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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 12:12

Conférence de section de Saint-Martin d’Hères : le débat poussé jusqu’au bout est toujours fertile !

 

Les communistes de la section de Saint-Martin d’Hères, l’une des plus importantes de l’Isère, avaient pris des dispositions pour que les discussions du 34ème congrès, qu’ils considèrent crucial, impliquent le maximum de camarades et aillent au fond des questionnements.

Trois débats préparatoires, en plus des assemblées de section, ont été organisées (lien) dans un contexte d’activité dynamique dans la ville (initiatives pour La Poste, l’école…).

Les adhérents avaient en majorité rejeté la base commune du CN sortant lors du vote des 29 et 30 octobre et opté (59 voix contre 43) pour le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».
Un intense travail a été mené depuis cette étape pour pousser la réflexion collective, avec tous les camarades.
Lors de la conférence de section des 28 et 29 novembre, 31 amendements de fond ont ainsi été examinés, 29 adoptés.

 

Les communistes de Saint-Martin-d’Hères ont ainsi, par exemple, choisi de caractériser l’UE comme une « machine de guerre contre l'emploi, les services publics, les droits des salariés et les acquis populaires » qui «  révèle cruellement aux peuples sa véritable nature : permettre aux capitalistes de réaliser le maximum de profits dans le cadre d'une concurrence sans limite. » Sur cette question toujours, plutôt que de demander un « nouveau traité fondateur de l’UE », ils ont préféré inviter à la bataille pour l’abrogation des traités de Lisbonne et Maastricht.

 

Tirant les leçons des dernières années, des collectifs antilibéraux, comme des malheureuses alliances avec le Modem, s’appuyant sur l’exemple de la municipalité communiste, ils ont estimé que l’affirmation de l’identité et des analyses du PCF est une condition du rassemblement. Ils ont constaté que le bilan sérieux des alliances au sommet qui ont contribué à affaiblir le Parti reste à faire et n’est pas posé dans la base commune.

 

Partant notamment de leur expérience militante dans les quartiers populaires, ils ont voulu aussi souligner la nécessité de rendre à la cellule du parti son rôle central et sa souveraineté.

 

Ils se sont également prononcés pour un programme d’actions immédiat comprenant une bataille pour des (re)nationalisations importantes, une riposte au plan de Sarkozy d’aide à la finance, des actions contre la guerre impérialiste.

 

D’une façon générale, les communistes de Saint-Martin d’Hères, récusant la « crise du communisme » et sa fatalité présentes dans la base de discussion, ont affirmé la nécessité d’un PCF renforcé « pour mener la lutte des classes » aujourd’hui.

 

Ce que ne fait pas la base commune, même amendée, contre lesquels ils ont voté finalement par 39 voix contre 2 et 5 abstentions.

 

Une direction rassembleuse et résolue à amplifier le déploiement de l’organisation communiste dans la ville a été élue, avec Dominique Négri, militante syndicale aux impôts, comme secrétaire.

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 17:14

Compte-rendu de la conférence départementale du Rhône


dimanche 30 novembre 2008

 

La conférence de section confirme les leçons du vote de la base commune. C’est d’abord l’affaiblissement qui est perceptible. Elle a été convoquée sur une base de 150 délégués, 70 de moins qu’au 33eme congrès, pour des raisons logistiques de salle selon la direction fédérale. Mais de fait, la conférence n’a pas atteint 100 participants le vendredi et le samedi, 116 pour le dimanche matin et les votes du texte et des directions, alors qu’elle avait atteint 150 délégués 3 ans avant. Pourtant, les sections de Vénissieux et Saint-fons ont fourni les délégués demandés, et aurait pu mobiliser autant de délégués que la dernière fois. Il y a donc un affaiblissement là ou le parti est peu organisé. Il y a bien urgence à sortir de cette longue période d’atermoiement et d’affirmer le besoin de parti communiste. Le rapport assumait de ne rien dire du bilan d’activité départemental, et annonçait l’attitude générale de la direction refusant tout amendement tirant les leçons du passé recent.

La première soirée a été consacrée à la crise à partir de témoignages demandés à certains camarades. On peut noter que si la discussion a été intéressante, c’est une curieuse organisation de début de congrès ou la liste d’intervention est préparée par la direction sortante ! Jean Chambon apportait de nombreux exemples de mesures patronales contre le salaire et l’emploi, chômages techniques, renvoi des intérimaires, licenciements, et montrait qu’elles n’étaient pas contraintes par le marché mais la traduction d’une stratégie de guerre contre l’emploi et les salaires, profitant de la crise financière pour faire passer un nouveau cap à la transformation conservatrice, anticipant de fait une crise économique et sociale profonde, marquée par une nouvelle et forte baisse des salaires, adaptant l’organisation du travail aux exigences d’un taux d’exploitation toujours à la hausse.
 Serge Truscello montrait que le patronat de l’automobile remettait en cause l’organisation du travail depuis des années et les avait accéléré dès juillet 2008 pour augmenter les marges et les dividendes, avant de prétexter la crise. Il dénonçait l’arrogance de ce patronat qui accumule les profits et se tourne vers les états pour obtenir des subventions. Il notait le mélange de potentiel de refus et de risque d’acceptation chez les salariés, et s’interrogeait sur l’efficacité dans ce contexte de nos propositions. Face à l’arrogance patronale, la proposition d’un pole public bancaire, ou d’une sécurité-emploi-formation ne nous aident pas à faire grandir les résistances. Ne doit-on pas parler des conditions de création de richesse, de nationalisations ? Il annonce la décision de la section de Vénissieux d’une journée de lutte le 17 décembre pour permettre une interpellation forte du monde du travai avec nos nos idées, nos analyses.
 Raphael Thaller apportait ensuite un point de vue marxiste sur la crise, insistant sur la relation étroite entre rendements financiers et exploitation du travail, dénonçant le discours de Sarkozy faisant croire que le capitalisme financier serait extérieur à l’économie réelle, discours populiste tenant d’unir le peuple derrière le capital. Il soulignait que si les grands actionnaires exigeaient 15% de rentabilité, c’est que l’exploitation dans l’économie réelle le leur donnait. Rien d’autre que le travail ne produit du profit et les capitalistes le savent, qui utilisent tous les moyens, y compris répressifs pour « mettre au travail » à leurs conditions. La première des résistances se joue donc sur la défense des salaires, des conditions de travail.
 Marie-Christine Burricand faisait remarquer que si tout le monde partageait ces analyses de la crise, alors il faudrait le traduire dans des décisions politiques départementales, qui ne peuvent se limiter à des rencontres-débats. L’initiative de la section de Vénissieux le 17 Décembre pourrait devenir une décision départementale pour exprimer la colère devant les décisions de chômage des entreprises, la colère des pauvres devant les milliards débloqués pour les riches, pour dire « nous ne paierons pas pour votre crise », avec la perspective de rassemblements, de manifestations à l’initiative du parti communiste.
 L’intervention suivante de Nicole Gay, conseillère régionale, faisait entendre un tout autre point de vue, défendant l’augmentation des impôts décidée par la majorité de gauche à Lyon au nom d’un « budget de lutte » contre l’étranglement des collectivités locales décidées par le gouvernement de droite.

La direction fédérale avait décidé d’une organisation des débats centrés sur les amendements, malgré la demande au conseil départemental d’une organisation permettant l’expression la plus large des communistes. Le résultat était prévisible. Difficile pour un militant non aguerri a ce travail de congrès de prendre la parole en réagissant a un texte qu’il découvre en séance, qui plus est modifié par la discussion. Ce sont donc les militants habituels qui s’expriment sur la plupart des amendements. A quelques occasions, il a été possible d’avoir un débat plus général, sur l’analyse du monde, sur les nationalisations, sur les alliances et le bilan de la gauche plurielle... mais le compte n’y est pas, et la méthode est définitivement à bannir pour une organisation communiste qui ferait de ces congrès les moments principaux de construction de cet « intellectuel collectif » qui faisait la force du PCF « ancien ».

La discussion a cependant conduit à des modifications parfois importantes du texte contre l’avis de la commission des amendements, et a plusieurs reprises à des votes très serrés. Ainsi un nouveau paragraphe présenté par la section de Pierre-Bénite fait un bilan négatif de la gauche plurielle, des alliances de sommet écrivant notamment à propos de la gauche plurielle et des collectifs anti-libéraux « ces deux échecs doivent nous amener à rompre définitivement avec les stratégies d’alliance au sommet qui amoindrissent notre pleine autonomie de proposition d’expression et d’action et conduisent notre peuple, les communistes et les élus dans des impasses que nous payons très cher » De même, un amendement de la section universitaire sur le Modem était adopté malgré l’intervention de Michel Laurent tentant de défendre la possibilité de décisions locales. Plusieurs amendements réintroduisent le marxisme dans différentes parties du texte, notamment un long développement sur le capitalisme et la bataille pour le salaire. La direction manœuvrait le plus souvent en recul, acceptant des amendements refusé par la commission quand leur vote était à l’évidence acquis, mettant au vote des modifications réduisant la portée des amendements proposés. Ainsi, après moultes reformulations proposées, la conférence retenait quand même un amendement faisant écho à l’édification du socialisme en Amérique Latine, le mot « socialisme » faisant visiblement peur à certains. De même en fin de texte, le mot « cellule » que la direction devait finalement accepter, mais en cherchant des formulations plus floues que l’amendement proposé.

Au total, la partie 1 a été votée avec 54 voix contre 38 et 5 abstentions, la partie 2 par 57 voix contre 48 et 9 abstentions, la partie 3 par 66 voix contre 41 et 9 abstentions, et le texte global voté le dimanche matin avec le maximum de délégués par 64 vois contre 46 et 7 abstentions. La conférence a donc voté le texte amendé avec 50 à 55% des délégués seulement, montrant encore une fois que l’orientation proposée n’arrive pas à rassembler largement les communistes. C’est toutefois une situation plus ouverte qu’au 33ème congrès, ou presque aucune modification positive du texte n’avait été possible.

Les discussions sur la direction départementale et la délégation au congrès traduisait cette ouverture. Les candidatures proposées par les sections étaient toutes retenues, reconnaissant la place des sections de Vénissieux et de Saint-Fons, contrairement à 2006. Au final, les votes des textes alternatifs 2 et 3 étaient pris en compte dans la direction proposée. Certes, les sections de Lyon et Vaulx-en-Velin avaient filtré fortement leur délégation et leurs candidatures et les sections de Villeurbanne et Décines n’avaient pas de candidat. Marie-Christine Burricand résumait dans cette situation la décision du réseau communiste du Rhône. Contrairement au congrès précédent, l’opposition à l’orientation de la direction est prise en compte dans la direction proposée, et le texte de congrès affirme clairement l’objectif de continuer et renforcer le parti communiste. Comme le redira André Gerin, des oppositions, des divergences profondes, existent, mais la confrontation des idées a été enfin possible, les communistes peuvent agir ensemble avec plus de clarté sur leurs orientations. C’est d’ailleurs des sections de Lyon et d’Oullins que sont venues deux interventions de jeunes en clôture de la conférence, confirmant que la confrontation continuerait pour renforcer le PCF, la première exprimant notamment la colère des militants lyonnais devant la situation créé par le soutien à la candidature Modem aux 2eme tour des cantonales, la deuxième insistant sur le fait que le vote unanime pour l’élection de la direction n’exprimait aucune satisfaction sur le déroulement des débats ou l’orientation politique proposée.

La conférence pouvait chanter l’internationale avant de rendre hommage à Camille Valin, ancien sénateur, maire de Givors, qui n’hésitait pas à parler du capitalisme, du socialisme et du communisme...

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 20:14

10ème rencontre internationale des partis communistes et ouvriers

 

Communiqué de presse du comité central du PC do B

 

Texte intégral du communiqué de presse suivant la 10ème rencontre internationale des partis communistes et ouvriers, organisée par le Parti communiste du Brésil, à Sao Paulo les 21, 22 et 23 novembre 2008. Traduction depuis l’anglais par vivelepcf.

 

La dixième rencontre internationale des partis communistes et ouvriers, organisée par le Parti communiste du Brésil, s’est tenue avec succès à Sao Paulo au Brésil du 21 au 23 novembre 2008. 65 partis étaient présents de 55 pays différents (voir la liste en annexe).

 

Les représentants des partis sont intervenus sur l’ordre du jour de la réunion : « Les nouveaux phénomènes dans le cadre international. L’aggravation des contradictions et des problèmes au niveau national, social, environnemental et anti-impérialiste. La lutte pour la paix, la démocratie, la souveraineté, le progrès et le socialisme. L’unité d’action entre les partis communistes et ouvriers ». La rencontre a permis un riche échange d’idées. Les textes des différentes interventions seront publiés intégralement par le parti hôte.

 

Le Président de la République fédérale du Brésil, Luis Inacio Lula da Silva, a adressé un message aux participants à la rencontre dans lequel il exprime sa « reconnaissance pour toutes les luttes en faveur des travailleurs et des pauvres » et « leur engagement pour construire un nouvel ordre économique international ».

 

Cette dixième rencontre internationale s’est déroulée au milieu d’une sévère crise du capitalisme, un sujet présent dans toutes les interventions. De nombreux participants ont insisté sur la nature structurelle et systémique de la crise, soulignant que la crise est une caractéristique du développement capitaliste, intensifiée dans le cas présent par les politiques financières néo-libérales des dernières décennies.

 

La crise actuelle démontre la faillite totale et l’effondrement du néolibéralisme comme l’ont fait ressortir plusieurs orateurs, mais cela ne signifie pas pour autant automatiquement la fin du capitalisme. Au contraire, la bourgeoisie se sert de son pouvoir politique dans les pays développés pour monter une opération de sauvetage du système. Mais loin de rendre le capitalisme vertueux, ces politiques visent à faire payer aux travailleurs le prix de la tentative de résolution des contradictions intrinsèques au système.

 

Cette crise aiguë fait aussi voler en éclats le mythe selon lequel la contre-révolution des années 1989/1991 aurait représenté le triomphe final et irréversible du capitalisme. Elle met en évidence à la fois les limites du capitalisme comme système social et la nécessité de le renverser suivant une voie révolutionnaire.

 

Sur la question de la crise capitaliste, les 65 partis ont adopté la « Proclamation de Sao Paulo », qui affirme que « le socialisme est l’alternative ».

 

Beaucoup de partis ont souligné la dimension positive de la montée de la contestation de l’hégémonie des Etats-Unis dans le monde, constatant que l’humanité est entrée dans une phase de renforcement de la lutte anti-impérialiste, pour l’indépendance, le développement et le progrès social des peuples et des nations. Dans cette optique, certains partis ont pointé l’importance de l’émergence de nouvelles coalitions de pays en développement comme l’IBSA (le forum trilatéral groupant l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud) et les rencontres régulières du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) comme expressions du renforcement des relations sud-sud.

 

Pour tous les partis communistes et ouvriers présents, la crise renforce la nécessité de mettre à l’ordre du jour la transition vers le socialisme et d’intensifier la bataille idéologique dans la population à un moment où les limites du capitalisme sont exposées aux yeux de tous.

 

Les partis présents ont mis l’accent sur l’importance symbolique que revêt la tenue pour la première fois de leur rencontre annuelle en Amérique Latine, soulignant l’élargissement international des rencontres annuelles et mesurant que cette région est devenu un pôle de la résistance anti-néolibérale et anti-impérialiste.

 

La dixième rencontre a adopté une déclaration de « solidarité avec les peuples d’Amérique Latine et des Antilles », saluant les luttes populaires et les récentes victoires obtenues dans le continent par les forces démocratiques, progressistes et anti-impérialistes, dont les communistes.

 

Les participants à la rencontre ont exprimé leur haute préoccupation au sujet de la situation explosive au Proche-Orient causée par les projets de l’impérialisme pour redessiner la région, l’occupation de l’Irak et l’oppression ininterrompue du peuple palestinien par Israël. Les partis ont en particulier appelé l’attention sur la crise humanitaire à Gaza causée par l’état de siège imposé par Israël, demandé la levée du siège ainsi que la suppression du mur raciste et des colonies israéliennes.

 

Les participants ont décidé de développer une série d’actions coordonnées comme des initiatives sur la crise capitaliste, des campagnes de solidarité avec Cuba à l’occasion du 50ème anniversaire de la Révolution cubaine, des initiatives contre l’OTAN à l’occasion des 60 ans de sa fondation, des actions de solidarité avec la Palestine, dont la visite de délégations à Gaza.

 

Tout le long du week-end, les délégués des 65 partis communistes et ouvriers ont pris part à un rassemblement public de solidarité avec la lutte des peuples d’Amérique Latine. Ils ont eu l’occasion d’écouter, comme les militants communistes brésiliens, les contributions de représentants de mouvements politiques et sociaux progressistes d’Amérique Latine et de réaffirmer leur solidarité internationalistes.

 

Sao Paulo, le 23 novembre 2008

Parti Communiste du Brésil - PCdoB.''

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 16:50

Ouf, les tenants de l’Union de la gauche ont trouvé une bouée de sauvetage, Jean Luc Mélenchon !
Le même que celui du rassemblement anti-libéral, simplement il n’y a plus Bové, Autin et quelques autres. Et voilà la Direction du PCF est repartie, dans une stratégie d’alliance au sommet sans contenu. Mélenchon combien de divisions ? qu’importe ! L’important c’est de ne pas être seul ! Mélenchon vient de créer un nouveau parti appelé « parti de la gauche » comme c’est original ! Le créneau qui sent la naphtaline est déjà bien occupé. Donc la Direction a décidé de la stratégie électorale pour les européennes, avant le congrès qui est censé élaborer une orientation ! Jamais les adhérents n’ont été autant méprisés. Pour décider de quoi mais de faire un front avec… Mélenchon. Ce dernier ne s’en cache pas, « le front est une première étape, après… on verra ! ».

 
Qui va diriger la recomposition à l’ombre du PS ? Telle est la question ! La Direction du PCF compte utiliser Mélenchon pour faire évoluer le Parti en parti social-démocrate, elle offre ainsi l’opportunité à Mélenchon d’accroître l’influence de son parti groupusculaire. Il n’y a rien d’étonnant que ceux qui au sein de la Direction du PCF prônent ouvertement sa liquidation approuvent la constitution de ce front qui aura autant d’efficacité pour défendre le salariat que la Ligne Maginot en a eu pour défendre la France.


Gilles Mercier

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 16:29

34ème congrès du PCF 

 

Décisions de l’Assemblée de la section du 15ème arrondissement de Paris, réunie le 25 novembre 2008, pour la préparation du Congrès départemental du PCF-Paris (28/30 novembre).

 

 

1- L’assemblée des communistes de la section du 15ème a réitéré sa condamnation des pratiques antidémocratiques de la direction départementale et en particulier du secrétaire départemental, Patrice Bessac.

Elle les interprète comme un signe de faiblesse politique de directions qui craignent la confrontation d’idées dans le parti, qui cherchent à faire passer en force, par delà le congrès, un projet de recomposition politique et de reclassement idéologique continuant à effacer le PCF.

L’assemblée du 15ème a adopté un communiqué « Pour le respect des règles démocratiques de notre parti au PCF Paris dans la préparation du congrès. »

 

2- A l’unanimité, l’assemblée de la section du PCF-Paris 15ème a rejeté l’ensemble de la « base commune » de discussion du 34ème congrès. Elle a adopté une déclaration en préalable à l’examen du texte : les perspectives politiciennes portées par la « base commune » restent toujours aussi inacceptables.L’assemblée a fait sienne l’analyse avancée dans le rapport introductif sur le « Parti de la gauche ».

Le PCF dans un « parti de la gauche » avec Mélenchon : non merci !

 

3- L’assemblée a adopté ensuite 32 amendements ou vœux remettant en cause toute la cohérence de la base commune, portant la nécessité de l’examen critique et de la rupture avec les choix stratégiques des derniers congrès conduisant à la mutation, la dilution et le disparition du PCF et de son identité.

 

Lien vers les amendements et voeux: parties 1 & 2

Partie 3

 

4- L’assemblée a enfin désigné sa délégation au congrès départemental et élu son Comité de section de 25 membres représentatifs des entreprises et quartiers du 15ème. Ce comité de section a été chargé de préparer une assemblée sur le renforcement de l’organisation dans l’arrondissement.

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 15:54

Rapport présenté à l'Assemblée Générale de la section de Béziers et adopté à l'unanimité des 67 votants. (21 novembre 2008)

Ce rapport d’activité est le fruit du travail collectif de notre section et en particulier du dernier comité de section qui s’est tenu lundi dernier. Ce rappel liminaire prend toute son importance quand on connaît les conditions dans lesquelles se prépare la conférence fédérale : sans réunion du CD depuis l’accélération de la crise et le vote des camarades.
Tenons quant à nous à la pratique collective, à sa poursuite, a son développement. Au respect permanent de la souveraineté des communistes. Ce sont des points de force indiscutables dans notre section ; avec un comité de section qui se réunit chaque mois depuis huit ans. Un bureau de section exécutif, ouvert à tous, se réunissant tous les lundis permettant de participer à la vie politique quotidienne.
Une décennie commencée lors du Congrès de Martigues s’achève. Pendant 8 ans notre camarade Christiane Vinci a dirigé la section au cœur de grandes difficultés. Les résultats sont là, sachons lui en rendre hommage de la meilleure façon en les faisant fructifier.
Puisque cela est constitutif d’un rapport d’activité examinons les points essentiels de notre activité ces dernières années. Je partirai de la préparation compliquée des élections régionales en 2004. Dans cette salle s’est tenue la réunion régionale des camarades qui se rassemblaient pour une «liste autonome des communistes au premier tour». Nous avons rassemblé au plan régional 49 % des suffrages des camarades, pas assez mais de peu! Quelques jours plus tard G. Frêche lui même enjoignait dans une assemblée publique à Portiragnes à Jean Louis Bousquet présent l’ordre de «mettre au pas la section de Béziers» sans que cela ne suscite de réponse, ni sur l’instant, ni plus tard.
Quelque chose d’essentiel était alors joué dans notre Fédération départementale: le choix pour le groupe dirigeant fédéral - membre de la majorité nationale - autour de Jean Claude Gayssot de vassaliser l’organisation communiste au P.S.
Toute notre bataille de communistes a été de refuser cette situation, de combattre la droite avec rigueur et constance. D’agir contre les alliances droite-gauche dont la dernière mouture a été l’accord à Montpellier comme à Lille avec le MODEM. De réaffirmer constamment que dans la gauche existent deux visions de l’avenir, l’une s’accommodant de l’exploitation capitaliste, l’autre agissant pour son abolition. Nous n’avons pas raté une occasion de présenter au premier tour de toutes les élections des candidatures communistes de rassemblement.
En ne se contentant jamais d’affirmer cette nécessaire ambition anticapitaliste. En travaillant à chaque circonstance à rassembler tous ceux qui s’opposent au capitalisme parfois à partir d’un point de vue et d’une histoire bien différente de la notre. Dans les luttes de classe réelles: revendicatives ou idéologiques; mais aussi dans la vie politique: élections et construction de l’outil politique Parti Communiste Français. Soulignons quelques moments où se mêlent les niveaux européens, nationaux et locaux, les moments électoraux et les luttes.
La formidable victoire du Non à la constitution. En s’appuyant sur un décryptage populaire du texte notre section a été au premier rang de ceux qui ont permis le rassemblement électoral victorieux. Le «collectif du NON» nous a alors beaucoup occupé, certes, mais sans oublier la construction quotidienne du PCF. Cette victoire a ouvert de grandes perspectives, le caractère composite de ce NON n’occulte pas son aspect majeur, la bourgeoisie impérialiste européenne et mondiale était pour un moment battue sur l’un de ses objectifs essentiels: l’accentuation du grand marché européen appuyée sur le démantèlement de tous les acquis sociaux. Rappelons nous cette période, notre capacité à infléchir un rassemblement majoritaire vers les objectifs de classe qui sont les nôtres. Cette réussite ouvrait de grandes espérances pour les élections présidentielles qui ont eu lieu en avril mai 2007. Avec l’immense espoir de voir se reconstituer à cette échéance électorale le mouvement précédent. Là aussi nous avons en tant que section dès le départ franchement travaillé dans les «Collectifs anti-Libéraux» pour construire une candidature acceptable par tous. Nous sommes allés au bout du possible. Délégué à trois reprises aux rencontres nationales par la section et le collectif, à Saint Denis, Montreuil, puis à Saint-Ouen sur mandat de la section, j’ai prévenu la direction de notre Parti de la nécessité de parvenir à un rassemblement rompant l’alliance avec un PS entièrement dévoué à la gestion de la crise.
Cela n’a pas été possible nous avons donc participé à la campagne électorale de Marie Georges Buffet et pris comme une gifle le résultat électoral: 1,93% des exprimés et Sarkozy élu sur un programme brutal de régression politique et sociale le plus à droite depuis 1945.
Immédiatement après dans la poursuite de notre réflexion et de notre pratique politique nous avons pris la décision de présenter au premier tour une candidature communiste aux législatives. Cela n’était pas une première, nous avions agi de même déjà contre l’avis de la FD aux précédentes législatives (en 2002). En dépit du changement de candidat, l’historique Aimé Couquet étant remplacé par moi même novice (dans ce domaine). Nous avons obtenu plus de 5 % sur la circonscription et près de 5 % sur la ville. Ces 5 000 et quelques voix représentant un socle important.
C’est alors qu’en septembre nous avons appris par la presse l’incroyable nouvelle – du moins dans notre Parti - de la création en contradiction avec tous les statuts, d’une seconde section à Béziers sur un seul territoire géographique, sous la triple bénédiction de Jean Louis Bousquet, Jean Claude Gayssot et Jean Michel Duplaa. Pour eux, il s’agissait de préparer les municipales. En faisant disparaître ce qu’ils estiment être «l’hypothèque communiste» et en proposant de battre Couderc par l’ouverture à des forces de droite. Ils ont ainsi bafoué la souveraineté des communistes biterrois exprimées d’une consultation à l’autre autour de 75 % depuis plusieurs années. Sur le plan interne nous n’avons pas renoncé: sûrs de notre droit, nous avons fait appel à la commission des conflits, celle- ci s’est naturellement bien gardé de trancher espérant que nous serions incapables d’être présents et efficaces dans la bataille électorale des municipales. A l’extérieur du Parti nous avons continué comme avant, mieux qu’avant peut être la bataille de classe communiste.
Nous savons ce qu’il en a été: nous avons su rassembler «la gauche se réclamant de ruptures révolutionnaires» dans une liste "Unitaire, Communiste, 100% à Gauche et Solidaire". Ceci n’a pas été plus simple que le reste. Là aussi nous avons dépassé les 5% de votants (6,51% et 1 683 voix) et A. Couquet siège une fois de plus au conseil municipal. R. Couderc a été élu au premier tour; preuve s’il en fallait encore que ce ne sont pas des compromis à minima qui permettront de rassembler pour gagner mais la mise côte à côte au second tour et pas avant dans la clarté les votes révolutionnaires et réformistes, lorsque la clarté est possible, jamais par esprit de système. C’est au premier tour que se gagne une élection, dans la mobilisation des forces travaillant à la rupture, contre les compromis sans âme à gauche. Au même moment nos candidats aux cantonales des premiers et troisièmes cantons faisaient bonne figure alors même que la fédération présentait contre eux Jean Louis Bousquet poursuivant sa tentative personnelle de retour en terre biterroise.
Depuis lors le fait majeur est l’explosion d’une crise terrible du capitalisme; nous travaillons sur cette question. Avec les risques d’effondrement du système économique nous n’en avons pas fini de lutter contre les dégâts que vont subir les plus modestes et contre le risque de fuite en avant dans de multiples violences mondialisées dont la possibilité de nouvelles guerres. L’aggravation des risques écologiques encourus par la planète étant un autre volet inséparable du précédent.
Maintenant nous sommes en plein congrès. Je tiens à rappeler ici les résultats nationaux et locaux. Ce n’est pas par hasard qu’ils ont été passés sous silence par la direction fédérale.
Texte 1: 22 000 voix (60.91%), texte 2: 5 419 voix1 (5.04 %) et le texte 3: 24.03 % et 8 659 voix.
Avec seulement 50.38% de votants et 9.22% de nuls.
Dans notre section 100 % des exprimés se sont portés sur le texte 3, (un nul). Participation: 85 %.
Dans ce département le texte 3 dépasse le score moyen national , nous sommes très au dessus de la moyenne réelle puisque plus du tiers des voix de notre texte viennent de trois fédérations: la Haute Saône, le Pas de Calais et le Nord; ces deux dernières étant par ailleurs les deux plus grosses fédérations de France. Notre assemblée de section a donc lieu dans cette situation.
Dans la section un vote à 100% pour le texte trois avec une participation de 85% au dessus de la moyenne nationale. Ce vote est premier, indiscutable, il nous engage jusqu’au prochain congrès.
Dans la Fédération un résultat pour le texte 3 au dessus de sa moyenne nationale. Car le mouvement dépasse largement notre section regardons: Ouest Biterrois 90 % pour le texte 3, Agde, Balaruc les Bains, et leurs résultats au dessus de la moyenne nationale, Sète et même Frontignan, Montpellier. Toutes sections dans lesquelles ce vote n’était pas porté par une force organisée. Ce résultat pèsera si nous savons le travailler à la conférence fédérale.
Car tout ne pourra continuer comme ces dernières années! Il y a affaiblissement de la direction nationale: 60 % des exprimés à peine 51 % des votants, une participation faible dans un Parti qui a perdu l’essentiel de sa substance militante ces dernières années. La direction n’annonce plus que 70 000 cotisants.
La question de l’organisation communiste, du nombre de cotisants , du nombre de militants, de leur formation est donc plus que jamais décisive. Et cela dépend avant tout de la vie réelle de la section, des cellules, de l’engagement des communistes. Comment avons nous pu franchir cette masse d’obstacles, tenir le coup au point d'être parmi les groupes de communistes qui comptent pour un renouveau du PCF au plan national ?
D’abord nous avons travaillé collectif. C’est mon introduction, nous n’insisterons jamais assez, il y a encore beaucoup à gagner. Cela ne veut pas dire unanimité de façade. Sur certains points nous sommes en désaccord nous le disons mais nous cherchons toujours à travailler ensemble. Si bien que ceux qui s’opposent frontalement à cette orientation, incapables de contrer notre pratique collective en dépit des moyens que leur offre l’appareil, ont choisi de se structurer ailleurs.
Qu’il s’agisse de construire ensemble ici au quotidien ou de contester méthodiquement et de proposer (compte rendu) au Comité départemental, c’est la richesse de notre diversité qui marque. Cet «ensemble» n’est pas bâti sur des coalitions d’intérêts individuels ou électoraux mais sur la recherche constante de l’expression de l’intérêt des exploités.
Remémorons nous quelques unes de ces actions: nous en avons menées, nous en avons aidées, nous en avons soutenues qu’il s’agisse chaque année des marches de la paix, des multiples actions pour la défense des sans papiers, ici à Béziers pour les Roms, des sans toits( n’oublions pas qu’un actuel membre de notre CS est un «sans toit» qui nous a rejoint dans sa lutte!), Pour un logement social de meilleure qualité, les batailles laïques… contre la répression à l’égard des travailleurs qui osent relever la tête à la SNCF, dans les grands magasins KIABI, à La Poste ou ailleurs… pour la défense du fret SNCF et pour la ligne du Massif Central contre les trains de camions sur l’autoroute… J’en oublie par force et vous serez en droit de me reprendre. Ces jours-ci la défense acharnée du service public de la poste, de l’école, l’action de pétition contre la hausse des impôts locaux et notre refus de payer deux fois pour les mêmes services.
Les batailles électorales ont leur importance. Elles n’ont de sens que comme complément et «mise en musique électorale»des luttes de classe réelles.
Chacun tâchant de faire face. Soulignons les apports individuels dans différents domaines : propagande et organisation, travail à la mairie, trésorerie, Bulletin de Liaison, l’édition régulière (pas assez, je sais) du Camel… les soirées de la Féria, la fête annuelle de La Plantade, les soirées politiques et de sociabilité du Cercle, notre présence active chaque fois que possible sur les batailles revendicatives pour aider au succès des grandes journées… hier encore un tract de la cellule des instituteurs dans les écoles et collèges... Avons nous manqué de distribuer un tract politique un seul premier mai ces dernières années? action pacifiste, formation politique et idéologique, activités culturelles à la section: atelier peinture. Chacun trouve sa place dans ces activités selon ses centres d’intérêt, ses préoccupations, le temps qu’il peut y consacrer… Je sais que tout le monde n’est pas à la retraite . La réussite annuelle de la fête deLa Plantade avec un particulier succès ces deux dernières années à croire que le départ des autres, des sécessionnistes, nous aide! Elle mérite d’être classée à part!
La vie des cellules aussi, attention dans ce domaine nous avons beaucoup à gagner; c’est là que se reconstruira le lien efficace avec la population dans son ensemble. Chaque minute consacrée à la réunion, à la vie d’une cellule est essentielle. Nous avons cinq cellules: une d’entreprise, les enseignants, une à La Devèze, une au centre, Barbusse à la Font neuve/Clemenceau et maintenant la cellule Balmigère sur les quartiers de l’ouest. De fait, plusieurs cellules du Biterrois travaillent dans notre section: Saint Pons bien sûr, et aussi une cellule des hauts cantons, celle de Cers et celle de Sauvian dans l’espoir que la section Sud va redémarrer. Dans notre section se posera donc aussi la question de l’organisation au village.
Nous avons relativement consolidé le fonctionnement de la section, nous en sommes au moment de passer du temps dans les cellules existantes et peut être d’en reconstituer. C’est là et nulle part ailleurs que nous ferons adhérer de nouveaux militants, que nous permettrons à des gens ordinaires de participer activement à la vie politique renouant ainsi avec ce qui a fait pendant 70 ans la force spécifique du PCF.
Le comité de section unanime pense qu’il faut poursuivre un très gros effort de formation : quelle meilleure formation que le contact entre communistes à égalité dans sa cellule!

Camarades, je conclurai ce rapport d’activité de la manière la plus encourageante qui soit: en relevant que dans un parti nationalement si affaibli, désorganisé, ces derniers mois nous avons dans notre section renoué des contacts qui se traduisent par des adhésions: quelques nouveaux militants mais aussi des retours au Parti d’ancien(nes) qui s’étaient éloignés ne trouvant plus dans l’expression nationale de quoi nourrir le besoin de militer et se considérant rejetés, exclus de leur parti. Ce mouvement a commencé lors des municipales et permet déjà de consolider le comité de section, il s’est poursuivi à la fête de La Plantade et maintenant sur chaque initiative; impôts de l’agglo ou défense du service public postal. Le mouvement existe sachons collectivement lui donner quelque ampleur et nous ré-avancerons. En clair, ayons chacun des bulletins d’adhésion à portée. C’est appuyé sur cette réalité, ce mouvement que nous avons fortement contribué au rassemblement national de ceux qui veulent continuer le meilleur du PCF.
Nos anciens, à Tours en 1921, on fait un «bon choix» celui de permettre aux exploités de sortir de l’ornière, de choisir la voie révolutionnaire contre l’ensemble des tentations de gestion aux marges du capitalisme.
Un seul mot: continuons!

 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 21:18

AMENDER UN TEXTE INAMENDABLE – 3ème SERIE

 

Suite du travail de la Commission du texte de la section de Paris 15ème

 

Voir les deux premières séries:

 

Amendements - 1ère série

 

 

 

 

AVENIR DU PCF (suite)

 

 

Page 22 :

 

 

 

Page 23 : « Un parti d’action de luttes et d’intervention populaire et citoyenne »

 

AMENDEMENT : Après le 1er § finissant par « … diversifiées », ajouter :

« L’abandon de la priorité donnée à la vie des cellules, l’abandon au congrès de Martigues en 2000 de la cellule comme organe de base souverain du PCF ont fait perdre à notre parti son outil essentiel dans cet objectif.

Nous tirons les leçons de cette expérience et décidons immédiatement de réorganiser notre parti sur la base de la cellule, d’entreprise, rurale ou de quartier. Nous décidons de mettre à l’ordre du jour de notre prochain congrès la modification de nos statuts en vue de restituer à la cellule son rôle fondamentale et irremplaçable. »

 

AMENDEMENT : dans le 2ème §, supprimer les mots « politisation citoyenne » et remplacer par « l’intervention politique des travailleurs et de tous ceux qui ont objectivement le plus intérêt à combattre le capitalisme ».

 

AMENDEMENT : après le 3ème §, ajouter :

« L’activité de la cellule d’entreprise, comme de la cellule de quartier, s’inscrit dans l’objectif d’animer et de déployer la lutte des classes dans l’intérêt du monde du travail ».

 

AMENDEMENT : 5ème § :  

Supprimer « Tout cela signifie » à « davantage » puis remplacer la suite du § par :

« La vie des cellules est la condition de l’appropriation et la maîtrise démocratique des orientations du Parti tout entier par le plus grand nombre de ses adhérents, du fonctionnement de toutes nos structures, du rayonnement militant de chaque adhérent : »

 

AMENDEMENT : 6ème § :

Supprimer le § « Cet effort » à « internationalisme ». Remplacer par :

« Le caractère internationaliste de l’engagement communiste doit être présent à tous les niveaux de la vie et de l’organisation du parti, dès la cellule »

 

Page 24 :

 

AMENDEMENT : après les 2 premières lignes, finissant par « mis en place pour cela », ajouter :

« La section doit retrouver son rôle d’impulsion de la vie des cellules. Le retour de l’autonomie financière des cellules et des sections est une condition de la souveraineté des communistes. »

 

« Une force nouvelle et renouvelée » :

 

AMENDEMENT : supprimer à partir de « en ouvrant le PC aux femmes et aux hommes de gauche… » jusqu’à, au § suivant « doit nous tenir en alerte » et remplacer par : « Nous décidons d’une vaste campagne d’adhésion au PCF, partant de notre action dans les luttes. Nous travaillons à ce que les communistes soient plus nombreux, mieux formés, comme militants communistes ».

 

« Un parti impliqué dans la gestion »

 

AMENDEMENT : entamer le § par :

« Nous confirmons notre choix permanent d’étendre notre action politique à tous les rouages institutionnels de la République. Les militants communistes élus, à tous les niveaux, doivent être entièrement responsables devant les organisations du Parti et redevables des orientations politiques qu’elles ont décidées».

 

Page 25 : « Un parti démocratique, où les adhérents sont souverains »

 

 

AMENDEMENT : après le 1er §, ajouter :

« Nous tirons les enseignements des décisions des derniers congrès. Le Comité exécutif national, pléthorique, n’est pas une direction opérationnelle. Le Conseil national est placé dans la situation d’enregistrer des décisions qui lui échappent.

Dans un objectif de clarté, nous décidons de remettre en place un bureau politique, responsable devant le Conseil national, devant exposer à l’ensemble des communistes ses choix. ».

Troisième série d’amendements :
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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 16:49

Les communistes de la section de Paris 15 enfin rétablis dans leur souveraineté. Et maintenant qu’ils nous rendent nos voix !

 

L’intervention personnelle de dizaines de communistes du 15ème et du reste de Paris a fini par ramener à la raison Patrice Bessac, secrétaire départemental du PCF Paris.

Le vendredi 21 novembre, la direction départementale a dû reconnaître la souveraineté de 71 adhérents de la section du 15ème au lieu de 8 comme Patrice Bessac prétendait en décider.

 

Le soir du vote, le 30 octobre, pour le choix de la base commune de discussion du 34ème congrès, P.Bessac avait décidé arbitrairement de rétrécir le nombre des votes du 15ème pour le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». De 76 à 25 voix.

Le 4 novembre, plus d’une trentaine de communistes du 15ème et d’autres arrondissements sont allés à sa rencontre pour être rétablis dans leurs droits. A cette occasion, la trésorière départementale, comme ultérieurement, a dû reconnaître que les communistes du 15ème qui ont participé au vote s’étaient acquittés de cotisations équivalant à 8 euros par mois en 2008, coupant court au prétexte affiché et à la campagne de diffamation engagée.

Malgré cela, sans aucun argument recevable, Patrice Bessac a prétendu maintenir sa décision, au nom d’une lecture déformée des statuts et d’une prétention à établir des règles discriminatoires pour le 15ème.

Au-delà même, au Conseil départemental du 12 novembre, il décidait de ne reconnaître que 8 adhérents à notre section et donc réduire à 2 personnes la délégation du 15ème au congrès départemental.

 

Les protestations, par courriers, mails, coups de téléphone se sont multipliés mettant en évidence la volonté d’éliminer politiquement certains communistes dans la fédération de Paris. La prétention de Patrice Bessac de sélectionner à sa guise les communistes de sa fédération, d’en diaboliser certains, a fini par apparaître de façon flagrante. Ce n’était plus tenable.

 

C’est ainsi que nous comprenons le retour de la direction départementale à des dispositions plus raisonnables.

 

La situation continue cependant de ne pas être satisfaisante. Seuls 71 cotisants, au lieu de 88 en règle au moins de leurs trois dernières cotisations, sont reconnus. Le résultat du vote des 29 et 30 octobre n’a toujours pas été rectifié.

 

Après correction, le résultat du texte alternatif passe de 214 voix et 22,65% à 265 voix et 26,61% à Paris, à 8957 voix et 24,56% au plan national.

La tentation de la direction départementale d’éliminer les camarades en divergence avec sa ligne politique est et restera inadmissible dans la suite de la préparation du congrès. Nous continuerons à « faire vivre et renforcer le PCF », à refuser l’effacement de notre parti et de son identité à Paris comme dans le pays.

 

Que cela plaise ou non à Patrice Bessac !

 

 

 

Un témoignage sur internet: Carton rouge à Patrice Bessac PCF Paris

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 12:07

La conférence de section qui se tenait le week-end dernier a approuvé à 100% les orientations et le rapport d'activité. La section s'était prononcée très majoritairement pour le texte alternatif "Faire vivre et renforcer le PCF".

 

Lire aussi l'article dans le Républicain Lorrain du 24 novembre.

 

Reconstruire nos organisations de base, reconstituer une implantation communiste pour mener les luttes : le témoignage de notre camarade Jean BAUS, secrétaire de la section de Jarny en Meurthe-et-Moselle.

 

Le nord de la Meurthe-et-Moselle et l’ouest de la Moselle sont des terres de forte implantation communiste : c’est un ancien bassin minier et sidérurgique, autour de Longwy, Briey, Homécourt, Audun-le-Tiche, Gandrange. Une bonne partie de l’activité militante se faisait sur le lieu de travail : je travaillais aux aciéries de Gandrange qui comptaient encore en 1980 près de 11.500 ouvriers, et à l’époque chaque atelier avait sa cellule du Parti ! Mais la Lorraine a été frappée de plein fouet par la crise des années 1980 et les délocalisations : « charbon et acier trop chers à produire, comme on disait à Bruxelles ou à Paris, il faut bien s’adapter ». Les mines ont fermé les unes après les autres en Lorraine et SACILOR, nationalisée à cette époque, les socialistes sous la houlette de Mitterrand, se sont mis à licencier par milliers les travailleurs de Sacilor. Le Parti s’est retrouvé dans la tourmente : c’est toute sa base militante qui était touchée par les « restructurations ». Par-dessus le marché, c’était l’époque de notre première participation au gouvernement avec les socialistes : fallait-il rester en coalition avec des gens qui nous licenciaient ? Beaucoup de camarades sont partis, beaucoup de sections se sont mises à vivoter. La « Mutation » engagée à partir de 1994 n’a rien fait pour arranger les choses : nouvelle fuite de militants à cause de la deuxième participation au gouvernement avec les socialistes dans la « gauche plurielle », beaucoup d’élus qui ont quitté le Parti … En 2001, nous perdons la mairie de Villerupt, en 2002 c’est la catastrophe des présidentielles et aux législatives qui suivent notre candidat ne réalise que 12,7 % à Jarny. Est-ce la fin du PCF, comme l’espèrent le MEDEF et tous les médias ?

 

Quand j’ai pris la tête de la section de Jarny en janvier 2005, nous partions de bas. Quelques chiffres et quelques exemples : il y avait à cette date 22 camarades encartés dans le Jarnisy, et la moyenne d’âge était très élevée. Certains d’entre eux étaient directement rattachés à la fédération, d’autres figuraient sur les listes mais ne payaient plus leurs cotisations depuis bien longtemps. Il n’y avait plus aucune activité politique, les tracts que le national ou la fédération nous envoyaient partaient par milliers directement à la poubelle, les finances étaient dans le rouge, nous avions l’huissier sur le dos, on nous avait coupé le téléphone et dans la trésorerie il y avait  2,32 euros. Bref, à Jarny, notre Parti était à l’agonie.

Nous nous sommes remis au travail avec détermination, pour redonner une visibilité au Parti dans le Jarnisy et lui rendre sa raison d’être : entraîner les travailleurs pour battre et dépasser le capitalisme. Nous sommes d’abord allés voir les camarades qui avaient quitté le Parti ou qui ne payaient plus leurs timbres : cela nous a permis de refaire un peu nos forces. Mais c’est le référendum sur la « constitution » européenne en 2005 qui nous a donné une première occasion de nous manifester, et nous a vraiment remis le pied à l’étrier : nous avons fait campagne contre l’Union Européenne des capitalistes et pour l’indépendance des peuples.

 

Ce qui fait aujourd’hui la force de notre implantation, c’est l’activité militante que nous avons réussi à déployer. Nous nous efforçons d’être présents sur tous les terrains de lutte de la région : un des derniers exemples en date, les aciéries de Gandrange, désormais propriété d’Arcélor-Mittal, où pendant quatre jours au mois de juin nous avons soutenu financièrement et par notre présence les travailleurs qui se battaient pour défendre leurs emplois.

Mais le combat communiste, c’est aussi aller à la rencontre de la population et confronter nos projets et ses attentes : dès 2005, nous avons beaucoup misé sur la propagande et sur l’action auprès des habitants du Jarnisy. En plus des tracts et des pétitions que nous faisons signer régulièrement, nous distribuons sur les marchés et dans les boîtes aux lettres notre journal de section, L’Avenir, qui a vu le jour en avril 2006 : nous en sommes aujourd’hui au numéro 19, et nous l’écoulons maintenant à 4000 exemplaires. Nous avons également créé un journal « Spécial Jeunes » que nous distribuons devant le lycée Jean Zay de Jarny à 600 exemplaires, deux à trois fois par an, en présence de camarades élus quand leur emploi du temps le leur permet. On peut être élu sans pour autant renier qu’on est aussi avant tout militant communiste ! Le bureau de section assure par ailleurs des permanences tous les vendredis à la Maison du Peuple de Jarny, qui nous permettent de coller aux plus près des attentes de la population : nous avons même réussi que le quotidien régional, Le Républicain lorrain, annonce chaque semaine les horaires des permanences dans ses pages locales ! 

           

Les campagnes présidentielles et législatives de 2007 ont été très difficiles pour nous : c’était la période de la « gauche populaire antilibérale », il ne fallait surtout plus prononcer le mot « communisme » ou se réclamer de celui-ci. Nous avons donc décidé de mener localement la campagne que la direction du Parti refusait de faire à l’échelle nationale : nous avons porté bien haut les couleurs du PCF ; en tant que militants communistes, nous avons utilisé ces élections comme une tribune pour porter notre combat de classe et si possible faire élire des camarades aux postes de responsabilité pour changer le quotidien des travailleurs.

Service minimum donc pour les présidentielles, vu que nous n’avions pas de candidat communiste à soutenir, et concentration de tous nos efforts sur les législatives. Nous avions comme candidat notre camarade Jacky Zanardo : on a su mobiliser tous les camarades de la section, ainsi que des élus communistes et non communistes autour de lui pendant plus de 6 mois. Jacky avait comme suppléante Monette Cascinelli, maire de Moutiers, un choix fort apprécié par tous les camarades. La section du Jarnisy était chargée d’assurer la campagne dans une cinquantaine de communes de la circonscription sur un périmètre de plus de 70 kilomètres. La majorité de ces localités n’avaient plus vu un militant communiste depuis plus de 18 ans !

 

Nos efforts ont payé, nous sommes redevenus crédibles. Depuis janvier 2005, nous avons réalisé 58 adhésions ou ré-adhésions. Surtout, le PCF redevient pour les habitants du Jarnisy un parti utile. Il suffit de regarder le résultat des derniers scrutins pour s’en convaincre ! Aux dernières législatives, notre camarade Jacky Zanardo a réalisé 35,7% à Jarny (à comparer aux 12,7 % de 2002) et sur le canton de Conflans 24.41% (en 2002 : 9.83%). Aux municipales de cette année, Jacky a conservé la mairie de Jarny dès le 1e tour, notre camarade Evelyne Didier a conservé au Parti la mairie de Conflans également dès le 1e tour, et nous réussissons même à gagner les mairies de Joudreville et Hatrize.

 

Etre communiste c’est se remettre en cause tous les jours pour faire avancer les idées révolutionnaires dont nous sommes porteurs.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 11:57

Rencontre internationale des 15 et 16 novembre à l’initiative du PCF : « Un premier pas » ? Dans quel sens ?

 

Les 15 et 16 novembre, le PCF organisait une initiative internationale à Paris sur le thème « construire un nouvel internationalisme ». Cette rencontre est censée alimenter la préparation du 34ème congrès. La base commune du CN indique : « nous tiendrons à Paris les 15 et 16 novembre une initiative internationale pour réfléchir aux conditions et aux objectifs d’un internationalisme de nouvelle génération ».

 

Toute réunion internationale de ce type suscite l’intérêt mais au regard des documents mis en ligne sur le site national et notamment du bilan tiré par Jacques Fath, responsable aux questions internationales, les communistes peuvent rester sur leur faim et se poser plusieurs questions.

 

La rencontre des 15 et 16 se substituerait aux initiatives internationales qui ont lieu habituellement pendant un congrès du PCF. Le 34ème se déroulera sans délégations étrangères. Pourquoi ce choix réducteur dans toutes ses dimensions ?

 

Pour les communistes français d’abord, cette absence limite la portée internationale du congrès. Pour les partis d’autres pays également. L’observation directe de la situation d’un grand parti comme le PCF est instructive dans une perspective internationale. Souhaite-t-on cette année que notre congrès se passe sans témoins étrangers ?

 

Au 33ème congrès, une centaine de délégations étaient présentes sur plusieurs jours avec toutes les possibilités d’échanges que cela comporte : un événement internationaliste en soi.

Pour la rencontre des 15 et 16 novembre, Jacques Fath annonce « 45 délégations et personnalités » participantes. Il semble que, pour un certain nombre, il s’agisse de représentants vivant en France.

 

Les débouchés de la rencontre semblent également très minces. Aucune décision, aucun appel n’en est sorti. On aurait pu attendre une prise de position commune par exemple sur la Palestine, ou bien contre les nouveaux euromissiles, ou bien pour la fin de l’intervention impérialiste en Afghanistan.

 

Quant à un « nouvel internationalisme », les interventions des uns et des autres contribuent certes à la réflexion. La caractérisation de la crise comme crise du système capitaliste, dont les conséquences sont envisagées depuis plusieurs pays, constitue par exemple une base commune d’analyse pour les partis en présence.

 

Mais en termes de construction de ce « nouvel internationalisme », rien de concret ne ressort. Les conclusions de Jacques Fath évoquent un « site internet commun ou des liens vers les sites du PCF », d’autres rencontres à venir.

La seule initiative réelle prévue est la constitution du « front européen progressiste » pour les élections européennes. Nous en connaissons par ailleurs l’orientation qui est celle du PGE. Au lieu d’internationalisme, le PGE rentre dans une logique d’intégration à une structure capitaliste supranationale.

 

Pas un mot en revanche dans l’interview de J. Fath sur la rencontre internationale des partis communistes et ouvriers qui avait lieu la semaine suivante à Sao Paulo du 21 au 23 novembre. Pourtant un représentant du PCF y a participé.

 

Depuis plusieurs années, notamment à l’initiative en Europe, des partis communistes portugais, grec, tchèque… ces partis, certains de ces partis lancent des appels communs sur des questions importantes : pour la paix, pour la solidarité avec des pays d’Amérique latine, au niveau européen contre le Traité de Lisbonne…

Le PCF s’y est parfois associé, sans en faire la publicité. A nouveau, on ne trouve nulle trace de ce début de construction internationaliste nouvelle dans les conclusions de la rencontre.

 

Aux communistes de la faire valoir.

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