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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
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Le communisme est l’avenir de l’humanité,

Un parti communiste de masse et de classe est nécessaire aux exploités français.


L’heure de vérité est arrivée.

La famine menace dans les jours à avenir les populations de 37 pays.

Plus de 2 milliards d’êtres humains vivent avec moins d’un Euro par jour.

Les guerres du pétrole ravagent l’Irak, l’Afghanistan, la Tchetchénie, la Palestine...

65 000 transnationales capitalistes et leurs 800 000 filiales s’affrontent dans la jungle économique, pillent sans vergogne ni état d’âme, les richesses issues du travail et de la nature, régentent le monde pour les profits de leurs dirigeants.

Ils prétendent réduire le monde à une marchandise. L’existence de la vie sur la planète peut être mise en cause par ce mouvement destructeur d’accumulation du capital. Sur la terre entière les partisans résolus du capitalisme et l’ensemble de leurs alliés honteux ferment les portes de l’avenir. Il n’y aurait plus de futur commun.

En France, le pouvoir d’achat de l’immense majorité de la population est en chute libre car en 20 ans la part des richesses stérilisées  dans les profits capitalistes est passée de 40 % à plus de 50 %. Pour la première fois depuis la décennie 50 la jeunesse n’espère plus une vie meilleure que celle de ses aînés. La classe dominante proclame sans fard son objectif: en finir avec toutes les solidarités construites au long de l’histoire.

En France, comme dans l’ensemble des pays capitalistes développés l’abstention massive des travailleurs manuels et intellectuels, des exploités est le fait marquant de toutes les consultations électorales. Dans nos quartiers populaires elle touche de 60 à 70 % des électeurs.

De dures luttes  comme pour le CPE CNE sont parfois victorieuses mais nous ne produisons plus une perspective politique mobilisatrice, enthousiasmante. Résistance et révolte, sursauts politiques comme l’apport de gauche au succès du NON au référendum tentant d’accélérer l’Europe capitaliste,  si nécessaires ne suffisent pas !

Pourtant, pour l’instant victorieuse, la bourgeoisie ne doit sa puissance apparente qu’à la faiblesse des exploités. L’échec de la construction du socialisme en URSS et dans le « camp socialiste »,  l’incapacité à dégager une réalité autogestionnaire, à  se défaire  des réflexes bureaucratiques de domination et de soumission pèsent lourd.

C’est cependant à partir de la réalité française que nous pouvons retrouver le chemin des victoires politiques, modifier radicalement ce qui rend notre projet de jour en jour plus inaudible depuis quarante ans.

Le courage et le dévouement des militants ne sont pas en cause. La responsabilité est dans nos choix stratégiques, véritable contre sens, aujourd’hui condamnés par l’évolution historique.

Quarante ans de prééminence donnée aux résultats électoraux immédiats, au maintien à n’importe quel prix de positions institutionnelles maintenant étendus aux scrutins organisant l’Europe capitaliste, à des abandons théoriques, politiques et idéologiques ont ramené le mouvement communiste français, PCF en particulier, au statut de copie d’un parti social démocrate dominant associé à tous les niveaux à la gestion des affaires du capital. La « mutation » plonge loin ses racines !

L’objectif unique d’un débouché électoral dans le cadre de l’union de la gauche est en échec,

constatable et constaté par une majorité  de communistes comme de nos concitoyens.

Ayant perdu son aiguillon la social démocratie, s’effondre électoralement en Europe, au mieux patine, renonce à son  nom, à ses objectifs autrefois proclamés.

Rien de tout ceci n’est fatal.

L’esprit de mai 68 reste majoritaire, la révolte, la résistance aux injustices, ce qui existe encore d’organisation de classe des exploités, ce qui naît dans les luttes, reste une base solide pour relancer la perspective révolutionnaire en France et dans le monde.

La permanence de laperspective communiste est une caractéristique nationale.

Une autre projet politique est possible.

Il faut en finir avec la confusion et l’esprit de capitulation qui règnent depuis trop longtemps dans les rang de ceux qui déclarent défendre les exploités. Seule la lutte anticapitaliste

clairement définie permettra à l’ensemble des travailleurs et à la grande majorité du peuple de se rassembler et de vaincre. C’est en retrouvant les idées et connaissances construites, au cours du développement des luttes de classes réelles, du marxisme que le parti communiste jouera à nouveau le rôle qui lui revient et qu’il aurait  pu ne jamais perdre.

Certes rappelons, comme Engels dans la préface du « Manifeste du parti communiste », les communistes  ne recherchent aucun monopole de la lutte pour la transformation de la société. Ils entendent simplement y contribuer avec tous ceux qui y ont intérêt, à égalité de devoirs et de droits, et en tirant les leçons des erreurs  commises, dans la fraternité si chère au cœur des travailleurs et de tous ceux  qui portent haut le rêve de la justice sociale.

Il n’y a pas de mystère de la mondialisation et de la globalisation: seule la concentration capitaliste supranationale et le gigantisme des fortunes privées portent toute la responsabilité de la fracture sociale. L’affrontement dans la « jungle de la guerre économique » pour « conquérir des parts de marché » organise le pillage. Ce sont elles qui détruisent  plus en plus l’économie notamment par les OPA, les restructurations, les délocalisations et  l’investissement non productif. Avec leurs valets gouvernementaux et des institutions mondiales, elles sont responsables de la fracture.

C’est cette force capitaliste supranationale qui détruit les potentialités de chaque  homme, de chaque nation,  de chaque civilisation. Aujourd’hui tous les peuples de la planète peuvent concevoir et réaliser un développement matériel et culturel extraordinaire grâce à l’accumulation des connaissances humaines et la révolution informatique qui n’en est qu’à ses débuts.

L’obstacle peut être franchi.

Le naufrage de la pensée social démocrate est patent. Dans un combat de plus d‘un siècle l’opposant au marxisme elle n’a cessé de prédire que la paix sociale descendrait sur terre par la concentration capitaliste  et que le « socialisme »  surviendrait de lui même.

Le contraire s’est produit.

Nous devons en tenir compte pour trouver la voie de la libération de l’exploitation capitaliste. Les travailleurs et la grande majorité du peuple ont besoin de la souveraineté sur l’outil de travail, d’une mobilisation autogestionnaire autour d‘objectifs conduisant à la libération  de la servitude de la société capitaliste et son remplacement par la société autogestionnaire qui seule permettra l’épanouissement social de l’homme vers le communisme.

Au moment où le sentiment de défaite demeure difficile à supporter  nous réaffirmons notre confiance en l’avenir et dans les capacités combatives incomparables que recèlent les forces unies des travailleurs et des peuples; il n’y a pas de forteresse imprenable.

Reprenons le cours du savoir partagé entre tous: économique, politique, historique la philosophie matérialiste n’a pas fini de fonder notre engagement. Reprenons le cours de la construction quotidienne du parti de classe et de masse  dont ont besoin les exploités face au capitalisme mortifère.

La peur de la vérité c’est le renoncement à la révolution.

La révolution sera un passage décisif pour l’accès de la majorité aux  pouvoirs et aux connaissances nécessaires au devenir autogestionnaire de l’humanité.

Nous appelons tous les communistes de cœur et de raison à se rassembler, à débattre et à décider eux même de l’avenir du communisme et de leur parti.

Ceux qui prédisent sa fin en seront pour leurs frais comme depuis 1848.

 

Le 13 mai 2008.

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