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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 18:20

UE, traité de Lisbonne, la Confédération européenne des syndicats (CES) défend son camp : celui du oui !

Doit-on ranger la Confédération européenne des syndicats, la CES, parmi les « forces progressistes de l’Europe » avec lesquelles mener des « batailles européennes » ? Marie-George Buffet le suggère à nouveau aux communistes dans son discours de clôture de la « rencontre nationale » de Tours, le 14 juin dernier.

Pour beaucoup de camarades, cette perspective n’est pas concevable. Depuis son origine, nous font-ils remarquer sur la base de leur expérience, la CES est pilotée par les syndicats européens de cogestion, sinon directement de collaboration de classe, imprégnés d’anticommunisme. La CES s’inscrit aussi depuis le départ dans la défense et l’illustration de l’intégration dans l’UE du capital.

Ce constat s’impose plus que jamais. La CES a compté parmi les principaux partisans du Oui à la constitution européenne en 2005, promouvant une « Europe sociale » qui nie les acquis et les rapports de force nationaux.

En 2008, elle a récidivé. John Monks, son secrétaire général, s’est senti obligé de répondre personnellement à une députée européenne irlandaise pour affirmer l’adhésion de la CES au Traité de Lisbonne. « Nous voulons que le traité de Lisbonne soit adopté rapidement par les Etats-membres avec l’introduction de la Charte européenne des droits fondamentaux …» a-t-il écrit à Mrs Sinnott le 30 avril. C’est on ne peut plus clair. Il précise aussi que la revendication d’une clause sociale additive ne constitue en aucun cas un préalable à l’adoption du traité, mais une « mesure séparée » et que « rouvrir le débat sur le traité, à cette date, n’est ni réalisable, ni souhaitable ».

La CES s’est placée, comme toujours, dans l’aménagement de la « concurrence libre et non faussée » et est intervenue auprès des syndicats irlandais dans ce sens, pendant la campagne décisive.

Cette position de fond est incompatible avec le combat des communistes des pays d’Europe, pour ce qui nous concerne, du PCF.

Elle est incompatible avec le verdict des peuples, français et néerlandais en 2005, maintenant de celui du peuple irlandais.

Ne comptons pas sur la CES pour faire respecter leur vote !

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 10:47
Le Conseil national du PCF des 25 et 26 juin a lancé la procédure statutaire de préparation du congrès de décembre.
On remarquera que l'ordre du jour a été modifié par rapport au projet initial soumis au CN.
Au point 2, on est passé de "l'avenir du PCF, ses transformations et l'élection de ses directions" à "l'avenir de la gauche, du communisme, du PCF, la nature et l'ampleur des transformations à opérer, la mission, la composition et l'élection des directions".
La perspective de "remise en cause de l'existence même du parti" évoquée au CN juin 2007, désavouée par l'ANE de décembre, est de nouveau remise en selle.
Les camarades Auriol, Fainzang et Dang Tran ont voté contre la résolution et déploré le choix de certains membres du CN de la faire voter à bulletin secret. Comment des dirigeants du PCF peuvent-ils refuser d'assumer leur choix devant les adhérents?
Les interventions des camarades sont en ligne ci-dessous.

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 10:27

Conseil national du PCF des 25 et 26 juin 2008

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Les faits sont têtus. Les dirigeants sortants du parti semblent être plus encore têtus!

A entendre la préparation proposée du 34ème congrès, j’ai l’impression d’entendre les mêmes termes posés pour le débat qu’au 33ème, au 32ème, … au 30ème de Martigues sinon qu’au 29 et 28èmes.  Sans essayer de tirer le moindre bilan des choix passés.

Les résultats sont pourtant connus : 1,93% en 2007, après les 3,37% de 2002, la perte des quatre cinquièmes de militants organisés… Le choix de la dilution de l’identité du PCF, de l’abandon de ses positions fondamentales, de l’alignement institutionnel sur le PS, de l’abandon de son organisation spécifique a conduit chaque fois à l’échec, au préjudice du Parti, mais aussi et surtout des salariés et du pays. L’expérience des partenaires du PGE en Italie vient encore le confirmer.

Dans la moindre association, l’assemblée générale annuelle donne lieu à un bilan d’activité. Ici, je n’ai pas entendu un mot du résultat des choix du 33ème congrès. En refusant toute remise en cause, ils confirment qu’ils veulent poursuivre dans la même voie. 

Après le désastre des présidentielles, de nombreux dirigeants ont dévoilé l’aboutissement de leur logique dans des déclarations ou des livres, ici même au CN de juin 2007 : la remise en cause de « l’existence même » du PCF.

Heureusement, d’autres faits aussi sont têtus et montrent la persistance du PCF dans le pays. Le refus de la disparition du PCF, l’exigence de son maintien et de son renforcement sont ressortis avec force de l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre dernier. Les bons résultats des élections locales, exprimés sur des candidatures identifiées comme communistes, ont balayé la thèse du « déclin irréversible ». Le besoin du PCF, force politique indépendante des compromissions du PS, porteuse d’une perspective d’alternative au capitalisme, tournée vers la lutte, repérable historiquement dans le monde du travail, est toujours aussi vif.

 

Aujourd’hui, il ne saurait s’agir, comme le 14 juin à Tours, de tenter de rassurer les communistes sur le maintien du nom du PCF tout en poursuivant des « transformations » qui le vident de sa raison d’être.

C’est pourtant ainsi que j’interprète le verrouillage, que j’éprouve comme d’autres, de la préparation du congrès : un verrouillage « administratif » dans certaines fédérations, un verrouillage de l’ordre du jour, avec, comme je l’ai dit, l’esquive de tout bilan.

Un verrouillage qui se retrouve aussi dans la polarisation des débats entre des groupes dirigeants qui semblent, ici aujourd’hui, ou dans la presse, se disputer entre eux, mais qui ont porté ensemble le même texte d’orientation au 33ème congrès. La volonté exprimée par certains ce matin d’exclure la possibilité d’un texte alternatif ne marque-t-elle pas la peur d’ouvrir l’expression des communistes sur le principal?

Enfin, la poursuite de la même ligne politique depuis 2007, l’absence d’impulsion d’initiatives de lutte nationales, ne sont pas non plus de nature à ouvrir les débats à l’expérience de ceux qui luttent. 

 

Je voudrais revenir sur le discours prononcé à Tours par Marie-George (publié avec l’Huma du 18 juin), en conclusion d’une « rencontre » nationale bien peu représentative de la diversité du parti. Derrière les formulations, il porte la perspective de la poursuite de la dérive réformiste, d’un « congrès de Tours à l’envers ».

Comment peut-on réduire l’acte des camarades de 1920 et proposer de n’en retenir que « l’espoir d’une société meilleure » ?

Si certaines des 21 conditions d’adhésion à la 3ème internationale sont datées, le choix de 1920 de rompre avec le réformisme pour créer un parti révolutionnaire est plus actuel que jamais.  En remettant en cause l’existence « a priori » des cellules et même des sections, le discours du 14 juin prolonge le contresens des dernières années qui a fait délaisser au parti les organisations situées sur le 1er terrain de l’affrontement de classe.

Contresens toujours, en contradiction explicite avec une décision de 1920, dans la réaffirmation d’un rôle prépondérant des élus et de leurs expériences dans les institutions.

Les congressistes de 1920 avaient rejeté avec force et raison le syndicalisme réformiste. A l’opposé, Marie-George appelle à la collaboration avec la Confédération européenne des syndicats, la CES, organisation ouvertement réformiste, historiquement marquée par son choix de la collaboration de classe et de l’anticommunisme.

Ce choix réformiste se traduit pleinement avec l’UE. Affirmer son adhésion au projet de l’UE, même en voulant le réorienter, le renégocier, mais non plus le combattre, n’est-ce pas exprimer son adhésion à un projet capitaliste ?

L’inquiétude se précise que les élections européennes soient le moyen, après le congrès, d’engager une nouvelle étape dans la dilution du PCF, dans une « gauche » indéterminée suivant la matrice du PGE.

Si la base commune produite d’ici septembre va dans ce sens, comme cela s’annonce, un texte alternatif sera nécessaire pour permettre aux communistes de se prononcer et d’opter pour la fidélité au choix du parti révolutionnaire.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 23:03

CN des 25 et 26 juin 2008, intervention de Claude FAINZANG

Il serait inconcevable que le texte de congrès ne pose pas la question du bilan de la stratégie des derniers congrès : de la mutation, de la participation gouvernementale de 1997 à 2002, des collectifs antilibéraux…Le choix de l’effacement de l’identité du Parti a conduit à la sanction électorale : 1,93% après 3,37% en 2002, à un affaiblissement sans précédent de notre organisation.

Mais le PCF n’est pas mort ! Dès que nous nous sommes présentés comme communistes, aux législatives puis aux cantonales, nos résultats se sont nettement améliorés (9,3%). L’Assemblée Nationale Extraordinaire de décembre a montré que les communistes voulaient très majoritairement le maintien du PCF.

C’est incompatible avec la poursuite de la stratégie actuelle.

Je ne suis absolument pas d’accord avec ce qu’a déclaré Marie-George Buffet en clôture de la rencontre nationale de Tours: « ne nous demandons pas a priori s’il faut ou s’il ne faut pas des cellules, des sections… ».

Au contraire, pour renouer les liens avec le monde du travail et le mouvement des luttes, il faut reconstituer les cellules, dans les quartiers populaires et les entreprises, impulser leur action et celle des sections sur le terrain de classe. Pour la raison d’être du parti, il faut que les cellules, basées sur le lieu de l’affrontement de classe, redeviennent le lieu de la souveraineté des communistes. L’ouverture, dont on parle tant, doit aussi concerner en priorité les quartiers populaires et les entreprises.

Impulsons les campagnes de lutte nationales sur ce qui les préoccupent. Ne pas l’avoir fait, ces dernières années, nous a rendus invisibles! Déverrouiller le congrès, c’est aussi cela !

Menons une campagne pour la défense du secteur nationalisé en lien avec celle du pouvoir d’achat. Mettons au centre les salaires, le SMIC, les minima sociaux. Reparlons des profits, de l’Impôt sur la Fortune, de la TVA à 5,5% sur les produits de première nécessité dont le chauffage. On parle de la campagne sur l’argent mais les textes de la Commission ne circulent pas. La pétition : personne n’est au courant. On n’en parle pas dans les AG de section. Pas d’impulsion non plus dans l’Huma. Quelle action de lutte à la fête de l’Huma ?

La rencontre nationale à Tours a bien été verrouillée : j’ai été scandalisée que 3 camarades de la Rochelle n’aient pas été admis, parce que leur fédération ne les avaient pas retenus. Moi-même j’ai eu des difficultés pour pouvoir entrer !

On n’a pas retrouvé en séance plénière l’intérêt des discussions le matin en atelier. La parole était très sélectionnée. Les interventions provenaient, sauf exception, de dirigeants qui ont tous ou presque appuyé le même texte de congrès en 2006, la même stratégie. On est loin de l’ouverture quand on ne laisse s’exprimer que ceux qui partagent l’essentiel…

Pour le Conseil National, le problème n’est pas dans le nombre de camarades. Il est dans sa composition et dans son orientation. Les camarades issus des couches populaires et des entreprises sont très peu nombreux. Ils ont quasiment disparu.

Pour le congrès, le calendrier est une nouvelle fois trop serré pour permettre aux communistes de participer. Si la base commune est verrouillée comme le débat actuel (l’huma, la rencontre de Tours), un texte alternatif sera indispensable.

Les textes alternatifs du 33ème congrès ont réuni près de 30%. La suite leur a donné raison. Esquiver aujourd’hui leur contenu n’est pas acceptable. Je fais partie de ceux qui veulent que les communistes aient tous les repères nationaux pour rester organisés, faire vivre leurs cellules, leurs sections.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 15:08

Conseil national du PCF des 25 et 26 juin 2008 - préparation du 34ème congrès du PCF

Intervention de Stéphane AURIOL, fédération de Paris

Les communistes ne peuvent pas accepter que les directions préparent le congrès en dehors de la réalité des luttes, de la place que le PCF devrait y prendre, mais n’a pas prise dans la dernière période. Le 1,93% aux présidentielles correspond à un discrédit profond de la stratégie imposée depuis plusieurs congrès. Militants communistes à l’entreprise, nous le ressentons durement, notamment à la RATP pour ce que je connais le mieux.

Je m’aperçois que la direction cherche à nouveau à faire l’impasse sur son bilan pour mieux continuer, envers et contre tout, dans la même direction : diluer l’identité du PCF, ses positions fondamentales, son organisation spécifique. Après les présidentielles, elle avait mis, ici même, souvenons-nous en, en question « l’existence même » du Parti. Depuis l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007 l’a désavouée. Pourtant, s’il n’est plus explicitement question de faire disparaître le parti, le processus qui y mène depuis des années est confirmé à ce stade de la préparation du congrès!

Pour le congrès, on ne peut séparer le projet, la perspective, de la stratégie et de l’organisation. Notre situation à la RATP l’illustre.

Ce matin, j’ai écouté Michel Rizzi. Je suis heureux de l’avoir entendu rappeler la nécessité de défendre la nationalisation, de faire du secteur nationalisé un modèle structurant sur le plan économique comme sur le plan social. Ce sont nos positions de toujours, plus actuelles que jamais, bien qu’elles aient été délaissées ces dernières années au nom d’une conception ambiguë de la mixité des capitaux et de la notion illusoire et dangereuse de « services publics européens ».

Mais comment prétendre défendre ces positions aujourd’hui, et être crédible auprès des salariés, de ceux qui ont été dans le mouvement en novembre par exemple, sans rupture réelle avec la stratégie et la pratique suivies par les directions du Parti ces dernières années ?

JC. Gayssot n’a-t-il pas défendu des privatisations partielles, d’Air France, de France Telecom ? N’est-ce pas Gayssot qui, dans le cadre de la loi SRU, a pris la responsabilité de préparer la marchandisation du réseau RATP. Maintenant, il veut « dépasser le PCF ». Cela fait longtemps qu’il l’a fait!

A la RATP toujours, qui prépare aujourd’hui les nouvelles étapes de mise en concurrence des transports franciliens dans la perspective de la privatisation sinon le STIF, le Syndicat des transports d’Ile-de-France, dirigée par la majorité de « gauche » du Conseil régional, avec un président PS. Les collègues combattent fortement cette perspective et ses conséquences immédiates : suppressions d’emploi, dégradation sans précédents des conditions de travail et de salaire… Sur le RER B, il y a eu plus de 50% de grévistes ces derniers jours.

Mais comment le PCF peut-il jouer son rôle de point d’appui de ces luttes tant que ses dirigeants, ses élus suivent docilement Huchon ou Delanoë ?

Dans la bataille majeure des retraites, quelle initiative a prise la direction nationale en vue de construire la convergence de lutte entre salariés relevant des régimes spéciaux et salariés relevant du régime général ? Lorsque notre collectif PCF-RATP-BUS préparait la bataille sur cette question, la direction s’en détournait. Ensuite, elle a ignoré les revendications rassembleuses des 37,5 annuités pour tous, du refus de tout allongement de la durée de cotisation.

J’observe la même nécessité de rupture sur les questions européennes alors que la marchandisation du service public RATP, toujours comme exemple, est prétextée par un « règlement européen ». Elle doit être mise à l’ordre du jour du congrès. Le NON des Irlandais, après celui des Français et des Néerlandais, donne un nouveau point d’appui, qui pourrait être déterminant, pour finir de délégitimer les traités, directives et règlements dont le gouvernement se sert pour détruire nos acquis. Quel contresens de chercher à relégitimer le projet capitaliste qu’est l’UE en s’inscrivant dans la proposition d’un nouveau traité, d’une renégociation !

Quel contresens aussi d’aller vers la CES, la Confédération européenne des syndicats, comme Marie-George Buffet l’a proposé avec insistance à Tours. La CES : cet ensemble syndical historiquement tournée vers la collaboration de classe, anticommuniste, suppôt du oui à la « constitution » européenne en 2005…

En 1920, l’une des conditions de l’adhésion à la 3ème internationale était la rupture avec les syndicats « réformistes ». Ce choix d’alors, comme les autres qui ont fait de notre parti un parti révolutionnaire, est toujours aussi actuel. Peut-être même davantage encore au moment où la direction de la CGT est tentée, comme le montre sa « position commune » avec le Medef, de passer d’un syndicalisme de lutte à un syndicalisme de compromis.

Plus que jamais, la question de l’organisation communiste à l’entreprise, de la cellule, abandonnée depuis le congrès de Martigues, est posée pour les révolutionnaires que nous voulons être.

La direction sortante du Parti refuse de se remettre en cause malgré son échec. Elle place la préparation du congrès dans la continuité de sa stratégie désavouée, qui a privé le monde du travail de l’organisation efficace dont il a tant besoin dans la lutte des classes. Ce constat, s’il se confirme, m’amènera à faire partie de ceux qui porteront en direction des communistes une alternative à ce choix de poursuivre le processus de disparition du PCF.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 14:09

CN des 25 et 26 juin 2008 

Intervention de Claude FAINZANG, résumé sommaire pour l’Huma

Préparation du congrès : il serait inconcevable que la direction évacue le bilan de sa stratégie. Les communistes ont dit à l’ANE que l’effacement du PCF est une aberration : il doivent pouvoir dire qu’ils veulent rompre avec la stratégie qui y mène. Redonner la priorité aux cellules, les reconstituer, leur rendre leur souveraineté : nécessité pour la vie du PCF, pour l’ouverture des débats sur le premier lieu de l’affrontement de classe : l’entreprise, le quartier populaire. Impulser les campagnes nationales partant des luttes, du monde du travail: salaires, consommation populaire. Si la base commune est verrouillée comme le débat actuel (l’huma, la rencontre de Tours), un texte alternatif sera indispensable.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 14:06

CN des 25 et 26 juin 2008 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, résumé sommaire pour l’Huma

Les directions plus têtues que les faits ! 34ème congrès dans les mêmes termes que le 30ème et le 33ème ! Malgré les 3,37%, le 1,93%, la perte d’adhérents. Autres faits têtus: le refus de la disparition du PCF, de l’alignement sur le PS, la persistance du besoin du PCF de lutte de classe. Rassurer les communistes sur le maintien du nom du PCF en poursuivant des « transformations » qui le vident de sa raison d’être? Non ! Le discours de Marie-George à Tours réduit 1920 à « l’espoir d’une société meilleure », nie les orgas de classe, donne le primat aux élus, soutient la CES réformiste, s’inscrit dans la réorientation d’un projet capitaliste : l’UE. Réaffirmons le choix de 1920, celui du parti révolutionnaire !

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 16:09

Fidel Castro n’est pas dupe des arrière-pensées de l’Union européenne !

Les ETATS-UNIS, L’EUROPE ET LES DROITS DE L’HOMME.


Réflexion du camarade Fidel Castro, 20 juin 2008

La manière discréditée de suspendre les sanctions contre Cuba que l’Union Européenne vient d’adopter le 19 juin a été commentée par 16 bureaux internationaux de presse. Elle n’a absolument aucune conséquence
économique pour notre pays. Au contraire, les lois extraterritoriales des Etats-Unis et son blocus économique et financier continuent d’être pleinement en vigueur.

A mon âge et dans mon état de santé, on ne sait combien de temps on va vivre mais dès maintenant, je veux exprimer mon mépris pour l’énorme hypocrisie que contient une telle décision. Cela devient encore plus évident quand cela coïncide avec la mesure européenne brutale d’expulser les immigrants en situation irrégulière venant des pays latino-américains dont la population est majoritairement d’origine européenne. Les émigrants sont, en outre, le résultat de l’exploitation coloniale, semi-coloniale et capitaliste. Au nom des droits de l’homme, ils exigent de Cuba l’impunité pour ceux qui prétendent livrer pieds et poings liés la patrie et le peuple à l’impérialisme.

 

Même les autorités du Mexique doivent reconnaître que la mafia de Miami au service du gouvernement des Etats-Unis lui a arraché par la force - ou acheté - un important contingent d’agents migratoires de ce pays, des dizaines d’immigrants illégaux arrêtés à Quintana Roo et, parmi eux, des enfants innocents transportés de force sur des mers dangereuses et même des mères contraintes à émigrer. Les trafiquants de personnes comme les trafiquants de drogue qui disposent selon leurs caprices du plus grand marché du monde et du plus convoité ont mis en danger l’autorité et la morale dont chaque gouvernement a besoin pour diriger l’Etat, répandant le sang latino-américain de toute part sans parler de ceux qui meurent pour avoir voulu émigrer en traversant ce mur frontalier humiliant sur ce qui fut le territoire du Mexique.

La crise alimentaire et énergétique, les changements climatiques et l’inflation harcèlent les nations, l’impuissance politique règne, l’ignorance et les illusions tendent à se généraliser. Aucun gouvernement, et moins encore ceux de la République Tchèque et de la Suède qui rechignaient contre la décision européenne, ne pourrait répondre de façon cohérente aux interrogations qui sont sur le tapis.

Tandis que, à Cuba, les mercenaires et ceux qui bradent la patrie au service de l’empire s’arrachent les cheveux et déclirent leurs vêtements pour défendre les droits à la traîtrise et à l’impunité. J’ai beaucoup de choses à dire mais pour aujourd’hui, ça suffit. Je ne veux pas ennuyer mais je vis et je pense.

Je divulguerai cette réflexion seulement par internet ce vendredi 20 juin 2008.

(traduction Gaston Lopez, amendée – Cuba Si Provence)

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 19:16

Le 34ème Congrès et les « documents préparatoires »…

Après la conférence nationale de décembre 2007 la direction du Parti, se disant soucieuse de promouvoir plus de démocratie, s’était engagée à rompre avec le mode de préparation des derniers Congrès et à ne pas soumettre de base de discussion afin de permettre aux délégués de débattre des problèmes et des propositions émanant des adhérents eux-mêmes.

Contrairement à sa promesse, la direction nationale a une fois de plus invité à débattre sur un texte fleuve que peu d’adhérents liront en totalité et comportant encore une multitude de questions qui ne sont pas toutes sans intérêt mais qui empêchent les problèmes essentiels, vitaux, de venir au premier plan.

L’indispensable analyse critique de « la mutation », qui a été la ligne directrice du Parti pendant plus d’une décennie y est, cette fois encore, complètement ignorée. Le débat de fond sur la politique d’union qui a conduit aux 1,93% n’est pas abordé. La nécessité d’un changement de stratégie est reconnue mais posée sous forme interrogative, évoquant plusieurs alternatives possibles, mais à bien y réfléchir la plupart d’entre-elles mènent à la disparition du Parti à plus ou moins court terme. Qui peut croire à la déclaration récente de la secrétaire nationale affirmant que « personne ne veut liquider le Parti Communiste Français » alors que plusieurs articles publiés en bonne place dans l’Humanité par des membres de la direction réclamaient ouvertement sa dissolution.

Les « documents préparatoires » donnent à entendre que la disparition du PCF est peut-être devenue inévitable. Celui-ci serait aujourd’hui confronté irréversiblement à « un problème d’image » et le mot même de « communiste » serait devenu un obstacle insurmontable à son influence.

En réalité ce que les électeurs communistes rejettent et sanctionnent en votant Besancenot, c’est la politique sociale-démocrate de gestion du capitalisme à laquelle la direction du PCF s’est associée à deux reprises et qu’à l’évidence elle cherche à renouveler encore. C’est la notion « d’union de toute la gauche » fondée sur des étiquettes et non sur des contenus réels. C’est les accords d’unions sans principes à des fins électorales. C’est l’effacement de l’identité communiste.

En dépit du révisionnisme des médias, beaucoup de Français savent le rôle joué par le PCF dans le Front Populaire et à la Libération. Ils n’ignorent pas qu’il est le principal artisan des importantes conquêtes sociales et politiques d’alors. Actuellement ils constatent de visu la combativité des communistes dans les luttes pour la défense des acquis des travailleurs.

Les récentes cantonales et municipales ont montré que là où les candidats du Parti se sont présentés sous l’étiquette PCF, ils ont réalisé des résultats honorables. Mais la majorité de la direction actuelle ne veut rien entendre. Elle est engagée dans une fuite en avant irréversible. Elle pense probablement, non sans raisons, qu’elle ne peut pas reconnaître ses erreurs stratégiques sans les assumer, ce qui la conduirait à se démettre.

Cette attitude pousse tous ceux qui aujourd’hui demandent ouvertement la dissolution du Parti à augmenter leurs pressions afin de faire plier l’équipe dirigeante et obtenir que le 34ème Congrès décide la fin immédiate du PCF, suivant en cela « la voie italienne ».

Les communistes qui veulent que le PCF continue ne doivent pas se laisser abuser par les « documents préparatoires ». Ils doivent exiger que le Congrès débatte réellement des causes profondes du déclin du Parti et qu’il décide des changements stratégiques à apporter pour sa redynamisation et sa projection dans l’avenir.

                                                                                                          J. Molina

                                                                                                          J. Molina

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 19:09
Nous relayons l'heureuse initiative suivante:

Cellule Pierre Simonot du PCF

La cellule Pierre Simonnot de la section de Lille de la Fédération du Nord du Parti Communiste Français, organise un débat sur le thème:

« La résistance communiste »

avec la participation de nos camarades Yvonne Abbas (déportée à Ravensbrück), Jean Colette (chargée de la liaison internationale avec la Belgique), Jeannette Simonot, Henriette Defrance, Michel Defrance, Guy Beziade et Pierre Charret, résistants communistes pendant l’occupation allemande.

Samedi 21 juin 2008 à 16h00

A l’Espace Marx

6bis, Rue Roger Salengro à Hellemmes

(métro Marbrerie)

Nous conclurons par un apéritif à l’honneur des nos résistants (participation libre). Sur place une exposition sur la résistance sera visible.

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