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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 19:44

Enseignements de l’expérience des communistes italiens (1)

 

Le débat organisé à Paris le 17 mai dernier avec Andrea Catone, historien, militant du Parti de la Refondation communiste (PRC) et collaborateur de la revue l’Ernesto s’est révélé extrêmement instructif sur la situation politique en Italie, l’état du mouvement communiste après la débâcle électorale, sur l’état du mouvement communiste en Europe.

Une retranscription de ces échanges est en cours. Je livre ci-dessous quelques éléments de mes interventions dans la discussion et de ma réflexion depuis suite au développement des analyses d’Andrea Catone.

Les expériences récentes du PCF et du PRC frappent d’abord par leurs étroites similitudes. On constate que les mêmes recettes donnent les mêmes résultats et que les appareils dirigeants à l’œuvre dans les deux pays appliquent la même orientation stratégique, suivant des méthodes comparables. Le Parti de la gauche européenne, le PGE se confirme être le lieu de leur coordination.

Le cinglant échec électoral d’avril dernier en Italie rappelle le résultat de Marie-George Buffet aux présidentielles de 2007 ou celui de Robert Hue en 2002.

Par son ampleur, inattendue, d’abord: 3,1% à la « gauche arc-en-ciel » contre plus de 10% à ses composantes en 2006, dont plus de 8% pour les deux partis communistes (PRC et PdCI, parti des communistes italiens, scission du PRC). Il n’y a plus aucun parlementaire communiste.

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 16:43
Le communisme est l’avenir de l’humanité,
un parti communiste de masse et de classe est nécessaire aux exploités français.

L’heure de vérité est arrivée.

La famine menace dans les jours à avenir les populations de 37 pays.

Plus de 2 milliards d’êtres humains vivent avec moins d’un Euro par jour.

Les guerres du pétrole ravagent l’Irak, l’Afghanistan, la Tchetchénie, la Palestine...

65 000 transnationales capitalistes et leurs 800 000 filiales s’affrontent dans la jungle économique, pillent sans vergogne ni état d’âme, les richesses issues du travail et de la nature, régentent le monde pour les profits de leurs dirigeants.

Ils prétendent réduire le monde à une marchandise. L’existence de la vie sur la planète peut être mise en cause par ce mouvement destructeur d’accumulation du capital. Sur la terre entière les partisans résolus du capitalisme et l’ensemble de leurs alliés honteux ferment les portes de l’avenir. Il n’y aurait plus de futur commun.

En France, le pouvoir d’achat de l’immense majorité de la population est en chute libre car en 20 ans la part des richesses stérilisées  dans les profits capitalistes est passée de 40 % à plus de 50 %. Pour la première fois depuis la décennie 50 la jeunesse n’espère plus une vie meilleure que celle de ses aînés. La classe dominante proclame sans fard son objectif: en finir avec toutes les solidarités construites au long de l’histoire.

En France, comme dans l’ensemble des pays capitalistes développés l’abstention massive des travailleurs manuels et intellectuels, des exploités est le fait marquant de toutes les consultations électorales. Dans nos quartiers populaires elle touche de 60 à 70 % des électeurs.

De dures luttes  comme pour le CPE CNE sont parfois victorieuses mais nous ne produisons plus une perspective politique mobilisatrice, enthousiasmante. Résistance et révolte, sursauts politiques comme l’apport de gauche au succès du NON au référendum tentant d’accélérer l’Europe capitaliste,  si nécessaires ne suffisent pas !

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:37

Passer à un nouveau stade pour réinvestir notre parti, le PCF ! Quelle préparation du 34ème congrès?

Document de travail du secrétariat du PCF Paris 15ème consacré à la préparation du congrès. A prendre comme texte de réflexion. Cette partie du rapport suit la partie consacrée aux luttes qui soulignent l’attente vis-à-vis du PCF, le besoin d’une rupture dans ses positionnements pour dégager la perspective politique.

Les congrès du Parti se suivent. Des réalités se confirment.

Jamais la stratégie de la direction ne s’était autant dévoilée. Jamais elle n’a été autant désavouée par les faits. Mais les forces pour la mettre, enfin, en échec doivent passer à un stade d’organisation.

Après le résultat désastreux de MG. Buffet à la présidentielle, tour à tour les dirigeants, Cohen-Seat, Gau, Dartigolles, Gayssot, Marie-George elle-même au CN de juin ont révélé le point d’arrivée du processus de « mutation » engagé depuis le milieu des années 90 : la liquidation du Parti. L’effacement de l’identité communiste, le reniement de ses bases théoriques, le sabotage de son organisation doivent conduire au changement de nom, à la dilution dans « autre chose à gauche », à une rupture avec l’histoire. La direction a pensé que la situation était « mûre ». Elle s’est, heureusement, lourdement trompée, encore une fois.

Depuis juin, son orientation ne cesse d’être condamnée. Les adhérents dans les sections ont rejeté l’ordre du jour du « congrès extraordinaire » de décembre 2007, transformé du coup en « assemblée extraordinaire ». Ils ont affirmé que le PCF avait un avenir. Ce désaveu n’est pas sans rappeler celui de l’opération, un an plus tôt, de la candidature des « collectifs antilibéraux ». Les récentes élections municipales et cantonales et la remontée à 9,3% de 1300 candidats ne reniant pas leur identité communiste ont coupé court à la théorie du « PCF-repoussoir », des « valises de plomb de l’histoire ».

La persistance du fait communiste en France, notamment dans le monde du travail, se confirme. Le déferlement d’anticommunisme, par exemple à propos de 1968, en témoigne à sa façon. Bien que très amoindrie, l’organisation nationale du PCF subsiste. Surtout, le PCF demeure un repère politique, face à la droite et à la social-démocratie. Pour ne prendre que cet exemple essentiel, quel autre grand parti, malgré les flottements de sa direction, s’oppose à l’UE du capital ?

On pourrait ajouter dans la série des discrédits, l’échec cinglant de la « gauche arc-en-ciel » en Italie, expérience d’effacement des organisations communistes partant de la même inspiration qu’en France.

La situation actuelle du PCF reste marquée par une contradiction. Même lourdement désavouée, la direction et ses différents clans parviennent encore à rester en place pour continuer dans la même voie. Même en mode mineur. Il n’est plus question ouvertement, sauf chez les poissons pilotes « refondateurs » ou proches de MM. Hue et Gayssot, de disparition du PCF. Mais la stratégie qui y mène est toujours de mise. « La gauche, la gauche, la gauche… » : les incantations confirment la subordination au PS et le choix de privilégier l’alternance institutionnelle, malgré le consensus avéré entre PS et droite sur les choix fondamentaux. En conséquence, la ligne de la direction du Parti est incapable de dégager la perspective politique dont les luttes, fortes et déterminées, ont besoin pour converger et mettre en échec le gouvernement. La déstructuration de l’organisation communiste, à la base, se poursuit. La dilution du Parti pourrait bien revenir à l’ordre du jour à l’occasion des élections européennes de juin 2009 au nom du vote utile et sous l’impulsion du PGE, dont l’un des principaux animateurs, F.Wurtz est aussi l’un des fondateurs du club « Gauche avenir » avec Quilès, Sapin, Lienemann et d’autres PS.

Entre temps, la direction en a rabattu sur ses objectifs au 34ème congrès. Elle va s’évertuer à esquiver toute possibilité de remise en cause de son bilan, de son orientation et de ses places, tout en ménageant le terrain pour ses futures « expérimentations ». Elle multiplie déjà les diversions : multiples « ateliers » de discussion. Ses composantes adoptent des postures différentes sur tel ou tel sujet pour canaliser l’opposition des communistes. Les pratiques d’appareil, pour verrouiller les débats et les délégations vont jouer à plein.

La contradiction n’en demeure pas moins profonde entre cette ligne et ce que veulent sans doute une majorité de communistes, ce que représente le PCF dans le pays, ce que les travailleurs en attendent.

La direction ploie. Elle devra rompre à un moment ou un autre, partir, sous le poids de ses contradictions ET de l’action de communistes responsables.

Notre responsabilité de militants, a fortiori de dirigeants d’organisations du PCF est posée, à chacun. Nous ne partons pas de rien. Depuis le 30ème sinon le 28ème congrès, des oppositions fortes se sont exprimées à la « Mutation-liquidation », comme au 33ème. Les faits nous donnent raison. La légitimité de la direction nationale, qui a tant joué, est largement entamée. Dans les derniers mois, avant l’assemblée « nationale » extraordinaire de décembre, l’appel « pas d’avenir sans PCF » a contribué à mettre en échec l’ordre du jour initialement prévu.

Mais dans les mois qui viennent, d’ici le congrès, il est temps de passer à un autre niveau dans l’expression, l’action, la coordination, la structuration des communistes qui veulent que le PCF retrouve sa raison d’être. Le congrès sera une étape importante. Parmi les « groupes », les « personnalités », les organisations du PCF qui ont exprimé des positions dans cette bataille, il est temps de préciser la démarche. Même si cela peut s’expliquer au vu notre conception du parti, il n’est plus tenable que les communistes qui se revendiquent marxistes et léninistes soient les moins organisés dans le PCF et laissent tout ce qu’il représente continuer d’être dilapidé.

La question de l’unité des « opposants » est posée de façon récurrente, depuis au moins 10 ans. L’expérience nous le confirme. La référence au PCF, la bataille pour ne pas laisser la légitimité de ce qu’il représente aux liquidateurs, sont essentielles pour l’unité des communistes. Par son passé, ce qu’il continue à représenter dans le pays, par sa théorie et son mode d’organisation historiques, le PCF est le lieu de l’unité des communistes, de leur efficacité dans la bataille politique. Ce n’est pas un hasard si les dirigeants « mutants » s’obstinent à vouloir de débarrasser de son nom.

Depuis la « Mutation », la direction liquidatrice s’est appliquée à vider le parti des militants les plus susceptibles de s’opposer à sa ligne : en les écoeurant par ses positionnements, en liquidant la structure de base de leur engagement, la cellule, en les écartant administrativement. Il y a certainement plus de communistes hors du parti aujourd’hui que dedans sans compter tous les jeunes, militants dans les entreprises par exemple, qui n’ont plus eu l’occasion de trouver le parti dont ils expriment pourtant le besoin.

Ces constatations ont amené des « groupes d’opposants », des « personnalités » à tenter de se structurer en dehors du PCF sous forme d’associations voire de parti. Au bout de 10 ans, le résultat est un double échec. Ces groupes restent groupusculaires et n’ont capté qu’une part infinitésimale de ce que représente le PCF. Mais dans le même temps, leur démarche a facilité le travail de destruction du PCF. L’esprit de chapelle des « groupes » a conduit mécaniquement à la division organisationnelle mais aussi à une dispersion idéologique. Si tous les « opposants » signataires de l’appel « nous assumons nos responsabilités » de 1999 étaient organisés ensemble dans le Parti, la direction affaiblie ne pourrait plus tenir.

Aujourd’hui, plus que jamais, le regroupement des communistes est nécessaire pour regagner l’organisation politique dont les salariés ont besoin dans les luttes. Nous ne pensons pas que ce regroupement ne passe par un cartel de groupes mais par l’organisation de la bataille la plus large pour combattre la stratégie de sa direction, relever le PCF et faire vivre le plus possible de ses organisations sur une base de classe.

Appelons les camarades, isolés, écartés à réinvestir leur parti, et donnons-nous les moyens de consolider, recréer des cellules, des sections…

Le 34ème congrès va être une étape décisive pour mettre en échec la liquidation pure et simple du PCF et une étape très importante dans le processus de réappropriation du parti par les communistes.

Avec plus de clarté encore qu’au 33ème congrès, nous devons poser la question du bilan et rassembler en vue d’une rupture avec la stratégie de mutation-liquidation. Ruptures :

-         Avec l’alignement sur la social-démocratie et l’inscription dans le système de l’alternance

-         Avec l’abandon de nos fondamentaux théoriques et de nos positions de référence (ex : contre l’UE du capital)

-         Avec l’abandon de l’organisation révolutionnaire originale du PCF, les cellules, les sections, dont la raison d’être en particulier à l’entreprise, est d’animer la lutte des classes.

La question du changement de direction en découle naturellement. Il n’est pas pensable de remettre le clan dirigeant actuel « sur les rails de la lutte des classes ». Mais la question des directions se pose doublement. Il est nécessaire d’afficher une alternative nationale à la direction actuelle comme il est nécessaire en même temps de construire une véritable coordination nationale à même de faire vivre les organisations du PCF sur des bases rompant avec la stratégie actuelle. Sinon on tomberait dans une vaine et contre-productive bataille de personnes.

Quelle démarche d’ici le congrès ?

Nous avons multiplié ces dernières semaines les échanges avec en particulier des camarades responsables d’organisations du PCF parties prenantes des textes alternatifs au dernier congrès. Le 3 mai, de façon informelle, nous nous sommes rencontrés avec des dirigeants de la section de Vénissieux et de la Fédération de la Haute-Saône.

Un des points de départ de notre réflexion pour les mois qui viennent est le texte commun adopté après l’assemblée extraordinaire de décembre. Il fixait quatre objectifs d’action :

- l’expression de positions communistes, indépendantes et clairement identifiées dans les luttes et les élections

- la consolidation et la reconstitution d’organisations de base, cellules et section, notamment à l’entreprise

- la relance de la théorie révolutionnaire du PCF, de notre critique marxiste du capitalisme couplé avec une relance de la formation politique des militants

- la remobilisation des camarades isolés et l’adhésion au PCF sur des bases de lutte.

D’ici les vacances d’été, plusieurs initiatives sont soumises à l’avis des camarades :

- Nous préparons un nouveau texte d’appel qui sera mis en discussion avant fin mai. Il devrait porter, de la façon la plus brève possible, l’analyse de la situation politique et de celle du parti et la démarche de préparation du congrès. Il serait proposé, cela reste en débat, à la signature d’organisations du PCF et d’adhérents individuels.

- Une rencontre nationale sur une journée, où pourrait être rendue public ce texte, paraît indispensable, au plus tard le 1er week-end de juillet.

- La préparation d’un texte alternatif de congrès est nécessaire dès maintenant. Le texte de la direction ne saura nous convenir. D’ici l’été, son orientation et sa structure devraient être définies, dans la transparence et l’échange.

- Au moins par internet, la mise au point d’un système de mise en commun des textes de propagande produits par les uns et les autres dans le sens de développer des actions nationales sur des axes de lutte essentiels, délaissés par la direction.

Une action symbolique fore à Tours le 14 juin ?

La question est également posée d’une action symbolique forte. La direction du Parti organise trois débats nationaux, officiellement uniquement pour alimenter la réflexion et non pour l’orienter (mon œil !). Le 3ème aura lieu à Tours le 14 juin et portera sur les « transformations du Parti ». Le symbole n’échappe à personne. La volonté déjà exprimée par plusieurs dirigeants de revenir sur le congrès de Tour, de le refaire mais « à l’envers », ou de le dévoyer ne manquera pas de se manifester dans une discussion biseautée. Nous sommes plusieurs à avoir l’idée une présence en masse de communistes dans et aux abords du débat pour réaffirmer la validité et la fécondité du choix de 1920.

Mais une telle initiative se prépare. Elle doit être calée sur le contenu. Elle doit rassembler des camarades en nombre suffisant sous peine de produire l’effet inverse de celui recherché. Nous soumettons cette proposition et les autres à l’avis des camarades, attendons les leur. Concrètement, il faudrait savoir d’ici 15 jours combien de camarades peuvent être mobilisés pour Tours.

L’organisation au service de l’action. L’action au service de l’organisation. Faisons marcher nos réflexes de militants du PCF pour relever notre parti !

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:33

Stéphane Auriol s’adresse à André Gérin :

Dans l’intérêt de notre bataille pour le relèvement du PCF, je te fais part de mon profond désaccord avec tes positions sur le capitalisme « des métiers »


Cher camarade,

Je suis avec attention tes courriers et tes interventions dans les media. Avec mes camarades de la RATP, nous nous élevons comme toi contre le processus de liquidation de notre parti, né du congrès  de Tours, le PCF. C’est pourquoi nous pensons que nous avons intérêt à ne pas cacher certains désaccords, à ouvrir le débat sur certains sujets.

Nous ne nous reconnaissons absolument pas dans les positions que tu as exprimées notamment dans une interview à l’hebdomadaire « Le Nouvel Economiste » daté du 10 avril 2008. Nous sommes conscients que le journaliste peut avoir déformé tes propos, auquel cas il nous paraîtrait important d’imposer une rectification.

Dans les phrases que l’on te prête, tu te fais le défenseur « d’un capitalisme des métiers, des savoir-faire et des produits ». Tu estimes qu’aujourd’hui « les capitaines d’industrie sont nos alliés ». Tu te réjouis d’avoir noué des « relations étroites avec le représentant du patronat Rhône-Alpes, avec l’UIMM… » et de « travailler main dans la main avec les patrons de PME et la chambre de commerce et d’industrie ».

Je partage bien évidemment les objectifs de défense de l’emploi et de l’industrie. Mais cela passe-t-il pas une union sacrée avec nos ennemis de classe ? Pour moi, certainement pas !

Il n’y a pas un « bon » et un « mauvais » capitalisme. J’ai appris dans le parti une vérité théorique, marxiste, qui à mes yeux se confirme chaque jour : les capitalistes recherchent à tirer le profit maximal de l’exploitation des travailleurs. Cela peut passer, a pu passer, pour eux par un investissement dans l’industrie en France. Depuis des années, le patronat a trouvé dans le renforcement de la concurrence internationale sur le marché mondialisé, dans la dégradation pour la classe ouvrière des rapports de classe au niveau mondial, les moyens d’extorquer davantage de plus-value aux travailleurs en France, de remettre en cause leurs acquis sociaux, leurs conditions de travail et leurs salaires, jusqu’à bien sûr leur emploi. Les délocalisations, la désindustrialisation constituent à la fois un instrument et un résultat de leur stratégie capitaliste.

Pour les de Wendel (Seillères), quand la sidérurgie n’a plus assez rapporté en France, ils ont transformé leur groupe en holding financier « Marine-Wendel » (Wendel-investissement). Pour Gallois, plus le carnet de commande d’Airbus est plein, plus il veut filialiser les usines et supprimer des emplois en France. Etc…

Aucune collaboration n’est possible avec les « capitaines d’industrie », leurs groupements UIMM, Medef ou chambres de commerce. Nos intérêts de classe sont opposés. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne soit pas amené, sur la base d’un rapport de force, en tant que militants syndicaux, politiques, qu’élus, à discuter.

Le patronat n’a de cesse d’essayer « d’associer » les élus politiques à sa logique pour obtenir encore davantage de cadeaux sous toutes les formes (déductions fiscales, exonérations de cotisations sociales, zones franches, aide en nature…) dans le cadre d’une mise en concurrence des territoires. Communistes, nous ne pouvons que combattre les politiques basées sur le chantage à l’emploi, à la préservation de l’industrie que Sarkozy pratique d’ailleurs sans complexe.

J’en ai aussi vraiment assez d’entendre depuis la période Hue des dirigeants du Parti faire l’apologie des patrons de PME. Commençons par ne pas confondre l’artisanat qui subsiste avec les PME qui résultent de la nouvelle organisation de l’économie voulue par le patronat. Toujours pour dégager un profit maximal, les grandes entreprises ont recours à l’externalisation, à la sous-traitance en cascade. C’est le moyen de pressurer davantage les salariés, de rendre plus difficile encore leur organisation pour se défendre et faire valoir leurs droits. Que la situation personnelle des patrons de ce type de PME tende à se rapprocher de celle de salariés, cela n’y change rien. Toutes les aides accordées à ces PME, sur lesquelles on invite à pleurer comme sur les SDF, sont aussitôt pompées par les donneurs d’ordre et le grand capital.

Ta glorification du capitalisme « des métiers », au niveau des « bassins d’emploi », ta disposition à « défendre des entreprises industrielles capitalistiques » revient à accompagner cette stratégie du capitalisme. Leurs profits d’aujourd’hui ne sont pas les salaires et les emplois de demain ! L’expérience a confirmé notre réflexion théorique.

 

Quand je te lis affirmer que tu préfères recourir dans ta ville à une entreprise privée plutôt qu’aux services publics si elle apporte la « même réponse technique, moins chère » « sans esprit de boutique, ni partisan », je frémis car je crois entendre les patrons de mon entreprise ou le président PS Huchon de la région Ile-de-France lorsqu’ils justifient, au nom de la concurrence, la marche à la privatisation de la RATP, la baisse de nos salaires réels, la remise en cause de nos jours de repos, la filialisation. Une entreprise privée ne peut pas accomplir le même service public qu’une entreprise publique parce qu’elle ponctionne sa part de profit et cela aux dépens de la qualité de la réponse aux besoins, de l’emploi et des conditions de travail des salariés qui sont pour nous partie intégrante du service public. Une bonne gestion publique ne peut pas être une gestion de type privé. Elle relève effectivement des élus, notamment communistes, responsables devant la population.

Nous sommes en plein dans la discussion sur les nouvelles règles du « dialogue social » et de la représentativité syndicale. Tu réclames que « les salariés, en particulier les ingénieurs, cadres et techniciens (pourquoi davantage que les ouvriers ?) soient « associés aux choix stratégiques de l’entreprise ». Pour moi, ils ne peuvent pas être « associés », cogérer des stratégies capitalistes, ils doivent développer les moyens d’en imposer d’autres dans l’entreprise notamment avec leurs organisations syndicales de classe et la lutte idéologique sur le lieu de l’exploitation qui est la raison d’être des organisations du PCF à l’entreprise que je défends. La politique du pouvoir, le texte sur la représentativité syndicale que défend le Medef visent à structurellement, institutionnellement, financièrement inscrire l’activité des syndicats, (de la CGT qui m’intéresse principalement) dans les choix patronaux. Nous devons combattre cette grave atteinte démocratique et non aller dans son sens.

Je partage ta critique de la notion de « partage des richesses » par la « gauche ». Mais je crains que quand tu dis juste après qu’il faut « combiner résultats financiers et promotion des hommes », je ne sais pas si tu ne tombes pas dans la même logique.

Si je ne te connaissais pas je prendrais pour une insulte la phrase que rapporte le Nouvel économiste : « les cocos doivent virer leur cuti vis-à-vis du pouvoir. Il ne s’agit plus de tenir un discours contestataire en permanence mais de mettre les mains dans le cambouis. ». Je crois des milliers de camarades qui contestent chaque jour la logique capitaliste dans leur entreprise, loin des conseils d’administration et des bureaux des Chambres de commerce et d’industrie, savent ce que c’est que de mettre les mains dans le cambouis. La notion de « compromis » qui termine ton interview est justement celle que nous avons combattue, avec succès, au dernier congrès de la CGT.

André, ton interview a un mérite, celui de contribuer au débat, notamment dans la perspective du congrès sur une question essentielle pour les communistes : la politique industrielle.

Pour moi, en quelques mots, nous devons mettre en avant la défense et l’extension du secteur nationalisé, la remise en cause de la politique de concurrence « de tous contre tous » pilotée par l’UE du capital et l’OMC mais décidée en France. Notre rôle de communistes est de dévoiler, dénoncer, contester les stratégies du capital pour construire des rapports de force, au niveau des bassins d’emploi, du pays contre les choix de désindustrialisation des grands groupes. Sur un autre plan, nous devons mettre au centre, malgré la direction du parti, l’activité et l’organisation communistes à l’entreprise sur la base de notre théorie de la lutte des classes, plus actuelle que jamais.

Je crois que c’est cela qui faisait la force du parti des « années 30 ou 50 » auxquelles tu te réfères, mais encore des années 60, 70 et 80.

Discutons-en !

Fraternellement,

Stéphane Auriol, militant syndical et politique à la RATP, membre du Conseil national du PCF.

 

En lien :

réponse d'André Gérin à Stéphane Auriol

lettre du PCF Paris 15ème à André Gérin

réponse d'André Gérin au PCF Paris 15


"Camarade Libéré" - article du Nouvel économiste sur André Gérin

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:31

Nous reproduisons le texte de l'article de Philippe Plassant paru dans le n° 1427 du Nouvel Economiste du 10 au 16 avril 2008.

Longuement interviewé, notre camarade André Gérin reprend des positions qui ne peuvent que susciter discussion chez les communistes.


Camarade libéré

 

Après son éloge de Castro, André Gérin pourrait passer pour un archéo. Total quiproquo: en réalité, le « coco » de Vénissieux a viré sa cuti stalinienne. A faire passer Besancenot pour un rigolo.


Lorsque l'on se rend à un rendez-vous avec André Gerin, pour comprendre comment en 2008 ce député communiste a pu prendre sa plume pour adresser une lettre de félicitations à Fidel Castro sur le départ, on s'attend à se retrouver avec le dernier des Mohicans de l'assemblée. Impression renforcée au premier contact par la façon un brin soupçonneuse avec laquelle il dévisage son interlocuteur, comme pour cerner ses arrière pensées forcément malveillantes. Erreur: l'homme qui a à son actif sa réélection à la mairie de Vénissieux dès le premier tour (avec 53% des votants) est tout sauf un communiste primaire et affiche en réalité un positionnement sans complexe. «Ma lettre à Castro est un coup de sang. Je ne pouvais pas laisser sans répondre Bush, le président de Guatanamo, zone de total non-droit, critiquer Cuba. Ce régime n'est pas exempt de critiques, je me rends à la Havane au printemps pour me faire mon opinion.» Un camarade libéré.

 

Communiste et le « culte » du résultat

«D'abord je suis très fier d'avoir été pendant 21 ans ouvrier chez Berliet. J'y ai contracté le virus de la politique aux côtés de la génération qui avait fait la Résistance et la reconstruction et en même temps, c'est là que j'ai appris «l'obligation de résultat». Mes camarades d'atelier me lançaient: « Si tu veux progresser, montre-nous ce que tu sais faire.»
 Aujourd'hui, je tiens le même discours aux fonctionnaires de la ville. J'ai appris aux techniciens les ratios économiques. Pour-moi, un sou est un sou, qu'il soit public ou privé. Quand une entreprise de ma ville, une PME ou un artisan, est capable d'apporter la même réponse technique moins chère, je prends le privé sans état d'âme car j'ai la responsabilité du bon usage de l'argent. J'ai appris surtout à défendre l'intérêt général, sans esprit de boutique, ni partisan », explique André Gerin. Ce n'est pas la seule entorse à la doxa du Parti. Il n'a pas hésité à ouvrir certains services publics le samedi et même, comble du comble, le dimanche "tout simplement pour mettre en adéquation les services avec les besoins et attentes de la population".
Innovation encore avec la création originale d'une ligne d'appel fonctionnant nuit et jour tout au long de l'année - le TOP pour "office public de la tranquillité" De même fut-il pionnier dans les délégations de quartier mises en place il y a près de 20 ans. Sa conviction: « Les services publics comme on les concevait dans les années 70 doivent évoluer en fonction des besoins. On ne peut plus être au four et au moulin. Ce que nous devons créer c'est avant tout du lien social et de la citoyenneté. » De beaux discours car le maire traîne derrière lui une réputation d'autoritarisme. "Je ne me laisse pas marcher dessus, c'est évident. Mais je tiens le même discours à tout le monde. Et si mettre les devoirs au même niveau que les droits, si expliquer aux jeunes que ce n'est pas parce qu'ils sont dans la «merde» qu'ils peuvent tout se permettre, alors oui je suis autoritaire, mais je n'ai aucun problème là-dessus. La dissolution de l'autorité à tous les étages de la société a été une catastrophe. Je suis pour que l'on remette la question des limites et du respect au centre." André Gerin assume.

Pour un capitalisme des métiers

Un homme de gauche assumant un tel discours est déjà assez rare. Mais André Gerin réserve des surprises encore plus grandes quand il développe ses conceptions économiques et sociales. « Aujourd'hui, je considère que les capitaines d'industrie sont nos alliés. Sur Vénissieux et autour de la ville, nous travaillons main dans la main avec les patrons de PME
et avec la chambre de commerce et d'industrie. J'ai des relations étroites avec le représentant du patronat Rhône-Alpes, avec l'UIMM, le conseil économique régional, la CGPME... des relations de travail. Sur la ZUP qui est une zone franche Juppé, une quarantaine de petites sociétés sont installées. C'est notre manière de remettre l'emploi au coeur de la cité. »
Le maire voit bien plus large et théorise: « Avec moi, quand on parle industrie il n'y a aucun problème, ni blocage, ni a priori idéologique. Je défends un capitalisme des métiers, des savoir-faire et des produits. Il y a des PME qui réussissent en France, des entreprises industrielles capitalistiques que je suis prêt à défendre, car elles sont de ce point de vue utiles. Je dis cela sans état d'âme. De même doit-on désormais raisonner bassin d'emploi et plus forcément entreprise. Le discours de la gauche sur le partage de la richesse, c'est du blabla si on ne se demande pas d'abord comment la créer. Or la valeur ajoutée est dans l'industrie. En moyenne, un salarié dans l'industrie crée 30% de plus de valeur ajoutée qu'un employé dans les services ». Comment mener ce combat? « A mes yeux, il ne peut être gagné qu'en associant les salariés,en particulier les ingénieurs, cadres et techniciens, aux choix stratégiques. Aujourd'hui la plupart des grandes sociétés sont dirigées par une poignée de quatre ou cinq managers et les cadres n'ont plus voix au chapitre. »
Une réinvention de l'utopie autogestionnaire?  «Je ne jette pas le masque sur les problèmes. Mais je pose la question de la finalité qui doit combiner résultats financiers et promotion des hommes. »

Nécessaire révolution culturelle
"Je veux que le PC retrouve son identité et son originalité comme dans les années 30 ou 50,lorsqu'il s'appuyait sur ce que l'on appelait l'aristocratie ouvrière. S'il ne renoue pas avec les milieux populaires et le monde du travail, le PC est condamné. Après que bon nombre de nos électeurs ont rejoint le FN - je fus l'un des premiers à admettre cette réalité taboue – je constate aujourd'hui qu'ils désertent les urnes. Dans certaines villes populaires, le taux d'abstention est de 50% et monte jusqu'à 60 voire 70%. C'est très inquiétant. Aujourd'hui dans certains de ces quartiers, les petites bandes de mafia régnent. L'effet boomerang risque un jour d'être terrible. Le PC s'en sortira - mais ce n'est pas gagné - s'il est capable d'aller à la conquête des ingénieurs, cadres et techniciens, s'il est capable d'avoir un discours crédible et sérieux et s'il ne cherche pas à leur expliquer comment il faut faire. Une place est à prendre. Les cocos doivent virer leur cuti vis-à-vis du pouvoir. Il ne s'agit plus de tenir un discours contestataire en permanence, il faut mettre les mains dans le cambouis. Ce n'est pas sale. Il faut faire des compromis avec la réalité, j'ose même dire que c'est ce qui est le plus intéressant. Il faut casser les modes anciens de pensée. Sur la question du pouvoir, le PC doit faire sa révolution culturelle. Moi je l'ai faite et j'assume.» Depuis qu'il a déclaré sa candidature au poste de secrétaire général à la place de Marie-George Buffet, André Gerin est devenu l'homme quasi invisible dans les pages de l'Humanité.



En lien:

Lettre de Stéphane Auriol à André Gérin

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 11:06

Mouvement des lycées : besoin de la JC !


Le mouvement des lycéens de ces dernières semaines témoigne d’un haut niveau de conscience et de contenu de classe. Leur avenir professionnel, la possibilité de le défendre et de le choisir sont au cœur de leur préoccupation. Les données politiques sont très présentes. La volonté du gouvernement d’assécher les financements de l’école pour diriger l’argent vers le Medef et les plus riches, vers le privé, voire vers le budget de l’armement est clairement identifiée. Comme l’enjeu du maintien des 11200 postes de personnels à la rentrée 2009 et des bacs pro en 4 ans.


Dans le contexte général de mécontentement et de lutte contre la politique du pouvoir symbolisée par Sarkozy, cette situation devrait être propice à un développement de la JC. Comme la JC aurait un rôle particulier et important à jouer, entre le spontanéisme et l’irresponsabilité des organisations gauchistes et la tendance lourde à collaborer des organisations réformistes.


On se souvient de l’attitude de l’Unef sur la loi LRU remettant en cause l’université. Lorsque la loi a été votée en juillet 2007, pas ou très peu de critiques, aucun appel à la mobilisation. Lorsque devant ses réalités, les étudiants sont entrés en action, fac par fac, à partir d’octobre, l’Unef a dû suivre et s’est placée en interlocuteur privilégié sinon « représentatif » du gouvernement. Fin novembre, début décembre, l’Unef aidait à désamorcer la lutte en acceptant un compromis vide.


Aujourd’hui, la petite sœur de l’Unef, la Fidl semble essayer de jouer le même rôle. A leur sortie du ministère le 9 mai, ses représentants se sont satisfaits « d’avancées » venant de Darcos, qui n’a pourtant rien lâché que ce soit sur les suppressions de postes ou sur les bacs pro. Ils ont annoncé unilatéralement la suspension du mouvement après la manifestation du 15 mai, ce qui ne donne pas les meilleures conditions pour la réussir ! Heureusement, la Fidl est encore moins représentative que l’Unef.


Il est notoire que l’Unef et la Fidl sont liées au PS. Pour qui en douterait, Bruno Julliard est directement passé de la présidence du syndicat au poste d’adjoint de Delanoë. On sait aussi combien sur l’université, comme sur l’école, les positions du PS, comme les a par exemple exprimées crûment Ségolène Royal, sont proches de celles de l’UMP.


Depuis le sabordage de l’ancienne Unef, livrée à l’Unef ID par l’actuelle dirigeante du PCF, partisane du dépassement du Parti, Marie-Pierre Vieu, il n’y a plus de syndicat étudiant revendicatif ayant un lien avec le syndicalisme de classe.


Cela renforce encore les responsabilités de la JC (et de l’UEC). On attendrait qu’elle se désolidarise des organisations social-démocrates, qu’elle construise des convergences avec les jeunes salariés, que dans les lycées, elle appuie la détermination à poursuivre le mouvement dans la durée tout en évitant les actions contre-productives (ex : blocage à quelques uns) encouragées par des gauchistes.


Plus facile à dire qu’à faire !


C’est certainement le cas dans certains endroits. Mais on ne le sait pas ! Même dans l’Huma, on ne lit rien, ou presque, du rôle des jeunes communistes dans le mouvement. Il serait bon que les expressions et actions produites par les militants localement parviennent à un plus grand nombre dans la JC elle-même et dans le parti.

Ces dernières années, la JC a été le champ d’expérimentations de la mutation-liquidation du PCF. L’abandon des « cercles » a précédé celui des cellules. Ils étaient difficiles, c’est vrai, à faire vivre. Mais c’est une question de priorité politique. Au lieu de tourner les efforts vers cette structure de proximité, on a préféré l’abandonner au profit de « réseaux » thématiques, aux contours flous, ce qui a provoqué il y a quelques années une véritable hémorragie militante. L’absorption mentionnée de l’Unef par l’Unef-id, pilotée par des dirigeants de l’UEC, a traduit l’alignement sur la social-démocratie.


Pourtant, depuis plusieurs années, monte dans les assemblées, à tous les niveaux de l'organisation, l’exigence d’une JC offensive, tournée vers la lutte et non pas vers de fumeuses réflexions sociétales. Ils demandent des réunions qui ne soient pas le siège de bavardages stériles mais un échange d’expériences de lutte et d’élaboration politique, un matériel politique qui permette d’aller au contact des jeunes dans les quartiers, les établissements scolaires et les entreprises, d’alimenter leurs luttes. Le besoin d’une formation marxiste s’exprime aussi fortement.


Malgré les tirs de barrage, provenant de certains dirigeants, proches des groupes dirigeants du Parti (dont les « refondateurs »), ils ont marqué des points dans ce sens. Le contenu de certains articles de « l’Avant-Garde », certains tracts, notamment locaux, en témoignent. Les plus acharnés à effacer l’identité communiste entendaient changer le nom du journal. Ils y ont renoncé : ne leur en déplaise, les centaines (milliers?) de jeunes qui adhèrent à la JC chaque année font le choix de rejoindre une organisation communiste. On revient de loin !


Ce début d’inversion de tendance a besoin d’un support politique dans le parti. Les questions de la jeunesse et de l’avenir du MJCF doivent faire pleinement partie de la préparation du congrès du Parti dans lequel tout doit être fait pour que des jeunes militants interviennent. Pas comme alibi de la ligne de la direction mais à partir de l’exigence d’une organisation communiste de jeunesse, telle qu’elle se manifeste avec le mouvement des lycéens.


Joran Jamelot pour Vive le PCF
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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 00:51

« Ne dites pas « un jour viendra », faites venir ce jour », Tamar Gozansky

Les 60 ans de l’Etat d’Israël sont 60 ans d’occasions manquées, aussi de luttes pour la paix, la démocratie et l’égalité.

Déclaration du Parti communiste d’Israël (PCI), 7 mai 2008 (traduction depuis l’anglais par vivelepcf)

La création de l’Etat d’Israël, il y a 60 ans, et le Désastre (« Nakba ») qui a fait de la majeure partie du peuple palestinien des réfugiés, sont les deux faces indissociables d’une histoire qui aurait pu être différente, si, cette même année 1948, l’Etat palestinien indépendant avait également été créé.

Les communistes juifs et arabes, pendant qu’ils agissaient clandestinement contre la domination britannique et pour l’indépendance du pays, soutenaient la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies du 29 novembre 1947 qui prévoyait la création de deux Etats sur le territoire de la Palestine sous mandat. Depuis ce jour, le PCI a défendu sans relâche le droit à l’autodétermination de chacun des deux peuples, le juif et l’arabo-palestinien. Depuis ce jour, le PCI a exigé sans relâche l’établissement d’une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, reposant sur la fondation d’un Etat palestinien avec Jérusalem-est comme capitale et une solution à la question des réfugiés palestiniens conforme aux résolutions de l’ONU. L’indépendance d’Israël ne sera achevée que lorsque sera créée la Palestine indépendante à son côté.

Les dirigeants sionistes du temps du Mandat, les gouvernements d’Israël ensuite, ont empêché la création de la Palestine indépendante à côté d’Israël. En 1948 et pendant la guerre de juin 1967, ils ont mis en application le principe chauvin : « le plus de territoire avec le moins d’Arabes ». Pendant la guerre d’indépendance, les soldats israéliens ont détruit 450 villages et contraint des centaines de milliers de Palestiniens à s’exiler loin de chez eux. Pendant les 41 ans d’occupation israélienne commencée en 1967, l’armée israélienne n’a cessé de répandre la destruction et d’ôter la vie à des milliers de Palestiniens.

Le refus de mettre en œuvre, en principe comme en pratique, les décisions des organes des Nations Unies, retrait de tous les territoires occupés en 1967, démantèlement de toutes les colonies, établissement d’une paix juste entre Israéliens et Palestiniens, est la cause principale de l’absence de paix et de sécurité et de la poursuite de l’effusion de sang.

L’impérialisme, britannique il y a 60 ans, américain aujourd’hui, constitue le principal soutien et commanditaire de la politique d’occupation et d’annexion du gouvernement israélien. Dans le même temps, l’impérialisme oriente aussi la réaction de pays arabes, qui dans le passé s’étaient opposés au plan de partition, et qui maintenant, au service de l’agression américaine, développent des relations officieuses sinon ouvertes avec Israël, malgré la poursuite de l’occupation et de l’oppression du peuple palestinien, malgré l’extension des colonies en Cisjordanie.

La poursuite de l’occupation, combinée avec les politiques ultra-libérales, ont fait d’Israël un pays qui applique un régime colonial dans les territoires palestiniens. Mais Israël applique aussi sur son propre territoire une forme de colonialisme intérieur qui s’exprime par l’ampleur extrême des inégalités socio-économiques, doublées de manifestations de racisme et de discrimination à l’encontre de ses citoyens arabes.

Le capitalisme israélien se caractérise par le haut niveau de militarisation de l’économie et de la société, par l’intégration croissante dans la mondialisation des grands groupes, par l’érosion de la démocratie. Depuis 30 ans, l’hégémonie politique est détenue principalement par la droite, alors que la gauche sioniste a délaissé ses bases socio-démocrates et s’est rangée docilement, pour sa plus grande part, dans cette droite qui s’appelle « centre ».

Mais même dans les conditions complexes de la réalité israélienne, ces 60 dernières années ont aussi été des années de luttes sociales et démocratiques importantes, de luttes ouvrières, de luttes contre les guerres et l’Occupation et pour une paix juste, de luttes contre les discriminations subies par les femmes, pour la protection de l’environnement. Dans l’histoire sociale d’Israël, des pages de luttes audacieuses ont été écrites par les marins, par les ouvriers de la compagnie de textile Ata, par les enseignants et les infirmières, par les étudiants et les professeurs d’université, par les travailleurs des ports et des collectivités territoriales, par bien d’autres encore. Des manifestations massives ont contraint les gouvernements à répondre à la volonté du peuple et à accepter de créer des commissions d’enquête publique. La population arabe, conjointement avec les forces démocratiques juives, a mené des campagnes publiques contre le pouvoir militaire, contre les expulsions et les démolitions de maison, contre les attaques visant la citoyenneté des Arabes-Israéliens et les projets de déplacement de populations, contre le racisme et pour l’égalité civique.

Le Parti communiste d’Israël a été et continuera à être pleinement partie prenante des luttes de classes, des luttes sociales, démocratiques et environnementales. Il propose aux travailleurs qui constituent l’immense majorité des deux peuples une visée, et une voie pour y parvenir, de vie dans la paix et la sécurité, l’égalité et la démocratie, le bien-être économique et la justice sociale. 

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 21:54

Etat et avenir du mouvement communiste : la situation en Italie après les dernières élections générales

DEBAT PUBLIC

avec 

Andrea CATONE, du Parti de la Refondation Communiste, historien, collaborateur de la revue « L’Ernesto »

Emmanuel DANG TRAN, Claude FAINZANG, membre du Conseil national du PCF

Samedi 17 mai à partir de 16h30 à l'Ecole Normale Supérieure,
46 Rue d'Ulm, Salle de conférences (entrée sur la rue par le petit escalier), 75005 Paris (Métro Place Monge ou RER Luxembourg).
 

« Les récentes élections législatives italiennes ont été marquées par le retour au pouvoir de la droite berlusconienne et post-fasciste. Les composantes du gouvernement Prodi sont en échec. La sanction est sans appel pour les formations communistes italiens. Pour la 1ère fois depuis la Libération, elles n’ont plus aucun parlementaire.

Quelques semaines avant les élections anticipées, les dirigeants des deux partis communistes italiens, Refondation communiste (PRC) et Parti des Communistes Italiens (PdCI), avaient annoncé leur intention de former avec les écologistes et une aile des « Démocrates de gauche » un nouveau "sujet politique", la "Gauche arc-en-ciel", étiquette inaugurée pour le scrutin.
Le débat est actuellement très vif au sein des deux organisations. La stratégie de participation au gouvernement Prodi et le processus de dissolution de la référence communiste et des partis qui la portent dans un rassemblement de "forces de gauche" soulèvent de plus en plus d’opposition. Comme le contenu même du combat communiste. Andrea CATONE fait partie de ceux qui rejettent depuis plusieurs années, notamment à travers la revue « L’Ernesto », la disparition du communisme organisé en Italie.

Emmanuel DANG TRAN et Claude FANINZANG, signataires du texte « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » s’oppose à la même dérive dans le PCF. Le « parti de la gauche européenne », PGE, est d’une certaine façon la matrice de ces évolutions, en Italie, en France, en Allemagne…

Lien vers une série de textes l’état du mouvement communiste italien.

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 00:08

REFLEXION DE LA Cellule - La Chapelle - Marx Dormoy - PARIS 18è

"Outil d'échange"

Au lendemain des élections municipales et cantonales, qui ont montré que le Parti Communiste était encore une force attraction, on constate que la direction n'a pourtant rien abandonné de sa volonté de faire disparaître le P.C.F. ouvertement ou en le noyant dans un vague regroupement,  où il ne serait plus qu'une coquille vide.

NOUS REFUSONS CETTE PERSPECTIVE. Ce qui a fait la force et l'audience de notre parti, c'est d'avoir au cours de l'histoire fait fructifier les conquêtes révolutionnaires de 89,  48, 71, en les enrichissant des actions et réflexions sur les faits concrets de chaque époque; par exemple : 1936, il est resté comme le parti de la classe ouvrière et de la justice sociale, prolongeant les principes républicains d'égalité; la résistance, comme le parti de la liberté et de l'indépendance nationale. Une culture communiste s'est forgée imprégnant largement la culture française.

Depuis plusieurs décennies la direction du parti à tourné le dos à ces enrichissements et à ses racines; reconnaissance du rôle premier de la classe ouvrière; il n'y a qu'à regarder les professions des candidats aux dernières élections pour être fixé; indépendance ? La soumission organisée au Parti de la Gauche européenne obère les belles actions réalisées sur le référendum, et ainsi de suite; c'est dire que nous n'avons pas le projet de maintenir le Parti tel qu'il est, ni même de militer pour un retour au passé. Nous vivons dans une sorte de "meilleur des mondes" - elle est belle la loi du marché - des millions d'humains, africains en particulier, vont  mourir de faim pour cause de cherté spéculative des céréales et de substitution des bio-carburants au détriment des cultures vivrières.

En France il n'y a plus un sou dans les caisses quant il s'agit de payer les salariés de l'Etat ou de créer un R.S.A. pour les "pauvres". La santé est pointée comme le prochain domaine à livrer au profit et à l'inégalité accrue. Le cynisme de Sarkozy et des dirigeants du MEDEF est à son comble et les attaques contre les libertés se multiplient. On sait qu'elles sont les réponses sociales démocrates  : c'est une pédagogie du renoncement, conformément à "leur rôle historique" qui est de faire accepter mieux que la droite, les reculs sociaux et politiques. C'est une voie semblable qu'emprunte l'actuelle direction  du parti, y compris M.G. Buffet qui manie combativité apparente et double langage.

c'est une voie sans issue - ce n'est pas en s'arrimant au Parti Socialiste que l'on mettra fin à une exploitation effrénée - Ce n'est pas en visant un strapontin ministériel à tout prix -

NON, l'issue est dans un mouvement populaire d'ailleurs en gestation dans les couches les plus défavorisées, de plus en plus nombreuses ici et dans le monde, conscient de ses objectifs et des moyens pour les atteindre; l'issue est une véritable révolution, économique, sociales et politique; le Parti doit décliner dans les conditions d'aujourd'hui et de demain, des exigences toujours vivantes : JUSTICE ET PROGRES SOCIAL-ECONOMIE POUR LES HOMMES-DEMOCRATIE LA PLUS LARGE-a la ville et au travail-LIBERTE REELLE-dont celle de lutter-INDEPENDANCE ET SOLIDARITE- face aux multinationales et aux états à leur dévotion; tout cela pour un monde sans exploitation et sans guerre. C'est dire qu'u fil rouge unit ces exigences. 

        UN PARTI DE LUTTE DES CLASSES

C'est l'exact contraire de la course aux places pratiquée par la majorité de nos dirigeants. Dans ses sphères dominantes les complots, les coups tordus, la manipulation, le mensonge, l'intérêt personnel. Ceux qui voulaient que le P.C.F. devienne un parti comme les autres doivent être comblés.

Notre conception est tout autre. Aujourd'hui, quatre mois après "l'Assemblée Générale de section" l'engagement pris alors d'un vaste débat préparatoire au Congrès n'est pas tenu......

Débat ? quel débat ? Martelli, liquidateur en vue, seul a eu droit à la parole, la tribune de discussion pointe aux abonnés absents.

Ceux qui disent NON A LA LIQUIDATION DU PARTI n'ont d'autre moyen que de rompre leur isolement pour faire valoir leur opinion. C'est à ce besoin que répond cet appel. Il ne veut pas créer une xème tendance(la première étant celle des groupes dirigeants), l'outil proposé est un OUTIL D'ECHANGE, d'informations, d'expérience, de lutte. Il s'agit de créer les conditions d'une large union, avec le Congrès pour perspective, afin qu'il soit une véritables reconquête pour tous ceux qui disent NON A LA LIQUIDATION DU PARTI;

maintenant il nous reste très peu de temps pour réagir efficacement avant que le Congrès 2008 ne devienne le tombeau de NOTRE parti.            

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 20:57

Rendons à Paris sa rue et sa place Robespierre ! pétition

Lien vers les textes des discours les plus importants de Robespierre:

lien

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