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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:45

 

Vous trouverez ci-dessous l’article de la Voix du Nord reproduit sur le site du PCF 59 et le compte-rendu personnel du Gautier Weinmann, entre autres, signataire du texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF ».

Les conditions et le contenu de l’unité des communistes dans le Nord, même si elles n’effacent pas des contradictions internes comme ailleurs, pourront être largement enviés dans la plupart des fédérations.

 

 

Les communistes du Nord militants de l'anticapitalisme

La Voix du Nord (29 novembre 2008)

Pour la première fois, le texte de la direction nationale du PC n'a pas obtenu la majorité lors de la conférence fédérale des militants nordistes.

À deux semaines du congrès national, les délégués de la fédération du Nord ont donc revu et corrigé le document d'orientation de leur direction nationale qui n'a recueilli que 36 % des suffrages tandis que deux tiers des militants n'ont pas voté.

« Nous recommandons d'abandonner les stratégies d'alliances au sommet, nous voulons donner la priorité à un projet politique alternatif au capitalisme et nous marquons notre attachement à un parti organisé », résume Éric Corbeaux reconduit à la tête de la fédération.

Dans le Nord, avec 7 300 adhérents et près d'un millier d'élus locaux, le PC revendique la place de troisième force politique.

Pour Éric Corbeaux, le PC doit « mener la contre-offensive face à la crise du capitalisme ». Derrière la formule « La Bourse ou la vie ! » les militants sont donc invités à diffuser leurs propositions : relance du pouvoir d'achat, défense des services publics, notamment des hôpitaux, des écoles et de La Poste, refus de l'étranglement des finances locales qui aurait pour conséquences une hausse de la fiscalité et une baisse des politiques sociales... À Douai jeudi prochain comme à Valenciennes mardi dernier, les responsables du PC veulent « dénoncer le double langage de Nicolas Sarkozy  ».

Ils sont persuadés que face à la crise du capitalisme et à la « dérive centriste » du PS, un nouvel espace politique s'ouvre pour tous ceux qui « veulent renverser le pouvoir de l'argent ».

Le premier rendez-vous électoral sur ce créneau antilibéral est fixé aux élections européennes de juin. Dans la région Nord-Ouest, l'ancien maire de Calais, Jacky Hénin, est pressenti pour conduire la liste comme en 2004.

 

 

 

Compte rendu personnel de la conférence du PCF Nord

Les 29 et 30 novembre 2008 au Nouveau Siècle à Lille

 

 

L’organisation matérielle était réussie (accueil, lieux, repas, disponibilité des liasses d’amendements et textes…). 300 délégués étaient présents, émanant des 43 sections du département, qui pèse environ 10 % du parti. Il faut remercier particulièrement les militants, les jeunes et les permanents, qui ont fourni un gros boulot.

 

La question de l’influence du PCF a été au cœur des débats, ce qui tranche avec les magouilles d’alliances au niveau national.


Dans le Nord, le texte de Base commune a été minoritaire en suffrages. Le texte alternatif 3 de Gerin/Karman/Dang Tran avait recueilli 40 % des voix, soit la majorité relative, pour la première fois de l’histoire de la fédé, et le score de La Riposte y était supérieur à celui, déjà honorable, réalisé au plan national.

 

Une certaine tension était perceptible chez certains dirigeants de notre fédération à l’approche du congrès. Celle-ci fût néanmoins relativement vite dissipée.

 

La volonté des adhérents d’avancer collectivement, l’envie commune de maintenir le PCF et de le renforcer, et bien entendu, de placer le débat sur le fond plutôt que les personnes, a été plus forte que les clivages intestins.

 

Dans le Nord, la question de l’organisation du parti reste centrale. Les résultats aux dernières municipales et cantonales, avec un parti à plus de 10 %, mais également la progression aux législatives 2007 par rapport à 2002, sont plutôt encourageants pour tous et sont des facteurs d’apaisement de la diversité des approches.


Les travaux du vendredi soir, en ateliers (monde, stratégie-programme et parti) étaient assez confus, voir peu homogènes. Une irritation a inévitablement résulté d’une incompréhension : il aurait à mon sens fallu dire tout de suite que les ateliers n’avaient pas vocation à se prononcer sur tous les amendements (chose qui était de toute façon matériellement impossible dans mon atelier « stratégie », où plus de 50 étaient présentés, ainsi que beaucoup de résolutions et autres motions).

 

La présentation des animateurs était assez inadaptée, laissant planer un sentiment de dessaisissement chez de nombreux congressistes.

 

La tentative de Fabien ROUSSEL de faire adopter une motion, qui « rassemble largement les communistes », avant même le début des débats, est apparue comme une démarche venant d’en haut. Le débat devait bel et bien avoir lieu sur les amendements et les militants n’étaient visiblement pas près de se faire « endormir ». La lecture de cette courte motion fut néanmoins applaudie par les membres de l’atelier « projet » : l’essentiel était donc là, à savoir, un signe tangible d’unité.

 

Le ton était donné finalement : il fut celui du rassemblement des communistes du Nord.


Sans volonté de se ghettoïser, les camarades en désaccord avec la ligne de la direction avaient rédigé de nombreux amendements significatifs. La commission « texte » (dont la composition semblait un peu faite « à l’arrache »), était chargée d’émettre un avis sur ceux-ci dans la soirée. Elle a fait un gros boulot d’écrémage.

 

Bien entendu, seule l’assemblée des délégués pouvait valider le travail fourni. D’ailleurs, les intervenants n’ont pas hésité à réclamer un vote de la conférence sur certains amendements initialement retoqués par la commission (certains ont été retenus contre l’avis initial de la commission me semble t’il).

 

Globalement, la commission a essayé de faire un travail de reformulation, pour trouver des compromis. Cette attitude est à saluer, car la longueur des débats, concentrés sur la journée du samedi, n’aurait pas permis un travail complet autrement.

 

Les rapporteurs des ateliers ont donc fait un travail honnête. Les discours des différents responsables fédéraux étaient globalement de qualité, offensifs et ancrés dans l’actualité et les réalités locales, avec notamment la crise de l’automobile, même s’il fallait regretter un certain flou au niveau des propositions.

 

L’idée, avancée par Fabien ROUSSEL, selon laquelle le PCF gagnerait à s’inspirer des méthodes de campagne d’Obama m’a fait assez rire intérieurement. Comme si le PCF péchait uniquement dans sa propagande, comme si la victoire d’Obama n’était pas surtout due au soutien massif des forces du capital en sa faveur, dans ce pays qui attend tellement le « changement » après les années BUSH.

 

Certains camarades n’ont pas apprécié l’expression d’Alain BOCQUET selon laquelle il fallait « siffler la fin de la partie ». Reproche néanmoins vite oublié, devant la qualité de son intervention et son charisme incontestable.


Mais le plus intéressant de cette conférence fédérale, selon moi, a été l’adoption d’un grand nombre d’amendements. Cela n’était pas le fruit du hasard : les intervenants avaient pratiquement tous souligné le flou de la base commune et son retrait par rapport à nos aspirations et nos combats de tous les jours.

 

Le caractère internationaliste du PCF a été rappelé. L’idée d’abroger tous les Traités européens existants au profit de coopérations et d’un nouveau Traité fondateur aussi. Fut également acté le fait que les « institutions de l’Union européennes » étaient les instruments de domination du capitalisme.

 

La base commune a été amputée de paragraphes complètements inutiles et imbuvables. Elle a été précisée et enrichie sur de nombreux points, les congressistes se refusant très majoritairement à créer un autre parti et condamnant sans appel les accords de sommet, illustrés récemment par la pétition commune sur La Poste ou encore les rapprochements inopinés et prématurés avec Mélenchon/Dolez.

 

Sur ce point, je pense que le réveil risque néanmoins d’être difficile : il n’est pas sûr que la stratégie décidée pour les européennes mette la priorité sur le rassemblement populaire. Donc, beaucoup de militants vont encore en être pour leur frais, bien que l’idée que Jacky HENIN conduise notre liste soit avancée par les fédérations de la circonscription électorale.

 

Les congressistes ont mis le doigt sur la nécessité des luttes. De même, l’idée de nationalisations des entreprises qui font le commerce de biens vitaux comme l’énergie et l’eau a été actée, ce qui est un progrès notable par rapport aux « pôles publics ».

 

Oui, nous sommes marxistes et nous refusons le réformisme ! Le droit de véto des institutions représentatives sur les décisions stratégiques a été reconnu, de même que l’idée de conseils d’administration et de surveillance majoritairement composés de représentants des salariés.

 

D’après les communistes du Nord, les licenciements seraient interdits dans les entreprises profitables et il serait mis fin aux dérives les plus criantes de la finance que sont « les stock-options, les parachutes dorés, les paradis fiscaux ainsi que les produits financiers dérivés et la spéculation ».

 

Autre avancée : la nationalisation de toutes les banques et compagnies d’assurance, ainsi que leur gestion démocratique par les usagers, le contrôle public du crédit, ce qui dépasse de loin le « pôle public bancaire » aux contours flous.

 

L’idée que les partis communistes européens entretenaient des liens trop distants a été retenue, de même que celle de retrait de la France de l’OTAN ainsi que celle du retrait des troupes d’Afghanistan et de toutes les bases permanentes à l’étranger, marquant donc une nette différence avec l’ambiguïté de la direction nationale.

 

D’ailleurs, « la gauche », omniprésente et obsessionnelle dans le texte de la direction, a été précisée : on est de gauche quand on lutte contre le capitalisme, ni plus ni moins !

 

Au cours des échanges, les membres à la tribune ont parfois paru sur la défensive face à l’assemblée : la faute à un travail éreintant, à une certaine fatigue, et aussi, sans doute, à une composition trop « restreinte » de la commission texte et pas assez représentative de toute la diversité.

 

Sous la pression d’un amendement condamnant sans détour les accords avec le MoDem aux dernières municipales, il a été dit que « le PCF excluait naturellement toute alliance avec le MoDem », mettant sur le dos de « l’inédit », ce type d’accords locaux. Si cette explication en me convient guère, comme dit le proverbe : « faute avouée, à moitié pardonnée ».

 

Le droit à la formation à tous les niveaux a été attribué (à voir dans la pratique) ainsi que la nécessité des cellules locales et d’entreprise.

 

Sur la composition du nouveau Conseil départemental, ce que je peux dire, c’est que ce dernier a été nettement réduit, passant de 120 à 80, et faisant une large place au renouvellement, avec la sortie des membres les moins présents, à ce que j’ai cru comprendre.

 

Les propositions d’une coordination décentralisée au niveau des arrondissements et de la mise en place rapide de commissions thématiques, ouvertes à l’extérieur, ont été avancées.

 

Selon Charles BEAUCHAMP, le CD droit retrouver un nouveau souffle et a vocation à redevenir la véritable direction départementale, avec une réunion par mois, ce qui est une charge pour ses membres et non une étiquette pour faire bien.

 

Un bureau, de 30 membres, se réunirait une fois toutes les deux semaines, et le secrétaire de la fédé serait épaulé par un secrétariat restreint, à ce que j’ai compris, cependant, j’avoue ne pas connaître grand choses de ces questions.

 

Les 5 membres du CN seront : Eric CORBEAUX (également prolongé en tant que boss de la fédé, Alain BOCQUET (en grande forme : la crise économique actuelle est pour lui une cure de jouvence !), Louis MAZUY, Fabien ROUSSEL, orateur très bon sur la forme aux idées « atypiques », et Nadine SAVARY, seule femme, ce qui a été déploré.

 

Les interventions d’Eric BOUCHER, pour notre journal « Liberté Hebdo » et d’Alain BRUNEEL, pour l’ADECR (900 élus dans le Nord), n’étaient pas mal du tout, dans des styles bien différents.

 

A noter : toutes les interventions ont été votées pour alimenter la réflexion nationale.

 

Enfin, un amendement « historique » a été adopté :

 

« Poursuivre le Parti communiste français, c’est répondre avec force que les travailleurs, le peuple de France ont plus que jamais besoin d’un parti communiste. C’est faire le choix de continuer les luttes glorieuses de générations de militants, héritiers d’une longue et fructueuse tradition humaniste, révolutionnaire, républicaine et progressiste française. C’est empêcher de saborder les progrès historiques qui ont pu être arrachés. C’est faire le choix de continuer à défendre les libertés, la démocratie, le progrès, la souveraineté nationale et la solidarité internationale, c’est faire le choix de la transformation progressiste de la société, de l’anti-impérialisme, de l’anti-colonialisme, de l’antimilitarisme, du pacifisme, de l’antiracisme et de l’antifascisme.

 

Notre utilité n’est plus à démontrer : c’est toujours quand le Parti communiste a été fort que d’importantes conquêtes ont été possibles, c’est quand le Parti communiste a su se faire entendre que la gauche s’est unie sur la base d’un programme ambitieux. C’est pourquoi, si l’heure n’est pas à l’autosatisfaction, elle n’est pas à se renier mais à continuer notre combat communiste dans les conditions de notre temps.

 

Soucieux de répondre aux enjeux de notre temps et tout en portant un regard critique sur nos erreurs et nos échecs, le PCF se situe bien aujourd’hui dans la continuité historique du mouvement communiste en France, celui de la commune de Paris, du front populaire, de la résistance, du refus de la guerre, des luttes anticoloniales, des grands mouvements ouvriers et des combats pour le progrès social ».

 

Ce texte est à l’image d’un mouvement entamé à Lille ce week-end là : celui d’un PCF fraternel, qui retrouve l’envie, en cette période de crise en France et redevient lui-même, assumant son héritage et se tournant résolument vers l’avenir, à l’image de Yann LEROY, tête des JC, et dont le discours, très applaudi, était étonnant de réalisme et de maturité.

 

Enfin, à noter également, l’omniprésence et la bienveillance de tous les parlementaires communistes du département au cours des travaux de notre conférence fédérale, à savoir Michelle DEMESSINE, Alain BOCQUET et Jean-Jacques CANDELIER.

 

 

 

Gautier WEINMANN

 

 

Comité de section de Guesnain

 

Membre entrant au Conseil départemental

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:15

45 - Congrès départemental du Loiret (6 décembre): presque aucun amendement arraché dans les assemblées de section, comme celle de Montargis, n’a pu être débattu dans des conditions correctes. Quasiment tous ont été éliminés. Quant à la délégation au Congrès national : c’est du béton à prise rapide !

Correspondance locale.

Rappel : 28% pour les textes alternatifs le 30 octobre = 0 délégué sur 11.

 

 

13 -  Témoignage du camarade Nicolas Maury de la section d’Istres-Fos :

 

34è Congrès du PCF 13: C'est la première fois que j'ai honte d'être au PCF

Dimanche 30 Novembre 2008

C'est un congrès fédéral fermé, sectaire, stalinien et catastrophique qui vient de se clôturer à Martigues

Aucune volonté de dialogue, d'enrichissement de la base "commune". La commission du congrès fédéral a montré son refus de laisser s'exprimer les opinions qui ne vont pas dans le sens de la ase "commune". Les chantres du "faire vivre la diversité" ont mené des débats fermés avec des amendements filtrés et choisis de manières irresponsables.


Ce sont des choix politiques, dûment consenti par la direction du congrès, qui visent a étouffer les propositions d'amendements qui se place dans une optique marxiste (et pas que). Lorsque Alain Hayot, qui a monopolisé les débats par des "moi je - moi je" (de l'hayotcentrisme) affirme que la base "commune" est faible, légère et il refuse, sous couvert de la commission, tout amendements pouvant apporter un enrichissement d'inspiration marxiste.

Ainsi les plus de 90% des amendements de la section d'Istres (67 déposés) ont été rejeté parce non conformes avec les valeurs de la base "commune". Nous sommes en face d'une direction stalinienne, post communiste qui a renié ses idéaux marxistes, Alain Hayot allant jusqu'à dire que si les communistes ont reculé c'est parce qu'ils ont été incapable de gérer le marché et le marché boursier !!!! Le Parti Communiste semble avoir accepter, comme tous partis bourgeois, l'économie de marché.

Les amendements marxistes ont été TOUS balayés au profit de suffixes "alter", "éco", "co" etc. ou remplace des valeurs fondamentales comme "l'internationalisme" au profit de notions petites bourgeoises comme "mondialité" (avec un sens obscure qui ne remet pas en question la mondialisation).

Parole coupée par la commission, amendements balayés d'un revers de main, la délégation de la section d'Istres-Fos du Parti COMMUNISTE Français a décidé de ne pas participer a cette mascarade et a décidé de retirer ses candidats au Conseil Départemental du PCF 13. Puisque nous sommes jugés immatures, téléguidés, la fédération n'aura pas besoin de vrais communistes pour concrétiser son projet de liquidation du PCF !

 

Nicolas Maury

 

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 02:41

Les communistes de la fédération du Tarn avaient placé en tête du vote des 29 et 30 octobre le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

Ils ont confirmé leur choix en modifiant en profondeur la base commune du CN lors de leur congrès départemental. Ils se sont dotés d’une nouvelle direction fédérale et notamment d’un nouveau secrétaire. S’ils ont choisi Eric Jalade, jusqu’alors secrétaire de la section de Castres, c’est résolument dans l’optique du rassemblement de tous les communistes tarnais pour renforcer le parti.

Qu'Eric n'ait jamais caché ses désaccords avec l’orientation nationale des derniers congrès est loin d’être un handicap pour cela, sans doute plutôt un atout !

 

" Les communistes du Tarn ont tenu leur conférence départementale préparatoire au 34e congrès samedi 29 et dimanche 30 novembre à Graulhet. Nous avons eu des débats riches, sérieux, parfois contradictoires - c’est aussi cela la vie démocratique du PCF - il faut savoir vivre dans notre parti avec des points de vue divergents, dans la mesure où cela va de pair avec le respect des choix majoritaires et celui de la souveraineté des communistes. C’est cette volonté qu’ont exprimé les communistes tarnais par leur vote sur le choix de la Base commune le 30 octobre et qui a été confirmée ce week-end, lors de nos travaux. Le texte issu de la conférence départementale a été largement modifié et amendé. Analyse du monde, stratégie, bilan des années écoulées, perspectives et avenir du PCF …tels sont les thèmes principaux des 111 amendements discutés ce week-end par les délégués. En cela, nous apportons notre contribution originale à la vie de notre parti.

Cela dit, je crois aussi que nous sortons de cette conférence avec la volonté réaffirmée de travailler ensemble, dans un parti rassemblé et à l’offensive, avec une direction fédérale renouvelée, dans laquelle on compte davantage de salariés, des camarades impliqués dans la vie syndicale, associative … C’est indispensable, si l’on veut avoir un parti d’action, un parti à l’écoute des tarnaises et des tarnais qui sont aujourd’hui frappés comme l’ensemble des français (plus fragilisés encore si l’on regarde le tissu social de notre département) par les conséquences de la politique de Sarkozy et de Fillon et celles de la crise. L’aggravation du chômage, de la précarité, la fragilisation de pans entiers de l’économie et du secteur industriel nécessitent que nous prenions bien la mesure de ce que nous vivons et des responsabilités qui sont les nôtres aujourd’hui. Quand d’autres s’adonnent tous les jours à de petits jeux politiciens, les communistes entendent, ici, dès maintenant, s’employer au rassemblement le plus large pour amplifier les résistances et construire les voies d’un avenir meilleur, d’une société libérée des dogmes du capital.

En écho je vous livre ces quelques lignes avec lesquelles Henri Alleg conclut « Mémoire algérienne » : « Le parcours restait inachevé. Son terme se révélait seulement plus lointain, plus douloureux et plus difficile à atteindre que nous ne l’avions cru mais nous savions aussi que nous ne pourrions jamais renoncer à ce qui avait été et demeurait notre première et lumineuse raison de vivre : poursuivre, avec des millions d’autres, la lutte séculaire des exploités, des opprimés, des « damnés de la terre » pour que naisse enfin un autre monde, un monde de vraie liberté, de vraie fraternité ».

Eric Jalade, Nouveau Secrétaire Fédéral

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 01:06

Congrès départemental du PCF - Haute-Saône

 

Les communistes haut-saônois avaient massivement rejeté le projet de base commune du CN et opté pour le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » (165 suffrages exprimés sur 180). 

Les délégués des sections qui tenaient leur conférence fédérale les 29 et 30 novembre ont répété le même constat : la base commune porte une cohérence inamendable. Ils ont décidé de la rejeter et de lui substituer une motion, adoptée à l’unanimité moins 4 abstentions, qui a servi de support à une riche discussion. 

En lien le texte de la motion qui se conclut par l’expression du besoin impérieux d’un Parti communiste fort.

Les 7 délégués sont mandatés pour porter au congrès national la motion fédérale.

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 20:14

La Manche a-t-elle démocratiquement réussi son congrès départemental ?

 

Le 29 novembre, une quarantaine de délégués étaient invités à « aménager » la base commune. Ils n’avaient pour temps imparti à peine plus de 5 heures, aussi, pour satisfaire la présentation des amendements il a été défini que le rapporteur donne lecture du texte à supprimer, à modifier ou prolonger et lise le contenu de l’amendement. L’auteur de l’amendement avait possibilité d’expliciter son texte, ensuite un seul intervenant pouvait contredire le texte.

Ainsi, les amendements de section et individuel y compris ceux déposés le jour même oralement ont été pris en compte et ont pu être présentés de cette façon.

Seuls ceux que j’avais formulés et déposés pourtant le 25 pour le 29 novembre ont subi un sort différent ?

Le rapporteur les a présentés comme un ensemble de textes cohérents formant un tout indissociable et soumis au vote sans être lu, ni bien entendu placé dans leur contexte d’amendement de la base commune et encore moins soumis à la contradiction.

Ainsi, la fédération de la manche a pu éviter la discussion sur plus de trente amendements concernant :

Les nationalisations, la sécurité sociale, les élections présidentielles, la proportionnelle, la paix, le retrait de nos troupes d’Afghanistan, le retour d’Israël aux frontières de 67, la sortie de l’OTAN, la sortie de l’armée hors du giron européen soumis à l’OTAN, le retour à une armée de conscription héritière républicaine de Valmy, le nécessaire renforcement de l’ONU et la limitation du droit de véto, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le rejet des interventions dites humanitaires hors de l’ONU, etc. .

Et si le secrétaire fédéral a manœuvré à l’évacuation de tous ces amendements ce n’est pas parce que ceux énoncés ci-dessus présentés un danger, mais c’est parce si l’on avait ouvert un seul amendement il aurait fallu aller jusqu’au bout :

Il aurait fallu alors parler de l’absence de bilan de la base dite commune.

Des échecs répétés des forums, des espaces citoyens.

De la perte de confiance due à notre entêtement et cautionnement à l’égard de la politique de la « gôche ».

De notre intégration dans la politique européenne, qui questionne et doit être remis en cause.

La précipitation du CN à ouvrir les listes européennes avant que le congrès ne puisse se prononcer en dehors de toute démocratie.

C’était en définitive pour éviter toutes discussions à propos des amendements concernant la politique européenne définie par le CN et apparemment approuvée par le nouveau secrétaire fédéral.

C’était sans doute aussi éviter toutes discussions sur la « métamorphose »

Et encore, empêcher toutes propositions à propos du renforcement et réorganisations du parti à la base.

Voilà, ce que la fédération voulait surtout empêcher.

Mais, soyez sans crainte, la fédération de la Manche respectera la parité homme, femme.

Trois hommes, trois femmes.

Bon, la parité en pourcentage, il ne faut quand même pas exagérer !

Il y aura déjà, dans la délégation un représentant signataire de « faire vivre et renforcer le PCF »

 

Jean Claude Paté section de Valognes Manche

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 21:03

Compte-rendu du Congrès départemental du PCF Paris, 28, 29 et 30 novembre 2008 

 

Au nom de la délégation de la section du 15ème

 

 

Paris n’est pas la France. Le PCF Paris n’est pas une fédération comme les autres.

 

La composition du congrès départemental en témoigne.

Sur les 150 délégués assidus, on comptait plus d’une vingtaine de dirigeants nationaux. Tous les principaux groupes dirigeants étaient directement représentés par des leaders (de Nicole Borvo, Patrice Cohen-Seat à Yves Dimicoli en passant par Pierre Laurent, Patrice Bessac, Jean-François Gau…) ou par des premiers couteaux (Gérald Briant…).

Cet élément a pesé sur l’ensemble des débats et expliquent l’hypertrophie des discussions sur la future direction nationale. La lutte des places a fait rage.

Dans les délégations, on comptait aussi une bonne vingtaine d’élus sur les listes municipales ou régionales de Delanoë et Huchon.

 

En revanche, la particularité traditionnelle de notre fédération, la forte représentation des cellules d’entreprise et des quartiers populaires s’est au contraire largement estompée au fil des congrès. Président une séance, Ian Brossat est allé jusqu’à affirmer que la classe ouvrière ne comptait plus que pour que 3% à Paris, révélant une certaine conception du nouveau parti et du monde du travail.

En ce qui concerne notre délégation, elle était composée de 4 ouvriers, une technicienne, une infirmière et un employé.

 

Le niveau de filtrage politique des délégations a été différent selon les assemblées de section. Dans certains arrondissements comme le 14ème, toute contestation a été éliminée administrativement. Les représentations des sections RATP ou SNCF étaient unicolores. Notre section a été privée de deux délégués sur neuf auxquels elle avait droit. D’autres délégations semblaient au contraire artificiellement gonflées. Impossible de vérifier puisque, contrairement aux statuts, personnes n’a pu consulter la liste départementale des cotisants avant le vote des 29 et 30 octobre. 

 

Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas du résultat du vote final : la base commune, amendée sans en changer du tout la portée sinon pour l’aggraver, a été votée par 109 voix contre 19 et 21 abstentions. Les 29 et 30 octobre, les textes alternatifs avaient atteint plus de 35% des votes.

 

Pour autant, les directions sortantes sont apparues en grande faiblesse, incapables de porter la poursuite de leur projet de dilution du PCF sans escamoter le débat et biaiser.

En grande faiblesse aussi du fait des luttes de clans intestines qui les traversent.

C’est un premier enseignement d’un week-end bien peu enthousiasmant. Comme l’a résumé un camarade : le débat était « plat, usant et crispant », à des lieux du débat ce que la situation politique et la crise du capitalisme faisaient attendre.

L’autre enseignement, positif, vient du résultat du vote pour le nouveau conseil départemental. La volonté de tenir à l’écart, de pointer du doigt ceux qui se prononcent depuis toujours pour « faire vivre et renforcer le PCF » s’est retournée contre la direction sortante. Elle voulait évincer plusieurs camarades du CD, tenir à l’écart des militants pourtant incontestables dans leur section. Elle a refusé l’ajout de 8 noms dans ce sens. Finalement 14 ont été élus sur une liste alternative, dans la clarté, reflétant pour la 1ère fois depuis le 30ème congrès de façon un peu plus juste l’état de la vie et des débats dans le Parti à Paris. Cela sera un véritable point d’appui pour l’activité du CD et du Parti dans les arrondissements.

 

Quelques gages pour mieux continuer la stratégie qui sape les fondements du PCF

 

D’une façon générale, les luttes à Paris, l’activité militante des communistes ont été évacuées que ce soit du rapport d’introduction ou des discussions. Ceux qui auraient espéré revenir de ce congrès avec une ligne de lutte sont déçus.

 

L’essentiel a porté sur le parti et ses transformations.

Les prises de positions des dirigeants, les amendements la Commission du texte, directement descendu « d’en haut » ont confirmé la logique de la base commune qui nous a amenés à défendre le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

Le calendrier et le scénario de la poursuite de la stratégie d’effacement de l’identité communiste et de reclassement idéologique se précisent : dilution du Parti dans une coalition de gauche, avec une prochaine étape aux européennes.

 

Dans le même mouvement, les directions sortantes se sont évertuées des gages aux communistes parisiens, plus qu’aux congressistes eux-mêmes, sur le maintien de l’existence du PCF, au moins du sigle et ont pris la précaution de maintenir un certain flou.

 

« Je me prononce pour le parti communiste » ; « je fais partie des camarades qui ont voté pour le parti communiste [en interne] ». Patrice Bessac, secrétaire départemental reconduit, s’est senti obligé de répéter à plusieurs reprises des affirmations de ce type. Comme si ce n’était pas une évidence !

Dans le même ordre d’idée, un vœu sur le maintien du PCF a été adopté, et quelques amendements comme l’ajout de la phrase : « le PCF aura une présence visible dans la campagne des européennes ».

 

Destinés à rassurer les communistes, ces formules de principe ont plutôt de quoi inquiéter, tant l’orientation du texte de base commune s’est confirmée.

Elles n’en reflètent pas moins une des données les plus importantes du congrès : la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF n’est pas validée par les communistes dans leur grande majorité et les directions sont obligées de louvoyer.

 

La base commune, qui cultive la confusion, n’a été approuvée, seulement comme base de discussion, officiellement que par seulement 16% des adhérents au plan national comme à Paris (638 voix sur 3764 adhérents revendiqués).

 

 

Relevé dans la discussion :

 

Dans l’ensemble, les conditions du débat, mal préparé dans les sections, précipité, animé d’une façon outrageusement partiale (Nicole Borvo s’est déconsidérée par morgue!) étaient très défavorables. Vieille astuce de congrès, la tribune a empêché les votes sur les amendements qui la gênaient en faisant voter systématiquement sur le texte retenu par la Commission du texte.

Nous avions décidé d’intervenir sur 6 ensembles de questions, à travers notamment 32 amendements mettant en cause la cohérence du texte.

 

1- Sur la question du bilan des stratégies décidées aux derniers congrès, l’esquive et la confusion sont restées de mise.

Comment expliquer l’affaiblissement sans précédent du Parti depuis 2002 ? Un jeune délégué a expliqué comment toutes les campagnes depuis 2003 (électorales) avaient été menées sous des étiquettes différentes. Un camarade du 12ème, plein d’humour, a comparé les dernières années à un match de football où nos joueurs auraient systématiquement tiré contre leur camp. Bien vu ! En réponse : maintien du texte initial qui se défausse sur la « crise du communisme » et mélange toutes les expériences passées, qui invite à poursuivre et accélérer les « transformations ». C’est pourtant là que se trouve la cause du déclin.

 

2- Sur la question du projet, le débat a été, là aussi, largement escamoté, au nom du caractère « non programmatique » du texte.

Un seul de nos amendements avait été retenu par la Commission, sans doute par peur des réactions des syndicalistes : celui demandant la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, leur fusion et le retour du monopole public de l’électricité et du gaz. Tir de barrage de plusieurs délégués, dont Yves Dimicoli, voulant retirer le mot « nationalisation » et/ou mettre en avant prioritairement la notion de « service public européen ».

Nous n’avons pas été les seuls à démonter cette argumentation fumeuse : pas de coopérations au niveau international entre services publics sans entreprises nationalisées et sans rejet de l’application des directives de concurrence. L’expérience des nationalisations de la Libération parle pour elles. Une camarade du 8ème a dénoncé en particulier la prise de position de la direction nationale se réjouissant l’opération capitalistique de rachat de British Energy par EDF.  Au final, la tribune a choisi de dénaturer notre amendement.

Un débat un peu similaire a eu lieu sur le « pôle public financier ». Comment pourrait-il fonctionner, condition nécessaire même si elle n’est pas suffisante, sans la renationalisation des institutions financières ?

Nos amendements proposant des axes de luttes prioritaires, notamment pour le financement de la Sécurité sociale, ont été évacués.

 

3- Sur l’Union européenne, les défenseurs du texte initial se sont trouvés un peu en difficulté.

 

Le texte initial fait en effet de la « mise en chantier d’un nouveau traité fondateur de l’UE » l’objectif final du « changement de cap très profond » de l’UE. Une formulation trop explicite de l’adhésion, fondamentalement réformiste, à la logique de l’intégration européenne, c'est-à-dire, comme l’a rappelé un camarade du 5ème à un projet capitaliste depuis toujours, dirigé contre les peuples, contre les travailleurs de chaque pays.

Défendant nos amendements, nous avons souligné combien la victoire du NON en France, aux Pays-Bas et en Irlande constituaient des points d’appui réels, au plan national, pour la lutte de chaque peuple, au contraire de l’illusion dangereuse d’un nouveau traité, même rédigé par le prochain Parlement européen.

Au final la discussion a été vite expédiée. Elle est revenue, sous une autre forme un peu plus tard, au moment de l’examen du passage sur les élections européennes. Un camarade du 20ème soulignant les profondes ambiguïtés des positionnements sur l’UE de certains partisans du « non de gauche », en fait très favorables à l’intégration européenne.

4- Sur les questions internationales, la tribune s’est trouvée encore plus en difficultés et  devant ses contradictions.

Dans la partie 1 du texte, un vote a imposé, par 58 voix contre 54, de spécifier notre solidarité avec Cuba, au grand dam de certains dirigeants.

Un amendement, voisin du nôtre, pour la solidarité avec la Palestine, contre la colonisation israélienne, a été également adopté.

A propos de nos amendements pour le retrait de la France de l’OTAN et celui des troupes françaises d’Afghanistan, la tribune (Pierre Laurent en l’occurrence) a estimé que, puisque nous étions tous d’accord, nous pouvions passer à la suite du texte sans les examiner…

 

Dans le chapitre sur le « nouvel internationalisme », Pierre Laurent a dû reconnaître (par son silence après notre intervention) que, pour la 1ère fois, le congrès du PCF aurait lieu en l’absence de délégations étrangères. Quel signe d’ouverture internationaliste ! De même : l’absence de tout compte-rendu de la rencontre, dont nous avons seuls signalé la tenue, des partis communistes et ouvriers à Sao Paulo du 21 au 23 novembre.

L’évocation de coopérations avec d’autres partis communistes a été gagnée dans le texte. Pour donner le change ?

 

5- La question des alliances et du « rassemblement » a occupé une grande part des discussions.

Nous avons dénoncé la manière sournoise de forcer la main aux communistes et le calendrier savamment étudié.

Avec d’autres, nous nous sommes scandalisés que les orientations pour la campagne et les candidatures aux élections européennes aient été décidées par le CN le 24 octobre, en pleine préparation du congrès, en évitant de demander leur avis aux communistes.

Pierre Laurent a alors répondu usant d’une langue de bois que l’on croyait révolue : maintenant que le vote est passé, les congrès départementaux et le national peuvent décider.

L’opération Mélenchon était bien téléphonée, pour qui en aurait douté. La Commission est arrivée avec des amendements de commande : « la création du parti de la gauche témoigne de la persistance des valeurs de gauche… ».

Les européennes : première phase de recomposition. Nous avons rappelé comment Mélenchon, suivant l’exemple allemand de « die Linke », s’est répandu sur le thème «  je ne peux pas demander au PCF de se saborder tout de suite ». Même s’il a corrigé le discours depuis. Une « Linke » à la française ?  

Un attelage réformiste, niant le Parti de classe et de masse qu’a été le PCF mais restant bien accroché au PS et intégré dans les institutions. En témoigne la phrase maintenue et défendue contre les critiques de plusieurs délégués: « notre objectif demeure une majorité, un gouvernement, une présidence de la République » de gauche.

L’intervention de Ian Brossat sur le Conseil de Paris a été supprimée. Mesure de précaution ? Nous avions prévu d’intervenir contre le suivisme sur Delanoë et Huchon, jusqu’à l’acceptation d’éventuelles alliances avec le Modem en 2007.

Patrice Cohen-Seat a tenté de faire passer un très long amendement pour définir les transformations du PCF dans le sens (suicidaire) de son livre. Nous avons vivement réagi contre ce « cavalier » qui, malgré ou grâce à l’attitude de la présidente Borvo, a été rejeté.

 

6- Le débat sur l’avenir du PCF a synthétisé les discussions précédentes.

Le camarade plein d’humour du 12ème  a été aussi plein de bon sens. Montrant la pleine page du Parisien accordée à Hue, il s’est demandé pourquoi ceux qui suivent exactement la même analyse que Hue au congrès départemental jusqu’à reprendre exactement les mêmes mots (Ainsi Gabriel Gau, élu délégué pour le congrès national au prix d’un malaise perceptible)  ne le suivent pas aussi en cohérence : vers la sortie du CN du PCF voire du PCF.

Comme une illustration, Véronique Sandoval (de la section « 15ème bis » - sic), qui a choisi l‘étiquette « gauche » aux législatives, a exprimé la crainte, du plus profond du cœur, que les transformations du Parti n’aillent pas jusqu’au bout.

 

Toutefois, vu l’attachement massif des communistes à leur parti, le PCF, il est apparu nécessaire de maintenir un flou sur les « transformations » bien que nous ayons été plusieurs à demander des éclaircissements…

La suppression par amendement dans le texte du mot très signifiant de « métamorphose » est finalement allée à l’opposé de notre souci de clarté, puisque cela ne changeait des « profondes transformations », dont on retrouve le sens à d’autres passages : - le procès sans nuances de l’histoire du mouvement communiste au 20ème siècle, ou dans le chapitre intitulé « une force ouverte et renouvelée ».

Comme nous l’avons rappelé, le choix de « l’ouverture » depuis la mutation a conduit à une restriction sans précédent de l’influence de notre parti. Le texte prévoir de continuer à « ouvrir » le PCF à des gens de « gauche » à qui on ne demanderait pas de devenir communistes, dont on respecterait les « cultures » différentes. En somme, un Parti communiste ouvert aux non-communistes, à ceux qui ne veulent pas être communistes, ou même qui s’affichent anti-communistes (Noël Mamère dans le groupe à l’assemblée…)? La « transformation » trouve sa signification : le PCF transformé en « parti de gauche » dont ceux qui voudraient continuer à se dire communistes seraient cantonnés dans une réserve d’Indiens comme un camarade du 20ème l’a décrit.

Nos amendements sur le retour de la cellule comme structure de base souveraine de la vie du Parti, orientée vers la lutte, ont été évacués, le mot cellule étant rappelé, de façon significative, mais sans son sens. De même que l’activité à l’entreprise est déconnectée de la lutte des classes.

 

La fin de la discussion sur le texte a ouvert à la discussion sur les candidatures. La thèse « officielle » est que la représentation de la diversité dans les instances de direction aurait paralysé le Parti. Nous sommes intervenus pour rétablir la vérité : les instances, tant le conseil national que le conseil départemental sont entièrement dessaisies des décisions, prises on ne sait plus où depuis qu’il n’y a plus de bureau politique officiel.

Le « respect des décisions majoritaires », rappelé dans la base commune, a été régulièrement bafoué par ceux-là même qui veulent bétonner encore davantage les directions.

En 2006, les communistes se sont prononcés, malgré les « collectifs antilibéraux » pour une candidature PCF assumée aux présidentielles. En décembre 2007, ils se sont exprimés définitivement sur la question de l’existence du PCF. La direction nationale sortante n’a eu de cesse de les ignorer et de les contrecarrer. Comme elle décide sans eux pour les élections européennes.

Pierre Laurent, dernier inscrit, s’est permis une attaque personnelle contre notre secrétaire, Emmanuel Dang Tran que le président de séance Michel Rizzi n’a pas autorisé à répondre. Nous lui avons répondu quand même : à chaque CN, comme Claude Fainzang, qui est intervenue précisément sur ce point l’a rappelé, Emmanuel et elle-même ont, au-delà de nourrir le débat, fait quantité de propositions d’action précises, pendant que d’autres étaient, par exemple, exclusivement obnubilés par la création de « collectifs antilibéraux ». Emmanuel et Claude ont été d’ailleurs soigneusement écartés des collectifs de travail où ils s’étaient inscrits…

A la fin du texte, a été rajouté, par les dirigeants nationaux eux-mêmes, comme nous leur avons fait dire, un paragraphe instituant une « commission nationale » chargée d’impulser les transformations du PCF. Après le congrès, sans les communistes.  

Cela commence bien !

 

Au total cependant, les dirigeants ne sont vraiment pas sortis confortés de la discussion !

 

L’élection des directions : la lutte des places !

 

Le congrès départemental a procédé dimanche entre 11h00 et 16h30 au renouvellement de son Conseil départemental, à la désignation de ses candidats au Conseil national puis enfin à celle de sa délégation au congrès national. Ces discussions se sont déroulées sur la base de deux réunions de la Commission des candidatures dont une consacrée au renouvellement du CN s’est prolongée jusqu’à 4 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche : une sorte de nuit des longs couteaux…

 

1- Le renouvellement du Conseil départemental :

 

Nous avons rappelé dans la discussion combien le CD sortant avait été réduit au rang de chambre d’enregistrement, comment plus de la moitié de ses membres élus n’y assistaient quasiment jamais, combien la vie réelle, la lutte des classes y étaient rarement évoquée…

Nous avons indiqué ci-dessus comment la tentative de bétonner le futur CD s’est retournée contre ses instigateurs. Les 14 élus de la liste alternative, qui ne se laisseront pas classés « à part », aideront sans aucun doute à rendre au CD son rôle véritablement dirigeant, sa capacité de prise d’initiative en lien avec l’activité militante dans les sections, les quartiers populaires et les entreprises.

 

Voici pour information leurs noms (qui s’insèrent dans la liste générale):

5ème ardt :     Benjamin Landais

10ème ardt :   Brahim Ben Jilani

11ème ardt :   Marie-Christine Vendeville

13ème ardt :   Joëlle Girard

14ème ardt :   Camille Marques

15ème ardt :   Anthony Crézégut

                   Emmanuel Dang Tran

                   Josette Gawsewitch

16ème ardt :   Claude Deffontaine

18ème ardt :   Christine Carpentier

19ème ardt :   Jonathan Chenal

                   Claude Fainzang

20ème ardt :   Gilles Goulot

                   Pascale Noizet

 

On pourrait rire de l’intégrisme de la parité et du respect de la « diversité ». Notre délégation, qui refuse cette théorie anti-républicaine des quotas, représentait bien la moitié des représentants des « minorités visibles ». Quant à la parité, pour la contourner, la commission des candidatures a prévu d’adjoindre au CD onze invités masculins…

 

2- La délégation au congrès national :

 

La tribune nous a appris que la fédération de Paris avait le droit à 17 délégués au Congrès national. La liste retenue par la Commission des candidatures a été votée en bloc, suivant les statuts.

Dans la discussion préalable, nous avons dénoncé comment les 26% de vote pour le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », les votes encore supérieurs contre la base commune amendée dans les sections, se trouvent réduits dans la délégation au congrès à 2 délégués sur 17 (12%): Emmanuel Dang Tran et Claude Fainzang.

Le texte alternatif n°2 est représenté par un délégué.

On n’aura pu que constater combien les deux principaux dirigeants nationaux du groupuscule entriste « Riposte », qui se trouvaient derrière ce texte alternatif, présents au congrès départemental, s’y sont peu fait remarquer, aussi bien dans les débats que dans la discussion sur les candidatures. S’insérer à la vie militante du PCF ne semble pas les intéresser.

 

3- Les candidatures proposées pour le prochain CN

 

Cette partie de la discussion a été interminable. Ce qui pourrait sembler paradoxal alors que le congrès départemental n’est pas décisionnaire.

La discussion de la commission des candidatures dans la nuit du samedi jusqu’à 4 heures a été le théâtre d’un affrontement féroce entre les clans dirigeants, comme Josette Gawsewitch qui représentait notre section ou Claude Fainzang peuvent en témoigner. Avant le congrès national, il s’agissait pour chacun de négocier au mieux le maintien de ses places, l’équilibre des groupes. Le compromis passé, la séance plénière du dimanche après-midi était presque totalement apaisée. Comme Henri Malberg l’aura presque radoté tout le long du congrès, faisant semblant d’ignorer les différends de fond : « aimons-nous les uns les autres ! »

 

La plupart des intervenants n’avaient à la bouche que le « respect de la diversité » pour justifier l’équilibre trouvé.

Etonnamment, les trois membres du CN sortant, Auriol, Dang Tran et Fainzang signataires du texte alternatif ont été écartés des propositions, sans autre motif que leur élection en 2006 sur la liste alternative.

Comme d’autre, nous avons fait remarquer qu’il est bien contradictoire, au nom de la diversité, de retenir les noms de ceux (Borvo, Cohen-Seat, Relinger, Sandoval, Briant…) qui veulent métamorphoser le PCF, le dépasser dans la suite de leur bilan mais de laisser de côté ceux qui depuis des années se battent pour renforcer le PCF et auxquels les communistes ont donné raison à l’assemblée extraordinaire de décembre 2007.

Les sortants « refondateurs » qui ont boycotté le congrès départemental n’ont pas non plus été retenus.

Le vote à bulletin secret a reflété la persistance de fortes tensions : sur 127 exprimés, Briant a été rayé 62 fois, Cohen-Seat 55 fois, Dimicoli 30 fois, Mazet 37 fois, Relinger 35 fois, Brossat 28 fois, Borvo 32 fois… Bessac 12 fois se situant au point d’équilibre des groupes et s’étant gardé de trop afficher de couleur.

 

Dans l’Union sacrée de façade des directions sortantes, qui ont voté la base commune ou se sont abstenues (Dimicoli), doit-on voir l’union sacrée de ceux qui portent à des titres divers mais solidairement la responsabilité de l’affaiblissement sans précédent du Parti ?

 

A Paris comme ailleurs, dans leurs sections, les communistes ont commencé à bousculer cette logique, à inverser dans l’action la stratégie qui mène le parti au déclin, qui prive le monde du travail de sa force politique la plus conséquente dans la lutte des classes qui fait rage.
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 21:49

Nous reproduisons ci-dessous un article paru dans Var-Matin le 30 novembre. Quand un quotidien résolument réactionnaire apporte des encouragements aux communistes !

 

Le congrès départemental a adopté une grande partie des 200 amendements remontés des sections qui ont radicalement modifié le texte national pour affirmer, sans ambiguïté, le maintien du PCF et l’exigence de son retour sur une démarche de lutte de classe. 

58% des communistes varois avaient refusé la base commune du CN lors du vote des 29 et 30 octobre.

Dans une fédération qui a été sinistrée par la ligne politique droitière et sans principe d’un ancien secrétaire fédéral, passé au PS depuis (un précurseur ?), le travail rigoureux des camarades continue de reconstruire l’unité du Parti et l’organisation sur des bases de classe. Un exemple très intéressant.

 

 

 

« Ni changement de nom, ni dilution dans l’extrême-gauche, ni rapprochement avec un Parti socialiste « attaché à la social-démocratie voire au libéralisme ». La volonté des cadres varois du PCF réunis en congrès hier à Brignoles, aujourd’hui à Carnoules, est au contraire de recouvrer une identité historique, en se positionnement, comme par le passé, au plus près du monde ouvrier. « Il faut retrouver les bases, oser les fondamentaux », entendait-on à la tribune, où avaient notamment pris place, près du maire de Brignoles, Claude Gilardo, le secrétaire départemental Alain Bolla. Il sera ce soir candidat à la succession du premier à la tête de la fédération varoise. Oser les fondamentaux, c’est, dans la sémantique militante, rétablir des mots, des expressions plus guère usités ces dernières années.

« La référence au marxisme, à la lutte des classes est plus que jamais d’actualité. Il faut replacer l’individu au centre du débat politique », affirmait hier William Mathevet. Pour le porte-parole des congressistes, il ne s’agit en aucun cas d’un retour en arrière mais, au contraire, d’asseoir les bases d’un PCF contemporain, qui serait celui des propositions transformatrices en rupture avec le capitalisme.

Un parti en évolution.

Et de saisir l’opportunité de la crise pour redorer le blason ? « Nous partons de très loin mais dans le Var par exemple, les signes perçus lors des élections locales, comme ce fut le cas notamment aux cantonales, à Cotignac et au Luc, sont encourageants. Et les nouvelles et régulières adhésions confirment cet espoir. »

Alors, quelle stratégie pour demain ? C’est l’enjeu du congrès, qui devra examiner plus de 200 amendements au document national de référence. « Preuve que le débat existe chez nous. » Aujourd’hui, l’assemblée doit en outre élire neuf représentants au congrès qui se tient à partir du 11 décembre à Paris. »

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:59

UNE 41ème CONFERENCE  FEDERALE REUSSIE


La Fédération du Pas-de-Calais du PCF tenait ce weekend à Divion sa 41ème Conférence Fédérale, dans le cadre du 34ème Congrès du PCF.

256 délégués venus des différentes sections de notre département se sont réunis pendant deux jours, dans la salle des fêtes Georges Carpentier de Divion pour débattre de l'avenir du PCF et de notre fédération.

Après le mot d'accueil de Danièle Seux, Maire de Divion et l'élection du bureau de la conférence fédérale, Bertrand Péricaud, secrétaire fédéral, a présenté le premier rapport de la matinée, consacré à la situation internationale. Thomas Boulard, secrétaire de la section de Divion et membre du Bureau Fédéral, a présidé le débat qui a suivi. C'est ensuite Hervé Poly, secrétaire de la section d'Avion et membre du Bureau Fédéral, qui a présenté un rapport sur l'Europe et les services publics, suivi d'un temps de débat présidé par David Noël, secrétaire de la section d'Hénin-Beaumont et membre du Bureau Fédéral.

Après le mot d'accueil de Danièle Seux, Maire de Divion et l'élection du bureau de la conférence fédérale, Bertrand Péricaud, secrétaire fédéral, a présenté le premier rapport de la matinée, consacré à la situation internationale. Thomas Boulard, secrétaire de la section de Divion et membre du Bureau Fédéral, a présidé le débat qui a suivi. C'est ensuite Hervé Poly, secrétaire de la section d'Avion et membre du Bureau Fédéral, qui a présenté un rapport sur l'Europe et les services publics, suivi d'un temps de débat présidé par David Noël, secrétaire de la section d'Hénin-Beaumont et membre du Bureau Fédéral.

Avant la pause du midi, Jean-Claude Danglot, sénateur et premier secrétaire de la Fédération a accueilli chaleureusement une délégation cubaine conduite par l'ambassadeur de Cuba, qui s'est réjoui de l'accueil chaleureux des communistes du Pas-de-Calais avec qui Cuba entretient depuis longtemps des liens privilégiés. Durant le repas fraternel du samedi midi, les militants communistes ont pu revoir l'émission La Voix est Libre, que nous avions enregistrée, avec Hervé Poly et Fabien Roussel, membre de la direction de la Fédération du Nord.

L'après-midi, Jean-Claude Danglot a présenté un rapport sur la stratégie politique, le rassemblement et les alliances. Revenant sur la gauche plurielle, Jean-Claude Danglot a appelé à un PCF qui porte fièrement ses valeurs et les défende partout et à tous les niveaux, à la région comme dans les municipalités, dans la majorité comme dans l'opposition. "Quand on est dans une majorité d'union, même minoritaire, il faut toujours clarifier parce que ce qui compte, c'est l'intérêt de nos populations. L'union, c'est la clarification permanente, y-compris publiquement". Daniel Dewalle, maire de Houdain et membre du Bureau Fédéral, a animé le débat qui a suivi et qui a été particulièrement riche.

Le dimanche matin, notre conférence fédérale accueillait Alain Bocquet, député du Nord et Jacky Hénin, député européen.
La matinée a débuté avec un rapport de Cathy Apourceau-Poly, secrétaire fédérale, sur l'activité de la fédération et des sections. Laurence Zaderatzky, membre du Comité Fédéral, a présidé les débats qui ont permis à plusieurs secrétaires de section de s'exprimer et de montrer tout le travail qu'ils accomplissent au quotidien. Dominique Watrin, secrétaire fédéral, était chargé de présenter un rapport sur la base commune et les amendements.

Les délégués se sont ensuite prononcés sur le texte de la base commune non amendée et sur la motion proposée par la Fédération PCF 62. Très majoritairement, les délégués présents ont rejeté le texte de la base commune à plus de 80 % et adopté la motion fédérale.

Clôturant la dernière matinée de travaux, Claude Vanzavelberg, secrétaire fédéral, a présenté la nouvelle liste du comité fédéral proposée au vote des délégués. Le Comité Fédéral est notre direction fédérale, le "parlement" de la fédération. Le Comité Fédéral sortant, élu en mars 2006, comptait 74 membres et 3 membres de la Commission de Contrôle Financier. Le nouveau comité fédéral comptera 79 membres et 3 membres à la Commission de Contrôle Financier.

En tête de liste, Jean-Claude Danglot ne se représentait plus, après seize ans à la tête de la Fédération communiste du Pas-de-Calais. Les militants communistes lui ont réservé une ovation bien méritée. C'est Hervé Poly, secrétaire de la section d'Avion et membre du Bureau Fédéral, qui avait été choisi comme tête de liste pour succéder à Jean-Claude Danglot comme premier secrétaire fédéral.

Agé de 44 ans, Hervé Poly a dirigé les Jeunesses Communistes du Pas-de-Calais avant d'entrer au Comité Fédéral et au Bureau Fédéral. Directeur politique de Liberté 62, Hervé Poly est le collaborateur parlementaire de Jacky Hénin depuis 2004 où il s'est notamment chargé du travail en direction des entreprises de la grande région Nord-Ouest. Secrétaire de la section d'Avion, Hervé Poly sillonne depuis longtemps les sections du département. Il était notamment chargé, pour le Bureau Fédéral, de suivre les sections d'Arras et d'Hénin-Beaumont. Depuis 2006, Hervé Poly a rarement manqué un Comité de Section héninois et il connaît parfaitement la situation héninoise.
Hervé Poly est un marxiste convaincu, partisan d'un PCF qui porte fièrement ses valeurs communistes, des positions qu'il entend bien porter au Comité National.

La liste unique présentée par la direction fédérale sortante a obtenu 246 voix sur 256. Hervé Poly devient donc le nouveau premier secrétaire fédéral. Lors de sa prochaine réunion, le comité fédéral élira un nouveau Bureau Fédéral et un nouveau Secrétariat Fédéral.

Deux autres votes ont permis de désigner d'abord une délégation de 25 adhérents du Pas-de-Calais qui se rendront au Congrès National, du 11 au 14 décembre à La Défense, puis les 4 représentants de la Fédération du Pas-de-Calais au Comité National : il s'agit d'Hervé Poly, de Jean-Claude Danglot, de Jacky Hénin et de Cathy Apourceau-Poly.

Après cette Conférence Fédérale, réussie, la Fédération communiste du Pas-de-Calais est désormais en ordre de bataille. Loin du microcosme politique parisien, les militants communistes du Pas-de-Calais sont fiers de leur parti et sont présents au quotidien dans les luttes. Ils le montreront à nouveau à Lens le 6 décembre prochain avec notre grande manifestation départementale pour l'emploi et la défense de l'industrie dans notre région.
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:57

Conférence départementale de l’Hérault  29.11.2008

 

Compte rendu, par Paul Barbazange, section de Béziers

 

La direction départementale ayant renoncé depuis des années à tout effort de compte rendu de ses activités  vous trouverez ci dessous un bref compte rendu de la conférence fédérale du 34 ème congrès.

Une centaine de délégués a participé à des travaux réduits à une journée.

Le texte amendé  a été finalement voté par 56 voix, (57.7% ) , 28 (28.91%) contre et 13 soit (13.4 % ) abstentions  après un débat nouveau dans le PCF du département.

Le premier filtre visant à éliminer les opposants à la direction nationale a partiellement

fonctionné puisque les 42 % des communistes du département ont voté contre la base soutenue par l’actuelle direction, ont été ramené à environ 30 % mais ce sont eux qui ont

fait le contenu de la conférence.

Loin d’être marginalisés, sous la menace permanente d’être ghettoïsés, comme aux précédents congrès, les camarades qui ont appelé à voter pour le texte N° 3 ( 30 % des voix exprimées au plan départemental) ont constamment été au cœur des débats que ce soit par les interventions des sections de Béziers, de l’ouest biterrois ou c’est nouveau de camarades encore minoritaires à Sète et d’autres sections du département ; la  délégation de la section de Montpellier montrant pour la première fois des signes de diversité… de ceux qui ont parfois voté avec nous à ceux qui ont défendu comme Jean Claude Gayssot la fin historique du parti !

Malheureusement le rapport d’activité présenté par Jean Louis Bousquet n’avait aucun contenu départemental (qu’il s’agisse d’actions de luttes, de résultats du travail d’organisation de la direction départementale, du contenu des batailles idéologiques ou même de résultats électoraux locaux… rien sur le niveau d’organisation, rien sur l’état financier…) se bornant à un très vague exposé général portant sur le passé ancien et non ces dernières années, exposé recherchant un « consensus mou à minima ».

Quelques thèmes que nous avons pu, en conjonction avec d’autres délégués parfois se vivant encore comme éloignés de nos positions, mettre dans les débats : le caractère de classe de notre politique, avec les exploités contre les exploiteurs, les ravages de la crise sur les pauvres et cela n’a pas commencé il y a 3 mois !; le refus des alliances démentes avec les grands patrons du MODEM comme à Montpellier ; l’étalement ridicule de « la gauche »  comme « solution » à la une des l’Humanité et de « l’Hérault du jour » et dans bien des chapitres de la « Base commune » ; l’internationalisme en particulier avec Cuba et l’Amérique du Sud ; la nécessité de retravailler les fondamentaux du marxisme, le travail d’actualisation que nous en avons fait et que nous poursuivrons. La nécessité de travailler des questions comme l’avenir écologique et la question de l’autogestion… ce n’est donc pas un hasard que sur ces deux questions « essentielles au futur » deux amendements proposés par l’opposition sur ces thèmes ont été adoptés majoritairement.

Ce n’est certainement pas un hasard si la conférence a également retenu et débattu avec rigueur les questions d’organisation et de démocratie interne que plusieurs sections ont soulevé -rôle des cellules, lieu de souveraineté à reconquérir,

- délégations au comité départemental et au congrès  sur cette question nous devons relever l’incapacité dont a fait preuve la direction sortantes : (bulletins anti- statutaires c’est eux même qui l’ont reconnu, absence même de bulletin pour l’élection au congrès, tentative en échec d’élimination des deux représentant(e)s de la JC et des minorités à Sète..). S’agit il d’une incompétence réelle ou voulue ?  Sur ce point nous ne voulons que poser la question.

Le mouvement que nous avions ressenti dans la préparation de ce congrès s’est donc poursuivi lors de la conférence fédérale.

Certes le changement d’orientation politique fédérale n’est pas obtenu, mais il est maintenant un objectif réaliste que peuvent se donner tous les communistes de l’Hérault au delà de leurs choix antérieurs.

Rappelons nous que d’ici le prochain congrès rien n’est figé.

L’action politique de chaque camarade dans les cellules, les sections, l’effet de nos actions avec la population conduiront à de nouvelles modifications.

Pour ceux qui douteraient de ce qui s’est réellement passé et nous pouvons le comprendre ! :

En fin de débat, le camarade Jean Claude Gayssot, représentant de la section scissionniste, anti-statutaire, très minoritaire de Béziers a été contraint de sortir de son silence pour expliciter que le PCF en tant que parti n’a plus d’avenir (même s’il affirme encore lui accorder sa fidélité sentimentale) et qu’il faut passer à une autre forme d’organisation.

Si bien que pour la première fois Michel Passet (organisateur lui même à Montpellier de l’alliance PCF- PS - MODEM) a été contraint de s’opposer à Gayssot… Les noms d’oiseaux ont volé bas entre eux !

Fermons le ban et occupons nous d’un avenir qui n’est plus chez ces camarades là.

Il ne leur reste plus grand chose.

A nous tous il reste un PCF, encore bien implanté dans nos entreprises, quartiers et villages, continuons à travailler pour lui redonner son contenu de classe.

Les nouveaux élus au comité départemental de toutes les sections nous y aideront.

 

Rappel : le CD est public, ouvert  à tous les camarades à jour de leurs cotisations.

Chacun peut y assister, même s’il a été éliminé dans une démarche bureaucratique par la direction de sa section.

L’action à venir sera complexe pour chacun d’entre nous, il reste que ce qui est déjà construit dans le déroulement départemental du 34ème congrès est acquis et aidera beaucoup.

 

*Paul Barbazange, secrétaire de la section de Béziers.

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 11:12

L’article 10 des statuts du PCF précise que « les congrès départementaux élisent leurs délégués au niveau supérieur selon une base fixée par le Conseil national ». A notre connaissance, le CN n’a pas été consulté pour « fixer cette base ».

 

Des directions ont décidé seules que chaque congrès départemental élirait 5 délégués de droit et un supplémentaire par tranche de 300 adhérents. On notera que ne sont plus pris en compte les « cotisants » (80.000 selon le tableau du vote des 29 et 30 octobre) mais les « adhérents » (134.000).

 

Pourquoi ce choix cette fois ci ?


Le même tableau laisse constater que l’écart est beaucoup plus grand entre cotisants et adhérents dans certaines fédérations que dans d’autres. Notamment dans les « grosses » fédérations de banlieue parisienne dont les délégations importantes sont fortement augmentées avec cette base de calcul.


En moyenne nationalement, les cotisants sont 59,6% des adhérents. En Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne respectivement de 45,3% et de 40,1%. Ces fédérations sont les plus nombreuses de France en adhérents mais arrivent loin derrière le Nord et le Pas-de-Calais en cotisants. Les délégations des Hauts-de-Seine (31,0% de cotisants) ou de Seine-et-Marne (34,2%) sortent bien gonflées de cet arbitrage.

Nous savons ce qu’ont donné les votes sur la base commune dans ces fédérations.

 

Au total, le nombre de délégués au congrès devrait tourner aux alentours de 950.

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