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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
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Atelier n°1

 

Comme je l’ai déjà exprimé je confirme que le texte de cet atelier et les autres auraient du et pu être écrits après les présidentielles de 2002. Aucun élément objectif ne s’oppose à cette affirmation. Ils auraient pu être écrits aussi en Juin 2007, or nous attendons fin 2008 un congrès ordinaire, qui peut-être ne résoudra rien en limitant seulement la casse pour la direction. Donc nous pourrons encore rédiger des textes de flagellation et d’interrogation dans les prochaines années.

Les réflexions des communistes depuis 1994 étaient nécessaires et n’ont pas toutes été stériles. Elles ont apporté suffisamment de propositions que pour les directions successives s’en emparent afin d’impulser la stratégie d’un parti communiste reconnu dans les classes populaires.

Les textes alternatifs présentés à nos congrès, porteurs de ces idées ne sont même pas évoqués notamment « remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ».

Certains se gaussent du « bilan globalement positif » dû aux valises de plomb du socialisme réel. Que dire du bilan totalement négatif dû à l’abandon de l’esprit de classe et la perte des repères idéologiques ? Dû également à la stratégie d’union à tout prix avec le PS, jamais cité et qui a pourtant renié ses visées sociales, affirmé sa volonté de coopérer avec la bourgeoisie.

Oui nous avons bien perdu une bataille idéologique mais pas la guerre. Nous n’allons pas la gagner avec des camarades tels cet ancien ministre qui étend ses états d’âme dans la presse et se tire ainsi une balle dans le pied, au propre comme au figuré.

 


Le communisme.

J’insiste pour affirmer que la bataille idéologique perdue pour l’instant, s’est déroulée sur un terrain déserté par un encadrement dépassé et incompétent à se positionner sur le communisme.

Notre camarade Lucien Sève a clairement défini sa visée communiste et situé les rapports d’idées dans la société d’aujourd’hui et ses réalités.

Il y a un aveu d’échec et d’impuissance à dire « nous avons beaucoup travaillé. Nous ne parvenons pas à changer la perception, les représentations mentales sur le communisme que nous proposons. »

Pourtant beaucoup de Français votent pour des candidats PCF aux élections locales et pour d’autres partis se réclamant du communisme (LCR, LO, PT) aux élections nationales. Nous avons donc des dirigeants qui ne savent pas amplifier le message.

L’ennemi des peuples, c’est la bourgeoisie capitaliste. La visée communiste, seule, permet de proposer son remplacement. Cette classe s’est considérablement renforcée depuis 20 ans avec l’avènement d’un capitalisme débridé. Elle règne sans partage et piétine tout sur son passage. Pas une seule fois les ateliers analysent ce phénomène. Le terme bourgeoisie est même absent.

La matérialité du communisme c’est avant tout la désignation de l’adversaire et l’explication aussi claire du choix de société proposée avec des alliés fiables.

 

 

La stratégie

Le texte est cours, dommage car c’est là que résident nos échecs principaux. Nous n’avions rien à faire au gouvernement de 1997 à 2002. Période pendant laquelle Jospin et le PS ont affirmé leur soumission à l’économie libérale. Cette stratégie nous a définitivement discrédités auprès des salariés. Bien plus que les valises de plomb évoquées ci avant.

Depuis 2002 nous poursuivons la fuite en avant dans des unions au sommet avec n’importe qui et des objectifs divergents. A ce jour complètement désemparés nos fins stratèges lorgnent vers l’Allemagne, en voulant faire croire que le modèle Die Linke est une réussite et l’exemple à suivre. Incapable de définir un cap pour la France, tout ce qui bouge autour les fascine.

Le rassemblement anti-libéral tel qu’il a été mené est une expérience désastreuse. L’anticommunisme de nos « partenaires » est la cause principale de l’échec. Nous nous allions à des « personnalités » ne représentant pas de mouvement réel, n’ayant pas de véritable projet de politique populaire. Nous devons nous appuyer sur des courants véritables et non des groupuscules.

Le PS n’est même pas cité par l’atelier. Avec ce que ce parti réalise de néfaste en ce moment, la direction du PCF aura-t-elle le courage d’annoncer la rupture au sommet.

C’est une responsabilité historique !

C’est ce qu’attendent beaucoup de Français pour voter PCF et de nombreux ex-militants pour revenir au Parti.

 

Le Parti

Le texte prend pour origine de son analyse la chute de l’union soviétique et la dernière période depuis le 28ème congrès. Il occulte totalement les fondements théoriques de l’utilité de « l’outil Parti » pour l’avènement du communisme. Aucune référence des expériences pratiques du PCF depuis 1920 (quid de l’histoire). Nos anciens dirigeant sont-ils devenus de simples plaques apposées au coin des rues ?

L’atelier ne donne aucune piste concrète à part réécrire ( ?) un manifeste. On peut tout craindre de cet éventuel manifeste quand le mot marxisme figure 2 fois seulement dans les 8 textes !

A aucun moment l’hémorragie des militants depuis la « mutation » n’est évoquée. Les échecs successifs les ont découragés mais les responsables sont restés. Les communistes hors parti n’étaient pas des « vieux stals » ! Ils sont partis car ils ont dénoncé l’union suicidaire avec le PS et l’abandon des classes populaires.

Comment parler de bilan sous faire état des textes alternatifs ?

La justesse de beaucoup de leurs idées condamne d’autant plus les responsables autistes. L’abandon des luttes du Parti sur le terrain (entreprises notamment) n’est pas soulevé. Les initiatives menées avec succès par nos élus et des militants proches des populations se passant sous les yeux d’une direction nationale qui n’en tire des conclusions que dans les phases électorales.

De nombreuses associations remplissent les vides laissés par les communistes dans les batailles du logement, des droits des travailleurs français et immigrés, de la casse des acquis sociaux…

Leurs actions visibles sur le terrain sont médiatisées, le PCF est toujours absent ou peu visible. Doit-on rappeler qu’un parti révolutionnaire mène toujours une certaine forme d’activisme synonyme de sa dynamique.

Pour conclure deux évidences :

-entreprendre un vaste mouvement de formation des militants

-remplacer les directions fédérales et nationales par des camarades représentant la société dans sa diversité et de façon sociologique équilibrée.

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