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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 20:51

Une contribution au débat pour le 34ème congrès:


RENCONTRE AVEC ANDRE GERIN ET CHARLES HOAREAU 30 avril 2008


Environ 80 personnes ou plus ont participé à cette rencontre tenue au 2 rue Voltaire à Béziers.

Introduction de Aimé Couquet:
Au nom de la section de Béziers du PCF, nous sommes heureux d'accueillir André Gérin, député-maire communiste de Vénissieux et Charles Hoareau de l'association « Rouge Vif », cégétiste qui s'est fait connaître comme coordinateur du mouve­ment des chômeurs à Marseille. Nous considérons que dans le cadre du 34è Congrès il faut un débat important. Nous approuvons la position d'André de conserver un PC révolutionnaire, tourné vers les classes popu­laires. Il nous a paru logique d'accepter sa pro­position de rencontre. Le système capitaliste est tellement pré­gnant qu'il faut organiser le plus possible de dé­bats pour que tous les communistes participent à la prépa­ration de ce congrès. Avant, la direc­tion de notre Parti prenait en compte les propositions de la base pour la prépa­ration des congrès, mais cela ne se véri­fie plus de­puis longtemps. Malheureusement, il y a une telle culture du respect des directions par les militants que les camarades ne réagissent même plus, ou sanc­tionnent en quittant le Parti.
Il est important que tous les communistes soient ca­pables de rester membres du Parti, alors que de nom­breux cama­rades refusent le comportement de cer­tains dirigeants qui conduit à la déliquescence. Déli­quescence qui elle-même conduira à la disparition du Parti, ainsi que le veulent certains dirigeants. Mais s'ils ne veulent plus du Parti qu'ils le quittent donc et le laissent à nouveau se développer!
Voilà pourquoi nous organisons cette réunion. Et d'autres suivront, car en France nous ne sommes pas seuls ! Le congrès ne devra pas être tout ficelé d'a­vance au travers de trois réunions nationales et de rencontres départementales organisées par la direc­tion. Ce sont les communistes qui doivent être pro­priétaires de leurs déci­sions. Dans le débat nous fé­dérerons tous ceux qui sont adhérents du PCF, plus tous ceux qui l'ont quitté de­puis peu, car les classes populaires ont besoin d'un Parti communiste organisé, clair sur ses positions et ses propo­sitions pour faire évoluer la société.

Suite ici

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 15:08
     Ce premier mai, Evo Morales a annoncé une série de nationalisations qui marquent un point de non-retour dans sa politique de construction du socialisme en Bolivie.

    Le 21 avril dernier, à l’ONU, il avait confirmé sa volonté d’ « en finir avec le système capitaliste », responsable selon lui de la dégradation de l’environnement, de l’accroissement des inégalités et des guerres impérialistes. Ce premier mai, il a démontré une nouvelle fois qu’il savait mettre ses actes en accord avec ses discours.

     Il a poursuivi la renationalisation des hydrocarbures – quatre filliales appartenant à des multinationales telles que Repsol, Shell ou BP ont été nationalisées – et a « remis entre les mains du peuple bolivien » l’entreprise nationale de Telecommunications (ENTEL), détenue par une multinationale italienne. Certes, ce n’est pas une première, déjà le premier mai 2006, il avait entamé le processus de nationalisation des hydrocarbures, en forçant les multinationales à signer des contrats avantageux pour l’Etat et le peuple bolivien. Ces nouvelles nationalisations montrent que le soutien mais aussi la pression du peuple bolivien poussent toujours plus Morales et son gouvernement vers la socialisation de l’économie.
     La bourgeoisie bolivienne, appuyée par l’impérialisme américain, a compris le danger et livre toutes ses forces dans la bataille pour renverser Morales. L’oligarchie compte sur le soutien des quatre provinces les plus riches, dont celle de Santa Cruz, qui concentrent les gisements d’hydrocarbures. Porte-drapeau de l’autonomie, l’oligarchie ne cache plus désormais ses vélléités sécessionnistes. Pour arracher des mains du peuple bolivien les richesses de sa terre, elle est prête à remettre en cause l’indépedance et l’unité de la Bolivie, chèrement conquise au colonisateur espagnol.
     
      Les oligarques de la région de Santa Cruz qui tiennent les pouvoirs locaux, soutenus financièrement par le gouvernement états-unien, organisent ce dimanche un référendum local, illégal et anticonstitutionnel, sur l’autonomie de la province. C’est une véritable déclaration de guerre lancée au gouvernement bolivien ; ennemie de la lutte de classes en théorie, la bourgeoisie sait la pratiquer, en transformant une guerre civile larvée en guerre civile affichée. L’histoire se répète en Amérique Latine. Face à une construction pacifique, démocratique et légale du socialisme, la bourgeoisie, qui a déjà trahi les intérêts du peuple et de la nation boliviennes, est prête désormais à lancer le pays dans une guerre civile fratricide.

 
     Fidel Castro a parlé fort justement, dans sa lettre du 1er mai, d’une « épreuve du feu » pour le peuple bolivien et plus largement pour les peuples latino-américains. La bourgeoisie sait qu’elle ne peut plus laisser faire et que la construction du socialisme en Bolivie serait un espoir pour tous les peuples dominés par l’impérialisme. Morales doit désormais passer une nouvelle étape dans la construction du socialisme en Bolivie, y compris en dépassant un strict légalisme, que la bourgeoisie a d’ores et déjà jeté par dessus-bord. Dans cette tâche, il a le soutien de son peuple, celui des Etats anti-impérialistes latino-américains, et celui de tous les sympathisants du socialisme à travers le monde (cf appel d’intellectuels).



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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 10:14

Rosa Luxembourg : Quelles sont les origines du Premier Mai ?

L’heureuse idée d’utiliser la célébration d’une journée de repos prolétarienne comme un moyen d’obtenir la journée de travail de 8 heures (1), est née tout d’abord en Australie. Les travailleurs y décidèrent en 1856 d’organiser une journée d’arrêt total du travail, avec des réunions et des distractions, afin de manifester pour la journée de 8 heures. La date de cette manifestation devait être le 21 avril. Au début, les travailleurs australiens avaient prévu cela uniquement pour l’année 1856. Mais cette première manifestation eut une telle répercussion sur les masses prolétariennes d’Australie, les stimulant et les amenant à de nouvelles campagnes, qu’il fut décidé de renouveler cette manifestation tous les ans.

De fait, qu’est-ce qui pourrait donner aux travailleurs plus de courage et plus de confiance dans leurs propres forces qu’un blocage du travail massif qu’ils ont décidé eux-mêmes ? Qu’est-ce qui pourrait donner plus de courage aux esclaves éternels des usines et des ateliers que le rassemblement de leurs propres troupes ? Donc, l’idée d’une fête prolétarienne fût rapidement acceptée et, d’Australie, commença à se répandre à d’autres pays jusqu’à conquérir l’ensemble du prolétariat du monde.

Les premiers à suivre l’exemple des australiens furent les Etats-uniens. En 1886 ils décidèrent que le 1° mai serait une journée universelle d’arrêt du travail. Ce jour-là, 200.000 d’entre eux quittèrent leur travail et revendiquèrent la journée de 8 heures. Plus tard, la police et le harcèlement légal empêchèrent pendant des années les travailleurs de renouveler des manifestations de cette ampleur. Cependant, en 1888 ils renouvelèrent leur décision en prévoyant que la prochaine manifestation serait le 1° mai 1890.

Entre temps, le mouvement ouvrier en Europe s’était renforcé et animé. La plus forte expression de ce mouvement intervint au Congrès de l’Internationale Ouvrière en 1889 (2). A ce Congrès, constitué de 400 délégués, il fût décidé que la journée de 8 heures devait être la première revendication. Sur ce, le délégué des syndicats français, le travailleur Lavigne (3) de Bordeaux, proposa que cette revendication s’exprime dans tous les pays par un arrêt de travail universel. Le délégué des travailleurs américains attira l’attention sur la décision de ses camarades de faire grève le 1° mai 1890, et le Congrès arrêta pour cette date la fête prolétarienne universelle.

A cette occasion, comme trente ans plus tôt en Australie, les travailleurs pensaient véritablement à une seule manifestation. Le Congrès décida que les travailleurs de tous les pays manifesteraient ensemble pour la journée de 8 heures le 1° mai 1890. Personne ne parla de la répétition de la journée sans travail pour les années suivantes. Naturellement, personne ne pouvait prévoir le succès brillant que cette idée allait remporter et la vitesse à laquelle elle serait adoptée par les classes laborieuses. Cependant, ce fût suffisant de manifester le 1° mai une seule fois pour que tout le monde comprenne que le 1° mai devait être une institution annuelle et pérenne.

Le 1° mai revendiquait l’instauration de la journée de 8 heures. Mais même après que ce but fût atteint, le 1° mai ne fût pas abandonné. Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1° mai sera l’expression annuelle de ces revendications. Et, quand des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l’humanité fêtera probablement le 1° mai, en l’honneur des luttes acharnées et des nombreuses souffrances du passé.

Rosa Luxembourg, « Sprawa Robotnicza », 1894

(1) L’usage était alors une journée de travail d’au moins 10 à 12 heures par jour.
(2) Il s’agit du premier congrès de la II° internationale.
(3) Raymond Lavigne (1851- ?), militant politique et syndicaliste.
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 10:47
Conseil national du PCF du 25 avril 2008 

Résumé sommaire pour l'Huma de l’intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

Après avoir proposé, au CN de juin, de pousser l’effacement du PCF jusqu’à la disparition, la direction met en sourdine cette visée. Pour mieux rester en place et continuer ? Les désaveux se suivent: ANE, élections locales, naufrage des mêmes choix en Italie. Poser dès maintenant les questions de congrès: nécessité pour l’avenir du Parti et pour dégager la perspective politique. Impossible sans remise en cause de l’alignement sur le PS, retour à nos positions de classe, rejet total de l’idéologie de l’UE. Le PCF dans les luttes, pas « à côté » ! Besoin d’initiatives nationales. Eviter les pièges de la personnification sur Sarkozy et du « dialogue social ». Lycées, retraites, GDF : une victoire changerait la donne.

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 19:48

Quel rôle veut jouer Gayssot dans les débats du PCF ? S’il veut le quitter, la porte est ouverte !

Les media bourgeois aiment bien Gayssot.

Le Monde daté du 20 avril lui consacre un article, fort complaisant. A son tour, Gayssot s’évertue à relativiser les bons scores des cantonales et municipales. C’est logique. Ils ont été obtenus malgré lui, qui en ses « terres bitteroises », a préféré soutenir le PS contre la liste de rassemblement présentée par la section PCF de Béziers.

Gayssot réaffirme que l’on doit rompre avec le congrès de Tours, « avec la conception qui a prévalu à la création du PCF », qu’une nouvelle force politique, avec des socialistes, doit être créée pour le remplacer. Rien de bien nouveau dans sa bouche ou sous sa plume. En mai 2007, dans le Parisien/Aujourd’hui en France, il appelait déjà à l’abandon de la référence communiste, du nom PCF. Gayssot est aussi un des fondateurs du club « Gauche avenir » anticipant cette recomposition aux côtés des PS Laignel, Lienemann ou Quilès, de Claude Cabanes et Francis Wurtz…

Pourquoi certains cherchent-ils à remettre Gayssot en avant dans cette phase préparatoire de préparation du congrès ?

Il est devenu marginal dans le parti. Mais il peut servir aussi bien de poisson-pilote que de repoussoir.

Le projet qu’il défend de recomposition à la « gauche du PS » est régulièrement avancé par les directions du PCF depuis quelques mois, suivant le modèle allemand de « die Linke » ou le modèle italien de la « gauche arc-en-ciel » (dont on entendra certainement moins parler depuis sa déroute électorale).

Gayssot s’est illustré ces dernières années comme soutien indéfectible de Georges Frèche dont il est vice-président en région Languedoc-Roussillon quels que soient ses écarts, même racisants. Il est resté le symbole de la compromission du PCF dans la « gauche plurielle » entre 97 et 2002. Il est le ministre communiste qui a défendu les privatisations partielles, pardon les « ouvertures du capital ». Celui qui échangeait des tapes sur le dos avec le PDG de General Electric. Celui qui actait la 1ère étape du démantèlement de la SNCF avec la création de RFF, Réseau ferré de France, ce qu’il est obligé de reconnaître implicitement dans la tribune que l’Humanité lui octroie opportunément le 23 avril 2008.

Maintenant, l’article du Monde le pose en « relève », sinon en opposant, à Marie-George Buffet. Il appelle à « la rupture » que Buffet « ne peut incarner ». Pourtant MGB fut sa collègue au gouvernement Jospin. Pourtant elle s’était prononcée, presque aussi clairement que lui, au Conseil national du PCF de juin 2007 pour envisager un scénario à l’allemande.

Les dirigeants et « personnalités » du PCF cultivent la confusion. Les communistes, à qui les bons résultats des cantonales donnent un encouragement, ne doivent pas se laisser abuser par le jeu des personnes mais bien se prononcer sur le fond.

Quant à Gayssot, qui bafoue les statuts du Parti et renie le PCF jusqu’à sa fondation, qu’il soit cohérent avec lui-même ! Qu’il quitte notre parti !

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 12:10

Appel de solidarité avec les communistes, les forces progressistes et la classe ouvrière en Egypte.

7 avril 2008 (traduction de l’anglais pour vivelepcf)

Depuis tôt ce matin, le centre-ville du Caire comme les principales places de la ville sont investies par des forces spéciales de sécurité, des unités anti-émeutes et des agents en civil. Dans d’autres villes comme Alexandrie et Algharbia, les habitants sont témoins d’un important déploiement de forces de sécurité dans les artères principales et les grandes places.

La ville de Mahalla el Koubra a connu les plus grandes manifestations d’aujourd’hui.

Près de deux cents militants ont déjà été arrêtés à un moment ou un autre dans une province ou un autre. Des ouvriers font grève en solidarité avec les revendications des grévistes de l’entreprise de filature et de tissage Ghazl El-Mahalla. Leur revendication centrale est l’indexation des salaires sur le taux d’inflation. Elle ne concerne pas que les ouvriers de Ghazl El-Mahalla mais toute la classe ouvrière égyptienne.

La grève des ouvriers de Ghazl El-Mahalla s’est transformée en une immense manifestation dans toute la ville de Mahalla el Koubra. Les pauvres, les paysans et les ouvriers s’y sont joints. Près de 30.000 citoyens ont scandé des slogans contre la hausse des prix, les monopoles, le néo-libéralisme et les forces du marché.

Les forces centrales de sécurité égyptiennes ont attaqué à coups de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc faisant des centaines de blessés dans les rangs des manifestants. Elles ont arrêté et détiennent toujours des manifestants blessés ou non.

Les nouvelles de Mahalla el Koubra font état d’au moins deux morts, une petite fille de neuf an et un homme de vingt ans.

Les « forces noires », une branche des forces de sécurité, ont incendié des magasins, des bâtiments publics, des trains et voitures pour fabriquer des charges contre les manifestants et les ouvriers arrêtés. Ils veulent resserrer le contrôle de la police et de l’Etat sur la classe ouvrière et contenir la montée de la protestation sociale en Egypte, très importante dans les cinq dernières années.

Nous en appelons à vous pour soutenir les revendications justes et légitimes des ouvriers de Ghazl El-Mahalla et leur droit de les exprimer par les moyens de leurs choix, manifestations, grèves ou tout autre méthode.

Communistes, avec toutes les forces démocratiques et sociales, nous vous alertons de façon pressante sur le fait que la police, agissant sur ordre de l’Etat, s’apprête à engager une immense campagne de répression contre la classe ouvrière en général et les ouvriers de Ghazl  El-Mahalla en particulier. Nos inquiétudes augmentent devant la violence de la réaction des forces de sécurité aujourd’hui à Mahalla el Koubra et notre signal alerte devant les charges fabriquées délibérément par les forces de sécurité contre les dirigeants ouvriers.

Fraternellement,

Parti communiste d’Egypte. 

 

Ont répondu à cet appel 41 partis communistes et autres partis progressistes du monde entier dont les partis communistes de Grèce, du Portugal, le PDCI, le DKP…

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 20:14

Chine/Tibet : les élus PCF se défilent au Conseil de Paris!

Bertrand Delanoë, les élus PS et Verts de Paris ont décidé de relayer la campagne en cours contre le régime chinois. Ils ont attribué au Dalaï-Lama le titre de « citoyen d’honneur de la Ville de Paris » lors de la séance du Conseil de Paris du 21 avril 2008.

La position des élus du PCF suscite des interrogations.

D’abord, contrairement à ce qu’affirme l’Huma du matin, ils n’ont pas voté contre le vœu de Delanoë mais n’ont pas pris part au vote.

Ensuite, l’explication de leur porte-parole se borne à contester la personnalité du Dalaï-Lama. Les conseillers PCF, fraîchement élus sur les listes PS, n'auraient pas pu voter pour le vœu au nom de la laïcité et à cause de certaines prises de position du personnage sur des questions de société. En revanche, ils « comprennent et respectent » la démarche du Maire de Paris et ont affirmé avec insistance leur condamnation des atteintes aux Droits de l’Homme en Chine comme au Tibet.

Rien sur le contexte politique international !

Delanoë a eu tout loisir de moucher le porte-parole Brossat, lui expliquant qu’il ne voulait pas honorer le Dalaï-Lama en tant que religieux et que lui-même n’avait pas trouvé de déclaration homophobe de sa part.

L’explication de vote s’est effondrée d’elle-même sur le vœu suivant, des Verts, qui a également fait du dissident Hu Gia un citoyen d’honneur de la Ville.

Comment expliquer l’inconsistance politique des élus PCF de Paris sans entrevoir un double langage de la direction du Parti vis-à-vis des communistes ?

Les prises de position publiques, notamment de MG Buffet avant l’affaire de la flamme olympique, se sont intégrées dans la campagne médiatique orchestrée par l’impérialisme occidental contre le régime chinois. Elles ont suscité étonnement et réprobation chez nombre de camarades. Le symbole d’un vote au Conseil de Paris pour la proposition de Delanoë n’aurait pas manqué de les accentuer. Mais la position de fond, non discutée au CN, demeure.

Ce petit événement montre à la fois combien est nécessaire une analyse communiste de la situation de la Chine et comment les directions du PCF entendent se dérober à leurs responsabilités devant les communistes.

Par CM pour vivelepcf
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 22:05

Italie. Après le désastre électoral de la « gauche arc-en-ciel », les réactions et les initiatives se développent contre la ligne de liquidation des organisations communistes.

L’appel « Communistes, commençons par nous ! », lancé le 17 avril, a recueilli 3000 signatures en 48 heures, montrant le niveau de préoccupation et d’attente des camarades italiens. Il émane principalement de militants communistes du PRC et du PdCI, sans que ressortent des noms de dirigeants. Le texte récuse le projet désavoué de parti de la « gauche » et propose une perspective d’unité et d’autonomie des organisations communistes, partant des mobilisations sociales et anti-impérialistes qu’a connues l’Italie ces derniers mois.

Les similitudes avec la situation française sont évidentes. On retrouve le projet de dilution du PCF dans une gauche indéterminée, alignée sur le PS, les mêmes sanctions électorales. Les démarches de nos camarades italiens contre ces orientations, communes aux partis animateurs du PGE, ne peuvent qu’attirer notre attention et susciter notre intérêt.

Tout en tenant compte d’une différence importante. En Italie, le PCI n’existe plus et les communistes sont éclatés dans différentes organisations. En France, le PCF continue d’exister et d’être dépositaire, malgré les orientations de sa direction, de l’héritage historique du grand parti de masse et de classe des travailleurs.

Traduction de LAS

 

Appel : "COMMUNISTES,partons de nous-mêmes"

Suite à l’effondrement de la Gauche – Arc-en-ciel, nous nous adressons aux militants et aux dirigeants du PdCI et du PRC et à toutes et tous les camarades d’Italie, quel que soit leur positionnement.

Nous sommes des communistes de notre époque. Nous avons choisi de rester dans les mouvements de lutte et dans le conflit de classe.

Nos parcours, nos sensibilités sont divers: nous savons que l’heure n’est pas aux certitudes.

Critiquement conscients de notre histoire, que nous ne renions pas pour autant, nos regards sont cependant tournés vers le présent et l’avenir. Ce n’est pas la nostalgie du passé qui nous meut, mais bien l’envie d’un avenir meilleur.

Les résultats électoraux de la « Gauche – Arc-en-ciel » ont tourné au désastre. Non seulement a-t-elle rassemblé le quart de voix obtenues en 2006 par les trois partis, sans l’apport de la « Gauche démocratique » qui n’existait pas à ce moment, mais en plus elle réunit bien moins que la moitié des voix obtenues il y a deux ans par les deux Partis communistes (PRC et PdCI), qui, à eux deux, ont franchi la barre des 8%. C’est également le tiers des 8,6%, meilleur score obtenu par Rifondazione Comunista avant la scission d’avec le PdCI.

Par rapport à 2006, on a perdu trois millions de voix. Pour la première fois en Italie depuis l’après-guerre, toute représentation parlementaire des communistes est éliminée : aucun communiste n’entre cette fois au Parlement.

La donne électorale a des racines beaucoup plus profondes que le simple appel au « vote utile » : le désarroi vaste et profond du peuple de la gauche et des luttes face à la politique du gouvernement Prodi, ainsi que l’essor, au sein de l’Arc-en-ciel, d’une perspective de liquidation de toute autonomie politique, théorique et organisationnelle des communistes, réduits à composante d’une nouvelle formation non-communiste, non-anticapitaliste, tournée vers des positions et des cultures néo-réformistes. Formation qui n’aurait aucune visée alternative et demeurerait subalterne au projet modéré du Parti Démocrate et à sa logique d’alternance gouvernementale.

                        C’est le temps des choix : voici le nôtre

Nous refusons le projet d’un parti unique de la gauche, dont d’aucuns demandent obstinément une « accélération » en dépit de l’échec politique et électoral. En revanche, nous proposons une perspective d’unité et d’autonomie des forces communistes d’Italie, dans un processus d’agrégation qui, à partir des forces politiques majeures, PRC et PdCI, aille de l’avant et entraîne d’autres sujets politiques et sociaux, sans sectarisme ni logiques autistes.

Aux militants et dirigeants de Rifondazione, du PdCI, d’autres associations ou réseaux, aux centaines de milliers de communistes sans carte qui, en ces années, par les luttes, ont contribué à poser les bases d’une société alternative au capitalisme, nous adressons un appel pour que les organisations communistes ne soient pas liquidées mais qu’au contraire un processus ouvert et novateur soit lancé, afin de construire une « maison commune des communistes ».

Nous nous adressons en particulier:

-         aux travailleuses, aux travailleurs et aux intellectuels des métiers anciens et nouveaux, aux travailleurs précaires, au syndicalisme de classe et de base, aux couches sociales qui, à présent, « n’y arrivent plus » et pour lesquelles la « crise de la quatrième semaine » n’est pas qu’un titre de journal : eux qui, ensemble, représentent la base structurelle de classe essentielle à toute lutte contre le capitalisme ;

-         aux organisations de jeunesses, féministes, environnementalistes, pour les droits civils et de lutte contre toute discrimination sexuelle, dans la conviction qu’à notre époque la bataille pour le socialisme et le communisme ne peut retrouver sa valeur émancipatrice originelle qu’en étant capable d’intégrer en son horizon les problématiques posées par le mouvement féministe ;

-         aux organisations de lutte contre la guerre, internationalistes, qui luttent contre la présence d’armes nucléaires et de bases militaires étrangères dans notre Pays, qui soutiennent les pays et les peuples (comme le peuple palestinien) tâchant de secouer le joug de la tutelle militaire, politique et économique de l’impérialisme ;

-         à l’univers des migrants, représentant l’irruption dans les sociétés les plus riches des terribles injustices que l’impérialisme ne cesse de produire à l’échelle planétaire : car seule la rencontre multi-ethnique et multiculturelle peut donner naissance, par la lutte commune, à une culture et à une solidarité cosmopolite, non-intégriste, antiraciste et ouverte à la « diversité » qui fasse progresser l’humanité entière vers des niveaux supérieurs de coexistence et de paix.

Nous souhaitons un processus qui, dès le début, se caractérise par la capacité de promouvoir une réflexion problématique, voire autocritique. Il faudra examiner les causes ayant empêché qu’une expérience prometteuse et riche à ses débuts comme celle de la « refondation communiste » de bâtir ce Parti communiste dont le mouvement ouvrier et la gauche avaient et ont grand besoin ; comprendre pourquoi ce processus a été marqué par autant de divisions, scissions, défections qui ont finalement déçu et éloigné du militantisme des dizaines de milliers de camarades.

Nous exigeons une réflexion sur les raisons ayant rendu fragile et inadapté l’enracinement social et de classe des partis qui proviennent de cette expérience, mais aussi sur les erreurs qui nous ont amené dans un gouvernement décevant les attentes du peuple de gauche : ce qui est en outre à l’origine du regain des droites. Cette réflexion demande du temps, de la patience et du respect réciproque. Mais, faute ce cela, les fondements de la reconstruction seraient trop fragiles.

Notre engagement ne contredit pas l’exigence légitime et largement ressentie d’une plus vaste unité d’action entre toutes les forces de la gauche n’ayant pas renoncé au changement. Il n’exclut pas, non plus, la recherche de convergences aptes à limiter l’avancée des forces les plus ouvertement réactionnaires. Or un tel effort unitaire à gauche aura d’autant plus de succès que le processus de reconstruction d’un Parti communiste fort et uni, à la hauteur des temps, sera abouti. Un Parti qui sache vivre et s’enraciner dans la société avant de l’être dans les institutions, car seul l’enracinement social peut garantir la solidité et des perspectives de croissance et peu poser les bases d’un Parti organisé de façon autonome, jouant un rôle politique autonome et rayonnant dans les masses, malgré l’actuelle exclusion du Parlement, voire dans l’éventualité de nouvelles lois électorales regressives.

La manifestation du 20 octobre 2007, quand un million de personnes ont défilé avec enthousiasme sous un déferlement de drapeaux rouges arborant les symboles communistes, montre mieux que tout discours que l’Italie d’aujourd’hui possède l’espace social et politique pour une nouvelle force communiste autonome, combative, rassemblée et unitaire, qui sache être le pivot d’une plus large mobilitation populaire à gauche, qui soit à même de parler, entre autres, aux deux cent mille de la manifestation contre la base étasunienne de Vicence, aux délégués syndicaux qui se sont battus contre l’accord du gouvernement sur les services publics et les retraites, aux dix millions de travailleuses et travailleurs qui ont soutenu le référendum sur l’article 18 [licenciement sans juste cause].

Nous souhaitons que notre appel – à travers notamment des rencontres et des occasions de discussion – reçoive une large adhésion dans toutes le villes, les territoires, lieux de travail et d’études, partout où il y ait un homme, une femme, un garçon ou une fille qui ne regardent pas le capitalisme comme l’horizon ultime de la civilisation humaine.

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 22:01

Italie. Après le désastre électoral de la « gauche arc-en-ciel », les réactions et les initiatives se développent contre la ligne de liquidation des organisations communistes.

L’appel « Communistes, commençons par nous ! », lancé le 17 avril, a recueilli 3000 signatures en 48 heures, montrant le niveau de préoccupation et d’attente des camarades italiens. Il émane principalement de militants communistes du PRC et du PdCI, sans que ressortent des noms de dirigeants. Le texte récuse le projet désavoué de parti de la « gauche » et propose une perspective d’unité et d’autonomie des organisations communistes, partant des mobilisations sociales et anti-impérialistes qu’a connues l’Italie ces derniers mois.

Les similitudes avec la situation française sont évidentes. On retrouve le projet de dilution du PCF dans une gauche indéterminée, alignée sur le PS, les mêmes sanctions électorales. Les démarches de nos camarades italiens contre ces orientations, communes aux partis animateurs du PGE, ne peuvent qu’attirer notre attention et susciter notre intérêt.

Tout en tenant compte d’une différence importante. En Italie, le PCI n’existe plus et les communistes sont éclatés dans différentes organisations. En France, le PCF continue d’exister et d’être dépositaire, malgré les orientations de sa direction, de l’héritage historique du grand parti de masse et de classe des travailleurs.  

Nous reproduisons ci-dessous l’appel italien dans une traduction (légèrement amendée) de « Caius Gracchus ». Nous renvoyons vers son site, riche en informations, notamment sur le mouvement communiste italien. http://caiusgracchus.blogspot.com/

 

Appel : "Communistes : commençons par nous !"

Après l’effondrement de la Gauche Arc-en-ciel, nous nous adressons aux militants et aux dirigeants du Pdci et du Prc et à tous les communistes de toute l’Italie

Nous sommes des communistes de notre temps. Nous avons choisi de rester dans les mouvements et au cœur du conflit social. Nous avons des histoires et des sensibilités différentes: nous savons que ce n'est pas le temps des certitudes. Nous avons le sens, même critique, de notre histoire, que nous ne renions pas; mais notre regard est tourné vers le présent et vers l'avenir. Nous n'avons pas la nostalgie du passé, mais plus que jamais d'un avenir meilleur.

Le résultat de la Gauche Arc-en-ciel est désastreux. Non seulement, elle n’obtient qu’un quart de la somme des voix des trois partis en 2006 (10,2%) – sans compter l’apport de la Sinistra Democratica – mais elle recueille même moins de la moitié des voix obtenus il y a deux ans par les deux partis communistes (PRC et PdCI), qui ensemble dépassaient 8%. Et à peine plus d’un tiers du meilleur résultat (8,6%) de Rifondazione, quand elle était encore unie. Trois millions de voix ont été perdues depuis 2006. Et pour la première fois dans l’Italie de l’après-guerre, aucun communiste n’entre au parlement.

Ce résultat électoral a des racines beaucoup plus profondes que la seule explication par le "vote utile": il provient de l‘immense et profonde déception du peuple de gauche et des acteurs des mouvements sociaux envers la politique du gouvernement Prodi, ainsi que de l'émergence au sein de l'Arc-en-ciel d'une perspective de liquidation de l'autonomie politique, théorique et organisationnelle des communistes au profit d’une nouvelle formation non communiste, non anticapitaliste, orientée vers des positions et une culture néo-réformistes. Une formation qui n'aurait aucune valeur alternative et qui serait subordonnée au projet modéré du Parti Démocrate et à une logique d'alternance au sein du système.

Le temps des choix est arrivé: Voici le nôtre.

Nous ne partageons pas l’idée [de constitution] du « sujet unique de la gauche » dont quelques-uns demandent obstinément une "accélération" malgré sa faillite politique et électorale.

Nous proposons à la place une perspective d'unité et d’autonomie des forces communistes en Italie, dans un processus d'agrégation [aggregazione] qui, à partir des forces majeures, PRC et PdCI, aille au-delà de celles-ci en impliquant d’autres subjectivités [soggetività] politiques et sociales sans sectarisme ou logiques identitaires.

Nous lançons un appel aux militants et aux dirigeants de Rifondazione, du PdCI, d'autres associations ou réseaux, et aux centaines de milliers de communistes sans carte qui dans les années écoulées ont contribué, dans les mouvements et dans les luttes, à poser les bases d'une société alternative au capitalisme, pour que les expressions organisées des communistes se soient pas liquidées et que soit engagé un processus ouvert et innovant tourné vers l’objectif de la construction d'une "maison commune" des communistes.

Nous nous adressons:

-Aux travailleuses, aux travailleurs et aux intellectuels des anciens et nouveaux métiers, aux précaires, au syndicalisme de classe et de base, aux classes sociales qui aujourd'hui « n’y arrivent plus" et pour qui "les fins de mois difficiles » ne sont pas seulement un titre de journal: ensemble ils représentent la base structurante et de classe indispensable à chaque lutte contre le capitalisme;

-Aux mouvements de jeunesse, féministes, environnementalistes, pour les droits civiques et de lutte contre toutes les discriminations sexuelles. Dans la conscience qu’aujourd’hui la lutte pour le socialisme et le communisme peut retrouver sa fonction originelle de libération intégrale seulement s'il est capable d'assumer aussi dans son propre horizon les problématiques posées par le mouvement féministe;

-Aux mouvements contre la guerre, internationalistes, qui luttent contre la présence des armes nucléaires et des bases militaires étrangères dans notre pays, qui sont du coté des pays et des peuples (comme les Palestiniens) qui cherchent à se libérer de la tutelle militaire, politique et économique de l'impérialisme;

-Au monde des migrants, qui représentent l'irruption dans les sociétés les plus riches des injustices terribles que l'impérialisme continue à produire à l’échelle planétaire. Parce que c’est seulement de la rencontre multiethnique et multiculturel que peut naître - dans la lutte commune - une culture et une solidarité cosmopolite, non intégriste, anti-raciste, ouverte à la "diversité" qui fasse avancer l'humanité entière vers les l’horizons d’une meilleure vie commune et de paix

Nous souhaitons un processus qui dès le début se caractérise par sa capacité à promouvoir une réflexion problématique et même autocritique. Qui recherche aussi les raisons pour lequel une expérience riche et prometteuse comme celle à l’origine de Rifondazione Comunista n’a pas été capable de construire ce parti communiste dont le mouvement ouvrier et la gauche avaient et ont besoin; et qui recherche pourquoi ce processus a été marqué par des divisions multiples, des séparations, des défections qui ont déçu et éloigné du militantisme des dizaines de milliers de camarades. Nous demandons une réflexion sur les raisons qui ont rendu fragile et inadapté l'enracinement social et de classe des partis issus de cette expérience, et aussi les erreurs qui nous ont portés dans un gouvernement qui a déçu les attentes du peuple de gauche et qui est aussi à l’origine du retour de la droite

Il faudra du temps, de la patience et du respect réciproque pour cette réflexion.

Car si nous l'éludions, les fondations de la reconstruction se révèleraient trop précaires. Notre engagement n’est pas contradictoire avec l'exigence bien comprise d'une plus vaste unité d'action de toutes les forces de gauche que ne renoncent pas au changement. Pas plus qu’il n’exclut la recherche de convergences utiles pour endiguer l'avancée des forces plus ouvertement réactionnaires. Mais de telles forces unies à gauche auront d’autant plus de succès que sera plus avancé le processus de reconstruction d'un parti communiste fort et unitaire, à la hauteur des exigences de notre temps.

Il doit savoir vivre – bien plus qu’aujourd’hui - s’enraciner dans la société d'abord et ensuite dans les institutions. Parce que seul l'enracinement social peut garantir solidité et perspectives de croissance et poser les bases d’un parti qui ait son organisation autonome et son rôle politique autonome avec une influence de masse, malgré l'actuelle exclusion du Parlement et même dans l'éventualité de nouvelles lois électorales encore plus défavorables.  

La manifestation du 20 octobre 2007, dans laquelle un million de personnes ont défilé avec enthousiasme sous une marée de drapeaux rouges avec les symboles communistes, montre - plus que n’importe quel discours - qu'il existe dans l'Italie d'aujourd'hui l'espace social et politique pour une force communiste autonome, combative, uni et unitaire, qui sache être la cheville ouvrière d'une plus vaste mobilisation populaire à gauche, qui sache parler - parmi d’autres - aux 200.000 manifestants contre la base de Vicenza, aux délégués syndicaux qui ce sont battus pour le NON à l'accord de gouvernement sur la protection sociale et les retraites, aux 10 millions de travailleurs et travailleuses qui ont soutenu le référendum sur l'art.18.

Nous espérons que cet appel – aussi à travers des rencontres et des moments de discussion ouverte - rassemble un vaste courant d’adhésion dans chaque ville, territoire, lieu de travail et d’étude, partout où il y a un homme, une femme, un garçon et une fille qui ne considèrent pas le capitalisme comme l'horizon indépassable de la civilisation humaine.

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 20:19
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