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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 22:18

Hiroshima, Nagasaki : 67 ans après, ne jamais laisser banaliser l’existence et la prolifération de l’arme nucléaire !

Pcf  Paris 15ème, 9 août 2012


Il y a 67 ans, les autorités des Etats-Unis faisaient usage de la bombe nucléaire. En quelques secondes, les villes japonaises d’Hiroshima le 6 août 1945, puis de Nagasaki le 9 août, furent rayées de la carte de l’Humanité : 150.000 morts. A des kilomètres à la ronde, des femmes, des hommes et des enfants sont atrocement blessés. Ceux qui n’ont pas succombés ont porté et portent encore les séquelles horribles des brûlures et des radiations.

120809_nagasaki.jpg La commémoration annuelle de ces crimes ne saurait être réduite à un rituel. C’est un appel pressant à l’éradication de l’arme atomique sur toute la planète.

C’est un appel plus que jamais renouvelé, car depuis 1945, malgré l’horreur, les armes nucléaires sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus puissantes, de plus en plus sophistiquées, présentes dans les arsenaux de plus en plus de pays.

C’est un appel à l’élimination de l’arme nucléaire dans tous les pays et non pas simplement un appel au rejet de son usage. Les théories hypocrites échafaudées par les puissances nucléaires ne sont pas acceptables, telles celle de la dissuasion ou celle de l’équilibre de la terreur. La seule assurance de ne pas utiliser la bombe atomique, c’est de ne pas en avoir.

En 1945, la « démocratie » américaine a prétendu utiliser la bombe pour accélérer la reddition d’un Japon exsangue. Elle ne cache plus qu’il s’agissait d’intimider l’URSS. Les puissances impérialistes peuvent toujours trouver de telles raisons pour engager le pire. Pourquoi dépensent également des dizaines de milliards de dollars par an pour élaborer des bombes nucléaires aux effets de plus en plus précis, adaptés à différents types de guerre, donc de plus en plus utilisables ?

On ne peut que s’inquiéter, avec les manifestants japonais, de la présence officielle cette année à la cérémonie de Hiroshima des ambassadeurs des Etats-Unis et de France, dont les Etats, chacun à leur niveau, continuent de développer leur programme militaire nucléaire.

L’anniversaire d’Hiroshima et Nagasaki est aussi un appel mondial à ce que chacun agisse dans son propre pays.

En France, un des premiers actes symboliques du président nouvellement élu a été de visiter un sous-marin lanceur « d’engin nucléaire » pour proclamer que sa politique antisociale d’austérité ne toucherait pas les 4 milliards (officiels) de crédits militaires nucléaires annuels.

Le consensus politique en faveur de l’armement nucléaire s’étend dans notre pays. Tous les principaux candidats à la présidentielles de Hollande et Sarkozy à Mélenchon et Le Pen se prononcent pour la poursuite de la bombe atomique en France.

Communistes, nous ne voulons ni d’armes nucléaires françaises aux ordres de l’OTAN, ni d’armes nucléaires françaises aux ordres de l’UE, ni d’armes nucléaires françaises aux ordres de l’impérialisme national.

Nous prenons position et militons pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France, contribution à l’élimination de la bombe nucléaire dans le monde.

De Hiroshima et de Nagasaki parlons-en dans les écoles, dans les villes et les villages, dans les entreprises !

62 ans après l’Appel de Stockholm, la lutte pour « l'interdiction absolue de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination massive des populations » est malheureusement toujours d’actualité.

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 16:11

Une civilisation sans Coca Cola est possible : la boisson emblématique de l’impérialisme exclue de Bolivie à compter du 21 décembre 2012 !

Brève pour vivelepcf.fr, 29 juillet 2012


Le ministre bolivien des affaires étrangères, David Choquehuanca, l’a rendu public le 13 juillet en présence du président Evo Morales. Le Coca Cola cessera d’être commercialisé en Bolivie à compter du 21 décembre 2012.

La date n’a pas été choisie au hasard. Ce solstice d’été (dans l’hémisphère sud) doit marquer, selon le calendrier traditionnel maya, la fin d’une civilisation et le début d’une autre.

A cette occasion, le président et le gouvernement boliviens ont prévu, à travers plusieurs manifestations, de marquer la fin de l’égoïsme, de la division, du capitalisme et le début de la « civilisation de la vie ».

La boisson capitaliste par excellence, le Coca cola, sera symboliquement abandonnée lors d’une grande fête en l’honneur de la « Mocochinche », boisson locale à base de pêche.

Au-delà de la symbolique politique purement bolivienne, cette décision a des fondements qui concernent tous les peuples du monde. Le distributeur de la multinationale n’a pas réussi à obtenir le renouvellement de sa licence pour des raisons objectives.

Les études se suivent démontrant les problèmes de santé publique que cause la consommation des boissons sucrées industrielles. En France, une taxe spéciale a été édictée au nom de ce fait.

La multinationale Coca-Cola, de même que ses concurrents, se conduit comme un prédateur économique en Bolivie comme ailleurs. La décision du gouvernement bolivien suit plusieurs avertissements restés sans suite. Depuis des années, Coca-Cola et son relais en Bolivie s’accaparent la production nationale de sucre pour revendre au prix cher leurs bouteilles et canettes grâce à leur position dominante sur les réseaux de distribution et à la publicité envahissante que l’on connaît. Les subventions sur le sucre ont d’autres objectifs que de nourrir les profits de Coca-Cola.

Il y a quelques années en France, un profond mouvement montait contre l’invasion de Mac-Donald.

Poursuivons, avec l’aide des initiatives de nos amis boliviens, l’offensive contre Mac-Do, Coca-cola, etc. à la fois multinationales capitalistes et véhicules idéologiques de l’impérialisme US/UE.

Le 21 décembre 2012, nous trinquerons à la Mocochinche !

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 07:51

Pour la paix en Syrie, agir contre l’entreprise impérialiste d’asservissement et de dissolution du pays

Vivelepcf, 24 juillet 2012


Les événements de Syrie sont dramatiques. La situation de guerre, longtemps confinée à quelques villes, semble s’étendre à l’ensemble du pays. Il y a déjà des milliers de morts. Cela risque de n’être qu’un début.
Début 2011, un mouvement pacifique et légitime s’est développé porteur d’aspirations sociales et démocratiques. Il a été réprimé d’une façon inacceptable avant une libéralisation politique relative et bien trop tardive.
Les Etats-Unis, ses alliés européens de l’OTAN, Israël, ainsi que des dictatures du Golfe et la Turquie s’en servent comme prétexte à une ingérence massive, attisant la guerre, avec comme modèle et perspective, un scénario à la libyenne ou à l’irakienne, des dizaines de milliers de morts, une décomposition du pays, la fin de sa souveraineté, le pillage de ses richesses.
En France, nous ne pouvons pas l’accepter, nous ne pouvons rester sans rien faire.

 Ce qui se passe en Syrie, c’est bien une guerre et non la répression d’une révolte populaire. Elle oppose deux forces armées, celle du régime en place d’une part, celle, d’autre part, structurée progressivement depuis des mois à partir d’éléments disparates et puissamment équipée par les puissances impérialistes qui ont intérêt à sa chute voire à l’éclatement de la Syrie. Les armes affluent via l’Arabie Saoudite et le Qatar. La Turquie sert de base arrière.

Une propagande mondiale est mise en œuvre pour justifier l’entreprise de déstabilisation de la Syrie. La télévision qatarienne Al Jezira inonde le monde arabe. La propagande est caricaturale en France. Elle n’est pas sans rappeler, par son outrance, celle qui précéda les guerres du Golfe.

Mais même les observateurs, lointains, « des droits de l’Homme », basés depuis des décennies à Londres ou à New York, à qui l’impérialisme a conféré un contrôle mondial totalitaire de « l’information », commencent à être obligés de reconnaître la situation de guerre. Il est ainsi maintenant avéré que le journaliste français Gilles Jacquier a été tué en janvier par un tir d’obus des « rebelles ». Les morts des « massacres » sont unilatéralement imputés à la cruauté du régime mais il se vérifie qu’ils ont été victimes aussi bien des armes et des crimes des uns que des autres, de l’horreur de la guerre. On ne peut plus cacher que, dans la population ou parmi les réfugiés, l’adhésion politique à la « rébellion » (ou au régime) est aussi faible que le refus de la guerre et l’inquiétude pour l’avenir du pays sont grands.

120724_Bacahr_Sarko.jpgComme d’habitude, la démocratie a bon dos.  Ceux qui font semblant de découvrir que le régime, dont Bachar El Assad a hérité de son père, est un régime autoritaire, fondé entre autres sur un appareil répressif, prennent l’opinion publique pour des imbéciles. Ce sont les mêmes, qui tel Sarkozy sur la tribune du défilé du 14 juillet 2008, place de la Concorde, faisaient hier encore l’accolade au président syrien. Dans la croisade anti-syrienne pour la « démocratie » figurent, sans que cela n’émeuve les « amis de la démocratie » de sordides dictatures obscurantistes comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite…

Les forces impérialistes occidentales ont changé de stratégie vis-à-vis de la Syrie.

Après la disparition de son allié soviétique en 1991, elles avaient cherché à renforcer leur influence, en s’accommodant du système en place, sans se soucier, ici comme ailleurs, de liberté politique, mais en forçant la « libéralisation » de l’économie du pays. Le peuple l’a payé d’une remise en cause d’une partie ses acquis sociaux et d’une nouvelle montée de la corruption.

A la faveur du mouvement de protestation populaire comme dans d’autres pays arabes en 2011, l’impérialisme a trouvé le moyen politique de tenter d’abattre l’Etat syrien.

Les « révoltes arabes » lui ont déjà permis d’intervenir militairement en Libye et de faire éclater la république pétrolière dans l’intérêt de ses multinationales. En Tunisie et en Egypte, l’impérialisme a adroitement accompagné la substitution au pouvoir des dictatures d’hier par de nouvelles équipes dirigeantes islamistes ultra-réactionnaires, qui préservent au mieux ses intérêts et ceux des capitalistes locaux et ne laissent aucun espoir de libéralisation démocratique réelle, encore moins d’amélioration des conditions d’exploitation des travailleurs. Au Barheïn, il a laissé son allié saoudien écraser la révolte populaire par les armes.

En Syrie, dans ce contexte global, à défaut de possibilité, pour l’instant, si près d’Israël, d’intervention militaire directe, l’impérialisme a œuvré par la propagande, par l’action des services secrets, par l’action extérieure massive. Le travail de déstabilisation et d’organisation d’une opposition armée s’est révélé long et laborieux. Les groupes d’opposition politiques sont très divisés et peu représentatifs, en dehors des islamistes, notamment les bourgeoisies émigrées. Le régime El Assad, échaudé par la situation de ses voisins, a fait des concessions politiques comme la fin de l’état d’urgence et tenue d’élections pluripartites. Sa cohésion, construite sur des décennies de dictature, reste grande.

L’entreprise impérialiste et ses relais locaux se sont employés à détourner le mouvement social, légitime et pacifique, l’aspiration à une libéralisation politique, pour établir un climat de violence, à provoquer la réaction l’appareil répressif d’El Assad, à exacerber, par le sang, les divisions religieuses historiques, à dévoyer un par un des cadres du régime, à inonder d’argent et d’armes les candidats potentiels à la rébellion. Indéniablement, leur plan avance maintenant plus rapidement. Vers quelle perspective ? La plus sombre pour le peuple syrien.

Pourquoi la coalition impérialiste associant l’Occident, USA, UE, Israël, la Turquie, les dictatures du Golfe veut-elle détruire l’Etat syrien ? C’est le dernier Etat du monde arabe à affichage laïque et socialiste, non aligné historiquement sur l’impérialisme occidental. Il se situe géographiquement sur les routes du pétrole. Il possède la dernière armée non asservie à l’impérialisme occidental. La Syrie a été un point d’appui décisif dans la mise en échec en 2006 de la guerre israélienne au Liban. L’Etat colonialiste, fer de lance de l’impérialisme, ne le tolère pas et exige sa destruction. Pour la Turquie, dirigée par des islamistes, c’est aussi l’occasion d’étendre sa zone d’influence économique à ses portes, de renforcer la pression sur le peuple Kurde.

Le risque est maintenant réel d’un scénario à l’iraquienne avec décomposition de l’Etat, éclatement du pays, affrontements intercommunautaires, captation des richesses et paupérisation générale. Il n’y a pas d’illusion à avoir, c’est le choix de l’impérialisme. La « paix » en Irak depuis 2004 a fait entre 115.000 et 140.000 morts violentes. En Syrie, dans les années 20, les colonialistes français avaient déjà échafaudé un plan de partition du pays entre zones sunnite, alaouite etc.120725_Syrie.jpg

La Russie, animée par ses seuls intérêts géostratégiques et économiques, s’efforce d’empêcher cette perspective, de rendre possible une transition politique qui maintienne une certaine cohésion et indépendance du pays, sous protectorat conjoint des puissances impérialistes.

L’urgence, c’est l’arrêt du processus de guerre. En France, nous pouvons agir pour la paix en Syrie.

François Hollande et Laurent Fabius se sont empressés mettre leurs pas dans ceux de Sarkozy, Hollande envisageant même une intervention militaire directe. La France confirme son rôle d’éclaireur de l’impérialisme américano-européen. Les leçons des expéditions derrière l’OTAN, décidées par les gouvernements successifs, en Afghanistan, en Irak et en Libye, dramatiques pour ces pays, lourdes pour le nôtre, ne suffisent donc pas !

Nous condamnons ces positions graves des gouvernants français. Nous demandons que la France exclue et condamne toute intervention militaire, sous l’égide de l’ONU ou non. Nous demandons qu’elle agisse, notamment à la tribune de l’ONU, pour :

-          Un cessez-le-feu immédiat et l’ouverture de pourparlers entre les parties en guerre

-          L’interdiction, sous peine de sanction, de toute livraison d’armes à l’un ou l’autre des belligérants

-          La condamnation de toute intervention politique étrangère en Syrie.

-          La défense des droits élémentaires de la femme et de l’homme en Syrie comme dans tous les pays de la région, dont l’Arabie Saoudite.

-          La restauration de l’intégrité territoriale de la Syrie avec l’évacuation par Israël du Plateau du Golan illégalement annexé.

-          Pour une reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale, clef de la paix dans toute la région.

La paix en Syrie passe par l’arrêt de l’ingérence impérialiste.  L’avenir de la Syrie passe le respect du droit de son peuple syrien de lui-même et des richesses de son pays. Il passe par la paix. 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:29

Le KKE poursuivra la lutte pour le renversement de la barbarie capitaliste, avec encore plus de fermeté

Lien vers l’appel de responsables et militants du PCF à soutenir le KKE

Article de Giorgos Marinos, membre du Bureau politique du Comité central du KKE (site du KKE en français : http://fr.kke.gr/ , 29 juin 2012


120723_kke.jpgLe KKE présente ses plus chaleureux remerciements aux partis communistes, aux hommes et aux femmes communistes, tout comme à un très grand nombre d’autres militants du monde entier qui ont exprimé leur sincère solidarité et leur soutien à notre parti, parce qu’ils ont apprécié les dures batailles de classe qu’il a menées sur une longue période, avant et pendant la crise capitaliste.

Notre parti continuera à se montrer digne de leur confiance et va intensifier la lutte pour les intérêts de la classe ouvrière, des couches populaires, pour le renversement de la barbarie capitaliste, le socialisme. Parce que le but, l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, le principe fondateur des partis communistes, le demande.

Les développements en Grèce, et particulièrement les deux dernières élections, ont déclenché beaucoup de discussions à propos du KKE et de « la gauche », du rôle des « gouvernements de gauche », et de la position des communistes.

Certaines forces qui utilisent encore le titre « parti communiste » malgré le fait qu’elles soient en voie de mutation social-démocrate, et d’autres forces qui parlent au nom de la « gauche », ont ouvert un front ㅡ de manière ouverte ou sournoise ㅡ contre le KKE, calomniant son activité, dissimulant ou déformant ses positions, avec des propos sans fondement sur le sectarisme, régurgitant les polémiques de l’ennemi de classe, adoptant et disséminant les positions de SYRIZA.

SYRIZA est un parti qui soutient fanatiquement l’UE et véhicule un point de vue utopique au sujet du « capitalisme à visage humain ». Il comprend des forces opportunistes de droite, des détritus de la lutte des classes, des groupes d’ultra-gauche marginaux (trotskistes et anciens maoïstes) et une part significative de personnel provenant du PASOK, le parti social-démocrate. 

Les forces qui ont ouvert un front contre le KKE, parmi lesquelles l’appareil du « Parti de la gauche européenne » et d’autres organisations soutenant la caricature que représente le « socialisme du XXIème siècle », ont été mises à nu car l’activité du KKE et sa contribution à la lutte révolutionnaire les contredisent. Mais leur position est dommageable pour la classe ouvrière, les couches populaires et la jeunesse, car ils prennent le parti des opposants des communistes. Les communistes qui luttent de façon conséquente contre la classe bourgeoise ainsi que l’impérialisme et s’opposent de façon militante à l’intégration des travailleurs aux objectifs du capital.

Nous appelons les hommes et les femmes communistes, les travailleurs qui suivent les développements en Grèce et sont intéressés par le cours de la lutte des classes à mieux comprendre la stratégie et la tactique du KKE, son histoire et ses luttes. Ils devraient juger ses positions sur la base de critères idéologico-politiques spécifiques et non sur des rumeurs et des calomnies sans fondements. Ils seront alors capables de discerner le fait que l’attaque sur la stratégie du KKE et sa politique d’alliances, ainsi que les diverses déclarations risibles concernant le sectarisme et l’isolationnisme ont été initiées par les forces bourgeoises ou des forces qui ont en réalité rejeté les principes marxistes-léninistes, la nécessité du socialisme, l’essence de la lutte des classes, qui n’a de sens que lié au pouvoir populaireㅡouvrier.

Ils seront capables de discerner le fait que ces forces suivent une ligne politique dirigée par la bourgeoisie qui se cache derrière des propos sur une « solution de gauche », semant des illusions à propos de « l’humanisation du capitalisme », avec des conséquences très négatives pour la lutte des travailleurs.

Ce qu’il y a de pire, c’est que ces forces, qui attaquent astucieusement le KKE et prétendent parfois être son « ami », essayent d’exploiter le résultat de cette élection qui est négatif pour le peuple, dans une tentative de faire soutenir leurs dangereuses positions.

CONCERNANT LES DÉVELOPPEMENTS EN GRÈCE

En Grèce, la profonde crise capitaliste de suraccumulation, qui est entrée dans sa quatrième année et s’est combinée à la crise dans d’autres États-membres de l’UE, provoque une agressivité intense des monopoles et de leurs représentants politiques et trouve son expression dans une stratégie antipopulaire globale. Les mémorandums, qui ont été signés par les gouvernements grecs, l’UE, la BCE et le FMI, font partie de cette stratégie.

La détérioration de la situation de la classe ouvrière et des couches populaires causée par l’offensive du capital, le développement de la lutte des classes avec la contribution décisive du KKE et du mouvement de classe, ont mené à une érosion significative du parti social-démocrate PASOK qui a mis en œuvre pendant plusieurs années la cruelle ligne politique antipopulaire. Cela a mené à l’érosion du parti libéral ND et du système bipartite tout entier qui a perdu la capacité à piéger les forces populaires qu’il maîtrisait jusque-là.

Sur cette base, la restructuration de la scène politique est soutenue par la classe bourgeoise, l’Union européenne et d’autres mécanismes impérialistes afin de gérer plus efficacement la crise capitaliste en faveur du capital, d’entraver la lutte des classes, d’attaquer le KKE et le mouvement de classe.

 

Un élément basique de cette restructuration de la scène politique est la création de deux pôles : le « centre droit » basé sur ND et le « centre gauche » avec SYRIZA à son centre, associé à d’importantes fractions du PASOK qui portent des responsabilités criminelles dans la mise en œuvre de la ligne politique antipopulaire des dernières années.

 

La Grèce et les élections parlementaires ont été utilisées comme une arène de compétition inter-impérialiste entre les États-Unis, l’UE, l’Allemagne et la France. Cela s’est exprimé dans la position des forces politiques grecques, avant tout par ND, le PASOK et SYRIZA qui flirte avec la France et les États-Unis.

 

L’intégration profonde et multi-facettes de la Grèce dans l’Union européenne, la crise profonde et prolongée, combinée à la manifestation de la récession dans la zone euro a rendu l’intervention de l’UE, du FMI et des États-Unis absolument nécessaire pour décapiter toute tendance à la radicalisation du mouvement en Grèce et son impact international.

 

Les déclarations systématiques des représentants des organisations impérialistes, tout comme les articles de la presse étrangère, notamment l’appel du Financial Times allemand à voter pour ND, ont renforcé la polarisation et le chantage fait au peuple afin qu’il se tourne vers les deux pôles de la gestion bourgeoise.

 

L’ÉVALUATION DU RÉSULTAT DES ÉLECTIONS

Le KKE a fait un effort énorme, et a reçu 8,5%, 536 000 votes et 26 députés aux élections du 6 mai, mais ce ne fut pas satisfaisant. Il a parlé clairement des plans visant à affaiblir le Parti, il a prédit et combattu, de toute sa force, l’offensive organisée contre lui. Il est resté debout malgré la perte de 4% de sa force électorale, un recul en voix et sièges, obtenant 4,5%, 277 000 votes et 12 députés.

 

Que s’est-il passé entre les deux élections ? Quels dilemmes ont été posés par le système bourgeois pour piéger les forces populaires ? Le CC du KKE a rendu une évaluation initiale du résultat, qui est à présent discutée dans les organisations du Parti et dans les réunions avec des amis du Parti afin de réunir l’expérience collective pour qu’elle soit utilisée dans l’évaluation finale. Pour comprendre l’atmosphère politique qui a prévalu pour la seconde élection, il est important de garder à l’esprit que selon les lois électorales le parti arrivé premier reçoit un bonus de 50 députés (sur les 300 au Parlement grec) pour que soit facilitée la tentative de former un gouvernement. Aux premières élections (lors desquelles le KKE a obtenu 8,5%) la différence entre le 1er parti (ND) et le 2nd (SYRIZA) était de 2,1% et la lutte pour la première position a créé les conditions d’une intense polarisation.

 

Le CC du KKE a donné l’évaluation suivante : « Les pertes significatives connues par le KKE ne reflètent pas l’impact de ses positions et de son activité. Cela s’est produit sous la pression d’un flot d’illusions et de la logique du prétendu moindre mal, la voie indolore et facile par laquelle l’on croit possible de former un gouvernement pour gérer la crise dans le cadre du pouvoir des monopoles et de l’intégration à l’UE, qui tentera de mettre un terme à la détérioration de la condition du peuple. En même temps, il y a eu l’impact de l’atmosphère de peur et d’intimidation concernant l’expulsion de la Grèce de la zone euro. Cela s’est produit dans le cadre d’une offensive systématique menée en sous-main par les mécanismes idéologico-politiques du système et même à travers l’utilisation systématique d’internet. L’objectif principal était d’affaiblir le KKE afin d’empêcher la montée du mouvement ouvrier dans une situation où la condition du peuple se détériore.

 

La conclusion est que le résultat de l’élection dans son ensemble reflète la tentative d’endiguement du radicalisme de classe qui s’est développé pendant la période de crise, placé sous la pression d’une montée du radicalisme petit-bourgeois, guidée par l’idéologie et la propagande bourgeoises. Il est évident que les luttes qui se sont développées ne sont pas parvenues à approfondir et consolider le radicalisme dans la mesure où elles n’ont pas pris un caractère de masse et n’ont pas construit l’organisation et l’orientation politiques que les conditions actuelles requièrent. En dernière analyse, toute évolution positive a été influencée par le maigre contenu anti-mémorandum, par l’abaissement des attentes, dans les conditions d’expansion de la pauvreté et du chômage de masse ».

 

LE RÔLE DE SYRIZA

 

Les forces qui soutiennent ㅡ secrètement ou ouvertement ㅡ SYRIZA et calomnient le KKE sont obligées d’expliquer aux membres et aux cadres de leurs partis, à la classe ouvrière et aux couches populaires les problématiques suivantes :

Pourquoi cachent-ils que l’élément commun dans la ligne politique de ND, PASOK, SYRIZA et les autres partis, mis à part le KKE, est leur soutien à l’union impérialiste entre États que représente l’UE et qui applique une stratégie antipopulaire manifeste, formée et développée en concordance avec les intérêts des groupes monopolistes et des multinationales?

Pourquoi cachent-ils le fait qu’une section de la classe bourgeoise, de puissants groupes financiers qui contrôlent les journaux, la radio et les chaînes de télévision, ont aidé SYRIZA de façon décisive? Ce fut aussi vrai pour la radio et les chaînes TV d’État, pendant que le président des industriels grecs proposait un gouvernement d’union nationale avec la participation de ce parti.

Pourquoi cachent-ils le fait que, pendant la durée des élections et particulièrement après celles du 6 mai, SYRIZA a abandonné jusqu’à sa phraséologie tonitruante concernant l’annulation du mémorandum et de l’accord de prêt, la nationalisation des entreprises, etc. et a complètement ajusté son programme aux besoins de la gouvernance bourgeoise?

Pourquoi cachent-ils le fait qu’une large portion des cadres les plus corrompus du PASOK provenant des autorités régionales, des municipalités, des syndicats et de l’appareil d’État, ont joué un rôle important dans la manipulation des forces populaires et des électeurs du PASOK en exerçant des pressions multi-facettes en faveur de SYRIZA ?

Pourquoi cachent-ils le fait qu’il y a un plan souterrain visant à restructurer la social-démocratie autour de SYRIZA ? La social-démocratie a prouvé qu’elle était très utile pour aider la classe bourgeoise à éroder la conscience radicale du peuple en faveur de la « voie à sens unique européenne » et pour attaquer et contrôler le mouvement ouvrier.

Pourquoi cachent-ils le fait que ce parti a utilisé de façon continue l’anticommunisme, alors qu’au même moment, il lançait des appels à l’ »unité de la gauche » ? À un meeting électoral central de SYRIZA, en présence de son président, le « philosophe » slovène Slavoj Zizek, dans une vulgaire démonstration d’anticommunisme, a déclaré que « C’est, si je comprends correctement, ce que le KKE, qui est grosso modo le parti des gens qui sont encore en vie parce qu’ils ont oublié de mourir, est en train de vous dire » et a reçu des applaudissements enthousiastes de l’audience !

Pourquoi cachent-ils le fait que ce parti a utilisé toutes les sales tactiques possibles contre le KKE afin de s’emparer des voix du peuple dans sa quête pour la première position aux élections et de la possibilité de former un gouvernement de parti unique?

Ces sales tactiques incluaient parmi d’autres choses le fait de fournir aux journalistes bourgeois une propagande « noire » concernant des avis prétendus divergents au CC et au BP du KKE vis-à-vis de la position à l’égard de SYRIZA et de la participation à un gouvernement de gestion bourgeoise. L’expérience provenant des conditions dans lesquelles le KKE s’est battu est valable pour chaque PC et pour cette raison nous les informons à propos des provocations qui ont eu lieu, notamment celle sur Twitter où les mécanismes ont créé un faux compte du KKE qu’ils ont utilisé par la suite pour appeler la population à voter pour SYRIZA.

Pourquoi cachent-ils le fait que, quelques jours avant les élections, le président de Syriza s’est réuni avec du personnel diplomatique des pays du G20 à Athènes afin d’ »établir un climat de confiance » ? Avec qui exactement ? Avec le club des plus puissants capitalistes et impérialistes au monde.

Et il y a pire. La direction de SYRIZA a présenté la ligne politique d’Obama au peuple grec comme une politique réaliste de gestion de la crise en faveur du peuple. Pendant ce temps, il déclarait aussi de façon mensongère que l’élection du social-démocrate Hollande serait un facteur qui apporterait un « vent nouveau » et des changements favorables au peuple en Europe. Au même moment le gouvernement social-démocrate en France appelait le peuple grec à se soumettre aux engagements de l’UE et ㅡ malgré la compétition inter-impérialiste ㅡ s’entend avec le gouvernement allemand pour préparer de nouvelles mesures antipopulaires mises en place dans l’UE pour l’intégration politique et économique.

Ces faits ne peuvent être ignorés. Le KKE n’a pas besoin de recourir à la théorie du complot. La vérité ne peut être cachée. C’est d’une importance fondamentale pour que chaque travailleur, qui s’intéresse à la situation en Grèce et au rôle des forces politiques, puisse se forger un point de vue.

Pendant une longue période, des mythes ont été propagés concernant le rôle de SYRIZA dans le mouvement ouvrier et populaire. Elle fut présentée de façon trompeuse comme une puissante force d’opposition alors qu’en réalité il n’avait qu’une force inexistante ou une contribution minimale au développement de la lutte dans les usines, dans les entreprises ou à l’organisation de grèves et d’autres mobilisations de masse.

En réalité, ce parti était l’arrière-boutique de la Fédération générale des travailleurs grecs (GSEE) et de la Fédération des travailleurs du secteur public (ADEDY) qui opèrent comme les instruments du capital et véhiculent le trade-unionisme et la « collaboration de classe » des employeurs et du gouvernement.

La présence de SYRIZA dans les rassemblements sur les « places » [des villes] était éphémère. Elle avait un caractère de masse limité mais était un terreau fertile pour les idées réactionnaires. Elle était opportuniste et intégrée aux plans de ceux qui cherchaient à s’emparer des rênes de la gouvernance bourgeoise. SYRIZA porte de sérieuses responsabilités parce qu’il a partagé les « places des indignés » avec l’abomination fasciste qu’est l’ »Aube dorée », laquelle se présentait (aux côtés d’autres forces nationalistes) comme une force anti-mémorandum, promouvant des slogans vulgaires et réactionnaires afin de manipuler l’indignation des travailleurs.

 

LA LUTTE DU KKE

 

L’offensive contre le KKE après les élections n’est pas simplement menée par les différents groupes trotskistes bien connus, mais aussi par les forces du Parti de la gauche européenne, comme le « Bloc de gauche » portugais et la « Refondation communiste » italienne. Les présidents de ces deux partis n’ont pas pu résister à une démonstration d’aversion de l’opportunisme européen à l’égard du KKE.

 

La position de certaines forces qui blâment le KKE parce que ND a été capable de former un gouvernement est tout aussi provocante. Ces forces, cependant, cachent le fait que le seul parti qui soit vraiment entré en conflit avec ND et PASOK est le KKE car, à la différence de SYRIZA, il n’est pas soumis à l’UE, à l’OTAN, au grand capital et à son pouvoir. Il ne répand pas d’illusions parlementaires et il dit au peuple la vérité à propos des forces qui soutiennent la gestion bourgeoise. Notre parti a lutté pendant des années contre les intimidations du dilemme « droite ou anti-droite », « centre-gauche ou centre-droit » et combat la logique sans issue du moindre mal qui a mené les partis communistes en Europe à se mettre à la remorque de la social-démocratie.

 

L’effort pour calomnier le KKE va échouer car les meneurs seront totalement démasqués vu que la propagande concernant le sectarisme et l’isolationnisme, qui est utilisée par ces forces pour attaquer notre parti, est réfutée par le rôle dirigeant du KKE, de la KNE mais aussi du PAME, des syndicats de classe, des rassemblements militants des couches populaires et de la jeunesse dans des dizaines de grèves à l’échelle du pays, d’un secteur d’activité ou d’une l’entreprise, dans des centaines de mobilisations aux multiples visages qui ont rassemblé des centaines d’ouvriers qui combattent pour leurs revendications, qui expriment les droits des travailleurs et entrent en conflit avec le pouvoir du capital, la barbarie capitaliste.

 

Ces réalisations significatives ne sont pas annulées par les résultats des élections qui sont négatifs pour le peuple.

Ils constituent une expérience inestimable et un point d’appui pour l’intensification de la lutte de classes jusqu’à son aboutissement.

Le KKE s’est opposé à la fusion des groupes dirigeants au sommet et met l’accent sur l’alliance sociale entre la classe ouvrière, les couches populaires urbaines et rurales avec la participation des femmes et de la jeunesse. Il rejette la coopération pour la formation d’un « gouvernement de gauche » visant à gérer le capitalisme et insiste sur la formation de l’alliance socio-politique qui combattra pour les problèmes du peuple, qui entrera en conflit avec les monopoles et l’impérialisme et dirigera sa lutte sur la voie du renversement de la barbarie capitaliste, de la conquête du pouvoir par la classe ouvrière et le peuple.

 

La stratégie qui promet un meilleur futur aux travailleurs et aux chômeurs à travers un soi-disant gouvernement de gauche ou progressiste, alors que le pouvoir du capital et la propriété capitaliste des moyens de production restent intacts, est dangereuse. Cette stratégie a été testée et a prouvé sa faillite. Elle a mené les partis communistes à l’assimilation et même à la dissolution.

 

Cette stratégie masque le problème fondamental. Elle masque le fait que le problème du chômage, qui s’accentue de façon incontrôlée, ne peut pas être résolu tant que la force et la richesse produites par la classe ouvrière restent entre les mains des capitalistes, aussi longtemps que l’anarchie capitaliste et le profit existent.

 

Les besoins contemporains du peuple ne peuvent pas être satisfaits dans la mesure où le capitalisme se trouve dans sa phase finale, l’étape impérialiste, et est totalement réactionnaire. Les difficultés à reproduire le capital, la concurrence des monopoles pour leur domination, renforcent les attaques visant à réduire le prix de la force de travail et augmenter le taux d’exploitation. Même les plus petits gains requièrent des conflits très durs contre le capital comme l’a démontré la grève héroïque de 7 mois menée par les métallos à Aspropirgos, soutenue de façon constante par le KKE et le PAME aux côtés de milliers de travailleurs en Grèce et à l’étranger qui ont exprimé leur solidarité de classe.

 

La lutte quotidienne pour le droit à travailler, pour la protection des chômeurs, pour les salaires et les retraites, pour la gratuité des soins, le bien-être et l’éducation, la lutte quotidienne contre les guerres impérialistes, pour le désengagement des unions impérialistes, pour la souveraineté du peuple, pour les droits démocratiques, est indissociablement liée à la lutte pour le renversement du capitalisme.

 

La position de principe du KKE souligne qu’un parti révolutionnaire ne peut pas avoir deux visages, ne peut pas renier sa stratégie, sa lutte pour le pouvoir de la classe ouvrière et du peuple, pour le socialisme, dans le seul but d’arracher des votes aux élections parlementaires en soutenant les formations « gestionnaires » qui consolident le système.

 

Le KKE a dit la vérité au peuple. Il l’a appelé à soutenir le parti afin de le renforcer, de telle sorte qu’il puisse contribuer de façon décisive à la mise en échec les mesures antipopulaires, au regroupement et au renforcement du mouvement ouvrier et populaire, au développement de luttes militantes, pour paver la voie à des changements radicaux.

 

Le KKE a nagé à contre-courant, comme il l’a fait en d’autres temps sur des sujets cruciaux, lorsqu’il exposait, entre autres choses, le caractère de la contre-révolution, du renversement du socialisme, et le caractère impérialiste de l’UE, quand il combattait contre l’UE, quand il s’opposait au traité de Maastricht, quand il condamnait les interventions impérialistes et les prétextes qui les justifiaient, etc.

 

Dans cette voie, le KKE a lutté dans les élections contre le courant de peur et de fatalisme, des différentes menaces ㅡ allant de l’expulsion de la zone euro à la peur de ne pas avoir de gouvernement ㅡ et les illusions qui étaient systématiquement répandues par SYRIZA. Il a expliqué au peuple le caractère de la crise, les conditions préalables à une voie de sortie en faveur des travailleurs, les conditions préalables qui sont liées au désengagement de l’UE et de l’OTAN, à l’annulation unilatérale de la dette et à la socialisation, c’est-à-dire au gouvernement de pouvoir populaire et ouvrier. Il a opposé le gouvernement du pouvoir populaire et ouvrier au gouvernement de gestion bourgeoise. Il a mené cette bataille en prenant en compte le risque électoral.

 

Mais même le plus petit recul du parti face aux pressions pour qu’il participe à un gouvernement visant à gérer la crise aurait mené au désarmement et à la retraite-défaite du mouvement ouvrier, à la fin de l’effort pour la formation d’une puissante alliance socio-politique, qui entrera en conflit avec la ligne politique des monopoles, les unions impérialistes que sont l’UE et l’OTAN. Il aurait renié chaque effort pour rassembler le peuple dans la lutte sur les problèmes quotidiens, qui s’aiguisent et dans la perspective du pouvoir ouvrier et populaire. En pratique, le KKE aurait été amené à remettre en cause la consistance et la solidité de ses propres mots d’ordre et de ses actions, tout comme il lui aurait fallu appliquer des régressions dommageables et erronées, graves, tant à son programme qu’à ses tâches immédiates pour la lutte.

 

Il est de grande importance que, dans de telles conditions, quand une série d’autres partis communistes ne sont pas représentés au parlement ou ont été dissous dans des formations de gauche social-démocrates et opportunistes en Europe, le KKE soit resté debout même avec une force électorale amoindrie. Sa stratégie concernant les deux voies de développement, concernant la nécessité d’alliances socio-politiques et la lutte pour le pouvoir populaire et ouvrier, l’expansion et l’approfondissement de ses liens avec la classe ouvrière, les couches populaires pauvres, reste le but de ses nouvelles activités au sein du peuple, de telle sorte que les travailleurs restent debout et ne soient pas brisés par les nouveaux dangers qui les attendent.

 

La stratégie du KKE a été confirmée par les événements au quotidien. C’est une stratégie basée sur les principes communistes, basée sur les lois de la lutte des classes. Elle détermine l’objectif, la voie et les conditions préalables pour résoudre la contradiction fondamentale entre le capital et le travail, afin de résoudre le problème central du pouvoir et d’abolir les relations de production fondées sur l’exploitation dans des conditions où le capitalisme souffre de ses irréconciliables contradictions, devient plus réactionnaire et dangereux, et où aucune formule gestionnaire ne peut apporter de solution en faveur du peuple. Avec cette stratégie, avec cette ligne de conduite, le KKE a contribué sans relâche aux efforts visant à rassembler le mouvement communiste sur une base révolutionnaire ; il encourage et soutient la lutte des communistes, la lutte anti-impérialiste partout dans le monde, il renforce la solidarité internationaliste pendant qu’au même moment il assume ses responsabilités pour le développement de la lutte des classes à l’échelle nationale.

 

Notre parti est très exigeant dans l’évaluation autocritique de son parcours. Il souligne que ce n’est pas assez d’avoir une stratégie et un militantisme corrects. Il étudie ses faiblesses pour qu’il puisse devenir plus efficace sur des questions d’orientation politique, améliorer l’éducation idéologico-politique, accélérer la consolidation du parti dans les usines, les lieux de travail, les quartiers populaires, renforcer le mouvement de classe, de telle sorte que la participation aux syndicats et à d’autres organisations de masse progresse et que de nouvelles forces rejoignent la lutte.

 

Le KKE continue sa lutte concernant tous les problèmes du peuple avec un sens plus grand encore de la responsabilité et de la décision. Il se focalise sur la lutte contre les politiques de taxation antipopulaires, pour les accords de négociations collectives, pour les salaires et les retraites, pour la protection des chômeurs, la santé, le bien-être et l’éducation. En même temps il prépare ses forces face au danger d’une guerre impérialiste contre la Syrie et l’Iran.

 

Il combat contre les mesures antipopulaires de ND, du PASOK et de la Gauche démocratique qui a émergé d’une scission de SYRIZA et fait partie du plan pour la manipulation « de gauche » du peuple. Il mène une lutte plus organisée contre les illusions de gauche de SYRIZA, renforce sa lutte contre les fascistes de l’Aube dorée.

 

Nous avons informé beaucoup de partis communistes, il y a bien longtemps, que l’attaque contre le KKE s’intensifierait. De nombreux camarades savent que la classe bourgeoise, l’État et les mécanismes para-étatiques ont testé des moyens pour la répression et la provocation contre le KKE et le PAME, et nous avons besoin à présent d’être vraiment bien préparés afin de faire face à l’intensification des attaques contre le Parti.

Nous continuons notre lutte. Nous essayons de devenir plus efficaces dans l’organisation et le développement de la lutte des classes.

 

La réduction de l’influence électorale du KKE ne remet pas en cause les avancées décisives que notre parti a réalisées au prix de grands efforts. Il ne remet pas en cause l’influence qu’il a dans les syndicats, les organisations de masse, le mouvement ouvrier et populaire, son prestige dans la classe ouvrière et la confiance que le peuple entretient à son égard dans les luttes de tous les jours, que cela s’exprime ou non dans les élections.

 

“Amis des beaux jours”.

 

Ainsi, les forces qui ont cherché ouvertement ou secrètement à interpréter le résultat des élections d’une manière arbitraire afin de saper la stratégie et les tactiques du KKE tout comme son rôle dans le mouvement communiste international seront jugées par les communistes révolutionnaires, par la classe ouvrière.

 

Il y a des forces plus que suffisantes pour gérer le système. Ce dont le peuple a besoin, c’est de véritables partis communistes qui ne gèreront pas la barbarie capitaliste au nom de la « gauche gouvernementale » et au nom de l’acceptation « réaliste » du rapport de forces. En empruntant cette voie, vous pavez la voie aux forces du capital et un temps précieux est perdu pour lequel la classe ouvrière et les couches populaires payeront un grand prix.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:00

Un député PCF méconnaissable : Patrice Carvalho (Oise)

Vivelepcf, 16 juillet 2012

Patrice Carvalho a retrouvé le siège de député de la circonscription de Noyon dans l’Oise qu’il avait occupé entre 1997 et 2002. Le 17 juin 2012, il a obtenu 42,7% des voix dans le cadre d’une triangulaire avec l’UMP et le FN. Il est un des 7députés membres du PCF restants.

Depuis 2002, la plupart des communistes l’ont perdu de vue. Mais certains se souviennent encore de ces prises de position et de ses votes lors du gouvernement Jospin, parmi les très rares à refuser d’avaliser les reniements de la « gauche plurielle », des ministres et de la direction du PCF. Pour marquer symboliquement la quasi-absence d’ouvriers dans la représentation nationale, lui, l’ancien de Saint-Gobain était venu en bleu de travail à la première séance de la législature.

120723_carvalho.jpgC’était il y a 15 ans. Malheureusement, tout le monde peut changer. Patrice Carvalho avait déjà manifesté son changement de logique en s’intégrant dans l’exécutif de « gauche plurielle » de l’Oise avec rang de second vice-président du Conseil général.

Dans la continuité de son allégeance sur le PS, il se rapproche en 2009 de Robert Hue qui prône, avec son « Mouvement unitaire pour le progrès », MUP, un courant « communiste » dans une gauche unie derrière le PS. Dans la mouvance du MUP, Patrice Carvalho figure sur la liste PS aux régionales de 2010 en Picardie rejetant la liste « Front de gauche » et la liste des communistes derrière Maxime Gremetz.

Est-ce l’approche des élections législatives qui lui faire revoir l’expression de son suivisme derrière le PS ? En 2011 et 2012, il n’est plus question de MUP, mais de Front de gauche. Carvalho se réconcilie avec la direction du PCF de l’Oise et fait campagne pour Mélenchon, même si depuis qu’il est de nouveau député, il « avoue ne pas trop l’aimer » (Le Monde du 13 juillet 2012). Ce choix ne l’a pas desservi électoralement, d’autant plus que le PS a tardé à désigner un candidat « divers gauche » contre lui ‘après l’avoir soutenu dès le 1er tour aux cantonales de 2011) et lui a fourni un suppléant « apparenté socialiste ». Le Monde constate que ses affiches sont roses et ne portent aucune référence au PCF. Pas de quoi gêner Carvalho, pour qui ses électeurs sont avant tout « carvalhistes ».

On peut bien être d’origine ouvrière et devenir un bon notable local démontre et assume le député Carvalho.

Quel créneau lui reste-t-il pour s’illustrer pendant la prochaine législature ?

Dans la même interview du Monde, Patrice Carvalho semble avoir fait un choix : dénoncer la proposition du droit de vote des étrangers aux élections locales (pourtant défendue par les communistes depuis les années 70) et fustiger le mariage homosexuel. De quoi faire parler de soi, accompagner la dérive d’une partie de l’électorat local, sans troubler les parrains du PS !

Les anti-communistes, sous Sarkozy, (ah comme il manque aux éditorialistes du Figaro !) avaient fait leur miel des prises de positions de l’ex-député maire de Vénissieux, André Gerin qui associait une revendication « identitaire communiste » à une défense zélée des dispositions anti-immigrés du gouvernement, « identité nationale » ou « croisade anti-burqa », à des positionnements sécuritaires dignes de son complice et préfacier, l’ex-député UMP Eric Raoult.

Gerin, disqualifié et à la retraite, aurait-il trouvé un successeur, tout aussi prêt à dévaloriser l’identité communiste et ouvrière ?

La page complète accordée par Le Monde à Patrice Carvalho le laisse craindre.

Il ne reste que 7 députés membres du PCF…

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:59

Pour vos journaux de cellules, tracts, blogs.... nous commençons aujourd'hui à mettre régulièrement à votre disposition, et à celle des organisations du Parti, des modèles d'articles. Si cela vous plait - en tout ou partie - il vous suffit de "copier-coller". 

A vous de jouer.

(Pour retrouver, tous les projets d'articles publiés, c'est ici)

 

20120718PSA

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PCF-faucille-marteau Plusieurs milliers de suppressions d'emplois chez Peugeot.

IL FAUT IMPOSER à PSA LE RETRAIT DE SON PLAN

 

 

3.500 licenciements à Citroën-Aulnay, 1.400 à Citroën-Rennes … 8.000 suppressions d'emplois viennent d'être annoncées par le groupe PSA. Avec les conséquences sur les sous-traitants, ce sont des régions entières qui risquent d'être plongées dans la crise.


Personne ne peut être dupe du tableau financier apocalyptique présenté par la direction pour justifier son plan.

PSA a même dû reconnaître que la fermeture d'Aulnay était préméditée depuis 5 ans.

Un plan d'autant plus scandaleux que PSA a réalisé 600 millions d'euros de profits en 2011 - dont 250 ont été reversés aux actionnaires.

 

Ce plan n'est pas négociable. Il doit être retiré.


 

 Alors que PSA, comme le reste de l'industrie automobile, a perçu des milliards d'euros d'aides publiques, c'est le retrait pur et simple du plan et le maintien de chaque emploi qui s'impose.


L'industrie automobile a reçu 6 milliards d'euros de prêts avantageux de la part de l'Etat en 2009, 1 milliard de primes à la casse en 2010, elle a profité de la détaxation des heures supplémentaires, du financement public des périodes de chômage partiel … Peut-on négocier avec le licencieur une limitation du nombre de suppressions d'emplois, un quota de nouveaux "emplois jeunes", une participation financière à la reconversion du site d'Aulnay … à coups de fonds publics?


N'est-ce pas d'ailleurs pour cela que l'annonce de 8.000 suppressions d'emplois a surpris par son ampleur?

Ne s'agit-il pas, pour PSA, de se donner une marge de manœuvre pour pouvoir négocier à la baisse son plan tout en le préservant?

Pour mieux délocaliser la production avant de la réimporter?


Obliger PSA à retirer son plan, c'est possible.


Et le gouvernement en a les moyens.

Il a un argument de poids pour cela: le remboursement des aides publiques versées en cas de maintien du plan.

Celles-ci se chiffrent en milliards d'euros et le constructeur automobile ne pourrait que céder.


Il s'agit donc bien d'une question de volonté politique.


Rien ne serait pire, pour un gouvernement élu à gauche, que de multiplier les déclarations d'intention et, au final, laisser les mains libres aux licencieurs - comme l'avait fait Lionel Jospin avec la fermeture de Renault-Vilvorde en 1998.

Il est temps maintenant de passer aux actes et de refuser clairement tout licenciement à PSA.

  


LICENCIEMENTS "SECS" OU PAS.

Assez d'hypocrisie: un licenciement est un licenciement.


"Il faut éviter tout licenciement sec".

C'est la position du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.


Mais, que les salariés partent en pré-retraite ou soient reclassés, un licenciement est un licenciement.


C'est un emploi qui disparaît et ne sera donc plus disponible pour les trois millions de chômeurs actuels, pour les centaines de milliers de jeunes qui arrivent chaque année sur "le marché du travail".

Ce sont les filières professionnelles de l'Education nationale sans débouchés, l mise à mal de notre devenir industriel.


On aura beau jeu ensuite de déplorer la hausse du chômage, le poids financier de ce dernier ou des pensions de retraite alors qu'on aura réduit les rentrées financières (cotisations) et augmenté les dépenses. Le tout, bien sûr, au profit des groupes capitalistes.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:40

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PCF-faucille-marteau 6 euros de plus par mois.

SMIC. LE COMPTE N'Y EST PAS.

6 euros de plus par mois, c'est ce que touche en plus un smicard depuis le 1° juillet (inflation déduite). Une véritable aumône que détruiront bien vite les hausses des prix des services publics déjà annoncées ou pas (gaz, SNCF notamment) … voire même l'augmentation de la CSG à laquelle réfléchit actuellement le gouvernement.
smichollande 
La première constatation que l'on peut faire, c'est qu'au nom du "réalisme économique", le gouvernement a cédé au MEDEF.
Non seulement le SMIC augmente très peu mais son augmentation n'aura pratiquement pas de conséquences sur les autres salaires.
Pire, le gouvernement - sous couvert de concertation sociale associant patronat et salariés - a remis à l'ordre du jour la réduction du "coût du travail" chère à Nicolas Sarkozy.
En clair, il va s'agir de baisser les salaires pour rendre les entreprises davantage compétitives sur les marchés capitalistes.
Ce serait notamment l'objet d'une nouvelle hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) que paieraient les salariés pour diminuer les cotisations patronales.
Non, le travail n'est pas un coût, c'est une richesse.
Derrière ces annonces et ces projets, il y a la vie des gens.
Celle des chômeurs qui ne parviennent plus à retrouver un emploi décent, celle de centaines de milliers de salariés et leurs familles qui ne parviennent plus à boucler les fins de mois.
Est-ce un hasard si les principaux postes de dépenses en baisse en France sont les vacances, le remplacement des voitures, l'alimentation?
Le gouvernement aura bonne mine ensuite de déplorer les faillites des PME-PMI, les plans de suppressions d'emplois dans l'industrie automobile!
A l'inverse, une forte augmentation des salaires aurait des effets bénéfiques pour toute notre société.
 Davantage de salaire, c'est davantage de ressources pour la Sécurité sociale, nos retraites, les finances publiques.
 Davantage de salaire, c'est une consommation accrue pour répondre à nos besoins. Cela appelle davantage de production de biens donc des  créations d'emplois.
Il s'agit donc bien pleinement d'une question de société et d'un choix politique.
Un choix politique qui doit s'attaquer au capitalisme
Il n'y a pas de "troisième voie".
  Soit on s'attaque au capitalisme, soit on ne s'y attaque pas. Il est alors illusoire de vouloir "que la gauche réussisse". 
Non seulement le "mieux que rien" n'a jamais été un bien mais les expériences passées ont toutes abouti  aux désillusions, au sentiment d'impuissance et au repli sur soi et, au bout du compte, au renforcement de la droite et de l'extrême-droite.
La réussite pour les communistes passe par:
 une forte augmentation du SMIC 
 le retour à l'échelle mobile des salaires (l'augmentation du SMIC se traduirait ainsi par une augmentation de tous les salaires)
 la remise en cause des traités européens et de l'euro qui, imposés aux peuples, de Grèce en Italie en passant par Chypre, visent à interdire toute perspective politique sérieuse de changement.
  
COUT DU TRAVAIL EN EUROPE.
TVA "sociale", CSG: même conséquence, même combat.
Pour baisser le coût du travail, Nicolas Sarkozy avait prévu d'instaurer la TVA sociale.
Une TVA dite "sociale", payée par les consommateurs en France, qui permettrait de baisser les cotisations sociales - un peu pour les salariés - beaucoup pour les entreprises.
L'augmentation de la CSG aurait le même objectif.
Payée par les salariés et les retraités, elle permettrait de diminuer les cotisations patronales.
Au bout du compte, un seul objectif: réduire le "coût du travail".
Mais c'est justement ce qu'ont fait tous les pays européens avec les résultats que l'on connaît en Grèce, en Italie, en Espagne … où la consommation et l'industrie se sont effondrées.
C'est justement la politique qui a été appliquée en Allemagne où de réductions de charges patronales en baisse de salaires et d'indemnités sociales, le pays est parvenu à renforcer ses exportations … en direction des pays où la consommation est encore existante.
Non seulement des centaines de milliers de salariés allemands sont devenus des "travailleurs pauvres" (c'est à dire qu'ils ne parviennent plus à vivre de leur salaire - au sens des normes européennes) mais cette politique a des limites évidentes.
Cela ne marche que parce que la production allemande peut être achetée dans d'autres pays.
Que ceux-ci suivent la même politique et ce sera alors une course à la baisse du coût du travail … qui, au final, ne conduira qu'à une gigantesque crise de surproduction.
C'est un véritable cercle vicieux dont il faudra bien sortir.
Est-ce aussi illusoire que cela que de vouloir taxer de tels produits importés? 
Quitte à remettre en cause la "constitution européenne" que les Français ont d'ailleurs rejetée en 2005?
 

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 14:30

Danone contraint (par la CGT) d’employer la langue française dans ses usines en France !

Brève – vivelepcf – 15 juillet 2012


Depuis plus d’un an, le groupe Danone impose aux salariés de son usine de Saint-Just-Chaleyssin dans l’Isère l’usage d’un logiciel informatique disponible uniquement en langue anglaise.

Le problème, c’est qu’en France tout le monde ne comprend pas l’anglais. 

Les salariés ont vivement protesté. Le syndicat CGT a alerté le CHSCT, soulignant notamment deux aspects : la discrimination envers les salariés ne maîtrisant pas l’anglais, mais aussi les problèmes de fonctionnement et de sécurité que peut entraîner une mauvaise compréhension du logiciel.

120715_French_Danone.jpgLa direction du champion « français » de l’agro-alimentaire a nié tout problème.

Il a fallu que la CGT porte l’affaire en justice. Le tribunal de grande instance de Vienne lui a donné raison le 6 juillet 2012, condamnant Danone à procéder à la traduction du logiciel « Themis » et de tous les documents afférents d’ici six mois sous peine d’une astreinte de 1000 par jour de retard. Il a reconnu l’application dans ce cas de la loi Toubon et 1994 sur la francophonie qui établit l’usage obligatoire de la langue française, également dans les entreprises.

Cette  victoire représente un précédent important. Il faut le populariser.

Le cas de Danone n’est évidemment pas isolé. L’usage de l’anglo-américain est de plus en plus souvent imposé, notamment dans les secteurs « technologiques ». Des études manquent pour mesurer la gravité du phénomène. Et il n’est pas de bon ton de le contester, dans son service, encore moins dans son entreprise. Il n’est même pas de bon ton de laisser entendre que l’on ne comprend pas tout.

Pour le patronat, l’intrusion de l’anglo-américain n’est pas principalement une question d’économie liée à une prétendue ou réelle internationalisation, c’est avant tout un puissant moyen de mise en concurrence des salariés, de discrimination, d’aliénation à son système et ses valeurs.

Ce n’est pas un hasard si Madame Christine Lagarde, au FMI, aime tant à manier la langue de Wall Street pour exprimer son mépris des peuples. Ce n’est peut-être pas un hasard non plus que le patron de l’usine Danone de Saint-Just ait accompagné, dans son poste précédent, la cession des biscuits LU à l’industriel américain Kraft-Foods…

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 22:29

50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Documents et articles sur l’action du PCF.

Vivelepcf, 14 juillet 2012 

120715_Affiches.jpgLe 19 mars 1962, les Accords d’Evian mettaient fin à la guerre d’Algérie. Le 5 juillet 1962, le peuple algérien recouvrait son indépendance.

132 ans d’oppression coloniale prenaient fin. Une période de presque huit ans de souffrances inouïes pour le peuple algérien s’achevait, de drames aussi pour les Algériens d’origine européenne et pour l’ensemble du peuple français.

Communistes, nous participons pleinement à la commémoration et à la célébration de cet anniversaire. Notre Parti, le PCF, nos camarades du PCA, Parti communiste algérien, ont joué un rôle important, décisif dans cette grande victoire contre le colonialisme, l’impérialisme, pour l’accession d’un peuple à son droit à disposer de lui-même.

A travers plusieurs textes historiques et plusieurs analyses d’aujourd’hui, nous souhaitons, modestement, participer à cet aspect des commémorations qui nous concerne plus directement. Nous en sentons d’autant plus l’importance que l’attaque a été incessante pour nier et dévaloriser les positions et l’action, unique en France, de notre grand Parti, quand, du PS à l’extrême-droite, toutes les autres formations politiques ont défendu, d’une façon ou d’une autre, les intérêts de classe de la bourgeoisie colonialiste et couvert sa sale « guerre sans nom ».

Pour le PCF, l’anticolonialisme est un élément fondateur.  

La huitième condition de l’adhésion à la 3ème internationale au Congrès de Tours stipule : « Dans la question des colonies et des nations opprimées, il est nécessaire qu’une attitude particulièrement marquée et claire soit prise par les partis des pays dont la bourgeoisie est en possession des colonies et opprime d’autres nations. Tout parti qui désire appartenir à la IIIe Internationale est tenu de démasquer les manigances de « ses » impérialistes dans les colonies, d’appuyer, non seulement par des paroles, mais par des faits, les mouvements libérateurs des colonies, d’exiger l’expulsion de ses impérialistes nationaux hors des colonies, de cultiver dans le cœur des ouvriers de son pays des relations vraiment fraternelles avec les populations ouvrières des colonies et des nations opprimées et de mener, dans les troupes de son pays, une agitation systématique contre toute oppression des peuples coloniaux ».

De la guerre du Rif en 1923 à la guerre d’Indochine, le PCF s’est montré fidèle, dans les positions et les actes, à cet engagement fondamental. L’Appel du 10 juillet 1940 de Jacques Duclos et Maurice Thorez, au moment où le peuple français doit lui-même se battre pour son indépendance, affirme qu’il « n’y a de Paix véritable que dans l’indépendance des peuples et les communistes qui revendiquent pour la France le droit à son indépendance, proclament aussi le droit à l’indépendance des peuples coloniaux asservis par les impérialistes. »

 

120715_Thorez_1939_Alger.jpgConcernant l’Algérie, l’anti-impérialisme, l’anticolonialisme, guident Maurice Thorez, lors dès son déplacement en 1939, quand il qualifie l’Algérie de « nation en voie de formation ». Ils amènent en 1954, après le 1er novembre, le PCF à affirmer clairement le « bien-fondé des revendications nationales du peuple algérien ».

EN LIEN : La déclaration du Bureau politique du PCF du 8 novembre 1954.

Le PCF est seul contre tous les autres partis politiques français, qui se sont tous rangés du côté des intérêts impérialistes. Dans une situation idéologique défavorable, le PCF s’applique à faire grandir le rapport de force pour la paix en Algérie en partant des intérêts objectifs de la classe ouvrière et de l’immense majorité du peuple français.

En 1956, après les élections de janvier, qui donnèrent une majorité de gauche à l’Assemblée, suivant une perspective politique d’union des forces de gauche, le PCF fait le pari d’une jonction à la base des travailleurs communistes et des travailleurs influencés par la SFIO pour une autre politique, notamment en Algérie. Ce pari, exprimé par le vote de confiance à Guy Mollet, échoue. La SFIO peut utiliser les pleins pouvoirs, que le gouvernement aurait obtenus par ailleurs, pour renforcer la répression colonialiste et pousser, de façon irréversible, l’escalade guerrière, élargissant le fossé entre les peuples.120715_Algerie_PCF_1956.jpg

Les communistes dénoncent aussitôt le double langage et ses sinistres conséquences.

EN LIEN : La déclaration du Bureau politique du PCF du 27 avril 1956, Paix en Algérie

(EN LIEN : Sur le combat des communistes du PCA en Algérie au même moment, lire un hommage à Henri Maillot, assassiné le 5 juin 1956.)


La guerre est dramatiquement meurtrière et ruineuse. Elle déstabilise le pays. L’opinion publique française se montre de plus en plus réceptive à l’analyse et à l’action des communistes. Le PCF développe la lutte, notamment dans les entreprises, également parmi le contingent. Cela comptera dans l’échec du putsch des généraux félons en 1961.

120715_soldat_refus.jpgL’engagement, le sacrifice jusqu’à plusieurs années de dur emprisonnement des « soldats du refus », ces appelés refusant de porter les armes contre le peuple algérien, est une des formes les plus conscientes et courageuses d’action de militants communistes (écouter par exemple l’interview de Jean Clavel sur France Inter).

1958 : L’impérialisme français doit changer son fusil d’épaule et désigne de Gaulle pour assurer la persistance de ses intérêts. De Gaulle comprend que la domination impérialiste devra chercher de nouvelles formes, partition du pays, maintien de la mainmise sur les matières premières, etc. Mais il perpétue la guerre encore 4 années pour cela, se jouant entre autres des « européens » d’Algérie, prolongeant toutes les souffrances, continuant à couvrir l’usage de la torture…

Là encore, le PCF est la seule organisation politique, organisation de masse, à dénoncer et combattre le jeu du pouvoir gaulliste, à mener jusqu’au bout la bataille pour la paix, contre la résurgence fasciste.

En 1960, il démonte « l’autodétermination », version de Gaulle, à laquelle celui-ci a dû se résigner tout en cherchant à préserver les intérêts de la classe capitaliste.

EN LIEN : L’article du 11 mars 1960 de Maurice Thorez sur « l’autodétermination ».

120715_paix_Algerie_meeting_SMH.jpgPour le pouvoir gaulliste, en aucun cas, les reculs inéluctables de l’impérialisme en Algérie ne doivent se traduire par une avancée des forces progressistes en métropole. D’où la complaisance trouble du vieux réactionnaire et de son appareil pour le terrorisme fasciste de l’OAS, ses pratiques répressives jusqu’à la dernière heure, jusqu’au racisme d’Etat et aux crimes d’Etat du 17 octobre 1961 ou du 8 février 1962.

Le PCF est le premier à réagir à la répression atroce de la manifestation des Algériens en Région parisienne du 17 octobre 1961.

EN LIEN : La déclaration du BP du PCF du 18 octobre 1961.

Aussi contre la tentative de division des mémoires, l’article :  50ème anniversaire du massacre du 17 octobre 1961. L’Etat impérialiste a recours au crime raciste: souvenons-nous-en et opposons-lui l’unité des travailleurs !

 

120715_affiche_PCF_OAS.jpgLes militants communistes continuent de payer le prix fort de leur engagement pour la paix en Algérie, contre les fascistes de l’OAS et l’impérialisme gaulliste. Le massacre de Charonne en témoigne dramatiquement le 8 février 1962. Il n’empêche pas, au contraire, la montée du mouvement populaire.

EN LIEN : Le PCF après le massacre de Charonne le 8 février 1962.

La mémoire des victimes de Charonne illustre la portée du combat quotidien des communistes (et des cégétistes) dans les entreprises et les quartiers pour la paix, lire aussi Un hommage aux victimes de Charonne.

Malgré son acharnement, l’impérialisme français représenté par de Gaulle doit concéder les Accords d’Evian, signés le 19 mars 1962. 

Maurice Thorez appelle à voter « oui » au référendum d’avril 1962. EN LIEN : son appel « Oui à la paix ».

En mars 1962, le Parti communiste algérien salue le rôle décisif du PCF dans la grande victoire que les Accords d’Evian représentent pour le peuple algérien mais pour le peuple français :

« Le PCF a été le seul parti français à soutenir, avant la guerre de libération, l’aspiration de l’Algérie à l’indépendance. Au lendemain du 1er novembre 1954, il a été le seul parti français à donner les raisons politiques du soulèvement et à préconiser des négociations sur la base de la satisfaction des aspirations nationales de notre peuple.

Il n’a cessé de déployer durant ces années de guerre, des efforts patients pour rassembler les masses dans de larges actions, moyen décisif pour imposer en France la paix négociée aux colonialistes. Il a mené avec persévérance le combat politique et idéologique contre le chauvinisme et la thèse de « l’Algérie française ». Il a expliqué inlassablement aux Français le sens et la justesse de notre lutte nationale. Il a combattu les obstacles et manœuvres sur le chemin de la négociation… »

EN LIEN : L’intégralité de la lettre du PCA au PCF en lien.  

Un bel et juste hommage à une longue lutte qui doit continuer à inspirer les combats des communistes aujourd’hui contre l’impérialisme.  

 

Ce cinquantième anniversaire est bien sûr aussi l’occasion de faire le bilan de 50 années d’indépendance de l’Algérie. Ce n’est pas notre objet ici.

Nous renvoyons cependant, comme document, au programme du PCA du 18 avril 1962. On peut y lire dans l’avant-propos : « Pour que l’indépendance soit complète, les institutions coloniales doivent être remplacées par un État réellement démocratique, permettant à chaque Algérien de participer effectivement à l’exercice de la souveraineté nationale, de sortir les pays de son sous-développement et de l’amener rapidement au rang de nation moderne et prospère. »

 

EN LIEN : Le programme du PCA du 18 avril 1962.

 

A lire aussi:

1962 – 2012 : Henri Alleg répond aux questions de jeunes communistes 120715_memoire_algerienne.jpg

1962 – 2012 : Ce que, communistes, nous commémorons
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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 18:15

Plan de casse à PSA : préparer la lutte nationale pour l’industrie automobile en France

vivelepcf, 13 juillet 2012

 

C’était un secret de polichinelle. La direction de PSA a, comme prévu, attendu la fin de la période électorale pour dévoiler son plan de suppressions de poste et la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois. Seul le nombre d’emplois directs supprimés excède les prévisions les plus autorisées : 8000 en France, dont 3500 à Citroën Aulnay et 1400 à Citroën Rennes. PSA charge la barque, peut-être pour se laisser une petite marge de rétractation en cas de trop grandes difficultés politiques.

120713_psa_rennes.jpgPersonne ne peut être dupe du tableau financier apocalyptique présenté par la direction pour justifier ses coupes sombres. Elle a dû elle-même reconnaître que la fermeture d’Aulnay est préméditée depuis 5 ans. La conjoncture n’a pas changé au point de faire basculer le groupe de 600 millions d’euros de bénéfices en 2011, dont un tiers redistribué aux actionnaires, à des centaines de millions de pertes au premier semestre 2012. Les fils sont gros. Derrière, il y a des choix de gestion que la CGT, notamment, dénonce.

Ainsi, l’alliance atlantique conclue cette année avec le trust US General Motors (Opel en Europe) est lourde de conséquences économiques et politiques. Il conduit PSA à abandonner son premier marché à l’export, l’Iran (458.000 véhicules vendus l’an dernier, presque 20% des exportations). C’est la première cause du recul du chiffre d’affaires au 1er semestre 2012. Dans la durée, il est clair que PSA suit Renault  et engage un vaste processus de déplacement de ses sites de production et de ses foyers de profits, hors de France.

On mesure au passage la vanité du concept « d’interdiction des licenciements boursiers » mis en avant dans le programme de François Hollande (notion par ailleurs dangereuse sur le fond : il n’y pas de bons licenciements capitalistes !). Les capitalistes savent se créer des pertes quand ça les arrange pour mieux maximiser leurs profits plus tard ou ailleurs.

Le nouveau gouvernement est confronté à un défi politique majeur. Elu, à « gauche », sur un projet de « redressement industriel », il doit tenir aux yeux de l’opinion une posture d’opposition au plan de PSA donnant un semblant de résultat.

Il ne lui est pas possible de suivre le parler-vrai d’un Lionel Jospin, avouant en 1998 son choix de la non-intervention dans la fermeture de l’usine Renault de Vilvorde en Belgique.

Il ne peut pas reprendre le double-langage de Sarkozy. Au contraire, il ne peut que charger son héritage. C’est bien pour cela que PSA a laissé passer les élections. Sarkozy s’était montré habile. Il n’avait pas hésité, déjà, à dénoncer la désindustrialisation automobile, la délocalisation par les groupes français de productions aussitôt réimportées. Mais ce discours n’avait servi qu’à justifier l’attribution d’aides publiques massives : 6 milliards d’euros de prêts avantageux en 2009, 1 milliard d’euros de prime à la casse en 2010. Elles se sont aussitôt retrouvées dans les profits des constructeurs puis dans les dividendes des actionnaires sans que leur stratégie en soit du tout modifiée.

Quelles pistes alors pour le nouveau gouvernement et son ministre de pointe, Arnaud Montebourg ? Pour notre part, communistes, nous ne manifesterons aucune complaisance pour des effets d’affichage, de volontarisme, destinés en fait à conduire les salariés et l’opinion à la résignation.

PSA doit retirer son plan, un point c’est tout. Il n’est pas question de négocier, en connivence avec le licencieur, une limitation du nombre de suppressions d’emploi, un quota de nouveaux « emplois jeunes », une participation financière à la reconversion du site d’Aulnay, pas question de laisser attribuer pour cela de nouvelles aides publiques, même distribuées au nom de la recherche-développement… Le rôle des autorités publiques n’est pas d’aménager le plan de suppressions d’emploi pour le rendre socialement plus acceptable. Déjà, le PDG de la SNCF se dévouerait pour reprendre certains personnels de PSA. Le comble : la Commission européenne se dit sensible au problème de l’emploi industriel en France. Halte à l’hypocrisie !

Sur la base de ses orientations fondamentales en faveur du capital, le gouvernement de gauche n’ira pas plus loin que ce manège, sans lutte déterminée dans le pays.

Un rapport de force potentiel considérable existe pour imposer d’autres choix, d’importantes possibilités de mobilisation d’abord au sein de l’entreprise PSA, dans l’ensemble du secteur automobile, puis au niveau des bassins d’emploi menacés, enfin dans le pays tout entier en rapport avec l’importance d’une industrie historique.

Le patronat et l’idéologie dominante vont s’appliquer à isoler les travailleurs les uns des autres. Ils sont prêts à tout pour « radicaliser », extrémiser une partie des salariés, notamment ceux qui restent à PSA Aulnay, de façon à les couper de ceux des autres sites.

Pourtant toute l’entreprise est menacée. Les ouvriers de Citroën Rennes sont directement frappés : les 1400 suppressions programmées suivent les précédentes saignées. Ceux de Peugeot Sochaux savent, par expérience, qu’ils ont toutes les raisons de redouter que leur tour arrive. On sait déjà comment PSA va chercher à opposer les salariés de Vesoul, ceux d’Aulnay, voire ceux d’Opel sur les localisations des futurs centres logistiques.

L’unité s’impose aussi avec les salariés sous-traitants, premiers attaqués depuis des années, comme avec ceux de Renault qui ont inauguré, dans la souffrance, la stratégie du capital français automobile. Cette stratégie a fait passer en 10 ans notre industrie, l’une des seules au monde à maîtriser toutes les phases de conception et de production, d’un des plus grands exportateurs nets à une situation de déficit structurel.

Communistes, nous entendons travailler à ce rassemblement dans l’action à partir des propositions de rupture qui en sont les conditions. Il n’y a rien à gagner à négocier les contours du plan anti-« social » ou de ceux qui vont suivre ! L’Etat, le gouvernement sont pleinement responsables.

PSA doit rendre les aides publiques reçues depuis des années, de toute sorte. Elles s’élèvent à un tel montant que le groupe PSA saura être sensible à la pression.

L’Etat doit montrer le bon exemple. Le changement, c’est commencer maintenant par renverser la gestion de Renault, dont l’Etat est toujours l’actionnaire de référence, par virer Carlos Ghosn. L’entreprise, sous contrôle public, a été précurseur dans les délocalisations contre l’emploi en France, pour les actionnaires privés. Le processus doit être inversé.

Il faut rompre avec l’ordre capitaliste européen qui ruine les peuples, avec le libre-échange à outrance. Les capitalistes peuvent exploiter pour dix fois moins cher les ouvriers roumains que les Français. La monnaie unique, l’euro, comme les communistes l’ont dénoncé dès le départ, sert à la fois à exacerber la concurrence dans la zone euro et à permettre aux capitalistes d’exploiter à vil prix les salariés de l’UE, hors zone-euro.

Les catastrophes sociales que préparent les grands groupes capitalistes français exigent de remettre ces débats en avant, dans la suite du rejet à 55% par notre peuple de la « constitution européenne » en 2005.

En début de quinquennat, PSA, Renault, Sanofi, Total espèrent faire passer à moindre coût leurs restructurations. Le gouvernement espère limiter les dégâts politiques et préserver son engagement fondamental pour l’UE du capital.

Communistes, avec les salariés de l’automobile, dans l’intérêt du peuple travailleur, nous oeuvrons à une lutte globale pour mettre en échec le plan de casse de PSA.    

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