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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 08:50

Conseil national du PCF du 29 mars 2008   

Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris

Les résultats des élections montrent que le Parti n’est pas mort. Il n’est pas sur la pente du déclin inéluctable. Aux cantonales, 9%, 1.150.000 voix sur 50% du territoire alors que Marie-George Buffet n’en avait recueilli que 707.000 sur tout le territoire. Pourquoi l’Huma n’a-t-elle pas publié l’ensemble des résultats du 1er tour des cantonales ? Aux municipales, les candidats communistes tête de liste ont montré que le PCF n’est pas un repoussoir. La thèse des « valises de plomb », du « boulet » de l’histoire, chère à Patrice Cohen-Seat, est démentie.

Il y a bien persistance du PCF, ancrage bien réel. Malheureusement les tenants de la disparition du PCF dans la direction du Parti dirigent les ateliers de préparation du congrès. Dans le texte d’appel qui nous est proposé, je constate que l’on parle encore de la possibilité de « transformations du PCF » en « force » indéterminée, malgré ce qui est ressorti de l’Assemblée nationale extraordinaire.

En axant la vie du Parti sur 8 thèmes, je crains que la direction cherche à amuser le tapis, pour mieux rester maîtresse des chos et continuer les mêmes choix. Les communistes ne doivent pas se laisser déposséder.

Oui, malgré les coups tordus du PS et les choix de collaboration de classe avec le Modem (non la gauche ne va pas jusque là), le PCF reste toujours un repère fort comme outil historique dans la lutte des classes.

Il faut rompre avec la stratégie d’alliance, de subordination au PS, avec la priorité accordée au rôle dans les institutions. La priorité doit plutôt est tournée vers la vie des cellules, leur engagement dans les luttes, sur une base de classe, anticapitaliste. Redonnons un contenu de classe beaucoup plus fort à notre projet, s’appuyant sur nos acquis théoriques. Quand on est exploité, s’organiser dans un parti révolutionnaire est une nécessité. Quand on a que son travail pour vivre, aussi. C’est le rôle du PCF. Il n’y a pas d’autre parti pour cela.

Une dernière remarque : je n’ai pas du tout apprécié le meeting avant le 1er tour avec François Hollande. « La gauche, la gauche, la gauche… » : ras le bol !

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 10:34

Les bons résultats du PCF aux élections démentent la « thèse du déclin inéluctable », du « boulet de l’histoire » sur laquelle s’appuyait la direction du parti pour justifier sa stratégie d’effacement sinon de liquidation. Le PCF reste un repère historique pour le monde du travail, les plus exploités, en recherche d’une perspective politique.

Déjà, à l’assemblée nationale extraordinaire de décembre, la direction avait été désavouée par les adhérents et avait dû remiser l’ordre du jour initial qui prévoyait de fixer comme feuille de route du 34ème congrès des « expérimentations » « sans tabou ni a priori » allant jusqu’à la disparition du Parti.

L’appel « Pas d’avenir sans PCF! », signé maintenant par 1100 camarades, n’y est pas pour rien.

Mais pour les communistes, tous ceux pour qui la raison d’être du PCF est d’animer la lutte des classes du côté des travailleurs, tout reste à faire. La rupture avec la stratégie d’alignement sur la « gauche PS »,  avec l’affadissement des positions et le déclin organisée des structures est plus urgent que jamais.

Elle ne pourra venir que des communistes eux-mêmes, des organisations du PCF, cellules, sections… qu’ils pourront faire vivre ou revivre, en lien indissociable avec les luttes.

Mettre en échec la stratégie de liquidation des directions et les directions elles-mêmes, qui disqualifiées, refusent toute remise en cause sur le fond malgré leur échec, ne se fera pas dans une bataille de sommet.

Coordonnons-nous pour préparer le congrès en faisant vivre nos organisations sur une base de lutte. Après l’ANE, des délégués de plusieurs sections ont produit une déclaration qui va dans ce sens. D'autres viendront.


Liens vers:

Elections: la remontée du PCF à 8,82% et ses enseignements

Déclaration de délégués de sections du PCF après « l’Assemblée nationale extraordinaire »
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 10:28

Les partis communistes européens se coordonnent pour contrer l’UE du capital

La coopération entre partis communistes européens s’intensifie à nouveau depuis à peu près deux ans. L’initiative en revient notamment aux partis communistes du Portugal (PCP), de Grèce (KKE), de République tchèque (KSCM)… Les partis communistes espagnol (PCE), allemand (DKP), hongrois (PCOH), le Parti des communistes italiens (PDCI) et beaucoup d’autres y sont associés.

Les communistes français ne sont malheureusement pas informés de cette démarche qui diffère largement voire s’oppose à celle du Parti de la gauche européenne. Le PCP a d’ailleurs quitté le PGE, le KKE a toujours refusé d’y adhérer et le KSCM n’en est qu’observateur.

 

Dans le cadre de cette coordination, la souveraineté de chaque parti est respectée pour chaque position. L’identité communiste est affichée. Les échanges et initiatives sont ouverts au même titre à des partis de pays non-membres de l’UE. L’expression commune est strictement indépendante de toute pression des institutions de l’UE. Toutes ses caractéristiques diffèrent du PGE. Rappelons que le PGE est un parti financé par la Commission européenne, ayant inscrit dans ces statuts les objectifs d’intégration européenne exigés par elle, maintenant par le nouveau traité de Lisbonne. En Grèce, au Portugal, en République Tchèque, notons que le PGE soutient des partis concurrents des partis communistes.

La coordination des partis communistes (et partis ouvriers) s’est manifestée par une série de déclarations communes et de réunions internationales, par exemple été 2006 contre la guerre israélienne au Liban, contre la répression anticommuniste dans plusieurs pays d’Europe…

La coopération porte aussi naturellement sur l’action contre l’UE du capital. En mars 2007, à l’occasion du 50ème anniversaire de l’UE, 29 partis communistes et progressistes ont ainsi adopté une déclaration. En octobre 2007, à l’occasion du sommet de Lisbonne, à l’initiative du PCP, une position commune contre le nouveau traité, pour le respect de l’expression souveraine des peuples français et néerlandais, pour la tenue de référendums dans chaque pays était adoptée par 30 partis. Le PCF s’y est joint, pour la première fois, mais sans le faire savoir et sans même fournir une traduction en français.

Sur l’UE, les divergences entre l’expression des partis communistes et celle du PGE dépassent les nuances. L’appel de mars 2007 commence par ces deux paragraphes : « Le Traité de Rome, fondant la Communauté économique européenne (CEE), a été le résultat d’un choix des grandes puissances et du capitalisme monopoliste ouest-européen. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, les développements de l’UE valident l’action des forces qui ont combattu ses politiques, qui ont dit NON et continuent à dire NON au Traité de Maastricht, qui ont exprimé leur opposition à la « Constitution » européenne. Ils donnent raison à ceux qui luttent contre l’Union européenne du grand capital, véritable directoire des grandes puissances néolibérales et militaristes. Les objectifs propagés par les forces politiques dominantes dans les pays de l’UE, les socio-démocrates, les conservateurs et autres forces de droite, se sont révélés des annonces mensongères qu’il s’agisse de la convergence des économies nationales, de la réduction du chômage, de l’amélioration des conditions de travail, de l’établissement de la démocratie et la paix, d’un développement commun sur un pied d’égalité. L’UE a pour mission de renforcer le capital transnational à base européenne et les grandes firmes des principales puissances européennes, en étendant leur pouvoir économique et leur emprise sur les choix politiques européens et nationaux, en remettant en cause les droits et acquis des travailleurs, en ouvrant de nouveaux marchés et ressources naturelles à l’exploitation. Cette voie conduit à l’accroissement des inégalités sociales, des déséquilibres régionaux, à l’extension de la pauvreté et de l’exclusion.»

Dans l’appel de Berlin fondateur du PGE, il est affirmé que, dans le cadre de l’UE, « une autre Europe est possible, démocratique, sociale, écologique, féministe, pacifiste, une Europe de la Solidarité ».

La dimension internationaliste de l’engagement des communistes français a toujours été essentielle. Se retrouve-t-elle dans le PGE ou dans une coopération de PC ? Dans le cadre de la préparation du 34ème congrès du PCF, il sera nécessaire de ne pas éluder la question.

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 20:44
Reprise d'un texte mis en ligne dimanche 23 mars par Pierre-Alain Millet, de la section PCF de Vénissieux (69). Nous nous félicitons de la brillante élection de Marie-Christine Burricand, membre du CN du PCF, au Conseil Général du Rhône.

Il n'est pas de sauveur suprême...

Le peuple de France reste ingérable ! Quelque mois après avoir porté Sarkozy au pouvoir, il lui signifie en utilisant les élections locales, ses exigences sociales. Les clairons de gauche se trompent lourdement en imaginant que celà gomme les messages tout aussi clairs de 2002 ou 2007 ! La colère populaire cherche sans le trouver le chemin d’une issue politique, elle peut se perdre facilement dans des méandres locaux et des manœuvres d’appareil, mais elle représente la force sociale qui peut tout bousculer... Comment l’aider à construire son chemin vers l’autonomie politique, telle est la question principale pour les communistes.

Sarkozy et la droite versaillaise qui a pris le pouvoir après de longues années de luttes internes, se croyait à l’abri des colères populaires pour quelques années. L’agitation médiatique et institutionnelle, le recours aux fastes des riches comme affirmation de sa puissance, le volontarisme antisocial, la répression et la criminalisation de la misère, du syndicalisme, de l’immigration, tout devait assurer à cette bourgoisie arrogante une domination sans partage ouvrant après la rupture une nouvelle ère politique, rompant enfin avec les "spécificités" françaises issues de son histoire révolutionnaire.


Patatras, quelques semaines avant le 40ème anniversaire de 1968, la colère monte ; grèves dans la distribution ou la métallurgie, dénonciations des conditions de vie de millions de familles au bord de la misère, revenus bloqués face aux augmentations sans fin des consommations de base indispensables, déplacement, logement, pain, lait... enseignants au bord de la rupture face aux suppressions de poste dans presque tous les établissements.. et toutes les couches sociales s’en mêlent, avocats, greffiers, juges, policiers...


Le pouvoir devient fébrile... et les règlements de compte, de Neuilly au Medef se multiplient... Sarkozy disparait des médias, se concentrant sur ses affaires et règlent ses comptes, du démontage de Bayrou à Pau à la reconversion de Martinat...


Alors, vague rose pour recommencer comme avant ? Que nenni ! Ce peuple Français est intelligent, beaucoup plus que les commentateurs médiatiques ! Il ne donne pas un blanc-seing au PS, n’oublie pas que ce sont des élections locales, et confirme que le parti communiste a une place politique. De nombreux candidats du PCF résistent avec surprise aux manoeuvres du PS ou des Verts !


A Vénissieux, André Gerin avait déjà marqué le terrain aux législatives en progressant au premier tour. Sa liste aux municipales mobilise en progressant de de 20 à 25% des inscrits avec 5 listes et malgré un progrès de l’abstention à 52%. Le sortant communiste Christian Falconnet sur le canton Nord progresse fortement sur 2001 et atteint 20% des inscrits avec 4 candidats dont le PS et les verts, ce qui représente une force politique considérable. Enfin les communistes locaux avaient fait le pari avec le sénateur sortant Guy Fischer, personnalité nationale conseiller général depuis 26 ans de proposer une candidate nouvelle, non élue, connue comme militante, mais qui se retrouvait avec... trois élus sortants non communiste de la majorité du maire de Vénissieux, adjoint ou président de conseil de quartier... Le résultat en a surpris... (et déçu !) beaucoup ! Elle est largement en tête au premier tour avec 28% des exprimés s’approchant du score de Gerin aux législatives et rassemble largement au second en s’approchant du score de Guy Fischer en 2001.


Les élections montrent partout l’importance de l’enracinement d’élus dans leur ville, du poids que représente la relation souvent ambigüe entre le maire et sa ville. Le peuple a raison de tenir compte des personnes et de la réalité du travail réalisé. La transformation politique ne se fera pas dans les livres, ni dans les salons.. Ceux qui veulent transformer le monde doivent avoir les pieds dans la glaise comme on dit, et démontrer leur engagement dans le concret.... Mais cela crée les bases aussi des illusions, du clientélisme... du sauveur suprême. Dans ces conditions les communistes Vénissians, en gagnant leur pari se sont donnés un nouvel atout pour reconstruire, d’autant que Marie-christine Burricand est connue pour son engagement contre l’orientation nationale du PCF.


Le deuxième tour nationalement confirme que le chemin est difficile à ouvrir pour le peuple. Comment virer vraiment Sarkozy sans parti communiste ? Certes les couches aisées des grandes villes permettent au PS de rassembler au centre contre la droite sarkozienne, utilisant le Modem au gré des situations locales. Dans le Rhône, il a même tenté de rejoindre l’exécutif du conseil général avec Michel Mercier, président sortant gérant avec l’UMP, opération finalement avortée...


La grève des urnes restent souvent le seul moyen perçu par les quartiers populaires et le monde du travail. Et parfois, c’est au contraire l’illusion d’un "tribun" local qui pousse à voter à droite ou à gauche. Au total, reste que personne ne peut prédire quoi que ce soit ! Il ne suffit pas de claironner "contre la bourgeoisie" pour organiser la résistance populaire, et il ne suffit pas non plus de mobiliser dans les luttes...


Que cherche le peuple ? Un vote utile pour porter la colère, pour faire grandir les résistances, pour les rendre majoritaires, de la rue aux palais de la république, un vote qui débouche sur du concret pour des batailles sociales, urbaines, humaines... Un vote qui unisses les différentes couches sociales contre les profiteurs, spéculateurs et rentiers, qui unisse la diversité culturelle contre la guerre des civilisations... Un vote qui donne des forces pour s’organiser... bref, un vote communiste !


Alors, le vote PCF ? il est ambigü... il sauve des élus qui gèrent avec le PS, et parfois le Modem... mais maintient des points de résistances dans la lutte contre les expulsions, pour la solidarité sociale... Il maintient une direction qui organise le remplacement du PCF et il freine en même temps sa disparition... Il est utilisé parfois comme un vote socialiste, mais il reste encore pour les électeurs un vote communiste... Voynet, (après Mamère) ou Bartolone, soutenus par Royal, mais aussi Fabius ou Emmanuelli l’ont bien compris. Ils font tout avec la droite sans état d’âme pour réduire encore l’espace communiste... Le plus ubuesque, c’est que la direction du PCF a obligé les députés PCF a siéger avec ceux qui les assassinent à la première occasion !


Face à la crise financière, à la guerre sociale qui appauvrit des millions de familles, touchant largement les couches moyennes, personne ne croie qu’il suffirait d’une élection pour changer la vie. Mais le peuple cherche, bouscule les prévisions, sort les sortants nationaux et conforte certains élus engagés localement, refuse de se laisser enfermer dans des schémas politiques médiatisés... Les communistes ont malgré leur émiettement un espace que ce vote rappelle. Pour aider le peuple à repousser les illusions des sauveurs suprêmes, les communistes ont une responsabilité : s’unir, y compris en mettant clairement en avant des dirigeants nationaux nouveaux, porteurs de ce "point de vue communiste" qui manque à la résistance populaire. La direction nationale ne choisit pas cette voie, et continue à célébrer "la gauche" sur tous les tons. Aux communistes de s’engager comme ils l’ont fait partout dans cette campagne.

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 20:29

Les Communistes de l’ENS vous invitent à débattre sur le thème de «l’idéologie européenne » autour de la sortie d’un livre militant consacré à la question en présence des auteurs Benjamin Landais, Aymeric Monville et Pierre Yaghlekdjian:

RDV lundi 31 mars à 19h30 à l’amphi Rataud
au 45, rue d’Ulm (Paris 5e)

Rapidement mentionnée puis vite passée sous silence par les médias dominants, la ratification du « Traité de Lisbonne » par le parlement au début du mois de février 2008 semble définitivement oublié après la période des élections municipales. A la poubelle la victoire du «Non» à la constitution européenne ? Pourtant, le 4 février 2008 marquera sans doute dans l’Histoire de France le premier coup d’Etat politique du XXIe siècle.

Avec la bienveillance du Parti Socialiste, la nouvelle gouvernance à l’américaine aura montré que la volonté souveraine exprimée par plus de 15 millions de Français en mai 2005 peut être violée par 560 parlementaires moins de trois ans plus tard. Qu’importe puisque « L’Europe est sortie de l’impasse ! ».

Il était donc urgent de reprendre l’offensive dans les luttes comme dans l’analyse de ce que sous-tend réellement la « construction » européenne. Car force est de constater que même la « Gauche du NON », qui prétend «réorienter » l’UE et lui donner un contenu « social », a déserté ce terrain.

La rédaction collective de ce livre a été guidée par trois idées directrices :

  • • Identifier les conséquences réelles de la « construction » européenne.
  • • Retracer la généalogie de l’Europe en tant que mythe politique et culturel.
  • • Face aux impasses théoriques de l’altermondialisme, tenter de comprendre
  • dans quelle logique impérialiste l’Europe s’inscrit.


http://www.atheles.org/aden/lideologieeuropeenne

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 19:58

Intervention d'Aimé Couquet au conseil départemental du PCF 34 mercredi 19 mars 2008.

 

Je ne peux pas faire l'analyse de la campagne et des résultats héraultais des élections municipales et cantonales sans aborder trois points :

  • 1- La stratégie de la fédération de l'hérault du Parti Socialiste.
  • 2- Son incidence sur la vie politique à Béziers.
  • 3- Les résultats électoraux.


Concernant la stratégie du PS, il y a trois villes dans l'hérault, Montpellier, Sète et Béziers qui représentent à peu près la moitié de la population du département:

MONTPELLIER : Pour le PS, et d'autres, la ville est devenue le lieu de l'expérimentation d'une nouvelle alliance avec une partie de la droite, le MODEM. Doit-on accepter cette alliance contre nature ?

SÉTE: Le PS a décidé, ce n'était pas un secret, de faire battre François Liberti, non pas François pour lui-même, mais comme le disent les responsables socialistes parce qu'il représente une vision dépassée (archaïque) de la vie politique ! Le PS avait fait un galop d'essai lors des dernières législatives. Il a confirmé pour les municipales. Je n'entre pas dans les détails.

BÉZIERS: Les dirigeants socialistes ont décidé de pratiquer la liquidation de ce qui reste de militants lucides résistant à la politique du renoncement qu'on voudrait leur imposer. Voici quelques faits marquants. Il y en a certainement d'autres.

Revenons en arrière, en 2003, publiquement (il existe des témoins ainsi qu'uncompte rendu dans l'Hérault du Jour) G. Frêche et Robert Navarro, lors de la fête de la rose à Portiragnes-Plage, ont sommé JL Bousquet, secrétaire départemental du PCF, je cite "de mettre de l'ordre dans la section de Béziers du Parti Communiste Français". Il n'y a pas eu de réaction à cette ukaze de la part de l'intéressé. Par contre nous avons constaté ce qui va suivre. Quelques temps après, le secrétaire départemental du PCF a organisé la dissidence dans la section de Béziers, avec une petite minorité de communistes, en constituant une section illégale et contraire à nos statuts. L'affaire est toujours pendante devant la commission des conflits du Parti.
Avec le recul, nous avons compris les raisons de cette création. Il s'agissait bien de faire avaliser son placement sur la liste socialiste de Duplaa, dès le 1° tour des élections municipales et être candidat sur le 2° canton de Béziers contre le candidat qui avait déjà été désigné par la section de Béziers à l'unanimité.

Pendant ce temps, les sections socialistes biterroises s'entredéchiraient au cours de la désignation de leur tête de liste aux municipales (voir déclaration de JM Duplaa dans le Midi-Libre du 19.03.08). Ce dernier, avant son intronisation par les socialistes, négociait tout de même avec JL Bousquet, dans le dos de tout le monde. Toutefois c'est la fédération socialiste qui est aux manettes.
Rappelons-nous qu'en septembre 2007, six mois avant les élections municipales, au cours d'une élection partielle, les socialistes ont préféré faire élire Raymond Couderc sénateur, à la place de leur candidate, une biterroise.
Rappelons-nous que la FD du PS a validé la candidature de Claude Zemmour dans le 2° canton de Béziers pour remplacer la sortante Eliane Bauduin. Résultat, certains socialiste biterrois se sont chargés de la faire battre. Alors, qui veut nous donner des leçons ?

La section de Béziers a choisi démocratiquement, tant aux municipales qu'aux cantonales, la clarté et le respect de leur engagements de militants révolutionnaires. Nos candidats dans les 1° et 2° cantons n'ont pas caché le drapeau de leur Parti et leurs options : communiste, anticapitaliste et rassembleur. Les résultats sont appréciables.
Pour les élections municipales, les communistes biterrois ont choisi de présenter une liste Béziers : Liste Unitaire, Communiste, 100% à Gauche et Solidaire avec la participation de la LCR. Ce qui a fait écrire à un plumitif de l'Hérault du Jour "Les troskystes ont pris en otage la section de Béziers". Mon dieu ! Ils étaient 9 sur une liste municipale qui comptait 49 personnes. Et encore, il y en avait que 4 encartés à la LCR. Sur cette base claire, tournée vers l'avenir, dans des conditions très difficiles nous avons rassemblé l'électorat communiste qui nous est commun. C'est bon pour l'avenir. Même si Couderc a été réélu dès le premier tour, et nous le déplorons, je viens de démontrer que le PS et ceux qui ont joué avec lui, en portent, une fois de plus l'entière responsabilité. Notre résultat est un encouragement à continuer le rassemblement sur des positions anticapitalistes. Au sein du conseil municipal, je suis le porte voix de tous ceux qui souffrent de la mal vie imposée par le système capitaliste.

Pour terminer, je vais prendre la conclusion de mon intervention lors de l'avant dernière conférence fédérale des 21 et 22 mars 2003. A mon avis elle n'a pris aucune ride. "Ce qui est moderne, c'est de bâtir une visée communiste. Ce qui n'est pas archaïque, c'est de bâtir un parti qui commence a répondre aux questions qui hantent bien des têtes. Faut-il se résigner à un système social qui nourrit les licenciements, exclusions, misère, famine et guerres mondialisées ? Ou bien, faut-il voir qu'il est possible de se rassembler pour bâtir un autre monde mettant au service de l'humanité les immenses possibilités de vivre heureux, de vivre en paix, de décider de son sort, possibilité que luidonne les immenses progrès. En jouant un rôle dans ce combat, le Parti Communiste ne se repliera pas sur le passé, même riche, mais ira au de vant des forces qui appellent le changement, notamment les jeunes".

Aimé COUQUET.

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 19:24

Après le jugement du 19 mars confirmant l’interdiction de la Jeunesse communiste, amplifier la solidarité contre l’anticommunisme en République tchèque

Le tribunal de la ville de Prague a rendu son jugement en première instance mercredi 19 mars 2008. Il a validé l’interdiction de l’Union communiste de la jeunesse tchèque (KSM) par le ministère de l’Intérieur en octobre 2006. Dans le même temps, il a débouté la KSM de sa plainte contre le ministère. Le tribunal a estimé que la mesure d’interdiction est en conformité avec les lois en vigueur. Le ministère de l’intérieur avait considéré que le programme de la KSM était en violation avec la constitution de la République tchèque parce qu’il remet en cause la propriété privée des moyens de production et réclame leur socialisation. La KSM va probablement faire appel de ce jugement qui n’est pas exécutoire.

La procédure judiciaire, entamée il y a 18 mois, s’est étonnamment accélérée. L’ouverture du congrès de la KSM aura lieu samedi 22 mars. Pour ses dirigeants, ce n’est pas une coïncidence. Le pouvoir tente de faire pression sur les jeunes communistes pour qu’ils abandonnent les références théoriques fondamentales, marxistes et léninistes, de leur engagement politique.

L’action déterminée de la KSM contre la politique de casse sociale en République tchèque, contre l’implantation d’une base américaine de la « guerre des étoiles », la force et les combats du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM) auquel elle est liée sont décidément insupportables pour les capitalistes.

Il est très important que soit réaffirmée la solidarité des communistes, des démocrates français avec la KSM que la mobilisation ne se relâche pas, alors qu’une nouvelle vague d’anticommunisme est lancée dans plusieurs Etats de l’Union européenne. En Hongrie, le gouvernement menace d’emprisonner les dirigeants du Parti communiste ouvrier (PCOH). Qui sera frappé demain par cette chasse aux sorcières ?

A l’occasion de son congrès, nous adressons à nouveau notre soutien total à nos jeunes camarades tchèques. Nous relançons notre campagne de signatures contre l’interdiction de leur mouvement.

Nous tenons à la disposition des organisations du PCF, de tous ceux qui veulent intervenir, des cartes postales de solidarité à faire signer et envoyer à la KSM.

Contact : PCF Paris 15, 01 48 28 60 05

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 22:37
RENCONTRE DE 23 PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS D'EUROPE A ATHENES LE 15 MARS 2008.


23 Partis communistes et ouvriers de 20 Etats membres et candidats membres de l’UE ont participé à un meeting tenu à Athènes les 14-15 mars 2008 ayant pour thème, “Le nouveau traité, les évolutions au sein de l’UE et la lutte des peuples”. Certains partis qui n’ont pu assister au meeting ont envoyé des messages de soutien à cette initiative. Les participants ont évalué positivement les nombreuses initiatives communes, les campagnes et les déclarations de l’année écoulée. L’importance de l’augmentation du nombre d’initiatives communes et coordonnées a été notée, de même que la nécessité d’une coordination plus étroite des mouvements et des institutions, et la promotion de formes de collaboration et de fronts plus larges de lutte, tout en respectant la souveraineté de chaque parti.

Les participants ont échangé leurs vues sur les résultats du Sommet européen du printemps qui forment un prélude à une accélération de la stratégie de Lisbonne. Ils ont pris note de la décision relative à une “Union méditerranéenne”, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées.

Il a été souligné que l’évolution de la CEE, puis de l’UE, a été déterminée par les puissances dominantes et le capital monopoliste d’Europe occidentale. Celui-ci promeut des mesures néo-libérales favorisant les monopoles ainsi que la concentration et l’accumulation du capital. Il ne peut pas représenter un véritable contrepoids aux USA au profit des peuples. Avec la réforme du Traité, de nouvelles étapes ont été franchies vers la formation d’une UE comme bloc militaire, politique, économique et impérialiste contraire aux intérêts des travailleurs et des peuples. La souveraineté et l’indépendance des peuples et des pays sont de plus en plus bafouées. Les participants ont dénoncé avec véhémence l’adoption du traité sans consultation populaire. La sécession unilatérale du Kosovo de la Serbie a été condamnée et les participants ont exprimé leur préoccupation quant à ses conséquences.

Les attaques contre les droits syndicaux et ouvriers se renforcent au nom de la « modernisation », de la « compétitivité » et de la « flexicurité », et afin d’assurer les profits du capital. Les décisions de justice inacceptables relatives aux cas de “LAVAL” et de “Viking Lines” doivent être dénoncées avec force car elles vont à l’encontre du droit de grève élémentaire et des libertés syndicales. Les travailleurs sont de plus en plus préoccupés par leur situation, qu’il s’agisse des relations de travail, des salaires, des pensions, de la montée des prix, de la Sécurité sociale et des accidents de travail ; ils sont de plus en plus préoccupés par la privatisation de l’Enseignement, des soins de santé et de la Sécurité sociale au profit du grand capital ; par l’intensification de l’exploitation, par la croissance du chômage et par les mesures de plus en plus répressives contre les immigrés. Ils sont inquiets des attaques contre les petits paysans, indépendants, artisans et commerçants au profit des consortiums monopolistes, inquiets de l’augmentation nette des mesures anti-démocratiques, l’exacerbation et le soutien de l’Etat à l’anti-communisme, au racisme et à la xénophobie. Particulièrement graves en sont les conséquences sur la situation des travailleurs des nouveaux pays de l’UE de l’Europe de l’Est.

Les travailleurs expriment leurs préoccupations par rapport à l’agressivité de l’UE envers les pays de la Méditerranée, du Moyen Orient et de l’Amérique Latine; par rapport à l’imposition de mesures qui vont à l’encontre des droits des travailleurs dans les pays candidats à l’adhésion ; par rapport à la militarisation de l’UE et sa collaboration avec l’OTAN et les USA dans les guerres et interventions impérialistes ; par rapport à la course aux armements, à l’installation du « bouclier anti-missile » américain et au retour de l’option de la frappe nucléaire unilatérale.

Les évolutions de l’UE justifient les forces qui se sont opposées aux traités de Maastricht, de Nice, d’Amsterdam. Celles qui ont dit « NON » à l’Union Monétaire Européenne, au traité de Schengen et à la « Constitution européenne ». Elles justifient tous ceux qui continuent aujourd’hui à se battre contre l’Union Européenne du grand capital, un directoire des grandes puissances militaristes et néo-libérales. De cette manière, nos Partis ont contribué et continueront à contribuer au renforcement de l’opposition des peuples à l’UE, maintenant ainsi en vie l’espoir d’un avenir différent.

De nos jours, l’impasse des politiques néo-libérales est devenue patente. Il ne peut y avoir de solution en faveur du peuple sans s’opposer au traité de Maastricht et aux « 4 libertés » qui y sont scellées (la libre circulation du capital, des marchandises, des services et de la force de travail). La social-démocratie et ses alliés, le « centre-gauche », ont également été testés. Le peuple a accumulé suffisamment d’expérience; il se rend compte que ces forces ne représentent pas une alternative conforme à ses intérêts.

Aujourd’hui, le besoin d’une alternative réelle pour l’opposition au grand capital et à l’impérialisme devient impératif; une alternative qui laisserait la porte ouverte à une rupture d’avec le processus de l’intégration capitaliste européenne et à une perspective socialiste. Par l’intermédiaire des importantes luttes de la classe ouvrière, des forces de gauche et progressistes et des mouvements anti-impérialistes, la possibilité d’une situation différente, d’une Europe de coopération équitable, de progrès social et économique et de paix, apparaît de plus en plus clairement. Il a été souligné que cette lutte devait être renforcée:
  • Pour un NON clair au traité de Lisbonne. Soutien à la campagne pour le « NON » en Irlande.
  • Pour le droit de chaque peuple à décider de sa destinée et de sa voie de développement, en pleine souveraineté. Ce droit inclut le droit de sécession de l’UME, de l’UE et de l’OTAN ainsi que le droit de choisir l’option socialiste.
  • Contre un nouvel élargissement et expansion de l’OTAN. Pour le retrait de toutes les bases militaires des USA et de l’OTAN et la dissolution de l’OTAN. Contre le déploiement du « bouclier anti-missile » américain, digne de la guerre froide.
  • Contre la directive Bolkenstein, la “flexicurité”, le travail précaire. Pour la semaine de 35 heures (7 heures par jour, 5 jours par semaine) et une augmentation substantielle des salaires et des pensions en accord avec les besoins modernes et l’accumulation de la richesse sociale. Contre la logique de limiter les revendications des travailleurs à un “minimum”.
  • Opposition à la tendance à la privatisation dans les secteurs de l’énergie, du transport, des infrastructures et d’autres services publics. Pour la propriété et le contrôle des peuples sur les ressources naturelles et les secteurs stratégiques de leur économie.
  • Contre la privatisation de la sécurité sociale et pour un accès gratuit à un système public et universel de santé. Pour une diminution de l’âge de la pension et une augmentation substantielle des pensions. Pour un accès gratuit à un enseignement public de qualité, contre le processus de Bologne et l’invasion du capital dans le système éducatif.
  • Revendication d’un soutien aux paysans petits et moyens. Pour la sécurité alimentaire.
  • Contre l’armée européenne, la politique de sécurité étrangère commune, la doctrine des guerres préventives. Le retrait de toutes les troupes servant dans des missions impérialistes à l’étranger (Irak, Afghanistan, Balkans, Afrique).
  • Contre l’anti-communisme, l’interdiction des partis communistes, les persécutions et les emprisonnements de communistes et d’autres militants. Nous protestons contre la réécriture de l’histoire, la réhabilitation du nazisme et du fascisme, ainsi que la situation inacceptable des « non-citoyens » en Lettonie, Estonie et Slovénie.
  • Opposition aux soi disantes mesures “anti-terroristes”, aux entités et mécanismes de répression et de surveillance, à la limitation des droits démocratiques et des activités syndicales et politiques. Contre la “forteresse Europe” – droits complets pour les travailleurs immigrés.
  • En défense de Cuba socialiste, pour l’abolition de la “position commune” sur Cuba. Solidarité avec les peuples de Palestine, du Vénézuela, de Bolivie et tous les peuples en lutte.
  • Contre les accords de libre-échange injustes que l’UE impose aux pays d’Afrique, de la Méditerranée et de l’Amérique latine.

Les participants ont échangé leurs opinions sur la façon de promouvoir plus avant l’action commune et la coopération dans les divers fronts de lutte et en vue des élections pour le Parlement européen de 2009.

Athènes, 15 mars 2008

Liste des Participants
  • Workers' Party of Belgium
  • Communist Party of Britain
  • New Communist Party of Britain
  • Communist Party of Bulgaria
  • Party of the Bulgarian Communists
  • AKEL-Cyprus
  • Communist Party of Bohemia Moravia
  • Communist Party in Denmark
  • Communist Party of Estonia
  • Communist Party of Greece
  • German Communist Party (DKP)
  • Hungarian Workers' Communist Party
  • Communist Party of Ireland
  • The Workers' Party of Ireland
  • Socialist Party of Latvia
  • Communist Party of Luxembourg
  • New Communist Party of the Netherlands
  • Communist Party of Poland
  • Portuguese Communist Party
  • Communist Party of Slovakia
  • Communist Party of Spain
  • Communist Party of Peoples of Spain
  • Communist Party of Turkey
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 20:40

Après le 2nd tour des cantonales et municipales, le résultat le plus important des élections pour ceux qui luttent contre la politique au service du Medef reste la remontée du PCF à 8,82%

Déclaration PCF Paris 15

Sarkozy, Fillon et leur gouvernement ne peuvent plus se prévaloir d’un soutien du pays à leur politique. C’est un résultat important pour s’opposer à la poursuite, déjà annoncée, de leur programme antisocial de contre-réformes structurelles.

Les résultats du 2nd tour des élections municipales et cantonales ont confirmé et amplifié le désaveu de l’UMP. L’UMP et ses alliés perdent de nombreuses mairies de grandes villes et plusieurs conseils généraux.

Le PS est le principal gagnant en terme de sièges. Mais le vote s’inscrit toujours dans la logique de l’alternance. On doit parler d’un vote sanction par défaut.

Du point de vue électoral, le PS profite du très haut niveau de l’abstention, 35% en moyenne, atteignant 40 à 50% dans les grandes villes et du recul de la droite. Avec 26% au 1er tour des cantonales, il reste stable par rapport à 2004.

Du point de vue politique, le PS n’a opéré aucune inflexion sur ses positions de la campagne présidentielle. Il ne conteste pas sur le fond les contre-réformes du pouvoir. Ses parlementaires viennent de permettre à Sarkozy de ratifier le nouveau traité européen. La politique de main tendue au Modem, fusion dans ne nombreuses villes, appels du pied de Ségolène Royal, Martine Aubry ou Bertrand Delanoë, souligne ces orientations. Le PS et ses dirigeants, renforcés par les élections locales, ont les yeux rivés vers 2012.

Le deuxième tour ne doit pas effacer le résultat le plus important du 1er : la nette progression du PCF. Les candidats communistes ont enregistré 8,82% aux élections cantonales et obtenu de très bons résultats aux municipales, dans les villes où ils conduisaient des listes « d’union de la gauche », mais aussi en particulier dans les villes où ils affrontaient des listes PS. Le résultat du PCF aux cantonales, en léger retrait par rapport à 2001 (-0,9%) est en progression par rapport à 2004 (+0,9%). Sur 50% du territoire, le PCF rassemble 1.150.000 voix alors Marie-George Buffet n’en a recueilli aux présidentielles que 707.000 dans tout le pays.

Ce résultat représente un grand encouragement pour les communistes et un point d’appui important pour les salariés, retraités, jeunes pour les luttes à venir.

Le redressement du PCF est parti de la base. Les électeurs ont retrouvé l’utilité du vote communiste dans chaque campagne locale. Les candidatures PCF, identifiées comme telles et se distinguant du PS et de la « gauche » indéterminée, ont porté l’engagement des militants communistes dans les luttes locales comme nationales, contre le traité de l’UE, pour une véritable alternative politique.

Le résultat apporte un démenti manifeste à tous ceux qui, y compris dans les rangs de la direction du Parti, veulent enterrer le PCF et se répandent sur son déclin « inéluctable ».

Il invalide la ligne d’effacement, d’affadissement de ses positions et d’inféodation au PS, poursuivie par la direction du PCF.

Les élections ont rendu encore plus pressante l’exigence d’une rupture avec cette stratégie suicidaire. Déjà, en décembre, lors de l’Assemblée nationale extraordinaire du Parti, la direction du PCF a dû reculer sur son ordre du jour de disparition du PCF et de transformation en « nouveau parti ».

Aux élections, les participations, acceptées ou prétendument subies, à des listes PS-Modem, avant le 1er tour ou entre les deux tours, ont suscité un vent de réprobation salutaire de tous les communistes qui refusent que l’on passe de l’union de la gauche à la caution du social-libéralisme et à une recomposition politique qui élimine la gauche révolutionnaire.

L’union sans condition, pour préserver quelques places, est apparue d’autant moins tolérable que le PS s’est livré dans bien des villes et départements à une entreprise ouvertement anticommuniste, en particulier en Seine-Saint-Denis. Le PS s’est évertué à faire perdre au PCF villes et cantons. Que font aussi les députés communistes dans le même groupe parlementaire que Noël Mamère qui coalise depuis 1989 droite et socio-démocrates contre les communistes à Bègles et dont l’amie Voynet se félicite d’avoir éradiqué le communisme à Montreuil avec l’appui de la droite ?

Le PS aime le PCF faible et soumis. Les communistes le veulent fort et combatif ! Encouragés par le 9% des voix, les communistes peuvent relever la tête !

La raison d’être anticapitaliste du PCF est plus actuelle que jamais. Il a présenté plus de candidats que les partis gauchistes réunis ne comptent d’adhérents, LO et LCR (qui bénéficient d’une étonnante complaisance médiatique). Comment accepter, aujourd’hui comme hier, qu’ils se sustentent de l’affaiblissement du principal et du plus conséquent parti historique du monde du travail en France ?

Les batailles s’annoncent contre la casse du contrat de travail, de l’hôpital public, de l’éducation nationale, du logement social… contre la nouvelle étape du démantèlement de la retraite solidaire par répartition… Pour les mettre en échec, le pays aura besoin d’un parti communiste fort ! Dans nos quartiers et nos entreprises, nous répondons présents. Rejoignez-nous !

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 20:39

 

L'UMP, ET LA DEMAGOGIE GAGNENT CALAIS. LA LUTTE CONTINUE POUR LES COMMUNISTES: LA GAUCHE A PERDU UNE BATAILLE..

 

LA VICTOIRE D'UN SOIR...

Dimanche 16 mars, c'est le populisme qui a gagné. La campagne des élections municipales à Calais s'est construite dans le caniveau.La liste UMP , conduite par Natacha BOUCHART ,a repris toute l'argumentation du Front National pour mettre fin à la gestion de l'Union de la Gauche. Avec l'aide des médias locaux, en particulier de Nord-Littoral, elle a orienté toute sa campagne contre un homme: Jacky HENIN. Pas contre sa gestion; pas sur son bilan ou ses projets pour notre ville.Non! l'homme, coeur de cible d'une campagne haineuse, et mensongere; il aura été accusé de tout : de gagner 20 000 euros par mois, quant on sait que les émoluments d'élus sont écrêtés; que l'élu communiste reverse la totalité de ses indemnités au PCF, contre un salaire d'ouvrier qualifié; d'embaucher en mairie "ses copains", quant on sait que le recrutement du personnel dans la Fonction Publique territoriale est encadré par des règles très strictes etc...
Madame BOUCHART aura négocié jusqu'au bout avec tous les anti-Hénin, tous les arrivistes, d'une poigné de permanent de la CFDT, au leader local du Front National, elle aura tout rassemblé !Comment cette campagne a -t-elle pu prendre ? C'est à cette question que les communistes vont s'attacher à répondre, en analysant sans complaisance leur rapport à la population.Sans attendre, Jacky HENIN a courageusement "assumé une grosse part de responsabilité"."Je reconnais des erreurs, celle en particulier de n'avoir pas mesuré la campagne de déstabilisation menée contre moi.Celle de ne pas avoir apprécié le poids de l'extrême gauche.J'observe simplement que mes adversaires ne se sont pas battus sur un programme, avec de véritables propositions.J'ai été l'homme à abattre..."Jacky HENIN n'a pas l'intention de se retirer.Il va jouer son rôle de leader de l'opposition de gauche au Conseil Municipal de Calais, avec l'objectif de reprendre la ville dans six ans.

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