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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 20:23

La section du PCF Paris 1er/2ème reste dans ses locaux. Les « transformations » du PCF, méthode parisienne, mises en échec !

 

Le 3 avril, Simone Goënvic, secrétaire de la section Halle-Bourse du PCF (1er et 2ème arrondissements) était convoquée au Tribunal d’instance pour occupation illégale par la section…  de ses propres locaux, 62 rue Montmartre.

Le jugement a été renvoyé au 4 juin. Les camarades peuvent rester chez eux. L’affaire fournit une illustration édifiante des nouvelles « transformations » du PCF voulues par la direction du Parti. Elle invite à une vigilance et une mobilisation encore plus grandes des camarades.

 

Rappelons les faits:

 

Le 28 janvier 2009, veille de la manifestation nationale, les locaux de la section sont forcés et les serrures changées.

Après coup, le soir même, Simone Goënvic, reçoit un message de revendication sur son répondeur émanant du secrétaire du PCF Paris, Patrice Bessac.

Il a décidé de ne plus reconnaître la section et de l’expulser de locaux qu’elle a acquis par souscription militante en 1972, qu’elle occupe depuis sans discontinuer et dont elle assume toutes les charges.

 

Les communistes des 1er et 2ème réintègrent quand même leurs locaux et alertent leurs camarades (voir notamment leur lettre du 29 janvier).

 

Le 18 mars, veille encore de manifestation nationale, la secrétaire du 2ème reçoit l’assignation à comparaître le 3 avril en référé par les dirigeants de la société immobilière du PCF Paris (dirigeants de celui-ci).

 

Le 25 février puis le 25 mars, des membres du Conseil départemental du PCF Paris soulèvent la question qui ne lui avait pas été soumise. Pas de réponse de P. Bessac le 25 février.

Une réponse embarrassée le 25 mars. 150 pétitions d’indignation et de soutien lui sont remises dont celles de dirigeants actuels et passés du PCF, de figures historiques du parti…

La section des 1er et 2ème a reçu de multiples autres soutiens et des dizaines de camarades étaient présents au procès (dont les sections de Paris 15, de Paris-Poste...).

 

Du côté du PCF-Paris : personne, seulement l’avocate !

 

Etonnante conception des dirigeants du PCF-Paris de leur rôle : ils fuient les adhérents. Déjà entre temps, Patrice Bessac avait refusé de recevoir une délégation de la section des 1er/2ème, venue au Colonel Fabien (nouveau siège de la Fédération de Paris) sous prétexte qu’elle était trop nombreuse…

 

Le juge a reporté le jugement.

                             

L’avocate n’a en effet pas osé reprendre au procès le motif de l’assignation par la société immobilière. Le PCF-Paris a renoncé à contester devant le tribunal la légitimité de la section. Dont acte !

Convoquer un tribunal en référé, c'est-à-dire en urgence, et changer complètement la motivation de la plainte : cela montre le sérieux de l’affaire ! Le jugement est logiquement remis au 4 juin, trois jours avant les élections européennes. 

Si, comme une rumeur à circuler, l’intention de la direction du PCF-Paris était de remettre le local à la disposition du Front de Gauche à Paris pour la campagne des européennes, c’est définitivement compromis !

 

Plusieurs questions restent entières.

 

- Il est intolérable que les PDG des sociétés immobilières du Parti puissent prétendre décider de l’affectation des locaux acquis par les militants, les sections. C’est maintenant l’argumentation des « plaignants ».

 

- L’exemple de Paris pose la question de la nature des « transformations » du PCF voulues par sa direction nationale.

Au 34ème congrès, les communistes ont rejeté le projet de « métamorphose » du Parti. Cherche-t-on à faire rentrer par la fenêtre ce qui a été renvoyé par la porte ?

 

Il se trouve que Patrice Bessac n’est pas que le secrétaire du PCF-Paris. Il est aussi membre de la Coordination nationale du Comité exécutif du PCF chargé, avec une commission ad-hoc, desdites « transformations » du Parti.

 

L’arbitraire administratif, la mise à l’écart des organisations du Parti qui ne s’alignent pas sur la stratégie de la direction, le coup de force : est-ce que ce sont les nouvelles méthodes de fonctionnement proposées ?

D’autant que l’épisode de la section des 1er et 2ème arrondissements coïncide avec un autre acte inquiétant. La ligne et les listes pour les élections européennes sont décidées dans le plus grand mépris de l’avis des communistes. Pour les candidatures, une consultation était soi-disant organisée les 26 et 27 mars. Mais les premiers noms des listes avaient déjà été présentés le 8 mars, dont celui de Patrice Bessac. La réunion du Conseil départemental de Paris, du 25 mars, a tout simplement ignoré la consultation, dont on ne connaît d’ailleurs pas les résultats, là où elle aurait eu lieu. En ce qui les concerne, les camarades du Val-de-Marne ont eu la surprise que la liste finale ne corresponde pas à la liste sur laquelle ils avaient voté…

 

« Transformation » : un euphémisme pour « métamorphose » du PCF, sans, voire contre les communistes ? 

 

Réitérons notre soutien aux camarades de la section des 1er et 2ème arrondissements de Paris !

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 07:06
La falsification anti-communiste de l'histoire


Article traduit du numéro 1485 d'Avante, hedomadaire du Parti communiste portugais, édition du 9 avril http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-30110623.html 

La majorité du Parlement Européen a approuvé, le 2 avril, une résolution qui prétend imposer aux nouvelles générations une vision falsifiée du passé avec l'unique objectif de criminaliser le communisme et aussi de réhabiliter le fascisme.



Le texte, proposé par le PPE, les Libéraux, l'Union pour l'Europe des Nations et les Verts avec l'appui des socialistes, a été approuvé par 553 votes pour, 44 contre et 33 absentions. S'achève ainsi un processus entamé en Juin 2008, lors de la conférence à Prague intitulée « Conscience européenne et Communisme », dont est sortie une déclaration signée par 50 députés européens. Elle fut suivie d'un séminaire, qui s'est déroulé en Novembre, auquel ont participé 18 états-membres de l'UE, et qui a défini un cadre de coopération internationale pour « l'élucidation des crimes des régimes totalitaires » qui ont existé en Europe.



Plus récemment, le 18 mars, organisée par la présidence tchèque de l'UE, s'est déroulée une conférence intitulée « La Conscience Européenne et les Crimes du Communisme Totalitaire », au cours de laquelle sont intervenus le vice-président tchèque, Alexandr Vondra, le commissaire européen à la Culture, Jan Figel, tous deux députés européens et représentants d'ONG.



Comme cela apparaît clairement dans les titres choisis, et bien qu'ils ne cessent de clamer leur « impartialité » en utilisant le terme « totalitarisme », l'objectif des idéologues qui se cachent derrière ces initiatives n'est pas, clairement, d'étudier l'horreur nazie, responsable d'une guerre qui a tué 60 millions de personnes, parmi lesquelles 23 millions de soviétiques, communistes avant tout, et qui a rasé un pays qui venait à peine de se bâtir, dans les années 30, grâce à l'effort héroïque des peuples de l'URSS, sous la direction du Parti dirigé alors par Staline.



Non, l'objectif est, au contraire, de réécrire l'histoire pour criminaliser le communisme et ce qu'ils nomment « Stalinisme », l'assimilant au Nazisme, tout en le considérant comme plus dangereux, car le rêve d'une société sans exploités ni exploiteurs – qui s'est matérialisé tout d'abord avec la Révolution d'Octobre et s'est étendu, après la défaite du nazisme et du fascisme, à plusieurs pays du Centre et de l'Est de l'Europe – continue à vivre dans la conscience des peuples, en particulier chez ceux qui ont connu cette expérience et qui aujourd'hui souffrent de l'aggravation de la crise du capitalisme.



Une résolution honteuse



Signe que certains députés ont mauvaise conscience, la résolution du Parlement Européen, reconnaît implicitement qu'il n'existe pas de légitimité politique, ni de base scientifique pour criminaliser le communisme.


Ainsi, le texte approuvé admet que, « selon l'opinion des historiens, il n'est pas possible de faire des interprétations entièrement objectives de faits historiques et qu'il n'existe pas de récits historiques objectifs ».


Par la suite, il ajoute que « aucune organisation ou parti politique ne détient le monopole de l'interprétation de l'Histoire », considérant même que « les interprétations politiques officielles des faits historiques ne doivent pas être imposées par des décisions majoritaires des Parlements » et que « les Parlements ne peuvent pas légiférer sur le passé ».


Pourtant, la résolution proposée par les députés Tunne Kelam (Estonie), Jana Hybaskova (République Tchèque) et Jozsef Szajer (Hongrie) essaie de faire exactement ce qu'ils affirment ne pas pouvoir faire, falsifier l'histoire et prétendre institutionnaliser cette falsification.


En d'autres mots, comme l'a affirmé dans sa déclaration de vote le député du PCP, Pedro Guerreiro, « cette résolution honteuse approuvée par le Parlement Européen s'insère dans une opération de distorsion de la vérité historique, menée par les forces réactionnaires et revanchardes, les perdants de la Seconde Guerre Mondiale – les mêmes qui, par exemple, ont réhabilité dans leurs pays ceux qui ont collaboré à la barbarie nazie. »


« L'objectif », a souligné le député « est de réhabiliter le nazisme et le fascisme et de condamner le communisme, c'est-à-dire de réhabiliter le bourreau et l'oppresseur, en condamnant ses victimes et ses opprimés. Son objectif est d'effacer la contribution décisive des communistes et de l'Union Soviétique à la défaite du nazisme et du fascisme, son rôle dans l'amélioration des conditions de vie des travailleurs, sa contribution à la libération des peuples du joug colonial, après la Seconde Guerre Mondiale. (…) Dans le fond, son objectif est de criminaliser les communistes, leur action et leurs idéaux. »



Tout confondre pour créer la confusion



Bien qu'elle reconnaisse « le caractère unique de l'Holocauste » nazie, la résolution insiste pour mettre dans le même sac « nazisme, stalinisme et les régimes fascistes et communistes », considérant, rien de moins, que, « du point de vue des victimes, la nature du régime qui les a privées de liberté, torturé ou assassiné, quelqu'en soit la raison invoquée, n'est pas pertinente ». Ainsi, hypocritement, le Parlement Européen met sur un pied d'égalité ceux qui ont tenté d'asservir une partie des peuples européens et ont promu une épouvantable guerre d'extermination avec ceux qui ont donné généreusement leurs vies pour libérer l'humanité du nazisme et du fascisme.


Avec cette argumentation indigente, le texte rejette « n'importe quel type de pouvoir totalitaire, quelque soit l'idéologie qu'il invoque » et lance une menace à peine voilée à tous ceux qui défendent ou croient dans les idéaux communistes, considérant que « il est nécessaire d'être vigilent pour combattre les idéaux et les tendances anti-démocratiques, xénophobes, autoritaires et totalitaires », en confondant et mélangeant le tout, comme cela les arrange.


Mais si des doutes subsistaient quant à l'objectif de cette résolution, les mesures qu'elle propose suffisent à les dissiper: elle demande au Conseil et à la Commission qu'elles soutiennent les organisations anti-communistes comme le « Mémorial » dans la Fédération de Russie, la seule qui soit citée dans le texte, et encourage la création d'une « Plateforme de la Mémoire et de la Conscience Européenne », pour coordonner les « enquêtes » sur les « régimes totalitaires », organisme que le commissaire européen à la Culture se dit déjà prêt à financer, affirmant dans le journal Tchèque le Prague Daily Monitor, que « trouver des fonds [pour un tel projet] ne constitue pas un problème ».


Dans la même perspective, la résolution propose que le 23 août soit déclaré « Journée de la mémoire » en l'honneur des victimes de tous les régimes autoritaires et totalitaires, promettant une « commémoration avec dignité et impartialité »


Enfin, ces hérauts « impartiaux » des libertés et de la dignité humaine, en faisant allusion aux anciens pays socialistes d'Europe, affirment que l'analyse des « crimes » des « régimes totalitaires communistes » a aujourd'hui pour objectif « la réconciliation » laquelle, affirme-t-on dans le texte, « présuppose la reconnaissance de la responsabilité, la demande de pardon, et l'encouragement à une rénovation morale ». En somme, ils exigent la repentance et l'humiliation politique de tous ceux qui croient et continuent de croire aux idéaux supérieurs d'une société sans classes, libérée du joug du capital.


L'Inquisition n'a pas fait mieux avec Galilée...



 

 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 07:39

Nous reproduisons ci-dessous l’analyse sur l’UE que proposait notre texte alternatif au 33ème congrès du PCF. Pour l’essentiel, il reste d’actualité.

 

 

Combattre l’Union européenne, instrument régional de la mondialisation capitaliste

 

Extrait du texte alternatif du 33ème congrès : « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ! ».

 

 

En aucun cas, notre engagement internationaliste ne se confond avec un quelconque mondialisme qui nierait l’existence des nations, l’exigence de la souveraineté des peuples.

 

Nous considérons que le cadre national, pour ce qui concerne la Nation française, reste le lieu principal de la lutte des classes, de la résistance au capitalisme mondialisé. Par leur Histoire et leur cohésion, les nations constituent des freins, non seulement économiques, mais aussi sociaux et culturels, autant d’obstacles à la mondialisation. Elles sont le cadre le plus propice pour réaliser un rapport de forces politique favorable à la satisfaction des besoins du peuple, pour engager une rupture ouvrant la voie au socialisme.

 

Le capital l’a bien compris. Il pousse à l’intégration (à la désintégration) des nations dans des blocs régionaux, pour mieux soumettre les peuples.

 

L’Union européenne a été conçue dès le départ dans cet objectif. Ses promoteurs cherchent à imposer la marche vers une entité européenne supranationale sur laquelle les peuples n’auraient pas de prise démocratique mais où les multinationales seraient toutes puissantes. Ils cherchent à abattre le cadre majeur de l’expression démocratique des peuples, de la souveraineté populaire : la souveraineté nationale autrement dit le droit, souvent si chèrement acquis, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout projet de « constitution » européenne en est la négation même. C’est pourquoi les eurocrates cherchent par tous les moyens à en imposer une.

 

L’UE est une machine de guerre contre les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Les traités européens, Maastricht, Amsterdam, Nice, les directives et les règlements de Bruxelles en sont les rouages. Ils servent de prétextes et de moyens à la politique de régression économique et sociale des gouvernements français pour démanteler les services publics, la Sécurité sociale, pour casser le code du travail, pour faire des coupes claires dans les dépenses publiques et sociales. L’UE organise la mise en concurrence des travailleurs (ex : Bolkestein), facilite les délocalisations, les flux de capitaux au service de la mondialisation capitaliste.

 

Combattre et récuser la dictature de l’UE au service du capital est une priorité pour les communistes français. Dans cette lutte primordiale, notre action doit viser à identifier les responsabilités, notamment celles des gouvernements, à situer les points de résistance nationaux pour vaincre le fatalisme et la résignation que l’UE alimente. 

 

Dans la lutte contre l’UE, le niveau national reste déterminant. L’UE supranationale a été créée de toutes pièces par les gouvernements bourgeois et socio-démocrates nationaux pour mieux répondre aux exigences du patronat et du capitalisme en voie de mondialisation. Elle n’a aucune légitimité démocratique en elle-même et ne peut pas en avoir. Aujourd’hui, contrairement à ce que l’on s’implique à inculquer aux citoyens des différents pays, chaque traité, directive ou règlement est cosigné, en conseil européen, par le gouvernement et le président français. Chaque directive fait l’objet d’une « transposition » en droit français qui doit être approuvée par le Parlement. Les gouvernements français successifs se réfugient, se défaussent devant le peuple, derrière la « contrainte européenne » alors que ce sont eux qui adoptent les directives. Sur le plan institutionnel, la France conserve d’importantes possibilités de s’opposer à la dictature de l’UE, d’autant plus que la « constitution » européenne a été mise en échec.

Sur le plan politique, les convergences d’intérêt et de lutte potentielles sont telles que l’on peut gagner  le rapport de forces au plan national pour mettre en échec la poursuite de l’ensemble de l’eurodémolition de Maastricht. L’application des traités, directives et règlements iniques et illégitimes a cessé d’être une fatalité. La victoire du NON au référendum, en France et aux Pays-Bas, au bénéfice de tous les peuples, vient d’ouvrir une brèche.

 

Nos positions sur l’Europe doivent découler de ces observations.

 

Rejet de tout l’édifice européen supranational existant et lutte contre toute tentative pour l’étendre :

-          Opposition à toute « constitution » européenne, à tout « processus constituant ».

-          Sortie de la France de l’euro et de la BCE avec rétablissement de la souveraineté monétaire et du franc et proposition de constituer une monnaie commune d’échange et de coopération.

-          Dissolution de la Commission européenne.

-          Sortie de la PAC pour sauvegarder notre agriculture.

-          Rejet de « l’Europe des régions ».

-          Rejet de tout élargissement de l’UE.

 

Refus de l’application en France des traités et directives européens, du pacte de stabilité que le vote du 29 mai vient d’invalider notamment concernant la mise en concurrence des travailleurs, des activités de service public…

Défendre EDF-GDF publiques, La Poste ou la Sécurité sociale, c’est la meilleure façon de s’opposer à Maastricht et aux directives européennes et de les mettre en échec.

 

Les luttes dans chaque pays restent déterminantes. Nous voulons les faire converger en Europe et au-delà. Les salariés, le peuple français ont besoin de développer des échanges entre Nations (européennes ou non) fondés sur des coopérations mutuellement avantageuses, par exemple entre services publics nationaux, dans les domaines de la recherche, des nouvelles technologies, de la protection de l’environnement, des échanges commerciaux internationaux notamment pour lutter contre le dumping social…

 

Rejetons le « mythe » européen !

 

Nous subissons une campagne idéologique de grande envergure, omniprésente, pour nous inculquer la nécessité de « l’Europe ». Tous les arguments sont bons pour justifier le soutien à l’UE du capital, même les plus ridicules ou les plus dangereux. On nous vante ainsi l’UE de la concurrence impitoyable entre les individus au nom de l’amitié entre les peuples.

Les forces du capital ont intérêt à prôner l’intégration européenne. Elles suivent leur logique de classes. Mais moins compréhensible est le raisonnement de ceux qui le préconisent tout en se réclamant de valeurs progressistes, de « l’antilibéralisme ».

 

Pour certains, construire « l’Europe » serait devenu la condition de tout progrès social. L’échelon supranational, les institutions de l’UE (même à « démocratiser radicalement ») seraient devenues le niveau décisif quasi unique de l’action politique. Ils ne cessent de clamer leur « besoin d’Europe ».

 

Même au nom des objectifs les plus généreux (les plus utopiques), c’est aller totalement à l’encontre de l’intérêt des peuples, des travailleurs de chaque pays que de chercher à légitimer, à relégitimer, l’UE supranationale du capital, une structure des institutions conçus contre eux, quasiment inaccessibles, le niveau où le rapport de forces est le plus défavorable et où les dés sont pipés dès le départ. Comment s’opposer à la casse d’un service public en France si on accepte la légitimité de la directive européenne qui lui sert de prétexte ou, ce qui revient au même, si l’on porte comme revendication la « réorientation » de ladite directive ?

 

Renoncer à se battre en France pour défendre les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple, l’héritage des luttes, de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front populaire, du programme du CNR, de 1968 pour construire « l’Europe sociale » avec Blair, Merkel, Berlusconi, Sarkozy, Barroso ou encore Bolkestein, sans parler des dirigeants des pays d’Europe de l’est, quelle duperie !

Cela va à contresens du vote de résistance du 29 mai en France et aux Pays-Bas, qui aurait été suivi par bien d’autres victoires si les gouvernements n’avaient pris garde d’annuler les référendums prévus.

Des idées d’apparence progressiste se révèlent être des chimères dangereuses et contre-productives pour les luttes. Ainsi les mots d’ordre séduisants d’ « Europe sociale » (repris par tous les partisans du OUI…) ou de « services publics européens » valident l’intégration européenne, redonnent une légitimité aux eurocrates pour saper les services publics et les systèmes de sécurité sociale nationaux sur lesquels pourraient se construire des accords de coopération. Gardons-nous de les reprendre !

 

Non, une « autre UE » n’est pas « possible », et pour longtemps. Ce n’est pas dans ce cadre mais contre lui que nous avons une chance de faire grandir les coopérations entre les peuples pour s’opposer à la mondialisation capitaliste.

 

La direction du PCF a progressivement tourné le dos à ce qui avait toujours été l’analyse et les positions du Parti sur l’UE. Un tournant a eu lieu en 1998 avec l’abandon de la campagne contre le traité d’Amsterdam et l’Euro. Depuis, les glissements se sont succédé depuis la posture « euroconstructive », l’objectif de « réorientation progressiste de la « construction » européenne », jusqu’à s’inscrire maintenant dans la revendication d’un « processus constituant » et d’un « nouveau traité constitutionnel ». Ces positions sont partie intégrante et essentielle de la « Mutation » réformiste du PCF que nous remettons en cause. Le résultat du référendum, la campagne que nous avons menée nous confirment dans cet objectif.

 

Non au nationalisme et à l’impérialisme européens !

 

Les propagandistes zélés de l’idéologie dominante fustigent le supposé nationalisme des adversaires de l’UE. Défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la souveraineté populaire, les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple, défendre l’appareil productif national, les services publics à la française, est totalement à l’opposé du nationalisme comme avec les positions identitaires et racistes des Villiers ou Le Pen.

En revanche, il y a lieu de s’inquiéter de la volonté de développement d’un nationalisme européen que certains cultivent même sans s’en rendre compte.

Les démonstrations d’attachement passionné et irraisonné à l’Europe (« J’aime l’Europe »), les discours pour « renforcer l’Europe » et sa puissance, correspondent étroitement à la définition du nationalisme.

Dans le contexte d’affaiblissement relatif de leur puissance dans la mondialisation, la majorité des capitalistes français et des autres pays européens ont fait le choix de s’unir pour prolonger ensemble leur domination, non sans contradictions entre eux, en constituant une nouvelle puissance impérialiste, tantôt alliée, tantôt rivale des Etats-Unis, bientôt de la Chine.

L’euro se veut un concurrent du dollar comme monnaie de domination.

Cette volonté de puissance se retrouve sur le plan des relations internationales et sur le plan militaire, comme le projet de « constitution » l’a mis en évidence.

 

Notre rôle de communistes, dans la fidélité aux combats du PCF contre le colonialisme, le néocolonialisme français, contre la Communauté européenne de défense, est de dénoncer et de nous opposer sans faille à cet impérialisme naissant, néfaste pour les populations européennes, dangereux pour les autres peuples du monde, pour la paix.

 

Prétendre, comme le fait maintenant la direction mutante du PCF, que l’UE supranationale pourrait se constituer en acteur mondial, en bloc militaire intégré, pour oeuvrer en faveur de la résolution des conflits et du développement « durable » dans le monde, « en s’émancipant de l’OTAN », c’est au mieux de la naïveté.

Le peuple yougoslave porte dans sa chair les marques de cette logique qui a amené le PCF à ne pas mobiliser contre la guerre des Balkans (comme ensuite en Afghanistan).

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 15:13
Déclaration commune de 52 Partis Communistes et Ouvriers à l’occasion du 60ème anniversaire de l'OTAN

Traduction pour vivelepcf de AC. http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-29842636.html



Le 4 avril 2009 marque le 60ème anniversaire de la fondation de l'OTAN, organisation impérialiste sous domination états-unienne

L'OTAN a été créée prétendument pour faire face à l'URSS, premier Etat ouvrier du monde qui a résisté et triomphé de la peste nazie, donnant un nouvel élan à la lutte pour la libération nationale et sociale partout dans le monde.

Au même moment, les gouvernements capitalistes des Etats-Unis, du Canada et de l'Europe occidentale ont éprouvé la nécessité de disposer d'une organisation politico-militaire pour réprimer et intimider les peuples. La fondation de l'OTAN a répondu à cette nécessité.

Son objectif était de s’opposer et de faire barrage, par l'usage de la force, à tout type de changement progressiste. C'est pour cette raison, mais aussi pour défendre les intérêts de l'impérialisme, que l'OTAN a soutenu les régimes réactionnaires et les dictatures en Grèce, en Turquie, en Espagne, au Portugal, pendant qu'il jouait un rôle majeur dans la partition de Chypre.

Son action était basée, et elle l'est toujours, sur l'anti-communisme et sur toute sorte de machinations et de provocations dirigées contre le mouvement révolutionnaire communiste et la lutte des peuples pour la paix, la justice sociale, le socialisme.

L'histoire de l'OTAN dans son rôle de gendarme de l'impérialisme est associée à de multiples violations du droit international. Elle est tâchée du sang des victimes de ses interventions directes ou indirectes à travers le monde.

Actuellement en particulier, la nature de l'OTAN, en tant qu'organisation militaire et qu’instrument fondamental de l'action impérialiste à l'intérieur des Etats membres aussi bien qu'à l'extérieur de leurs frontières pour la mise en place du « nouvel ordre mondial », apparaît au grand jour.

L'argument selon lequel l'OTAN était un traité soi-disant défensif n’est que mensonge et pure propagande visant à dissimuler les vrais objectifs et le rôle que joue dans le monde cette organisation belliciste. Depuis le sommet de Rome en 1992 et celui de Washington en 1999, l'OTAN a adopté une nouvelle doctrine qui prévoit la possibilité d'intervenir dans le monde entier, au nom de nouvelles menaces, sous prétexte de combattre le terrorisme, ou de sécuriser l'approvisionnement en matières premières etc. Pendant cette période, l'OTAN a franchi une nouvelle étape avec sa nouvelle structure qui est basée principalement sur la doctrine agressive des « forces d'intervention rapide ».

Les Etats-Unis, avec l'Union Européenne ont organisé la dissolution de la Yougoslavie, pour laquelle l'OTAN a déclenché la guerre en Bosnie, mené la sale guerre contre la Serbie, avec les 78 jours de bombardement en 1999 qui ont rasé le pays et mené à l'occupation du Kosovo par l'OTAN et l'UE et à son « indépendance ».

Les guerres de l'OTAN dans les Balkans et en Afghanistan, la participation à la guerre en Irak, les interventions au Pakistan, en Asie du Sud sont autant de marques de la brutalité de l’impérialisme. L'OTAN a toujours été le principal soutien d'Israel dans sa politique d'agression menée contre le peuple palestinien et les autres peuples arabes. L'OTAN a aussi joué, et continue à jouer un rôle dans l'état de siège imposé à Gaza. Contre la volonté des peuples, l'OTAN essaie d'attirer dans ses filets l'Ukraine et la Géorgie. Elle encourage par tous les moyens le réarmement de ces pays, soutenant les cercles les plus réactionnaires. Pour imposer le « nouvel ordre mondial », l’OTAN désigne comme ennemis les Etats et les peuples qui s'opposent aux agressions impérialistes. Ainsi, il pousse à la course aux armements et au développement de nouveaux systèmes d'armes menaçants, comme le bouclier soi-disant anti-missile en Pologne et en République Tchèque.

Le programme de l'OTAN « Partenariat pour la paix » prépare son extension à de nouveaux pays membres. Il a été mis en place dans tous les anciens pays socialistes d'Europe Centrale et Méridionale qui sont plus tard devenus membres de l'OTAN. Actuellement, des pressions sont exercées sur le gouvernement de la République de Chypre pour qu'il rejoigne ce programme et qu'il soit intégré dans les projets Euro-atlantiques. Le gouvernement et le peuple Chypriotes résistent énergiquement car leur acceptation signifierait la validation de l'invasion de Chypre par l'armée turque conduite avec l'aval des Etats-Unis et de l'OTAN, ainsi que l'occupation de facto d'une partie de l'île par les troupes turques qui perdure jusqu'à nos jours.

L'impérialisme des Etats-Unis, de l'OTAN et de l'UE sont intimement liés. En dépit de leurs contradictions et de leurs antagonismes, l'UE et les Etats-Unis sont unis pour se retourner contre les peuples, en particulier depuis que l'UE dans le Traité Européen considère l'OTAN comme un pilier principal de sa défense et accepte entièrement son rôle. Ainsi, l'armée de l'UE est de plus en plus liée à celle de l'OTAN tandis que la France revient dans son commandement militaire.

Pour le 60ème anniversaire de sa fondation, l'OTAN essaie de se présenter comme « aussi innocente qu'une colombe », appuyée par une propagande sans précédent de falsification de l'histoire, à travers les médias manipulés par le système, les universités financées par des programmes de recherche de l'OTAN etc.

L'OTAN paraît être toute-puissante, mais elle ne l'est pas. La crise économique mondiale du capitalisme renforce l’agressivité de l'impérialisme mais dans le même temps elle montre ses limites. L'impérialisme ne peut pas exister sans contrôler de nouveaux marchés, sans élargir son influence, sans asservir et opprimer d'autres peuples, en plus des peuples de ses propres Etats, pour l'expansion de l'activité des monopoles.

 

Il y a un contrepoids à l'OTAN : ce sont les forces anti-impérialistes présentes partout dans le monde, le mouvement mondial anti-guerre, anti-impérialiste, pacifiste qui conjointement avec le mouvement ouvrier et les autres mouvements sociaux, comme ceux des femmes, des jeunes, de défense de l'environnement et des ressources naturelles et les mouvements de solidarité, qui luttent contre l'impérialisme et exigent de ceux qui participent à cette « alliance prédatrice » la dissolution immédiate de l'OTAN.

C'est la seule voie pour les peuples. Nous devons arrêter les agressions impérialistes, contribuer à mettre en échec l'impérialisme, ce qui constitue un préalable à l'avènement d'un monde de paix.

Aujourd'hui, la condamnation verbale des crimes de l'OTAN et des menaces qu'elle fait peser sur la paix n'est pas suffisante. Il est nécessaire que se constitue un large mouvement anti-guerre, anti-impérialiste et pacifiste qui rassemble les travailleurs, la jeunesse et des forces populaires et sociales conséquentes.

Les peuples, par leur lutte, peuvent réellement faire obstacle aux projets criminels de l'OTAN et des autres forces impérialistes et l'emporter.

Les Partis communistes et ouvriers soussignés appellent les peuples à intensifier leur lutte:

·         Contre les dépenses militaires.

·         Pour l'interdiction des programmes de l'OTAN dans les universités

·         Pour le retour immédiat de toutes les troupes et des missions engagées dans des opérations impérialistes hors de leurs pays.

·         Pour la fin de toute implication de leurs pays dans les guerres impérialistes, les occupations étrangères, les interventions impérialistes.

·         Pour le retrait de toutes les bases militaires étrangères de leurs pays.

·         Pour la sortie de leurs pays de l'OTAN

·         Pour la dissolution de l'OTAN

 

VIVE L'AMITIE ENTRE LES PEUPLES

A BAS LE NOUVEL ORDRE DES IMPERIALISTES

Signé jusqu'à présent par 52 partis communistes et ouvriers dont les principaux partis communistes d’Europe, à l’exception notable et inexpliquée, à nouveau, du PCF.


Parti communiste sud-africain ;
Parti algérien pour la démocratie et le socialisme ;
Parti communiste allemand (DKP) ; 
Parti communiste du Bangladesh ;
Parti du travail de Belgique ;
Parti communiste de Biélorussie ;
Parti ouvrier communiste de Bosnie-Herzégovine ;
Parti communiste brésilien ;
Parti communiste du Brésil ;
Parti des communistes bulgares ;
Parti communiste du Canada ;
Parti socialiste ouvrier de Croatie ;
Parti communiste de Cuba ;
Parti communiste espagnol ;
Parti communiste des peuples d’Espagne ;
Parti communiste d’Estonie ;
Parti communiste de Finlande ;

Parti communiste de Grande-Bretagne ;
Nouveau parti communiste de Grande-Bretagne ;
Parti communiste de Grèce ;
Parti communiste ouvrier de Hongrie ;
Parti communiste de l’Inde ;
Parti communiste de l’Inde (marxiste) ;
Parti communiste d’Irlande ;
Parti des communistes italiens ;
Parti communiste jordanien ;
Parti socialiste de Lettonie ;
Parti communiste libanais ;
Parti socialiste de Lituanie ;
Parti communiste du Luxembourg ;
Parti communiste de Malte ;
Parti des communistes du Mexique ;
Parti communiste du Pakistan ;
Nouveau parti communiste des Pays-Bas ;
Parti communiste de Pologne ;
Parti communiste portugais ;
Parti communiste roumain ;
Parti communiste de la Fédération de Russie ;
Parti communiste ouvrier de Russie-Parti des communistes de Russie (RKRP-RPC) ;
Parti des communistes serbes ;
Nouveau parti communiste de Yougoslavie ;
Parti communiste de Slovaquie ;
Parti communiste du Sri-Lanka ;
Parti communiste syrien ;
Parti communiste de Suède ;
Parti communiste de Bohème-Moravie ;
Parti communiste de Turquie ;
Parti communiste d’Ukraine ;
Union des communistes d’Ukraine ;
Parti communiste de l’Uruguay

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 11:58

Non à l'OTAN! Il n y'a pas de paix possible tant que l'OTAN existera!

 

Déclaration de 8 organisations de jeunesse communistes et progressistes d’Europe, Hanovre, le 13 mars 2009 - traduction AC pour vivelepcf. http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-29808208.html

 

 

Fondée en 1949 pendant la guerre froide en tant qu'alliance militaire dirigée contre l'ancien allié soviétique, l'OTAN était – durant l'affrontement entre les blocs – l’instrument le plus important de menace sur les pays socialistes. Le développement d’armements en Europe, conventionnels ou nucléaires, par les forces de l'OTAN a entretenu le danger d'une guerre en Europe dont l’option nucléaire était délibérément envisagée.

 

Après la fin de la guerre froide et l'effondrement de l'Union Soviétique, l'OTAN a étendu son influence également sur Europe de l'Est. L'élargissement de l'OTAN à l'Est est perçu par la Russie comme une menace. Les contradictions inter-impérialistes entre la Russie et l'OTAN sont un foyer de tensions, qui comme dans le cas de la Géorgie, peuvent aller jusqu'au conflit armé. Après l'effondrement du socialisme, l'Europe n'est pas devenue plus sûre, au contraire.

La disparition de ce contrepoids a rendu possible la politique de fragmentation de la Yougoslavie, dont l'agression de l'OTAN a marqué le plus haut point.

 

Le pétrole et le gaz sont le carburant de l'économie capitaliste. Dans une phase d'épuisement rapide des gisements en même temps que de forte augmentation de la consommation, le contrôle du plus grand nombre possible des gisements énergétiques restants devient indispensable aux yeux des stratèges de l'OTAN, y compris par la force si nécessaire. Déjà en 2006, l'OTAN avait mis en garde « que ses intérêts en matière de sécurité peuvent être touchés en cas d’interruption de l'approvisionnement en ressources vitales ».

 

Pour cette raison, la sécurisation armée de l'approvisionnement en matières premières rentre de plus en plus au centre de ses plans d’intervention. Les publications de l'OTAN décrivent ouvertement une série de cas dans lesquels l'alliance doit intervenir militairement. « Le nouveau contexte de sécurité implique que des interventions dans les pays producteurs de pétrole et des actions maritimes le long des côtes et des détroits d'importance stratégique (…) soient préprogrammées pour le court terme ».

 

Les Etats membres de l'OTAN s'arment ainsi en vue de guerres pour l'accès aux matières premières partout où les intérêts des groupes industriels occidentaux sont en jeu.

 

Le 3 et le 4 avril, l'OTAN célèbre à Strasbourg le soixantième anniversaire de sa fondation. Le militarisme et le bellicisme sont aujourd'hui de nouveau des éléments constitutifs de la politique internationale et l'OTAN est le chef d'orchestre de cette politique de réarmement et de guerre.

 

  • Nous nous opposons résolument à l'OTAN et à sa politique et nous mobilisons pour que l'OTAN soit dissoute.
  • Nous appelons toutes et tous à venir le 3 avril à Strasbourg manifester contre le sommet de guerre de l'OTAN.

 

Dans tous les conflits en cours, l'OTAN représente l'obstacle principal à la recherche de solutions politiques pacifiques.

 

60 ans d'OTAN, c'est trop!

Le 3 et le 4 avril: manifestons, protestons, exprimons notre opposition!

 

Nous vaincrons l'impérialisme, et lutterons pour le socialisme!

 

 

Premiers signataires :

 

SDAJ (Jeunesse ouvrière socialiste allemande, liée au Parti communiste allemand, DKP)

KJO (Jeunesse communiste autrichienne)

CJC (Jeunesse communiste de Catalogne)

KNE (Jeunesse communiste de Grèce)

FDJ (Jeunesse allemande libre)

FDCI (Organisation de jeunesse du Parti des communistes italiens)

JCP (Jeunesse communiste portugaise)

UJCE (Union de la jeunesse communiste espagnole)

 

Déclaration votée au séminaire du 13 mars à Hanovre de la CENA (Commission Europe-Amérique du Nord) de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, FMJD.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 16:54

La chute du gouvernement ouvre de nouvelles perspectives, mais  soulève aussi de nouveaux problèmes.

Par Jiří Maštálka, vice-président du Parti communiste de Bohème-Moravie, KSCM, député européen, 26 mars 2009. Traduction pour vivelepcf par AC. http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 



        
Ce sont plusieurs mois de douleur qui s'achèvent avec l'adoption de la motion de censure contre le gouvernement de droite dans notre pays, qui est également à la tête de l'Union Européenne.

         Le gouvernement est tombé. Cela a été rendu possible par les efforts conjoints des deux partis de gauche, même si les divisions au sein de la coalition gouvernementale y ont aussi contribué. Sa manière de gouverner, marquée par le mépris profond pour les intérêts nationaux et les besoins des classes populaires, lui a mis à dos y compris des forces de son propre parti. Ce gouvernement, qui a pu voir le jour grâce à une trahison de membres du Parti social-démocrate, a exclus de son alliance parlementaire des députés du Parti Vert et de l'ODS. Ces derniers se sont révélés plus nombreux que les sociaux-démocrates qui avaient retourné leur veste. L'agressivité suicidaire de M.Bursik [chef du Parti Vert et ministre de l'environnement] et de M.Topolanek semblent avoir porté leurs fruits.

         Désormais, nous avons devant nous deux tâches essentielles. La République Tchèque doit, au moins, terminer sa présidence de l'UE d'une manière plus décente qu'elle ne l'a commencée. Il est clair que cet objectif sera très difficile à atteindre. La manière dilettante dont le gouvernement a traité de certaines questions, en particulier celles liées à la sécurité énergétique en Europe, l’a discréditée autant à l'Ouest qu'à l'Est de l'Europe. A supposer que le gouvernement tchèque, démissionnaire, reste à la tête de l'UE, cela pourrait paradoxalement se révéler une bonne chose pour l'Europe.

Le discrédit des dirigeants politiques tchèques à la tête de l'UE rejaillit sur les positions idéologiques à la base de leurs prises de décision. Le gouvernement tchèque actuel est effectivement une vitrine idéologique si repoussante de l'ultra-libéralisme, de la russophobie, et de l'anti-communisme primaire, qu'il peut entraîner l'Europe à choisir une voie différente pour sortir de la crise économique. Elle a besoin de coopération et non de confrontation.

         Nous devons préparer les prochaines élections européennes en tenant compte de ce nouveau contexte créé par la démission du gouvernement. Nous pouvons nous attendre à ce qu'éclatent d'autres crises politiques qui pourraient détourner les gens de participer aux élections de juin. Le dégoût pour la politique risque d'être renforcé par le fait que nombre de nos concitoyens sont durement frappés par la crise. Le désenchantement vis-à-vis de la politique et des politiciens pourrait ouvrir un espace politique aux populistes, porteurs de solutions simplistes. Le KSCM doit donc être prêt à mobiliser encore plus ses militants et ses sympathisants. La chute du gouvernement ouvre à la fois des perspectives de succès pour les prochaines européennes et soulève aussi de nouveaux problèmes. Nous devons être réactifs devant cette situation changeante.

         En lien se trouve notre seconde tâche importante. Se préparer pour les négociations en vue de la constitution d'un nouveau gouvernement et pour de possibles élections anticipées.
Nous ne devons pas oublier que si la chute du gouvernement Topolanek reste un grand succès, elle est aussi la victoire de Vaclav Klaus. C'est lui qui, dans cette crise, a en main les rênes politiques du pays. Et pas seulement parce que les pouvoirs constitutionnels le mettent en mesure de former un meilleur gouvernement que celui de Topolanek. Vaclav Klaus a aussi su saisir une occasion unique pour sortir la droite de la crise et pour entamer sa reconstruction. Klaus est incontestablement un des rares politiciens tchèques à avoir une autonomie de pensée et cela ne date pas d'aujourd'hui. Une suite de prises de position, en particulier dans le domaine de la politique étrangère (sur le bombardement de la Yougoslavie, le Kosovo, le conflit du Caucase, la crise du gaz etc.), ont montré qu'il pouvait adopter une attitude guidée par des axes forts, sans souci du profit immédiat, de sa popularité, politiquement à contre-courant. C'est aussi un politicien qui suis toujours ses convictions. Toutefois, c'est aussi un politicien foncièrement de droite avec tout ce que cela implique.

         La droite tchèque, au cours du mandat de Topolanek, s'est enfoncée dans une crise profonde, exacerbant les divisions qui secouent les trois partis de la coalition au pouvoir. Nous suivons avec attention le fait qu'un nouveau parti se soit reformé sur la scène politique tchèque, un parti vert avec des positions conformes à son appellation. La situation ouverte par la chute de Topolanek est en train de faire bouger les lignes. Il est compréhensible que le groupe de Topolanek appelle maintenant à la tenue d'élections anticipées. Sur le point de se faire remplacer, il veut prendre de vitesse les dispositions constitutionnelles de passage du pouvoir. La reconstruction de la Droite, sur la base d’un programme et non sur des ambitions personnelles, est un processus qui demandera du temps et qui ne pourra pas être effectif d’ici juin. Il y a bien deux stratégies au sein de la droite tchèque.

Le KSCM devra mesurer précisément les avantages et les inconvénients ainsi que les conséquences que ces divisions à droite impliquent pour la gauche. Une tâche tout aussi importante sera d’apprécier avec précaution le rôle que peuvent jouer des alliés ou partenaires. Sans conteste, le Parti social-démocrate, après son dernier congrès, nous envoie des signes contradictoires. Il suffit de lire la résolution ambiguë à propos de la présence de bases états-uniennes sur notre territoire. La résolution ne remet pas même en question le principe de telles bases, se contentant de rejeter l'accord négocié par le gouvernement Topolanek. Il faudra en conséquence attendre les négociations en vue d’un nouveau gouvernement et les débats sur l'adoption d'une stratégie pour d'éventuelles élections anticipées, pour juger de la possibilité d’une nouvelle ligne politique dans le Parti social-démocrate.

Le KSCM est prêt à soutenir toute mesure visant à une sortie de la crise économique et au renforcement des acquis sociaux et des intérêts nationaux tchèques. C’est la priorité qu’un nouveau gouvernement soit constitué ou qu’il résulte d'élections anticipées. La liquidation des acquis sociaux et des intérêts nationaux est pour nous INACCEPTABLE, peu importe qu'elle se déroule sous un drapeau bleu, vert ou orange [le bleu est la couleur de l'ODS, l'orange du parti social-démocrate]. Le gouvernement est tombé. Maintenant l'important est de s'assurer que la crise politique qui en résulte crée les conditions pour l'amélioration des conditions de vie du peuple dans notre pays, comme en Europe en général.

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 17:40

Une analyse critique de la plate-forme du PGE pour les élections européennes

 

par Gilles Mercier (section PCF de Vitry-sur-Seine)

 

La direction du PCF avait évacué, de façon injustifiable, de l’ordre du jour du 34ème congrès les questions principales touchant l’Union européenne et la campagne électorale de 2009.

La décision stratégique de constituer le « Front de gauche » en duo avec Mélenchon a ainsi été prise en marge du congrès le 24 octobre 2008.

Cette alliance, puis les avances en direction d’autres organisations, ont été initiées sans base politique de départ, discutée et décidée par les communistes, sans plateforme commune.

 

Les thèses du Parti de la gauche européenne, PGE, constituent de fait la matrice de la campagne de la direction du PCF et du « Front de gauche », maintenant déclinée, après coup, dans une déclaration « commune » et dans un argumentaire produit par le « Collectif Europe du CN du PCF ».

 

Le texte que le PGE a élaboré, intitulé « Ensemble pour un changement en Europe » a été publié dans l’Humanité le 8 décembre.

 

Gilles Mercier, camarade de la section de Vitry-sur-Seine, en fait une analyse minutieuse et utile.

Le PGE accepte et défend même l’idée de l’intégration européenne. Pourtant l’UE du capital constitue un cadre contradictoire avec la promotion de coopérations internationales mutuellement avantageuses.

L’intégration européenne, nouveau vecteur du réformisme ? NON merci !

Vivelepcf

 

 

ANALYSE DE GILLES MERCIER

 

Le texte qui suit est l’analyse du programme « Ensemble pour un changement en Europe ! »

Élaboré par une trentaine de formations politiques en vue des élections européennes et publié dans l‘Humanité du 8 décembre.

Pour les rédacteurs du texte, ce n’est pas la nature même du capitalisme qui est responsable de la crise économique et financière, mais sa forme libérale ou néolibérale.

Les dirigeants politiques qui ont promu ce capitalisme sont qualifiés « d’irresponsables ». La crise qualifiée de mondiale a pour cause première la politique hégémonique de Bush.

De même la mondialisation néolibérale aurait failli ! « La politique les Etats et des sociétés entières sont soumis aux marchés financiers incontrôlés. Le résultat est clair : une absence de démocratie et la fin de l’Etat providence ».

Ainsi la crise a des causes extérieures aux Etats qui seraient soumis à la mondialisation libérale. Pourtant quelques lignes plus loin il est écrit « Les gouvernements, les institutions de l’UE …ont imposé privatisations et dérégulation ». Le texte apparaît plus comme un patchwork de circonstance alimenté par l’apport des différents composantes du GUE, qu’un programme élaboré par une orientation cohérente.

Ce sont les Etats qui depuis le milieu des années 1970 face à la crise d’accumulation du capital ont dérégulé les marchés financiers, déréglementé le marché du travail afin de permettre au capital de s’internationaliser pour maintenir sinon accroitre ses taux de profit.

La crise a ses racines dans l’Etat national capitaliste. C’est l’accumulation de ces mesures de déréglementation qui est à l’origine de la crise.

Les Etats ne subissent la crise, ils la créent la structurent par la nature de leurs décisions.

Parler d’Etat providence est indécent ! Comme si l’Etat n’avait pas une nature de classe. La plupart des Etats capitalistes européens ont été obligés, à l’issue de la deuxième guerre mondiale de concéder au monde du travail un certain nombre de droits sociaux plus ou moins étendus suivant l’importance du mouvement de lutte.

Parler de l’Etat providence revient à passer sous silence la lutte menée par les classes dominantes pour revenir sur ce qu’elles avaient été obligées de concéder. L’Etat providence est la négation de la lutte de classe.

Le PGE « estime qu’une sortie de crise ne peut être trouvée qu’en se battant pour une Europe démocratique et sociale, une Europe des peuples et non pas une Europe des banques». Le combat pour une autre Europe, doit être d’abord mené contre la politique de son gouvernement national. C’est la lutte des classes au niveau de chaque pays qui détermine le contenu de la politique européenne. Elle contraint les


2 gouvernements à prendre en compte les exigences sociales au niveau national et européen.

L’exemple même est la lutte contre le CPE, qui a été suivie avec la plus grande attention par tous les gouvernements du continent, membres ou non de l’UE.

Le cadre national comme cadre de lutte sur lequel s’appuieraient les députés européens n’est même pas évoqué.

Se situer au niveau européen sans s’appuyer sur le niveau national, c’est se cantonner à une activité de sommet déconnectée des luttes.

« Plus que jamais, l’Union Européenne est à la croisée des chemins ; ou bien elle continue de mener sa politique actuelle qui approfondit sa crise financière, alimentaire, énergétique et de sécurité, ou bien elle se tourne vers une option de développement durable de justice sociale, … ».

Où les rédacteurs du texte ont-ils vu une crise alimentaire, une crise énergétique, une crise de sécurité en Europe ? Ces trois crises tombent comme un cheveu sur la soupe sans qu’elles soient explicitées. L’Europe mange à sa faim depuis le début des années 1950, elle n’est pas en déficit énergétique.

Quant à la crise de sécurité à quoi cela fait il allusion ? Le développement durable est mis à toutes les sauces. C’est une tautologie puisque le développement implique la durabilité.

Le social dans le texte est souvent accolé au développement durable, ainsi les économies de l’Europe doivent être « socialement et écologiquement durables ».

Que signifie une économie socialement durable ? Le texte ne le dit pas ! « Le Parti de la gauche européenne exige … une Europe féministe qui se développe sur la base de la démocratie et de la solidarité ».

Pourquoi accoler démocratie et solidarité à féminisme, où est la logique ?

Le terme démocratie est trop vague pour y donner un sens concret. Le suffrage est universel en Europe, les opinions peuvent s’exprimer. Quant à la solidarité le terme est ambigu. Tout le monde peut s’en réclamer. Qui est solidaire de qui ? Le social ne se réduit pas à la solidarité.

« Nous nous joignons au combat du mouvement pour la paix et contre la guerre, du mouvement des altermondialistes… ».

Citer l’altermondialisme n’est très pertinent.

Ce mouvement dépourvu de toute unité idéologique a servi pendant des années d’exutoire, sans remettre en cause l’ordre dominant et bien sur sans dégager aucune perspective. Ce n’est pas pour rien que la fondation Rockfeller est un des bailleurs de fonds des forums mondiaux.

L’écologisme a du succès. Pas une formation politique n’omet de se réclamer de la protection de l’environnement. Le créneau est très occupé. Visiblement le lobbying


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particulièrement intense des multinationales de l’environnement auprès des instances communautaires et du parlement européen n’est pas sans effet sur ceux qui se réclament d’une autre Europe.

Ainsi les rédacteurs du texte veulent une stratégie basée sur … « des relations traditionnelles avec la nature », ils ne disent pas jusqu’à quand ils font remonter la tradition !

Ils parlent de « la restructuration écologique » de l’économie réelle !!

Que veulent-ils dire ?

L’Europe est la région du monde où les normes environnementales sont les plus sévères pour l’industrie. Alors que l’Europe veut réduire de 20 % sa production de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans savoir d’ailleurs comment elle va procéder, la GUE veut faire passer cet objectif à 25% pour atteindre 80% en 2050 !

Le seul moyen d’atteindre cet objectif est de diminuer l’activité économique. Ils ne craignent pas d’écrire dans la foulée vouloir augmenter l’utilisation des énergies renouvelables d’au moins 25%.

Energies qui n’ont de renouvelables que le nom puisque l’éolien et le photovoltaïque pour assurer la permanence de la fourniture d’énergie sont doublés par des centrales thermiques productrices de gaz à effet de serre !!

Le GUE demandent que les subventions de l’UE aillent aux énergies renouvelables, c'est-à-dire qu’elles favorisent les fournisseurs privés d’énergie.

Le GUE demande « de réduire la consommation totale d’énergie primaire de 25% (rien que cela !)… y compris en limitant la consommation par tête d’habitant ».

Réduction de 80% de Gaz à effet de serre, (dont rien n’indique qu’ils sont dangereux pour l’environnement), réduction de 25% des énergies fossiles, réduction de leur utilisation par tête d’habitant, pas un mot sur le nucléaire, le GUE ne flirterait il pas avec l’idéologie de la décroissance ?

Concernant l’agriculture le GUE reprend à son comptes les thèses de ceux qui remettent en cause la notion même de progrès. Il demande la « protection du matériel de reproduction végétal ?

(Il n’y a jamais eu autant de variétés cultivées !) La garantie du droit des paysans d’avoir leur propres semences, application de programmes de développement (cela ne mange pas de pain !) et interdiction de l’utilisation d’OGM pour la production d’aliments et de produits alimentaires…).

Les paysans ont le droit de cultiver avec leur propres semences, mais… pour leurs besoins propres, il est interdit dans tous les pays développés de vendre une récolte obtenue à partir de semences non certifiées listées dans un catalogue officiel.

Les rédacteurs du texte veulent ils nous ramener dans la première partie du 19e siècle avant la sélection des semences. La biologie, la génétique appliquée au végétal seraient source d’asservissement de la paysannerie dont la libération reposait sur le


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retour à l’empirisme. N’est ce pas là sans aucune fioriture, l’idéologie de l’antilibéral J Bové ?

Mais si l’agriculture retourne à l’empirisme, nous n’en avons pas fini avec les crises alimentaires !!

Dans la même veine les OGM devraient être interdites, alors rien de concret n’a été démontré, prouvé à leur encontre et pour cause, compte tenu des critères de mise en culture.

Rappelons que la Chine a engagé 1,3 milliards d’euros en 2008 sur les OGM ! Visiblement pour le GUE l’agriculture doit être une agriculture de petits propriétaires avec des rendements dérisoires fournissant un marché de proximité.

Economie

« L’indépendance totale de la BCE à l’égard de tout organe politique » est critiquée. La politique de la BCE « doit avoir pour objectifs essentiels une nouvelle croissance de l’économie et de l’emploi, ces objectifs étant prioritaires par rapport à la maitrise de l’inflation ». « La BCE doit être soumise au contrôle démocratique et public. Ses statuts doivent être modifiés» ? Le GUE est donc pour une Europe fédérale, puisqu’il se prononce pour un contrôle politique de la BCE.

Demander qu’il soit démocratique et public n’engage à rien. L’euro ne peut être autre chose qu’une monnaie d’attraction de capitaux. Il ne peut en aucun cas contribuer à une politique économique, car il n’y a pas de politique économique européenne, l’Europe n’étant pas un Etat.

Il faut revenir aux monnaies nationales, avec une monnaie commune et non unique vecteur des échanges commerciaux. Pourquoi le GUE ne le demande-t-il pas ?

Par contre il demande de taxer les transactions financières en Europe. Ceci n’a aucun sens, puisque la zone Euro est une zone de liberté de mouvements du capital.

Quelle autorité prélèverait cet impôt, n’est ce pas dessaisir le droit régalien des Etats de prélever l’impôt ? Encore le fédéralisme ! Taxer les mouvements de capitaux ne change rien à la nature de l’économie. C’est aux critères de ces mouvements qu’il faut s’attaquer !

Le texte demande l’harmonisation du système financier européen qui doit être basé sur la progressivité de l’impôt. Le système financier et l’impôt sont deux systèmes différents ! Il n’y a aucun système financier européen, il n’y a que des systèmes nationaux.

Demander l’harmonisation financière, si les mots ont un sens, c’est aller dans le sens du fédéralisme dans le sens d’une plus grande dérégulation des marchés financiers.

C’est ce que demandent ceux qui veulent qu’il y ait un marché financier européen unique avec une homogénéisation complète des règles financières entre places boursières !


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Parler ensuite de nationalisation est une aimable plaisanterie, car c’est porter atteinte à la concurrence libre et non faussée qui repose sur l’Euro. Comme personne ne veut mettre en cause l’euro !

Une Europe de paix et de coopération

« Le conflit du Caucase d’août 2008 est devenu une crise internationale qui a impliqué les Etats-Unis et qui a appelé la population européenne et l’Union européenne à jouer leur rôle pour négocier une solution politique ».

C’est ce que l’on appelle une réécriture de l’Histoire. Les USA n’ont pas été impliqués, ils ont été à l’origine du conflit. Ils ont instrumentalisé la Géorgie, afin de tester les capacités militaires de la Russie.

C’est quand même la Géorgie avec ses conseillers militaires US (Israël avait prudemment retiré ses siens) qui a bombardé la ville de Tsinkvalli !

Quand à l’UE elle s’est d’abord rangée dans le camp de la Géorgie, criant au loup face à l’agresseur Russe pour prendre ensuite une position plus nuancée afin de préserver ses propres intérêts face au partenaire économique russe et ce qui pouvait rester des intérêts Géorgiens.

Parler de la population européenne est une vue de l’esprit. Il n’y a pas une population européenne mais des populations européennes. Affirmer qu’elle aurait joué un rôle dans la solution du conflit est une aimable plaisanterie.

« La Gauche européenne se prononce en faveur de l’élargissement ultérieur de l’UE et pour une structure stable à l’échelle du continent afin de surmonter les divisions politiques et économiques existantes en Europe ».

Jusqu’ou l’élargissement doit il aller ? Doit-il intégrer la Turquie, pourquoi le document omet il cette question ? L’élargissement accompagné de la monnaie unique, accroit l’espace de libre mouvement du capital. C’est la création d’une structure qui permettrait de surmonter les divisions non seulement politiques mais aussi économiques de l’Europe !

L’aplanissement des contradictions n’a nul besoin d’une structure, mais repose sur des réunions bi et multilatérales autant que de besoins.

Une Europe démocratique et égalitaire

« Les droits des et les possibilités des travailleurs de participer aux décisions de l’entreprise, par exemple à la réglementation des investissements et de la production, doivent être élargis et définis par le droit international » Il s’agit de changer la nature de l’entreprise par le législatif !

Parce que sans lutte, c’est de l’intégration. Dans les pays nordiques les salariés sont représentés au CA de l’entreprise, sans que cela affecte la gestion capitaliste de la dite entreprise.

Le sous chapitre intitulé « une politique transparente à l’égard des médias » n’est pas d’une grande clarté. Il ne demande pas une information pluraliste, mais de


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« démocratiser la production, le traitement et l’appropriation de l’information et des connaissances pour tenir tête au capitalisme numérique » !

Concrètement cela signifie quoi ? Pourquoi ne pas demander la création d’une société publique de fabrication de logiciels ? Ce serait plus clair !

Oui mais comme pour la gauche Européenne le cadre national n’est pas le cadre pertinent d’action, mais uniquement le cadre européen, et que les sociétés publiques sont nationales car régies par un droit national, les rédacteurs du texte en ont été réduits à des généralités.

Généralités qui se concluent par la tarte à la crème du logiciel libre, panacée de la lutte contre Microsoft ! Le logiciel libre se conçoit pour des applications scientifiques dans le cadre d’institutions académiques. Les logiciels, qui sont des programmes de travail, sont le fruit d’un travail de personnels hautement qualifiés formés par la société, ces programmes de travail sont indispensables au fonctionnement de toute organisation sociale (Etats entreprises privées, publiques, associations), il s’agit d’un travail socialisé et non d’un passe temps, ils ne peuvent être gratuits.

« Pour que toutes les personnes qui vivent dans l’Union européenne puissent occuper l’espace politique qui leur est du le parlement européen doit avoir le pouvoir de légiférer ». Parce que dans le cadre national de chaque pays de l’UE les citoyens ne peuvent occuper l’espace politique qui leur est du !

Légiférer mais pour quelles lois ? Et les parlements nationaux que deviennent ils ?

« Les institutions de l’UE doivent s’ouvrir à la participation des sociétés civiles, lesquelles doivent avoir la possibilité de contrôler leurs décisions ».

Dans la société il y aurait des sociétés civiles !

Qui sont-elles ?

Ces sociétés civiles pourraient contrôler (comment ?) les décisions des institutions européennes !

Mais quelle légitimité ont-elles pour le faire ?

La gauche européenne n’est-elle pas en train d’institutionnaliser des lobbies ?

Ou est la démocratie là dedans ?

Conclusion

Ce texte se situe dans le prolongement des idéologies altermondialistes. Le capitalisme n’est nullement mis en cause mais uniquement sa forme libérale.

Le cadre national est délaissé, tout se situe et se règle à l’étage supérieur, l’Europe.

Les parlements nationaux sont marginalisés. Au nom de la démocratie les groupes de pressions sont encouragés à intervenir directement sur les institutions européennes.

C’est ce que font déjà entre autres et ils ne s’en cachent pas Greenpeace et WWF qui ont installé leurs bureaux à Bruxelles.

L’écologisme est la clef de voute du programme, tout lui est subordonné, le catastrophisme domine le texte. Les seules données concrètes du programme concernent l’environnement.

 

Cette orientation sous un aspect contestataire accompagne par sa logique fédéraliste les forces dominantes qui poussent le plus à la dérégulation.

Gilles Mercier

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 17:28

La chute du gouvernement ouvre de nouvelles perspectives, mais  soulève aussi de nouveaux problèmes.

Par Jiří Maštálka, vice-président du Parti communiste de Bohème-Moravie, KSCM, député européen, 26 mars 2009. Traduction pour vivelepcf: AC.

 

         Ce sont plusieurs mois de douleur qui s'achèvent avec l'adoption de la motion de censure contre le gouvernement de droite dans notre pays, qui est également à la tête de l'Union Européenne.

         Le gouvernement est tombé. Cela a été rendu possible par les efforts conjoints des deux partis de gauche, même si les divisions au sein de la coalition gouvernementale y ont aussi contribué. Sa manière de gouverner, marquée par le mépris profond pour les intérêts nationaux et les besoins des classes populaires, lui a mis à dos y compris des forces de son propre parti. Ce gouvernement, qui a pu voir le jour grâce à une trahison de membres du Parti social-démocrate, a exclus de son alliance parlementaire des députés du Parti Vert et de l'ODS. Ces derniers se sont révélés plus nombreux que les sociaux-démocrates qui avaient retourné leur veste. L'agressivité suicidaire de M.Bursik [chef du Parti Vert et ministre de l'environnement] et de M.Topolanek semblent avoir porté leurs fruits.

         Désormais, nous avons devant nous deux tâches essentielles. La République Tchèque doit, au moins, terminer sa présidence de l'UE d'une manière plus digne qu'elle ne l'a commencée. Il est clair que cet objectif sera très difficile à atteindre. La manière dilettante dont le gouvernement a traité de certaines questions, en particulier celles liées à la sécurité énergétique en Europe, l’a discréditée autant à l'Ouest qu'à l'Est de l'Europe. A supposer que le gouvernement tchèque, démissionnaire, reste à la tête de l'UE, cela pourrait paradoxalement se révéler une bonne chose pour l'Europe.

Le discrédit des dirigeants politiques tchèques à la tête de l'UE rejaillit sur les positions idéologiques à la base de leurs prises de décision. Le gouvernement tchèque actuel est effectivement une vitrine idéologique si repoussante de l'ultra-libéralisme, de la russophobie, et de l'anti-communisme primaire, qu'il peut entraîner l'Europe à choisir une voie différente pour sortir de la crise économique. Elle a besoin de coopération et non de confrontation.

         Nous devons préparer les prochaines élections européennes en prenant compte de ce nouveau contexte créé par la démission du gouvernement. Nous pouvons nous attendre à ce qu'éclatent d'autres crises politiques dans notre pays qui pourraient aboutir à décourager les gens de participer aux élections en Juin. Le dégoût pour la politique risque d'être renforcé par le fait que nombre de nos concitoyens sont durement frappés par la crise. Le désenchantement vis-à-vis de la politique et des politiciens pourrait donc ouvrir une perspective politique aux populistes, porteurs de solutions simplistes. Le KSCM doit donc être prêt à mobiliser encore plus ses militants et ses sympathisants. La chute du gouvernement ouvre à la fois des perspectives de succès pour les prochaines Européennes, mais soulève aussi de nouveaux problèmes. Nous devons adapter notre réponse à cette nouvelle situation.

         On en vient ainsi à notre seconde tâche importante. Se préparer aux négociations pour la constitution d'un nouveau gouvernement et de possibles élections anticipées. Nous ne devons pas oublier que si la chute du gouvernement Topolanek reste un grand succès, elle est aussi la victoire de Vaclav Klaus. C'est lui qui, dans cette crise, est parti pour reprendre en main les rènes du pays. Et pas seulement parce que les pouvoirs constitutionnels le mettent en mesure de former un meilleur gouvernement que celui de Topolanek. Vaclav Klaus a aussi su saisir une occasion unique pour sortir la droite de la crise et pour entamer sa reconstruction. Klaus est incontestablement un des rares politiciens tchèques à pouvoir penser par lui-même, et cela ne date pas d'aujourd'hui. Plusieurs prises de position, en particulier dans le domaine de la politique étrangère (sur le bombardement de la Yougoslavie, le Kosovo, le conflit du Caucase, la crise du gaz etc.), ont montré qu'il pouvait adopter une attitude guidée par des axes forts, sans souci du profit qu'il pourrait en tirer par rapport à sa propre popularité, et en se distanciant de la pensée politique dominante. C'est aussi un politicien qui a toujours eu des convictions. Toutefois, c'est aussi un politicien foncièrement de droite avec tout ce que cela implique.

         La droite tchèque, au cours du mandat de Topolanek, s'est plongée dans une crise profonde, exacerbant les divisions qui secouent les trois partis au pouvoir. Nous suivons avec attention le fait qu'un nouveau parti se soit reformé sur la scène politique tchèque, un parti vert avec des positions supposées conformes à ses origines. La situation ouverte par la chute de Topolanek est en train de faire bouger les lignes. Il est compréhensible que le groupe de Topolanek appelle maintenant à la tenue d'élections anticipées. Si j'étais sur le point de me faire remplacer, c'est ce que je chercherais à faire,  prendre de vitesse les dispositions constitutionnelles de passage du pouvoir. La reconstruction de la Droite, avec un programme et non sur des ambitions personnelles, est un processus qui demande du temps, et qui, pour être effectif, ne pourra être achevé en juin.

Il y a bien deux stratégies au sein de la droite tchèque.

         Le KSCM devra estimer précisément les avantages et les inconvénients ainsi que les conséquences que ces divisions à droite impliquent pour la gauche. Mais une tâche tout aussi importante sera de considérer soigneusement le rôle que peuvent jouer nos alliés et nos partenaires. C'est évident que le Parti social-démocrate, après son dernier congrès, nous envoie des signes contradictoires. Il suffit de lire la résolution ambiguë à propos de la présence de bases états-uniennes sur notre territoire. La résolution ne remet même pas en question l'existence de telles bases, elle rejette uniquement l'accord obtenu par le gouvernement Topolanek. Il faudra donc attendre les négociations en vue d’un nouveau gouvernement et les débats sur l'adoption d'une stratégie pour d'éventuelles élections anticipées, pour juger de la possibilité d’une nouvelle ligne politique dans le Parti social-démocrate.

         Le KSCM est prêt à soutenir tout effort dirigé vers une sortie de la crise économique qui mènerait au renforcement des acquis sociaux et des intérêts nationaux tchèques. Il s'agit de cela en cas d'élections anticipées. La liquidation des acquis sociaux et des principes d’'intérêt national est pour nous INACCEPTABLE, peu importe qu'elle se déroule sous un drapeau bleu, vert ou orange [le bleu est la couleur de l'ODS, l'orange du parti social-démocrate]. Le gouvernement est tombé. Maintenant l'important est de s'assurer que la crise politique qui en résulte crée les conditions pour l'amélioration des conditions de vie du peuple dans notre pays, et dans les pays d’Europe.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 19:07

Lien vers un reportage d'Olivier TOURNAY, militant et élu municipal

http://pcfsaintquentin.unblog.fr/2009/03/27/sarko-a-saint-quentin-2/

Une affiche qui dérange à la fenêtre de Corinne Bécourt

Article du courrier picard

 

Corinne Bécourt a écrit sur son affiche : « Fossoyeur de la France ».

Corinne Bécourt a écrit sur son affiche : « Fossoyeur de la France ».

 

Dix policiers. Pas moins. Dix policiers pour une affiche tortillée par le vent. Au 2, place du 8-octobre à la fenêtre de son appartement, Corinne Bécourt, membre du conseil national du Parti communiste, a décidé de s'exprimer hier en accrochant une affiche, sur laquelle elle a écrit à l'attention du chef de l'État : « Fossoyeur de la France. » La phrase n'est pas passée inaperçue et a déclenché l'intervention d'un groupe de fonctionnaires de police en tenue et en civil. Corinne Bécourt raconte : « Quand je suis sortie de chez moi pour aller au travail, ils m'ont dit de la décrocher. Je n'ai pas voulu. C'est une question de principe. Alors, ils m'ont menacée de garde à vue. Ils ont même dit qu'ils allaient appeler les pompiers pour qu'ils viennent la décrocher avec la grande échelle, comme je refuse de leur ouvrir la porte de mon appartement. »

 

Le bras-de-fer avec les forces de l'ordre commence en début d'après-midi. Mais un peu plus d'1 h 30 plus tard, Corinne Bécourt est finalement libre de circuler. Elle a eu gain de cause et son affiche peut rester accrochée à sa fenêtre.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 19:00

Les CRS chargent : une quinzaine de personnes interpellées

200903241.jpg

Photo PCF Saint-Quentin

 

 

Article de l'Union

Le rassemblement, à la Bourse du travail, hier, en marge de la venue de Nicolas Sarkozy a dégénéré. Les manifestants ont déjoué la sécurité et réussi à déambuler dans les rues. Commence un véritable cache-cache avec les CRS, jusqu'à l'affrontement final. Une quinzaine de personnes ont été interpellées.

 

PLACE Gracchus Baboeuf, 17 heures, devant la Bourse du travail. Des jeunes, des syndicalistes, des salariés arrivent. Ils s'amassent sur la place. Ils sont alors près de 1.000. Des discours chauffent l'ambiance. Sifflements, slogans explicites… Les manifestants sont en colère. « Nous sommes pire que des bêtes. On nous parque comme du bétail.» Et puis, vers 17 h 40, des jeunes trouvent la faille. Le cortège se met en branle. Les CRS courent pour devancer le rassemblement. Ils sont alors 800 à déambuler dans les rues de Saint-Quentin. Premiers heurts rue Raspail, il est 17 h 45. « Nous sommes des fils d'ouvriers. Laissez nous passer. On veut manifester, ça s'appelle la démocratie.»
Premiers jets d'œufs, de cailloux sur les CRS. Les lances à lacrymogène sont sorties des camions au cas où. Au niveau de l'Insset, dans les rangs des manifestants, la Marseillaise retentit. Commence alors le jeu de cache-cache avec les forces de l'ordre, dans les petites rues du centre-ville. L'objectif, empêcher coûte que coûte, les manifestants d'accéder au périmètre de sécurité avoisinant le parc des Champs-Elysées. Des CRS débouchent sur une rue perpendiculaire et coupe le cortège en deux. « Vous êtes encerclés, rendez-vous! Rejoignez-nous!», scandent les manifestants. Et puis, au fil des minutes, alors que la pluie commence à tomber, les slogans se durcissent. «Sarko démission», «Casse-toi pauvre con». «Sarko, on aura ta peau».
La tension monte d'un cran, lorsque le cortège débouche boulevard Roosevelt. Les manifestants sont nerveux. Ils en ont marre de tourner en rond. Ils comprennent qu'ils n'arriveront sans doute jamais jusqu'au but initial fixé : le palais des Sports. Dépités, ils redescendent vers la place Crommelin. Il est 18 h 20. Les policiers qui ont allégé le dispositif au cours de la journée, ont rendu à nouveau les boulevards circulables. Manifestants, CRS, se retrouvent au milieu d'une circulation dense. Les automobilistes coincés, klaxonnent, énervés. Certains font vrombir leur moteur. Le cortège est stoppé. Toutes les routes sont bloqués par d'importants cordons de CRS. La foule se disperse. Les échauffourées éclatent peu avant 19 heures. Des poubelles sont lancées au milieu de la route et forment une barricade de fortune. Des voitures, des vitrines de commerces sont dégradées par une petite bande de casseurs. Olivier Tournay, conseiller municipal du PCF à Saint-Quentin en a été témoin. Il a filmé et pris des photos. Il raconte. « Je n'ai pas compris. ça a été très vite. J'ai vu deux oranges voler vers les CRS et puis, ils se sont mis à charger. C'était violent, j'ai reculé. J'ai arrêté de filmer. Mais les CRS m'ont vu. Ils ont voulu casser mon appareil photo. Je les ai e
mpéché. Ils m'ont donné trois coups de tonfa. Ils ont éparpillé mon matériel photo sur la chaussée. Je n'arrivais pas à les récupérer. Et puis, le commissaire de Saint-Quentin, m'a vu. il est venu à ma rescousse. Il m'a aidé à ramasser mon matériel.»
Au total, une quinzaine de jeunes, ceux qui paraissaient les plus virulents, ont été interpellés. Hier soir, vers 20 h 30, alors que Nicolas Sarkozy, regagnait la capitale par les airs, les casseurs étaient toujours en garde à vue au commissariat de Saint-Quentin.


Aurélie Beaussart

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