Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 21:11

Le bureau de la section de Béziers et ses quatre délégués élus par la conférence fédérale de l’Hérault sur la base du vote à 30 % pour le texte: « faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » ont décidé de s’adresser largement à tous les communistes. Le 34ème congrès doit se faire au vu et au su de tous, seule votre information, votre participation le permettra.


Dans la préparation du congrès les manoeuvres s’intensifient. Après la confirmation par Jean Claude Gayssot et ses amis en conférence fédérale de l’Hérault de créer «un nouveau parti»… tout en restant au PCF (on se demande pourquoi?), une vingtaine de dirigeants nationaux ont déclaré dans une conférence de presse vendredi dernier, leur intention d’aller dans ce sens et de se réunir jeudi 11 décembre au moment même où s’ouvrira notre 34ème congrès.
Dans les conférences fédérales de ce week-end, il a été très difficile souvent impossible d’obtenir une représentation honnête dans les délégations du congrès. On ne sait donc sur quelle bases sera choisie la direction. Cet ensemble n’est pas acceptable. Notre devoir de militants est de vous en informer. Le choix majoritaire des militants de continuer le PCF doit être respecté.

 

Au congrès et après, dans les directions élues, celles- ci doivent nous représenter directement et non représenter des cercles restreints comme ces dernières années. L’indépendance de notre Parti par rapport au PS doit être restaurée. C’est aux communistes et à eux seuls de définir leur politique, de désigner leurs candidats et donc de possibles élus indépendants. La «gauche et son avenir», question certes importante, sera toujours définie après que l’expression et l’action communiste aient tracé la voie des possibles ruptures avec le capitalisme.

La formation politique et marxiste de tous les militants doit être reprise et reste un pilier indispensable de l’action. Les délégués au congrès de la section de Béziers agiront pour qu’il en soit ainsi.

Béziers le 8 décembre 2008

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 20:55

34ème congrès : être cohérent jusqu’au bout pour « Faire vivre et renforcer le PCF » dès 2009

 

 

Réflexion du secrétariat de la section du PCF Paris 15ème,

 

Aux signataires du texte alternatif n°3,

 

Préparons une liste alternative pour le prochain CN.

 

Paris, le 9 décembre 2008,

 

 

Chers camarades,

 

Au lendemain des congrès départementaux, nous avons besoin de confronter notre analyse de la situation pour apprécier, ensemble, quelle doit être notre position dans la dernière phase du congrès. Nous écrivons bien « ensemble » car personne ne peut se prévaloir pour parler au nom de tous.

 

Voilà donc l’état de notre réflexion.

 

D’abord un rappel de notre démarche dans la durée :

 

Depuis des années, nous faisons partie des camarades qui considèrent que la stratégie mise en œuvre par la direction sortante du Parti conduit à l’effacement de son identité révolutionnaire sinon à sa disparition. Comme beaucoup d’autres camarades, dans leurs cellules, sections, fédérations, nous avons décidé de ne pas laisser faire, parce que l’existence du PCF est une nécessité historique en France pour le monde du travail dans la lutte des classes.

 

Avec d’autres, nous avons été à l’origine ces dernières années de plusieurs initiatives dont :

-          un texte alternatif au 33ème congrès

-          l’appel « Pas d’avenir sans PCF » (avec la Fédération de la Haute-Saône) qui a contribué à ce que les communistes expriment majoritairement leur refus de la remise en cause de l’existence du PCF à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007.

 

Malgré cela, nous avons constaté que la direction sortante du PCF entendait poursuivre la même stratégie jusqu’au bout, quitte à entretenir la confusion.

A la suite de plusieurs rencontres nationales, les 29 et 30 août à Paris, puis à la Fête de l’Huma, avec des responsables et des militants de plus de vingt autres fédérations, nous avons jugé indispensable de déposer un texte alternatif pour le 34ème congrès.

 

Ensemble, puis rapidement avec beaucoup d’autres camarades, nous avons considéré que le texte proposé par le CN sortant se situait dans la droite ligne des congrès précédents, esquivant tout bilan, toute analyse sérieuse de la situation politique, tentant de brouiller les pistes, ne donnant aucune prise aux communistes pour intervenir sur les choix majeurs.

 

Nous avons donc déposé le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » suivant cette démarche unitaire le 9 octobre.

Il est maintenant signé par 808 camarades de 72 fédérations.

 

La suite des événements a donné pleinement raison à notre démarche.

 

1-     Nous ne nous sommes pas trompés dans l’analyse.

 

Sitôt le vote interne des 29 et 30 octobre passé, organisé d’ailleurs de façon particulièrement anti-démocratique, la direction sortante a révélé la persistance de son projet de recomposition politique et de reclassement idéologique effaçant le PCF.

Sans attendre la fin du congrès, sans que le contenu de la campagne ait été défini (quel mépris pour les communistes!), le CN s’est engagé dans la constitution d’un « front » pour les élections européennes de 2009.

Comme par hasard, cette initiative a rencontré les avances, aussitôt saluées par F.Wurtz et MG.Buffet, de Jean-Luc Mélenchon, qui ne cache pas son objectif de transposer en France le modèle de nouveau parti de « gauche » de type « Linke » à l’allemande, sans « demander au PCF de se saborder tout de suite ».

Dans la droite ligne de la base commune, 20 membres du CN dont P. Cohen-Séat, N. Borvo,  A.Hayot, J-C.Sandrier,… président du groupe de la « gauche démocrate » à l’Assemblée, ont également publié une contribution donnant son sens à la « métamorphose » : supprimer le nom PCF.

D’autres clans dirigeants, les refondateurs, ont exprimé un choix similaire dans un texte collectif précis, envoyé de façon inadmissible avec les textes alternatifs, mais qu’ils se sont bien gardés de soumettre au vote.

 

2-     Le texte alternatif a permis à 10.000 communistes d’exprimer sans ambiguïté leur volonté de défendre l’existence PCF,

de le faire vivre dans l’indépendance de pensée et d’organisation, de renouer avec ses fondamentaux théoriques, de rompre avec les alliances au sommet dans les institutions, de se battre pour mettre en échec tout se suite la politique au service du capital dans la bataille idéologique, au coeur du mouvement des luttes…

Le texte alternatif a permis également de mettre en évidence, de renforcer, c’est ce qui fait le plus peur à la direction sortante, des dizaines d’organisations de base qui résistent à la suite du processus de mutation-disparition du PCF. Au sein du parti militant, les camarades signataires, malgré le peu de temps, ont réussi à créer les conditions du vrai débat dans le parti, à ouvrir une perspective de réappropriation du parti par les militants communistes.

Le résultat du vote en témoigne, malgré les magouillages. Le texte n°3 est arrivé en tête dans des dizaines de sections et dans plusieurs fédérations dont les deux plus importantes du pays, le Nord et le Pas-de-Calais, dans la Haute-Saône, le Tarn, les Ardennes.

 

Les congrès départementaux :

 

Dans les assemblées de section, les congrès départementaux, dans la diversité des situations locales, les idées et les analyses portées par le texte 3 ont permis de pousser le débat, de pousser certaines directions dans leur retranchement. L’existence du texte n°3 a répondu à l’attente de milliers de communistes et a aussi aidé à mobiliser, à rassembler des camarades qu’on avait isolés de la vie du Parti depuis longtemps.

 

Dans le même temps, à quelques exceptions notables près, la direction nationale sortante a pu « blinder » les congrès départementaux. Ses relais locaux ont réussi, souvent au prix de manœuvres internes, à faire voter la base commune sans modification véritable sur le fond, à minimiser voire éliminer les oppositions des délégations au congrès national.

 

Dans ces conditions, qu’attendons-nous de la phase finale du congrès ?

 

- L’horizon ne peut pas se restreindre au congrès lui-même. Les congressistes ne seront pas représentatifs de l’état du débat qui a eu lieu dans le parti. On ne répétera aussi jamais assez souvent que la direction ne peut pas se prévaloir du soutien des communistes pour continuer sa stratégie. Seuls 16% des adhérents ont voté pour la base commune, et encore dans la plus grande confusion.

- Notre objectif est que le message clair que le texte alternatif a permis de porter, le mouvement de fond qui se développe dans des dizaines d’organisations de base du parti, sur les bases saines du militantisme dans les luttes, soit le plus visible possible au congrès, malgré le faible nombre de délégués qui vont les relayer.

Nous tous, nous avons la responsabilité de continuer à porter le contenu et la démarche de notre texte alternatif, donc de rester vigilants et de ne pas tomber dans les pièges qui nous sont tendus.

Les clans, au sein de la direction nationale sortante, se disputent les places et les rôles, suivant le même scénario mortifère qui mène à la disparition du PCF à un moment ou à un autre.

Les « refondateurs », avec aussi Gayssot, convoquent une réunion le samedi même du congrès, sur les lieux mêmes du congrès pour « la création d’une force politique de l’autre gauche ». Ce qui ne les empêche pas de revendiquer des places dans la future direction.

D’autres, notamment dans la direction exécutive actuelle, donnent des gages aux communistes qui refusent la disparition de leur parti. Dont acte – c’est une confirmation de l’état d’esprit majoritaire des communistes ! Mais ce sont les mêmes qui engagent le Parti dans la recomposition avec Mélenchon, refusent tout bilan et mettent en œuvre l’épuration des directions en rejetant les communistes qui se battent depuis toujours pour le maintien du PCF.

 

Tous ces groupes dirigeants ont défendu la base commune, ont voté le 24 octobre au CN la résolution sur les européennes qui court-circuite les communistes.

 

Nous pensons que nous devons continuer à nous démarquer de ces jeux-là.

 

Aussi nous sommes en désaccord avec la proposition d’André Gerin, dans une lettre datée du 5 décembre*, de se ranger derrière Marie-George Buffet. Nous ne le comprenons pas bien alors qu’il faisait de sa candidature contre elle le pivot de son opposition à sa ligne politique.

 

Pour le futur Conseil national, nous tomberions dans le piège de la direction en rentrant dans une négociation de couloir avec untel ou untel dirigeant, Michel Laurent, Brigitte Dionnet ou Marie-George Buffet.

Ce n’est pas à eux de choisir qui doit représenter « l’opposition » dans le prochain CN. On a vu comment ont été menées dans les congrès départementaux les tentatives « d’épuration » des conseils départementaux et des candidatures au CN. De même dans la « Commission de transparence des candidatures».

 

Dans l’état actuel des choses, la situation exige la constitution d’une liste alternative complète.

Elle doit refléter la représentativité des camarades, militants et responsables, dans les sections et les fédérations, sur la base de la démarche politique du texte 3. Chacun doit se préparer à proposer des noms dans les tout prochains jours, sachant que nous devront déposer la liste samedi après-midi ou dimanche. Il est primordial qu’elle soit conduite par un dirigeant de fédération.

 

Nous proposons que la préparation de cette liste soit annoncée publiquement avant le début du congrès par un communiqué de presse.

Cette base politique claire est la condition préalable pour aborder toutes les situations de congrès.

 

Restons fidèles à nos engagements, faisons en sorte que le 34ème congrès soit une étape forte pour continuer à construire l’unité des communistes pour « faire vivre et renforcer le PCF » sur une pratique de lutte et une base de classe.

 

Fraternellement,

 

 

Le secrétariat de la section du PCF Paris 15ème,

 

 

Emmanuel Dang Tran, Albert Barré, Henri Derrien, Josette Gawsewitch

 

 

 

 

PS. Un rectificatif à lettre d’André : au 33ème congrès, Maxime Gremetz avait été à l’initiative d’un texte, André d’un autre. Avec d’autres sections, la section de Paris 15ème avait aussi présenté le sien.

La liste alternative a regroupé, après de longues discussions, des signataires des textes « Fiers d’être communistes » (Gérin+) et « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » (incluant le 15ème).

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 19:18
Déclaration du Comité Central du PCG après le meurtre d’un jeune de 15 ans.

Nous condamnons le meurtre de sang froid d’un jeune de 15 ans, Alexandros Andreas Grigoropoulos commis dans le quartier d’Exarchia à Athènes.

 

Les dirigeants des forces de police et le gouvernement en portent la responsabilité écrasante. Ce drame est le résultat de l’instruction et des directives données aux forces de sécurité, qui les dirigent contre le peuple, contre le mouvement social et la classe ouvrière, contre la jeunesse en lutte.

 

Les mesures répressives de l'État correspondent entièrement aux attaques qui frappent la vie quotidienne et le droit des jeunes au travail, à l’éducation, à un emploi stable, à travers la flexibilité. Leur but est d’intimider les travailleurs et la jeunesse.

 

Les actes de vandalisme et les voies de fait n'ont rien à voir avec le mouvement populaire de masse. Ces actes légitiment la violence et l'autoritarisme. Par ailleurs, elles sont utilisées comme un alibi par le gouvernement réactionnaire de la « Nouvelle Démocratie » (droite NDRL) comme par ses prédécesseurs pour dissimuler le fait que la vraie cible de la répression étatique est le mouvement ouvrier.

La seule réponse efficace aux provocations du gouvernement est l’organisation du mouvement social, la mobilisation de la jeunesse, combative, organisée et disciplinée. Les causes réelles et la responsabilité de ce drame ne doivent pas être dissimulées comme ça s’est passé dans d'autres cas (par exemple la torture des immigrés dans les commissariats de police, le passage à tabac d’un étudiant à Salonique, etc.)

Nous appelons la jeunesse à exprimer fortement son indignation, et de faire, par l'intermédiaire de sa lutte organisée, désigner les responsabilités politiques, criminelles de la répression policière.


Les écoles, les universités, les instituts d'enseignement technique, de formation professionnelle et les écoles du soir doivent rester fermés. Les organisations de masses doivent diffuser des déclarations condamnant les agressions policières et organiser des manifestations de masse et des rassemblements.

 

Nous appelons les jeunes, ensemble avec les travailleurs à prendre part en masse à :

• aux manifestations organisées par le Parti communiste de Grèce et la Jeunesse communiste à Athènes et dans toute la Grèce contre l'Etat policier

• à la grève générale le mercredi 10 décembre par les organisations syndicales de classe, aux rassemblements organisés à Athènes et dans 63 villes de Grèce .

 

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 12:44

Un compte-rendu du Congrès départemental de Seine-Saint-Denis

 

D'après correspondance locale pour vivelepcf

 

La Seine-Saint-Denis, avec Paris, est l’une des fédérations du PCF où se concentrent le plus de dirigeants nationaux. Son congrès départemental se déroulait le week-end dernier.

 

Il a été marqué par un bouclage des débats sur le texte et les amendements. La base commune a été validée dans son orientation initiale. Aucun amendement de fond n’a été retenu, malgré plusieurs interventions de camarades notamment de Stains et de la Courneuve.

Le vote final a donné, sur 286 délégués théoriquement présents, 190 votants, 135 pour, 32 contre et 28 abstentions.

C’est à peine si quelques gages identitaires ont été donnés aux congressistes sur le maintien du PCF : quelques affirmations, une phrase sur Cuba (des communistes chypriotes et des progressistes vénézuéliens avaient été invités). 


En fait le principal gage donné par le groupe dirigeant autour notamment de Marie-George Buffet et Michel Laurent a été la marginalisation du groupe dirigeant autour de Patrice Braouezec et Pierre Zarka. Les « refondateurs » sont réduits à portion congrue dans le CD et la délégation et éliminés des propositions du CN, après le retrait de Braouézec d’être le seul nom retenu.

Il faut dire que leur orientation à ce congrès sonne comme une provocation. Ils ne se cachent pas de vouloir créer une autre force politique tout en restant dans le PCF, jusqu’à inviter (voir en lien) à une réunion publique le samedi soir même du Congrès du PCF, juste à côté du lieu où il se déroule, pour aller « vers la création d’une nouvelle force politique de l’autre gauche ».

Difficile effectivement de revendiquer d’être à la direction du PCF tout en travaillant à créer un autre parti !

 

Mais ce projet est-il si différent de celui sur les rails desquels la direction actuelle, celle de la fédération de Seine-Saint-Denis veut conduire le PCF avec le « Front » avec Mélenchon et une perspective, à peine voilée, d'un « Linke » à la française ? Michel Laurent lui-même, responsable de « l’atelier national du PCF » envisageait dans un débat avec Mélenchon en juin 2007 la perspective d’un nouveau parti après « un programme de travail commun » (voir ci-dessous).

 

Entre les deux clans dirigeants qui se sont opposés pour les places au congrès de Seine-Saint-Denis, la différence de perspective tient probablement plus du calendrier et de l’affichage que du fond. On peut d’autant plus le redouter que les camarades qui défendent sans ambiguïté l’existence et le renforcement du PCF et de son identité ont été évincés de tout.

 

Ceux qui se sont prononcés ouvertement pour le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », sont presque tous éliminés de la délégation (pléthorique : 37 membres) au congrès, notamment les camarades de La Courneuve.

 

Les seuls se retrouvent dans les 4 délégués du courant « Gauche communiste » retenus par la Commission des candidatures : Karman, Andréani, Réquigny et Patricia Latour, cette dernière figurant parmi les « personnalités » qui, avec Braouezec et Gayssot, invitent à la réunion parallèle au congrès.

 

Hervé Bramy, ancien président, battu, du Conseil général, a été élu secrétaire départemental.

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 11:16

 

Anne- Marie Kolli – section du Bassin d’Arcachon – Fédération de Gironde

 

CRI DU PEUPLE 2008 !!!!!!!                PCF  Réveille  toi !!!!

Présidentielles, législatives, assemblée extraordinaire Décembre 2007, municipales, cantonales, fête de l’huma Gironde, Paris; Marseille; Tours; festival musical B. Lubat d’Uzeste, fête de l’Huma Paris, législatives partielles, assemblée de section, congrès fédéral… manifs, actions…

Voilà deux ans, sur notre section, que nous sommes, sans répit, sur le terrain. Nous avons mis en place un travail de « fourmis » dans l’espoir qu’un grand mouvement populaire émerge pour riposter, pour s’insurger face à la politique ultra libérale mise en place par le gouvernement.  

Il y a les jours de joies, lorsque nous gagnons une légère avancée comme la création de listes citoyennes à tête de liste communiste pour les municipales,  ou lorsque nous arrivons à créer un lien d’action avec les milieux associatifs…..

Mais il y a les moments de grands désarrois, de colère, comme avec les collectifs antilibéraux, les prises de positions de la direction fédérale aux élections qui mettent à mal le travail entrepris avec nos concitoyens, les associations et remettent en cause nos engagements….

 « La lutte des classes existe, c’est la mienne qui est en train de la  remporter. » Warren Buffett milliardaire américain

Notre assemblée de section s’est tenue quelques jours après des législatives partielles,  (résultat 2,32%, en légère progression),  fatigués, avec beaucoup de sérénité, nous avons tout de même largement débattu, chacun a pu exprimer son point de vue, Un bon paquet d’amendements et vœux ont été proposés pour essayer d’enrichir  ce document alors que majoritairement nous l’avions rejeté !  Néanmoins en l’état actuel du document seulement 22%  des participants l’ont adopté. (Pour plus d’info Voir le site www.pcfbassin.fr)

Aujourd’hui, à la sortie d’un congrès fédéral sans saveur, édulcoré, …avec un mini-minimum de débats, très peu d’amendements, des vœux non traités, c’est la déception ! Même si le document a été adopté avec quelques voix d’avance, c’est la  lassitude qui s’exprime, la crainte des Camarades  pour le futur est présente, les discutions dans les couloirs sont plus intéressantes que celles de la salle, les langues se délient.

Les listes présentées au CD, au CN et pour la délégation au congrès sont très discutables sur les critères de choix, mais non discutées comme cela aurait du être. Tout était bien orchestré et verrouillé par l’exécutif pour arriver à ses fins !

Une fois les votes acquis, les militants de bases se retirant, les membres de l’exécutif sortant  se lâchèrent, c’était à ne pas en croire nos oreilles !

Maintenant, si on prend les interviews des uns et des autres, de R Hue à P Zarka, de MG Buffet à JC Gayssot, on ne peut que se questionner sur ce que va nous concocter une majorité de la direction nationale sortante pour arriver à mettre en place par des moyens divers et variés l’anéantissement de notre parti ?

Comment allons nous faire lorsqu’il est véhiculé :il faut mettre de côté notre histoire (exemple : ou et quand depuis 1920 le PCF a-t-il porté atteinte aux libertés ds notre pays ?), tourner la page du « parti d’avant-garde », à 50 ans nous sommes déjà des vieux à mettre de côté (comme le patronat !), que le PCF n’est qu’un outil (Un outil est un objet, figé  et dans notre société kleenex, si on en veut plus on le jette, on le casse et si on a plus les moyens de l’entretenir, il part à la déchèterie ou dans un pays lointain pour être désossé par un Etre en survie. Il me semble que les adhérents de ce mouvement sont des Hommes, donc en mouvement, font des projets… évoluent…) en deux mots l’école et la société de ces 20 dernières années a bien « formaté » une partie de la population et pollué jusque dans notre Parti, la pensée avec des dogmes venant de l’impérialisme américain !

Sur le terrain, Il va falloir retrousser les manches, s’accrocher, se donner les moyens pour mettre en place, au jour le jour, une politique en phase avec la réalité et redonnant l’envie de se battre.

"Il y a eu, et il y aura un Parti communiste en France, avec vous, sans vous ou contre vous !" André Tollet

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:45

 

Vous trouverez ci-dessous l’article de la Voix du Nord reproduit sur le site du PCF 59 et le compte-rendu personnel du Gautier Weinmann, entre autres, signataire du texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF ».

Les conditions et le contenu de l’unité des communistes dans le Nord, même si elles n’effacent pas des contradictions internes comme ailleurs, pourront être largement enviés dans la plupart des fédérations.

 

 

Les communistes du Nord militants de l'anticapitalisme

La Voix du Nord (29 novembre 2008)

Pour la première fois, le texte de la direction nationale du PC n'a pas obtenu la majorité lors de la conférence fédérale des militants nordistes.

À deux semaines du congrès national, les délégués de la fédération du Nord ont donc revu et corrigé le document d'orientation de leur direction nationale qui n'a recueilli que 36 % des suffrages tandis que deux tiers des militants n'ont pas voté.

« Nous recommandons d'abandonner les stratégies d'alliances au sommet, nous voulons donner la priorité à un projet politique alternatif au capitalisme et nous marquons notre attachement à un parti organisé », résume Éric Corbeaux reconduit à la tête de la fédération.

Dans le Nord, avec 7 300 adhérents et près d'un millier d'élus locaux, le PC revendique la place de troisième force politique.

Pour Éric Corbeaux, le PC doit « mener la contre-offensive face à la crise du capitalisme ». Derrière la formule « La Bourse ou la vie ! » les militants sont donc invités à diffuser leurs propositions : relance du pouvoir d'achat, défense des services publics, notamment des hôpitaux, des écoles et de La Poste, refus de l'étranglement des finances locales qui aurait pour conséquences une hausse de la fiscalité et une baisse des politiques sociales... À Douai jeudi prochain comme à Valenciennes mardi dernier, les responsables du PC veulent « dénoncer le double langage de Nicolas Sarkozy  ».

Ils sont persuadés que face à la crise du capitalisme et à la « dérive centriste » du PS, un nouvel espace politique s'ouvre pour tous ceux qui « veulent renverser le pouvoir de l'argent ».

Le premier rendez-vous électoral sur ce créneau antilibéral est fixé aux élections européennes de juin. Dans la région Nord-Ouest, l'ancien maire de Calais, Jacky Hénin, est pressenti pour conduire la liste comme en 2004.

 

 

 

Compte rendu personnel de la conférence du PCF Nord

Les 29 et 30 novembre 2008 au Nouveau Siècle à Lille

 

 

L’organisation matérielle était réussie (accueil, lieux, repas, disponibilité des liasses d’amendements et textes…). 300 délégués étaient présents, émanant des 43 sections du département, qui pèse environ 10 % du parti. Il faut remercier particulièrement les militants, les jeunes et les permanents, qui ont fourni un gros boulot.

 

La question de l’influence du PCF a été au cœur des débats, ce qui tranche avec les magouilles d’alliances au niveau national.


Dans le Nord, le texte de Base commune a été minoritaire en suffrages. Le texte alternatif 3 de Gerin/Karman/Dang Tran avait recueilli 40 % des voix, soit la majorité relative, pour la première fois de l’histoire de la fédé, et le score de La Riposte y était supérieur à celui, déjà honorable, réalisé au plan national.

 

Une certaine tension était perceptible chez certains dirigeants de notre fédération à l’approche du congrès. Celle-ci fût néanmoins relativement vite dissipée.

 

La volonté des adhérents d’avancer collectivement, l’envie commune de maintenir le PCF et de le renforcer, et bien entendu, de placer le débat sur le fond plutôt que les personnes, a été plus forte que les clivages intestins.

 

Dans le Nord, la question de l’organisation du parti reste centrale. Les résultats aux dernières municipales et cantonales, avec un parti à plus de 10 %, mais également la progression aux législatives 2007 par rapport à 2002, sont plutôt encourageants pour tous et sont des facteurs d’apaisement de la diversité des approches.


Les travaux du vendredi soir, en ateliers (monde, stratégie-programme et parti) étaient assez confus, voir peu homogènes. Une irritation a inévitablement résulté d’une incompréhension : il aurait à mon sens fallu dire tout de suite que les ateliers n’avaient pas vocation à se prononcer sur tous les amendements (chose qui était de toute façon matériellement impossible dans mon atelier « stratégie », où plus de 50 étaient présentés, ainsi que beaucoup de résolutions et autres motions).

 

La présentation des animateurs était assez inadaptée, laissant planer un sentiment de dessaisissement chez de nombreux congressistes.

 

La tentative de Fabien ROUSSEL de faire adopter une motion, qui « rassemble largement les communistes », avant même le début des débats, est apparue comme une démarche venant d’en haut. Le débat devait bel et bien avoir lieu sur les amendements et les militants n’étaient visiblement pas près de se faire « endormir ». La lecture de cette courte motion fut néanmoins applaudie par les membres de l’atelier « projet » : l’essentiel était donc là, à savoir, un signe tangible d’unité.

 

Le ton était donné finalement : il fut celui du rassemblement des communistes du Nord.


Sans volonté de se ghettoïser, les camarades en désaccord avec la ligne de la direction avaient rédigé de nombreux amendements significatifs. La commission « texte » (dont la composition semblait un peu faite « à l’arrache »), était chargée d’émettre un avis sur ceux-ci dans la soirée. Elle a fait un gros boulot d’écrémage.

 

Bien entendu, seule l’assemblée des délégués pouvait valider le travail fourni. D’ailleurs, les intervenants n’ont pas hésité à réclamer un vote de la conférence sur certains amendements initialement retoqués par la commission (certains ont été retenus contre l’avis initial de la commission me semble t’il).

 

Globalement, la commission a essayé de faire un travail de reformulation, pour trouver des compromis. Cette attitude est à saluer, car la longueur des débats, concentrés sur la journée du samedi, n’aurait pas permis un travail complet autrement.

 

Les rapporteurs des ateliers ont donc fait un travail honnête. Les discours des différents responsables fédéraux étaient globalement de qualité, offensifs et ancrés dans l’actualité et les réalités locales, avec notamment la crise de l’automobile, même s’il fallait regretter un certain flou au niveau des propositions.

 

L’idée, avancée par Fabien ROUSSEL, selon laquelle le PCF gagnerait à s’inspirer des méthodes de campagne d’Obama m’a fait assez rire intérieurement. Comme si le PCF péchait uniquement dans sa propagande, comme si la victoire d’Obama n’était pas surtout due au soutien massif des forces du capital en sa faveur, dans ce pays qui attend tellement le « changement » après les années BUSH.

 

Certains camarades n’ont pas apprécié l’expression d’Alain BOCQUET selon laquelle il fallait « siffler la fin de la partie ». Reproche néanmoins vite oublié, devant la qualité de son intervention et son charisme incontestable.


Mais le plus intéressant de cette conférence fédérale, selon moi, a été l’adoption d’un grand nombre d’amendements. Cela n’était pas le fruit du hasard : les intervenants avaient pratiquement tous souligné le flou de la base commune et son retrait par rapport à nos aspirations et nos combats de tous les jours.

 

Le caractère internationaliste du PCF a été rappelé. L’idée d’abroger tous les Traités européens existants au profit de coopérations et d’un nouveau Traité fondateur aussi. Fut également acté le fait que les « institutions de l’Union européennes » étaient les instruments de domination du capitalisme.

 

La base commune a été amputée de paragraphes complètements inutiles et imbuvables. Elle a été précisée et enrichie sur de nombreux points, les congressistes se refusant très majoritairement à créer un autre parti et condamnant sans appel les accords de sommet, illustrés récemment par la pétition commune sur La Poste ou encore les rapprochements inopinés et prématurés avec Mélenchon/Dolez.

 

Sur ce point, je pense que le réveil risque néanmoins d’être difficile : il n’est pas sûr que la stratégie décidée pour les européennes mette la priorité sur le rassemblement populaire. Donc, beaucoup de militants vont encore en être pour leur frais, bien que l’idée que Jacky HENIN conduise notre liste soit avancée par les fédérations de la circonscription électorale.

 

Les congressistes ont mis le doigt sur la nécessité des luttes. De même, l’idée de nationalisations des entreprises qui font le commerce de biens vitaux comme l’énergie et l’eau a été actée, ce qui est un progrès notable par rapport aux « pôles publics ».

 

Oui, nous sommes marxistes et nous refusons le réformisme ! Le droit de véto des institutions représentatives sur les décisions stratégiques a été reconnu, de même que l’idée de conseils d’administration et de surveillance majoritairement composés de représentants des salariés.

 

D’après les communistes du Nord, les licenciements seraient interdits dans les entreprises profitables et il serait mis fin aux dérives les plus criantes de la finance que sont « les stock-options, les parachutes dorés, les paradis fiscaux ainsi que les produits financiers dérivés et la spéculation ».

 

Autre avancée : la nationalisation de toutes les banques et compagnies d’assurance, ainsi que leur gestion démocratique par les usagers, le contrôle public du crédit, ce qui dépasse de loin le « pôle public bancaire » aux contours flous.

 

L’idée que les partis communistes européens entretenaient des liens trop distants a été retenue, de même que celle de retrait de la France de l’OTAN ainsi que celle du retrait des troupes d’Afghanistan et de toutes les bases permanentes à l’étranger, marquant donc une nette différence avec l’ambiguïté de la direction nationale.

 

D’ailleurs, « la gauche », omniprésente et obsessionnelle dans le texte de la direction, a été précisée : on est de gauche quand on lutte contre le capitalisme, ni plus ni moins !

 

Au cours des échanges, les membres à la tribune ont parfois paru sur la défensive face à l’assemblée : la faute à un travail éreintant, à une certaine fatigue, et aussi, sans doute, à une composition trop « restreinte » de la commission texte et pas assez représentative de toute la diversité.

 

Sous la pression d’un amendement condamnant sans détour les accords avec le MoDem aux dernières municipales, il a été dit que « le PCF excluait naturellement toute alliance avec le MoDem », mettant sur le dos de « l’inédit », ce type d’accords locaux. Si cette explication en me convient guère, comme dit le proverbe : « faute avouée, à moitié pardonnée ».

 

Le droit à la formation à tous les niveaux a été attribué (à voir dans la pratique) ainsi que la nécessité des cellules locales et d’entreprise.

 

Sur la composition du nouveau Conseil départemental, ce que je peux dire, c’est que ce dernier a été nettement réduit, passant de 120 à 80, et faisant une large place au renouvellement, avec la sortie des membres les moins présents, à ce que j’ai cru comprendre.

 

Les propositions d’une coordination décentralisée au niveau des arrondissements et de la mise en place rapide de commissions thématiques, ouvertes à l’extérieur, ont été avancées.

 

Selon Charles BEAUCHAMP, le CD droit retrouver un nouveau souffle et a vocation à redevenir la véritable direction départementale, avec une réunion par mois, ce qui est une charge pour ses membres et non une étiquette pour faire bien.

 

Un bureau, de 30 membres, se réunirait une fois toutes les deux semaines, et le secrétaire de la fédé serait épaulé par un secrétariat restreint, à ce que j’ai compris, cependant, j’avoue ne pas connaître grand choses de ces questions.

 

Les 5 membres du CN seront : Eric CORBEAUX (également prolongé en tant que boss de la fédé, Alain BOCQUET (en grande forme : la crise économique actuelle est pour lui une cure de jouvence !), Louis MAZUY, Fabien ROUSSEL, orateur très bon sur la forme aux idées « atypiques », et Nadine SAVARY, seule femme, ce qui a été déploré.

 

Les interventions d’Eric BOUCHER, pour notre journal « Liberté Hebdo » et d’Alain BRUNEEL, pour l’ADECR (900 élus dans le Nord), n’étaient pas mal du tout, dans des styles bien différents.

 

A noter : toutes les interventions ont été votées pour alimenter la réflexion nationale.

 

Enfin, un amendement « historique » a été adopté :

 

« Poursuivre le Parti communiste français, c’est répondre avec force que les travailleurs, le peuple de France ont plus que jamais besoin d’un parti communiste. C’est faire le choix de continuer les luttes glorieuses de générations de militants, héritiers d’une longue et fructueuse tradition humaniste, révolutionnaire, républicaine et progressiste française. C’est empêcher de saborder les progrès historiques qui ont pu être arrachés. C’est faire le choix de continuer à défendre les libertés, la démocratie, le progrès, la souveraineté nationale et la solidarité internationale, c’est faire le choix de la transformation progressiste de la société, de l’anti-impérialisme, de l’anti-colonialisme, de l’antimilitarisme, du pacifisme, de l’antiracisme et de l’antifascisme.

 

Notre utilité n’est plus à démontrer : c’est toujours quand le Parti communiste a été fort que d’importantes conquêtes ont été possibles, c’est quand le Parti communiste a su se faire entendre que la gauche s’est unie sur la base d’un programme ambitieux. C’est pourquoi, si l’heure n’est pas à l’autosatisfaction, elle n’est pas à se renier mais à continuer notre combat communiste dans les conditions de notre temps.

 

Soucieux de répondre aux enjeux de notre temps et tout en portant un regard critique sur nos erreurs et nos échecs, le PCF se situe bien aujourd’hui dans la continuité historique du mouvement communiste en France, celui de la commune de Paris, du front populaire, de la résistance, du refus de la guerre, des luttes anticoloniales, des grands mouvements ouvriers et des combats pour le progrès social ».

 

Ce texte est à l’image d’un mouvement entamé à Lille ce week-end là : celui d’un PCF fraternel, qui retrouve l’envie, en cette période de crise en France et redevient lui-même, assumant son héritage et se tournant résolument vers l’avenir, à l’image de Yann LEROY, tête des JC, et dont le discours, très applaudi, était étonnant de réalisme et de maturité.

 

Enfin, à noter également, l’omniprésence et la bienveillance de tous les parlementaires communistes du département au cours des travaux de notre conférence fédérale, à savoir Michelle DEMESSINE, Alain BOCQUET et Jean-Jacques CANDELIER.

 

 

 

Gautier WEINMANN

 

 

Comité de section de Guesnain

 

Membre entrant au Conseil départemental

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:15

45 - Congrès départemental du Loiret (6 décembre): presque aucun amendement arraché dans les assemblées de section, comme celle de Montargis, n’a pu être débattu dans des conditions correctes. Quasiment tous ont été éliminés. Quant à la délégation au Congrès national : c’est du béton à prise rapide !

Correspondance locale.

Rappel : 28% pour les textes alternatifs le 30 octobre = 0 délégué sur 11.

 

 

13 -  Témoignage du camarade Nicolas Maury de la section d’Istres-Fos :

 

34è Congrès du PCF 13: C'est la première fois que j'ai honte d'être au PCF

Dimanche 30 Novembre 2008

C'est un congrès fédéral fermé, sectaire, stalinien et catastrophique qui vient de se clôturer à Martigues

Aucune volonté de dialogue, d'enrichissement de la base "commune". La commission du congrès fédéral a montré son refus de laisser s'exprimer les opinions qui ne vont pas dans le sens de la ase "commune". Les chantres du "faire vivre la diversité" ont mené des débats fermés avec des amendements filtrés et choisis de manières irresponsables.


Ce sont des choix politiques, dûment consenti par la direction du congrès, qui visent a étouffer les propositions d'amendements qui se place dans une optique marxiste (et pas que). Lorsque Alain Hayot, qui a monopolisé les débats par des "moi je - moi je" (de l'hayotcentrisme) affirme que la base "commune" est faible, légère et il refuse, sous couvert de la commission, tout amendements pouvant apporter un enrichissement d'inspiration marxiste.

Ainsi les plus de 90% des amendements de la section d'Istres (67 déposés) ont été rejeté parce non conformes avec les valeurs de la base "commune". Nous sommes en face d'une direction stalinienne, post communiste qui a renié ses idéaux marxistes, Alain Hayot allant jusqu'à dire que si les communistes ont reculé c'est parce qu'ils ont été incapable de gérer le marché et le marché boursier !!!! Le Parti Communiste semble avoir accepter, comme tous partis bourgeois, l'économie de marché.

Les amendements marxistes ont été TOUS balayés au profit de suffixes "alter", "éco", "co" etc. ou remplace des valeurs fondamentales comme "l'internationalisme" au profit de notions petites bourgeoises comme "mondialité" (avec un sens obscure qui ne remet pas en question la mondialisation).

Parole coupée par la commission, amendements balayés d'un revers de main, la délégation de la section d'Istres-Fos du Parti COMMUNISTE Français a décidé de ne pas participer a cette mascarade et a décidé de retirer ses candidats au Conseil Départemental du PCF 13. Puisque nous sommes jugés immatures, téléguidés, la fédération n'aura pas besoin de vrais communistes pour concrétiser son projet de liquidation du PCF !

 

Nicolas Maury

 

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 02:41

Les communistes de la fédération du Tarn avaient placé en tête du vote des 29 et 30 octobre le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

Ils ont confirmé leur choix en modifiant en profondeur la base commune du CN lors de leur congrès départemental. Ils se sont dotés d’une nouvelle direction fédérale et notamment d’un nouveau secrétaire. S’ils ont choisi Eric Jalade, jusqu’alors secrétaire de la section de Castres, c’est résolument dans l’optique du rassemblement de tous les communistes tarnais pour renforcer le parti.

Qu'Eric n'ait jamais caché ses désaccords avec l’orientation nationale des derniers congrès est loin d’être un handicap pour cela, sans doute plutôt un atout !

 

" Les communistes du Tarn ont tenu leur conférence départementale préparatoire au 34e congrès samedi 29 et dimanche 30 novembre à Graulhet. Nous avons eu des débats riches, sérieux, parfois contradictoires - c’est aussi cela la vie démocratique du PCF - il faut savoir vivre dans notre parti avec des points de vue divergents, dans la mesure où cela va de pair avec le respect des choix majoritaires et celui de la souveraineté des communistes. C’est cette volonté qu’ont exprimé les communistes tarnais par leur vote sur le choix de la Base commune le 30 octobre et qui a été confirmée ce week-end, lors de nos travaux. Le texte issu de la conférence départementale a été largement modifié et amendé. Analyse du monde, stratégie, bilan des années écoulées, perspectives et avenir du PCF …tels sont les thèmes principaux des 111 amendements discutés ce week-end par les délégués. En cela, nous apportons notre contribution originale à la vie de notre parti.

Cela dit, je crois aussi que nous sortons de cette conférence avec la volonté réaffirmée de travailler ensemble, dans un parti rassemblé et à l’offensive, avec une direction fédérale renouvelée, dans laquelle on compte davantage de salariés, des camarades impliqués dans la vie syndicale, associative … C’est indispensable, si l’on veut avoir un parti d’action, un parti à l’écoute des tarnaises et des tarnais qui sont aujourd’hui frappés comme l’ensemble des français (plus fragilisés encore si l’on regarde le tissu social de notre département) par les conséquences de la politique de Sarkozy et de Fillon et celles de la crise. L’aggravation du chômage, de la précarité, la fragilisation de pans entiers de l’économie et du secteur industriel nécessitent que nous prenions bien la mesure de ce que nous vivons et des responsabilités qui sont les nôtres aujourd’hui. Quand d’autres s’adonnent tous les jours à de petits jeux politiciens, les communistes entendent, ici, dès maintenant, s’employer au rassemblement le plus large pour amplifier les résistances et construire les voies d’un avenir meilleur, d’une société libérée des dogmes du capital.

En écho je vous livre ces quelques lignes avec lesquelles Henri Alleg conclut « Mémoire algérienne » : « Le parcours restait inachevé. Son terme se révélait seulement plus lointain, plus douloureux et plus difficile à atteindre que nous ne l’avions cru mais nous savions aussi que nous ne pourrions jamais renoncer à ce qui avait été et demeurait notre première et lumineuse raison de vivre : poursuivre, avec des millions d’autres, la lutte séculaire des exploités, des opprimés, des « damnés de la terre » pour que naisse enfin un autre monde, un monde de vraie liberté, de vraie fraternité ».

Eric Jalade, Nouveau Secrétaire Fédéral

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 01:06

Congrès départemental du PCF - Haute-Saône

 

Les communistes haut-saônois avaient massivement rejeté le projet de base commune du CN et opté pour le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » (165 suffrages exprimés sur 180). 

Les délégués des sections qui tenaient leur conférence fédérale les 29 et 30 novembre ont répété le même constat : la base commune porte une cohérence inamendable. Ils ont décidé de la rejeter et de lui substituer une motion, adoptée à l’unanimité moins 4 abstentions, qui a servi de support à une riche discussion. 

En lien le texte de la motion qui se conclut par l’expression du besoin impérieux d’un Parti communiste fort.

Les 7 délégués sont mandatés pour porter au congrès national la motion fédérale.

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 20:14

La Manche a-t-elle démocratiquement réussi son congrès départemental ?

 

Le 29 novembre, une quarantaine de délégués étaient invités à « aménager » la base commune. Ils n’avaient pour temps imparti à peine plus de 5 heures, aussi, pour satisfaire la présentation des amendements il a été défini que le rapporteur donne lecture du texte à supprimer, à modifier ou prolonger et lise le contenu de l’amendement. L’auteur de l’amendement avait possibilité d’expliciter son texte, ensuite un seul intervenant pouvait contredire le texte.

Ainsi, les amendements de section et individuel y compris ceux déposés le jour même oralement ont été pris en compte et ont pu être présentés de cette façon.

Seuls ceux que j’avais formulés et déposés pourtant le 25 pour le 29 novembre ont subi un sort différent ?

Le rapporteur les a présentés comme un ensemble de textes cohérents formant un tout indissociable et soumis au vote sans être lu, ni bien entendu placé dans leur contexte d’amendement de la base commune et encore moins soumis à la contradiction.

Ainsi, la fédération de la manche a pu éviter la discussion sur plus de trente amendements concernant :

Les nationalisations, la sécurité sociale, les élections présidentielles, la proportionnelle, la paix, le retrait de nos troupes d’Afghanistan, le retour d’Israël aux frontières de 67, la sortie de l’OTAN, la sortie de l’armée hors du giron européen soumis à l’OTAN, le retour à une armée de conscription héritière républicaine de Valmy, le nécessaire renforcement de l’ONU et la limitation du droit de véto, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le rejet des interventions dites humanitaires hors de l’ONU, etc. .

Et si le secrétaire fédéral a manœuvré à l’évacuation de tous ces amendements ce n’est pas parce que ceux énoncés ci-dessus présentés un danger, mais c’est parce si l’on avait ouvert un seul amendement il aurait fallu aller jusqu’au bout :

Il aurait fallu alors parler de l’absence de bilan de la base dite commune.

Des échecs répétés des forums, des espaces citoyens.

De la perte de confiance due à notre entêtement et cautionnement à l’égard de la politique de la « gôche ».

De notre intégration dans la politique européenne, qui questionne et doit être remis en cause.

La précipitation du CN à ouvrir les listes européennes avant que le congrès ne puisse se prononcer en dehors de toute démocratie.

C’était en définitive pour éviter toutes discussions à propos des amendements concernant la politique européenne définie par le CN et apparemment approuvée par le nouveau secrétaire fédéral.

C’était sans doute aussi éviter toutes discussions sur la « métamorphose »

Et encore, empêcher toutes propositions à propos du renforcement et réorganisations du parti à la base.

Voilà, ce que la fédération voulait surtout empêcher.

Mais, soyez sans crainte, la fédération de la Manche respectera la parité homme, femme.

Trois hommes, trois femmes.

Bon, la parité en pourcentage, il ne faut quand même pas exagérer !

Il y aura déjà, dans la délégation un représentant signataire de « faire vivre et renforcer le PCF »

 

Jean Claude Paté section de Valognes Manche

Partager cet article
Repost0