Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
/ / /
UN CONGRES DU PCF POUR QUOI FAIRE ?

              

 

AVANT-PROPOS

 

           La préparation du congrès n’invite guère à l’optimisme : un Parti Communiste ne peut être qu’un parti de combat. Cela suppose que la préparation d’un congrès soit portée par une dynamique. Or il n’apparaît que de longs textes académiques, des pensums d’objectifs limités et listés, des discussions codées entre tendances, et, en face, des réquisitoires souvent fondés mais à dominante épidermique. Il est temps que chacun s’efforce de contribuer à porter les analyses et les ambitions à la mesure des besoins.

 

1)      Faut-il tout placer sous le mot d’ordre unique ou dominant que le parti doit changer ?  Bien sûr tout ce qui est  vivant est appelé à constamment changer, selon les changements de ce qui l’entoure et l’expérience qu’il engrange. Mais changer en quoi et par rapport à quoi ?    ,

 

      On lit souvent qu’il nous faut être « un Parti moderne »  L’idéologie de la

« modernité » est sans doute l’une, sinon la principale, des clefs idéologiques actuelles de la domination de classe : On a connu « l’Etat au-dessus des classes ». Il y a aujourd’hui la « modernité au-dessus des classes », occultant tous les problèmes sous les critères de l’objectivité et de capacité techniques. Certes il ne faut pas s’accrocher au passé, il faut se mettre à jour des besoins contemporains, mais « être moderne » ne veut rien dire en soi.

.

                 Le Parti a pour vocation de mener le combat de classe, qui n’est en soi que trop parfaitement moderne.

 

                 Donc, s’il doit changer, c’est dans la continuité de son combat spécifique et donc par rapport à ce qu’il est aujourd’hui.. Or certes, les résultats désastreux auxquels a conduit la « mutation » appellent à penser les choses autrement, et cela mérite une analyse. 

 

                 Il ne doit certes pas pour autant revenir à ce qu’il était avant la mutation, non par repentir, car tout n’en était pas mauvais, mais à la fois pour intégrer les leçons due ce passé et parce que le réel avec lequel il a vocation d’être aux prises  changé

 

                 Mais si l’on part de l’idée qu’un parti communiste n’est pas une fin en soi, mais la nécessité de répondre à un besoin, il pourrait ne jamais en avoir existé et il faudrait en définir les objectifs et leurs conditions de réalisation. Le fait qu’il existe et a un passé y ajoute seulement le bénéfice de l’expérience acquise de ce qui est essentiel et de ce qui doit être évité.

 

                      La question qui se pose aujourd’hui aux communistes ne doit donc pas être  « quoi changer dans le Parti ? » mais « quel besoin y a-t-il d’un Parti Communiste et comment peut-il et doit-il y répondre ? »

 

                                             -----------------------------------


1 – POURQUOI  UN PARTI COMMUNISTE

 

        La raison d’être d’un parti communiste est la nécessité qu’existe un outil de lutte pour ceux qui veulent en finir avec une société fondée sur l’exploitation de l’Homme par l’Homme, et qui ait pour cela une culture critique ?  Il ne semble pas que ce combat ne soit plus à l’ordre du jour, que sa culture soit devenue périmée, ou que son expérience acquise soit à passer en profits et pertes..        

 

        L’argument des nécessaires rassemblements ne doit pas fourvoyer dans de fausses alternatives : C’est aux heures de sa plus grande force et de sa plus grande vitalité de parti que le PCF a été l’artisan des plus grands rassemblements/ 

 

      Encore faut-il retrouver dans la culture jetée aux oripeaux quelle en était la philosophie, demeurée fondamentale : on rassemble d’autant plus large que l’on en réduit les objectifs à ce que le plus grand nombre a en commun. Cela peut même conduire à des rassemblements en cercles successifs : On peut rassembler à la fois 50 sur a + b,  et 100 sur a seulement.et 100 autres sur b seulement. Et pendant ce temps, le Parti lui-même garde sa liberté d’agir sur a+b+c+d.

 

         Donc, vouloir supprimer le parti pour y substituer un rassemblement, c’est seulement supprimer le parti, puisque sa suppression n’est pas une condition du rassemblement.

 

        De plus, il est clair que si le Parti peut avoir la liberté d’agir sur a+b+c+d et qu’on y substitue un rassemblement celui-ci sera inévitablement limité à a ou b ou a+ b ou a+b+c, car

autrement  si c’était pour assurer tous les objectifs du Parti,, il n’y aurait pas besoin d’une autre base de rassemblement, cela signifie qu’on abandonne ce qui du a, du b, du c, et du d n’est pas repris par le rassemblement.

 

        Donc oui au rassemblement (et même aux rassemblements), mais certainement pas à la place du Parti, mais au contraire non  seulement cela ne doit pas être exclusif du rôle propre du Parti mais en dépend nécessairement.

Partager cette page

Repost 0
Published by