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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 18:41

Marc Jammet, Yvelines, Mantes la Jolie

Conférence nationale du PCF

Intervention refusée par la direction nationale du PCF

 

"Deux questions courtes, un avis.

 

Première question. Pourquoi établissons-nous un lien entre la présidentielle et les législatives? A qui faisons-nous un cadeau politique? A ceux qui veulent sortir de la présidentialisation du pouvoir ou à ceux qui veulent - depuis le changement de "calendrier" instauré par Chirac-Jospin avec l'appel à voter blanc du PCF à l'époque - que la présidentielle soit l'axe autour duquel s'organisent ensuite les législatives? Autrement dit, à ceux qui veulent lier les deux élections?

 

Deuxième question. Quid de la participation éventuelle des communistes à un éventuel gouvernement de gauche? Les conditions sont-elles remplies pour cela avec le positionnement actuel du Parti socialiste? Pourquoi les communistes ne sont-ils pas saisis de cette question au moment où nous désignons notre candidat - en lien avec les législatives?

 

Mon opinion est que le Front de Gauche est une impasse politique et qu'en privilégiant "ce que la Gauche devrait faire" (c'est à dire le partage du pouvoir), nous oublions ce pourquoi nous avons adhéré: abolir (et l'abolition est un mouvement) le capitalisme, changer la société.

 

J'entends bien qu'ici ou là on nous répète beaucoup, ces derniers temps, qu'il faudrait "être raisonnable" - en clair, qu'il faudrait rester dans le domaine du possible. J'observe qu'il y a quelques années, cet argument ne provenait pas de nos rangs.

 

Mais si sortir de l'euro - forcément lié à une banque centrale européenne, si la nationalisation du secteur bancaire - interdite par l'Union européenne actuelle et ses règles acceptées par le Parti de la Gauche Européenne, la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités pour qu'elle puisse être concrétisée, sont déraisonnables, alors je suis déraisonnable.

 

Et quitte à être déraisonnable, je veux rester marxiste - ce qui ne veut pas dire sectaire -, je veux rester communiste - ce qui ne veut pas dire ne pas travailler avec les autres sur des sujets donnés.

 

Dans cet état d'esprit, il y a besoin d'un Parti communiste influent - avec un projet. Il y a besoin d'un candidat communiste - un candidat communiste qu'il ne faut pas confondre avec un candidat du Front de Gauche membre du PCF (sauf à reproduire l'expérience désastreuse en 2007 avec un candidat membre du PCF qui serine tout au long de la campagne qu'il n'est surtout pas candidat communiste).

 

Il y a besoin d'un candidat communiste parce que la crise de la politique et de la citoyenneté n'appelle pas que certaines forces politiques se mettent d'accord sur le dos des citoyens qu'elles sont censées représenter mais appelle un parti politique qui a le courage d'analyser la situation, d'agir pour aider à comprendre ce qui se cache derrière les apparences. Elle appelle un parti pas comme les autres.

 

Ne bradons pas ce patrimoine mais plaçons-nous résolument dans la perspective de la remontée de notre influence en commençant par la prochaine présidentielle.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 00:15

Intitulé du bulletin de vote, choix n°3 :

 

 

"Le PCF doit accorder la priorité au mouvement populaire. L’immense colère sociale, les luttes peuvent faire reculer la politique du capital. Pour les élections de 2012, il est nécessaire d’élaborer, en lien avec l’action des militants, un programme communiste porteur de propositions de rupture. Opposants acharnés à la droite et à l’extrême-droite, nous ne devons semer aucune illusion sur une alternance derrière la social-démocratie. Le PCF a combattu historiquement l’UE du capital. Il doit continuer en remettant en cause l’application des textes européens et l’euro. Combinaison politicienne, le Front de gauche ne correspond pas, en termes de contenu et de forme à notre recherche du rassemblement. Il efface le PCF alors que son renforcement, suivant sa raison d’être dans la lutte des classes, est l’une des clés du changement.
Pour la présidentielle, la candidature d’Emmanuel Dang Tran, comme candidat du PCF, est proposée dans cet esprit. Pour les législatives, les communistes doivent décider statutairement, souverainement, des candidats qu’ils présenteront ou soutiendront."

 

Bulletin de vote officiel consultation 2012 (pdf)

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 18:47

Dans tous les déplacements que j’ai pu faire, j’ai rencontré des communistes, des salariés, des agriculteurs, qui sont à l’avant-garde des luttes, des jeunes qui aspirent à combattre le capitalisme. L’attente est immense d’un Parti communiste qui parle clair, qui soit offensif, sans compromis. Ce qu’a représenté historiquement notre parti, à qui notre pays doit toutes ses avancées sociales et démocratiques est quelque chose de très fort. Ma candidature est une décision collective. Elle est le moyen de sortir de la fausse alternative: Front de gauche ou Front de gauche. 

 

Le débat est faussé depuis le départ. Tout est décidé « d’en haut ». Pierre Laurent a déjà proclamé que ce sera JL. Mélenchon dans tous les cas de figure. Comment parler de « nouvelle façon de faire de la politique » en entendant les marchandages interminables pour se répartir les circonscriptions aux législatives ! Le fait le plus grave, c’est l’annulation du congrès du Parti qui aurait dû définir nos objectifs politiques pour 2012 (et 2011).  

 

Nous avons décidé de maintenir ma candidature afin de poser les questions de fond, de démarche et de contenu. Il serait encore possible de permettre aux communistes de travailler à un programme communiste. C’est ce que je propose d’ici la fin octobre 2011.

 

Le Front de gauche n’a rien de rassembleur. La méthode Coué pour gonfler les résultats électoraux n’y change rien. C’est une alliance étriquée avec des partis qui ne représentent rien dans la société. C’est surtout la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF, rejetée par les communistes, de « métamorphose » en un parti comme les autres, enfermé dans les institutions, canalisant vers la social-démocratie, résigné à la logique réformiste de « l’Europe sociale ».


Des milliers de communistes, des dirigeants d’organisation du PCF ont la volonté de se battre, de faire vivre et de renforcer leur parti dans la lutte des classes.


Le PCF a la responsabilité de porter une perspective de rupture avec la politique au service du capital d’où qu’elle vienne. Le mouvement populaire, le discrédit du capitalisme attendent autre chose qu’une nouvelle « gauche plurielle » dans le cadre refermé de l’échéance de 2012. Nous ne devons semer aucune illusion sur une nouvelle alternance derrière la social-démocratie, exclure tout programme commun, toute participation à un gouvernement dirigé par elle. Ce qui ne change rien à la nécessité d’éliminer Sarkozy. Espérer « tirer à gauche le PS », on a déjà donné après 1981 et 1997 : C’est renier nos positions, affaiblir le mouvement social. On l’a vu sur les retraites.

Le consensus des partis de l’alternance se manifeste fondamentalement dans leur adhésion commune à l’UE du capital. Le mythe de l’Europe « sociale », propagée notamment par le Maastrichien Mélenchon ou la CES, fer de lance de Lisbonne, est le nouveau nom du réformisme. Ma candidature porte l’exigence que le PCF incarne à nouveau, comme il l’a fait historiquement seul, le rejet de l’UE du capital, le refus de l’application des traités et directives européens, la remise en cause de l’euro, et de façon indissociable l’échange et la coopération entre les peuples, l’internationalisme dans la résistance à l’UE, au FMI, à l’OTAN. Toutes nos batailles pour la protection sociale, les services publics, les (re)nationalisations, l’avenir de notre industrie et de notre agriculture en dépendent. Après le vote de classe à 55% contre la Constitution européenne, nous ne pouvons pas laisser le système recycler et dénaturer, avec le FN, l’opposition à l’UE.

Ces axes politiques clairs sont nécessaires pour renforcer le Parti, pour retourner à la porte des entreprises, dans les quartiers populaires, pour transformer la colère en luttes. Là est la raison d’être de notre engagement de communiste, liée à notre perspective de changement de société, le socialisme.


Dans la période qui s’ouvre, il faut que s’exprime le plus fortement le refus de l’effacement du PCF, de sa théorie et de sa forme d’organisation, la volonté des communistes de le faire vivre et de le renforcer. C’est tout le sens de ma candidature.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 11:03

 
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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 13:42

Face à l’effacement derrière le Front de gauche et Mélenchon,

Redonnons confiance dans le PCF dont le pays a besoin !

 

Communiqué d’Emmanuel Dang Tran, à l’ouverture de la Conférence nationale du PCF, vendredi 3 juin 2011

 

Pierre Laurent l’a encore répété tel quel ce matin sur RTL : le candidat du PCF pour la présidentielle de 2012, ce sera Jean-Luc Mélenchon. Bravo la démocratie !

 

Ce n’est pas la « Conférence nationale », réunie ce week-end à Montreuil, qui va le contredire. Cette instance est principalement composée de membres des directions nationale ou départementales ou de camarades désignés par elles. 

Elle va valider le programme « partagé » de « gauche » élaboré sans les communistes et le « paquet électoral » pour 2012.

Les longs marchandages pour se répartir les circonscriptions avec le Pg en disent long sur la « nouvelle façon de faire de la politique » du « Front de gauche ».

 

C’est peu de dire que le choix de s’aligner derrière le socialiste, mitterrandien et maastrichien qu’est Mélenchon ne passe pas dans le Parti. La vague de rejet est sensible dans tout le Parti malgré tous les artifices pour écarter les camarades de la décision : censure de l’information, intervention directe du secrétaire national, absence d’impulsion des débats etc.

 

André Chassaigne, candidat à la candidature du Front de gauche, a raison lorsqu’il écrit qu’en définitive, ce n’est pas une question de nom mais une question de démarche et de contenu.

C’est pour cela qu’il a annoncé qu’il se rallierait au choix de la Conférence nationale.

C’est pour cela que nous maintiendrons au vote des communistes, les 16, 17 et 18 juin, ma candidature, une candidature présentée collectivement (par 7 membres du CN, deux secrétaires fédéraux, des dizaines de secrétaires de section… n’en déplaise à l’Huma qui falsifie mes propos).

 

La direction nationale entend réussir le tour de force d’esquiver tout débat de fond sur la stratégie politique.

Elle a annulé le congrès ordinaire prévu initialement en juin 2011. Les communistes n’ont pas pu définir d’objectifs, en lien avec le mouvement populaire, pour les élections de 2012, ni de programme, sur la base desquels nous aurions pu envisager tout type d’alliance pour ces élections difficiles.

 

Non, se défiant de l’avis des communistes, derrière le nom de Mélenchon, la direction veut imposer une ligne politique bien précise.

 

Le « Front de gauche » n’a rien de rassembleur. La méthode Coué pour gonfler les résultats électoraux de 2009 et 2010 n’y change rien. C’est une alliance étriquée avec des partis qui ne représentent rien dans la société.

C’est la poursuite de la stratégie de « métamorphose » du PCF, massivement refusée par les communistes, en un parti comme les autres, enfermé dans les institutions, aligné derrière la social-démocratie, résigné à logique réformiste de l’Europe « sociale ».

Le Front de gauche, c’est la poursuite de l’effacement de l’organisation, des positions révolutionnaires du PCF, la transformation du PCF en groupes de colleurs d’affiche pour Mélenchon, en syndicat d’élus, en organisateur de débat de « spécialistes ».

 

L’électoralisme du Front de gauche dévalorisera encore la portée historique du vote communiste qui était lié, qui l’est encore avec notre action dans les luttes.

 

Mélenchon a compris l’aubaine de « l’offre politique » de la direction du Parti pour reproduire, en petit, en farce, l’opération de Mitterrand dans les années 70 qui a réussi à prendre 3 millions de voix au PCF.

 

Il faut donner un autre signe que ce choix de la résignation. C’est le sens de ma candidature. Des milliers de communistes, des dirigeants d’organisation du PCF ont la volonté de se battre, de faire vivre et de renforcer leur parti dans la lutte des classes. Il faut que cela se sache.

 

Quand j’entends Pierre Laurent et d’autres dire que Mélenchon, ce serait le « choix de la raison », cela me révolte.

 

Dans tous les déplacements que j’ai pu faire ces dernières semaines, j’ai rencontré des communistes, des salariés, des agriculteurs qui sont à l’avant-garde des luttes, des jeunes qui aspirent à combattre le capitalisme pour changer de société.

L’attente est immense d’un Parti communiste qui parle clair, qui soit offensif, sans compromis. Ce qu’a représenté historiquement notre parti, à qui notre pays doit toutes ses avancées sociales et démocratiques que le pouvoir au service du capital est en train de remettre en cause, est quelque chose de très fort. Le souvenir de Georges Marchais revient souvent. Le capitalisme est en crise. Il est désavoué massivement. 

 

Quand trois millions de personnes manifestent pour la défense de la retraite à 60 ans, que 75% de la population condamne la politique du pouvoir sarkozyste, comment rester aligné sur plus petit dénominateur commun de la « gauche » et ne viser que 2012 ?

Espérer « tirer à gauche le PS », on a déjà donné après 1981 et 1997! C’est renier nos positions, affaiblir le mouvement social. Ce qui ne change rien pour moi à la nécessité de battre Sarkozy.

 

Comment pouvons-nous laisser aussi, après le vote de classe à 55% contre la Constitution européenne, le système recycler et dénaturer, avec le FN, l’opposition à l’UE du capital, à l’euro, à l’application des traités et directives désavoués par les peuples ?

Toute notre protection sociale, nos services publics, l’avenir de notre industrie et notre agriculture en dépendent.

 

Des axes politiques clairs sont nécessaires pour renforcer le Parti, pour retourner à la porte des entreprises, défendre des positions de rupture, y compris dans les syndicats, en bas des cités, pour transformer la colère en luttes.

 

Là est la raison d’être de notre engagement de communiste, liée à notre perspective de changement de société, le socialisme. 

 

Certains communistes peuvent ne plus y croire et vouloir faire autre chose que le PCF. C’est leur droit et je les respecte. Mais alors qu’ils ne cherchent pas à détourner ce que représente le PCF !

 

Voilà ce que nous exprimerons à la Conférence nationale, puis avant le vote des communistes, conscients d’être à contre-courant de l’idéologie qui y sera dominante, mais aussi de la nécessité du renforcement de notre parti.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 09:51

Les questions sont du journaliste. On remarquera quelques différences avec le retraitement final en article dans l'Humanité datée du 3 juin 2011.

 

Question n°1 : Si votre candidature est retenue, quelle campagne pensez-vous mener ?

 

Emmanuel Dang Tran.

Ne soyons pas naïfs ! La décision est prise depuis longtemps par la direction du PCF : en 2012, ce sera le Front de gauche et par conséquent Mélenchon.

Pierre Laurent l’a annoncé lui-même. Les marchandages avec le Pg ont lieu en dehors du Parti, même du CN.  Les communistes ne disposent pas des éléments du débat dans une consultation ficelée d’avance. Le congrès a été reporté et aucun programme communiste n’a été élaboré. Comme « nouvelle façon de faire de la politique », le Front de gauche, c’est d’abord la négation du point de vue communiste et de la démocratie !

Mais, visiblement, la direction du Parti se défie de l’avis des communistes. S’effacer derrière le Mitterrandien, le Maastrichien, le politicien Mélenchon serait le choix de la raison ? En effet, nous avons déjà donné !

Ma candidature, présentée collectivement, qui sera maintenue jusqu’au vote interne, entend montrer aux communistes, mais aussi aux travailleurs qui sont à l’avant-garde des luttes, aux jeunes à la recherche d’une alternative anticapitaliste, que des forces existent pour faire vivre leur parti, le PCF, suivant sa raison d’être dans la lutte des classe. L’attente est forte d’un langage clair et offensif: je l’ai constaté dans tous mes déplacements. La référence à Georges Marchais revient souvent. 

 

Question n°2 : Si votre candidature n’est pas retenue, quelle attitude allez-vous observer ?

 

Emmanuel Dang Tran.

Il ne sera pas question pour nous de nous intégrer dans le dispositif de campagne de Mélenchon, de nous fondre dans les structures électorales du Front de gauche, constituées pour supplanter le PCF. Pas question non plus de suivre tel ou tel autre aventuriste. Mélenchon, c’est du « gauchisme institutionnel », du « réformisme radical » : rien qui permette de faire vraiment reculer la politique au service du capital.

Dès 2011, avant 2012, la priorité pour les communistes est de faire progresser des propositions de rupture pour transformer le rapport de force qui existe dans le pays et dans les luttes.

On l’a vu pour la défense de la retraite à 60 ans, s’enfermer avec le Front de gauche dans la perspective de l’alternance, d’une nouvelle gauche plurielle « tirée à gauche », bloque le rassemblement populaire. Pour les salaires, pour la réponse aux besoins, pour les services publics, il faut briser le consensus Droite/Ps, tel qu’il se manifeste pour l’UE du capital. Nos propositions, nos actions doivent fondamentalement la remettre en cause, remettre en cause l’euro, la PAC… et non s’y résigner avec le PGE et la CES.

Les communistes, malgré le choix imposé du Front de gauche, doivent pouvoir travailler à un programme communiste partant des luttes.

Faire vivre le parti historique des travailleurs en France, sa théorie, sa forme d’organisation révolutionnaires: c’est une nécessité d’aujourd’hui. Donc, d’ici 2012, notre choix, c’est de renforcer le PCF.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 09:45
Pierre Laurent était interviewé ce matin (3 juin 2011) sur RTL par Jean-François Apathie. On aura pu relevé ce dialogue en fin d'interview (émission en lien). 15 jours avant "l'expression" des communistes, Pierre Laurent confirme le coup de force pour imposer Mélenchon.
Jean-Michel Apathie : Pierre Laurent, responsable du Parti Communiste Français, qui n'aura pas de candidat à l'élection présidentielle...
Pierre Laurent : Si, il en aura un...
Jean-Michel Apathie : De 2012. Ah il y en aura 1. Ah bon ?
Pierre Laurent : Jean-Luc Mélenchon...
Jean-Michel Apathie : Ah tiens vous voyez il l'a dit.
Pierre Laurent : Du Front de gauche.
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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 19:31

Pourquoi nous soumettons la candidature d’Emmanuel Dang Tran au vote des communistes de juin 2011

L'intégralité du texte EN PDF

Ils s'associent à la lettre de candidature : liste complète en lien

 

Pour signer, renvoyer un mail à vivelepcf@orange.fr

 

Contact: 07 70 64 57 62

 

03 : Gérard BOUTONNET, Montmareault ; Jean-Pierre FOURNIER, Commentry ; 33 : Esteban MORAS-CASTRO, Bordeaux ; 38 : Pierre BISSERIER, Saint-Martin-d’Hères ; Rolande BISSERIER, Saint-Martin d’Hères ; Henri BRENIER, Saint-Martin-d’Hères Laurette DE MARCO, Saint-Martin-d’Hères ; Alice GIORDANA-MORO, Saint-Martin d’Hères ; Giacomo GIORDANA, Saint-Martin-d’Hères ; Ignace LORA, Saint-Martin-d’Hères ; Joseph MANGANO, Saint-Martin d’Hères ; Vincente MANGIONE, Saint-Martin-d’Hères ; Alberto PEREIRA, Saint-Martin-d’Hères ;  40 : Gilles FIGUERES, Pouillon ; Jeannine GELLEE, Aire-sur-Adour ; 70 : Colette BERTRAND, Melisey ; Marcel BERTRAND, Melisey ; Bogdan BUDA, ;Gérard DALVARD, Vesoul ; Gilbert DALVARD, Vesoul ; Roland DAVID, Vesoul ; Annie DURIN, Champagney ; Jean-Louis GIRODS, Héricourt ; Marcel HUREAU, ; Michel LIGLET, Vesoul ; Christiane MACHERET, Vesoul ; Soria MAKABROU, Vesoul; Sabrina MOINE, Vesoul ; René MORLOT, Lure ; Jean-Pierre POINSOT, Vesoul ; Brigitte SERMET, Vesoul;  Michel TRITRE, ; 75 : Micaella ARNAULT, XIXème ; Marc GAUTHE, XVème ; Lucien HORVATH, XVème ;  84 : Sophie CLEMENT, Robion ; 86 : André FUMERON, Poitiers ; 92 : B., Vanves 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 14:36

Présidentielle : le PCF – Mantes-la-Jolie veut un candidat communiste

 

Extrait du Courrier de Mantes, 1er juin 2011

 

La section mantaise du Parti communiste français a adressé à la fédération des Yvelines une motion très critique sur les conditions du scrutin interne qui doit aboutir à la désignation d’un candidat à la présidentielle.

 

Une semaine avant leur conférence départementale qui devait se tenir le 21 mai, les communistes mantais ignoraient encore le lieu de la réunion et les modalités de désignation, dans les sections, des délégués qui devaient s’y rendre. « Nous ne disposons toujours pas d’un tableau départemental récapitulatif comprenant la liste des sections, leur nombre d’adhérents, le nombre de cotisants et le nombre de délégués auquel, sur cette base, les sections ont droit », écrivait la section mantaise dans une motion adressée, le 14 mai, à la fédération des Yvelines. Résultat, aucun délégué mantais ne s’est rendu à ladite conférence.

110602_Marc_Jammet.jpg « La direction du PCF fait comme si tout était acté », déplore le conseiller municipal Marc Jammet. Ce qui paraît joué d’avance en effet, c’est la désignation par le Front de gauche du candidat Jean-Luc Mélenchon. C’est en tout cas le choix de l’appareil du PCF. Or les militants mantais veulent un candidat issu du parti. Cette position a fait l’objet d’une seconde motion : « Il y aura besoin d’une force politique (non diluée dans un Front, résultat d’accords d’appareils) pour défendre en toutes circonstances l’intérêt des gens et construire avec eux (…) une nouvelle société libérée du capitalisme », écrivent-ils. À titre personnel, Marc Jammet milite en faveur de la candidature du communiste « identitaire » Emmanuel Dang Tran.

 

 

MOTIONS ADOPTEES PAR LES COMMUNISTES DE MANTES-LE-JOLIE

Réunis en assemblée générale samedi 14 mai, les communistes de Mantes la Jolie ont adopté à l'unanimité deux motions: sur la démocratie interne et pour un candidat communiste en 2012.

Ils ont également décidé d'engager une campagne pour l'augmentation des salaires à la rentrée prochaine.

Vous trouverez, ci-dessous, les deux motions.

Motion 1. 

Sur la démocratie interne.

Les communistes de Mantes la Jolie se sont réunis aujourd'hui dans le cadre de la désignation du candidat à la prochaine élection présidentielle.

Une telle désignation aurait dû - démocratiquement - être précédée par l'organisation de véritables débats portant sur le fond de notre démarche pour cette élection. Ce n'est qu'ensuite - une fois cette démarche discutée, amendée et validée - que la désignation aurait dû être à l'ordre du jour.

Nous ne pouvons que constater que cela n'a pas été le cas.

Avant même les réunions de notre direction nationale, des négociations avec d'autres forces politiques se sont poursuivies (et les résultats annoncés) sans que les communistes n'en soient informés ni ne soient appelés à en débattre.

Notre quotidien "l'Humanité", pour sa part, se fait globalement l'écho unilatéral du Front de Gauche, du Parti de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon taisant du même coup toutes les opinions contraires.

A l'ouverture de la dernière réunion en date du Conseil national, Pierre Laurent a franchi le pas - en s'appuyant sur une soi-disante "large majorité des communistes" - et indiqué sa préférence pour Jean-Luc Mélenchon comme le candidat devant être soutenu par le PCF.

Dans le même esprit, le tiers présent des membres du Conseil national a refusé que la consultation des communistes ait lieu avant la conférence nationale et n'a fait parvenir aux adhérents que sa seule décision sans que les interventions des autres candidats ne leur soient données à voir.

Tout se passe donc comme si l'on avait décidé - en haut lieu - de mettre les communistes devant le fait accompli.

C'est d'autant plus vrai que toutes les questions ne sont pas abordées. Ce serait pourtant nécessaire pour que les communistes puissent se prononcer en toute connaissance de cause.

En effet, si la question de la Présidentielle et de son lien avec l'élection législative (de 50 à 80% des candidats PCF en "négociation" avec les autres forces politiques!!) a bien été abordée (alors que les négociations se poursuivent activement), celles de la participation éventuelle à un gouvernement de gauche, du cap maintenu ou non vers le changement de société, la rupture avec le capitalisme et le rôle de notre parti ne le sont toujours pas.

Autrement dit, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle, y'aura-t-il besoin d'une force politique qui continue à informer, démontrer, agir pour une société libérée du capitalisme ou cet objectif est-il abandonné dans la perspective d'un partage du pouvoir? 

Ces réflexions sont tout à fait valides pour ce qui nous concerne au niveau départemental.

Nous sommes réunis le 14 mai. Notre conférence départementale aura lieu le 21 mai sans que nous ne sachions aujourd'hui encore dans quel endroit elle aura lieu.. 

Nous devrions désigner aujourd'hui nos délégués à cette conférence départementale alors que nous ne disposons que depuis trois jours de "la clef" de désignation: un délégué par tranche de 30 adhérents recensés sur le logiciel "Cociel" qui n'est pas consultable à ce jour par les adhérents qui le souhaitent.

De la même manière, nous ne disposons toujours pas d'un tableau départemental récapitulatif comprenant la liste des sections, leur nombre d'adhérents, leur nombre de cotisants et le nombre de délégués auquel, sur cette base, elles ont droit.

En résumé, tout nous porte à penser malheureusement que, sous un masque démocratique, la véritable volonté à l'œuvre est de faire dire aux communistes ce qu'on a décidé en leur nom sans jamais les consulter véritablement.

Motion 2

Pour un candidat communiste en 2012

Réunis le 14 mai 2011 en assemblée générale, les communistes de Mantes la Jolie se prononcent pour un candidat du Parti communiste en 2012.

Ils estiment qu'une telle candidature conserve toute son utilité aujourd'hui.

Loin d'être indifférents au résultat final de l'élection présidentielle, ils estiment que ce résultat ne peut être une fin en soi au risque de créer, à nouveau, de graves désillusions que les citoyens nous feraient payer très chers - à juste raison.

L'élection présidentielle est un moment électoral important - comme l'est à un autre niveau et sans lien mécanique entre les deux, l'élection législative.

Aujourd'hui notre peuple subit tous les méfaits d'une politique menée par un gouvernement de droite et il aspire légitimement à en changer. Mais il veut en changer pour vivre mieux, être enfin écouté.

Cela sera-t-il le cas demain même avec un Président de la République socialiste? 

A l'évidence non. Et si, bien entendu, pour le 2° tour, les communistes de Mantes la Jolie appelleront à battre le candidat de la droite resté en lice, ils estiment qu'il y aura besoin d'une force politique (non diluée dans un Front, résultat d'accords d'appareils!) - le Parti communiste français - pour défendre en toutes circonstances l'intérêt des gens et construire avec eux, pas à pas, à leur rythme, une nouvelle société libérée du capitalisme.

Cette utilité du Parti communiste - et de son candidat - ne peut être bradée.

Il n'est que temps, au contraire, de la "donner à voir", d'en débattre avec les citoyens pour aboutir à un bon score du PCF au 1° tour des élections présidentielles. Un bon score qui sera précieux pour les luttes futures.

Dans cet état d'esprit, l'assemblée générale des communistes de Mantes la Jolie décide d'engager à la prochaine rentrée une campagne pour l'augmentation des salaires et pour sa nécessité pour toute notre société.

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:04

 Contre la dilution dans le Front de gauche

 

Extrait du Journal du Centre, 17 mai 2011


Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national au Parti communiste français (PCF), est candidat à la candidature communiste pour la présidentielle de 2012. Il est proposé par des militants. 

Le candidat, venu de Paris pour la journée, a été présenté, jeudi, aux communistes du département, à Prémery puis à Guérigny. Il était, la veille, à Valenciennes et allait le lendemain à Grenoble.

Question : Quel est votre parcours ?

J'ai 39 ans, j'ai adhéré au PC à 20 ans. Je suis secrétaire d'une section, à Paris, et membre du Conseil national depuis 2006. Je suis Rennais, j'habite la capitale depuis mes études. J'ai été commercial puis assistant parlementaire d'une sénatrice communiste.

Question : Quelle est la raison de votre candidature ?

L'objectif est que s'exprime notre parti. Que nous ne laissions pas Jean-Luc Mélenchon s'imposer dans notre parti, sans réagir. L'opposition n'est pas uniquement sur sa personne, elle est sur ce qu'il porte politiquement. Ma candidature, qui date du 1er avril, est une décision collective de responsables d'organisations du parti de tout le pays. Pour sortir de la fausse alternative dans laquelle on enferme les communistes : d'un côté le Front de gauche, de l'autre le Front de gauche.

Question : Vous êtes dissident

Nous avons des divergences profondes, mais nous ne sommes pas dissidents. On nous a inventé le Front de gauche, on noie dedans le PCF. Nous refusons cette dilution.

Question : Que proposez-vous ?

Nous soumettons au débat trois axes stratégiques. Un, la perspective politique ne peut être la reconstitution d'une gauche plurielle. Ma candidature porte l'exigence que le PCF donne la priorité, sans attendre 2012, au mouvement populaire et aux luttes. Deux, il y a un fossé entre la position très forte, traditionnelle, du PC et Mélenchon. Le PC, c'est le rejet des directives européennes, la renationalisation des services publics, le Smic à 1.600 nets Trois, nous voulons défendre et reconstituer un parti de classes. Le marxisme est pleinement d'actualité pour nous, car nous affrontons le capitalisme.

Perrine Vuilbert

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