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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:13

Comment l’UE continue de saigner les pays de l’est

 

La crise agit comme un révélateur. Les conséquences profondes des politiques commanditées par le capitalisme apparaissent. Le constat est particulièrement dur pour les pays d’Europe de l’est.

Les Etats-Unis et les grandes puissances de l’Union européenne se sont appliquées à détruire tous leurs acquis économiques et sociaux dans les années 90 en faisant miroiter à des peuples peu convaincus la perspective de l’adhésion à l’UE (et à l’OTAN). Elle est effective depuis le 1er janvier 2004, depuis 2007 pour la Bulgarie et la Roumanie.

Ces nouveaux membres de l’UE connaissent pour la plupart une sévère dépopulation, de nouveaux reculs sociaux. La crise vient montrer maintenant l’extrême fragilité de leurs économies et leurs extrêmes dépendances économiques et politiques.

Les actifs bancaires détenus par des banques étrangères atteignent l’équivalent de 49% (Pologne) à 146% (Estonie) du PIB de ces pays (85% pour la République tchèque, 88% pour la Hongrie).

Leur main d’œuvre qualifiée, quand elle n’a pas pris le chemin de l’exode, a été utilisée à bon marché pour satisfaire les marchés de l’ouest, notamment après délocalisation de nombreuses productions.

Aujourd’hui, la solvabilité des consommateurs de l’ouest chute et la production de l’est ne correspond pas aux besoins nationaux. Le revenu de ces pays s’effondre encore plus vite. Les débuts de faillites étatiques, une nouvelle explosion de la pauvreté sont déjà perceptibles.

 

L’UE a montré combien elle  est source d’échanges capitalistes mutuellement désavantageux pour les peuples.

 

Tout cela était entièrement prévisible. En tout cas pour des communistes.

Pourtant, en 2003, bien peu eurent en France à la fois la lucidité et le courage de s’opposer à l’élargissement de l’Union européenne.

A l’Assemblée nationale, seul Georges Hage, député communiste du Nord, doyen, avait annoncé son intention de voter contre. Empêché pour raison de santé, il ne trouva aucun collègue pour voter à sa place par procuration.

Au Sénat, seule contre tous, Marie-Claude Beaudeau, sénatrice communiste du Val d’Oise, vota NON, un NON qui devait trouver l’écho que l’on sait en 2005.

 

Nous reproduisons ci-dessous son intervention en séance publique, une analyse qui reste d’actualité et d’utilité politique :

 

Discours prononcé au Sénat par Marie-Claude Beaudeau, seule sénatrice, seule parlementaire communiste à avoir voté contre « l’élargissement » du l’Union européenne.

Le 10 décembre 2003

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, à vous entendre, les dix pays qui vont entrer dans l'Union européenne n'ont que des amis qui leur souhaitent la bienvenue. Pour ma part, amie sincère de ces dix pays, je ne peux pas leur souhaiter ce que je ne souhaite pas à mon peuple : l'Europe du capital ; je ne peux pas non plus leur souhaiter ce que j'ai toujours combattu et continue à combattre : les traités, directives et règlements européens qui font sa domination.

M. Dominique de Villepin ne tarit pas de références littéraires et humanistes, et je reconnais son talent pour donner avec lyrisme une dimension « historique » à cet élargissement.

Les textes sont plus prosaïques que ses discours. L'entrée dans l'Union européenne de dix nouveaux Etats, c'est leur entrée dans « un marché unique où la concurrence est libre et non faussée », c'est l'objectif prioritaire de l'Union européenne rappelé dès l'article 3 du projet de Constitution.

Vous insistez sur l'engouement populaire à rejoindre l'Union européenne. Rien n'est moins vrai. Le « oui » à l'adhésion a péniblement atteint 40 % des inscrits aux différents référendums, malgré le battage médiatique et le chantage au chaos orchestrés par les gouvernements.

En République tchèque, en dépit de l'ouverture des bureaux de vote pendant deux jours, la participation électorale fut à peine de 50 %, avec un quart de votes contre. L'un des deux seuls pays où le « oui » est majoritaire, de justesse, est la Lituanie , étrange démocratie où le parti communiste est interdit.

Pour les jeunes qui approuvent l'adhésion, la première motivation est de pouvoir s'expatrier à l'Ouest pour échapper à une vie quotidienne très difficile et à l'absence de perspective d'épanouissement individuel, après dix ans de restauration capitaliste.

On est loin de l'enthousiasme, vous le voyez !

Cet « acquis communautaire » - c'est ainsi que vous l'appelez - que ce traité leur impose de reprendre intégralement, ces peuples peuvent déjà voir à quoi il aboutit, comme ils savent le prix des sacrifices infligés au nom de l'adhésion.

L'expérience de notre peuple, depuis Maastricht, est parlante. Le nombre de chômeurs a augmenté de deux millions dans les pays des Quinze. La précarité de l'emploi s'est étendue comme jamais. Au nom de l'Europe, les services publics, les systèmes solidaires de protection sociale ont été largement démantelés, privatisés, les dépenses publiques et sociales sacrifiées.

Au sommet de Barcelone en mars 2002, les gouvernements européens ont décider de reculer de cinq ans l'âge de la retraite et de mettre en concurrence le marché de l'électricité. Ils s'y appliquent depuis, contre les peuples mobilisés en masse ; on l'a vu en France, en Autriche, on le voit maintenant en Italie.

L'Union européenne s'est révélée n'être qu'une formidable machine de guerre contre les travailleurs, visant à démolir les aquis sociaux et démocratiques de chaque peuple.

Maastricht devait aussi garantir la paix : l'Union européenne a attisé la guerre des Balkans et renforcé la militarisation des Etats membres, en collaboration étroite avec l'OTAN.

Non, je me refuse à présenter ce passif de l'« acquis communautaire » comme un cadeau aux dix futurs membres, lesquels risquent d'être d'autant plus broyés par l'Europe du capital que leur économie sinistrée est passée sous la coupe réglée des multinationales, auxquelles leurs gouvernements sont soumis. La quasi-totalité du secteur bancaire polonais, les deux tiers des entreprises industrielles qui n'ont pas été liquidées, l'essentiel des médias, leur ont été bradés.

Toujours en Pologne, 52 % des familles vivent en dessous du seuil de pauvreté et le taux de chômage officiel frôle les 20 %.

Certains s'imaginent que l'avènement de l'Union européenne va atténuer les effets d'un capitalisme sauvage. Rien n'est moins sûr. L'agriculture des pays de l'Est est déjà vouée à une restructuration dramatique.

Le gouvernement tchèque annonce une remise en cause du système de retraite pour 2004. Les privatisations se poursuivent partout.

Le précédent de la RDA , pourtant annexée par l'Etat le plus puissant d'Europe, est éloquent : après plus de dix ans, le chômage y reste de 20 % et deux millions de personnes, soit plus de 10 % de la population, ont dû quitter leur ancien territoire.

En revanche, l'utilisation par Bruxelles et par le patronat européen des nouveaux territoires de l'Union à l'Est, dont les économies et les Etats sont fragilisés et vassalisés, pour délocaliser et intensifier la concurrence entre travailleurs, le dumping social dans toute l'Union européenne, fait pleinement partie de la logique de l'élargissement.

Madame la ministre, mes chers collègues, hier encore, vous vous réjouissiez de ce que vous qualifiiez de « libération » des pays de l'Est du joug soviétique et de leur souveraineté recouvrée. Aujourd'hui, vous vous réjouissez qu'ils perdent leur souveraineté nationale dans l'Europe supranationale

Pour ces peuples, dont vous vous dites amis, vous avez approuvé un calendrier qui les a fait se prononcer sur leur adhésion avant même de savoir dans quel cadre institutionnel l'Union européenne fonctionnera. Je parle évidemment du projet de Constitution européenne élaborée par la Convention présidée par M. Giscard d'Estaing.

Je n'ai le temps ici que d'évoquer le danger extrême que représente ce texte pour les salariés et les peuples d'Europe. En donnant aux traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice le statut de loi fondamentale, en substitution des constitutions nationales, il vise à imposer de façon irréversible le carcan de l'Europe de la finance et du patronat. De même, il constitutionnalise l'instrument de recul social généralisé en Europe que représente la charte des droits fondamentaux.

Sur le plan institutionnel, il prépare l'avènement d'un Etat européen en instituant un président de l'Union européenne et en étendant la règle de la majorité qualifiée, qui prive les Etats de leur droit de veto.

C'est tout simplement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, leur liberté, que le principe de Constitution européenne veut abattre.

Vous vous réjouissez de faire entrer dix pays de plus dans cette perspective, dont la plupart des gouvernements ont déjà exclu de nouveaux référendums. Pas moi !

Je refuse le dogme de la nécessité d'une construction européenne, au nom duquel nous devrions tout accepter. Je ne suis ni pour ni contre l'Europe. Elle n'est qu'une réalité géographique.

Ce que j'appelle de mes voeux, c'est le développement de coopérations mutuellement profitables, qui n'ont rien à voir, je le précise, avec les coopérations renforcées prévues par le projet de Constitution, entre nations souveraines, européennes ou non, contribuant à un monde de paix et de progrès.

Je me bats pour la sortie des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice, pour la dissolution de la Commission européenne, pour le respect de la souveraineté nationale de chaque pays à tout niveau, condition de ce qui pourrait être une véritable coopération régionale entre nations d'Europe.

Dans l'immédiat, je m'engage dans la campagne pour exiger un référendum sur le projet de Constitution européenne, qui permette à notre peuple de dire « non » à ce texte, comme à toute constitution européenne. Dans ce combat, les peuples d'Europe, en particulier ceux des dix nouveaux pays de l'Union, sauront s'unir, j'en ai l'espoir.

Fidèle à mes convictions, je voterai contre ce projet de loi, persuadée d'exprimer par ce vote l'opinion de beaucoup d'autres. 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 21:31

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009

 

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère, dans la discussion sur les « transformations du PCF », résumé

 

Dans le rapport de Patrice Bessac, j’ai entendu les termes : « réflexion politique, éducation populaire, démocratie, renforcement, projet communiste clairement identifié… ». D’accord mais tout cela est lié avec une forme d’organisation structurante, qui est historiquement celle de notre parti et que l’on a délaissée.

Dans les cellules, d’entreprise ou de quartier, les communistes s’arment contre l’idéologie dominante. C’est un lieu privilégié du débat et ensuite de l’indispensable mise en œuvre de l’ACTION, de l’intervention politique dans la lutte des classes.

La cellule n’est en rien une forme de repli, au contraire elle est la condition du renforcement du Parti et de son rayonnement.

Faire vivre les cellules du parti, ce n’est pas facile. Nous faisons face à des difficultés objectives, encore plus à l’entreprise. Mais ce n’est pas une raison pour renoncer à cette priorité.

Un communiste isolé, dans une entreprise, peut s’appuyer un moment sur une cellule de quartier qui l’aide à s’exprimer en direction de ses collègues. Cela devrait être le rôle de la section de recréer, de développent des structures émergeantes.

Dans la vie de cellule, comme base de la vie de tout le parti, se trouve aussi la condition de son fonctionnement démocratique, si problématique aujourd’hui comme dans ce qu’annonce le rapport.  

Travaillons aussi la question du lien entre nos élus et les communistes. Ces derniers ne doivent pas être réduits à des colleurs d’affiches. Ils peuvent et doivent participer aux décisions de leurs élus, comme c’est le cas malheureusement dans trop peu de nos municipalités.

Impulsons à nouveau la structuration « normale » du parti ! Nous n’avons pas besoin de commission de transformation !

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 20:37

Loi Bachelot : faisons échouer le mauvais coup dans le mauvais coup. Défendons de statut de l’AP-HP !

 

Le pouvoir n’a pas osé s’attaquer en face au statut de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Il a laissé le soin à quelques députés UMP d’introduire discrètement à l’Assemblée nationale, le 19 février, un amendement aux lourdes conséquences.

 

Le Conseil de tutelle serait supprimé et l’AP-HP tomberait sous la domination du directeur de la nouvelle « Agence régionale de santé », l’ARS d’Ile-de-France.

Signe que le pouvoir n’est pas sûr de son coup, la ministre Bachelot a pris la précaution de donner un avis « défavorable » à l’amendement de sa majorité, lui laissant la responsabilité de la chose.

Raison de plus pour alerter et mobiliser le plus largement toute la communauté hospitalière, au-delà-même de l’AP-HP.


Depuis des années, les gouvernements successifs s’efforcent d’affaiblir l’AP-HP en lui imposant des restrictions budgétaires encore plus drastiques. Devançant la loi Bachelot, le gouvernement actuel a programmé la réduction par fusion des 38 établissements actuels en 13 « groupements hospitaliers » entraînant à court terme une nouvelle diminution des moyens et de l’offre de santé.


Mais l’existence même du pôle public cohérent d’excellence, de dimension nationale, que représentante l’AP-HP est insupportable à ceux qui entendent accélérer le démantèlement de l’Hôpital public.


Supprimer la tutelle, casser l’unicité et le statut de l’AP-HP, donner au directeur de l’ARS tous les pouvoirs pour appliquer la politique de la loi Bachelot dans toutes ses intentions destructrices, c’est lever un obstacle national majeur à la marchandisation et à la privatisation de parts croissantes de l’offre de santé.

En subiront directement les nouvelles conséquences les patients venant d’Ile-de-France mais aussi d’ailleurs, les agents hospitaliers de l’AP et ceux de tout le pays pour lesquels les conquêtes sociales à l’AP-HP constituent une référence.

La menace est aussi directe pour les activités de recherche et d’enseignement de renommée mondiale du « plus grand Centre hospitalier universitaire » d’Europe.

Le 5 novembre 2008, les 38 présidents des Conseils consultatifs médicaux des hôpitaux de l’AP-HP lançaient un appel pour alerter sur « l’asphyxie financière »
que la « politique déployée sur leurs hôpitaux » fait courir, les « risques graves pesant sur le système de santé qu’ils servent », le risque avec la loi Bachelot de « paupérisation progressive de nos hôpitaux et à un découragement de l’ensemble des personnels qui y travaillent ».

La mobilisation des personnels médicaux et non-médicaux, à l’appel de leurs organisations syndicales s’intensifie dans la perspective de la manifestation du 5 mars et de la journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation du 19 mars.
 
Défendre le statut de l’AP-HP est une bataille d’intérêt national au sein de la bataille globale pour le retrait de la loi Bachelot. Le rapport de force existe pour la gagner !

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire recommander
Mercredi 4 mars 2009

Fédération de Paris du PCF : où est le blocage ?

 

Le Conseil départemental du PCF Paris s’est réuni mercredi 25 février. Trois mois après le congrès départemental, il s’est avéré encore impossible de désigner la direction exécutive. Cette situation traduit un problème profond que nous ne pouvons que relier aux ambiguïtés que le congrès départemental et le congrès national n’ont pas levées pour l’avenir du Parti.

Nous avons transmis la volonté de notre section de contribuer de contribuer à lever les blocages et à faire vivre et renforcer le PCF au niveau parisien.

 

1- La première partie de la discussion était consacrée à la situation politique et, en fait, aux élections européennes, aux candidatures et à la campagne dans le cadre du « Front de gauche ».

Plusieurs points ont suscité notre étonnement.

- Aucune mention, encore moins de bilan n’ont été faits du « Banquet pour changer l’Europe » du 15 février. La « grande initiative » du début d’année, décidée unilatéralement, s’est soldée par un échec notamment en termes de participation. Mélenchon annoncé n’est même pas venu. Les causes, notamment en rapport avec l’organisation et le contenu politique méritaient pour le moins un échange.

- Concernant les candidatures parisiennes sur la liste de « gauche », le nom de Nicole Borvo avait déjà été diffusé sur des tracts mais finalement, c’est le nom de Patrice Bessac qui est retenu. Un intervenant plein de bon sens s’est interrogé : pourquoi organiser une consultation des communistes sur les candidatures le 25 mars alors qu’elles seront proclamées le 8 mars à l’occasion du meeting du Zénith ?

Pour notre part, nous sommes intervenus sur trois points :

- Les élections ne doivent pas nous détourner de la perspective politique immédiate que le développement des luttes dans un contexte d’aggravation de la crise exige et rend possible. Une camarade a bien décrit le niveau de mobilisation exceptionnelle à l’hôpital contre la loi Bachelot, y compris des médecins. La question posée maintenant, c’est de gagner le retrait de la loi et non de faire voter pour le « Front de gauche » ou pour la « gauche » aux européennes ou en 2012.

- Nous analysons le « Front de gauche », décidé unilatéralement par la direction nationale, en parallèle du congrès des communistes, comme une tentative de forcer une recomposition politique continuant à effacer le PCF et son identité. Certains s’en défendent. Nous avons exprimé l’exigence, dans tous les cas, d’une campagne communiste clairement identifiée sur les positions sur lesquelles nous avons été reconnus notamment pendant la campagne du Non en 2005.

- Nous avons enfin expliqué combien les luttes actuelles appellent un rejet de l’intégration européenne, le rejet de l’application des traités, directives et autres règlements et non l’acceptation de leur fatalité, leur renégociation au nom du mirage de « l’Europe sociale ». Mettre en échec par exemple le processus de mise en concurrence et de privatisation de la RATP implique de refuser l’application du règlement européen OSP. Continuons de nous battre pour le maintien et le développement du service public, pour un monopole public des transports urbains en Ile-de-France.

 

2- La deuxième partie de la discussion du CD était consacré à la désignation de l’exécutif départemental.

Etonnement là encore ! Une liste de 20 noms est distribuée. Aucune tâche ou affectation n’accompagne les noms proposés.

D’où sort cette liste ? Nous ne l’avions pas reçue au préalable. Visiblement, la plupart des autres membres du CD non plus.

Patrice Bessac, secrétaire, a informé qu’il propose cette liste en son nom propre, ce qu’il « assume ». La « coordination » départementale n’aurait pas eu le temps de se mettre d’accord.

Des voix s’élèvent de tous les bancs pour dénoncer la manière dont la liste est amenée.

Des membres du CD connus pour leur prise de positions pour la « métamorphose » du Parti, d’autres qui étaient sur la liste alternative au congrès national menée par les « refondateurs » et MP Vieu n’ont pas accepté la liste proposée par Bessac.

 

Pour notre part, nous en sommes restés à une position objective :  

- il n’est pas acceptable qu’une liste nous soit avancée au dernier moment

- il n’est pas acceptable qu’aucune tâche ne soit proposée pour les camarades retenus

- il n’y a aucune raison que les camarades de la section du 15ème soient écartés de toute responsabilité exécutive alors que notre section est l’une des plus actives pour faire vivre le Parti à Paris. Notamment sur les questions du service public et du logement.

 

Malgré l’opposition de la grande majorité des intervenants, Patrice Bessac a essayé de faire passer sa liste en force, d’autorité si l’on peut dire, par un vote, « à titre de proposition ». Un petit tollé s’est déclenché. La plus grande confusion régnait.

Visiblement, des éléments nous manquaient correspondant à des affrontements internes entre ensembles de membres du CD.

 

Pour nous, cette situation de blocage n’est pas acceptable. Nous la mettons en relation avec la perspective de dilution du parti dans le « Front de gauche » et/ou dans la majorité municipale de Delanoë.

Le déménagement de la fédération du 120 rue Lafayette au Colonel Fabien, qui doit avoir lieu cette semaine, ne doit pas en être un symbole.

Nous réitérons notre proposition de participer à l’exécutif pour faire vivre et renforcer le PCF à Paris.

 

3- Nous avons soulevé enfin une question dont Patrice Bessac n’a pas cru bon tenir le CD au courant : sa tentative pour expulser la direction de la section des 1er et 2ème arrondissements de ses locaux, 62 rue Montmartre, dont les portes ont été fracturées le 27 janvier, acte qu’il a revendiqué le soir même par un appel téléphonique à la secrétaire, Simone Goënvic.

Les communistes parisiens ne peuvent pas accepter qu’une direction départementale aie la prétention de choisir arbitrairement les directions de section. La question de la gestion de nos locaux à Paris est également posée.

Nous ne manquerons pas de reposer le problème au CD comme en direction de tous les communistes parisiens.

 

Au total, nous avons ressenti un malaise général dans ce CD qui correspond malheureusement à l’absence d’initiative pour donner une perspective politique au mouvement auquel les travailleurs et la population parisienne participent activement.

 

Avec les camarades de notre section, nous entendons contribuer à lever les blocages dans l’intérêt de la Fédération de Paris du PCF.

 

Emmanuel DANG TRAN, Josette GAWSEWITCH, section du 15ème, membres du Conseil départemental.

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 09:42

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009

 

Interventions de Claude FAINZANG, fédération de Paris


 

1-Sur les « transformations du PCF »

 

Transformer le parti ? Certes il fonctionne mal. Mais ce n’est pas en supprimant les comptes-rendus dans l’Huma et le droit de parole à certains camarades que cela va s’arranger. Personne n’a le droit de parler à ma place. Je n’ai pas été élue pour faire de la figuration, et les communistes ont le droit de savoir ce que j’ai dit au CN. Il faut donner à voir la diversité dans le Parti, et non la juguler pour mieux liquider le Parti.

Transformer le Parti ? Le gros problème c’est ce qu’amène la direction, qui est très loin des préoccupations des camarades et des gens, surtout dans les quartiers populaires et les entreprises.

Les luttes grandissent, les gens s’appauvrissent et alors que ce ne sont pas les élections qui vont changer les choses. La perspective avancée c’est un « front » pour les européennes avec Mélenchon (qui a dit « oui » à Maastricht) avec un contenu qui n’est pas un contenu communiste sur la réalité de l’UE, un « front de gauche » qui finira par aller jusqu’au PS.

 

Il faut donner aux communistes des objectifs communistes, des arguments communistes, que ce soit par rapport aux luttes ou par rapport à l’Europe. Et arrêter avec « l’Europe sociale » ! L’UE est une structure au service du capitalisme. Défendons une Europe des peuples, de coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines, la souveraineté nationale !

Les luttes passent avant les élections. C’est maintenant qu’il faut montrer comment on gagne, comment on rassemble, pour mettre en échec la politique de Sarkozy. Pour sortir de la crise, il faut combattre le capitalisme.

Voilà, camarades, les bonnes bases sur lesquelles faire redémarrer le Parti.

 

2- Sur le budget du CN :

 

Claude Fainzang a demandé au trésorier national qu’elle serait la part du « Parti de la Gauche » de Mélenchon dans le financement de la campagne électorale.

Les réponses, obtenues après insistance, du trésorier national, sont restées très imprécises. Chaque dépense, au cas par cas, donnerait lieu à un financement particulier.

Allons-nous nous retrouver comme en 2007 à payer intégralement une campagne menée sans notre nom ? On ne peut que le redouter.

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 09:40

Conseil National du PCF des 28 février et 1er mars 2009

Intervention d’Eric JALADE, fédération du Tarn. (1/03) Situation politique et élections européennes.

Avec la montée des luttes et la perspective du 19 mars, nous avons intérêt à être au diapason du mouvement populaire. Veillons bien à être en phase avec la colère qui monte dans le pays contre la politique du gouvernement. Les idées libérales, voire celles qui  visent à aménager  ou à « moraliser » le capitalisme sont en perte de crédibilité elles sont contestées comme jamais.

Je crois donc qu’il existe un espace inédit pour le rayonnement et la diffusion de nos idées, du marxisme, pour le PCF.

Je partage l’idée évoquée dans le rapport de J. Chabalier d’être à nouveau présents devant les entreprises – comme en janvier- , notamment dans les secteurs comme l’automobile, qui fait partie des filières où l’emploi est particulièrement menacé, comme le sont aussi dans notre département l’industrie textile ou la filière bois, par exemple.

Mais il faut que l’on mène des batailles visibles, concrètes, qui popularisent nos propositions en  faveur de l’emploi et des salaires. 2/3 exemples dans ce sens :

  Ainsi, la proposition de loi des députés communistes, à l’initiative d’Alain Bocquet –exigeant que les dividendes des entreprises soient affectés à la rémunération des salariés mis en chômage partiel - peut faire l’objet d’initiatives répondant aux attentes du monde du travail. Nous l’avons utilisée sous forme de pétition dans notre département, avec la perspective d’une remise de pétitions et d’un rassemblement en préfecture ;

- A partir de la proposition de loi à l’initiative d’André Gerin, contre les délocalisations et pour favoriser les relocalisations industrielles ;

- Pour la nationalisation de certains secteurs stratégiques (notamment du secteur bancaire et du crédit) et l’exigence concomitante de nouveaux droits pour les salariés.

Concernant les élections européennes, et sur les axes de campagne, je m’étonne que ne soit pas abordé de manière plus conséquente la lutte pour la paix, contre l’OTAN. Le budget de la Défense fait apparaître une hausse très nette des crédits affectés aux OPEX, de même que celui consacré au surarmement, notamment à la dissuasion nucléaire. Ces dépenses sont la conséquence directe de l’alignement de la France sur l’OTAN et les Etats-Unis. Nous devons prendre des initiatives contre la guerre et la présence française en Afghanistan, pour exiger la sortie de la France de l’OTAN.

En menant bataille sur cet aspect, on est clairement au cœur des enjeux de société : l’argent pour la guerre, pour le surarmement nucléaire ou pour répondre aux besoins des populations  notamment pour le service public, pour l’emploi.

Parenthèse sur ce point, alors que le commerce extérieur de notre pays évolue de manière catastrophique – conséquence de l’affaissement industriel de notre pays -, le seul secteur qui se porte bien, c’est celui de l’armement, des marchands d’armes.

Enfin, sur la manière d’aborder la campagne, j’espère que nous parviendrons à élargir réellement ce front (des éléments positifs ont été donnés par M. Laurent). Néanmoins, on peut avoir des inquiétudes, notamment par rapport au MRC, l’importance qu’il accorde à l’Etat-Nation ne devrait pas faire problème pour nous. Sur les discussions et les rapports avec le NPA, ils sont d’une toute autre nature, celui-ci cherchant à établir une hégémonie sur l’espace politique à la gauche du PS.

Sur la constitution des listes, veillons bien à ce que les chefs de file des communistes soient bien des candidats capables de rassembler les communistes.

Ne donnons pas de signes, notamment dans notre circonscription, où nous serons avec une candidate communiste derrière Jean-Luc Mélenchon, qui laisseraient à penser qu’il s’agit finalement d’un coup, voire d’un ballon d’essai en vue d’une recomposition politique.

Nous devons avoir l’ambition d’une reconquête, en influence, en forces organisées de notre parti, pas pour nous-mêmes, mais pour contribuer à donner un débouché politique aux luttes et promouvoir une réelle alternative à la fois en France et en Europe.

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 09:07

Jeunes, cocos et (très) déterminés,

Paru dans le journal « L’Aisne nouvelle du 1er décembre 2008 »


Le 20 novembre dernier, la cellule PC du centre-ville a mené sa première action devant la permanence de Xavier Bertrand. « D'autres suivront », préviennent les militants.

Elle était en sommeil depuis quelque temps : la cellule du centre-ville du Parti communiste reprend du service. Une cellule rajeunie, et déterminée à jouer le rôle d’empêcheur de penser en rond dans la cité des Pastels. Soucieuse d’agir concrètement, cette cellule entend se battre, bien sûr, et se mettre à l’écoute de tous les citoyens de la ville. Avec comme but avoué : s’appuyer sur la présence du ministre du Travail à Saint-Quentin pour faire avancer les choses. Rencontre avec deux de ses membres.


Leur première action n'est pas passée inaperçue : le 20 novembre dernier, jour de mobilisation de l'éducation nationale, la cellule PC du centre-ville a redécoré la façade de la permanence saint-quentinoise du ministre du Travail, Xavier Bertrand. À grand renfort d'affiches et de slogans explicites (« Sarkozy, Darcos, Bertrand = fin du service public », « Stop la casse de l'Éducation nationale »), les communistes saint-quentinois ont organisé une manifestation « sur le pouce », un événement coup-de-poing qui devrait être suivi de beaucoup d'autre. Olivier Tournay, conseiller municipal de la liste d'opposition, et Aurélie Plé, tous deux membres de cette cellule, le confirment : « Nous sommes dans la ville du ministre du Travail, et rien ne se passe. Il est temps d'agir, et nous organiserons certainement d'autres manifestations de ce type. » Des actions concertées, débattues, au sein d'une structure plus petite, donc plus pratique. « Dans les réunions du PC saint-quentinois, il y a beaucoup de monde, explique Olivier Tournay. Il est parfois difficile de prendre la parole, de débattre. À la cellule, au contraire, le débat est plus vif, les membres sont plus réactifs. Et puis c'est vrai, cette cellule est jeune. C'est moi le plus vieux, et j'ai 31 ans. ».


Des actions et une gazette

Au programme du groupe dans les tout prochains mois : soutenir les luttes déjà existantes (éducation nationale, La Poste, mais aussi défendre les salariés du privé dans une conjoncture chaotique), entre autre. Un travail de plus longue haleine qui devrait être notamment porté par l'édition d'une gazette, dont la périodicité reste à définir. « Une fois par mois, ce serait bien pour commencer, explique Aurélie Plé, professeur des écoles de son état. L'indépendance des médias est, à notre avis, contestable, comme en témoignent d'ailleurs les récentes décisions du gouvernement en ce qui concerne France Télévision. Notre gazette sera une alternative pour les gens qui veulent avoir accès à une autre information. »


« La révolte ? pourquoi pas… »

Mais loin de ces jeunes militants l'idée de rester à distance de leurs concitoyens. Leur programme est clair : du concret, des actions, et surtout du contact. « Nous avons par exemple l'intention de retourner sur les marchés, pour écouter les gens, dialoguer. »
« Je fais très attention à ce que disent les gens sur les marchés, renchérit Aurélie Plé. Même s'ils ne sont pas politisés, ils savent bien ce qu'il se passe… » « Quand on nous explique que quelques milliards suffisent pour stopper la faim dans le monde, et qu'au lieu de cela, on en injecte 360 pour sauver les banques, il y a un problème », ajoute Olivier Tournay.
Alors, l'action passe-t-elle par la révolte ? « S'il n'y a pas d'autre moyen, oui, pourquoi pas, concluent les deux militants. Une chose est certaine : il faut changer le système actuel, et le changer en profondeur. Nous n'avons pas de perspectives électorales, mais nous sommes ouverts à toutes les personnes qui se reconnaissent dans nos valeurs… Nous voulons qu'une réelle opposition existe à Saint-Quentin ». Avis aux amateurs : la cellule PC du centre-ville se réunit tous les quinze jours. Prochaine réunion mardi prochain. Renseignements par mail : pcfcentreville@gmail.com.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 22:16

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009   

 

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère dans la discussion sur la situation politique

 

Le développement des luttes, de leur convergence, marqué par l’immense mobilisation du 29 janvier, l’approfondissement de la crise, appellent une alternative politique immédiate. L’attente est forte à l’égard du PCF.

La perspective politique que nous portons ne peut pas se réduire aux élections européennes. Je souhaite un bon score électoral, sur la base du vote communiste. Mais n’inversons pas l’ordre des choses ! Ce n’est pas le résultat des élections européennes qui changera la face politique de la France et de l’Europe, qui apportera « le bonheur » comme le conclut le rapport.

La perspective ne se dégagera pas davantage du rassemblement de toute la gauche dans la période avec des appels communs avec le PS.

 

La question prioritaire, c’est comment nous contribuons aux convergences de luttes pour faire plier Sarkozy. Les Antillais, le monde universitaire ouvrent des brèches. Hôpital, logement, emploi, salaires nous pouvons, nous devons aider à gagner par nos propositions, par nos initiatives politiques.

 

Le gouvernement a peur des victoires qui en entraîneront d’autres.

 

Parmi les batailles prioritaires, rassembleuses parce que d’intérêt général, je veux insister sur deux : la défense de la fonction publique et la lutte contre la casse de l’industrie.

 

1- Un rapport de force existe pour obtenir le retrait, pur et simple, du projet de loi sur « la mobilité dans la fonction publique ». La mobilisation a été forte le 29 janvier, après celles de 2008. Le gouvernement a déjà dû reporter trois fois l’examen par l’Assemblée du texte voté par le Sénat.

Faisons en sorte que le grave danger du texte soit de plus en plus largement perçu !

 

Le projet de loi porte la casse du statut de la Fonction Publique que Maurice Thorez a fait voter en 1946 et qui avait été écrit avec les organisations syndicales. Il met en cause les principes fondamentaux que ce statut garantit :

- l’égalité d’accès à la fonction publique et d’égalité de traitement des usagers.

- l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif.

- la continuité des services sur l’ensemble du territoire.

 

Le projet de loi organise la précarisation de l’emploi public avec le recours au temps partiel contraint et la possibilité de mise en disponibilité d’office (qui n’est autre qu’un licenciement sans indemnité chômage). Il est directement à relier avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), dont il est l’outil indispensable. La RGPP : c’est un plan de suppression de 200 000 emplois (+ 20 000 dans la fonction publique hospitalière) d’ici 2012.

De la recherche de l’efficacité sociale, le gouvernement veut passer à l'individualisation de la performance. 

En s’attaquant à la fonction publique, aux services publics en général, c’est l’épine dorsale de l’économie et de la société française, celle qui fait aussi « l’attractivité de la France » pour des entreprises étrangères, que le pouvoir sabote.

 

2- En Isère, nous sommes cruellement confrontés à la volonté de démantèlement de l’industrie : licenciements, chômage partiel, chez Caterpillar, ST Microelectronics, Tyco, Schneider, Arkema-Total, SEB-Calor, Valéo, A. Raymond…

Ca ne peut pas continuer ! Localement nous avons pu travailler avec les communistes de Caterpillar et la CGT. L’expression du PCF a été littéralement « dévorée » par les travailleurs parce qu’elle disait NON à la résignation, NON à l’alibi de la crise que les salariés devraient payer sans fin, NON à l’inéluctabilité des délocalisations et de la mondialisation. Et disait OUI à la lutte pour leur emploi et leurs salaires.

OUI, le monde du travail a la force d’imposer d’autres choix politiques !

 

Le rapport de force au plan National comme en Guadeloupe, Martinique existe. Mettons-le en œuvre. Là est notre responsabilité de PCF. C’est par ce front populaire de lutte que les batailles politiques peuvent se gagner et le PCF doit être l’outil de ces victoires.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:26

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009 - Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l'Aisne, résumé sommaire pour l'Huma

A St Quentin, une cellule s’est créée avec 15 jeunes militants. Ils s’investissent dans l’activité du Parti et ont publié leur 1ier journal de cellule. Pour autant, très attachés à la section, aux camarades, ils expriment leur désaccord avec les orientations électoralistes nationales, les privatisations de la gauche, l’abandon des fondamentaux comme la lutte de classe etc…

Sur la démocratie, dans toutes les instances du Parti les décisions sont actées après un VOTE, au CN nous devons impérativement faire de même.

Les communistes s’interrogent et ne veulent pas se contenter d’une liste de noms et souhaitent savoir quelles fonctions occupent les dirigeants du Parti, lieu, activité militante, mandats d’élus.

Lien vers l'article: Redonner sa structure au PCF. Un exemple :la cellule Joliot-Curie à Saint-Quentin.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:08

Conseil national du 28 février 2009    

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur la « Charte du CN »

 

 

J’interviens pour alimenter le débat ici et, à travers le résumé dans l’Huma, pour alimenter le débat dans tout le Parti.

 

Si une chose ne peut plus durer dans le fonctionnement de notre CN, c’est bien la tenue de réunions comme celle d’aujourd’hui qui ressemble malheureusement à de nombreuses autres. Je me souviens des discussions oiseuses interminables sur les collectifs antilibéraux.

 

Aujourd’hui, c’est tout simplement exaspérant ! Les luttes se développent après le 29 janvier dans le contexte de crise aiguë. Une journée d’action décisive est programmée pour le 19 mars. Et la direction exécutive choisit de consacrer une journée de notre temps à régler des questions internes. Ce matin, j’ai entendu se lamenter longuement sur l’image du Parti. Quelle image donne-t-on, effectivement !

 

Maintenant, on veut la cacher plutôt que la changer.

 

Avec son projet de « Charte » du CN, après avoir cherché à sélectionner les intervenants, la direction exécutive revient à la charge pour essayer de supprimer la parution dans l’Humanité du résumé des interventions des membres du CN.

 

La transparence des débats lui est-elle donc insupportable ? Il faut le croire.

 

Ces résumés rendent compte à des dizaines de milliers de communistes de nos discussions. Mais pas seulement ! Ils placent chaque membre du CN devant ses responsabilités vis-à-vis des camarades. Surtout il place nos débats de direction, la prise de décision sous le regard des communistes.

 

La direction exécutive se sent-elle si faible dans ses choix devant toute expression de contradiction ?

 

Si vous maintenez votre projet, pour l’instant une « question à l’étude », de supprimer le compte-rendu des réunions du CN, je demande un vote spécial.

 

Les communistes ne resteront pas sans voix devant ce coup de force.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:05

Conseil national du 28 février 2009    

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur les « transformations du Parti ».

 

 

Patrice Bessac situe son rapport dans le cadre des suites des décisions du congrès. C’est précisément le contraire.

 

Au congrès, les communistes ont manifesté sans ambiguïté leur volonté de continuer le PCF, de maintenir son identité, de renforcer son organisation. Cela s’est traduit précisément par le rejet du mot « métamorphose » du texte de résolution. Est resté le mot « transformations ».

Comme les partisans affichés de la « métamorphose » ont été intégrés en nombre dans la Comité exécutif national, la commission « transformations » sera-t-elle le moyen de faire passer la « métamorphose » malgré l’avis des communistes ? Je le redoute.

 

La constitution de cette « commission », rappelons-le, a été introduite en fin de processus de congrès par la direction sortante elle-même. Les noms que l’on nous propose aujourd’hui le confirme : une commission décidée d’en-haut et composée d’en haut.

 

Le contenu du rapport de Patrice me le confirme.

Il envisage l’avenir du parti sous l’angle de la sociologie électorale, sinon de l’étude de marché politique, bien loin de la lutte des classes !

 

Il estime que la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Là je suis d’accord !

 

Mais il n’y a pas besoin de faire une commission pour commencer à corriger les choses.

Un exemple : on nous annonce que les communistes seront consultés sur les candidatures aux européennes à la fin du mois de mars mais elles seront proclamées au meeting du 8 mars. Bonjour la démocratie !

Combien des fois, ces dernières années, les candidats, les élus ont été désignés sans ou même contre les communistes concernés ?

 

Ce que nous devons faire c’est tirer le bilan de 10 ans de transformation, de la casse méthodique des cellules, de la priorité donnée au rôle dans les institutions et aux élus, dont de plus en plus fonctionnent en dehors de toute organisation du Parti – là il y a problème.

 

Cela fait 10 ans que les communistes expriment, d’une façon ou d’une autre, leur refus de la disparition du Parti, de l’abandon de son identité, de sa dilution, (comme étape intermédiaire ?) dans une recomposition politique à gauche.

 

Ce qui ne passe décidément pas dans un processus encore un peu démocratique, le groupe dirigeant tente à nouveau de le faire passer par la méthode autoritaire en tentant d’étouffer administrativement les voix d’opposition.

 

Ce n’est pas acceptable.

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