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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 20:41

Conseil national du 7 février 2009    

 

Intervention d’Alain DE POILLY, fédération du Val-de-Marne

 

Dans le rapport on nous parle de front progressiste européen, de front de gauche.

Or tout laisse à penser que ce n'est pas un front que nous allons constituer, mais un tête-à-tête avec le Parti de Gauche de Mélenchon et les antilibéraux, ce qui est totalement différent.

En effet, tous les partis de gauche s'apprêtent à présenter leur propre liste, comme aux élections présidentielles.

Or il semble que l'on nous propose le même scénario qu'aux présidentielles. Le parti communiste ne présenterait pas de liste sous son nom, mais sous le nom, soit d'un pseudo front de gauche ou soit sous le nom du parti de la gauche européenne (PGE).

Je pense qu'il serait paradoxal, alors que notre congrès vient de réaffirmer l'utilité du PCF, qu'à la première élection nationale, notre parti ne présente pas de candidats sur des listes intitulées PCF.

Je pense qu'il faut tirer la leçon des présidentielles et des listes aux contours mal définis, mais surtout je pense qu'il faut respecter la volonté des adhérents. Ne leur proposons pas au niveau européen ce qu'ils ont refusé au niveau national, c'est à dire l'effacement du parti communiste au profit d'une force de gauche.

Le rapport nous affirme que cette stratégie a été validée lors du congrès, je ne le pense pas, sinon on nous demanderait dans ce rapport de réfléchir sur l'intitulé de la liste. 

On parle également dans ce rapport de consulter les communistes sur les candidatures présentées par le parti, mais pas sur l'intitulé de la liste. Comme pour les présidentielles !

Or, je pense que ce qui intéresse les communistes ce n'est pas de ratifier des listes de candidats, mais de se prononcer sur une orientation politique, donc sur l'intitulé de la liste, pour laquelle il vont voter - ou ne pas voter. Ils veulent choisir entre une liste PCF ouverte permettant d'allier identité et unité et une liste de gauche aux contours mal définis.

Vouloir voter pour une liste PCF, ce n'est pas vouloir se replier sur soi-même, ce n'est pas refuser l'union, c'est tout simplement vouloir affirmer son identité politique, comme vont le faire tous les partis de gauche aux européennes et notamment le NPA auquel nous laissons un boulevard en nous effaçant.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 19:39

Le PGE en français dans le texte.

 

 

La lutte contre la politique de l’Union Européenne (UE) est cruciale pour la survie de centaines de millions de travailleurs. À l’approche des élections européennes il est important de mettre à la disposition des communistes des extraits des textes fondateurs de la politique du Parti de la Gauche Européenne (PGE). « Mettre à la disposition des communistes » car, bien que le Parti Communiste Français joue un rôle central dans le PGE, la plupart de ces textes, très édifiants, ne sont disponibles … qu’en anglais.

Les communistes trouveront donc ci-dessous la traduction en français d’une centaine de passages, classés en sept thèmes, qui se trouvent sur le site officiel du PGE (www.european-left.org).

 

V. Fère

 

1.       La direction mutante du PCF et le PGE sont étroitement liés

 

Le PCF est représenté au Conseil des Présidents de partis du PGE par Marie-George Buffet et au Bureau Exécutif du PGE par Christine Mendelsohn et Jean-François Gau. Le point de contact européen du groupe de travail du PGE sur la politique économique est Alain Obadia.

 

 

2.       Vers un seul parti européen, dans lequel disparaîtraient les partis nationaux

 

Texte

Extraits

Some remarks concerning the creation of the Party of the European Left

Compte-tenu des expériences historiques concrètes très différentes en relation avec la Gauche qui pourraient être utilisées aujourd’hui, il n’y avait pas de raison que la Gauche Européenne s’interdise d’envisager aussi de former un parti Européen commun.

Comment les partis membres nationaux peuvent-ils garantir la formation d’opinion démocratique dans leur parti et l’indépendance dans une telle organisation Européenne unifiée, qui devrait être plus qu’une simple organisation-chapeau ?

Parallèlement à la création du PGE, des partis membres du GUE/NGL (groupe Gauche Unitaire Européenne/Gauche Verte Nordique du parlement européen), constituant un très large cercle de partis de gauche, travaillent actuellement sur une adresse électorale commune pour les élections au Parlement Européen le 13 juin de cette année, afin de prolonger les expériences positives de la collaboration actuelle en une fraction confédérée.

History - Cooperation has a long tradition

Aux élections Européennes de 1999, tous les partis sortants réussirent à s’assurer une représentation dans le nouveau Parlement. Ils furent rejoints dans le groupe par le Socialist Peoples' Party (SF) du Danemark et le PDS d’Allemagne, qui avaient auparavant été des partis membres associés. Le groupe accueillit aussi un parti tiers de Grèce, le DIKKI, comme membre à part entière et cinq parlementaires de France, élus sur la liste Lutte Ouvrière – Ligue Communiste Révolutionnaire (LO-LCR), comme membres associés.

Statute of the Party of the European Left

Article 6

(…) les femmes et les hommes résidents d’un État-membre de l’UE peuvent devenir des membres individuels de la Gauche Européenne

 

 

3.       Sur quelques problèmes d’actualité, une politique de casse des acquis nationaux

 

Manifesto of the Party of the European Left

Nous sommes pour des services publics modernisés, décentralisés et démocratisés.

Political Theses

The European Left: Building Alternatives

Le caractère économiquement durable (que le PGE recherche) a pour but le maintien de la « caisse sociale » de la société et sa richesse sociale, la garantie de l’efficacité économique, la croissance écologiquement et socialement saine de la productivité et la capacité d’innovation, et vise la stabilité économique, le renforcement des circuits économiques régionaux, une balance commerciale et des paiements équitable, et un nouveau type de plein emploi.

Nous devons envisager de construire une protection sociale Européenne universelle, qui garantisse des droits inaliénables et universels, en tant que modèle de civilisation différent.

Ceci n’est possible qu’en utilisant la programmation économique, en investissant dans les ressources renouvelables, et grâce à une politique d’économie et de réduction des déchets, et par la relocalisation de la production et la réduction consécutive des transports non nécessaires des marchandises.

Plateforme du Parti de la gauche européenne pour les élections au Parlement européen de 2009

(…) même la législation actuelle peut permettre de consacrer les dépenses nécessaires à un plan d’investissement qui soutienne l’emploi et la restructuration écologique de l’économie.

Il faut reconstruire un système de sécurité sociale à l’échelle européenne

Réduire la consommation totale d’énergie primaire de 25 % d’ici à 2020 et augmenter l’efficacité énergétique de 2 % par an, y compris en limitant la consommation par tête d’habitant.

La condition préalable essentielle est la reconnaissance et la concrétisation du droit du peuple palestinien à un État indépendant et viable à côté de l’État d’Israël

 

 

4.       Les travailleurs devraient croire au « dépassement » possible de l’Union Européenne

 

Some remarks concerning the creation of the Party of the European Left

Le PGE demande une autre Europe

La Gauche Européenne critique le capitalisme: elle est anticapitaliste et a pour but une transformation des sociétés au-delà du règne du capitalisme.

Working Group on Economic Policy

Les premiers projets (du groupe de travail) sont : (…)

À l’occasion du sommet européen à Bruxelles les 20 et 21 mars la publication d’un document de discussion/propositions de la Gauche Européenne relatif à une réforme du Pacte de Stabilité de l’UE en relation avec une réorientation complète du rôle de la Banque Centrale Européenne visant à l’introduction de nouveaux critères de développement économique, en particulier du « plein emploi » et de la « sécurité sociale ».

Manifesto of the Party of the European Left

Ceci donne une nouvelle impulsion à une politique de transformation.

Nous voulons bâtir un projet pour une autre Europe et pour donner un autre contenu à l’UE : autonome par rapport à l’hégémonie US, ouverte vers les pays du Sud, alternative au capitalisme dans son modèle social et politique, active contre la militarisation croissante et la guerre, en faveur de la protection de l’environnement et du respect des droits de l’homme, y compris les droits sociaux et économiques. Nous sommes pour le droit d’être ressortissant pour tous ceux qui vivent en Europe.

Nous voyons la nécessité d’une transformation sociale et démocratique de l’Europe solidement ancrée.

Confrontés à la récession et à la croissance du chômage, le « Pacte de stabilité » et les orientations de la Banque Centrale Européenne doivent être mis au défi d’œuvrer à une autre politique économique et sociale et à des priorités sociales en faveur du plein emploi et de la formation, des services publics et d’une politique courageuse d’investissement, pour l’environnement.

Nous disons qu’une autre Europe est possible.

Political Theses

The European Left: Building Alternatives

Les élections Européennes de 2009 sont une opportunité importante pour la Gauche Européenne afin de politiser le défi sur les questions Européennes et pour introduire un changement de direction dans l’Europe.

Nous devons développer des actions sociales, culturelles et unifiées ensemble avec les gens, à même de prendre la tête des luttes pour la transformation sociale dans le cadre des conditions actuelles.

Les critères de Maastricht, qui sont encore les bases de la politique économique, continuent d’être une camisole de force restreignant  les acquis sociaux et politiques. Cette fonction limitante est également celle du pacte de stabilité et des critères monétaristes rigides de la Banque Centrale Européenne.

L’Europe que nous voulons et pour laquelle nous luttons est une Europe sociale.

Stickers

Oui, nous pouvons changer l’Europe !

Plateforme du Parti de la gauche européenne pour les élections au Parlement européen de 2009

Les élections européennes de juin 2009 vont offrir une occasion de changer les fondations de l’Union européenne

l’Union européenne est à la croisée des chemins :

(…) elle se tourne vers une option de développement durable et de justice sociale,

Ce choix est entre les mains des peuples.

Le PGE mène son action en confrontation avec les partis conservateurs et libéraux, les partis sociaux-démocrates et Verts dans les pays membres et avec les partis politiques européens correspondants qui s’accrochent à la logique de la politique européenne actuelle.

Il est nécessaire de refonder l’Union européenne sur la base de nouveaux critères capables de faire passer le peuple et les droits avant les profits.

Le crédit doit être redirigé en faveur des secteurs productifs de l’économie et des collectivités, de l’emploi, des priorités sociales et environnementales, depuis les villes et les régions  jusqu’au système de la Banque centrale européenne.

Pour cette raison, le rôle de la Banque centrale européenne doit être changé, à partir du critère de l’emploi et du développement social et écologique, au moyen d’un abaissement sélectif de ses taux d’intérêts.

L’Union européenne doit s’ouvrir à la participation démocratique de toutes celles et tous ceux qui y vivent

changez l’Europe maintenant !

 

 

5.       La raison d’être du PGE : être intégré à l’Union Européenne et aux institutions du capital mondial

 

Some remarks concerning the creation of the Party of the European Left

(Au cours de la création du PGE) les partis de Gauche participant formulèrent des buts communs et des idées clés pour une Europe sociale, écologique, démocratique, pacifique et basée sur la solidarité ainsi qu’une esquisse de buts communs pour leur coopération dans le cadre de l’Union Européenne.

Lothar Bisky (président du PGE) exprima le besoin de penser au-delà des formes préexistantes de coopération parlementaire au sein du Parlement Européen et du Forum de la Nouvelle Gauche Européenne (NELF), et de concevoir de nouvelles modalités de travail politique en commun, indépendantes de la façon dont les partis individuels déterminent leurs liens avec l’Union Européenne et les étapes d’intégration mises en place pour eux.

La Gauche, si elle veut canaliser sa résistance contre la démolition de l’État-providence et de la démocratie vers des alternatives politiques, doit s’exprimer d’une manière unique à l’échelle Européenne et développer des propositions nécessairement concrètes et alternatives pour une Union Européenne différente, et à la fois une Europe différente.

Pourquoi ne devrait-il pas (le PGE) trouver et déterminer le dénominateur politique commun – pas le plus petit, mais face à l’attaque de la destruction sociale néolibérale le plus grand – afin de réussir à exister comme une force politique indépendante, et, en même temps, comme un partenaire des mouvements sociaux, afin d’être reconnu comme un acteur capable d’influencer et de changer les politiques Européennes ?

Statute of the Party of the European Left

Article 4

Le siège social de la Gauche Européenne est fixé à Bruxelles.

Article 5

La Gauche Européenne a pour but de : (…)

  • Promouvoir un « travail Européen de relations publiques » qui soutient activement le développement de l’identité Européenne conformément à nos valeurs et nos objectifs ; (…)
  • Est à l’initiative de, prépare et soutient des initiatives à l’échelle Européenne de la Gauche Européenne et de ses partis – ensemble avec d’autres partis, réseaux de partis et ONG ;

Article 9

1. La Gauche Européenne s’efforce de coopérer étroitement avec les groupes parlementaires de la Gauche dans les autres instances et réseaux Européens.

Article 11

Un Congrès doit se tenir au moins six mois avant les prochaines élections au Parlement Européen.

Article 12

Le Congrès est formé de : (…)

Des invités et hôtes, incluant des membres des groupes parlementaires des partis de Gauche au Parlement Européen, aux Parlements Nationaux ou dans les autres instances, respectivement réseaux, Européens.

Article 21

Le Président doit réaliser les taches suivantes avec l’aide du Secrétariat : (…)

·          Entretenir dans le Parlement Européen et dans les autres institutions européennes/internationales etc le lien de la Gauche Européenne avec les Groupes Parlementaires dans lesquels il y aura des députés de partis de Gauche.

Article 23

La Gauche Européenne se finance par les cotisations de membres, les dons et les subventions publiques.

Manifesto of the Party of the European Left

L’Union Européenne comme l’ensemble du continent Européen deviennent un espace de plus en plus important pour des politiques alternatives.

(…) le conflit israélo-palestinien, qui devrait être résolu conformément aux résolutions de l’ONU.

Le PGE répond aussi aux défis à propos des pays qui sont actuellement hors de l’UE – comme les États balkaniques et les autres États Européens de l’Est – causés principalement par leur transformation et donc par le dilemme naissant entre le développement indépendant et le ralliement à l’intégration Européenne capitaliste en tant que stratégie de moyen terme pour traiter tous les conflits internes aux sociétés en relation avec ces changements du passé et de maintenant. La Gauche Européenne est prête à s’unir avec toutes les forces démocratiques dans ces pays en faveur de la démocratie, de la paix et de la justice sociale, du développement social et économique et à renforcer les institutions démocratiques.

Nous voulons agir de façon que les institutions électives, le Parlement Européen et les parlements nationaux comme les comités représentatifs (le Comité Économique et Social et le Comité des Régions) aient plus de pouvoirs d’action et de contrôle.

Nous lutterons sans rémission pour élargir l’action, la participation et le contrôle des citoyens à tous les niveaux et à chaque étape de la construction de l’Europe.

Les Forums Sociaux ont été des moments essentiels de débat, de confrontation et d’élaboration d’alternatives populaires et civiques à la présente Europe néolibérale.

Nous promouvrons un rôle renforcé du Comité des Régions [« Le Comité des régions (CdR) est l'assemblée politique qui fait entendre la voix des collectivités territoriales au cœur même de l'UE »] et du Comité Economique et Social en tant qu’organes institutionnels substantiels de politique démocratique et régionale dans l’UE, prenant part dans la procédure de décision des institutions Européennes.

Political Theses

The European Left: Building Alternatives

Le défi est de procurer des réponses nouvelles et concrètes pour l’avenir de l’Union Européenne, de l’ensemble du continent et du monde.

(…) les citoyens de l’Europe (…)

Le Parti de la Gauche Européenne a été créé par la volonté de parties politiques qui proposent une transformation sociale et démocratique, et des alternatives aux politiques néolibérales, grâce à notre engagement actif dans l’arène institutionnelle et dans divers mouvements alternatifs.

Nous voulons que le Parlement Européen – la seule entité qui représente la souveraineté populaire dans l’ordre institutionnel actuel de l’Union – et les parlements nationaux agissent réellement eu égard aux décisions concernant l’avenir institutionnel et politique de l’Europe.

Les politiques néolibérales ont besoin que soit réduit l’essence de la démocratie – c’est-à-dire le pouvoir de décision des institutions représentatives des gens (parlements, conseils, etc.).

L’Europe peut faire la différence.

Le Parti de la Gauche Européenne est donc en faveur d’une stratégie intégrée pour le développement durable et la solidarité.

En définitive, la dimension institutionnelle du développement durable signifie plus de droits de participation et d’opportunités pour les gens, le renforcement de réseaux et une coopération plus étroite parmi les institutions. La stratégie intégrée peut être mise en pratique en combinant des objectifs engageants au niveau de l’UE, des programmes d’action et des mesures, un cadre réglementaire commun dans tous les domaines politiques correspondants tels que la recherche scientifique ou les politiques régionales, en établissant des liens par l’UE et les États-membres.

Nous voulons des politiques fiscales et financières Européennes coordonnées,

S’il n’y a pas de réglementation Européenne alors la compétition économique interne, les forces du marché débridées et le développement inégal des normes sociales, salariales, fiscales et écologiques intensifieront d’autre part le déclin.

Nous demandons:

(a)     une politique industrielle et de recherché Européenne active en lien avec un secteur public Européen capable de réaliser des synergies avec le secteur privé;

(b)     une réforme de l’actuel système de l’Union Économique et Monétaire qui place la Banque Centrale Européenne sous un contrôle démocratique.

Le budget de l’UE devrait être augmenté pour faire face aux futurs défis de la restructuration socio-économique et écologique du modèle économique,

L’Europe doit mettre en œuvre un nouveau modèle de coopération

Il est inacceptable que l’Europe soit encore incapable d’agir sur la scène internationale avec une voix forte

Le soutien et la promotion d’une conférence permanente de paix, de coopération et de sécurité au Moyen-Orient, du type de l’OSCE [Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe], pourrait être une telle contribution Européenne.

L’Europe et l’UE peuvent et doivent jouer un rôle différent en faveur d’un ordre mondial basé sur la prééminence de la loi internationale et de la Charte des nations Unies,

La Gauche Européenne est favorable à une politique internationale et un ordre mondial basés sur la suprématie de la loi internationale

Nous sommes pour une PESC [Politique Étrangère et de Sécurité Commune] basée sur un concept de sécurité non-militaire multi-facette. Un système de sécurité pan-Européenne sur la base de l’OSCE est également nécessaire

L’Union Européenne a une obligation spéciale de contribuer à la paix de l’ensemble du continent.

Nous voulons vraiment que l’Union européenne soit un facteur actif dans un système multilatéral de relations internationales,

Un tournant politique réel doit être basé sur la reprise de nouvelles négociations conformément aux résolutions des Nations Unies.

Depuis trop longtemps, l’Europe échoue à surmonter son incapacité à jouer un rôle actif basé sur la loi internationale,

L’Europe doit jouer un rôle central dans l’approbation du post-Kyoto,

Budget 2007

Subvention du parlement Européen        524.251,22 €  [75 % des recettes]

Total Recettes PGE                                 699.745,22 €

Plateforme du Parti de la gauche européenne pour les élections au Parlement européen de 2009

L’expression démocratique des peuples doit être respectée dans un nouveau processus démocratique basé sur une participation active des peuples et des parlements nationaux et européen. La démocratie participative et les pouvoirs des parlements doivent être renforcés par des lois légalisant les pétitions populaires, l’élargissement des codécisions et les relations entre les parlements nationaux et le Parlement européen.

il est important que l’Union européenne respecte le droit international

Le Parti de la gauche européenne exige que cette Europe soit une Europe pacifique et citoyenne dont les économies soient socialement et écologiquement durables, une Europe féministe

La taxe Tobin peut être l’outil de financement d’initiatives industrielles innovantes dans les secteurs indiqués par les agences internationales de l’ONU, destinées à réduire les émissions nocives pour la planète et à augmenter le nombre des emplois. Ce fonds européen devrait être en conformité avec les directives et les programmes du Parlement européen : une sorte de « new deal vert »  établi par lui.

Nous sommes en faveur du développement immédiat et cohérent d’un nouveau traité international conforme au 4e rapport de la Commission intergouvernementale sur le changement climatique et s’insérant dans le plan d’action de l’Union européenne 2007-2009. Nous exigeons la mise en application pleine et entière des obligations promises et signées par l’Union européenne dans tous les domaines des politiques énergétiques et climatiques.

les subventions dans le cadre de l’Union européenne devront être limitées aux secteurs favorisant l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Nous sommes opposés à toute réforme de la Politique agricole commune de l’Union européenne qui mettrait en cause les politiques agricoles publiques.

Nous appelons la société civile en Europe et l’Union européenne à jouer leur rôle

une menace pour la souveraineté de l’Europe,

La politique commerciale internationale de l’Union européenne doit être conçue pour apporter des réponses adéquates

Le PGE se prononce en faveur de l’élargissement ultérieur de l’Union européenne

l’Union européenne. Quant à celle-ci, elle doit être politiquement et économiquement en état de prendre les mesures d’élargissement.

L’éducation publique européenne doit être enracinée dans les principes et les valeurs qui définissent les caractéristiques essentielles de la culture européenne.

La participation directe aux processus de décisions doit être rendue possible, selon l’exemple de l’Agora citoyenne introduite par le Parlement européen, comprenant des référendums organisés aux niveaux européen et national sur des décisions primordiales de l’Union européenne. Les institutions de celle-ci (Conseil, Commission, Parlement) doivent s’ouvrir à la participation des sociétés civiles, lesquelles doivent avoir la possibilité de contrôler leurs décisions.

We refuse to foot the bill!

(…) un renforcement substantiel du budget des programmes d’investissement Européens promouvant l’emploi dans des domaines sociaux et environnementaux. L’Europe doit avoir un budget d’au moins 3 % de son PIB à partir de 2013. La phase transitoire doit débuter dès 2009.

 

 

6.       La direction mutante du PCF et le PGE craignent … la lutte de classe des travailleurs

 

Political Theses

The European Left: Building Alternatives

Les choix néolibéraux définis par Maastricht ont provoqué une érosion des conditions matérielles de vie de larges secteurs de la population, conduisant à une crise de rejet de l'intégration Européenne. Cette crise est due à la non-viabilité d’un modèle économique, écologique, patriarcal et social qui produit des inégalités intolérables, un désastre environnemental, la précarité au travail et dans la vie. Elle n’est pas en mesure de dénouer les nœuds politiques qui se trouvent à la base de la crise de cohésion sociale et politique sur le Vieux Continent. L'ancien pouvoir politique ne peut résoudre ces problèmes, car ils continuent de pratiquer la politique de Maastricht. Cela crée un vide politique. Les vieux pouvoirs politiques ne peuvent résoudre ces problèmes parce qu’ils continuent à mettre en pratique les politiques de Maastricht. Cela est en train de créer un vide politique. Ce vide et l'absence de perspectives de changement pourrait engendrer la victoire de projets néo-populistes basés sur un mélange d’éléments xénophobes et racistes avec le néo-libéralisme.

La condition pour une meilleure acceptation de l’UE par ses citoyens est plus d’occasions de participer.

Le processus de l’intégration Européenne devient plus lent et plus contradictoire.

La “vieille” contradiction facilement comprise entre le Capital et le Travail est balayée par de nouvelles aspirations et contradictions entre les sexes, les générations, les cultures, les groupes ethniques et surtout par une conscience nouvelle de l’interrelation entre l’humanité et l’environnement.

La crise de légitimité des politiques met en danger le processus d’intégration Européenne.

(…) toute opération ayant pour but d’exclure les gens de la ratification du traité sera non seulement intolérable, mais également dangereuse pour l’avenir de l’Union Européenne.

 

 

7.       Lier les travailleurs, en premier lieu leurs syndicats, aux institutions du capital mondial

 

Statute of the Party of the European Left

Article 21

Le Président doit réaliser les taches suivantes avec l’aide du secrétariat (…)

représenter la Gauche Européenne lors des contacts avec les représentants d’organisations et d’institutions, y compris les autorités de l’UE, les syndicats, les organisations non-gouvernementales et associations.

Manifesto of the Party of the European Left

Nous sommes en faveur non seulement de la défense des droits des travailleurs et des syndicats contre toutes les formes de discrimination, mais en faveur de l'extension des droits des travailleurs, y compris pour les chômeurs et les travailleurs dans des emplois précaires, de la démocratie sur le lieu de travail et dans la vie économique , à tous les niveaux, y compris celui de l'Europe.

Dans l'UE, des intérêts divers sont en conflit les uns avec les autres. Pour nous, cela crée un nouvel espace politique pour la lutte de classe et pour la défense des intérêts des travailleurs et de la démocratie, de la société Européenne avec ses organisations et institutions et, parmi elles, le Parlement Européen.

 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 20:13

Lien vers un article d'avril dont les questionnements sont toujours d'actualité à l'occasion du congrès de transformation de la LCR en NPA.

Alain, Olivier, votre démarche vise-t-elle à construire un nouveau « grand » parti anticapitaliste ou à participer à détruire le PCF ?

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 21:32

L’Huma ne doit pas cesser d’être l’Huma par Henri ALLEG - à l'occasion du 20001ème numéro de l'Huma depuis la Libération, le 2 février 2009

 

Il m’est difficile de dire, en peu de mots et en évitant les simplifications extrêmes, ce que fut pour moi, des décennies durant, d’Humanité. D’abord, le journal du Parti communiste, porteur de son idéal, porte-parole des travailleurs dans leurs confrontations de classe avec les exploiteurs et, bien au-delà, exprimant, depuis sa création, l’aspiration profonde à la naissance d’une société nouvelle, fraternelle des hommes de progrès en France et partout ailleurs. Comme, à partir de là, aurait-elle pu, sans abandonner sa raison même d’exister, être autre chose que le journal de l’antifascisme, de la Résistance, des combats anticolonialistes, de la défense du véritable idéal socialiste ?

Et c’est justement cette angoisse profonde de voir l’Huma cesser d’être l’Huma que nombre de mes camarades de toujours ont comme moi ressentie au cours de ces dernières années. Comment accepter sans s’indigner d’entendre proclamer que ce journal auquel tant de militants avaient donné le meilleur d’eux-mêmes, pour certains jusqu’à lui sacrifier leur vie, gagnerait à ne plus être un organe communiste mais un « quotidien comme les autres » ? Un journal qui « comme les autres », devrait répondre à son compte stupidités, déformations historiques et calomnies contre les régimes socialistes et qui, « comme les autres », mènerait – aux applaudissements de Bush et consorts – une permanente campagne contre la révolution cubaine ? Non, ce n’étais pas là l’Humanité que j’aimais, l’Huma des travailleurs de France, frères de tous les exploités et tous les opprimés du monde. Une Huma que je voudrais continuer à retrouver comme lorsqu’elle fait sienne la défense des revendications ouvrières contre Sarkozy et ses alliés d’une fausse gauche ou comme lorsqu’elle dénonce les crimes dont se rendent coupables les dirigeants israéliens et se place courageusement – sans craindre de se distinguer des « autres » - aux côtés des Palestiniens au combat pour leur droit à l’existence.  

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 21:16
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 20:11

Monnaie unique ou monnaie commune ?


La politique économique et sociale de la France est encadrée par les règles de l’union monétaire qui découle de la philosophie de l’Acte unique : un marché unique, une monnaie unique. L’Europe politique est conçue comme un vaste marché au sein duquel les capitaux ont toutes libertés de mouvement. Les statuts de la BCE ont été organisés autour de deux principes fondamentaux 1°) la lutte contre l’inflation 2°) son indépendance politique. La politique monétaire européenne qui repose uniquement sur la BCE n’a pas à se préoccuper de l’emploi ni de la croissance qui sont du ressort des Etats. En revanche elle définit les conditions dans lesquelles les budgets nationaux doivent être gérés afin de préserver la stabilité monétaire. De ce fait les dépenses socialisées des Etats sont conditionnées par la politique monétaire de la BCE qui épouse les seules exigences de profit du capital. La lutte contre l’inflation consiste en l’écrasement des coûts salariaux, la lutte contre les déficits publics consiste en la compression des dépenses sociales.

L’euro, est l’arme de cette politique. Il n’est pas autre chose qu’un élément de rivalité entre puissances capitalistes pour une captation du capital financier. L’euro peut il être utilisé à la croissance et au développement de l’emploi productif ? Oui, affirme le PCF, s’il est mis fin à l’indépendance de la BCE. Mais, demander un contrôle politique de la BCE, n’est ce pas s’engager dans le fédéralisme ? Une banque centrale devant intervenir en permanence ne peut être que sous le contrôle d’une autorité politique qui en Europe reste à définir. Ceci n’a de sens que si l’Europe peut élaborer une politique économique commune, en clair si elle devient un Etat fédéral. Mais, l’Europe politique est une association d’Etats qui ont chacun leur histoire, leur langue, leur organisation propre. La liberté de mouvements du capital au sein de l’espace européen n’efface nullement les Etats et les stratégies qui leur sont propres. Il n’y pas de capitalisme sans Etats ! C’est l’Etat qui définit les conditions de l’exploitation et qui aide les groupes capitalistes nationaux à concurrencer ceux des autres Etats. Les stratégies économiques de chaque Etat dépendent de leurs groupes industriels et de leur zone d’influence héritées de l’histoire. Les dissensions entre la France et l’Allemagne concernant la gestion de la crise financière montrent que l’Allemagne ne tient pas à ce que les autres pays européens mettent leur nez dans la façon avec laquelle l’Etat Allemand gère la crise financière.

La France doit retrouver la maitrise de son économie. Il faut relancer l’emploi productif seule source de richesses, pour cela les stratégies des groupes industriels ne doivent plus être déterminées par leurs stratégies de profit. Il ne peut y avoir de solution à la crise sans une maîtrise pleine et entière des circuits de financements, ce qui implique le contrôle des mouvements de capitaux. La France est malade de l’austérité, il ne peut y avoir de relance de l’économie sans développement du marché intérieur, sans développement de la consommation. Cette relance implique de développer les productions nationales et de relocaliser les productions.

Il ne peut y avoir de politique économique nationale avec une monnaie unique. La socialisation des richesses en faveur du salariat implique de revenir aux monnaies nationales. La monnaie nationale permet le contrôle politique de la banque centrale nationale sans lequel il ne peut y avoir de contrôle des mouvements de capitaux. La monnaie nationale permet le contrôle des groupes privés par l’Etat.

Le volume des échanges commerciaux et des transactions bancaires nécessitent une monnaie commune. Avec la monnaie commune se pose les problèmes des disparités entre devises, des différences de productivité entre économie. Une monnaie est forte parce qu’elle est d’abord est un moyen de paiement des marchandises produites par le pays émetteur de cette devise. La faiblesse du Franc par rapport au Mark n’a cessé d’être le reflet de la structure moins productive et plus financière du capitalisme français comparée à celle de son concurrent allemand. Ce différentiel entre économies est l’amorce des mouvements spéculatifs sur les monnaies. La réintégration des pouvoirs de décision monétaire dans le cadre national, permet au mouvement de lutte de peser sur les mécanismes fondamentaux des différentiels de parité entre devises, de modifier les critères du crédit, de changer les stratégies des entreprises et donc de socialiser les richesses. De même la prééminence du dollar, monnaie de la mondialisation capitaliste, ne peut être mise en cause par une hypothétique monnaie mondiale, mais par l’établissement de monnaies communes de zone entre pays de productivité voisine. Ces monnaies communes permettent aux pays y participant d’organiser des zones économiques non soumises au système dollar. Ce processus est en cours en Asie, en Amérique du sud et dans la péninsule arabique.


Gilles Mercier

PCF Vitry

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 18:48

Voici l’interview de Fosco Giannini, dirigeant du Prc, dans le numéro du 22 janvier de Rinascita. Giannini est directeur du journal L’Ernesto, qui est aussi un courant du Prc regroupant les éléments les plus déterminés à reconstituer l’unité des communistes dans un vrai parti communiste, de lutte de classe. L’interview est antérieure à la scission officielle des Vendoliens. Néanmoins, puisqu’elle planait depuis le début du mois, l’interview de Giannini centrée autour de cette question reste entièrement pertinente. (traduction AC pour vivelepcf)



Maintenant il est indispensable de s’unir

« Un parti à la hauteur de notre temps »

Rifondazione s’est trouvée dans les dernières semaines dans l’œil du cyclone à propos des polémiques autour de Liberazione. Quels sont les vrais termes de cette polémique?

 

La polémique sur le changement de directeur était tout simplement ridicule. La démission de Sansonetti était inévitable pour au moins trois raisons: l’énorme chute des ventes (de 12.000 exemplaires quotidiens, sous la direction de Sansonetti on est descendu aujourd’hui sous la barre des 6.000 exemplaires), l’endettement immense (sous la gestion de Sansonetti chaque jour que Liberazione sortait, on perdait 16.000 euros et le parti s’est trouvé dans la necessité de boucher un trou de plus de 3 millions d’euro), le choix d’utiliser le quotidien pour s’opposer à ce qui est la ligne politique depuis le dernier congrès du parti. Sur ce dernier point je veux rappeler qu’au congrès la ligne d’autonomie communiste de Rifondazione a gagné, tandis que de juillet à janvier Liberazione a chaque jour soutenu qu’il fallait dépasser le Prc: une schizophrénie qu’aucun groupe dirigeant ne pourrait supporter, dans aucun parti. En plus, nous avons été victime d’une accusation violente de la part du camp vendolien envers toute la majorité : l’accusation de stalinisme. Je la considère non seulement comme un gros mensonge, mais aussi comme une recherche désespérée d’un casus belli, sachant que la scission a été préparée depuis longtemps. La minorité ne reconnaît pas la légitimité de la victoire au congrès et s’oppose résolument au projet de relance de l’autonomie communiste. A la direction nous avons assisté à d’innombrables interventions non argumentées, dans une ambiance surréaliste. Le débat semblait se focaliser sur qui était staliniste ou non, éludant tous les vrais problèmes du Prc. De plus, je voudrais rappeler que les réflexions de Togliatti sur le stalinisme sont encore d’actualité, quand il affirmait que mettre toutes les fautes sur le dos de Staline, tout en évitant une analyse générale, risquait de faire croire que personne d’autre n’avait commis de faute. Et je fais cette référence tout en étant convaincu que discuter aujourd’hui du stalinisme à Rifondazione est tout aussi, si ce n’est plus, fou que surréaliste.

 

Quel jugement portes-tu sur la nomination de Dino Greco comme directeur de Liberazione?

 

Les camarades de l’Ernesto ont appuyé totalement le choix de Dino Greco, qui pendant des années a collaboré à notre revue y apportant une grande contribution. C’est un représentant de la gauche de la Cgil, d’une grande culture, inhabituelle pour un dirigent syndical. Il s’est engagé sur les thèmes de la lutte des classes, de la place centrale à accorder au travail, de l’immigration, contre l’industrie de guerre. Nous sommes certains qu’il saura maintenir le débat ouvert et dépasser la malhonnêteté apportée par Sansonetti à Liberazione.

 

Dans la réunion de votre direction, une grande partie des dirigeants vendoliens a confirmé leur l’abandon du parti. Pouvons-nous affirmer que la scission est explicitement en marche?

 

La scission est déjà actée depuis très longtemps et, comme je l’ai dit, la rupture sur Liberazione et l’accusation de stalinisme ont été deux tentatives de trouver un casus belli. Maintenant c’est possible qu’ils tentent de faire le plus de mal possible au parti, avec une scission par étapes. D’abord un groupe conséquent de dirigeants sortira, puis Bertinotti déclarera qu’il ne reprendra pas sa carte, enfin nous aurons des scissions d’une fédération, puis d’une autre, et ainsi de suite. Bref, une tentative de couper en morceaux, progressivement, le parti. Le groupe des vendoliens qui est resté au parti continuera la bataille en concertation avec l’extérieur. Ils ne sont pas autonomes du projet des scissionistes.

 

Quelles perspectives vois-tu pour ceux qui quittent Rifondazione?

 

Ils ont l’avantage d’avoir un soutien massif de la part des médias, mais leur projet est faible. Je perçois chez les vendoliens de grandes difficultés d’ordre stratégique, entre hésitations et divisions au sein même de leur groupe. Ils ont des problèmes énormes d’identité, théorique et politique. Ils citent comme référence la Linke allemande, mais en Italie nous avons une toute autre histoire. Quel est leur « bloc social », les classes sociales auxquelles ils se réfèrent? A quel courant de la tradition politique italienne appartiennent-ils? Ils disent être ni communistes ni sociaux-démocrates, mais alors que sont-ils? Peut-être réussiront-ils à s’unir avec Fava [dirigeant de la Gauche Démocrate], Belillo [représentante de la minorité du Pdci partageant la démarche de Vendola] et quelques représentants des Verts, mais avec le risque de compter peu sur le plan électoral et en terme de perspective politique. Pour ces raisons, il est probable qu’ils seront fatalement attirés par le Pd ou d’Alema, dans le cas où ce dernier pousse ses désaccords avec la direction du Pd jusqu’à créer une nouvelle formation « socialiste ».

 

A ce moment-là, l’idée que Rifondazione et le Pdci se présentent ensemble aux prochaines élections européennes devient-elle plus réaliste?

 

Il y a une nécessité absolue de faire prévaloir l’unité sur la dispersion et cela sans compter sur un éventuel seuil de barrage aux européennes. Nous nous battrons clairement à l’intérieur de Rifondazione pour se présenter aux élections avec un seul sigle communiste. Et il ne s’agit pas de faire tout de suite un nouveau parti, on ne crée pas de parti juste parce qu’il y a une échéance électorale. De plus, Rifondazione risque d’aller aux européennes dans une situation très difficile, ayant à supporter le poids d’une scission très douloureuse sur les épaules qui s’ajoute à la défaite écrasante d’avril : le groupe dirigeant de Rifondazione aurait de grandes difficultés à expliquer pour quelles raisons on repousserait l’impulsion unitaire du Pdci.

 

Voilà, ma question est justement celle-ci : quels seraient, aujourd’hui, les raisons pour dire non à la réunification du Prc et du Pdci?

Dans une partie du groupe dirigeant de Rifondazione il y a une objection fragile, mais qui touche à un sens commun diffus dans le parti. Selon cette objection, le Prc aurait enclenché un grand projet innovant, contrairement au Pdci. Il s’agit d’une objection fragile car, après dix ans de séparation, il est tout à fait évident que le Prc ne peut pas seulement se vanter de ses innovations, mais voir ses côtés contradictoires. Nous avons su créer un rapport fructueux entre le parti et les mouvements, mais nous avons aussi entamé avec Bertinotti une « décommunistisation » du parti, avec la thèse que le communisme serait seulement une « tendance culturelle ». Nous n’avons pas seulement innové, nous avons aussi produit des éléments d’anti-communisme. Donc, aujourd’hui le Prc n’est pas une jeune vierge, nous aussi nous avons des responsabilités. Je retiens que le Pdci a fait beaucoup d’erreurs, il a eu une dérive institutionnaliste, en en payant le prix sur le plan de la lutte de classes. Toutefois, il n’a jamais abandonné ses positions anti-impérialistes, son identité communiste, et dans la dernière phase il a rectifié nettement sa ligne, à partir du dernier congrès. Aujourd’hui le Pdci met à disposition ses forces pour relancer le projet d’un parti communiste qui reprendrait les orientations premières de Rifondazione : je veux parler de la dialectique entre lutte de classes, mouvement social et recherche théorique ouverte pour construire un parti communiste à la hauteur de notre temps. Les différences entre nous sont secondaires par rapport aux problèmes causés par la division des communistes.

 

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 10:32

Parti Communiste Français

Section Halles-Bourse,

Paris 1er e t2ème arrondissements

62, rue Montmartre 75002 Paris

Tél : 01-42-36-64-14

Mail : paris1et2@rougesvifs.org

 

Scandaleuse agression contre notre local du 62 rue Montmartre

 

Hier mercredi 28 janvier, vers 14h, deux de nos camarades, dont Simonne Goenvic,

secrétaire de section récemment réélue, ont constaté que la serrure du local des communistes des Ier et IIe arrondissements, 62 rue Montmartre, avait été forcée et changée, puis que la porte donnant accès au bureau contenant le matériel informatique avait été fracturée. D’après les témoignages des voisins, cette dégradation aurait été l’œuvre de deux hommes, vers 8h le matin.

Le soir même, Simonne Goenvic a trouvé sur son répondeur personnel un message de

Patrice Bessac, secrétaire de la fédération de Paris du PCF et responsable national de ce parti.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce message semble être une revendication de la déprédation. Patrice Bessac paraît s’y réclamer d’un mystérieux secrétaire de section, mystérieusement désigné, dont nous ne savons qu’une chose : il n’a jamais à notre connaissance figuré parmi les adhérents de la section Halles-Bourse Ier-IIe.

Ce local a été acheté voici plus de trente ans par les adhérents de la section du IIe

arrondissement. La totalité des frais pour son entretien ou liés à la copropriété ont été pris en charge par cette section, puis, après sa fusion avec celle du Ier, par la section Ier-IIe. Les choix politiques faits depuis l’ont été collectivement, dans une continuité indéniable, et jusque là reconnue par la fédération de Paris du PCF, de congrès en congrès. Que l’ensemble des locaux du PCF à Paris aient été regroupés dans le cadre d’une société anonyme (dont la construction juridique semble d’ailleurs incertaine) ne saurait justifier qu’on en conteste la propriété à ceux qui utilisent ce local depuis plus de trente ans et assument tous les frais qui y sont liés après avoir financé son achat.

Il faut également préciser que, même si la prétention de Patrice Bessac d’agir en tant

que propriétaire des lieux était fondée, ce qu’elle n’est certes pas, cela ne l’autoriserait en rien à mettre dehors par effraction et changement des serrures, sans aucune procédure ni même un simple préavis, leurs occupants légitimes et reconnus depuis plus de trente ans. Ce sont là des méthodes que tout communiste condamne justement quand il s’agit de bailleurs privés. Ce sont là des méthodes de voyou, qui doivent être traitées comme telles.

Un précédent nous conduit d’ailleurs à douter que ce soit de politique et de positions

politiques qu’il s’agisse. Au printemps 2006, une opération assez semblable a été menée contre la section du XIVe arrondissement : un secrétaire de section semblant tombé du ciel a été proclamé contre la majorité constatée des communistes de l’arrondissement. Nos camarades ont accepté de partager leurs locaux avec cette section parachutiste. Deux ans plus tard, ce « secrétaire de section » se faisait élire Conseiller de Paris… dans le XVIIIe arrondissement et la fédération annonçait la mise en vente des locaux, à son profit exclusif.

Rien ne nous permet d’exclure que ce soient là ses projets pour le 62 rue Montmartre. Il ne s’agirait pas alors seulement de mettre en cause les choix politiques légitimes, exprimés conformément aux statuts successifs du PCF, des occupants légitimes du local, mais surtout de mener une juteuse opération immobilière en s’appropriant pour le vendre un local financé par des communistes pour mener une activité communiste.

Nous devons enfin constater que, quelle que soit l’ampleur de nos désaccords politiques

avec la fédération de Paris du PCF, nous sommes surpris, navrés, atterrés, de voir quelles étaient les préoccupations et activités de son secrétaire à la veille de la grande mobilisation du 29 janvier.

Bien évidemment, nous déposerons plainte, et donnerons à la police tous les éléments en notre possession susceptibles de lui permettre d’identifier les vandales et leurs éventuels commanditaires.

Nous comptons sur la solidarité de tous les communistes, de tous les progressistes attachés à une certaine éthique de l’activité politique impliquant le respect de l’engagement militant.

 

Le 29 janvier 2009.

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 07:46

La rupture est consommée au Prc, après une rencontre de la minorité du Prc autour de Nichi Vendola à Chianciano le 24 janvier, ces derniers ont décidé de faire scission et de créer leur parti politique, la Refondation pour la Gauche. Les masques tombent, et le journaliste de la Stampa a beau jeu d’ironiser sur « ce petit train » au slogan berlusconien et à la rhétorique anti-communiste; un œil sur Obama, un autre sur D’Alema.

Article de la Stampa du 25 janvier 2009 (publié sur le site de l’Ernesto - traduction AC pour vivelepcf)

Il aura comme slogan « La Gauche des libertés », une petite étoile dans son logo

La scission de Vendola donne naissance à la nouvelle mini-Rifondazione

Ferrero prédit leur sort : « ils vont vers la droite, ils seront des auxiliaires du Pd »

            Le slogan est efficace quoique berlusconien : « La gauche des libertés ». C’est ainsi que Nichi Vendola a appelé ce qui depuis hier n’est plus un vœu pieux, mais, comme dans la publicité bien connue « une réalité solide ». Oh, pas si solide que ça étant donné que personne ne sait exactement où il ira se loger, et ne saisit encore combien seront ceux qui partiront pour la nouvelle aventure. Tout de même, on dit que deux-tiers de la désormais ex-minorité de Rifondazione ont fait leur valises tandis que les autres, tout en partageant le projet de donner vie à une nouvelle gauche (qui devrait s’appeler juste La Gauche) avec Fava et Mussi[1], et une fraction des Verts, resteront encore un peu au Prc de Ferrero. Qui sait si demain, ils ne rejoindront pas leur camarades ou peut-être si les choses devaient tourner mal, ils resteront sous le toit de la vieille maison.

             Mais on verra cela plus tard, maintenant que le train, ou plutôt le petit train, est parti. Avec un de ses long discours, plein de références historiques et de suggestions, Vendola a expliqué pourquoi ce n’était plus possible de rester dans un parti, que lui-même avait contribué à fonder, devenu désormais un « refuge identitaire » qui utilise le communisme « comme une idole » pour se protéger d’on ne sait quoi. Au contraire, c’est le raisonnement du gouverneur des Pouilles, il ne faut pas s’abriter derrière des discours idéologiques mais nager en pleine mer, avec un œil vers Obama « qui a déjà changé le monde » et un œil vers ce qui pourrait arriver dans l’avenir immédiat en Italie, dans la gauche italienne. Voilà pourquoi les scissionnistes n’ont aucune intention de construire un nouveau groupuscule, pour l’instant ils se limiteront à chercher d’exister en nouant des ententes organisationnelles et peut-être électorales (le spectre des européennes plane). Qui plus est, ils n’ont pas d’argent, de sièges, de structures, pratiquement rien. L’ancien responsable à l’organisation de Rifondazione sous Bertinotti et Giordano, Ciccio Ferrara explique : « On a négocié sur rien avec Ferrero, mais on ne bougera pas des fédérations qui choisissent de rester avec nous, même s’il n’y en aura pas beaucoup ». Et le siège du parti? « Certains intéressés à notre sort se sont déclarés disponibles pour nous aider, nous avons déjà deux possibilités dans le centre de Rome. » Et qui est le bienfaiteur? Ferrara nous salue et rentre dans la salle.

            Mais la politique vient avant les affaires d’argent. Et ici on parle de politique, et on croit dans la politique. Par exemple, en regardant ce qui se passera au Parti Démocrate. « C’est évident que je crois (et espère) en une explosion du Parti démocrate, c’est-à-dire une décomposition suivie d’une recomposition de la gauche italienne », explique Rina Gagliardi, journaliste (Manifesto et Liberazione), deux ans sénatrice dans la dernière législature, une intime de Fausto Bertinotti. « C’est sûr que je serais contente si des cendres éventuelles du Pd naissaient deux nouvelles forces politiques, une de gauche et une du centre. C’est évident que nous devrions être très attentif à la première hypothèse, qui peut-être serait menée par D’Alema ». « Sur une hypothèse de ce genre, je signe des deux mains – ajoute Alfonso Gianni, ancien sous-secrétaire du gouvernement Prodi et lui aussi collaborateur proche de Fausto Bertinotti – Un beau parti social-démocrate avec nous dedans? Je signe. » Et Giordano à l’estrade : « La gauche peut renaître de la crise du Pd ».

            Mais pour le moment il s’agit seulement d’un espoir pour ne pas dire un rêve de cette toute nouvelle force politique qui s’appelle Rps (c’est-à-dire Rifondazione per la sinistra et elle a pour logo une petite étoile rouge). Un espoir qui a déjà reçu la ‘malédiction’ de Ferrero – « ils vont vers la droite, ils seront des auxiliaires du Pd » - et la bénédiction de Bertinotti, lequel a cependant voulu aussi soutenir ses fidèles qui restent au parti. Un jour ils se retrouveront ensemble, le leader historique en est sûr. Pendant ce temps, il écrit un livre avec Ritanna Armeni et la même Gagliardi, dont le titre, emprunté au poète grec et prix Nobel Konstantino Cavafis, veut tout dire : « Tu dois t’attendre à ce que la route soit longue ». De ce qu’on en sait, émerge une critique très dure de Prodi, « un homme qui s’accroche au pouvoir et est incapable de résister aux pressions des puissants ». Un de profundis sur l’expérience de l’Unione : « La formule du centre-gauche est morte là ». Et une autocritique sur sa présidence à l’Assemblée : « La tentative de peser sur la vie politique depuis ce poste s’est révélée illusoire ». Comment dire, si je pouvais revenir en arrière, je ne le referais pas.



[1] Deux dirigeants nationaux de la Gauche démocrate, scission du Parti démocrate

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 16:36

Ci-dessous des liens vers des tracts de différentes sections du PCF sur des sujets d'actualité. Il est apparu, à l'occasion du congrès, encore plus pressant d'échanger du matériel de propagande au niveau de sections, fédérations devant les insuffisances, non fortuites, de la "communication" nationale.
Nous invitons chaque lecteur communiste à donner son avis, amender ces tracts, à nous en faire parvenir de sa propre organisation.

Préparation du 29 janvier - situation politique:

TRACT DE RENTREE DE LA SECTION DU JARNISY

TRACT DE LA SECTION DE BEZIERS POUR LE 29

TRACT DE LA SECTION DE PARIS 15

Solidarité avec Gaza:

TRACT DE LA SECTION DE PARIS 15

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