Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 12:15
Résultats de la section du 5ème arrondissement de Paris:

35 votants
34 exprimés
  1 vote blanc

Texte 1 (Vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien): 7
Texte 2 (Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme): 1
Texte 3 (Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps): 26
Partager cet article
Repost0
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 12:05

Deux ou trois éléments à propos de "la Riposte" et du texte «renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » par Pierre Robes (PCF 81)

J’ai rédigé ce texte à la demande de camarades qui se demandaient quels étaient les auteurs de ce texte, qu’ils ne connaissaient pas.

Quel est donc ce texte alternatif présenté au congrès de notre parti et qui en sont ses auteurs ? Il ne s’agit pas de faire de la polémique, mais il faut savoir, lorsque l’on vote, être clair non seulement sur les orientations, mais aussi sur les hommes et les femmes qui les défendent.

 

D’où ces quelques lignes qui s’adressent d’abord aux communistes qui ne connaissent pas « la Riposte » et qui souhaitent avoir des précisions sur ses objectifs et ses idées.

 

Le texte de la « Riposte » fait une référence constante et assez insistante au marxisme, de même que son site internet. Je vous épargne les citations (vous pouvez vous référer au supplément de l’Huma).

 

Cette référence peut apparaître au premier abord séduisante pour des camarades qui ne connaissent pas « la Riposte » : c’est en fait un exercice de style pour séduire les militants communistes, qui majoritairement, souhaitent, sous une forme ou sous une autre un « retour aux fondamentaux », donc au marxisme, à la lutte des classes …

 

Des camarades, parfois les mêmes, peuvent se dire, pourquoi y a-t-il deux textes alternatifs qui, en apparence, portent des critiques similaires à l’égard de la majorité de la direction actuelle ?

 

Parce que le groupe « la Riposte » poursuit un objectif qui lui est propre, qui n’a rien à voir avec l’avenir de notre parti, avec le rassemblement de notre peuple, avec le développement nécessaire des luttes et des convergences d’action.

 

Ce groupe se pose comme « défenseur du marxisme » dans le PCF, alors que ses principaux animateurs étaient au PS jusqu’à la toute fin des années 90. Non que cela soit une tare rédhibitoire, loin s’en faut, mais cela devrait pousser G. Oxley et ses partisans à un peu plus de modestie à l’égard de camarades dont la vie et la vie militante sont des exemples pour nous tous, comme Henri Alleg et Henri Martin, qui figurent parmi les 800 signataires du texte « Faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps ».

Le groupe « la Riposte », qui a tenu son congrès en mars 2008, avait déjà rédigé son texte pour le congrès du PCF au mois de juillet 2008, bien avant que ne paraisse le projet de base commune. D’ailleurs, « la Riposte » distribuait son texte à la « fête de l’Humanité », en septembre dernier, en tentant de récupérer ici et là des signatures pour le déposer. Ce groupe a refusé toute discussion avec les communistes qui, certains depuis longtemps, s’opposent aux dérives réformistes qui ont conduit le PCF à l’échec (en 2002 puis 2007), pour la rédaction d’un texte commun, et pour cause …

Je ne développe pas, d’autres camarades l’ont fait, les manques de ce texte, notamment sur l’analyse de l’Union Européenne, dont les auteurs de ce texte refusent de voir le contenu de classe.

 

Les adversaires principaux de « la Riposte » : les partisans d’un PCF autonome  et indépendant  de la social-démocratie…

 

G. Oxley et le groupe « La Riposte » cherchent d’abord à polémiquer –souvent de manière caricaturale ou stérile- , au sein du PCF avec les camarades qui, avec des options parfois différentes, défendent l’idée d’un PCF autonome, indépendant du PS, porteur de luttes et faisant vivre la théorie marxiste.

Ainsi, au printemps dernier, dans un article de « La Riposte » (28 avril 2008) consacré à l'interview d'Yves Dimicoli sur les propositions communistes face à la crise financière (publiée par l'Humanité du 25 mars 2008), Greg Oxley résume à sa manière les propositions des économistes communistes. Selon lui, il s'agirait de  «subventionner les capitalistes » ...Rien que ça!!!!

Plusieurs camarades, des fédérations, comme du secteur économique du Parti ont répondu (notamment Gisèle Cailloux) de manière argumentée à ce qui n’était qu’une mauvaise polémique et de la mauvaise foi. On peut ne pas être d’accord sur tout avec nos camarades du secteur éco, mais caricaturer de la sorte ce qu’ils écrivent, dénaturer leurs propositions en faisant preuve d’une totale mauvaise foi comme G. Oxley, il y a un gouffre, un abîme, que franchissent allègrement la petite équipe de « la Riposte ».

Pour exister, il faut apparaître comme les seuls, les vrais, les purs …

 

Défendre le marxisme aujourd’hui, ce n’est pas caricaturer les idées des camarades qui tentent de faire vivre les idées marxistes, en économie, avec des propositions réalistes, alternatives et en rupture avec les politiques de gestion et d’aménagement du capitalisme.

 

Et aujourd’hui, les principaux adversaires de « la Riposte », ce sont nos camarades de la section du 15e arrondissement de Paris et surtout André Gerin, député-maire de Vénissieux, on se demande bien pourquoi …

 

De nombre de sections, de fédérations, dans toute la France, montent des appréciations positives   « Faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps », qui apparaît, de plus en plus, pour des milliers de communistes, comme le projet de base commune qui a les qualités que l »on cherchait vainement dans le projet voté par la majorité du CN. 

 

Dans ce contexte où le texte alternatif unitaire est en train de devenir une force incontournable dans le parti, peut-être majoritaire, « la Riposte » tente d’exister, encouragée en cela par certains membres de la direction sortante qui utilisent ce texte comme un « contre-feu » pour diviser et disperser les voix de certains camarades isolés et qui ne connaissent pas ce groupe.

 

D’où vient le groupe « la Riposte » ?

 

Les attaches du groupe "la Riposte" (revendiquées) sont celles du groupe de Ted Grant (In defence of Marxism), intitulé  "Tendance Marxiste Internationale" - un des multiples courants trotskistes, organisé à l'échelle internationale, dont la spécificité est de considérer non pas qu'il faut constituer des partis distincts des organisations classiques du mouvement ouvrier, mais constituer des tendances en leur sein, ainsi la Riposte essaie-t-elle de s'implanter au sein du PCF depuis 2000, ses principaux animateurs étaient auparavant au PS.  Ailleurs, les homologues de « la Riposte » militent au sein du parti travailliste britannique, par exemple, vous savez, le New Labour de Tony Blair …

 

La direction du PCF connaît les pratiques de « la Riposte », certains jouent même à les favoriser en sous-main contre les communistes qui s’opposent à la disparition et à la dénaturation du PCF – il y a plusieurs exemples locaux aisément vérifiables, le dernier en date étant dans la fédération de Paris, qui autorise « la Riposte » à disposer de locaux fédéraux, et refuse une salle à des camarades signataires du texte alternatif unitaire, dont des camarades responsables de section, des membres du CN, pour qu’ils puissent présenter ce texte aux communistes parisiens ! On croit rêver !

 

Laisser présenter un texte alternatif à un groupe ouvertement organisé en tendance, comme « la Riposte », sans en dire quoi que ce soit, c’est un choix de la part de la majorité de la direction du PCF.

Si les signataires des différents textes avaient été publiés par l’Huma,  les communistes auraient aisément fait la différence entre un texte dont ils ne connaissent pas un signataire (celui de « la riposte ») et un autre signé à ce jour par près de 800 militants, responsables de section, de fédération, élus …

 

La Riposte et l’histoire du PCF

 

Que ce soit sur 1936 et le Front Populaire, sur la Libération et 1945, sur 1968, « la Riposte » n’a pas de mots assez durs pour caractériser l’histoire et la pratique des communistes, alors qu’au contraire, les historiens sérieux, notamment les marxistes, reconnaissent l’intelligence pratique et théorique du PCF et de ses dirigeants, notamment dans les années 30, où ce sont les orientations prônées par Thorez qui finissent par s’imposer, y compris dans l’Internationale Communiste, à partir de 1935, avec le Front Populaire.


Sur ce point, je livre simplement un exemple. Greg Oxley a préfacé récemment (visible sur le net) un recueil de textes de Trotsky sur la France de 1934 à 1937, où il écrit notamment qu'à partir de 1934,  "la politique sectaire du PCF a été remplacée, non par le programme d'un front unique révolutionnaire des organisations des travailleurs, mais par une politique de collaboration de classe dictée par Moscou, et dont les conséquences allaient s'avérer désastreuses pour la classe ouvrière française. Maurice Thorez et la direction du PCF prônaient une nouvelle « union sacrée » - rebaptisée « Front Populaire » pour l'occasion. Le Front Populaire incluait non seulement les sociaux-démocrates, mais aussi la classe capitaliste, incarnée par le Parti Radical. Ainsi, les « sociaux-fascistes » et « radicaux-fascistes » d'hier devenaient désormais des alliés de première importance dans la lutte contre le fascisme."

Chacun peut juger ... Ramener le Front Populaire à une politique de "collaboration de classe", et à "l'union sacrée", il fallait oser ! Ce type de propos à l'emporte-pièce (une ânerie sans nom sur un plan historique) et d'un anticommunisme forcené situe pour moi l'auteur et les auteurs de ces textes en dehors du mouvement communiste, ce sont là des idées profondément réactionnaires.

 

Evidemment, « la Riposte » ne va pas écrire cela dans un texte de congrès du PCF : on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Il faut dire la vérité aux communistes. Si la direction ne veut pas défendre l’histoire du Parti, c’est à nous de le faire. 

 

Il me semblait nécessaire de faire ces quelques rappels et de donner ces éléments aux communistes avant le vote pour qu’il n’y ait aucune confusion.

 

Au fond, ce texte (indûment intitulé « renforcer le PCF, renouer avec le marxisme ») est un leurre, porté à la fois par certaines franges les plus politiciennes de la direction (ceux qui appliquent l’adage « diviser pour mieux régner ») et par un groupuscule entriste qui méprise les communistes et leur histoire et tente de prospérer sur le désarroi suscité par les orientations et la politique de la direction depuis la participation gouvernementale de 1997-2002. 

 

Pas d’abstention, nous avons la responsabilité historique, nous pouvons créer l’événement et redonner espoir aux militants, à notre peuple dans la période actuelle.

 

Pas de légitimisme par rapport à une direction qui n’a plus de légitimité !

Comme le disait Thorez : « Que les bouches s’ouvrent ! »

 

Camarades, votez pour vos idées, pour un PCF autonome, offensif, porteur de propositions d’action, en phase avec notre peuple, capable de rassembler, d’unir celles et ceux qui souffrent du capitalisme et qui ont intérêt aujourd’hui à rompre avec ce système invivable !

 

Les 29 et 30 octobre, le seul vote qui permettra de retrouver un PCF utile à notre peuple, de donner espoir, pour rompre enfin avec le capitalisme, c’est celui pour le texte de base commune alternatif « faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps » (choix n°3) !


Les textes alternatifs du Congrès du PCF – Nos divergences

Bonjour,

Je prends la plume face à cette critique du texte alternatif dont je suis signataire, Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps, car celle-ci n’est n’est ni honnête, ni fondée.

Pour commencer, La Riposte pourrait-elle nous dire pourquoi elle s’oppose aux valeurs républicaines dans l’absolu ? Que je sache, défendre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de démocratie - pour ne parler que ce celles-là ! – est le premier devoir de tout militant communiste. Bien entendu, vous dîtes que ces valeurs sont hypocrites dans le cadre du capitalisme. Mais c’est justement pour cette raison que nous sommes également communistes ! Communistes, oui, mais communistes français !

Ne pas défendre les valeurs républicaines, c’est se tirer une balle dans le pied, c’est se contenter de prêcher dans le désert avec des phrases tirées de livres (et de ce point de vue, La Riposte connaît mal les classiques, nous y reviendrons). C’est militer à côté du mouvement ouvrier français et au final, se morfondre dans le sectarisme le plus impuissant.

Je voudrais rappeler que si le PCF a pu être aussi influent, le premier parti de France dans les années d’après guerre, c’est parce qu’il a donné son sang pour vaincre le nazisme et libérer la patrie. Il ne faudrait pas l’oublier.

Nous sommes aussi des travailleurs, mais également des Français. André Gerin s’inscrit dans cette perspective, qui n’est pas celle de Le Pen. Tous ses écrits ne sont certainement pas excellents. Mais en faire la critique en même tant que celle de notre texte alternatif n’est pas très honnête, c’est du sophisme. Tenez-vous en au texte et rien qu’au texte !

Venons-en, justement.

Sur le projet. La Riposte veut faire croire que notre texte "ne veut pas remettre en cause le capitalisme". Ceci est parfaitement ridicule. Ainsi, vous indiquez que, « l’appropriation sociale des moyens de production » est une formule floue ( !), qui plus est, « introduite dans le vocabulaire du parti à l’époque de Robert Hue » ( !).

Là, on croit rêver : il est de notoriété publique que cette formule est le B.a- BA du projet marxiste ! Je ne citerai à cet égard que F. Engels, dans un de ses textes (que je ne prendrai pas la peine de détailler plus en avant) : « L’appropriation sociale des moyens de production élimine non seulement l’inhibition artificielle de la production qui existe maintenant, mais aussi… ».

Il est pour le moins étrange de voir que des personnes qui se prétendent marxistes ignorent cette formule de base, qui est le résumé du socialisme décrit par les plus grands auteurs, comme F. Engels !

Parler, comme nous le faisons, comme Engels, d’appropriation sociale des moyens de production, c’est s’attaquer aux rapports de production capitaliste, à la propriété privée des moyens de production, ce que la base commune ne fait évidemment pas. Tous arguments ne sont pas bons.

Sur la question des droits des salariés, notre texte est flou, certes. Mais tout comme celui de La Riposte  ! Parler de « gestion démocratique des entreprises par les travailleurs » à tout bout de champ ne règle pas la question de savoir comment ce processus se réalise concrètement.

La Riposte ne le dit jamais. Par contre, elle crie toujours à la trahison quand l’idée de droits pour les travailleurs est mise en avant, que ce soit par la gauche du parti ou par la droite. Il faudra alors nous expliquer comment se réalise concrètement cette démocratie et comment elle est compatible avec la « planification rationnelle » qui est avancée, sauf à supposer que les « plans élaborés démocratiquement » (on ne sait pas comment vraiment, puisque, encore une fois, La Riposte ne parle strictement jamais des droits des travailleurs, ni du rôle que pourraient jouer leurs institutions représentatives) correspondent systématiquement à la rationalité et à « l’administration saine des choses » voulue par les membres de La Riposte. Niveau flou, il n’y a pas mieux que La Riposte.

Et puis, vu notre critique sévère de la Gauche plurielle, il est évident que nous ne mettons pas la même chose derrière les droits des travailleurs que les Hue et autres Gayssot. Mais de toute façon, La Riposte ne parle jamais des droits des travailleurs, elle en reste à un niveau d’abstraction très élevé, donc est mal placée pour donner la leçon.

La Riposte nous accuse d’avoir les mêmes idées, quant au programme, que la base commune. (« le programme qu’ils présentent ne contient aucune mesure susceptible de briser le pouvoir des capitalistes. »). En réalité, on a beau relire ce texte imbuvable de nos dirigeants, on n’y trouvera nulle part "la rupture radicale avec le capitalisme" que nous proposons noir sur blanc !

Sur le point précis des nationalisations, puisque vous vous référer maladroitement à certains écrits d’A. Gerin pour critiquer l’ensemble de notre texte, vous pourriez aussi lire ses propositions de loi, cela ne ferait pas de mal. En particulier, dans celle sur le service public de l’eau, vous verriez que la nationalisation est également proposée (c’est d’ailleurs pour cette raison que les refondateurs n’ont pas voulu cosigner).

Passons à la question nationale. La Riposte tire à boulets rouges sur notre texte, le qualifiant de souverainiste.

Je voudrais citer ici le grand Lénine : « Le réveil des masses sortant de la torpeur féodale est progressif, de même que leur lutte contre toute oppression pour la souveraineté du peuple, pour la souveraineté de la nation. De là, le devoir absolu pour le marxiste de défendre le démocratisme le plus résolu et le plus conséquent, dans tous les aspects du problème national. Secouer tout joug féodal, toute oppression des nations, tous les privilèges pour une des nations ou pour une des langues, c’est le devoir absolu du prolétariat en tant que force démocratique, l’intérêt absolu de la lutte de classe prolétarienne. »

Certes, s’il dénonce le caractère bourgeois, l’utopie réactionnaire de « rester dans sa Nation », il dit très bien les choses : la souveraineté nationale n’est pas une fin en soi, mais c’est bien la condition de l’édification du socialisme, quand les pays qui nous entourent sont capitalistes et impérialistes, quand ils représentent pour la France des pays oppresseurs.

Bien entendu, au niveau de la Commission européenne, du Parlement européen et des différents sommets européens se règlent les politiques qui visent à venir à la rescousse du capitalisme. C’est justement pour cela que, une fois un Gouvernement communiste en France, nous n’aurions plus rien à faire dans de telles instances, avec des dirigeants d’autres pays qui ne partageraient pas nos vues et qui rentreraient même certainement en guerre contre nous, comme cela est arrivé à la Russie soviétique ! Mais si les autres Etats européens suivaient une voie compatible avec la nôtre, alors, bien entendu, des coopérations pourraient se mettre en place, comme entre le Venezuela et Cuba, par exemple.

Comment Chavez aurait-il pu entamer la construction du socialisme sans reconquérir la souveraineté nationale de son pays ? Dans notre texte, il est dit que « depuis quelques années, le socialisme refait surface dans différents points du globe. Ainsi, plusieurs pays d’Amérique Latine se sont engagés dans des expériences progressistes. Elles reposent toutes sur la reconquête de la souveraineté nationale grâce à la nationalisation des banques et des grands secteurs de l’économie ». N’est-ce pas assez clair ?

Autre chose : accuser notre texte de parler des « pays socialistes » pour les pays soviétiques est un procès d’intention qui ne trompe personne : tous les Français et tous les adhérents du PCF qualifient ces pays de socialistes.

Vous dîtes chercher à expliquer d’un point de vue marxiste l’échec de l’URSS. C’est une idée. Nous ne le faisons pas. Et alors ? Est-ce le lieu, dans un texte de congrès, que de le faire ? Pourquoi, par exemple, le texte de La Riposte ne parle à aucun moment de l’organisation du PCF, du rôle des cellules, de la formation, de l’histoire glorieuse du PCF ? Pourquoi votre texte ne se réfère strictement jamais à la campagne communiste pour le NON au Traité européen, à la manière des trotskistes de LO, par exemple ? Cela me parait être des lacunes toutes aussi sérieuses !

Je finis en donnant les résultats (environ, car de tête) des votes dans ma cellule : 5 pour la base commune, 4 pour La Riposte et …………….. 37 pour les gros nationalistes, réformistes et racistes que nous sommes ! (avec un pourcentage de votants très honorable).

Les militants ne s’y trompent pas…

Gautier WEINMANN, signataire du texte alternatif Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps

- par Gautier WEINMANN
Partager cet article
Repost0
27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 17:29

Pour qui roule « La Riposte » ?

Greg Oxley et Jérôme Métellus, les deux responsables du groupe entriste La Riposte ont publié vendredi 24 octobre 2008 un texte intitulé « Les textes alternatifs du Congrès du PCF – Nos divergences », dans lequel ils prétendent polémiquer contre le texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », signé à ce jour par plus de 780 communistes.

Première remarque, de forme. La Riposte base une grande partie de sa critique du texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », non pas sur la base de citations de ce texte, mais sur la base de prises de position d’un des signataires de ce texte (sur plus de 780), en l’occurrence le camarade André Gérin. Positions avec lesquelles on peut ou non être d’accord, mais qui n’engagent évidemment pas les 780 et quelques signataires. Cette méthode d’amalgamation entre les camarades doit être condamnée.

Pourquoi semer la confusion (en toute connaissance de cause) ? Les militants communistes qui ont cru, en signant le texte soumis par La Riposte pour le 34ème congrès, signer un texte authentiquement « communiste » et « marxiste » peuvent se le demander. Comme ils peuvent se demander : « qui a intérêt à dénigrer un texte signé par plus de 780 communistes, à quelques semaines du congrès, et à quelques jours des votes » ?

Qui, se cachant derrière les grandes proclamations « r-r-r-révolutionnaires » de La Riposte, à grand renfort de références au marxisme, mène cette offensive ?

Or, en-dehors des nombreuses critiques des positions d’André Gérin, la seule attaque de La Riposte contre le texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » se concentre sur … son combat contre l’Union européenne. La principale critique de La Riposte au texte signé par plus de 780 communistes opposés à la dérive mutante, social-démocrate, liquidatrice et « européiste » de la direction du parti, est que ce texte ouvrirait une (détestable) « perspective nationaliste et « républicaine » », parce que ce texte prônerait « une rupture avec l’Union Européenne ». Critique développée dans un chapitre intitulé « L’Union Européenne : nationalisme ou internationalisme », où, au nom d’un prétendu « internationalisme », La Riposte condamne « L’approche nationaliste de Faire vivre et renforcer le PCF ».

Tiens donc ! Il serait « nationaliste » de s’opposer à Maastricht et à l’Union européenne ! Notons à ce propos que, dans des textes qu’on peut consulter sur le site de La Riposte, c’est au nom de la même lutte contre le « nationalisme » que ces messieurs expliquent que l’un des plus grands dangers pour les travailleurs du Moyen-Orient est le « nationalisme » des Palestiniens, coupables de « terrorisme ». Curieux « internationaliste » que celui qui condamne (au nom du « marxisme ») les peuples opprimés !

Concernant l’Union européenne, la mauvaise foi de la Riposte ne peut aller jusqu’à nier que l’Union Européenne « est un dispositif économique et politique mis en place par les capitalistes et pour les capitalistes ». Pourtant, osant comparer la position communiste– l’authentique, celle qui a été abandonnée par la direction du PCF – de combat contre la CEE et l’Union européenne, à « la posture « anti-Maastricht » du Front National », c’est-à-dire osant comparer les communistes à des individus fascisants, les « marxistes » de La Riposte écrivent :  « une rupture de la France avec l’UE, sur la base du capitalisme, ne résoudrait strictement rien. En fait, elle aurait pour conséquence immédiate de plonger l’économie nationale dans une récession encore plus sévère ». Sortir de l’Europe de Maastricht « aggraverait » la situation des travailleurs en France !

Ils poursuivent : « Demander, comme le fait le texte, un « référendum populaire » sur la question d’une rupture de la France capitaliste avec l’Union Européenne, c’est demander un référendum dont l’issue serait négative pour les travailleurs, quel qu’en soit le résultat. » N’est-ce pas une tentative d’empêcher un rejet populaire, comme en Irlande récemment, comme en France par le référendum du 29 mai 2005, de l’Europe de Maastricht ? N’est-ce pas la défense, par La Riposte, de l’Union européenne ?

La Riposte abuse les militants communistes en se prétendant courant « marxiste » dans le PCF (qui plus est « le seul »), qui combat contre le capitalisme, pour le socialisme !

Messieurs les prétendus « r-r-r-révolutionnaires » de La Riposte, expliquez-nous comment il serait possible de combattre pour le socialisme sans que le peuple liquide « un dispositif mis en place par les capitalistes et pour les capitalistes », suivant vos propres termes ?

La Riposte accuse les plus de 780 communistes groupés autour du texte Faire vivre et renforcer le PCF d’« injecter le poison nationaliste dans la conscience des travailleurs ». A quand l’accusation de La Riposte à l’encontre des résistants, en premier lieu des militants du « Parti des fusiliers », d’« injecter le poison nationaliste dans la conscience des travailleurs » parce qu’ils ont combattu les fascistes ?

Mais le fond actuel de l’affaire est le suivant : est-il possible de combattre pour le socialisme en acceptant le cadre de l’Union européenne, en acceptant le cadre de ce « dispositif mis en place par les capitalistes et pour les capitalistes » ?

Il s’agit ni plus ni moins de ce que le tristement célèbre PGE « Parti de la gauche européenne », auquel s’est raccrochée la direction du PCF, développe depuis des années : une revendication « d’Europe sociale » qui ne remette pas en cause les institutions ultralibérales et privatisantes de Maastricht et de l’UE. La seule différence est que La Riposte a recouvert d’une couche de vernis « marxiste » cette tromperie sur la marchandise pro-libérale qu’elle nous sert.

La Riposte « discute » par amalgame et tromperie.

A défaut de « renouer avec le marxisme », La Riposte ne propose rien d’autre que de « renouer avec le PGE » et « renouer avec Maastricht », c’est-à-dire « renouer avec la direction liquidatrice du PCF-PGE ». La Riposte « rabat » les communistes qui s’interrogent sur le cours que la direction fait prendre au parti … dans les bras de cette direction.

Au moment même où ce texte de la Riposte est largement diffusé, la Fédération de Paris du PCF refuse ses locaux aux animateurs du texte « Faire vivre et renforcer le PCF », mais les donne, sans difficulté, à La Riposte. : un aveu des commanditaires du groupe pro-Maastrichtien « La Riposte ».

 
Vincent F

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 10:24

La direction du PCF Paris a confirmé son refus de mettre à disposition la salle du 120 rue Lafayette pour la présentation du texte alternatif  « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». Elle a attendu hier après midi pour nous l’indiquer, évoquant un troisième prétexte, une nouvelle décision de la commission de transparence réunie le 23 octobre.

Nous prenons acte de la frilosité de la direction à Paris et invitons les camarades à la plus grande vigilance dans la surveillance des opérations de vote de mercredi et jeudi.

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 08:51

Conseil national du PCF du 24 octobre 2008

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris 

 

La crise financière souligne la raison d’être et la responsabilité du PCF. Elle l’appelle à redevenir lui-même, à retrouver des positions idéologiques qui lui sont naturelles.

 

Dans un récent tract national, on lit les revendications du SMIC à 1500 euros net et de renationalisations (condition de la crédibilité de la proposition du Pôle public financier). Enfin ! Que ne les a-t-on défendues en 2007 !

 

Mais au-delà, la situation politique illustre la nécessité de ruptures stratégiques que je ne vois toujours pas à l’ordre du jour ici.

D’abord en terme de perspective politique.

Nous n’aurions même pas, ai-je entendu, de nom à donner à notre alternative au capitalisme. Bonne question ! Et le socialisme ? La crise nous incite, plus encore, à y revenir, en tenant compte, certes, des expériences passées, dans toute leur complexité.

En revanche, notre perspective politique ne peut pas continuer à être celle, purement institutionnelle, d’une victoire électorale de la « gauche » derrière le PS !

De même, elle ne peut pas aller avec l’acceptation de la logique de l’intégration dans l’UE des multinationales.

 

La bataille de La Poste est effectivement l’une des batailles prioritaires dans la période. Elle illustre concrètement ces exigences de rupture.

En 2004, nationalement le Parti est passé à côté de la lutte contre la loi « antipostale » qui a planifié l’ouverture complète à la concurrence des activités courrier et qui a créé la « Banque postale ». Ne reproduisons pas les mêmes erreurs alors que le potentiel de mobilisation est toujours au moins aussi considérable dans le pays contre la suite du processus de privatisation.

La crise financière donne également toute son actualité au maintien de la propriété publique de la « Banque postale » et à sa réintégration dans sa maison-mère La Poste.

 

Peut-on mener cette bataille, parvenir au large rassemblement nécessaire des salariés et usagers, en restant main dans la main avec le PS ? Je pense que non.

Le PS porte une part déterminante de responsabilité dans les étapes précédentes du processus : de l’éclatement des PTT avec Quilès, à l’adoption des directives de marchandisation, en passant par la création en 1999 d’Efiposte, l’embryon de la Banque postale. Aujourd’hui, dans sa posture d’opposition, il ne remet même pas en cause ses choix passés.

 

Peut-on mener efficacement la bataille de La Poste sans contester l’application des directives européennes dans notre pays ? Je pense aussi que non.

 

J’ai relu avec intérêt un passage du rapport de Francis Wurtz au CN du 5 septembre : « aujourd’hui, nous devons aider à l’expression d’exigences de changements de fond sans nous soucier de la non-compatibilité de ces demandes avec les traites en vigueur ».

Oui ! Mais pour mettre en échec tout de suite la politique au service du capital en France et non pas en continuant à nous placer dans la perspective d’une réorientation des institutions européennes.

 

Nous sommes en pleine préparation du 34ème congrès. L’UE est une des questions importantes dont les communistes débattent.

Le référendum de 2005, ceux ensuite des Pays-Bas et d’Irlande ont montré les potentialités de résistance et d’alternative qui existent au plan national et international au projet capitaliste de l’UE. Dans le parti, sur la base de la campagne de 2005 notamment, beaucoup de camarades contestent la ligne actuelle consistant à s’inscrire, avec le PGE, dans la logique de l’intégration européenne, de la « réorientation », de la « renégociation » des traités. L’UE, ce projet dirigé depuis l’origine dans l’intérêt du capital et contre les peuples, perd de la légitimité. Ne participons pas à lui en redonner !

 

Toujours est-il que c’est une discussion de congrès.

Aussi, l’ordre du jour du CN d’aujourd’hui est un contresens. Comment pouvons-nous envisager la campagne des élections européennes, qui ont lieu dans plus de huit mois, et encore plus précisément la question des listes de candidats, sans tenir compte des résultats de la réflexion engagée parmi les communistes ?

Comment discuter maintenant des alliances électorales avant que les communistes aient fixé leurs objectifs pour les élections en lien avec leur analyse de la situation politique en France et en Europe ?

 

Je redoute que l’on cherche à forcer la main aux communistes pour faire perdurer les mêmes choix politiques sur l’UE. Ce qui a été évoqué sur le caractère « européen » de la campagne souhaitée, les références et les appels à la Confédération européenne des syndicats dont certains voudraient présenter des dirigeants, alors même que la CES a milité pour la constitution et encore récemment pour le oui au Traité de Lisbonne en Irlande me le fait craindre.

 

Je redoute aussi que l’on rentre à nouveau, avec les européennes, dans des combinaisons électoralistes cherchant à effacer le PCF, à forcer une recomposition à « gauche ». Une partie de la discussion d’aujourd’hui me rappelle celles, interminables et stériles, que nous avions eues sur les collectifs « antilibéraux ».

 

Sur le fond et par principe, je voterai donc contre le projet de résolution proposé.

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 08:43
Conseil national du PCF du 24 octobre 2008

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris, résumé sommaire pour l'Huma

Avec la crise, proposer une alternative crédible avec le socialisme, des ruptures avec le capitalisme, la sortie de l’exploitation de l’homme par l’homme, l’appropriation sociale de l’appareil de production. Donnons son caractère de classe aux luttes (salaire, emploi, crédit). Rester à la remorque du PS, qui a perdu toute crédibilité pour changer la vie, s’enfermer dans les rencontres de la « gauche » : c’est faire fausse route. Remettre le socialisme à l’ordre du jour, couper le cordon avec le PS, né plus laisser faire l’effacement du Parti : de belles décisions à prendre au congrès ! Les communistes peuvent s’en saisir en votant pour le texte « faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». 

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 09:13

Une réunion du Conseil national du PCF se tient aujourd’hui, vendredi 24 octobre 2008.

 

Son ordre du jour est déconcertant dans le contexte actuel de préparation du congrès et de riposte à la politique qui accompagne la crise financière.

 

A de 8 mois de l’échéance, l’urgence n’est pas à préparer les élections européennes.

Les communistes, dans le processus du congrès, sont amenés à réfléchir et décider de la ligne politique du Parti sur l’UE. Ils discutent notamment des suites à donner à la victoire du Non au référendum de 2005, bafoué en 2008 par le vote du Parlement français pour le Traité de Lisbonne.

Le CN sortant ne peut pas décider d’orientations de campagne et de listes électorales sans tenir compte de ce débat dans le Parti. Le sujet d’aujourd’hui est d’autant plus déplacé qu’une première réunion du CN, le 5 septembre 2008, lui a déjà été consacré.

 

Certains dirigeant s’activent pour des listes « européennes » intégrées aux élections, parrainées par le Parti de la Gauche européenne.

En septembre a été évoquée l’idée de dépasser le cadre national en présentant des candidats d’autres pays européens en France et des candidats français à l’étranger.

Certains ont émis le souhait que des dirigeants de la Confédération européenne des syndicats figurent sur des listes françaises que soutiendrait le Parti. On sait pourtant que la CES a été un avocat inlassable du projet de constitution européenne.

Certains pensent qu’il faudrait dépasser le clivage du vote de 2005 pour défendre un « modèle social européen ».

 

C’est leur droit. Mais le CN ne peut préjuger des décisions des communistes, leur forcer la main avant le congrès.

 

Le projet de base commune proposé par le CN sortant est peu disert sur l’UE, tout en s’inscrivant dans ces choix « euroconstructifs ».

Le projet de texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » pose clairement les questions, sur la base de l’expérience militante des communistes, notamment en 2005.

 

Les rassemblements majoritaires gagnés, en France, aux Pays-Bas, en Irlande contre l’UE des multinationales ouvre des possibilités nouvelles de résistances nationales et internationales et d’alternative. Il n’y a aucune fatalité à se résigner à l’accompagnement de « l’intégration européenne » qui détruit systématiquement les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Toutes les orientations du PGE doivent être portées à la connaissance des communistes, comme les exemples de coopération entre partis communistes et progressistes des pays d’Europe.

 

La crise financière internationale souligne l’acuité de ces questions.

 

L’heure n’est pas à composer les listes pour juin 2009.

 

 

Lien vers le compte-rendu de la discussion de la rencontre nationale du 29 août sur « le PCF et l’UE ».

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 08:16

CENTRE D’HISTOIRE DES SYSTEMES DE PENSEE MODERNE
Université Paris 1




 Séminaire mensuel
sous la responsabilité de Stathis Kouvélakis (Londres, King’s College),
d’Isabelle Garo (Paris, Lycée Chaptal),
et Jean Salem (Paris 1)

avec le soutien du CERPHI
et de la revue ContreTemps (Textuel)
   

ANNÉE 2008-2009

samedi 25 OCTOBRE 2008,
de 14h à 16h


Domenico LOSURDO

Philosophe, professeur à l’Université d’Urbino (Italie)

Nietzsche, le rebelle aristocrate


Sorbonne
amphithéâtre Lefebvre

entrée : 17, rue de la Sorbonne,
Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage
Partager cet article
Repost0
23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 09:17

Grève en Grèce, le 21 octobre 2008 

 

Communication du bureau international du Parti communiste grec, KKE (traduction depuis l'anglais - vivelepcf).

 

Des centaines de milliers de manifestants ont marché dans à travers Athènes et les principales villes grecques en protestation contre les privatisations, le blocage des salaires et la réforme du système de retraite.

 

Le gouvernement conservateur du premier ministre Costas Karamanlis entend en effet accélérer son programme de privatisation et réviser le système de pension du pays.

 

Son plan comprend la suppression des dispositifs de retraites anticipées, la fusion de caisses de retraites avec des fonds de pension et l’absorption des retraites complémentaires.

 

Dans tout le pays, les services publics ont dû rester fermés, des centaines de milliers de travailleurs ayant rejoint la grève nationale à l’appel du PAME [Front général des travailleurs militants] et de deux syndicats officiels.

 

Près de 200 vols intérieurs et internationaux, de nombreuses liaisons ferroviaires ont été annulées. Des ferries sont restés dans les ports.

 

Les transports publics ont été interrompus plus de 12 heures. Les hôpitaux d’Etat ont fonctionné avec des effectifs minimum alors que les écoles, les universités et les bureaux de poste n’ont pas ouvert leurs portes. Un grand nombre d’usines, d’entreprises privées, des milliers de petits commerces sont également restés fermés.

 

Des employés de banque, des juristes, des journalistes, des ingénieurs civils se sont joints aussi au mouvement de grève. Les journaux n’ont pas paru, les chaînes de radio et de télévision n’ont pas émis pendant 24 heures. Le pays est effectivement resté paralysé.

 

Dans beaucoup de secteur, le taux de grévistes a dépassé les 90%.

 

De grandes assemblées et des manifestations ont été organisées par le PAME dans les 63 plus grandes villes du pays pour réclamer :

 

-          le rejet du projet de budget pour 2009 qui doit être soumis au Parlement cette semaine.

-          le rejet des mesures en faveur des banques et du grand capital prises en lien avec la crise.

-          le salaire de base à 1400 euros.

-          l’arrêt de toutes les privatisations

-          des mesures pour les travailleurs immigrés

-          la solidarité avec la grève des étudiants

 

Les manifestants ont condamné le plan de 28 milliards d’euros décidé par le gouvernement pour venir à l’aide des banques frappées par la crise financière internationale. Sur une banderole, on pouvait lire : « pas un euro pour soutenir les capitalistes ».

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 08:45

A ce jour, la direction du PCF-Paris ferme les portes du 120 rue Lafayette au texte alternatif pour le 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

 

 

Information aux communistes parisiens,

 

 

Paris, le 22 octobre 2008,

 

Nous avons eu hier après-midi la réponse à la demande que nous avons émise (ci-dessous) le 16 octobre de mise à disposition de la salle de réunion du 120 rue Lafayette pour une présentation de notre texte à Paris.

 

La réponse du secrétaire départemental, Patrice Bessac : « c’est non ».

 

Pourquoi ? Il n’a donné aucune explication recevable par les signataires du texte alternatif, au nom desquels nous avons demandé la salle. Il s’est borné à indiquer que le groupe entriste « La Riposte » avait eu accès aux locaux le 29 septembre pour présenter son texte, alors non déposé, « par la section du 10ème » et à avancer des considérations internes à la fédération.

 

Devant l’insuffisance manifeste des raisons invoquées, Patrice nous a renvoyés à la réunion de la Commission de « transparence » départementale du mardi 28 octobre. Après que nous lui avons fait constater qu’elle se déroulera le lendemain de la date de réunion prévue, il nous a renvoyés directement à la présidente de ladite commission, Véronique Sandoval.

 

Injoignable hier, elle nous répond aujourd’hui que la Commission départementale de transparence a décidé de laisser les débats s’organiser uniquement au niveau des sections.

 

Cet argument n’est pas plus recevable. La Commission départementale organise les débats départementaux mais en quoi peut-elle s’arroger le droit d’empêcher des camarades parisiens de tenir des débats à leur initiative, dans les locaux qui sont aussi les leur. Qui plus est, après consultation de deux membres de cette commission, il n’a jamais été acté que les débats ne devaient être exclusivement organisés dans les sections à Paris.

 

Nous constatons qu’au plan national, des textes collectifs, pourtant non statutaires, bénéficient quant à eux, d’une diffusion dans l’Huma et ses suppléments.

 

 

 

Ce devrait être une raison supplémentaire pour laisser le débat démocratique s’exercer pleinement dans la fédération, dans un esprit d’ouverture.

Aussi, nous réitérons notre demande et nous invitons les camarades signataires du texte alternatif, comme l’ensemble des camarades parisiens, à intervenir auprès de la direction départementale afin que le texte alternatif puisse être présenté au 120 rue Lafayette, lundi 27 octobre à partir de 18h30.

 

Nous faxons cette lettre à la direction départementale.

 

 

 

Emmanuel Dang Tran, Claude Fainzang, Josette Gawsewitch, Camille Marques, Pasquale Noizet, Olivier Ritz, membres du Conseil départemental du PCF, Paris

 

 

PS : Fédération de Paris, 01 44 83 85 15 ; mail du secrétariat de Patrice Bessac: emilie@paris.pcf.fr





Les phrases suivantes, présentes dans le communiqué mis en ligne hier soir, n’avaient pas été discutées par tous les signataires. Elles sont retirées de la lettre ci-dessus et exclusivement assumées par Emmanuel Dang Tran (15ème), Claude Fainzang (19ème), Josette Gawsewitch (15ème) et Camille Marques (14ème), Pasquale Noizet (20ème) qui estiment qu’elles s’inscrivent dans le contexte préoccupant de la préparation du congrès dans la fédération de Paris.

 

 

« Les options de la direction exécutive départementale, celle de Véronique Sandoval, candidate aux législatives sous les couleurs de la « gauche » et non du PCF, sont notoirement connues. »

 

« Par ailleurs, nous avons fait remarquer à Patrice que la composition de la Commission départementale ne respecte pas les recommandations de la Commission nationale de transparence qui prévoient que toutes les sections soient représentées en son sein. Or la direction sortante en a écarté certaines sections, réputées « opposantes ». Des camarades, dont des vétérans du parti, nous signalent aussi, notamment dans le 14ème, qu’ils se retrouvent écartés des fichiers de la direction fédérale ». 

 

Partager cet article
Repost0