l’alimentation, de la consommation, crises démographique, urbaine, démocratique s’aggravent et se nourrissent les unes les autres. Une conviction s’affirme que ces crises appellent d’autres avancées de civilisation, qui non seulement remettent en cause les modes de production et d’échange capitalistes, la financiarisation de l’économie, la recherche effrénée du profit, mais au-delà l’ensemble des rapports de domination, d’exploitation et d’aliénation qui gouvernent le monde, les êtres humains et la nature depuis des millénaires.

Notre civilisation  doit inventer un mode de développement humain durable, non productiviste, susceptible de préserver la planète pour notre génération et celles qui viennent tout en maintenant et en poursuivant l’ambition d’égalité et de justice sociale. Le capitalisme n’est pas ce système d’avenir. Le temps court des profits est incompatible avec le temps long des écosystèmes. Le dépassement de la crise écologique devient un élément majeur de la transformation sociale.

 

 

Révolution des consciences et nouveau rapport au monde.

Dans la mondialisation, les rapports au temps et à l’espace se transforment. Les migrations humaines s’amplifient, charriant le brassage des cultures et le choc des inégalités. Les forces capitalistes s’emploient à imposer leur vision du monde et leurs valeurs. La mondialisation a pris des formes d’ « occidentalisation » du monde avec des stratégies et des processus néo-impérialistes d’hégémonie économique, sociale, culturelle, idéologique.

Une culture de guerre permanente,  la fameuse thèse du «  choc des civilisations », avec en effet miroir l’irruption de l’intégrisme et du fondamentalisme instrumentalisant les questions des identités, des religions, nourrissent de prétendues oppositions civilisationnelles entre  des « communautés » présentées comme antagoniques, avec comme corollaire des affaiblissements démocratiques, un recul des valeurs universelles d’émancipation humaine, un refus mutuel de la reconnaissance légitime de la diversité culturelle et au bout du compte d’une communauté de destin pour des avancées communes de civilisation.

Malgré cela, l’aspiration à des valeurs de progrès et de solidarité  a cependant résisté et de nouvelles aspirations à l’émancipation ont émergé. La conscience sociale de l’unicité du monde a véritablement progressé.

Dans ce chahut des consciences, des sentiments très contradictoires cohabitent, d’autant que d’autres interrogations essentielles ont surgi sur la responsabilité humaine dans le devenir de notre civilisation : sur la notion de progrès, sur la place de l’individu, sur les enjeux éthiques, démocratiques, sociaux, écologiques et culturels : un nouvel universalisme perce dans la mondialisation.

 

Nouvelles conflictualités.

Nous vivons un état du monde issu d’une transformation radicale du système des relations internationales depuis la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union soviétique il y a quelque vingt ans. Les Etats-Unis ont cherché une hégémonie sans rival dans une logique de guerre permanente – dite « guerre contre le terrorisme » - qui a pris toute sa dimension après le 11 septembre 2001. Mais cette stratégie néo-impérialiste, qui se heurte aux réalités d’un monde beaucoup plus complexe que la rhétorique idéologique utilisée par George Bush,  débouche sur un fiasco en Irak et en Afghanistan. Elle nourrit une impasse dramatique dans le conflit israélo-palestinien où l’injustice choquante subie par le peuple palestinien alimente les tensions dans toute la région et au-delà.

La confrontation russo-américaine dans le Caucase vient brutalement d’exacerber les tensions en aggravant les risques pour la sécurité internationale. Cette situation inédite depuis la fin de la guerre froide rappelle à tous, aux forces progressistes en France et en Europe,  l’importance d’une mobilisation politique et citoyenne pour la paix à la hauteur des dangers et de ces nouveaux enjeux.

Dans ce monde où les dépenses militaires atteignent à nouveau des chiffres  records, les Etats-Unis restent dominants, mais, en dépit d’une puissance inégalée, ils ne sont plus en capacité de maîtriser à leur guise les relations internationales. Aussi, ils essayent comme jamais d’embarquer les puissances moyennes, comme celles de l’Union européenne, sous l’étendard de l’OTAN, dans leur logique de guerre.

En même temps, de nouvelles puissances riches de milliards d’êtres humains et de très anciennes civilisations, Chine, Inde, Russie, Brésil…, émergent. L’hégémonie occidentale dans l’histoire du capitalisme est en question. Même profondément déstructurés par la poussée du capitalisme néo-libéral, les pays d’Afrique contestent désormais les relations de domination qui les étouffent. En Amérique latine, les changements politiques expriment des résistances croissantes.

Aux anciennes oppositions Est-Ouest et Nord-Sud, succède une autre configuration mondiale marquée par l’exacerbation des concurrences, des contradictions et des rivalités de puissances entre capitalismes, par des tensions protectionnistes, des nationalismes, des guerres économiques violentes, des conflits politico-religieux, des guerres civiles dans des Etats déliquescents, des terrorismes… Le nouvel état du monde a produit une véritable mutation de la conflictualité internationale.

Au cœur des désordres de ce nouveau monde, l’Union européenne devient un enjeu essentiel, et c’est notamment faute de refonder son projet et ses relations au reste du monde, qu’elle connaît une crise qui ne cesse de s’aggraver.

Paix, sécurité et développement sont donc aujourd’hui des défis planétaires qui ont partie liée. Tout commande d’agir tout à la fois pour favoriser les conditions d’une maîtrise démocratique, publique et multilatérale du développement sur le plan mondial ; pour  relancer le désarmement ; pour réunir les conditions sociales qui rendront solides la sécurité et la paix ; pour obtenir des changements profonds des politiques et de la conception de l’Union européenne. 

 

Des conditions de luttes sociales et politiques transformées.

Dans ce processus extraordinairement contradictoire qu’est la mondialisation, la bataille fait donc rage en tous domaines pour faire prévaloir ou bien des logiques de dominations renforcées, ou bien des issues d’émancipation. Le cours de la mondialisation n’est pas joué pour toujours, mais les conditions du rassemblement de celles et ceux qui ont intérêt à se libérer des rapports d’exploitation sont transformées.

Les forces du capital ont marqué des points. Elles ont déployé ces dernières décennies et déploient chaque jour des efforts gigantesques pour mettre les bouleversements à l’œuvre au service de leurs intérêts, pour construire des rapports de force qui accroissent leurs dominations et en faire  de véritables verrous au changement. Tout est fait pour faire grandir l’idée que les solutions collectives sont inefficaces et le plus souvent dangereuses. Les valeurs de l’argent sont promotionnées. Les nouvelles exigences de chaque personne humaine sont  dévoyées en individualisme sans foi ni loi. L’égoïsme (individuel, communautaire, nationaliste) dispute le terrain aux besoins de mise en commun, en proportion des divisions attisées entre les peuples et les salariés, par exemple entre « assistés » et « méritants », et  du renoncement à espérer peser sur le cours des choses. La puissance de circulation de l’information et la marchandisation culturelle sont mises au service de la normalisation de la pensée et des consciences.

Mais, là encore, le mouvement n’est pas linéaire. Depuis les années 90, des peuples réagissent aux dégâts de ce capitalisme financiarisé et mondialisé. Les luttes se développent, parfois importantes. Comme pour le CPE en France, elles connaissent de premiers succès très significatifs. Le rejet croissant de la mondialisation capitaliste pousse  partout (en Amérique latine, en Europe, sur tous les continents) à chercher à construire des solutions politiques, des solidarités nouvelles. Le mouvement altermondialiste en témoigne à sa manière. Les « non » français, néerlandais et  irlandais en Europe aussi d’une autre manière. Dans tous ces mouvements pointent le besoin d’alternatives qui pour le moment ne trouvent pas leur chemin.  

Cette crise des alternatives politiques affaiblit les forces de progrès. La faillite des régimes de l’Est marque les consciences. Elle est exploitée pour discréditer tout projet anticapitaliste. L’échec des modèles sociaux-démocrates, notamment européens, et le ralliement progressif des forces s’en réclamant aux politiques néo-libérales qui elles aussi échouent, accroissent le désarroi. Sur le plan idéologique, le clivage gauche/droite est brouillé. Les partis qui prétendent  contester le système ou les logiques capitalistes, communistes ou non, sont très affaiblis. La division des forces de gauche, la déception, la colère ou la démobilisation électorale qui suivent leurs expériences gouvernementales pèsent lourdement.

Toute la question est de savoir si les forces qui s’expriment seront capables d’inventer de nouvelles réponses, de rassembler politiquement les victimes aujourd’hui divisées et dispersées du capitalisme financier mondialisé. Les tentatives et les échecs, comme les nôtres en France, montrent l’extrême difficulté à surmonter les obstacles. Mais ce mouvement est en marche. Nous voulons repenser notre projet avec cette ambition.

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UN NOUVEAU PROJET,

UN NOUVEAU CHEMIN POUR LE CHANGEMENT

 

Ce sont tous ces défis contemporains qui nous mobilisent. Des échecs subis, des difficultés rencontrées, nous tirons des leçons, mais sûrement pas celle de renoncer au moment où le besoin d’ouvrir de nouveaux chemins au développement humain n’a jamais été aussi pressant.

Nous maintenons que l’ambition doit rester celle d’ouvrir dans un délai rapproché une perspective de changement progressiste réel. Cette perspective de changement à la fois ambitieuse (changer le monde) et immédiatement concrète (des changements tout de suite) qui marque notre originalité dans la gauche française, est un processus conflictuel qui n’avancera pas tout le temps et partout du même pas. Elle suppose la coexistence prolongée avec des forces contraires. Nous ne voulons laisser passer aucune occasion de le faire avancer. C’est donc en travaillant en permanence  à des rassemblements à toutes les échelles où c’est possible, localement, en France, en Europe,  dans le monde, que redeviendront possibles petites et grandes conquêtes anticapitalistes.

L’état actuel de la gauche, notre affaiblissement font douter du maintien de cette ambition. Mais c’est précisément y renoncer qui est l’une des principales causes de perte de crédibilité de la gauche.

 

Affirmer cette ambition, définir et rendre crédible un projet politique de changement, à fortiori dans une situation où domine l’idée d’impossibilité de tels changements, y compris à gauche, c’est indissociablement énoncer le contenu des transformations qui seraient nécessaires et les moyens politiques  de leur réalisation.

 

Le sens et l’ambition de notre projet politique reposent donc sur quelques idées forces, dont nous voulons faire nos axes de travail dans la durée, car il n’y aura pas de raccourci avec ces exigences si nous voulons réussir le changement :

 

- créer en permanence les conditions d’une intervention populaire, d’une maîtrise citoyenne  et démocratique des processus de changement.

 

- construire, dans les conditions de la société et du monde d’aujourd’hui, une nouvelle unité politique des exploités et des dominés, en combattant pied à pied les logiques de domination, les idées de division sur lesquels s’appuient les forces capitalistes, en favorisant à tous les niveaux, local, national, européen et mondial, tous les rapprochements possibles.

 

-favoriser l’élaboration, à partir des contradictions du système et des besoins qui s’expriment, des grands objectifs d’un projet de changement à vocation majoritaire, travailler à les rendre crédibles, animer la confrontation à gauche sur ces choix et faire vivre sans attendre ces  axes de transformation partout où c’est possible.

 

- construire en toute circonstance les luttes, les rassemblements, les dynamiques, les majorités citoyennes et politiques susceptibles de porter ces réformes. Ce qui suppose l’articulation permanente entre des constructions populaires pour les discuter, les élaborer, les soutenir et les mettre en œuvre;  des constructions unitaires avec des cadres, des fronts, des alliances adaptés aux contenus portés et aux échéances affrontées ; et la recherche du rassemblement de la gauche le plus large possible sur ces idées de transformation.

 

Au fond, l’objectif  auquel nous ramènent toutes ces orientations d’action est celui là : comment œuvrer à ce que des millions de femmes et d’hommes, divers par les courants de pensée dans lesquels ils se reconnaissent, par les organisations politiques et sociales dont ils se sentent proches, soient suffisamment unis et résolus pour rendre incontournables des changements dont ils auront acquis la conviction qu’ils sont indispensables ?

 

Nous prenons dans cet esprit plusieurs grandes initiatives politiques de ripostes et de rassemblements. Ces initiatives, toutes nécessaires à nos yeux, cherchent à dépasser les oppositions ou les hiérarchies stériles entre « bas » et « haut », entre luttes et projet, entre contenus du rassemblement et formes politiques de ce rassemblement, entre constructions citoyennes et constructions politiques. La réussite du changement bute quand toutes ces dimensions ne se nourrissent pas suffisamment les unes les autres. Nous savons qu’elles n’avancent pas forcément toutes du même pas. Il faut plutôt savoir provoquer et saisir toutes les occasions de progresser.  Il n’y a pas d’automatisme à leur enchaînement ou d’emboîtement idéal. Nous pensons que c’est en travaillant de manière conjuguée et permanente à toutes ces dimensions d’une construction politique majoritaire de changement qu’elle peut réussir.

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