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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 11:02

55 ans après leur exécution : pour la réhabilitation des époux Rosenberg !



Le 19 juin 1953, Julius et Ethel Rosenberg étaient exécutés sur la chaise électrique, condamnés par la justice américaine pour avoir « remis la bombe atomique aux mains des Russes ». Les accusés, qui n'avaient cessé de clamer leur innocence, étaient anciens membres du parti communiste. La machination politique ne faisait pas de doute dès le départ. L’inconsistance du dossier à charge et des preuves n’a cessé de se vérifier depuis, les faux témoins de révéler leurs mensonges.

L’assassinat des époux Rosenberg fut l’un des points culminants de la « chasse aux sorcières » anticommuniste aux Etats-Unis, au début des années 50. Entre leur condamnation et leur exécution, une mobilisation considérable s’est développée dans le monde entier pour les soutenir, en France grâce à l'action déterminante des communistes. Cette campagne pour sauver deux vies comme la provocation américaine s'intégrait dans l'affrontement mondial entre l’impérialisme et le camp des travailleurs dont l’URSS était à l’époque objectivement le principal support.

La lutte des communistes français fut à la fois juste et de haute portée. Il convient pour les communistes d’aujourd’hui de saluer le dévouement de nos camarades et de participer au prolongement de ce combat, 55 ans après, en exigeant des Etats-Unis la révision du procès des Rosenberg.

La plus grande puissance impérialiste s’y refuse obstinément malgré les éléments flagrants et incontestatbles. Ne serait-ce pas pour elle en effet un aveu d’hier qui pourrait peser sur ses violations des droits humains d'aujourd'hui partout dans le monde de Guantanamo à Bagdad ?

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 06:56

Communistes, nous ne nous laisserons pas déposséder de la préparation du congrès de notre Parti par des directions disqualifiées

Aujourd’hui 14 juin 2008 s’ouvre à Tours la troisième des « rencontres nationales » décidées par la direction dans le cadre de la préparation du 34ème congrès du PCF de décembre prochain, après celles de Paris et de Marseille.

Militants, responsables du PCF, dans nos sections, nous faisons remarquer que les participants ont été désignés arbitrairement par les directions départementales suivant des critères qui échappent aux adhérents. Nous dénions à ces réunions non statutaires et non « décisionnelles » toute validité pour orienter les débats de notre congrès.

Nous n’accepterons pas que le résultat de ces réunions comme les textes des 8 « ateliers », également non statutaires, servent à faire diversion et à éluder le bilan de la stratégie de la direction sortante et ses responsabilités dans les cinglants échecs électoraux et organisationnels de 2007. La question de la rupture avec cette stratégie d’effacement de l’identité du PCF, d’alignement sur le PS, de reniement de nos positions fondamentales et d’abandon de nos structures originales d’organisation doit être placée au cœur du congrès.

Tour à tour, après le désastre de la candidature « antilibérale » aux présidentielles, les principaux dirigeants du parti se sont prononcés pour la remise en cause de « l’existence même du PCF », certains pour son « dépassement », d’autres pour sa dilution dans un ensemble de « gauche ». Ils ont reconnu d’une certaine façon quel était le point d’arrivée de la « Mutation » imposée depuis les années 90.

Ces choix ont été clairement désavoués depuis.

A l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007, les délégués des sections du Parti ont rejeté sans ambiguïté toute perspective de disparition du PCF. Les élections locales de mars 2008, notamment les 9,3% obtenus aux cantonales sur des candidatures clairement identifiées comme communistes, ont balayé la thèse du « déclin inéluctable » que des dirigeants avaient reprise. La débâcle électorale des partenaires italiens de la direction du PCF dans le PGE, Parti de la gauche européenne, a également confirmé le contresens de l’abandon de la référence communiste.

Il est inacceptable que ces dirigeants disqualifiés, qui pilotent la majorité des « ateliers » aient encore la prétention de revenir à la charge, de monopoliser le débat en se répartissant les rôles. Certains clans dirigeants, adeptes du « pôle de radicalité » ou nostalgiques de la « gauche plurielle », crient au « verrouillage » de la préparation du congrès. La presse, notamment l’Humanité complaisamment, donnent de l’importance à leurs déclarations.

Pourtant, comme les autres groupes dirigeants qu’ils mettent en cause, ils se sont rangés derrière les mêmes orientations, les mêmes textes, la même stratégie lors des derniers congrès.

Il est temps que tous les communistes se donnent les moyens d’intervenir pour l’avenir du PCF, de réinvestir leur parti, le parti communiste dont le monde du travail et le pays ont besoin pour une alternative politique au pouvoir capitaliste, le seul parti politique, de classe et de masse, qui a tenu tête historiquement au capitalisme et à ses serviteurs en France.

Après le désastre de 2007, il était dans l’ordre des choses que les directions remettent aussitôt leur mandat. Elles ont réussi à esquiver la tenue d’un véritable congrès extraordinaire et le changement nécessaire de ligne politique. Dans les faits, elles poursuivent la même ligne. Face à l’accélération de la politique du pouvoir de casse sociale, économique et démocratique, elles continuent à délivrer un message inaudible, à s’intégrer dans l’ensemble de la « gauche », malgré, entre autres, le soutien du PS au nouveau traité de l’UE, à être incapable de dégager une perspective politique au mouvement, pourtant très élevé, des luttes. Là aussi, il y a une forme de verrouillage de la préparation du congrès. Des éléments parmi les plus dynamiques dans le combat de classe sont tenus à l’écart des débats de ce qui doit être leur parti.

Aujourd’hui, symboliquement dans cette ville, nous exprimons notre refus de toute formule de « congrès de Tours à l’envers » : retour au réformisme, fusion avec le PS, disparition du PCF. Nous affirmons notre soutien à tous les communistes qui dans des dizaines de sections entendent porter une alternative, notamment à l’occasion du 34ème congrès, au processus de liquidation de leur parti et qui entendent le faire vivre et le développer sur la base de son rôle dans la lutte des classes.

Nous serons personnellement de ceux là.

 

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 06:15
QUELLES TRANSFORMATIONS DU P.C.F.

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Nous devons être lucide la victoire de la droite est avant tout une victoire de son idéologie. Effectivement il ne suffit pas d'avoir un programme électoral proposant : la suppression des licenciements, l'augmentation des salaires, des retraites et un logement pour tous pour gagner une élection. Il faut aussi que les électeurs considèrent que ces propositions sont politiquement crédibles, c'est le rôle de la lutte idéologique.

Notre absence dans le débat idéologique a permis à d'autres qui n'y avaient pas renoncé de prospérer, réduisant ainsi le paysage politique à deux partis.

La confusion entre antilibéralisme et anticapitalisme, nous a fait perdre notre identité et nos électeurs.

Or, pour conduire un débat idéologique, il faut d'abord savoir qui ont est ? que veut dire être communiste aujourd'hui ? quel projet de société ? comment changer la société et avec qui ?

Notre congrès doit impérativement répondre à ces questions essentielles, cela est vitale pour l'avenir de notre parti. Il faut sortir du flou, des phrases mystérieuses sur une nouvelle force de gauche ? sur un nouveau parti populaire, sur un nouveau ceci ? un nouveau cela ? sans autres précisions. Cela laisse effectivement toutes les hypothèses ouvertes, mais cela ne permet pas aux adhérents de se faire une opinion, donc de participer aux décisions

Il va de soi que les débats préparatoires du congrès doivent être ouverts et sans tabou, mais ils doivent aussi conduire à des prises de positions claires sans ambiguïté. Le pire pour notre parti serait que notre congrès face ( sous prétexte de préserver l'unité du parti ) un texte dit consensuel comme le P.S. en a le secret, qui puisse être voter par tous, parce qu'il ne contient que des évidences ou des interrogations et ne décide de rien.

Un tel vote conduirait à laisser prendre les décisions essentielles pour l'avenir de notre parti « redonner une utilité et un avenir au P.C.F. ou le dissoudre dans une nouvelle force de gauche style Die Linke ou l'Arc-en-ciel » à des commissions désignées par la direction du parti. Ne faisons pas un congrès chèque en blanc .

L'unité du parti ne peut pas reposer sur la confusion idéologique, maintenir le statut quo serait dramatique, cela n'a que trop duré. Depuis notre congrès de Martigues et peut-être même avant, nous nous interrogeons sur notre identité, hier nous voulions muter , aujourd'hui nous métamorphoser, mais nous ne savons pas en quoi. Il est temps de trouver la réponse.

La réponse appartient à tous les adhérents du parti, par conséquence si le texte commun proposé par la direction du parti ne permet pas aux adhérents de faire connaître leurs avis, il faut que ces derniers puissent le faire à partir de textes alternatifs conformément aux statuts. Il ne s'agit pas là de créer à l'intérieur du parti des tendances, mais de permettre l'expression de tous les communistes, une simple question de démocratie.

Le congrès doit traiter de la démocratie dans le parti. La suppression du pouvoir des cellules a conduit à concentrer tous les pouvoirs sur les directions, cela n'est pas bon pour la démocratie. Cela engendre des problèmes de clans, de tendances, tout ceux-ci n'existeraient pas si le pouvoir était partagé par tous. Il faut donc rendre le pouvoir aux adhérents, rendre le pouvoir et leurs moyens aux cellules.

Le congrès doit décider de la forme à donner à l'union des forces de gauche Il est claire que notre parti n'arrivera pas seul à s'opposer au système capitaliste, le problème de l'union avec d'autres forces de gauche se pose. Cette union ne doit pas reposer sur des accords ou des fusions d'appareils. Mais elle doit reposer en premier lieu sur un projet de société, ce qui implique une expression idéologique et politique en lien avec les luttes, là est l'utilité du P.C.F.

En effet, il ne faut pas confondre projet politique et projet de société. Il faut d'abord se mettre d'accord sur un projet de société ( vision crédible d'une société socialiste ), avant de déterminer un projet politique ( ensemble de moyens stratégiques, forme d'union, réformes économiques )

Les transformations nécessaires pour le P.C.F sont de plusieurs natures :

-Organisation Il faut plus de démocratie interne , recréer des cellules pour mener la lutte idéologique, notamment dans les entreprises.

Les adhérents doivent pouvoir choisir leurs dirigeants démocratiquement au suffrage universel à tous les niveaux, afin d'assurer une diversité de représentation d'opinion, seul remède à la constitution de tendances.

Il faut rouvrir les écoles du parti pour réarmer idéologiquement les adhérents,

- Idéologie Il faut sortir de la vision d'un communisme qui ne serait que le produit d'une matrice dont il faudrait se libérer. En effet, le communisme ne peut pas sortir d'une matrice parce que le marxisme auquel il se réfère n'est pas un dogme. Il ne peut donc avoir de déclin inéluctable du communisme avec le temps, mais simplement un manque de volonté idéologique et politique à le faire vivre au présent.

Nous devons affirmer cette volonté, Il ne faut donc plus se contenter de soutenir les luttes, mais nous devons également leurs donner une perspective idéologique. Cela permettra à ceux qui sont victimes du système capitaliste de se forger par eux-mêmes une conscience de classe, sans laquelle il sera impossible de sortir du réformisme, qui nous conduit tout droit au bipartisme.

Il faut transformer le P.C.F, non pour le rendre moins communiste, mais pour le rendre plus communiste.

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 11:09

Les analyses du Parti communiste de Chypre (AKEL), trois mois après l'élection d'un président communiste


Décision/Appréciation du Comité Central de l’AKEL
au sujet des élections présidentielles

 

La session plénière du Comité Central de l’AKEL s'est réunie mardi 13 mai 2008 pour procéder à l’appréciation des élections présidentielles des 17 et 24 février 2008. Elle a également défini les devoirs du Parti dans le cadre de la situation nouvelle produite par les résultats des élections. La discussion a eu lieu sur la base des documents du Bureau Politique et du rapport du Secrétaire Général du Comité Central, Président de la République Dimitris Christofias.

 

L'élection de Dimitris Christofias à la Présidence de la République constitue un succès d'importance historique, non seulement pour la Gauche, mais aussi pour tout le peuple chypriote en son entier. Ce succès a renversé des préjugés de plusieurs décennies et a tracé de nouvelles perspectives porteuses d'espoir, tant pour le combat pour une résolution juste de la Question chypriote, que pour une société plus juste. Le succès électoral constitue également une contribution particulière aux luttes et à la situation de la Gauche en Europe, et plus largement dans le monde. C’est précisément pour cette raison que les partis de gauche à l'étranger ont salué, avec une remarquable joie et satisfaction, l'élection de Dimitris Christofias.

 

Le Comité Central de l’AKEL félicite chaleureusement les cadres et les membres du Parti, et de manière générale ceux qui ont participé au Mouvement Populaire pour leur contribution multilatérale au succès du combat préélectoral. La victoire de Dimitris Christofias est principalement due à leur enthousiasme, leur foi et leur dévotion formidables, ainsi qu’à un travail dur et organisé durant la période préélectorale. Le Comité Central adresse des salutations particulières et de chaleureuses félicitations à la jeunesse du Mouvement Populaire, qui s'est trouvée en première ligne du combat électoral en donnant le meilleur de soi.

 

Le Comité Central de l’AKEL remercie et félicite les partis politiques et les organisations, les mouvements de soutien à la candidature de Christofias, et les personnalités qui se sont engagées en sa faveur, soit dès le début de son combat électoral, soit au deuxième dimanche des élections. L'élection de Christofias est également redevable pour une grande part de leur soutien et de leur contribution.

 

Le Comité Central de l’AKEL estime que la victoire aux élections présidentielles est le produit de la combinaison de nombreux facteurs. Ces facteurs sont :

 

Une ligne politique sans équivoque et suivie du Parti sur la Question chypriote, la contribution de l’AKEL et du Mouvement Populaire aux problèmes économiques et sociaux du pays, ainsi qu'au combat pour une société plus juste. L’AKEL s’est établi dans la conscience du peuple comme force authentiquement patriotique, qui se bat scrupuleusement sur des principes, mais aussi avec souplesse pour une solution du problème chypriote. L’AKEL s’est également établi dans la conscience du peuple comme force politique responsable et sérieuse, par ses prises de positions politiques réfléchies. La sensibilité de l’AKEL en matière de politique sociale et de justice sociale est largement reconnue par le peuple.

 

Une claire politique de collaborations que suit constamment et consciencieusement l’AKEL.

 

La capacité d’innovation de l’AKEL, et sa reconnaissance en tant que force de modernisation de la société, porteuse de valeurs et d’espoirs de croissance et de progrès.

 

La justesse de la décision du Parti d’avancer la candidature de Dimitris Christofias pour la fonction suprême de la République, au moment propice d’un point de vue temporel et politique. Cette candidature, renforcée par une procédure de désignation entièrement démocratique, a été acceptée avec satisfaction par le peuple. La candidature de Dimitris Christofias a été présentée au moment précis où les conditions étaient mûres ; c’est pour cela qu’elle s‘est avérée victorieuse.

 

Dimitris Christofias lui-même, dont les dispositions particulières, et les qualités qui le distinguent à la fois en tant qu’homme et homme politique, et qui l’ont révélé, depuis des années, comme le leader politique le plus aimé du peuple, qui concentre sur lui le respect et l'estime des citoyens indépendamment de leur positionnement idéologico-politique. La personnalité de Dimitris Christofias et les positions qu’il exprime ont grandement contribué au rassemblement tant de la plus large partie de la Gauche que des forces et des gens extérieures à cette espace.

 

Le fait d’être parvenu à avoir des cadres de l’AKEL présents dans toutes les instances du pouvoir, dans les collectivités locales, les organismes semi-publics, le Parlement et le Gouvernement, ainsi que, en ce qui concerne Dimitris Christofias lui-même, à la présidence de la Chambre des Députés.

 

La qualité spécifique et la vocation de la Gauche – et celles personnellement de D. Christofias – qui sont d’exprimer les intérêts du peuple tout entier des Chypriotes Grecs et Chypriotes Turcs ; spécialement en promouvant la communication et la collaboration entre les deux communautés, en s’opposant au nationalisme et en combattant pour le rapprochement sur une base établie de longue date.

 

Le désir intense du peuple d'aller de l’avant, d'échapper à un arrimage stérile au passé, d'ouvrir des voies et des perspectives. La candidature de Christofias répondait précisément à cette envie populaire de changement, d’espoir et de perspective.

 

La bonne politique de communication mise en œuvre par l’état-major de campagne de Dimitris Christofias et par l’AKEL, et l’organisation et la collaboration efficaces du Parti, du Mouvement Populaire, des Forces Nouvelles, des Groupes de Soutien et de tous ceux qui ont travaillé pour la candidature de D. Christofias.

 

Le Parti était le fondement et le levier essentiel de tout le travail politique, de communication et d'organisation. Tant que le Parti reste puissant, uni, bien organisé et correctement orienté du point de vue politico-idéologique, des succès similaires se reproduiront.

 

La session plénière du Comité Central de l’AKEL expose, devant ses instances et la totalité du Parti, ses devoirs qui découlent du résultat des élections présidentielles, et appelle tout le monde à travailler pour leur concrétisation la plus complète.

 

Le premier devoir du Parti et du plus large Mouvement Populaire (note: le Mouvement Populaire correspond à l'ensemble des différentes organisations de masses, telles que l'Organisation de la Jeunesse (EDON), les syndicats de classe de la Fédération Panchypriote du Travail (PEO), l'Organisation des Agriculteurs (EKA), l'Organisation des Femmes (POGO) et d'autres organisations progressistes et de gauche) est de soutenir le gouvernement de Christofias et de l'aider le plus fortement possible afin qu'il réussisse dans sa tâche et soit à la hauteur des attentes du peuple. Les positions et les objectifs qui sont répertoriés dans le programme de gouvernement du président de la République constituent aussi notre propre engagement et contrat envers le peuple. Certes, la responsabilité de concrétiser le programme revient au Gouvernement dans son ensemble et à chacun des ministres séparément. Cependant, nous devons, en tant que Parti, nous investir de toutes nos forces dans cet effort. Par conséquent, le Parti, le Groupe Parlementaire de l’AKEL-Gauche-Forces Nouvelles, les commissions du Comité Central et les organisations de masses doivent être engagées dans le travail de réalisation du programme gouvernemental. Le degré de concrétisation de ce programme aura inévitablement une répercussion sur le développement ultérieur de l'influence et du prestige du Parti au sein du peuple.

 

Le programme gouvernemental est quinquennal. Le Gouvernement hiérarchise ses objectifs et pose des priorités. Une certaine aisance et du temps doivent lui être donnés, pour qu’il planifie et envisage ses actions. Aussi devons-nous aider par notre intervention à faire comprendre qu’il n'est pas possible que tout ce qui est prévu dans le programme se réalise dès les premiers mois.

 

Notre objectif doit être au préalable la concrétisation des protections fondamentales inscrites dans le programme, afin de faire avancer la solution au problème chypriote, et d’obtenir une amélioration dans des secteurs et pour des questions qui concernent de larges parties de la population ; c’est-à-dire que nous devons nous centrer en priorité sur les sujets qui renouvelleront radicalement les questions sociales du pays et inviteront à des innovations.

 

Nous ne pouvons sans doute pas ignorer les nombreux problèmes quotidiens, ordinaires ou non, des gens. Sans que cela nous déroutent de notre objectif principal, nous devons, eux-aussi, les traiter avec patience et compréhension ; en trouvant des solutions raisonnables et justes, et en démontrant ce qui est déraisonnable et infondé.

 

Ce qui, à la base, nous aidera à orienter nos actions devra rester la méritocratie, l’égal traitement, et la légalité. Il n’est pas question que le Gouvernement de Christofias s’occupe des citoyens en fonction de leur couleur politique et de leur credo idéologique ; auquel cas, nous agirions contre nos principes pour, au final, des résultats négatifs. C’est cette position qu’il nous faut expliquer avec patience et constance au monde, en donnant certes raison, dans la mesure du possible, à ceux qui ont été lésés en raison de pratiques indignes ou de comportements partiaux.

 

Nous devrons expliquer à notre peuple, que par la prise en compte des points ci-dessus, le Président de la République et son Gouvernement sont Président et Gouvernement de tous les Chypriotes, et devront se comporter en tant que tels. Il faudra par ailleurs bien tenir compte du fait que le Président et le Gouvernement agissent dans le cadre défini par notre participation à l'Union Européenne, dans les difficultés d’une économie mondialisée, et bien entendu sous l’occupation [du nord du pays]. D’un autre côté, il est clair que, indépendamment de cela, la Présidence et notre Gouvernement sont progressistes et agiront dans l’intérêt du peuple.

 

L’AKEL et le plus large Mouvement Populaire devront conserver leur caractère combatif et revendicatif en tant que force de défense des droits des travailleurs et plus largement du peuple, et en tant qu’avant-garde de la lutte pour la consolidation et l'élargissement de ses conquêtes. Le Parti et le Mouvement Populaire le plus large doivent continuer ainsi à produire des idées et des politiques qui aident aussi le Gouvernement dans sa recherche de solutions dans sa confrontation aux problèmes qui, soit existent aujourd'hui, soit apparaîtront au fur et à mesure. Avec l'élection de Christofias, l’AKEL a endossé des responsabilités particulières, augmentant les attentes du peuple envers notre Parti. Tous les efforts doivent alors être faits pour que nous y répondions, et que nous offrions, ensemble avec le Président et le Gouvernement, les meilleurs résultats possibles au profit de Chypre et de notre peuple.

 

En ce qui concerne l’AKEL, il devra continuer à travailler pour l’unité sur le front intérieur et pour le renforcement des relations d'amitié et de collaboration qui existent entre les partis participant au gouvernement.

 

Le Comité Central de l’AKEL constate avec satisfaction que, depuis l'élection de Dimitris Christofias, il existe aujourd’hui, comme résultat des initiatives qu’il a prises, une évolution appréciable de la Question chypriote. En un peu moins de trois mois, le climat a complètement changé, et des gestes concrets et porteurs d'espoir ont été faits. Nous saluons la rencontre du 21 mars et ses résultats. Nous saluons l'ouverture de la rue de Lidras, ainsi que la constitution et le fonctionnement de groupes de travail et de commissions techniques. Nous attendons que ceux-ci produisent un effort de rapprochement des points de vue des deux communautés. Il est indispensable que les groupes de travail et les commissions techniques obtiennent des résultats pour que l’on puisse passer à la prochaine étape, celle des négociations entre les représentants des deux communautés. La détermination politique et la bonne volonté du Président Christofias de travailler ardemment afin que nous arrivions à une solution le plus rapidement possible, sont des faits acquis. Nous appelons les dirigeants de la communauté chypriote turque à faire de même. Plaider pour une solution à deux états, deux peuples, pour une « parthénogenèse », pour le séjour de tous les colons et les « droits » imprescriptibles de la Turquie sur Chypre, n’est absolument pas constructif, et met en péril toute la procédure qui est en marche.

 

Le Comité Central de l’AKEL appelle les Nations-Unies, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, l'Union Européenne, et de manière générale la communauté internationale à faire pression sur Ankara pour qu'elle change sa politique vis-à-vis du problème chypriote. Ce n’est qu’ainsi qu’une voie pourra être ouverte vers la solution. L’AKEL répète qu'il s'engage pour la solution d’une fédération bizonale et bicommunautaire sur la base des résolutions des Nations-Unies, des accords à Hauts Niveaux, du droit international et européen. Le Comité Central de l’AKEL adresse ses salutations amicales et respectueuses à nos compatriotes Chypriotes Turcs, et appelle à un combat commun pour que justice soit rendue à notre patrie commune. Il assure en même temps qu'il continuera à lutter contre le nationalisme et le chauvinisme, et à œuvrer pour le rapprochement des deux communautés.

 

Le Comité Central de l’AKEL salue et soutient les initiatives du Président Christofias pour le maintien d’un climat d'unité sur le front intérieur, qui constitue une condition indispensable de succès pour le combat pour que justice soit rendue à Chypre. Il salue également et appuie les initiatives du Président pour la revalorisation du rôle et de l'efficacité du Conseil National (note: Conseil National - Organe consultatif pour le Président de la République composé de tous les partis parlementaires et des anciens Présidents). L’AKEL agira dans la mesure du possible pour contribuer activement et avec créativité au renforcement de l'unité de notre front intérieur, et pour le meilleur fonctionnement du Conseil National.

 

En ce qui concerne la politique intérieur, la session plénière du Comité Central de l’AKEL estime que les premières mesures du gouvernement de Christofias sont très positives. Elles dénotent le fait que le programme gouvernemental a commencé à être mis en œuvre avec détermination et une sensibilité sociale. L’AKEL salue les positions du gouvernement en matière de politique socio-économique et sur des questions relatives au travail, telles qu’elles ont été formulées par le Président dans son discours lors des célébrations de la fête du 1er Mai.

La session plénière du Comité Central appelle les membres du parti à l’engagement et au combat pour que nous offrions à la patrie et à notre peuple l'avenir que nous méritons.

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 20:54

2008 : besoin du PCF ! Au moins comme il était en 1968 !

Il y en a assez de voir et d’entendre, pratiquement de tous côtés, effacer ou dénigrer l’action du PCF en 1968. Pour les communistes, au-delà de l’exaspération légitime, il est nécessaire de rétablir des vérités, celles qui sont utiles pour aujourd’hui, celles que l’on veut justement occulter. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille idéaliser le parti de l’époque ou s’abstenir de toute critique.

L’anniversaire donne lieu à une entreprise générale de révision de l’histoire par l’idéologie dominante et ses serviteurs. A plusieurs niveaux.

Mai 68, coupé du contexte, est réduit à un folklore publicitaire. La représentation d’un « esprit de 68 » supplante la mémoire du mouvement des étudiants. Le mouvement des étudiants, vidé de tout son contenu de classe, supplante la mémoire du mai des prolétaires. Et quand on en vient quand même à évoquer l’une des plus grandes et longues grèves qu’a connues le pays, c’est pour mieux condamner les principales organisations qui l’ont rendue possible et fertile pour les travailleurs : la CGT et le PCF.  

Sans aucune honte, sans aucune autocritique sur leur propre attitude en 68 et leur parcours depuis, les gauchistes et autres mouvementistes d’hier et d’aujourd’hui se livrent, depuis les positions avantageuses que le système leur a octroyées depuis 68, au procès du PCF. Ces donneurs de leçons bénéficient sans surprise de la complaisance des media mais même de la réaction timorée, culpabilisée, de certains porte-parole du PCF. Les nombreux souvenirs, souvent très intéressants, publiés dans l’Huma montrent l’engagement des communistes individuellement mais ne portent pas d’analyse du rôle du parti.

Bon sang ! Communistes, n’ayons pas peur de contrecarrer la thèse officielle de ces « gauche » et « extrême-gauche » bien pensantes qui se dédisent, se trahissent depuis 40 ans !

Le PCF, en tant que parti, n’est pas passé « à côté du mouvement » en 68. NON ! Il en a été l’un des principaux ferments !

Le pouvoir était-il à « ramasser » en 68, la situation révolutionnaire ? Le PCF a jugé que non. S’est-il trompé ? Non !

Les gauchistes, dont Alain Krivine, qui assistaient au meeting de Charléty, essaieraient-ils encore de nous dire que Mendes et Mitterrand représentaient une rupture avec le capitalisme ? Comment ces exégètes des « minorités agissantes » à l’époque, extérieurs au mouvement dans les entreprises, qui flattent aujourd’hui les majorités silencieuses des télespectateurs de Drucker, comptaient-ils organiser leur « armée prolétarienne » à partir de piquets de grève d’où ils étaient complètement absents (programme de la LC(R) 1972) face à l’armée gaulliste, aux portes de Paris ?

Le PCF s’est-il trompé en poussant le mouvement revendicatif au plus loin avec la CGT ? Non ! La période ouverte après 68, après l’augmentation des salaires de 10 à 20%, du SMIC de 30%, l’obtention du droit syndical à l’entreprise, a amené jusqu’en 1982/83 une série de conquêtes sociales sans précédent. La part du travail, face à celle du capital dans le PIB a progressé de 10%, malgré et contre les gouvernements de droite jusqu’en 81.

Le PCF, notamment à travers son organe central, l’Humanité, qui n’a cessé de paraître et d’être diffusés grâce aux militants, défendait la perspective d’un « gouvernement populaire » d’union de la gauche. En 68, il se heurte au refus de la SFIO, de l’ensemble de la FGDS qui craigne le parti des travailleurs. Aujourd’hui, il n’est pas juste de mesurer la perspective de l’union populaire de 68 à l’aune du programme commun de 72 et du gouvernement de 81.

Parmi les donneurs de leçons, certains sont encore plus mal placés. Dans son livre « Communisme, l’avenir d’une espérance », Patrice Cohen-Séat, qui se présente aujourd’hui comme dirigeant du PCF et que nous citons uniquement comme contre-exemple, se permet de fustiger le PCF de 68. Le même avoue pourtant qu’en 74, il hésitait entre le PS et le PCF… Avant 68, selon lui, le PCF se serait bien accommodé du pouvoir gaulliste et il ose prétendre qu’en 68 le PCF « serait resté aveugle et sourd à ce qui se tramait sous ses yeux ». Quel mépris pour les communistes! Sur ces fameuses questions de « société », comment nier que le PCF a été depuis 1920 le premier et le seul à promouvoir la place des femmes, des immigrés en politique, pour ne citer que cela. A Paris 15ème, à Citroën, par exemple, les camarades sortaient des tracts en 4 langues ! Qu’en tant que parti de masse, le PCF ait été moins sensible à certaines modes comportementales, qui, parfois, révélaient de profondes aspirations, c’est possible mais ce n’est pas une raison pour faire la leçon au seul grand parti ouvert sur les aspirations d’émancipation du plus grand nombre des travailleurs.

Il est enfin une autre dimension que l’on ne doit pas mettre sous le boisseau : le PCF était le seul parti présent au cœur du mouvement, depuis des années, suivant sa raison d’être, dans les entreprises. L’organisation communiste, implantée souvent au départ avec volontarisme sinon abnégation, contre la répression patronale, parmi les travailleurs par des travailleurs, a été un des moteurs principaux de tous les mouvements, de toutes les mobilisations, avec son analyse, ses perspectives, son organisation elle-même. Les ouvriers communistes s’organisaient pour lutter, se défendre, construire, en tenant compte des réalités. 

Il est trop facile pour les donneurs de leçons, d’hier et d’aujourd’hui, de fustiger le PCF avec l’appui des media du grand capital. Nous affirmons que sans le PCF, sans les militants et les organisations communistes, 68 ne serait pas produit en France avec les résultats extraordinaires que l’on sait et que Sarkozy s’est fixé comme objectif de liquider.

Aujourd’hui, nous avons besoin du PCF, au moins tel qu’il était en 1968 !

Nous invitons les camarades, les sympathisants qui liront ce texte à donner leur avis et s’ils le veulent bien à en illustrer la thèse.

Vivelepcf – 5 juin 2008

 

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 15:47

La secrétaire du PCF n’a rien à faire dans l’avion de Sarkozy pour le Liban

 

Sarkozy a invité les dirigeants des partis politiques représentés au Parlement à l’accompagner dans son voyage, samedi 7 juin, au Liban. Il veut que « l’unité de la nation française » s’affirme pour saluer le président nouvellement élu, Michel Sleimane. UMP, centre, UDF (Bayrou) et PS (Hollande) ont répondu oui.

A notre stupéfaction, Marie-George Buffet a également accepté de monter dans l’avion de Sarkozy.

Quelle « unité » pourraient exprimer les communistes avec Sarkozy et ses compagnons de voyage sur la question libanaise ? Avec celui qui a refusé de condamner la guerre d’agression israélienne de l’été 2006, qui veut entraîner la France à le suivre dans son soutien inconditionnel à l’impérialisme américain et à son complice israélien, principaux responsables de la crise politique dans cette région si sensible du monde.

Aucune !

Contrairement à ce qu’indique Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF dans l’Humanité du 5 juin, le problème n’est pas tant de se prêter à une mise en scène politicienne du Président français que d’effacer une opposition fondamentale sur la question de fond. Le PCF saurait trouver beaucoup d’autres occasions pour rencontrer nos camarades du Parti communiste libanais et analyser avec eux ce que signifie l’élection de M. Sleimane dans l’apaisement des tensions libanaises.

Nous demandons à Marie-George Buffet de renoncer à faire ce voyage derrière Sarkozy pour montrer au peuple libanais, aux peuples du Proche-Orient, que la Nation française et sa représentation politique ne le suivent pas comme un seul homme.

Là se trouve la responsabilité du PCF.

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 15:43

Le « Workers’ Party » d’Irlande dénonce le manque d’information sur le traité européen

 

Le peuple irlandais sera le seul à être consulté par référendum sur le nouveau traité de l’UE, dit « de Lisbonne », du fait de sa constitution nationale de 1937.

Le vote aura lieu le 12 juin prochain. Parmi toutes les manœuvres pour influencer le vote, la dernière n’est pas de rendre inaccessible le texte au plus grand nombre. 

Le « Workers’ Party » (Parti des travailleurs), l’une des formations politiques qui militent ardemment pour le NON, dénonce ce déni de démocratie, avec force et perspicacité dans ses références.

En 1937, le gouvernement de l’époque s’était efforcé de faire connaître le plus largement le projet de constitution nationale, soumis à référendum. Il y avait consacré les moyens nécessaires. Le « Workers’ Party » rappelle comment les autorités avaient lancé une campagne d’annonces dans la presse. Le projet de constitution était disponible gratuitement dans tous les lieux publics et les librairies. Il était en vente au prix modique de 2 « anciens pence », soit « moins cher qu’une pinte de bière ».

En 2008, pour se procurer un texte du projet de traité de l’UE, il faudra au citoyen irlandais débourser 42 euros sans les frais de port… Ou bien se procurer une imprimante susceptible de tirer les plus de 300 pages depuis internet, où l’on peut certes les lire si l’on ne craint pas de s’abîmer les yeux.

Le gouvernement voudrait bien sans doute que les électeurs votent après avoir bu pour 42 euros de bière plutôt qu’après avoir pris connaissance d’un texte qui va directement contre leurs intérêts, leurs acquis démocratiques notamment de 1937.

Les partis, qui militent pour le non, dénoncent la manipulation et font connaître le texte. Nous leur apportons le témoignage de toute notre solidarité, sur la base de notre propre expérience.

En gaëlique, il n’existe pas de mot pour exprimer notre « oui »…   

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 15:40

Atelier n°1

 

Comme je l’ai déjà exprimé je confirme que le texte de cet atelier et les autres auraient du et pu être écrits après les présidentielles de 2002. Aucun élément objectif ne s’oppose à cette affirmation. Ils auraient pu être écrits aussi en Juin 2007, or nous attendons fin 2008 un congrès ordinaire, qui peut-être ne résoudra rien en limitant seulement la casse pour la direction. Donc nous pourrons encore rédiger des textes de flagellation et d’interrogation dans les prochaines années.

Les réflexions des communistes depuis 1994 étaient nécessaires et n’ont pas toutes été stériles. Elles ont apporté suffisamment de propositions que pour les directions successives s’en emparent afin d’impulser la stratégie d’un parti communiste reconnu dans les classes populaires.

Les textes alternatifs présentés à nos congrès, porteurs de ces idées ne sont même pas évoqués notamment « remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ».

Certains se gaussent du « bilan globalement positif » dû aux valises de plomb du socialisme réel. Que dire du bilan totalement négatif dû à l’abandon de l’esprit de classe et la perte des repères idéologiques ? Dû également à la stratégie d’union à tout prix avec le PS, jamais cité et qui a pourtant renié ses visées sociales, affirmé sa volonté de coopérer avec la bourgeoisie.

Oui nous avons bien perdu une bataille idéologique mais pas la guerre. Nous n’allons pas la gagner avec des camarades tels cet ancien ministre qui étend ses états d’âme dans la presse et se tire ainsi une balle dans le pied, au propre comme au figuré.

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 15:35

Le philosophe et les liquidateurs

Sur De quoi Sarkozy est-il le nom ? d’Alain Badiou

 

On parle beaucoup, dans les médias, y compris L’Humanité, et jusque dans certaines sections du parti, du dernier livre d’Alain Badiou.

C’est un pamphlet qui répond aux lois du genre mais qui ne saurait pallier le manque d’analyse politique. Qualifier Sarkozy d’ « homme au rat » en référence à Freud et aux hiérarques du PS qui ont quitté le navire, est tout à fait cocasse. Montrer les points communs de l’idéologie dominante avec celle de Vichy n’est pas sans pertinence. Mais tout cela ne saurait constituer une étude des forces en présence. L’idée d’un front commun contre le Président actuel s’est imposée dans la gauche comme un lieu commun, d’où le succès du livre. Mais l’on devrait se méfier des évidences et des incantations. D’autant qu’une simple comparaison avec un pays proche, nous montre que l’anti-berlusconisme conçu comme alpha et omega du discours oppositionnel a eu pour conséquence de donner un blanc-seing au social-libéralisme italien. A ce compte, la stratégie d’union à tout prix contre la droite s’est soldée par la dilution des partis communistes et un virage à droite de toute la société italienne.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 10:38

LE COMMUNISME EST L’AVENIR DE L’HUMANITÉ

Texte adopté par la section de Béziers du PCF; en débat au sein des sections du Sud et Ouest Biterrois.

L’heure de vérité est arrivée. La famine menace dans les jours à avenir les populations de 40 pays. Plus de 2 milliards d’êtres humains vivent avec moins d’un Euro par jour. Les guerres du pétrole ravagent l’Irak, l’Afghanistan, la Tchetchénie, la Palestine...

Plus de 65 000 transnationales capitalistes et leurs 800 000 filiales s’affrontent dans la jungle éco­nomique, pillent sans vergogne ni état d’âme, les richesses issues du travail et de la nature, régentent le monde pour les profits de leurs dirigeants.

Les forces du capitalisme mondialisé prétendent réduire le monde à une marchandise. L’existence de la vie sur la planète est mise en cause par ce mouvement destructeur d’accumulation du capital. Sur la terre entière les partisans du capitalisme et l’ensemble de leurs alliés honteux ferment les portes de l’avenir. Il n’y aurait plus de futur commun.

En France, le pouvoir d’achat de la majorité de la population est en chute libre. En 20 ans la part des richesses stérilisées  dans les profits capitalistes est passée de 40 % à plus de 50 %. Pour la première fois depuis la décennie 50 la jeunesse n’espère plus une vie meilleure que celle de ses aî­nés. La bourgeoisie classe dominante proclame sans fard son objectif: en finir avec toutes les soli­darités construites au long de l’histoire. La contre révolution est à l’œuvre.

En France, comme dans l’ensemble des pays capitalistes développés l’abstention massive des tra­vailleurs manuels et intellectuels, des exploités est le fait marquant de toutes les consultations électorales. Dans nos quartiers populaires elle touche de 60 à 70 % des électeurs.

De dures luttes comme contre le CPE sont parfois victorieuses mais nous ne proposons plus une perspective politique mobilisatrice, enthousiasmante. Résistance et révolte, sursauts politiques comme l’apport de gauche au succès du NON au référendum tentant d’accélérer le processus d’in­tégration de l’Europe capitaliste, si nécessaires, ne suffisent pas!

Pourtant, pour l’instant victorieuse, la bourgeoisie ne doit sa puissance qu’à la faiblesse des ex­ploités. L’échec de la construction du socialisme en URSS et dans le «camp socialiste», l’incapa­cité à dégager une réalité autogestionnaire, à se défaire des réflexes bureaucratiques de domina­tion et de soumission pèsent lourd.

C’est cependant à partir de la réalité française que nous pouvons retrouver le chemin des victoires politiques, modifier radicalement ce qui rend notre projet de jour en jour plus inaudible depuis quarante ans. Le courage et le dévouement des militants ne sont pas en cause. La responsabilité est dans nos choix stratégiques d’alors, véritable contre sens, dont la condamnation est aujourd’­hui rendue compréhensible par l’évolution historique.

Quarante ans de prééminence donnée aux résultats électoraux immédiats, au maintien à n’importe quel prix de positions institutionnelles, démarche maintenant étendue aux scrutins organisant l’Europe capitaliste, à des abandons théoriques, politiques et idéologiques ont ramené le mouve­ment communiste français, PCF en particulier, au statut de copie du parti social démocrate domi­nant associé à tous les niveaux à la gestion des affaires du capital. La «mutation» plonge loin ses racines ! L’objectif unique d’un débouché électoral dans le cadre de l’union de la gauche est un échec, constatable et constaté par une majorité de communistes comme des citoyens.

N’étant plus contrainte sur sa gauche par un mouvement révolutionnaire puissant, la social démo­cratie s’effondre en Europe, patine et s’installe dans le bipartisme en France, renonce à son nom, à des objectifs autrefois proclamés. 

Rien de tout ceci n’est fatal.

L’esprit de mai 68 reste majoritaire, la révolte, la résistance aux injustices, ce qui existe encore d’organisation de classe, ce qui naît dans les luttes, reste une base solide pour relancer la perspec­tive révolutionnaire en France et dans le monde.

La permanence de l’idéal communiste est une caractéristique nationale. L’idéologie dominante ne peut complètement effacer l’expérience théorisée des exploités.

Un autre projet politique est possible.

Il faut en finir avec la confusion et l’esprit de capitulation qui règnent depuis trop longtemps dans les rang de ceux qui déclarent défendre les exploités. Seule la lutte anticapitaliste clairement défi­nie permettra à l’ensemble des travailleurs et à la grande majorité du peuple de se rassembler et de vaincre. C’est en retrouvant les idées et connaissances construites, au cours du développement des luttes de classes, du marxisme, que le Parti communiste jouera à nouveau le rôle pour lequel il existe.

Portons toute l’attention nécessaire à l’esprit des premières lignes du Chapitre II du «Manifeste du parti communiste». Les communistes ne recherchent aucun monopole de la lutte pour la transfor­mation de la société. Ils entendent simplement y contribuer avec tous ceux qui y ont intérêt, à éga­lité de devoirs et de droits, et en tirant les leçons des erreurs commises, dans la fraternité si chère au cœur des travailleurs et de tous ceux qui portent haut le rêve de la justice sociale.

Il n’y a pas de mystère de la mondialisation et de la globalisation: seule la concentration capita­liste supranationale et le gigantisme des fortunes privées portent toute la responsabilité de la frac­ture sociale. L’affrontement dans la «jungle de la guerre économique» pour «conquérir des parts de marché» organise le pillage. Ce sont elles qui détruisent de plus en plus l’économie notamment par les OPA, les restructurations, les délocalisations et l’investissement non productif. Avec leurs valets dans les gouvernements et les institutions européennes et mondiales, elles sont res­ponsables. C’est cette force capitaliste supranationale qui détruit les potentialités de chaque homme, de chaque nation, de chaque civilisation. Aujourd’hui tous les peuples de la planète peuvent concevoir et réaliser un développement matériel et culturel extraordinaire grâce à l’accu­mulation des connaissances humaines, à la réduction des gaspillages et des pollutions, à la révolu­tion informatique qui n’en est qu’à ses débuts.

L’obstacle peut être franchi.

Le naufrage de la pensée capitaliste comme celui de la pensée social démocrate est patent. Dans un combat de plus d‘un siècle l’opposant au marxisme cette dernière n’a cessé de prédire que la paix sociale descendrait sur terre par la concentration capitaliste et que le «socialisme» survien­drait de lui même. Le contraire s’est produit.

Nous devons en tenir compte pour trouver la voie de la libération de l’exploitation capitaliste. Les travailleurs et la grande majorité du peuple ont besoin de la souveraineté sur l’outil de travail, d’une mobilisation autogestionnaire autour d‘objectifs conduisant à la libération de la servitude fruit de la société capitaliste et son remplacement par une société autogestionnaire qui seule permettra l’épanouissement social et culturel de l’homme vers le communisme.

Au moment où le sentiment de défaite demeure difficile à supporter nous réaffirmons notre confiance en l’avenir et dans les capacités combatives que recèlent les forces unies des tra­vailleurs et des peuples.

Il n’y a pas de forteresse imprenable.

Reprenons le cours du savoir partagé entre tous: économique, politique, historique, la philosophie matérialiste n’a pas fini de fonder notre engagement. Reprenons le cours de la construction quoti­dienne du Parti de classe et de masse dont ont besoin les exploités face au capitalisme mortifère.

L’ensemble du salariat, donc 95 % du peuple ont besoin d’une organisation au plus près de leur vie, de leur travail, dans le quartier, à l’entreprise, consacrée à l’action politique libératrice de l’i­déologie dominante aidant chacun à prendre conscience des antagonismes profonds, irréductibles qui existent entre les détenteurs du capital, dont le but est le profit immédiat maximum, et ceux qui n’ont pour richesse que la vente de leur force de travail.

La peur de la vérité, c’est le renoncement à la révolution. La révolution sera un passage décisif pour l’accès de la majorité aux  pouvoirs et aux connaissances nécessaires au devenir autogestion­naire de l’humanité.

Nous appelons tous les communistes de cœur et de raison à se rassembler, à débattre et à décider eux même de l’avenir du communisme et de leur Parti. Ceux qui prédisent sa fin en seront pour leurs frais comme depuis 1848, comme depuis 140 ans.

UN PARTI COMMUNISTE DE MASSE ET DE CLASSE EST NÉCESSAIRE AUX SALARIÉS FRANÇAIS.

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