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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 23:36

Pour information, nous publions une traduction d'un message aux électeurs de Guennadi Ziouganov, candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie.

 

 

Le candidat à la présidentielle du Parti Communiste de la fédération de Russie Guennadi Ziouganov s’adresse aux électeurs.

Chers compatriotes !

Nous arrivons au terme de cette campagne, notre équipe ainsi que moi-même avons fait tout ce que nous avons pu dans cette lutte intense pour la victoire.

 

Contrairement à mon principal opposant, j’ai pris part à tous les débats télévisés ou radiodiffusés. Nous avons fait tout notre possible pour vous faire part de notre programme, fondé sur la prise en compte des intérêts de la majorité des citoyens de la Russie et de la situation actuelle de notre pays.

 

Nous avons parcouru toute la Russie, jusqu’aux secteurs les plus reculés, délaissés, où la population endure aujourd’hui les pires difficultés.

 

Je n’ai cessé d’aller à la rencontre des gens du peuple, de représentants de toutes les composantes de la société. Tous m’ont transmis le même message, tous s’accordent sur l’analyse des problèmes qui touchent la Russie et ravagent la vie de nos concitoyens, jusqu’à leur faire perdre confiance dans l’avenir.

 

Que nous soyons intellectuels ou paysans, salariés ou travailleurs indépendants, étudiants ou retraités, nous sommes tous inquiets devant la corruption rampante, sans précédent, devant la chute de la production industrielle et de la production agricole, devant les abus de pouvoir de bureaucrates sans principes, devant la destruction de notre potentiel scientifique, devant l’effondrement désastreux du nombre d’ouvriers qualifiés, de techniciens, de cadres, devant la perte totale de l’indépendance alimentaire de la Russie, devant tous ces problèmes énormes qui ne font que s’aggraver en dépit des vaines incantations du pouvoir en place.

 

Tout au long de la campagne, vous nous avez répercuté ce que 15 ans déjà ont mis dans les têtes : qu’il n’y aurait pas d’autre choix possible, que chacun serait dépassé par la situation. 

 

Il ne reste plus que quelque jours, ou plutôt quelque heures, pour réfléchir à ce qui nous arrive, à ce qui arrive à notre pays, plus grave encore, à ce qui attend nos enfants.

 

Le 2 mars, nous allons avoir une véritable occasion de prouver à ceux qui se sont emparés du contrôle de la Russie pour la transformer en fournisseur de matière première, que le peuple peut inverser ce processus désastreux, qu’il est capable de mettre en échec les projets du pouvoir et de ses idéologues, qu’il est capable d’avoir le dernier mot comme il l’a toujours fait aux heures les plus dures et cruciales de l’histoire de notre patrie.

 

Encore une fois, je veux vous dire ce que je crois et qui m’a conduit à me présenter aux précédentes élections présidentielles, et à nouveau à celles-ci.

 

Je n’ai aucun doute que les citoyens de Russie qui, encore une fois, sous l’influence des pressions et des promesses du gouvernement actuel, permettraient aux représentants du grand capital de continuer à diriger notre pays, regretteraient bien vite ce choix, comme le regrettent désormais ceux qui ont soutenu Eltsine dans les années 90.

 

Et je peux dire, avec certitude, que si les électeurs nous font confiance, à moi-même et à mes amis, pour assumer la haute mission de gouverner le pays, ils n’auront pas à le regretter.

 

Dans ce cas, nous vivrons dans un pays où le pouvoir ne se contente pas de bavardage sur ce qui légal, la sécurité du pays, la justice sociale, mais les incarne et les met en oeuvre chaque jour. Nous vivrons dans un pays où les gouvernants auront la volonté politique de forcer les bureaucrates à travailler pour le peuple et non pas pour remplir leurs propres bourses. Nous vivrons dans un pays où l’unité et la stabilité ne seront plus des slogans publicitaires à la télévision, mais bien une réalité.

 

Ensemble, faisons en sorte que le 2 mars soit une étape décisive pour:

 

- Que les richesses de notre pays reviennent au peuple !

 

- Que l’on renforce la sécurité de notre pays !

 

- Que chacun ait les moyens de vivre dignement !

Votre Guennadi Ziouganov


traduction: AC pour vivelepcf
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 20:34

Un article dans le quotidien El Watan en hommage à Pierre Ghenassia, jeune martyr du maquis communiste algérien de Ténès

Mort au champ d’honneur le 22 février 1957

Hommage à Pierre Ghenassia

Ancien élève du lycée Bugeaud (aujourd’hui lycée Emir Abdelkader), Pierre Ghenassia n’a pas encore 17 ans quand il rejoint, en mai 1956, l’Armée de libération nationale (ALN) dans la région de Ténès, sa ville natale.

 

Il tombera au champ d’honneur le 22 février 1957, dans le djebel Béni Salah, au sud-ouest de Chréa, dans l’Atlas blidéen, au cours du bombardement par l’armée française d’une infirmerie de l’ALN au douar Béni Annès, sur la rive droite de oued Merdja. Avant de monter au maquis, il a fait d’abord partie du réseau « La Voix du soldat » dirigé par Lucien Hanoun, professeur de lettres, membre du Parti communiste algérien (PCA). Pierre Ghenassia était en contact aussi avec Raymond Hannon qu’il a connu au sein de l’Union de la jeunesse démocratique algérienne (UJDA). Raymond Hannon, qui connaît le chef du maquis de Miliana, devait être transféré vers ce maquis pour être secrétaire administratif du chef régional, mais il est arrêté par la police. A la suite de cette arrestation, Pierre Ghenassia entre en clandestinité, puis rejoint le maquis de Ténès, organisé par Rabah Benhamou, membre du PCA. Pierre Ghenassia, descendant d’une famille juive de Tétouan (son arrière-grand-père était rabbin) est né le 24 juillet à Ténès. Son père, Roger Ghenassia, était fonctionnaire de l’administration des impôts et sa mère, Nedjma Bensaïd, propriétaire d’une bijouterie à Ténès. Ils avaient pour voisin, le Dr Jean Massebœuf qui a été pour beaucoup dans la constitution du maquis de Ténès. Arrêté pour ses activités, le Dr Massebœuf avait été condamné aux travaux forcés par le tribunal militaire français. Dans son livre-témoignage On nous appelait fellaghas, le commandant Azzedine parle en termes émouvants de Pierre Ghenassia. « Parmi eux (les hommes en blanc), l’une des figures les plus attachantes était celle de notre infirmier zonal, Hadj. Nous l’appelions ainsi, mais son vrai nom était Ghenassia. Il était israélite et parlait très bien l’arabe. Pour tous ceux qui tiennent comme un fait établi le prétendu antagonisme de nos origines religieuses, je voudrais qu’on le sache : Hadj est mort, refusant d’abandonner ses blessés. » Pierre Ghenassia est mort pour l’indépendance de l’Algérie, mêlant son sang à celui d’autres jeunes lycéens de son âge, tombés eux aussi au champ d’honneur, comme Nour Eddine Bencherchali de Blida. Une rue de Ténès, sa ville natale, a porté le nom de Pierre Ghenassia, au lendemain de l’indépendance, mais des esprits malintentionnés, installés en 1990 à l’APC de Ténès, effacèrent son nom de la plaque et le remplacèrent – cyniquement – par El Qods. Des anciens de l’ALN en furent offusqués.

Mohamed Rebah , El Watan, 24 février 2008

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 00:35

Un président communiste élu Chypre.

Demetris Christofias a été élu président de la République de Chypre, au second tour de scrutin, dimanche 24 février avec 53,36% des suffrages exprimés. Christofias, candidat du Parti progressiste des travailleurs (AKEL), le Parti communiste cypriote, dont il est le secrétaire général, avait obtenu 33,3% au 1er tour.

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C’est un événement d’abord bien sûr pour Chypre. Le parti communiste y est un parti de masse, très influent. Mais n’avait jamais gagné les élections présidentielles. Christofias a réussi à rassembler largement notamment sur ses positions en faveur de la reprise des négociations en vue de la réunification de l’île.

Dans la situation historique et géostratégique particulière de Chypre, AKEL est un parti de gouvernement qui a participé à différentes coalitions. Il n’a pas pour autant abandonné les symboles et les bases théoriques des partis communistes. Il tient notamment avec constance de fermes positions anti-impérialistes.

L’élection de Demetris Christofias est aussi une très bonne nouvelle pour les communistes des autres pays.

Quel symbole d’abord ! Un communiste est élu à la magistrature suprême d’un pays membre de l’UE, quand tous les media dominants martèlent sur le « déclin historique mondial du communisme ».

Le nouveau président va aussi siéger au « Conseil européen », réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UE. Il sera le premier et le seul à être issue d’une formation politique qui s’oppose au nouveau traité européen « de Lisbonne ». Les parlementaires de AKEL ont voté contre la ratification de feu le traité constitutionnel en 2005. Ce parti a signé toutes les expressions communes de partis communistes et ouvriers des pays d’Europe contre la violation de la souveraineté des peuples.

Autant de raisons pour les communistes français de saluer fraternellement le succès de leurs camarades cypriotes et de féliciter le nouveau président de la République !
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 00:33

Municipales à Paris. Modem sur les listes PS ou non : ne laissons pas le PCF être déconsidéré!
Militants, manifestons l’indépendance du PCF à Paris !

Voilà maintenant un mois que Delanoë pratique la politique de la main tendue au Modem. Il souffle le chaud et le froid ayant comme point de mire autant le 2nd tour que l’élargissement d’une majorité autour de sa personne pour l’avenir.

La direction départementale du PCF Paris a annoncé, enfin, mardi 19 février qu’elle tirerait des conséquences d’éventuelles alliances entre le PS et le Modem. Sans doute vaut-il mieux tard que jamais. Mais la prise de position est très faible et ne fait que souligner la gravité de ses choix d’effacement du Parti à Paris.

La direction du PCF-Paris promet que les élus communistes ne participeront pas à des exécutifs avec des élus du Modem. Concrètement, ils refuseront les places d’adjoints aux maires d’arrondissement (ou de Paris le cas échéant) là où le Modem participerait à l’exécutif, (en tant que tel ?).

A priori, les alliances avec le Modem se limiteront à deux ou trois arrondissements. Cet engagement s’avère donc très limité, très prudent, en terme de places sacrifiées.

Mais il faut relever que la recomposition des listes entre les deux tours risque déjà de coûter cher. Il va falloir faire une place aux Verts, et peut-être donc au Modem. Déjà ratiboisé de 11 sortants à 8 éligibles, le groupe communiste au Conseil de Paris risque fort de retomber aux propositions initiales du PS : 5 élus. La migration « sauve-qui-peut » du « chef de file » du 14ème au 18ème semble l’indiquer.

Mais le coût politique le plus grave de la prise de position sur le Modem est ailleurs.

Elle montre une totale impuissance. La direction du PCF n’interpelle pas Delanoë contre cette alliance, ne mobilise pas, ne cherche pas à obtenir des engagements à gauche de sa part. Elle subit sa loi. Modem ou pas Modem, les candidats PCF resteront sur ses listes, comme ils le sont à Grenoble, Montpellier ou Roubaix dès le 1er tour.

Comment voulez-vous que les communistes soient à l’aise pour faire campagne dans ces conditions ? Appeler à voter pour une liste qui fera peut-être alliance avec le Modem – on n’en sait rien, on n’y peut rien – un Modem dont tous les communistes, direction départementale comprise, heureusement, admettent qu’il s’agit d’un parti de droite !

La question du Modem ne fait que mettre en lumière un peu plus l’inconséquence et l’irresponsabilité de la direction du PCF-Paris depuis le début de la préparation des municipales.

Elle a unilatéralement privilégié le choix d’être sur les listes PS sans avoir fait de bilan critique de la mandature et sans accord politique. L’accord avec le PS, dont le relevé de conclusion a été soumis aux adhérents, porte exclusivement sur une répartition de places. De surcroît, il sera caduc dès le soir du 1er tour !

Le PS ne s’est engagé à rien politiquement vis-à-vis du PCF. L’accord l’invite à continuer à le tenir pour quantité négligeable, comme auxiliaire.

Delanoë ne se cache pas. S’il ouvre ses listes au Modem, ce sera sur la base de convergences d’idées, de même qu’il affiche ses amitiés avec les puissants du Medef et de la spéculation immobilière (voir son comité de soutien !). Face à ce social-libéralisme revendiqué, les communistes ne peuvent pas faire l’autruche et décerner des satisfecit, souvent très contestables, à la municipalité sortante. Le « Projet pour Paris », indigent, et les tracts, financés par les listes de Delanoë, vont malheureusement dans ce contresens. Aux élections municipales, on ne peut pas non plus se contenter de condamner le gouvernement en esquivant les responsabilités de la municipalité.

Voilà maintenant que la perspective d’alliance avec le Modem vient mettre en évidence le social-libéralisme assumé de Delanoë et le positionnement peureux, soumis, finalement stérile de la direction du PCF Paris.

Les communistes ont la possibilité et la responsabilité, dans les semaines qui viennent, de ne pas laisser leur Parti, dont l’histoire est si riche dans la capitale, être effacé et déconsidéré. Il peuvent se manifester sur leur terrain : les luttes. Combattre le retour de la droite, de l’UMP à Paris n’a de sens que si l’on s’oppose à tous les choix politiques parisiens qui font le lit des puissances d’argent à Paris.

Transports, santé, urbanisme, logement, les salariés, les jeunes, les retraités attendent des communistes des positionnements sans concession et des actions sur ce qui dépend de la Ville de Paris, qui peut et doit être un lieu de résistance à la politique du gouvernement et de Sarkozy.

Militants, manifestons l’indépendance du PCF à Paris !

CM., PCF Paris 14
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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 21:30
Nous publions ci-dessous un communiqué signé du camarade Aimé Couquet, tête de liste aux éléctions municipales à Béziers de la liste de rassemblement impulsée par la section du PCF (liste unitaire, communiste, 100% à gauche...).
Le secrétaire départemental du PCF, Jean-Louis Bousquet, préfère soutenir la liste du PS où figurent des adhérents du PCF qui ne respectent pas la décision des communistes bitterrois. C'est le choix également de JC. Gayssot qui dans une interview au journal "l'Hérault du jour"  "prend prétexte de "la dégradation de l'influence des communistes" pour se ranger dès le premier tour derrière la bannière du Parti Socialiste. Il délivre même, un certificat de bonne conduite européenne à son leader J.M. Duplaa"  (communiqué PCF Béziers du 22 janvier). Le même Gayssot appelle régulièrement à la disparition du PCF...

UNION ALIBI

Etienne FAJON écrivait "L'union est un combat". Oui, l'union se forge dans les luttes et sur des valeurs de classe. Peut-on oublier que le Parti Socialiste vient d'offrir à Sarkozy le nouveau traité européen ? La grande majorité de ses parlementaires se sont couchés le 4 février à Versailles devant la sacro-sainte Europe Capitaliste.
A Béziers, comme dans toutes les autres communes de France, les communistes sont maîtres de leur Parti. Les statuts prévoient que ce sont eux qui décident localement pour les élections municipales. C'est ce qu'a fait notre section qui unanimement a décidé de présenter, au premier tour, une liste unitaire, communiste et solidaire avec ses propositions pour que les électeurs puissent choisir démocratiquement. Sinon, c'est le bipartisme dans lequel veulent nous enfermer la droite et le PS.
L'union n'est pas une négociation de sièges mais un combat politique.
Pour cacher sa dissidence avec l'ensemble des communistes de la section de Béziers, Jean Louis Bousquet, fait référence aux positions nationales du Parti concernant l'union de la gauche.Il est vrai que l'histoire du PCF témoigne de l'ardeur déployée par ses militants pour aider à la nécessaire union des classes exploitées en butte au système capitaliste.
Toutefois, l'expérience de ces dernières années démontre que l'union électoraliste à tout prix nous a laminés électoralement et nous a rendus inaudibles politiquement. Nous en sommes arrivés au point d'apparaître comme la béquille du Parti Socialiste. A tel point, que des communistes acceptent de participer, comme à Montpellier, sur des listes municipales avec des militants de la droite de Bayrou, le Modem. Aujourd'hui, à Béziers, Madame Tastavy, colistière de la liste Modem de Jouahnin, passe avec armes et bagages sur la liste socialiste de JM Duplaa. Elle dit "avoir beaucoup de respect pour les monarchistes". Jusqu'où irons-nous ?

Aimé COUQUET
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 20:04

Retrait de Fidel Castro : le moment pour les communistes de renforcer la solidarité politique avec Cuba !

Fidel-Castro-ONU.jpgFidel Castro a fait connaître le 18 février dernier qu’il ne sera pas candidat pour un nouveau mandat à la présidence du Conseil d’Etat, pour raison de santé.  

 
 

Communistes français, nous ne pouvons, à cette occasion, que saluer le rôle politique majeur joué par Fidel Castro dans la Révolution cubaine et sa défense, mais aussi dans toute l’Amérique latine et au-delà, pour la lutte des peuples pour leur émancipation de la domination impérialiste.

 Fidel Castro s’est engagé à continuer de toutes ses forces ce combat. Nous nous en réjouissons et lui souhaitons de recouvrer la santé. Malgré la maladie, ces derniers mois, il a été le premier à alerter le monde sur le danger alimentaire que fait peser le développement des bio-carburants, comme il a contribué à donner l’impulsion à l’essor d’un commerce international basé sur le développement mutuel face à la loi de l’OMC. 

Qu’on le veuille ou non, que Fidel Castro l’ait voulu ou non, il a été, comme dirigeant et comme symbole politiques, un rempart déterminant face à l’entreprise renforcée de déstabilisation de son pays pilotée par les Etats-Unis depuis le début des années 1990. 

En bonne partie grâce à son action, le peuple cubain a su résister à l’isolement du pays. L’essentiel des acquis de la révolution a pu être préservé, malgré les difficultés économiques subies à cause du blocus US.  

Cette bataille courageuse a eu un prix. Le gouvernement cubain n’avait pas le choix. La « période spéciale », notamment l’ouverture du pays au tourisme international de masse, ont créé des déséquilibres économiques et sociaux. 

Les forces réactionnaires revanchardes, les gouvernements impérialistes derrière les Etats-Unis tentent de les exploiter. Tous les scénarios sont bons pour renverser le socialisme cubain. Les USA n’ont jamais renoncé à l’hypothèse de l’action armée et poursuivent littéralement une politique de harcèlement et de terreur contre Cuba dans la suite des innombrables tentatives d’assassinat de Fidel Castro, fomentées par la CIA. 

Un autre processus est de plus en plus avancé : forcer Cuba, sous la pression économique et politique internationale, à une « mutation » capitaliste, à des contre-réformes restaurant peu à peu la domination des multinationales. 

Cependant, la montée d’une logique d’échanges et de coopérations avec des Etats non impérialistes, notamment avec les gouvernement progressistes du Venezuela et de Bolivie, est en train d’offrir à la révolution Cubaine une tout autre perspective économique et politique.  Un large débat démocratique est organisé à Cuba pour envisager, dans ces nouvelles conditions, l’avenir du pays.

L’annonce du retrait de Fidel Castro était prévisible, comme était également prévisible le déferlement mondial de propagande visant à utiliser cette opportunité pour tenter à nouveau de déstabiliser Cuba. Aux diatribes de Bush font échos les appels à la transition capitaliste, au nom, une nouvelle fois, galvaudé de la « démocratie ». Les gouvernants et media français ne sont pas en reste, notamment le premier ministre Fillon et, nous le notons une fois de plus, les journaux prétendument de « gauche » (voire « d’extrême-gauche »).

Visiblement, cette campagne n’opère pas à Cuba – les mêmes media sont obligés de le reconnaître.

 

A l’opposé, des gouvernants, des forces politiques progressistes, partout dans le monde manifestent leur soutien à Cuba dans ce moment sensible. C’est notamment le cas de nombreux dirigeants sud-américains qui savent ce que leurs peuples doivent à la Révolution cubaine et à Fidel Castro.

 

 

Les communistes français ont toujours été des amis de la Révolution cubaine, des camarades des communistes cubains. Membres du Conseil national du PCF, nous appelons plus que jamais en ce moment les communistes à manifester leur solidarité avec Cuba, à

 

  • - contrecarrer la propagande anti-cubaine en France 
  • - dénoncer les ingérences extérieures dans les affaires politiques cubaines
  • - relayer les campagnes pour la libération des 5 patriotes cubains emprisonnés arbitrairement dans les geôles US, pour la fermeture du camp de prisonniers US de Guantanamo et la restitution de cette enclave coloniale à Cuba.
  • - exiger plus que jamais une intervention de la France pour la levée de l’embargo US, des sanctions de l’UE, pour le développement de la coopération entre la France et Cuba

 

Stéphane AURIOL, Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, membres du CN du PCF
 

PS : Nous sommes en total désaccord avec la position exprimée par Francis Wurtz, au nom du groupe GUE/NVL au Parlement européen. Nous craignons qu’elle concoure à l’entreprise de déstabilisation de Cuba. Francis Wurtz se réjouit du départ de Fidel Castro qu’il salue comme ouvrant les « conditions » de changements structurels à Cuba qu’il semble appeler de ses vœux et une « occasion » pour la normalisation des relations entre l’UE et Cuba.

Nos camarades du Parti communiste grec, KKE, nous ont avertis que cette position avait été prise sans consultation des membres du groupe.
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 16:39

Infâme campagne anticommuniste en Allemagne contre la nouvelle députée régionale de Base-Saxe, Christel Wegner.

La direction du nouveau Parti « die Linke » hurle avec les loups !

Il y a moins d’un mois, la liste de coalition menée par le nouveau parti « die Linke » (la gauche) remportait un succès aux élections régionales de Basse-Saxe en atteignant 7% des voix. Parmi les députés nouvellement élus, pour la première fois en Allemagne de l’ouest depuis les années 50, une communiste du Parti communiste allemand (DKP), Christel Wegner, dont nous avions salué l’élection. 

L’offensive anticommuniste n’aura pas tardé. Notre camarade se retrouve depuis quelques jours victime d’une répugnante attaque médiatique et politique. Le prétexte ? Une interview  tronquée au magazine « Panorama » sur la chaîne de télévision ARD. Piégée, undefinedChristel Wegner a été entraînée à dire que dans tout pays, il y avait des services secrets et que cela valait aussi pour des Etats socialistes. A partir de l’expression de cette évidence, les media tentent de faire de notre camarade une nostalgique inconditionnelle de la Stasi. Etc…

 

Christel Wegner, victime d'une odieuse campagne

Le procédé est écoeurant, dans la droite ligne de la tradition de répression anticommuniste en RFA. La direction du DKP, Christel Wegner elle-même, n’ont eu aucun mal à produire leurs positions et analyses politiques sur le socialisme et la démocratie pour contredire les éternelles caricatures.
 

Cette campagne vise le DKP, les idées et organisations communistes mais aussi directement à faire pression contre toute orientation anti-capitaliste du nouveau parti « die Linke », alors que d’importantes luttes sociales se développent contre la politique du gouvernement de grande coalition chrétien-démocrate/socio-démocrate. 

Sur ce dernier plan, elle semble avoir déjà réussi. La direction de « die Linke » a décidé, d’urgence lundi 18 février, d’exclure Christel Wegner de son groupe au parlement de Basse-Saxe, certains dirigeants nationaux allant jusqu’à demander sa démission. 

Ces positions renforcent les inquiétudes sur la nature du nouveau Parti « die Linke » et son évolution à venir. Pilier du Parti de la « gauche européenne », le PGE, dans lequel la direction du PCF a entraîné notre parti, la direction de « die Linke » met résolument le cap vers le conformisme socio-démocrate « européen ». Jusqu’à faire le choix d’hurler avec les loups plutôt que de manifester une solidarité de classe ! 

Des adhérents de « die Linke » réagissent contre cette prise de position. 

Communistes français, assurons Christel Wegner de notre solidarité 

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 19:24

Elections cantonales : voter, faire voter communiste !

Partout où ce sera possible.

Les élections cantonales auront lieu dans la moitié du pays en même temps que les municipales. Elles n’auront pas la même signification. Du fait du mode de scrutin et du rôle des conseils généraux, la diversité des situations locales joue moins qu’aux municipales.

Le résultat de chaque parti sera mesuré nationalement, en particulier celui de notre parti, le PCF. Le vote communiste sera doublement important pour l’avenir.

Il permettra d’exprimer un rejet total de la politique au service du MEDEF accélérée par Sarkozy, un rejet dénué des ambiguïtés de la « gauche » qui attend l’alternance en 2012 et vient de permettre la ratification du traité de l’UE, version Giscard-Sarkozy.

Il permettra de marquer, après les législatives, que le Parti communiste français, outil politique historique du monde du travail en France, continue d’exister et d’être utile, ancré dans l’ensemble du pays, malgré la stratégie meurtrière qui a amené au 1,9% de Marie-George Buffet aux présidentielles, avant le congrès de la fin de l’année.

En 2001, le PCF avait réuni plus de 10% des voix sur les mêmes cantons, plus de 1,2 millions de voix sur la moitié de la France (alors que MG. Buffet n’en a rassemblé que 700000 sur tout le pays). C’était la dernière élection avant le vote sanction subi par R.Hue en 2002 de la participation au gouvernement de la « gauche plurielle ». La comparaison 2001/2008 devra être mesurée en tenant compte de ces chocs produits entre temps.

Mais sera-t-elle entièrement possible ? Depuis toujours, le Parti présente des candidats partout où il le peut. Ce ne sera pas le cas cette année. Des centaines de milliers d’électeurs ne pourront pas voter communiste.

Dans quelques cas, petits cantons à faible influence, les fédérations auront eu du mal à trouver des candidats. C’est dommage.

Mais surtout la liste des départements où les directions départementales du PCF ont préféré s’aligner dès le premier tour derrière le PS s’allonge : Somme, Corrèze, Seine-et-Marne… Plutôt que de présenter des candidats partout, elles soutiennent le candidat PS ou de « gauche » sauf dans une petite minorité de cantons où le candidat de « gauche » est adhérent du PCF. Comme ça, même pas besoin de mener une campagne responsable sur nos positions ! Sous l’aile du PS, on garde les places ! Mais on efface l’identité du Parti et on le discrédite. 

Tous les prétextes sont bons pour se justifier comme pour ceux qui se retrouvent dans une liste aux municipales avec le Modem, à Grenoble avec les anciens membres du cabinet de Carignon ! Il n’est pas vrai que l’union sans principe et sans identité soit le gage du plus grand rassemblement « républicain » à gauche au second tour.

Dans ces fédérations, des communistes refusent, heureusement, ces diktats des directions qui annoncent une perspective de satellisation définitive derrière la social-démocratie.

Cette dernière ne fait pas de cadeau. En Seine-Saint-Denis, le « lieutenant » de Fabius, Bartolone s’est lancé dans l’éradication du PCF du département pour « faire entrer le 93 dans le 21ème siècle ». Cette agression suscite une saine réaction. Les élus sont amenés à (re)définir ce qui fait la spécificité d’une gestion communiste, à revaloriser l’héritage de décennies d’action locale au service des travailleurs et des habitants. Des dizaines de communistes dans chaque ville, parfois à l’écart depuis des années à cause de la ligne du Parti, sont de nouveau sollicités, « reprennent du service » face à cette provocation. Faisons tout pour qu’elle soit mise en échec !
Ensuite la réflexion salutaire devra être poursuivie et des leçons devront être tirées, dans toutes les fédérations comme au plan national!

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 20:19
Candidats étiquetés PCF sur les listes PS-MODEM : les communistes devant des choix révélateurs !


La politique de main tendue des dirigeants du PS au Modem se confirme de jour en jour au fil de la campagne des municipales. Elle varie, c’est sa propre logique, selon les situations locales et les opportunismes électoraux.

 

Dès le 1er tour, à Grenoble, Grasse, Roubaix, Dijon, Montpellier, Lyon, comme dans de nombreuses petites villes, demain au 2ème tour à Tours, à Paris…, les chefs de file du PS se proposent d’ouvrir leurs listes aux candidats du Modem.

 

Delanoë affiche sans ambages le cadre de cette alliance : il ne s’agit pas d’un rapprochement électoral de circonstance mais d’un souci d’élargir sa majorité au centre (en vue des présidentielles ?) sur la base de convergences d’idées. Pour les deux parties, le concept droite/gauche doit être dépassé pour mieux préparer l’alternance. La recomposition politique est en marche, comme en Allemagne ou en Italie.

 

Dans les villes concernées, le principe « d’union de la gauche » au plan municipal, issu des initiatives de rassemblement progressiste émanant du PCF depuis 1965, est de toute évidence caduc. Le Modem, c’est la droite, la droite libérale et pro-UE, dans ses propositions présentes comme dans sa filiation historique : MRP, Centre des démocrates de Lecanuet, UDF de Giscard.

 

Pourtant les dirigeants et encore davantage les élus du PCF refusent d’en tenir compte.

 

A Grenoble, à Montpellier, à Roubaix, à Lyon… tous les prétextes sont bons pour justifier la présence de candidats communistes sur les listes PS-Modem. Il faudrait être présents sur les listes pour « tirer à gauche » le PS tenté par le « diable Modem ».

 

Surtout, il faudrait garder des places sous peine de disparaître ! Être élus, tenir des places d’adjoints, continuer à cogérer (à des postes subalternes) les politiques au service des puissances d’argent locales, voilà ce qui devrait prédominer. Enferrés dans cette pratique, les élus estampillés PCF sont incapables d’en sortir. A Dijon, les camarades de la section du PCF ont décidé de refuser l’affiliation au PS-Modem et de présenter une liste, mais les quatre élus sortants préfèrent en place sur la liste de M. Rebsamen. C’est une caricature.

 

Exister, ce serait uniquement conserver des places d’élus, même au prix de toutes les compromissions ! Pour des communistes fidèles à leur engagement, c’est le contraire ! Nous existons parce que nous jouons un rôle actif dans la lutte des classes et seulement en conséquence nous arrachons des élus. La mutation-démolition du PCF est poursuivie à son terme, suivant l’expérience de la participation gouvernementale 97/2002 et le congrès de Martigues: « privilégier la présence dans les institutions en toute circonstance sur l’action dans l’action dans les luttes ».

 

Dans toutes les villes concernées, les communistes réagissent. A Dijon, donc, les camarades ont refusé la collaboration avec le Modem et présentent leur liste conformément aux statuts et malgré les sortants PCF locaux. A Roubaix et à Grenoble, des communistes s’expriment (voir appel) contre les alliances contre-nature. A Paris, des camarades de plus en plus nombreux, exigent le retrait des candidats étiquetés PCF des listes PS en cas d’alliance avec le Modem (voir la résolution votée par le PCF XXème et les déclarations du PCF XVème). L’opération de séduction de Delanoë en direction du centre-droit traduit une ligne politique pour 2012. Elle correspond à la politique libérale de sa municipalité, de collusion avec les trusts notamment immobiliers. Plus que jamais la question de la gravité de l’effacement du Parti communiste est posée.

 

Ne laissons pas minimiser la question des listes PCF-PS-Modem ! Il s’agit d’une question nationale. Au CN du 8 février, la direction du PCF, notamment par la voix de Marie-George Buffet, a décidé de cautionner les alliances avec le Modem, malgré plusieurs oppositions.

 

Nous ne pouvons accepter non plus l’amalgame entre ce que représente le PS et le Modem. Le prétexte est fumeux. Le Ps, il l’a montré, mène bien souvent une politique de droite. Il n’en est pas moins identifié comme un parti politique de gauche, à tort ou à raison par son histoire. Combattre « la dérive libérale du PS », en jouant au moins localement de ses contradictions, est incompatible avec l’acceptation de l’alliance avec le Modem.

 

Le Modem, formation politique précaire, à géométrie variable, est doublement un révélateur dans la période. Révélateur de l’orientation « social-libérale » d’un PS qui laisse faire ses contre-réformes antisociales à Sarkozy avant de prétendre aux postes dirigeants en 2012. Révélateur d’une direction du PCF qui renie la raison d’être de notre parti en acceptant toutes les combinaisons politiciennes.

 

Comme l’écrivent les camarades de Roubaix : « pas en notre nom !».

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 12:39
Par 18 voix contre 16 et 6 abstentions, l'assemblée générale de la section du PCF Paris XXe a adopté la décalaration suivante:

"Les communistes de XXème souhaitent que partout en France et particulièrement à Paris les candidats investis par le PCF ne s'associent pas aux ouvertures initiées par les têtes de listes socialistes en direction de la droite, et en particulier du Modem ou de transfuges de fraîche date de cette organisation. Dans le cas où une liste d'Union de la Gauche accueille des candidats de droite, ils souhaitent que les candidats communistes s'en retirent, et que cette décision soit largement rendue publique".

Les dirigeants du PCF Paris XXème et du PCF Paris devront en tenir compte. Les propositions d'alliance faites par Delanoë au MODEM, sur la base d'une communauté d'idées revendiquée, devraient les éclairer!
 
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