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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 17:54

Sortie de l'Italie de l'OTAN : un mot d'ordre plus actuel que jamais

 

par Fosco Giannini, dirigeant national du Parti de la Refondation communiste, directeur de la revue l’Ernesto

Paru dans Rinascita della Sinistra du 12 mars 2009. (Traduction pour vivelepcf : AC).

 

Que se passe-t-il en Italie, tandis que les communistes et la gauche anticapitaliste sont encore divisés entre eux?

Non seulement la démolition du reste de la démocratie bourgeoise et l’évacuation du cadre institutionnel et politique né de la Résistance, non seulement les lois raciales, les rondes para-fascistes, la « grève virtuelle » [NdT: l'équivalent du service minimum en France], la privation de pouvoir du Parlement, rendu « sourd et muet ». Tandis que d'une main, la droite met à genou le mouvement ouvrier dans son ensemble et prend à défaut la gauche divisée, de l'autre elle renforce le système militaire italien, déjà puissant, le subordonnant encore plus aux desseins impérialistes des USA (qu'Obama n'a certainement pas encore rendus différents de ceux de Bush) et aux intérêts de l'« Entreprise Italie », celle du capital.

Impressionnante s’avère l'augmentation des moyens, tant humains que financiers, que le gouvernement Berlusconi (en l’espace de quelques mois, en sourdine et sans même que la gauche ou l’opinion ne s'en aperçoivent) a déplacés vers les points chauds: Irak, Afghanistan, Liban, Kosovo. Une analyse attentive du budget de l'an dernier montre que le gouvernement Berlusconi a augmenté d'environ 15% l'investissement militaire total par rapport au gouvernement Prodi, qui, c'est le moins que l’on puisse dire, n'avait déjà pas brillé par son désengagement militaire. Dans le même budget, à titre d’exemple, on a prélevé 56% des crédits de la Coopération prévus pour 2008 et les sommes « économisées » ont toutes été détournées vers la militarisation.

 

Pour la guerre en Afghanistan l'ensemble des dépenses prévisibles pour 2009 est énorme: 500 millions d'euros, 75% de plus par rapport au gouvernement Prodi. Dans les Balkans on arrivera, à la fin de l'année, à près de 180 millions d'euros, 30% de plus par rapport au gouvernement Prodi. Mais les perspectives militaires de la droite (suivant l'augmentation conséquente des dépenses) vont bien au-delà des zones actuelles de conflit. Un peu moins de vingt millions d'euros, seulement pour le nouveau personnel militaire dans les Emirats Arabes, au Bahrain et au Pentagone (USA), où les militaires italiens participent au travail d'ensemble mené dans le cadre des « missions » en Irak et en Afghanistan. Et des augmentations aussi en Afrique (près de 5 millions d'euros seulement pour la Guardia di Finanza [la police financière et douanière italienne] engagée en Libye).

 

A côté des ressources considérables impudemment et dramatiquement volées à la protection sociale, à la recherche, au développement, aux prestations sociales, nous sommes de plus en plus confrontés à une dangereuse accélération de la militarisation du territoire, à une subordination toujours plus profonde du pays vendu aux USA et à l'OTAN :

 

-          la base US de Vicence (avec une participation du gouvernement italien aux dépenses qui est en passe de dépasser la participation américaine),

-          le renforcement – en termes militaires et structurels – de toutes les 140 bases des USA et de l'OTAN en Italie,

-          la collaboration (économique, militaire et politique) du gouvernement italien au programme spatial des USA,

-          l’installation de postes de commandement de la Marine et des services d'espionnage des USA à Naples et à Sigonella (un radar assez semblable à ceux situés en Europe de l'Est et dont personne ne parle; radar qui, entre autres, semble être responsable de plusieurs cas étranges de leucémie constatés ces derniers temps dans la région de Sigonella);

-          les chasseurs-bombardiers nucléaires des USA, F35, basés à Cameri;

-          la participation à la production de l'Eurofighter;

-          le vaste et inquiétant réseau d'espionnage qui part de Niscemi, en Sicile (avec l'accord et la rétribution de la mafia?) et qui représente une des quatre stations planétaires des USA destinées à surveiller le monde et à coordonner les actions militaires des forces aériennes, navales et terrestres des Etats-Unis et de l'OTAN déployées sur la planète entière.

La génuflexion du gouvernement italien devant les Etats-Unis et l'OTAN prend une tournure qui a atteint des sommets de servilité jamais vus auparavant; la menace d’implication dans les guerres américaines est toujours plus vraisemblable; le détournement des ressources vers la militarisation appauvrit encore plus les travailleurs italiens. Du Forum social européen de Stuttgart du 5 octobre 2008 a été lancé l'Appel pour une mobilisation dans toute l'Europe contre la guerre et contre l'OTAN. Du 2 au 5 avril partira, à l'échelle du continent, une mobilisation qui aboutira, samedi 4 avril, dans les rues de Strasbourg.

Cela peut être le point de départ pour relancer en Italie aussi une lutte de masse contre les guerres et contre l'OTAN. Le mot d'ordre « sortie de l'Italie de l'OTAN » a encore plus de sens aujourd'hui qu'hier. Et il faut que l’on retrouve les communistes, unis pour reconquérir aussi bien leur rôle historique que leurs liens avec les masses, tellement compromis par les erreurs commises, qu’ils se mettent résolument à la tête (comme autrefois) de la mère de toutes les batailles: celle contre la guerre, pour « le pain et la paix ». Contre l'OTAN.

 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 11:25

Constitution du RESEAU

 

« Faire vivre et renforcer le PCF »

 

Malakoff, 21 mars 2009

 

Le 21 mars 2009, 155 militants, responsables de cellules, de sections, de fédérations du PCF, venant de 29 départements se sont réunis à Malakoff à l’invitation de 17 membres du Conseil national du PCF, signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

 

L’immense succès de la journée nationale de grève et de manifestation du 19 mars a été au cœur des discussions. Pour tous les participants, il a souligné à nouveau la nécessité du PCF, outil politique indispensable pour dégager une perspective politique de rupture avec la politique au service du capital, au moment où la crise met en évidence la nocivité et les limites du système capitaliste.

 

Après son 34ème congrès, le PCF reste à la croisée des chemins.

 

Un mouvement de fond s’est manifesté parmi les communistes. Ils ont exprimé sans ambiguïté leur volonté de défendre l’existence de leur parti. Ils ont mis en échec, une nouvelle fois après l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007, le projet de « métamorphose ».

 

L’opposition à la poursuite de la stratégie d’abandon de l’identité communiste du PCF que des militants et des organisations du parti ont portée avec le texte alternatif y a fortement contribué. Lors du vote d’octobre, il est arrivé en tête dans cinq fédérations : Pas-de-Calais, Nord, Tarn, Haute-Saône, Ardennes, dans de nombreuses sections.

 

Dans le même temps, malgré les désaveux successifs, la direction sortante est parvenue à rester à la tête de l’appareil du Parti. Le Comité exécutif national est presque intégralement composé de partisans de la « métamorphose » ou du dépassement du PCF.

 

On doit constater que cette stratégie est toujours à l’œuvre.

 

Loin d’être une simple alliance électorale, le Front de gauche, accord de sommet imposé unilatéralement pour les élections européennes, poursuit l’effacement du PCF et tente une recomposition politique « à gauche » éliminant, dans les faits, le Parti communiste, suivant l’exemple du Parti de la gauche européenne (PGE) et de plusieurs de ses composantes.

 

A peine le congrès passé, la direction remet à l’ordre du jour les « transformations » du Parti qui viennent d’être rejetées.

La ligne de la direction du Parti tourne le dos à l’exigence d’alternative politique immédiate qu’expriment les luttes en France. Elle restreint la perspective politique à des enjeux strictement institutionnels et électoralistes, en fin de compte, à une simple alternance en 2012.

Le mirage de la « réorientation de l’UE » sert à faire passer une ligne réformiste, de résignation, d’adaptation à l’intégration capitaliste européenne.

 

Cette situation place les militants qui ont porté le texte alternatif devant de nouvelles responsabilités.

La préparation du congrès a permis de marquer des points localement, de nouer de nouveaux liens nationalement entre des organisations du PCF déterminées à ne plus laisser faire. 19 signataires du texte ont été élus, malgré les entraves, au Conseil national.

La situation du Parti comme la situation du pays rendent nécessaire de passer à un autre stade de coordination et d’organisation nationales.

Il doit apparaître beaucoup plus visiblement, dans le PCF comme dans le monde du travail, que le Parti communiste français ne se réduit pas à la ligne d’abandon de sa direction actuelle. Les communistes, leurs organisations ont besoin de moyens nouveaux pour revitaliser et reconquérir leur parti.

 

A cette fin, les participants à la rencontre de Malakoff prennent la décision de constituer officiellement un réseau national dénommé « Faire vivre et renforcer le PCF », comme les statuts du Parti le prévoient.

 

Son expression, son action s’adressent à tous les membres du PCF, à tous les communistes.

Dans la suite du texte alternatif du congrès, elles entendent réaffirmer l’actualité des fondamentaux théoriques, marxistes, du PCF, l’importance cruciale de l’organisation communistes dans la lutte des classes, proposer de redonner un nom, enfin, à la perspective que doit porter notre parti : le socialisme.

 

Le Réseau se fixe comme objectif de rendre visible nationalement cette option, qu’il juge indissociable de la raison d’être du PCF.

 

En cohérence, il se fixe comme objectif de favoriser l’échange d’expériences et de matériel militants entre organisations du PCF, d’aider à leur renforcement, à la revitalisation de cellules, de sections, notamment à l’entreprise, de faire adhérer au PCF, de permettre aux communistes de sortir de leur isolement. Il se propose aussi d’impulser des actions nationales conformes à l’engagement communiste.

 

A cette fin, il se dote d’un collectif national de coordination de 21 membres, responsables d’organisations du PCF dans différentes régions*.

 

Dans la période qui s’ouvre, les participants à la réunion estiment que la priorité politique est de contribuer, par la proposition et l’action, à une perspective de rupture immédiate avec la politique au service du Medef, basée notamment sur la défense des salaires et l’exigence de leur revalorisation, l’interdiction des plans de licenciement, la défense et la reconquête de la protection sociale, celles des services publics nationalisés, l’appropriation publique du secteur financier, des principaux moyens de production… pour un développement économique partant de la satisfaction des besoins des travailleurs et de l’ensemble de la population.

 

Dans le contexte des élections européennes, refusant tout effacement du Parti, le Réseau contribuera à alimenter une campagne communiste revendiquée comme telle dans la suite de la campagne des communistes lors des référendums de 2005 et de 1992, contre « le projet de constitution européenne », le traité de Maastricht, le traité de Lisbonne et l’intégration dans l’UE du capital qu’ils tentent d’imposer aux peuples.

 

Le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » fait une priorité de l’action des communistes pour la paix, notamment pour le retrait unilatéral de la France de l’OTAN, de la solidarité avec les partis communistes et ouvriers du monde, contre l’impérialisme, pour l’internationalisme.

 

Les participants à la rencontre de Malakoff, le 21 mars 2009.

 

 

 

* Composition du Collectif national de coordination : Corinne Bécourt (Aisne), Jean-Louis Rolland (Charente-Maritime), Paul Barbazange (Hérault), Floriane Benoît (Isère), Dominique Negri (Isère), Christian Tabaglio (Meurthe-et-Moselle), Jean-Claude Korde (Bas-Rhin), Marie-Christine Burricand (Rhône), André Gerin (Rhône), Frédéric Bernabé (Haute-Saône), Emmanuel Dang Tran (Paris), Claude Fainzang (Paris), Pasquale Noizet (Paris), Fabienne Debeauvais (Somme), Eric Jalade (Tarn), Jean-Pierre Meyer (Var), Michel Perrin (Haute-Vienne), Caroline Andréani (Seine-Saint-Denis), Jean-Jacques Karman (Seine-Saint-Denis), Laurent Santoire (Seine-Saint-Denis), Alain de Poilly (Val-de-Marne)

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 20:20

Les communistes ne laisseront pas passer le coup de force de la direction fédérale de Paris !

 

La secrétaire de section PCF du 1er/2e arrondissement de Paris a reçu une citation à comparaître en référé au Tribunal de Grande Instance : la fédération de Paris lui reproche en effet d’occuper illégalement les locaux du 62, rue Montmartre. Cet épisode fait suite à la fracturation de la porte de ce local le 28 janvier et le changement de serrure, actes revendiqués le soir même par Patrice Bessac, secrétaire fédéral.

Ces attaques, indignes d’un communiste, visent une section qui revendique depuis plusieurs années son opposition à la liquidation du PCF et poursuit, avec ses propres moyens, la lutte dans son arrondissement.

Nous n’acceptons pas cette volonté d’élimination de camarades qui ont acquis ce local avec leurs cotisations en 1972 au profit d’une direction fédérale qui fait la preuve quotidienne de son entreprise liquidatrice et de son illégitimité.

 

Comparution au T.G.I. du 8, rue de la Banque le 2 avril à 9h30

 

PETITION SIGNEE PAR 150 CAMARADES A MALAKOFF LE 21 MARS

   Nom                         Prénom                            Adresse                                 Organisation                 Signature

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 10:52

Revue de propagande – 20 mars 2009 

 

 

Tracts généraux :

 

- « Situation politique – La Courneuve – Retrait unilatéral de l’OTAN » : 4 pages du réseau PCF, action-lutte de classe, de la Courneuve

 

Journée de grève et de manifestation du 19 mars et de ses suites:

 

- « Ensemble pour gagner, donnons le souffle politique nécessaire ! » Tract de la section du PCF Béziers : 200 euros tout de suite !

 

- Tract de la section du PCF Ouest-Biterrois

 

- « Les forces existent pour gagner l’alternative politique tout de suite ». Tract de la section du PCF Paris 15

 

- «  Contre Sarkozy et le Capital, amplifions le Front de luttes », tract de la section du PCF Vénissieux.

 

Guadeloupe :

 

- « Faire plier le Medef et le gouvernement, c’est possible : la preuve par la Guadeloupe ! »  Tract de la section du PCF Paris 15

 

 

Par secteurs d’activité :

 

Logement :

 

- « Logement pour tous? NON à l’application de la loi et des décrets BOUTIN ! » Tract de la section du PCF Paris 15 :

 

 

Santé :

 

- « Faisons bouger la France – Faisons plier Bachelot » - Tract de la section du PCF Paris 15

 

Gaz de France :

 

- « Profits records de GDF-Suez – Baisse minime des tarifs » - Tract de la section du PCF Paris 15

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 09:59

Portons la lutte jusqu'aux urnes !

article d'Angelo Alves, membre de la Commission politique du PCP, publié dans le numéro 1938 d'Avante, le 19 février 2009

texte original: http://www.avante.pt/imprimir.asp?id=27923


                       
Les prochaines élections européennes, en juin, s'inscrivent dans un contexte marqué par la double crise qui ébranle l'Union Européenne. Au-delà de l'importance qu'aura cette bataille électorale pour notre pays – si on tient compte de la situation nationale et du cycle électoral de 2009 – ce sera aussi un moment important de la lutte politique et idéologique autour des grandes questions liées à la situation internationale.

En premier lieu parce qu'elles se déroulent dans un contexte de crise profonde du capitalisme. Toutes les données macro-économiques disponibles, y compris celles des propres organismes de l'Union Européenne, confirment le scénario d'une récession économique dans l'Union Européenne et dans la zone euro couplée à une chute brutale de la production industrielle et à des tendances déflationnistes, signes évidents de la crise qui paralyse les principales économies européennes.

On tire la sonnette d'alarme dans le secteur productif. Le remous causé par les annonces des difficultés du secteur automobile – en tout point identique à la « panique » qui touche l'industrie automobile états-unienne et entretenu par les grands groupes économiques européennes afin d'obtenir des fonds publics – masque la situation difficile d'autres secteurs, comme celui des très petites, petites et moyennes entreprises et celui du secteur agricole, entre autres. Chaque jour, les nouvelles confirment le premier des effets sociaux de la crise économique – le chômage – à quoi s'ajoute l'augmentation de la pauvreté et des inégalités, prouvée statistiquement.

En d'autres termes, contrairement à ce qu'avancent les partisans du dogme de l'intégration capitaliste européenne, l'Union Européenne ne s'est pas révélé être un « oasis » au milieu du séisme économique et financier mondial et n'a pas été, comme annoncé, un « rempart contre les mauvais côtés de la mondialisation ».

Bien que ce soient toujours les mêmes qui nous répètent mille fois le contraire, et tentent y compris de masquer l'évidente fragilité de l'Euro, l'étendue de la crise et la vitesse à laquelle se propage dans le continent européen prouvent que l'Union Européenne ne pourra jamais être une exception à la règle. Et l'explication en est simple: les politiques économiques et sociales des gouvernements de l'Union Européenne et la nature même du processus d'intégration européenne sont la cause de la crise actuelle.

Le capitalisme et le néo-libéralisme sont l'épine dorsale de cette Union Européenne et, au milieu de la confusion générale, les mesures vaines qui semblent se dessiner comme la « riposte » à la crise en sont la preuve même, et il devient encore plus évident à chaque fois qu'elles sèment les germes de nouvelles crises encore plus profondes. Et c'est pour cela qu'une des principales batailles que les communistes et la CDU [coalition électorale regroupant le PCP et les Verts] ont à mener au cours de ces élections       est de mettre en évidence que la crise de l'Union Européenne est une crise du capitalisme, et que la crise du capitalisme est aussi une crise des fondements de ce cette Union Européenne.

Et que, donc, pour combattre la crise économique et sociale à laquelle les travailleurs et les peuples en Europe sont confrontés, il est nécessaire de donner plus de force à ceux dont le projet politique repose sur la rupture avec la marche actuelle de l'Union Européenne.

Combattre la résignation

Deuxièmement, parce que la crise qui secoue l'Union Européenne est celle de sa propre identité économique, sociale et politique. En temps de crise, les discours « fleuris » sur la « cohésion économique et sociale », sur « l'Europe des droits et des valeurs », sur un « espace de large participation démocratique », sur la « citoyenneté européenne » et sur une « Europe ouverte sur le monde » sont vite démentis par les actes politiques.

Depuis la phrase du « travailliste » Gordon Brown – British Jobs, for british workers la tactique du chacun pour soi se révèlant être la ligne définie par la Commission Européenne et le Conseil Européen, la réalité démontre combien les piliers de l'Union Economique et Monétaire de cette même Union Européenne sont fragiles. A une Europe de la paix, on répond par des positions plus qu'hypocrites par rapport aux crimes commis à Gaza et on se prépare aux « commémorations » des 60 ans de l'OTAN comme le signe d'une réaffirmation d'une ligne militariste au sein de l'UE. A une Europe des droits, on répond avec une directive sur le Temps de Travail et la Flexsécuurité. A une Europe ouverte sur le monde, on répond par la « Directive retour ». A une Europe des valeurs, on oppose le blanchiment et la réhabilitation de l'extrême-droite. A la volonté exprimée par les peuples irlandais, français et hollandais lors des réferendums de s'opposer à la soi-disant « constitution européenne » (ou sa seconde version – le « traité de Lisbonne »), on répond par le chantage et le mépris éhonté pour la volonté populaire. L'Union Européenne est en crise. Les peuples commencent à saisir sa vraie nature, et la rejètent, sous différentes formes. Mais on ne peut la rejeter que par la lutte. C'est pour cela que les prochaines élections sont un moment important pour combattre la résignation et pour affirmer avec confiance que d'autres voies, au plan national et au niveau européen, sont possibles.

Et que sur les ruines d'un projet contraire aux intérêts des travailleurs et des peuples, il est possible de construire un autre Portugal, une Europe des travailleurs et des peuples.

Angelo Alves, membre de la Commission politique du PCP

Numéro 1938 d'Avante, du 19 février 2009

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 18:52

 

Parce que le monde du travail, le pays ont besoin du PCF… une rencontre nationale le 21 mars à Malakoff


Samedi 21 mars, des responsables de section, de fédération, de cellule, des militants du PCF, provenant de nombreux départements, se réuniront à Malakoff.

Cette rencontre se situe dans la suite des initiatives conduites lors du 34ème congrès du PCF autour du texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

Dans l’invitation, 17 membres du Conseil national du PCF constatent que l’opposition à « la stratégie d’effacement de l’identité communiste et de déstructuration du PCF » a permis de mettre en échec au congrès la « métamorphose » du Parti, mais aussi que la direction est parvenue à rester en place avec « le même projet liquidateur ».

La tournure du Front de gauche pour les élections européennes, l’absence de réponse aux exigences politiques portées par le développement des luttes dans le contexte de crise, incitent les initiateurs de la réunion à « passer à un nouveau stade de coordination et d’organisation nationale, dans une démarche de reconquête des organisations de base du PCF ».

C’est l’objectif principal qu’ils se fixent pour la rencontre du 21 mars. 

 

Texte complet de l’invitation en lien.

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 14:11

A la mémoire de Jules Molina
Cimetière des Ulis, 10 mars 2009


Il nous est, il nous sera toujours difficile de penser que Jules Molina, notre Julot, car nous tous, ses parents, ses camarades et ses amis, nous l’appelions ainsi, comme pour lui dire simplement notre amical respect et notre affection, il nous sera toujours difficile de penser et d’accepter que Julot n’est plus, ne sera plus jamais parmi nous.
Il était si présent, si indispensable à notre vie, que nous avons, que nous aurons toujours le sentiment qu’un terrible vide s’est creusé pour nous tous. Pour Sylvie, sa femme, sa compagne, qui durant tant d’années a partagé ses combats et ses épreuves. Pour ses enfants, Danielle et Paul, pour tous les siens, si fiers de lui.
Bien au-delà du cercle familial et de tous ses proches, son souvenir restera également vivant chez tous ceux qui ont eu la chance, en Algérie et en France, de pouvoir le connaître de près, de travailler et de militer avec lui car Jules Molina était avant tout un homme d’action et de conviction, tourné vers l’espérance d’un monde débarrassé de toutes les tares du présent, de l’exploitation, de l’oppression, du racisme, des guerres et de tous les maux qu’engendre la société capitaliste. C’est justement parce que son souci était en premier lieu dans la vie des autres, qu’aussitôt après la fin de la deuxième guerre mondiale -qu’il fit du débarquement en Sicile jusqu’à Monte-Cassino et des batailles de France à celles, ultimes, d’Allemagne- il rejoignit dès son retour en Oranie, les rangs des communistes algériens et le combat qu’ils menaient pour la libération de l’Algérie du joug colonial.
Rien n’était plus important pour lui que de servir cette cause et c’est pourquoi, un peu plus tard, il n’hésita pas un instant, à accepter la proposition qui lui était faite de quitter son poste très bien rémunéré d’ingénieur pour devenir permanent responsable de la Région d’Alger du Parti Communiste Algérien, puis directeur de l’imprimerie d’Alger républicain. Un travail épuisant et un salaire misérable que sa femme Sylvie accepta elle aussi, avec le même courage que lui même. C’est à cette époque, qu’entre Jules et moi, naquirent une affection, une amitié, une entente de pensée qui, depuis soixante ans n’ont cessé de s’approfondir jusqu’à ce jour tragique où il dut nous quitter.
Jusqu’à son dernier souffle, il resta fidèle à son engagement, apprécié par tous pour ses capacités, son courage, son esprit fraternel, le respect et la solidarité qu’il témoignait, quelle que soit leur origine, à tous ceux avec lesquels il était amené à travailler dans un pays où le racisme et le mépris de la majorité des Européens à l’égard des Algériens, arabes et kabyles, étaient quasiment la règle, une des règles les plus odieuses du régime colonial. Sa modestie, sa capacité de travail, sa constante disponibilité à aider quiconque demandait son appui, aussi bien pour régler une question pratique que pour donner un avis politique, avaient fait de lui un ami estimé par tous ceux qui avaient eu la chance de le connaître. Ceux-ci étaient aussi bien parmi ses camarades de parti qui appréciaient sa clairvoyance et sa solidité politique que parmi les responsables nationalistes qui trouvaient toujours en lui un appui précieux pour sortir leurs journaux et tracts édités dans l’imprimerie qu’il dirigeait et pour faire échapper ceux-ci aux constantes saisies policières.
Il paya très chèrement le prix de cette résistance active aux autorités coloniales. Arrêté quelques mois après l’interdiction d’Alger républicain, en 1955, sommé d’indiquer dans quelles conditions des tracts clandestins du PCA avaient été imprimés, il se refusa à en dire un seul mot et, malgré les tortures, persista dans son silence. Cela lui valut d’être condamné à un an de prison qu’il accomplit à la prison d’Alger. A sa sortie, il échappa à l’internement dans un camp de concentration et durant toutes les années qui séparaient encore le pays de la fin de la guerre, il continua de militer pour l’indépendance dans les rangs du PCA et du FLN.
Jules, apporta ensuite son concours à l’Algérie nouvelle en remplissant des fonctions de direction dans diverses usines où ses talents et son travail lui valurent les éloges des dirigeants algériens qui, désormais, étaient à la tête des entreprises où il travaillait.
Mais, en juin1965, un coup d’Etat aboutit une nouvelle fois à la mise hors la loi effective des communistes et à l’arrestation de dirigeants qui s’étaient dressés contre le putsch. Jules ne fut absent d’aucun des nouveaux combats, d’abord clandestins et enfin légaux menés par le PCA, renommé Parti de l’Avant-Garde Socialiste (PAGS) puis Parti Algérien de la Démocratie et du Socialisme (PADS).
Contrairement à leur désir le plus profond de demeurer en Algèrie, les aléas de la situation mirent enfin Jules et Sylvie, le cœur déchiré, dans l’obligation de quitter un pays et un peuple qui étaient les leurs et dont, depuis toujours ils n’avaient songé qu’à partager le destin. Ils arrivèrent en France en 1989 et s’installèrent à Palaiseau où habitait déjà leur fille Danielle.
D’autres que Jules, déjà à l’âge de la retraite, auraient seulement songé à vivre tranquillement les dernières années d’une vie déjà si bien remplie mais c’était là une décision que Julot rejetait d’emblée.
En dépit d’amères épreuves, en dépit du fait qu’il n’était plus dans le pays qui l’avait vu naître, il considérait que son devoir était de poursuivre en France le combat contre le colonialisme et pour monde nouveau à naître, un monde socialiste, ce combat qu’il avait commencé si longtemps auparavant en Algérie. C’est pourquoi il rejoignit les rangs de l’ACCA - Agir contre le Colonialisme Aujourd’hui- que dirige Alban Liechti et y travailla avec passion. Pour des raisons identiques et malgré les divergences qui pouvaient l’opposer à la ligne politique de la direction du Parti Communiste Français et qu’il ne cacha jamais, il n’hésita pas non plus à militer activement au PCF.
Ainsi vécut Jules Molina, notre camarade, notre ami, celui dont la femme, les enfants, les petits enfants et tous ceux qui viendront après lui, pourront dire avec fierté qu’il leur a laissé un inestimable héritage : celui d’un homme inoubliable et pour toujours exemplaire.

Henri Alleg

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 09:18
Jules Molina est décédé le 4 mars. Militant communiste depuis 1946, au Parti communiste algérien et au PCF, adhérent de la section de Palaiseau, il était l'un des premiers signataires des textes alternatifs des 33ème et 34ème congrès. Nous avons eu l'occasion de publier plusieurs tribunes de Jules.
Dont celle-ci écrite en août 2008 dans la préparation du congrès.

Reprendre la carte du Parti… par Jules Molina
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 09:14

Ivan Melnikov sur les résultats des élections régionales en Russie

Ce 1er mars 2009, les électeurs étaient appelés à voter pour désigner leurs représentants locaux dans 79 « sujets de la Fédération de Russie ». Dans neuf régions, le Tatarstan, la République de Kabardino-Balkarie, la république de Karachaievo-Tcherkessie, la République de Khakassie, les provinces d'Arkhangelsk, de Bryansk, de Vladimir, de Volgograd et la province autonome de Nénétsie, ont eu lieu les élections aux assemblées législatives régionales. Le Parti communiste de la Fédération de Russie a pris part à toutes ces élections.
Voici l'analyse à chaud, le jour même, de la liste des fraudes constatées et des résultats obtenus par le vice-président du Parti communiste de la Fédération de Russie, et responsable du Parti pour les questions électorales, Ivan Melnikov.

(traduction pour vivelepcf : AC)

 

«Nous ne fermerons pas les yeux sur les fraudes»

« Les informations que nous avons reçues concernant des violations du Code électoral le jour du vote inscrivent cette élection dans la continuité des précédentes. Néanmoins, elle a présenté deux traits originaux. La propagande illégale, les tentatives de persuader les citoyens ou de les pousser à bien voter, a légèrement régressé. Par contre, les tentatives pour décider de l'issue du vote par des moyens techniques ont considérablement augmenté, sans qu'il soit fait directement appel au vote des électeurs. On parle de fraudes liées à l'émission de bulletins, à Saint-Petersbourg et au Tatarstan, à l'octroi de permissions pour aller voter, comme dans la région de Briansk. Mais, l'essentiel des soupçons porte sur la technologie liée au vote anticipé. Ainsi, par exemple, à Tver, 20% des électeurs ont voté par un tel procédé « extraordinaire ».

Pour assurer la réussite de ces fraudes liées à la technologie, et pour les cacher aux yeux de tous, divers procédés ont été employés. On se chargeait d'éloigner des bureaux de vote les observateurs et membres des commissions électorales, comme ce fut évident en Karachaievo-Tcherkessie et au Tatarstan. Comme le président d'une des commissions de Volgograd, on se donnait le droit d'emporter les bulletins de vote chez soi. En Khakassie, une lettre du Ministère de la Santé local était envoyée dans le but de connaître les intentions de votes des médecins et des malades. Dans la même idée, on peut noter aussi le refus de remettre des copies des procès-verbaux à nos observateurs.

Après avoir recensé tous les cas de violation à la loi, nous porterons plainte à la commission électorale centrale, aux commissions électorales locales et aux organismes publics. Notre service juridique se chargera comme toujours de demander des enquêtes qui soient menées à leur terme. Nous ne fermerons jamais les yeux sur les fraudes et les violations de la loi dorénavant.

«C'est le retour des sombres méthodes des années 90»

Je veux particulièrement insister sur le fait qu'au cours de ces élections régionales de mars 2009, dans la campagne électorale, on a assisté au retour des « sombres méthodes » des années 90.  Dans les dernières années nous n'y prêtions pas une attention particulière, exception faite pour les programmes d'Alexeï Karaulov. Maintenant, elles sont redevenues un phénomène massif. Dans la région d'Arkhangelsk, le jour du vote, était tiré le journal «la patrouille d'Arkhangelsk», où il était écrit que les communistes voulaient «plonger la Russie dans un bain de sang». En Khakassie, on tirait des tracts supposés signés du Parti communiste de la Fédération de Russie, où étaient mises en valeur des thèses provocatrices destinées à discréditer notre parti. A Vladimir, sans en connaître l'émetteur, étaient diffusés des tracts relayant un appel imaginaire du gouverneur, communiste, de la province. On a noté aussi des coups de téléphone de nuit aux électeurs, soi-disant de la part du Parti communiste de la Fédération de Russie.

Cela démontre que le parti du pouvoir, s'appuyant sur un appareil bureaucratique travaillant pour lui, a orienté ses discours, pour la première fois depuis sa création, non vers la propagande, la mise en valeur de ses propres idées et propositions, mais sur la contre-propagande, la calomnie du plus bas étage. Les raisons en sont pragmatiques: l'échec de ses politiques a emmené un changement de tactique, conséquence immédiate du fiasco « du plan Poutine » et de « Stratégie 2020 ». La suite donnée au manque de réponse à cette question: où est passé l'argent pour le plan de relance? Le silence sur un éventuel plan « anticrise » pèse tout comme l'incapacité à retrouver, ce mot qui est dans toutes leurs bouches, la « stabilité ».

 

«Les résultats du parti du pouvoir sont en déclin»

« Cette 'crise de la propagande' s'est faite sentir dans de nombreux cas jusque dans les résultats du parti « Russie Unie ». Certes, dans toutes les régions, le parti reste à la première place. La télévision rapporte unanimement un soutien populaire à son maximum. Mais à y regarder de plus près, on peut observer facilement, que les résultats du parti du pouvoir sont en baisse si on les compare aux résultats dans ces mêmes régions lors des élections à la Douma. Ils baissent en moyenne de 5% entre les deux élections.

En Khakassie, ils passent de 59,53% à 57,3%, dans la région d'Arkhangelsk, de 56,72% à 51,8%, à Briansk de 61,7% à 54%, à Vladimir de 56,75% à 51,3%, à Volgograd de 57% à 49,4%, en Nénétsie de 48,7% à 42,4%. Enfin, en Kabardino-Balkarie, ils ont sérieusement baissé passant de 96% à 72%.

Ainsi, quand les membres de Russie Unie affirment que les citoyens ont renouvelé leur confiance à leur parti, ils passent sous silence le fait qu'il commence à la perdre, cette confiance. Je pense que si les élections se déroulaient dans des conditions honnêtes, nous constaterions une baisse beaucoup plus conséquente de leurs résultats. En tout cas, un processus est enclenché, marqué par une déception grandissante vis-à-vis des membres de Russie Unie et qui touche des secteurs de plus en plus importants de la population »

«Le Parti Communiste de la Fédération de Russie est dans une bonne dynamique»

« Le Parti Communiste de la Fédération de Russie vise toujours, comme but stratégique, la victoire. C'est pourquoi nous ne pouvons pas nous réjouir outre mesure de ses résultats, et nous ne le ferons pas. Mais, nous jugeons globalement que les résultats du vote sont positifs. Nous avons confirmé notre statut de deuxième force politique du pays. De plus, à mon avis, nous l'avons non seulement confirmé mais aussi, grâce à nos électeurs, nous l'avons renforcé. Nous sommes à la deuxième place dans 6 des 9 régions.

Nous sommes dans une bonne dynamique, nous avons amélioré nos scores dans toutes les régions, si on les compare à nos résultats lors des dernières élections à la Douma, et nous les avons considérablement augmentés dans certains cas, permettant même un saut qualitatif.

Quand on parle de saut qualitatif, on pense avant tout au Tatarstan. En 2004, lors des élections régionales, nous faisions 6,3%, en 2007 aux élections à la Douma 6,71%, maintenant nous faisons 11%.  Dans cette république, il y aura enfin un parlement bipartite.

Nos résultats se sont aussi considérablement améliorés dans la région d'Arkhangelsk. Bien que nous y occupions la troisième place, nous obtenons presque 17%, alors qu'aux élections à la Douma nous avions fait 11%, et en 2004 seulement 8,6%.

Des résultats loin d'être mauvais ainsi que la deuxième place dans la région de Briansk (23%), de Volgograd (23,5%) et de Vladimir (27%). C'est-à-dire dans une moyenne se situant autour de 25% et avec de sérieuses longueurs d'avance sur les autres partis. 'Russie Juste et le LDPR parviennent juste à dépasser les 10% dans la région de Volgograd, et n'atteignent même pas ce seuil dans les deux autres régions.

Nous avons dépassé la barre fatidique des 20% dans la province autonome de Nénétsie, nous y prenons la deuxième place avec 21 %, là ou en 2007 nous arrivions à seulement 12,3 %. En Khakassie, nous prenons aussi la deuxième place avec 14,6 %, alors qu'en 2007 nous étions à 12,8 %.

En Kabardino-Balkarie, nous passons de 1,72% à 8,36% et prenons la troisième place. En  Karachaievo-Tcherkessie, nous sommes encore troisième, passant de 3,66% à 10,5%. En tenant compte des particularités de la situation de ces républiques caucasiennes, ces résultats sont loin d'être mauvais.

C'est dans cette même dynamique positive que s'inscrit le renforcement de nos positions dans de nombreuses villes, parmi les gens les mieux informés, ceux qui peuvent saisir la portée de l'événement. Notre victoire aux élections du conseil municipal de Tver constitue une très bonne nouvelle. Des résultats tout aussi positifs à Briansk et à Oulan-Oude ou nous avons obtenu respectivement 31% et 25% des votes.

«Pour la suite, dans notre action politique, il faudra s'appuyer sur le rapport de force réel»

« Tout en analysant et en comparant les résultats de ces élections régionales, il faut prendre en compte une chose essentielle: ce sont les statistiques officielles. Il faut prendre en considération les conditions et possibilités inégales d'accès des partis aux médias, les infractions et fraudes; le rapport de force réel, l'état réel de la population sera plus intéressant pour nous, avec une tendance à la convergence du nombre de personnes soutenant 'Russie Unie' et le Parti Communiste de la Fédération de Russie, tandis que le LDPR et « Russie Juste » joueront un rôle marginal d'arbitre entre les deux. Un rôle tantôt plus grand, tantôt moindre.

Le décompte parallèle, réalisé par notre parti, nous confirmait simplement que notre poids en pourcentage était biaisé par les techniques utilisées par le pouvoir. D'après nos calculs, globalement, la perte serait de 6 à 7%. Si on ajoutait ces pourcentages aux résultats obtenus, et si nous avions le même accès à l'information pour tous les citoyens dans le cadre de cette enquête, nous pourrions mieux comprendre la réalité de notre société. Et pour la suite, dans notre action politique, nous devrons partir de ce rapport de force réel, sentir et s'appuyer sur cette situation réelle, sentir et découvrir ses potentialités latentes, sans laisser de place pour les tentatives du pouvoir de faire diversion dans la société avec son parti de rechange - « Russie Juste », artificiellement gonflé aux fins de la lutte contre le Parti Communiste de la Fédération de Russie.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 12:08

130 participants, 4 adhésions, le point sur les nombreuses initiatives de la section, en présence de Christian Tabaglio, membre du Conseil national du PCF, d'Evelyne Didier, sénatrice de Meurthe-et-Moselle,

En lien, le discours du secrétaire de section Jean Baus, « basé sur la lutte des classes et le renforcement de notre Parti ».

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