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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 11:47

POLITIQUE pcf du jarnisy

Jean Baus : «On veut la clarté»

 

En prélude à la conférence départementale du 6 décembre à Auboué, la section Jarnisy du Parti communiste s'est réunie samedi à Jarny. Détail des travaux de cette matinée avec son secrétaire, Jean Baus.

En quoi a consisté cette matinée de travail ?

«Cette conférence participe à la marche normale de notre section, en vue de la conférence départementale, le 6 décembre à Auboué, et du 34e congrès national, les 11, 12, 13 et 14 décembre à Paris. Nous avons réalisé le rapport d'activités de la section du Jarnisy du Parti communiste français, depuis février 2006, soit avant notre précédent congrès, en présence de Jacky Zanardo, Olivier Tritz, Evelyne Didier, Jean-Marc Léon et de multiples élus du secteur. Un deuxième temps a été consacré à notre orientation politique. C'est un point très important, car trois motions ont été présentées au niveau national : la motion du conseil national et deux autres, s'y opposant. Notre section a personnellement défendu l'une ces deux dernières. Les deux motions opposantes ont fait 40 %, contre 60 % pour le texte national. Mais cela ne représentait qu'un tiers des votants à l'échelle de la France. Nous allons maintenant essayer de faire amender cette motion nationale, soit à la conférence départementale, soit au congrès national.»


En quoi la motion que vous soutenez diffère-t-elle ?

«Nos divergences sont nombreuses : nous sommes pour la nationalisation de la sidérurgie et d'EDF-GDF ; pour un Smic à 1 500 € net. C'est le programme du Parti communiste qui est remis en cause au niveau national. Il existe quelques forces qui veulent en faire un parti d'alliance, comme le Linkspartei en Allemagne. Et ça, nous n'en voulons pas. Nous souhaitons la plus large ouverture à ceux qui veulent le changement et aux forces progressistes, au 2e tour. Mais, au 1er tour de toute élection, nous revendiquons notre autonomie.

Nous n'avons pas eu de candidat PC aux élections présidentielles. Marie-George Buffet s'est présentée sur les valeurs anti-libérales et il y a eu confusion. C'est vrai qu'au niveau national, ça a été un échec, mais parce que ce n'était pas clair. On veut la clarté.»

Et localement, comment se porte la section du PCF ?

«Je ne donnerai qu'un seul chiffre : depuis la dernière conférence en mars 2006, nous avons gagné 58 adhérents. Même si nous avons eu un décès et une mutation, nous avons ressenti une très forte progression et surtout un rajeunissement qui prouve l'activité de la section : beaucoup de jeunes d'une trentaine d'années nous ont rejoints. Notre force principale est la permanence que nous tenons tous les vendredis de 16 h à 18 h. Avant, elle ne durait qu'une heure, mais avec les personnes que nous recevons, cela ne suffisait plus. La majorité des nouvelles adhésions se sont faites là. Notre bureau se compose de dix personnes : j'en suis le secrétaire avec deux secrétaires adjoints, Pascal Galantini pour Jarny, et Jean-Marc Satambrogio pour Conflans. Elise Baus est trésorière. Quant au reste de la répartition des fonctions, elle est encore à déterminer lors d'une prochaine réunion. Avant, celles-ci se faisaient le vendredi, tous les quinze jours. Cela va probablement changer : nous avons désormais beaucoup de jeunes qui travaillent, alors qu'auparavant il s'agissait surtout de retraités. Nous allons donc devoir adapter le rythme.»

X. J.

Publié le 24/11/2008

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 18:14

AMENDER UN TEXTE INAMENDABLE

 

Suite du travail de la Commission du texte de la section de Paris 15ème

 

Voir l’introduction et la première partie : « Comment proposer des amendements à un texte inamendable ? ».

 

 

Page 17, dans le chapitre « La crise d’alternative à gauche » :

 

AMENDEMENT : supprimer la phrase « notre objectif… jusqu’à transformatrice » et remplacer par « notre objectif demeure, en toute circonstance, de mettre en échec la politique au service du capital d’où qu’elle vienne, de contribuer à la convergence des luttes populaires pour gagner des ruptures immédiates avec sa logique, de mettre à l’ordre du jour la perspective d’une rupture avec la domination capitaliste elle-même. Dans cet objectif et seulement dans cet objectif, sur la base d’accords politiques définis, nous sommes prêts à prendre toute notre place dans une majorité, un gouvernement de gauche, porteurs de grandes réformes transformatrices. »   

 

 

Page 20, dans « Les élections européennes » :

 

AMENDEMENT : supprimer le § « Nous pourrions à …Parlement européen ». Remplacer par : « Elles doivent être l’occasion de prolonger la résistance au processus d’intégration dans l’UE du capital qui s’est exprimée dans la victoire du NON en 2005, de faire élire, dans chaque circonscription, sur la base d’une campagne nationale, davantage de députés communistes français, siégeant dans le groupe GUE du Parlement européen. »

 

AMENDEMENT. Ajouter à la suite de ce § :

« Après avoir défini leur programme pour les européennes et désigner leurs chefs de file dans chaque circonscription, nous envisagerons l’opportunité et les possibilités d’alliances électorales ».

 

Page 20, dans « un nouvel internationalisme » :

 

AMENDEMENT. Ajouter en fin de 1er§ :

« Le PCF regarde avec intérêt le renouveau de la coopération et de l’expression commune des partis communistes au plan international et entend tenir toute sa place dans leur développement prometteur ».

 

 

PARTIE SUR « L’AVENIR DU PCF » :

 

Page 20 :

 

AMENDEMENT. Remplacer la question « Faut-il… à PCF ? » par : « dans ces conditions, avec de telles ambitions, nous avons décidé à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007 de faire vivre et de renforcer notre parti, le PCF ».

 

Page 21

 

AMENDEMENT. Supprimer les trois § successifs commençant par: « Dire le besoin de cette force… » , « Crise de projet… » et « Le PCF est-il cette force ? ».

Remplacer par :

« Nous continuons à penser que le PCF est cette force. Dans ce temps où la lutte des classes bat son plein, la raison d’être de notre parti est plus actuelle que jamais : porter une perspective révolutionnaire de rupture avec le capitalisme, la traduire en propositions et actions concrètes pour renforcer le mouvement des luttes, permettre l’intervention politique organisée directe des travailleurs.

L’affaiblissement organisationnel et électoral sans précédent de notre parti qui l’a amené de 500.000 adhérents et 8,6% des voix en 1995 à 130.000 adhérents et 1,9% en 2007 nous oblige à une critique sans complaisance des stratégies mises en œuvre depuis le 28ème congrès et la « Mutation ». Elle ne nous exonère pas d’un bilan d’une plus longue période de notre histoire mais doit être menée en tant que telle. 

Dès à présent nous devons en tirer les leçons pour le fonctionnement et l’organisation du Parti»

 

Dans le § « Pour répondre aux défis… ».

AMENDEMENT (chaque modification de phrase pouvant constituer un amendement de repli à elle seule):

-         Dans la première phrase, remplacer « devenir » par « redevenir ».

-         Modifier la deuxième phrase : « Nous rejetons les voies de transformations du PCF dans la recherche de la constitution d’un autre parti aux contours incertains, comme de la dilution progressive de notre parti dans un ensemble politique aux contours incertains ».

-         Supprimer la 3ème phrase : « Certains… métamorphose ».  

 

 

Pages 21 et 22. Un choix communiste du 21ème

 

AMENDEMENT. Supprimer les 3 premiers § de la page 22 de « Mais il nous faut en même temps reconnaître … » à « … le communisme du XXIème siècle qui est le nôtre ».

Remplacer par :

« Notre engagement communiste au 21ème siècle se situe dans la continuité du choix fondateur, toujours fécond, du congrès de Tours de 1920, de la rupture avec le réformisme et l’aménagement du capitalisme. Les communistes n’ont pas à rougir de l’histoire de leur parti, liée à celle du mouvement communiste internationale. La théorie et l’organisation révolutionnaires du PCF ont contribué de manière décisive aux grandes conquêtes sociales que les gouvernements successifs s’appliquent à démolir, notamment à la faveur de son affaiblissement. Le PCF a joué un rôle majeur dans la Résistance, contre les guerres coloniales.

Fidèles à nos grands idéaux, nous devons assumer notre histoire, y compris dans ses contradictions, et non la renier comme le voudraient les tenants de l’idéologie dominante.

Nous devons reprendre notre propre analyse critique, interrompue, des expériences socialistes dans le monde. »

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 18:13

Ci-dessous deux propositions d’amendements rédigés par Paul Barbazange Béziers et présentés à l’assemblée biterroise. Situés… il faut bien les proposer quelque part même si c’est l’architecture globale du texte qui est en jeu.

 

A)Page 5 deuxième colonne Nouvel alinéa après « une maîtrise publique et sociale »

 

La crise globale est aussi écologique. Il ne reste que quelques années à l’espèce humaine pour rompre avec le mode de production capitaliste productiviste porteur d’une catastrophe prévisible mondiale (épuisement des ressources, pollutions). La construction d‘un nouveau mode de production économe visant à satisfaire les besoins fondamentaux de l’ensemble des 10 milliards d’humains attendus pour les années cinquante du XXI ème siècle, visant à la protection de l’ensemble des ressources et des milieux vitaux pour les générations futures est une rupture nécessaire à la construction du communisme. Il s’agit d’une modification révolutionnaire inévitable du mode de production dominant vers un partage plus équitable des ressources et des richesses.

 

B) Page 5 3ème colonne après l’alinéa « la création d’une véritable démocratie sociale »

 

La globalité de la crise économique et sociale pose le problème de la prise et de l’exercice du pouvoir par la classe exploitée et ses représentants de l’entreprise à la Nation tout comme au niveau des institutions internationales. Dans chaque entreprise face au pouvoir direct ou non des multinationales du capital, c’est le développement impétueux de l’autogestion qui sera un moyen décisif. Aux producteurs l’essentiel des pouvoirs de décision sur la production. Seule cette nouvelle répartition des pouvoirs, fondée sur les lieux de production, permettra d’envisager un renouveau démocratique de l’ensemble de la société.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 18:03

Introduction

 

« Nous avons une conviction, faire vivre et renforcer le PCF est une exigence de notre temps.

La crise économique et financière renforce la raison d'être de notre parti.

Par deux fois en quelques mois- à l'assemblée extraordinaire de décembre 2007 et au moment du vote sur les textes du congrès- les communistes ont très majoritairement confirmé leur volonté de faire vivre le PCF.

Ils ont clairement refusé l »idée d'une nouvelle force politique, du changement de nom du PCF ou de sa transformation « en autre chose .

Le 34 éme congrès doit donner le signal de la reconquête idéologique et organisationnelle pour un PCF à l'offensive.Pour cela, il est nécessaire de s'adresser à tous les militants communistes, dans leur diversité, pour qu'ils fassent vivre  ensemble le choix d'une stratégie de rupture avec le capitalisme dans la perspective du communisme »

 

Une nouvelle époque, un autre monde

Nouvelle phase de la mondialisation capitaliste

 

«Le capitalisme a su profiter du développement des nouvelles technologies pour augmenter ses capacités d'exploitation. Les progrès technologiques ne doivent pas masquer l'essentiel: l'intensification de l'exploitation du travail pour dégager une plus value toujours plus importante.

Notre r^le de communistes n'est pas de créer l'illusion qu'un monde nouveau est en train de se construire grâce au développemen tdes nouvelles technologies mais de pointer la logique du système capitaliste et de convaincre qu'un autre monde est possible, à condition d'une rupture radicale avec le capitalisme »

 

Un nouveau mode de développement

« Rompre avec le capitalisme exige de s'en prendre directement aux pouvoirs du capital et de la grande bourgeoisie dans les entreprises et la finance. Nous nous prononçons pour l'appropriation sociale des moyens de production et financiers et l'exercice de nouveaux droits pour  les salariés.

Nous proposons:

Nationalisation du secteur bancaire et financier et des secteurs vitaux pour l'activité du pays

Renationalisation immédiate de EDF GDF et abrogations des directives européennes sur le gaz et l'électricité

Arrêt du démantèlement des services publics et octroi des moyens financiers et humains à leur bon fonctionnement et à leur développement

Appropriation par les salariés avec le concours de la puissance publique des entreprises désertées par leurs actionnaires

Election des salariés dans les conseils d'administration des sociétés à parité avec les actionnaires

Droit de veto des salariés pour les décisions concernant leur avenir et celui de l'entreprise.

 

Refonder l'Europe et changer le monde

« L'Union européenne est un des outils du capitalisme pour imposer une exploitation sans frein aux peuples d'Europe et du monde. Ce n'est pas l'idée d'une union entre peuples européens qui pose problème, mais bien les conditions de la fondation et de l'idéologie qui anime la fondation européenne.

Laisser penser qu'il est possible dans le cadre actuel de réorienter la construction eurpéenne est un leurre.

Nous nous prononçons pour des coopérations mutuellement avantageuses entre peuples et nations souveraines. Dans le m^me temps, le PCF doi se tourner vers les partis communistes des dufférents pays européens et dresser un bilan de sa participation au PGE. »

 

 De La crise d'alternative à gauche jusquà les élections européennes 

Sur toute cette partie, nous pouvons proposer sous formes d'amendements la partie de notre texte intituléé «  notre statégie de rassemblement populaire et électoral »

Un point important:

« Il faut rompre avec une stratégie de sommet à gauche qui nous a rendus dépendants du PS,  a contribué à gommer l'identité communiste et a conduit au renoncement à tout ce qui fait l'apport original du courant révolutionnaire dans la société et la vie politique française. Nous ne pouvons plus nous enfermer dans une stratégie qui nous conduirait  à préparer en 2012 une nouvelle alternance électorale avec le PS. La conquête de notre autonomie exige que nous présentions nos propres candidats aux élections sur la base d'un projet de société et d'un programme populaire de rupture »

Les élections européennnes

Le pcf doit présenter aux élections européennes des listes autonomes conduites par une tête de liste communiste.

Nous devrons porter le rejet de la construction européenne identifiée comme une machine de guerre contre les peuples, la non application des directives européennes, abrogation des traités européens, notamment Maastricht er le traité constitutionnel européen, la primauté de la souveraineté nationale, le refus de tout élargissement de l'union européenne.

 

 Un nouvel internationalisme 

Le PCF a besoin de renouer avec les partis communistes et progressistes dans le monde afin de développer des relations de solidarité, d'échanges d'expériences, de réflexion sur les grandes questions internationales. Il contribuerait ainsi à relancer la nécessaire solidarité internationale entre les peuples.

 

L'avenir du PCF

« En France, le Parti communiste a joué un rôle de premier plan dans plusieurs périodes de notre histoire récente: 1936, la résistance, la décolonisation...Son apport a été essentiel , à traves l'expérience du communisme municipal et au  niveau national: c'est grace aux ministres communistes qu'il y a eu les nationalisations de l'après guerre, un statut de la fonction publique, la sécurité sociale.... »

« Le marxime reste notre socle de pensée. Si le monde a changé depuis Marx, les grands principes qu'il a énoncés restent d'actualité pour comprendre le monde et combattre le capital. Sa méconnaissance par nos militants est une véritable faiblesse dans la période qu'il nous faut surmonter par des efforts de formation. »

 

Un parti d'action, de luttes et d'intervention citoyenne

« Le choix de la direction de délaisser la vie des cellules puis de les supprimer a considérablement affaibli la force militante du PCF.

Il est prioritaire de travailler à réimplanter le PCF dans les quartiers et les entreprises et de reconstruire les cellules. Elles doivent être le lieu de débat des communistes, d'organisation de l'activité et d' expression de la souveraineté.

Leur activité doit être impulsée et  coordonnée par la section locale ou d'entreprise »

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 12:17

J’ai été un temps SDF du parti. Il m'était plaisant de dire, je reste communiste, c’est mon parti qui ne l’est plus.

Certes, devant l’obstination de la direction à discréditer les actions passées, l’histoire du mouvement communiste, à n’entrevoir que la gauche et les alliances de sommet et n’avoir que pour perspective 2012 en lieu et place des constructions solidaires à la base sur des projets de lutte.

Je crains une fois encore des défections nombreuses, puisque déjà entre deux congrès les pertes sont nombreuses.

Aussi, je m’interroge sur la surdité de la direction : n’aurait-elle pour objet justement de réduire la base militante opposée au rapprochement de sommet, afin, de pouvoir exercer pleinement ce que depuis des décennies elle prépare, la dilution du PCF dans un magma type Die Linke ou comme ce qui s’organise aujourd’hui avec l’ancien trotskiste puis l’ex PS Jean Luc Mélenchon au niveau de l’Europe. (source wikipédia) Alors, que nous sommes à la vielle d’un congrès seul lieu de décision pour des questions aussi importantes ?

Si le texte de la base commune ne fait référence à l’adhésion, ni à l’organisation des cellules n’est-ce pas précisément pour réduire l’influence de cette base qui désapprouve, ou se désintéresse des orientations de la direction ?

Moins de 17% de vote pour la base commune il y a de quoi s’interroger non ?

Je ne veux pas redevenir un SDF de mon parti, c’est la raison pour laquelle je m’oppose fermement à ce passage en force de la direction à propos des élections européennes.

Les Français on dit non à l’Europe, et diluer nos voix avec des gens qui approuvent les aspects les plus néfastes de la politique Européenne, ce serait renforcer les forces du capitalisme.

Jean Claude Paté Section de Valognes 50 Manche
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 12:00

Une contribution de Jean-Yves Allègre, Section de Istres-Fos, Fédération des Bouches du Rhône

(titre et passages soulignés par vivelepcf)



On ne peut pas dire que l’ensemble des communistes s’implique réellement dans la préparation de notre congrès. Sur les 134 000 adhérents revendiqués il n’y a que 78 779 cotisants (moins 20 000 par rapport au précédent congrès) seulement 39 692 se sont exprimés soit à peine 50,38% qui se sont déplacés pour voter et encore pour certains il a fallu aller les chercher.

Cette très faible participation n’est que le reflet du profond malaise (pour ne pas dire plus) qu’éprouve une grande partie des communistes.

Je crois que beaucoup de camarades n’ont plus envie de faire l’effort de participer aux débats parce qu’ils ont le sentiment de ne compter que pour du beurre. Pourquoi se déplacer, pourquoi perdre du temps sur ses loisirs, pourquoi passer des heures à discuter souvent au détriment de la famille si ce qui est dit, ce qui est proposé n’est jamais pris en compte ?

Alors c’est vrai on peut dire ce que l’on veut dans le parti, mais c’est une fausse liberté, une fausse démocratie : il n’y a pas de démocratie quand la liberté de parole sert uniquement de défouloir, quand la direction du parti fait ce qu’elle veut sans tenir compte de l’avis des communistes et qu’elle manipule les adhérents pour arriver à ses fins.

On en a un bon exemple actuellement avec les décisions prises par la direction pour les prochaines élections européennes.

En effet alors que l’ Europe est de plus en plus rejetée par les français (voir référendum et les sondages), alors que nous sommes en plein congrès et que l’Europe devrait être un point important à débattre, alors que dans le Parti lui-même l’Europe fait question, que certains camarades proposent la sortie de la zone euro, la sortie de l’Europe ou la constitution de listes du Parti, la direction (rappelons que les décisions du Conseil National ne se prennent tout au plus qu’à 90 dirigeants sur 250 membres du CN ) n’en continue pas moins son chemin et met en application ce qu’elle semble avoir décidé depuis bien longtemps sans qu’il y ait un vrai débat dans le Parti.

Elle décrète donc la constitution d’un front européen avec le nouveau parti de Mélenchon ET CELA EN PLEIN CONGRES . Quel mépris pour les communistes !!

Les communistes se trouvent une fois de plus devant le fait accompli. Où est dans tout cela la souveraineté des communistes dont parle la base commune ?

Voilà comment on asphyxie les débats, comment on décourage les communistes, comment de guerre lasse beaucoup préfèrent rester à la maison.

C’est d’autant plus décourageant que l’on sent bien que tout est mis en place depuis des mois par les proches de MGB. Voici ce que déclarait par exemple P Cohen-Seat le 12 juin 2008 à Aubagne lors d’un débat avec des représentants du PRS de Melenchon (déjà) et de comités antilibéraux.

« Je suis à l’unisson, déclarait il, de tous ceux qui disent « faisons ensemble » mais on ne décrète pas de la vie et de la mort d’organisations politiques de l’extérieur. Il faut partir de ce qui existe, de la diversité de nos cultures politiques, avec l’ambition de construire quelque chose. Pourquoi ne pas construire ensemble un FRONT ? La construction d’un tel front peut-être une étape AVANT D’ALLER PLUS LOIN . » Et ce front précisait il : « pourquoi pas lors des élections européennes ? Et pourquoi pas un front à l’échelle européenne ? »

He bien aujourd’hui nous y sommes, sans aucun débat le parti se retrouve pieds et mains liés a Mélenchon !

Et ce n’est qu’un début car si on comprend bien ce proche de MGB et ce théoricien de la stratégie des comités antilibéraux ce n’est qu’une ETAPE vers ce qu’il préconise avec d’autres membres de la direction : « la métamorphose » du Parti.

Pour nommer clairement ce qu’ils veulent voyons ce que dit le dictionnaire : Métamorphose : » changement de forme, de nature ou de structure tel que l’objet n’est plus reconnaissable » ( Le Robert ). Rien moins que cela !

Alors je crois que si l’on veut sauver notre Parti il faut un vent de révolte contre cette direction qui méprise les communistes. Chacun droit aujourd’hui prendre ses responsabilités pour reconstruire un Parti Communiste autonome, rassembleur (ce n’est pas contradictoire bien au contraire) conquérant, pour que les communistes puissent se réapproprier leur Parti et pour qu’ils puissent en être fiers.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:48

Ci-dessous quelques autres résultats intéressants du vote pour le choix de la base commune des 29 et 30 octobre, dans des sections du PCF.

Ils traduisent le niveau de confrontation d’idées et de vie militante en général que portent en particulier les signataires du texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

 

Section d’Istres-Fos, Bouches-du-Rhône :

Ins : 44. Vot : 26. Exp : 26. Texte CN : 6. Texte n°2 : 3. Texte « Faire vivre le PCF » : 17.

 

Section Ouest-Bitterrois, Hérault :

17 voix exprimées sur 19 pour le texte « Faire vivre le PCF ».

 

Section de Méru, Oise :

Ins : 11. Vot : 9. Exp : 9. Texte CN : 4. Texte n°2 : 0. Texte « Faire vivre le PCF » : 5.

 

Section de Coulommiers, Seine-et-Marne :

Le texte « Faire vivre le PCF » est majoritaire.

 

Section de Nord-Essonne, Essonne :

Ins : 117. Vot : 50. Exp : 45. Texte CN : 28. Texte n°2 : 1. Texte « Faire vivre le PCF » : 16.

 

Section d’Alfortville, Val-de-Marne :

Ins : 82. Vot : 46. Exp : 40. Texte CN : 15. Texte n°2 : 12. Texte « Faire vivre le PCF » : 13.

 

Section d’Orly-Aéroport, Val-de-Marne :

Vot : 40. Exp : 38. Texte CN : 10. Texte n°2 : 4. Texte « Faire vivre le PCF » : 24.  

 

LES RESULTATS PUBLIES PRECEDEMMENT EN LIEN

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 19:08

SI LE PCF N’EXISTAIT PAS IL FAUDRAIT L’INVENTER 

Dire que la nécessité du PCF est dépassée, c’est dire que la révolution est un objectif obsolète et que la contradiction de classes n’existe plus. Il n’est qu’à voir la situation du capitalisme à tous les niveaux pour se persuader que cette affirmation est à mettre aux oubliettes. Encore faut-il retrouver dans la culture jetée aux orties quelle en était la philosophie demeurée fondamentale ! En premier lieu, il nous faut conjuguer une dialectique du futur. Au cours des années et des luttes, le Parti avait accumulé une expérience ; cette culture a principalement fleuri sur un double héritage : celui des philosophes des lumières et des combats du mouvement ouvrier français jusqu’à l’événement communard enrichis par un marxisme seulement parfois trop dogmatisé. Il n’y a donc rien de passéiste, d’archaïque, de nostalgique ou d’immobilisme à en redécouvrir les sources et les richesses. Elles le sont d’autant plus qu’elles même se sont constituées dans un constant mouvement de mise à jour à l’épreuve des luttes, des échecs. Les rejeter avec la prétention puérile d’avoir à tout réinventer comme si rien n’avait jusqu’ici existé ou si, à priori, tout étant à rejeter parce qu’ayant dépassé la date de péremption serait une ineptie. Pour le vérifier, il suffit de faire un bref inventaire de ces repères. Ce sont les peuples qui font l’histoire, ils sont enseignés plus par l’expérience (leur déboires, leurs luttes, leurs succès) que par les discours. Il nous faut définir le Communisme autrement qu’une sorte d’humanisme vague, en fait revenir aux fondamentaux, mettre au centre la dénonciation de l’exploitation de l’homme par l’homme et donc de la lutte de classes ; remettre à l’honneur les formules ambitieuses comme « le communismes c’est la maîtrise des êtres humains sur leurs rapports sociaux et sur la nature », reprendre avec vigueur les drapeaux du matérialisme historique et les donner non pas seulement à voir mais à partager. Le stade du capitalisme mondialisé en proie avec la crise va nous conduire aux pires catastrophes pour l’humanité. Cela rend plus que pertinent la nécessité d’une conscience de classes et pose en termes nouveaux, enrichis, la notion d’internationalisme. Toute l’histoire du Parti a été imprégnée de la solidarité entre classes et nations, il serait coupable de penser que cela puisse être périmé. Il ne faut donc pas hésiter à remettre au centre en mettant à jour la question du pouvoir. On a l’impression que cette question du pouvoir est tabou ; c’est faire bon marché de ce que dans toute formation politique il faut que soient prises des décisions et que la question de savoir qui les prends et comment est incontournable. Dans ce cadre, l’alternative étant pouvoir sur le peuple ou pouvoir du peuple, on renoue avec toutes les batailles de notre peuple pour la souveraineté populaire, on évite le piège libéral du trop d’Etat ou de l’Etat providence. Il est évident qu’ainsi résumé le pouvoir du peuple est simplement l’exercice d’une véritable souveraineté populaire. Dés lors que la question du pouvoir est posée en ces termes, elle se retrouve dans tous les combats car c’est dans tous les domaines et pied à pied qu’à tous moments, cette question du pouvoir est posée : contre les privatisations du service public, concernant les attributions municipales, les modes d’élections, les pouvoirs des élus et leurs responsabilités devant leurs mandats, les possibilités d’interventions populaires et la démocratisation des médias. Il nous faut donc d’urgence rendre à notre peuple colère, ambition et confiance en lui. Il ne s’agit donc pas comme c’est un peu partout la mode de montrer un projet de prêt-à-porter mais présenter à notre peuple à la fois par le discours l’exemple et l’entrainement qu’un véritable changement est nécessaire, possible allant vers la libération humaine. Sans doute un tel combat doit compter aujourd’hui sur les nouvelles formes de domination de classes mais cela ne fait qu’exiger le passage à un niveau supérieur et non pas à réviser notre combat à la baisse et aux compromis. Plus que jamais cette situation rend nécessaire un Parti de classes ayant une boussole, la donnant à voir et à faire partager mais surtout qu’il n’est pas pour souci premier de rassurer mais de motiver. Il ne faut pas être grand clerc pour penser qu’en se revendiquant avec fierté de son passé, de son héritage, de son identité et de son internationalisme, celui-ci redeviendra le point d’accroche qui aujourd’hui fait défaut à notre peuple. Il est clair que l’un des traits les plus dramatiques de la situation actuelle est que l’adversaire n’a rien de vraiment opposé face à lui. Les différences nourries ou non de phrases antilibérales ne disputent que la manière de gérer le capital en plus ou moins social. Il y a certes aussi le discours révolutionnaire mais il n’ouvre pas cette ambition communiste d’une complète libération humaine. Plus généralement, la caractéristique actuelle est que la politique du pouvoir nourrit les mécontentements mais qu’aucune force politique ne s’offre comme le ferait un PCF digne de ce nom à les faire passer ensemble de protestation à un combat commun pour un changement logique. Le gâchis est considérable car il est évident qu’il y a notamment dans la jeunesse une exigence de changement et que seraient comblés ceux qui retrouveraient des repères. Tous sont orphelins de ces enthousiasmes et des perspectives qu’on leur a enlevées. Il n’y a rien de nostalgique de retrouver la dynamique Parti Communiste dans les conditions actuelles. Lors de ce congrès où son existence est posée, le choix n’est pas entre la liquidation du parti ou le garder tel qu’il est mais entre liquider le Parti, ce qui serait jamais que finaliser le processus engagé depuis 20 ans ou en finir avec cette dérive et refaire du parti ce qu’il doit être. Les Communistes ne doivent pas oublier que le Parti n’est pas leur propriété mais celle du peuple et son internationalisme, celui de tous les autres peuples, qu’il n’est pas un but en soi mais un moyen historiquement indispensable pour que le changement soit bien réel.

Serge Fricout section de Jumilhac

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 12:28

Conseil national du 19 novembre 2008 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

 

La direction du PCF doit respecter les communistes. Sinon, ils devront se faire respecter.

 

Fin 2007, à l’Assemblée nationale extraordinaire, les délégués des sections ont affirmé la nécessité du maintien et du renforcement du PCF et mis en échec l’ordre du jour initial de remise en cause de l’existence même du parti.

L’organisation du 34ème congrès n’aura-t-elle visé qu’à anesthésier les communistes pour leur resservir le même plat ? C’est ce qui apparaît dans l’alliance avec Mélenchon, dans une perspective de fusion à la manière de « die Linke », dans une préparation des élections européennes coupée du congrès et de l’expression souveraine des communistes sur la forme comme sur le contenu.

J’ai fait partie de celles et ceux qui ont déposé le texte alternatif n°3 « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». Nous avons perçu comment, en esquivant tout bilan et toute analyse concrète de la situation politique, la base commune du CN portait la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF et de son identité. Nous ne nous sommes pas trompés. On le voit avec l’opération autour des élections européennes. On le voit avec les contributions de dirigeants qui, s’appuyant sur la base commune, reviennent à la charge pour « métamorphoser » le PCF jusqu’au bout : sa disparition.

Mais l’anesthésie n’a pas complètement réussi. Le vote des 29 et 30 octobre n’a apporté qu’un soutien très limité à la base commune. Avec 22000 votes sur 138000 adhérents revendiqués, il n’a obtenu que 16% de soutien, et encore bien souvent sur la base des confusions et ambiguïtés du texte. Dans des dizaines de sections, là où les communistes ont créé les conditions du débat et de la confrontation sur le fond, le texte alternatif est majoritaire.

 

Rien n’autorise la direction sortante à passer outre la souveraineté des communistes.

Il ne s’agit pas de maintenir le PCF comme coquille vide, le temps que, comme ailleurs en Europe, la coalition de « gauche » le supplante.

Il s’agit de renforcer idéologiquement et en termes d’organisation le PCF, tout de suite dans les luttes, aiguisées par la crise financière, en quête d’alternative politique.

 

Pour les alliances électorales, ce n’est pas l’heure. Pour l’électoralisme, pour la recomposition politique, il ne sera jamais l’heure.

 

Les dernières semaines avant le congrès peuvent et doivent servir aux communistes pour réaffirmer leur volonté de faire vivre et renforcer le PCF, notamment de libérer le parti des alliances au sommet des les institutions, de promouvoir des ruptures immédiates avec la politique du gouvernement.

 

Un dernier mot à propos de la situation du PCF dans ma fédération à Paris. Elle s’est très affaiblie depuis plusieurs congrès. L’alignement derrière Delanoë – nous avons échappé de peu au Modem – sans programme, est disqualifiant. La fédération s’est institutionnalisée derrière le PS.

La direction départementale est sourde à la critique et à la contestation. Dans la préparation du congrès, elle est allée jusqu’à éliminer administrativement des dizaines de voix qui s’étaient portées sur le texte alternatif et tente maintenant de réduire certaines délégations pour le congrès départemental.

 

Maintenir le PCF, comme j’en ai l’objectif, ce ne peut être juste de maintenir un sigle et un appareil comme dans ma fédération, situation qu’avec beaucoup de camarades, nous cherchons évidemment à changer.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 12:00

Conseil national du 19 novembre 2008 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, résumé sommaire pour l'Huma


Les européennes : moyen de forcer une recomposition politique et un reclassement idéologique malgré les communistes : inadmissible, alors qu’ils sont en plein congrès, ont dit non en déc. 2007 à l’effacement du Parti.
Pas de « Linke » version Mélenchon !

 

L’UE, une question de congrès. Prolonger le NON ! Impossible d’aller avec la CES qui dit oui à Lisbonne, aux milliards à la finance. Rejeter pays par pays, non amender la directive de semaine de 65h. Programme et candidatures PCF : préalables à toute alliance.
L’avenir du PCF : ni sabordage, ni coquille vide. La faible adhésion à la « base commune », son flou ne l’autorisent pas. Partout, des sections ont utilisé le texte n°3 pour renforcer le PCF.

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