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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 10:52

Pour la création d’une Europe démocratique et solidaire

 

Position du Parti communiste du Luxembourg (KPL) sur l’Union européenne (L’ensemble du programme du KPL).

 

L’Union Européenne a toujours été, depuis la création de son organisation fondatrice, la CECA, en 1951, une structure servant exclusivement les intérêts des banques, des trusts et des gros industriels, en contradiction avec les intérêts vitaux des travailleurs. Cette union avait dès le début, pour seul et unique but, d’assurer aux banques et aux trusts les meilleures conditions leur permettant de réaliser des profits toujours plus gros. Toutes les décisions de l’UE ou des organisations qui la précédèrent, y compris l’abolition des frontières dans l’espace Schengen ou l’introduction de l’Euro ont toujours été subordonnées à ce but. 

Aussi bien le mode de fonctionnement, que les prises de décisions à l’intérieur de l’UE continuent à ignorer un bon nombre de principes démocratiques. Les décisions de la conférence au sommet des chefs d’état et de gouvernement des pays de l’UE sur, l’ainsi nommé, Traité de Lisbonne corroborent le développement de l’UE en direction d’un bloc économique, militaire et politique, qui s’oppose aux intérêts des travailleurs et des peuples en général. L’UE y parvient principalement en accélérant sa militarisation, la libéralisation des marchés, l’exacerbation de la concurrence, ainsi que le démontage et la privatisation des services publics dans l’intérêt des grands groupes capitalistes.

Le KPL est persuadé que l’UE ne saurait être reformée.

– Ensemble avec nombre d’autres partis d’Europe, le KPL se prononce pour la dissolution de l’UE dans sa forme actuelle et pour une nouvelle structure favorable à tous les peuples d’Europe et dans l’intérêt des travailleurs.

Le KPL exige par conséquent les mesures immédiates suivantes : 

- Abandon du «contrat de Lisbonne» et respect du choix majoritaire des votants français, néerlandais et irlandais ;

- Retrait de toute décision visant à faire de l’UE une puissance militaire et abandon de toute obligation d’armement des pays membres ;

- Arrêt du démontage social et du chômage de masse.

- Suppression de la «forteresse Europe», des règles communes pour l’immigration et accroissement substantiel des budgets en faveur des pays maintenus en état de sous-développement ;

- Renforcement et démocratisation de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 11:52

1er mai 2009 : le Parti communiste ouvrier hongrois (PCOH) quitte le PGE

Résolution du Comité Central du Parti communiste ouvrier hongrois (PCOH).

(traduction par EDT pour vivelepcf)

Le Comité Central du Parti communiste ouvrier hongrois a décidé, dans sa session du 25 avril, de quitter le Parti de la Gauche Européenne (PGE) à compter du 1er mai 2009, conformément à l’article 6 des statuts du PGE.

Le Parti communiste ouvrier hongrois est l'un des membres fondateurs de la Gauche Européenne. Dès le départ, notre parti a émis des réserves de fond sur la ligne générale du PGE.

Nous n’étions pas d’accord avec l’appréciation donnée par le PGE sur l'histoire des pays socialistes européens dont la Hongrie. Nous sommes convaincus que les pays socialistes ont atteint de  grands résultats dans les domaines de la vie politique, économique et sociale pendant les décennies du socialisme. Cette période sera considérée comme l'une des plus riches de succès dans l'histoire nationale des anciens pays socialistes. Nous ne pouvons pas nier qu'il y ait eu des erreurs, des fautes, mais nous n’admettrons jamais que ces années soient caractérisées comme celles du pur « stalinisme » et nous nous opposerons à toute tentative de dénigrement de cette période.

Nous n’étions pas d'accord avec la philosophie générale du PGE qui a exclu de l’adhésion un grand nombre de partis importants et a transformé le PGE en parti de l'Union européenne.

Nous ne sommes pas d'accord avec la politique du PGE qui, dans la pratique, se concentre uniquement sur les problèmes des pays d’Europe de l’ouest et sur les intérêts de l'Union européenne mais qui n’accorde aucune attention aux problèmes réels des pays d’Europe centrale et orientale.

Nous nous opposons à la ligne politique du PGE consistant à intégrer des partis qui n’ont rien de commun avec les idées communistes et sont même pour certains des ennemis du communisme.

Nous sommes opposés au mode de fonctionnement selon lequel les partis représentés au Parlement européen décident unilatéralement des grands axes de la ligne politique du PGE.

Nous ne sommes pas d’accord avec la nouvelle ligne politique de la Gauche Européenne définie par les résolutions du second congrès du PGE de novembre 2007. Notre parti a été le seul à ne pas voter pour ces documents. Nous sommes convaincus que nous n'avons pas besoin d'une "nouvelle culture politique européenne". Ce dont nous avons besoin, c’est d'une lutte conséquente contre le capitalisme, pour les droits des masses laborieuses. Nous ne devrions pas seulement critiquer le capitalisme mais organiser le combat quotidien des travailleurs.

Nous voulons abattre le capitalisme; le Parti de la gauche européenne veut l'améliorer. Nous nous situons sur les bases du marxisme-léninisme, de la théorie et de la pratique de la lutte des classes, des principes de l'internationalisme prolétarien. Le Parti de la gauche européenne se situe malheureusement sur les bases du réformisme. La Gauche européenne ne combat le capitalisme que dans les phrases, mais dans la pratique elle aide à renforcer l'apparence "démocratique" de l'Union européenne, du Parlement européen et du système capitaliste en général.

Nous avons tenté d'influer sur ces processus et de les modifier mais nous devons reconnaître que c'est impossible. La ligne politique de la plupart des partis membres du PGE et celle du PGE lui-même vont dans une direction qui porte atteinte aux intérêts élémentaires de la classe ouvrière et du mouvement communiste international.

Nous avons tenu compte de la position d’autres partis communistes. Nous partageons l’appréciation que le Parti de la gauche européenne joue un rôle négatif dans le mouvement de la gauche internationale. Par notre exemple, nous voulons faciliter la sortie du PGE d’autres partis. Nous voulons faire voir clairement ce qu'est vraiment le PGE.

Nous pensons que le révisionnisme et l'opportunisme représentent aujourd'hui les plus grandes menaces pour le mouvement communiste. Il est malheureux que nous soyons pauvres et démunis d’argent. Mais nous perdrions tout si nous abandonnions nos convictions idéologiques claires, le marxisme-léninisme.

Nous continuerons à participer à toutes les rencontres internationales des Partis communistes et ouvriers et nous ferons tout notre possible pour renforcer le pôle communiste suivant les principes de l'internationalisme prolétarien. Nous renforcerons nos relations bilatérales avec les partis communistes. Nous continuons notre combat contre le capitalisme sur la base marxiste-léniniste.

Notre décision repose aussi sur les réalités de la Hongrie. La situation en Hongrie est en train de changer. La population a déjà passé 20 ans sous le capitalisme et rassemblé beaucoup d'expériences concrètes. Après 20 ans beaucoup de gens comprennent ce que signifient exploitation capitaliste, chômage et injustice sociale. Par ailleurs, ils ont pu apprécier que le Parti communiste ouvrier hongrois existe, qu’il s'est toujours tenu à leurs cotés et s'est toujours battu pour leurs intérêts. C'est notre capital politique et moral et nous pourrons le faire fructifier dans les combats à venir. Le gouvernement hongrois essaye de sortir de la crise actuelle aux dépens des masses travailleuses. Les salaires et les retraites sont gelés; les dépenses publiques sont réduites. Cette politique, au lieu d'améliorer la situation des masses travailleuses, crée de nouvelles difficultés. La population attend de nous, communistes, que nous prenions des positions claires et menions des luttes conséquentes. C'est ce que nous ferons.

Budapest, 25 Avril 2009

Comité central du Parti communiste ouvrier hongrois.

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:52

Le « 120 », rue Lafayette abandonné par le PCF-Paris. Plus qu’un symbole !

 

Cela valait-il des petits fours ?

Samedi 25 avril, Patrice Bessac, secrétaire du PCF Paris et Marie-George Buffet invitaient à inaugurer les nouveaux locaux du PCF-Paris. Inaugurer ? Il s’agit en fait d’une aile du 1er étage du siège national, place du Colonel Fabien, inauguré déjà il y a 35 ans…

Surtout, cette cérémonie acte l’abandon par la fédération de Paris et par le Parti tout entier de l’immeuble du 120 rue Lafayette, premier siège historique du PCF dans les années 1920.

Pour les communistes parisiens, qui rayonnent auprès de 2,2 millions d’habitants et 1,5 millions salariés, c’est le choix du repli, de l’abandon de l’autonomie d’action, davantage encore lorsque l’on constate que Patrice Bessac, pièce rapportée, propulsée à la tête de la Fédération de Paris en 2006, est principalement absorbé par son rôle de porte-parole de la direction nationale et du « Front de « gauche » ».

Les difficultés financières avancées pour ce choix sont sans doute réelles. Elles posent question, elles aussi. 5,5 millions euros gaspillés dans la campagne dispendieuse de la candidate de la gauche antilibérale aux élections présidentielles de 2007 ? Les partenaires de l’époque n’ont contribué pour rien aux dépenses. Qu’en est-il cette année des 2500 adhérents du PdG de Mélenchon et des 260 partisans de la Motion Piquet au dernier congrès de la LCR, les partenaires nationaux du « Front de Gauche » ?

Question aussi sur la gestion des locaux. L’Humanité, notre journal, toujours indissociable de notre parti, qui reste dans les faits, le relai central de la direction, loue, fort cher, des locaux à Saint-Denis, sans parvenir à vendre son ancien siège. Pourquoi ne vient-il pas s’installer dans les locaux vidés du Colonel Fabien ?

Reformater le PCF, héritier de centaines d’années d’histoire du mouvement ouvrier à Paris, en supplétif de Delanoë, ce ne sera jamais notre choix ! Plutôt un « communard » (cassis - vin rouge) dans les locaux vieillots du « 120 » que des bulles dans les salons de l’Hôtel de Ville !


Le quotidien Le Parisien du 25 avril se fait les gorges chaudes de ce nouveau signe de déclin du PCF à Paris. S'il relatait les luttes des communistes parisiens, notamment les nôtre dans les quartiers et les entreprises du 15ème, il serait plus en difficulté pour le faire! 

Les communistes de la section du PCF 15ème
 

Secrétariat du PCF Paris 15
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 22:54

On le sait peu en France mais il existe un Parti communiste au Luxembourg qui a une histoire glorieuse et un ancrage réel notamment dans le bassin sidérurgique. Il a joué ainsi en 2005 un rôle important dans les 43,4% de non au référendum sur le projet de « constitution » européenne.

Sur bien des points, la situation et les débats du Parti communiste luxembourgeois (KPL) présentent des similitudes avec les nôtre. A partir des années 1990, une partie des directions ont poussé pour l’abandon de la référence communiste et de ce qu’elles représentent. Mises en échec une première fois, les mêmes sont revenues à la charge avec une coalition électorale « de gauche » qui s’est vérifiée être destinée à supplanter le KPL et à récupérer (et dévoyer) son patrimoine politique. Les pressions, notamment du PGE, ont été et demeurent d’autant plus fortes que le pays est au cœur de l’UE.

Nos camarades luxembourgeois ont refusé de se laisser enfermer et de se saborder. Ils restent fidèles à leur choix de classe et internationaliste.

Un exemple encourageant pour les communistes français. Le Luxembourg est un petit pays mais le KPL est voisin, sous bien des aspects, notamment des fédérations du PCF de Lorraine.

 

Ci-dessous, l’article écrit par notre camarade JV, après interviews sur place, pour vivelepcf détaille la situation du KPL.


Tentative de dilution des partis communistes dans « la gauche » : l’exemple du Parti communiste luxembourgeois et de sa résistance.

 

Retour sur l’Histoire du KPL :

 

         Le Parti Communiste du Luxembourg (KPL) a été fondé en 1921. Dès l’origine, il est en butte à une répression féroce de la part des gouvernements réactionnaires. Il parvient cependant à s’implanter durablement dans le bassin sidérurgique et minier du sud du pays, autour notamment d’Esch-sur-Alzette, deuxième ville du pays.

 

Principale force politique engagée dans la Résistance à l’occupant nazi, le KPL gagne une grande popularité après la Libération.

En 1945, sur une population de 220.000 habitants, 20.000 travailleurs sont sidérurgistes. Ils soutiennent massivement le Parti, tout comme les Lorrains le PCF de l’autre côté de la frontière. Le syndicat d’inspiration communiste fondé après-guerre domine parmi eux. Il est le seul à mener le combat de classe contre le grand trust sidérurgique ARBED.

A Esch-sur-Alzette dont il a détenu la municipalité, à Differdange, le KPL réalise des scores électoraux de 25 à 30 % dans les années 1950 et 1960, bien qu’en pleine guerre froide il soit traité comme un ennemi de l’intérieur par les autres forces sociales et politiques.

        

Les efforts du KPL se sont portés vers les nouveaux segments de la classe ouvrière qui se sont développés dans les années 1960 (installation de nouvelles usines par les groupes américains Du Pont de Nemours et Goodyear près de Luxembourg et dans le nord du pays, qui ont généré des milliers de nouveaux emplois dans l’industrie). Dans des zones essentiellement rurales et sans culture revendicative, les tentatives d’organisation des ouvriers de ces industries ont été farouchement réprimées et ont rencontré un succès limité. Le KPL n’a pas non plus réussi à s’implanter fortement parmi les employés du public ou du privé : les socialistes du LSAP et les chrétiens-sociaux du CSV, qui gouvernent ensemble le pays depuis 1948 au sein d’une « grande coalition », y sont restés prédominants. Ces deux organisations ont pu et peuvent d'ailleurs encore compter sur leurs relais syndicaux dans le monde du travail pour maintenir leur hégémonie.

La crise de la sidérurgie a touché le Luxembourg de plein fouet. En 1974, alors que le trust ARBED annonce des coupes sombres dans les effectifs, le gouvernement de « grande coalition » instaure une commission « tripartite » (Etat, ARBED, syndicats) pour prendre des mesures « anticrise ». Alors que toutes les autres forces politiques acceptaient les conditions d’ARBED et discutaient que sur l’indemnisation des sidérurgistes licenciés, les communistes se battirent pour sauver les emplois, faisant campagne pour la nationalisation de la sidérurgie en porte-à-faux avec la direction nationale du syndicat réunifié OGB-L. Une situation qui n’est pas sans rappeler notre situation en Lorraine au même moment.

  

La défaite finale du mouvement, l’effondrement des effectifs de la sidérurgie, qui passe de 30 à 15.000 ouvriers entre 1974 et 1986, contribuent à accentuer l’affaiblissement de l’influence du KPL dans la même situation internationale que nous connaissions.

 

Evolution dans les années 1980.

        

Le recul électoral est très net. La base des soutiens du KPL dans la société est désorientée par le déclin industriel. Une partie se laisse courtiser par un nouveau parti d’extrême droite, qui affecte un discours ouvriériste et prétend défendre les « petits ».

Le paradoxe est que le KPL ne perd pas d’adhérents. Il en gagne même, grâce à son action efficace et résolue dans le mouvement de protestation contre l’installation de missiles « Pershing » au Luxembourg, et semble même à cette occasion réussir à étendre son influence dans de nouvelles couches de la population: jeunes intellectuels, enseignants, fonctionnaires, professions libérales… Certains représentants de ces couches sociales adhèrent au KPL, qui leur laisse assez rapidement des postes de responsabilité au sein du parti jusqu’au bureau politique. Le plus en vue de ces nouveaux dirigeants est André Hoffmann, professeur de philosophie, adhérent depuis les années 1970, qui devient député à la fin des années 1980.

 

En finir avec le communisme ? Les débats internes au sein du KPL avant la rupture de 1994.

 

         Le KPL n’avait jusqu’au début des années 1990 jamais connu de grandes dissensions en son sein, juste des débats dans les années 1980 sur la stratégie à adopter vis-à-vis des couches intermédiaires. Comme dans tous les partis communistes du monde, l’effondrement du bloc de l’est entraîna dans les sections du KPL des débats très durs sur l’analyse du régime soviétique et de sa chute. Ils le furent particulièrement à la section d’Esch-sur-Alzette, la plus grosse du pays, dont André Hoffmann était un dirigeant. Ce dernier défendait dès 1991 la renonciation à l’étiquette communiste et la fondation d’une nouvelle force : il lança ainsi avec ses partisans les « forums de la Nouvelle Gauche », cercles de discussion censés préparer la transformation du KPL en nouvelle force « de gauche ». Seul député du parti élu en 1990, Hoffmann disposait d’une influence non négligeable dans le KPL et bénéficiait de nombreux soutiens dans la direction : ses partisans tenaient la page consacrée à la vie interne de l’organisation dans le journal du parti (le Zeitung vum Letzebuerger Vollek = Journal du Peuple Luxembourgeois), ce qui permettait de diffuser largement ses vues en direction des adhérents.

         Les tensions au sein de l’organisation et le cours nouveau qu’une partie des dirigeants voulait amorcer ont alors éloigné du KPL bon nombre de militants.

Au congrès de 1993, les tenants de la ligne Hoffmann proposent au vote des militants une résolution de sabordage du KPL et de transformation en une nouvelle organisation ouvertement réformiste, faisant passer au second plan l’entreprise et la lutte des classes. Ils parviennent à l’emporter chez les adhérents des sections d’Esch-sur-Alzette et de Luxembourg-ville.

Mais malgré le soutien de la moitié du comité central, les adhérents se prononcent à une majorité de plus des deux-tiers pour une autre voix : pour le texte affirmant le maintien du parti sur des bases communistes.

Du coup, Hoffmann, en mauvais perdant, quitta le parti avec plusieurs de ses amis, dirigeants et élus locaux, pour fonder la « Nouvelle Gauche » (Néi Lénk), qui trouva d’emblée dans les media une complaisance sans commune mesure avec son influence réelle dans la population.

Aux élections législatives de 1994, KPL et Nouvelle Gauche présentent chacun leurs listes, aucune des deux organisations ne parvenant à faire élire un député.

 

1999 : naissance de « la Gauche » comme coalition électorale

 

Devant l’accélération des contre-réformes et de la remise en cause des conquêtes démocratiques et sociales par les gouvernements successifs de « grande coalition », l’idée d’une convergence, notamment en vue des élections nationales, entre les formations situées à gauche de la coalition s’est développée, y compris au sein du KPL.

Le parti décida d’intégrer une alliance électorale pour les élections législatives et européennes de 1999 qui prit le nom de « La Gauche » (Déi Lénk), avec notamment la « Nouvelle gauche ». La possibilité de l’adhésion individuelle à « La Gauche » avait été acceptée pour permettre à des syndicalistes ou des citoyens non organisés de s’y associer.

Rapidement cependant apparurent des divergences de fond entre le KPL d’un côté, les autres organisations de l’autre, à savoir la « Nouvelle gauche » et des petites formations notamment trotskistes. Désaccord sur l’analyse de l’Union Européenne : la « Nouvelle Gauche » défendant l’idée d’une réorientation de l’UE vers une « Europe sociale » ; désaccord sur les questions internationales, par exemple à propos de Cuba ; désaccord sur la pratique politique, le KPL souhaitant donner la priorité au travail politique dans les entreprises, quand les autres organisations préféraient s’adresser « aux citoyens ».

 

2004 : le KPL se dégage de « La Gauche »

 

Après le succès relatif de « La Gauche » aux élections de 1999, qui vit Hoffmann élu à nouveau député sous cette nouvelle étiquette, les contradictions se sont encore accusées.

A côté des divergences de fond, la coalition électorale « La Gauche » devenait progressivement un parti à part entière sous l’impulsion notamment d’André Hoffmann. « La Nouvelle Gauche » s’est ainsi dissoute pour se fondre dans « La Gauche ». Dès le début des années 2000, les pressions de « La Gauche » sur le KPL se firent très fortes pour qu’il se dissolve à son tour.

Le KPL perdait son autonomie et sa visibilité. Quant à ses adhérents, ils se détournaient du cadre de « La Gauche » qui ne leur convenait pas. 

Pour les élections de 2004, « La Gauche » avait même la prétention d’écarter les candidats proposés par le KPL et de choisir des candidats communistes à sa place.

2004 a été l’année de la rupture pour le KPL. La recherche de l’unité ne pouvait passer par l’étouffement du Parti et de ses positions. Au lieu de rassembler, les positions de « La Gauche » dégoûtaient et écartaient de nombreux communistes et sympathisants, délaissaient les luttes sociales, notamment à l’entreprise.

Le KPL, à une large majorité, décida donc de retrouver son indépendance d’expression et d’action. Il quitta « La Gauche » avant les élections et se présente depuis de nouveau sous ses propres couleurs. De son côté, « La Gauche » aligne ses positionnements sur ceux du Parti de la Gauche européenne (PGE) qui la soutient fortement. Elle bénéficie manifestement aussi d’une complaisance des media dominants du pays.

 

« La Gauche », le « Parti de la Gauche », les coalitions électorales de « gauche » ou « Arc-en-ciel » amenant un effacement des partis communistes : l’exemple luxembourgeois en rappelle d’autres, en Espagne, en Allemagne, en Italie, en France maintenant. De façon parallèle et coordonnée, maintenant avec le PGE, il apparaît qu’est déployée méthodiquement partout en Europe une stratégie d’abandon de l’identité communiste, d’alignement dans le cadre institutionnel sur une version de « gauche » de l’idéologie dominante. Capter l’héritage des partis communistes tout en coupant avec leur organisation et leur théorie révolutionnaires, voilà le projet mené tantôt par des directions internes, tantôt par des personnalités extérieures. Sans ou contre les communistes.

 

Non sans difficultés et déchirements, nos camarades luxembourgeois ont réussi à dépasser cet épisode, à garder la raison d’être de leur Parti.

Le KPL continue d’être un élément de la coopération internationale entre partis communistes et ouvriers, souhaitons-le toujours avec le PCF, notamment ses fédérations de Lorraine.

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 11:18

Réseau national "Faire vivre et renforcer le PCF"

 

 

A l'attention de Marie-George Buffet

Secrétaire nationale du PCF

 

 

Le 7 avril 2009

 

 

            Chère camarade

 

            Le présent courrier a pour but de t'informer officiellement, ainsi que l'exécutif et le Comité National du Parti, de la création du réseau national "Faire vivre et renforcer le PCF " dans le strict respect des statuts, à savoir notamment :

 

• Article 1-4 : "Toute activité prend la forme que décident librement celles et ceux qui en prennent l’initiative. Elle peut être accompagnée de la création d’un comité, collectif, groupe de travail, réseau, collectif de coordination… destiné à favoriser sa réussite et à en assurer la maîtrise démocratique par ses participant-e-s."

• Article 3 : "Les droits attachés à la qualité d’adhérent-e sont : - choisir les réseaux, collectifs auxquels il ou elle souhaite participer, réfléchir et agir ..."

 

            Ce réseau, qui s’adresse à tous les membres du PCF, à tous les communistes, se propose notamment de :

- réaffirmer l’actualité des fondamentaux théoriques et marxistes du PCF ainsi que l’importance cruciale de l’organisation communiste dans la lutte des classes ;

- proposer de redonner un nom à la perspective que doit porter notre parti à savoir le socialisme ;

- rendre visible nationalement cette option, jugée indissociable de la raison d’être du PCF ;

- favoriser l’échange d’expériences et de matériel militants entre organisations du PCF, aider à leur renforcement, à la revitalisation de cellules, de sections, notamment à l’entreprise ;

- promouvoir l'adhésion  au PCF ;

- permettre aux communistes de sortir de leur isolement ;

- impulser des actions nationales conformes à l’engagement communiste...

 

         Nous serions heureux de pouvoir lors d'une entrevue en discuter avec toi et  t'apporter toutes les explications et précisions souhaitables.

 

         Dans l'attente de cette rencontre, reçois, chère camarade, nos fraternelles salutations.

 

Le Collectif national de coordination 

 

Corinne Bécourt, CN, Aisne ; Jean-Louis Rolland (Charente-Maritime), Paul Barbazange, CN, Hérault ; Floriane Benoit, CN, Isère . Dominique Negri, CN, Isère ; Christian Tabaglio, CN, Meurthe-et-Moselle ; Jean-Claude Korde, Bas-Rhin ; Marie-Christine Burricand, CN, Rhône ; André Gerin, CN, Rhône ; Frédéric Bernabé, CN, Haute-Saône ; Emmanuel Dang Tran, CN, Paris ; Claude Fainzang, CN, Paris ; Pasquale Noizet, CN, Paris ; Fabienne Debeauvais, CN, Somme ; Eric Jalade, CN, Tarn ; Jean-Pierre Meyer, CN, Var ; Michel Perrin, Haute-Vienne ; Caroline Andréani, CN, Seine-Saint-Denis ; Jean-Jacques Karman, CN, Seine-Saint-Denis ; Laurent Santoire, Seine-Saint-Denis ; Alain de Poilly, CN, Val-de-Marne.

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 15:23

Traduction depuis l'original en français par VZ pour vivelepcf.


Constitución del
colectivo nacional (réseau)

“animar y fortalecer el PCF”

 

El 21 de marzo de 2009, 155 militantes, responsables de células, secciones, federaciones del PCF, procedentes de 29 departamentos se reunieron en Malakoff invitados por 17 miembros del Consejo nacional del PCF firmantes del texto alternativo del 34 congreso «animar y fortalecer el PCF, una exigencia de nuestra época».

El éxito inmenso de la jornada nacional de huelga y de manifestación del 19 de marzo estuvo en el centro de las discusiones. Para todos los participantes subrayo una vez màs la necesidad del PCF, instrumento político indispensable para despejar una perspectiva política de ruptura con la política al servicio del capital, cuando en el momento presente la crisis pone en evidencia la nocividad y los limites del sistema capitalista.

Despues de su 34 congreso, el PCF sigue (se queda) en la encrucijada.

Un movimiento profundo se manifestó en el seno de los comunistas. Expresaron sin ambigüedad su voluntad de defender la existencia de su partido. Hicieron fracasar, una vez mas, después de la Asamblea extraordinaria de diciembre de 2007 el proyecto de “metamorfosis”.

La oposición a la continuación de la estrategia de abandono de la identidad del PCF que militantes y organizaciones del partido han llevado a cabo con el texto alternativo representa una fuerte contribución. En el voto de octubre, el texto alternativo salió al frente en cinco federaciones: Pas-de-Calais, Nord, Tarn, Haute-Saône, Ardennes, y en un numero importante de secciones.

Al mismo tiempo, a pesar de desaprobaciones sucesivas la dirección saliente consiguió mantenerse en la cumbre del aparato del Partido. El comité ejecutivo nacional esta compuesto casi integralmente por partidarios de la “metamorfosis”  para dejar atrás al PCF.

Debemos observar que esa estrategia sigue adelante.

Lejos de una simple alianza electoral, el Frente de izquierda, acuerdo de cumbre impuesto unilateralmente para las elecciones europeas, persigue la desaparicion (el eclipse) del PCF e intenta una recomposición política “a la izquierda”, eliminando en realidad el Partido comunista, siguiendo el ejemplo del Partido de la izquierda europea (PIE) y de algunos de sus componentes.

Justo despues del congreso, la direccion propone nuevamente las “transformaciones”del Partido que acaban de ser rechazadas.

La línea de la dirección del Partido omite (ignora) la exigencia de alternativa política inmediata que expresan las luchas en Francia. Reduce la perspectiva política a enfoques estrictamente institucionales e electoralistas. En fin de cuentas a una simple alternanza en 2012.

La ilusión (el espejismo) de la “reorientación de la UE” , sirve a hacer pasar una línea reformista, de resignación, de adaptación a la integración capitalista europea.

Esta situación pone a los militantes del texto alternativo ante nuevas responsabilidades.

80La preparación del congreso permitió avanzar a nivel local y crear nuevas relaciones nacionales entre organizaciones del del PCF determinadas a no ceder mas ni dejarse manejar. 19 firmantes del texto han sido elegidos al Consejo nacional, pese a travas y obstáculos.

La situación del Partido como la situación del país implican pasar a otro modo de coordinación y organización nacional.

Debe aparecer con mucha mas visibilidad en en PCF, como en el terreno laboral, que el Partido comunista francés no se reduce a la línea de abandono de su dirección actual. Los comunistas, sus organizaciones necesitan nuevos medios (métodos) para dinamizar (animar) y reconquistar su partido.

Con este propósito, los participantes al encuentro de Malakoff toman la decisión de constituir oficialmente un Colectivo nacional llamado “animar (dar vida) y fortalecer (reforzar) el PCF” como lo estipulan los estatutos del Partido.

Su expresion, su acción se dirigen a todos los miembros del PCF, a todos los comunistas.

A continuacion del texto alternativo del congreso, el Colectivo (le réseau) reafirma la actualidad de los fundamentos teoricos marxistas del PCF, la importancia crucial de la organización comunista en la lucha de clases,  propone  restituir la palabra a la perspectiva que debe encabezar nuestro partido : el socialismo.

El Colectivo divulgara a nivel nacional ese objetivo que juzga indisociable de la razon de ser del PCF.

Se propone también como objetivos : favorecer el intercambio de experiencias y de materiales militantes entre organizaciones del PCF, ayudar a fortalezerlas, ayudar y aumentar la influencia de las células, de las secciones, especialmente en las empresas, proponer la adhesión al PCF, permitir a los comunistas de salir de su aislamiento. Se propone también impulsar acciones nacionales en conformidad con el compromiso comunista.

Con este fin, se atribuye un colectivo nacional de coordinación de 21 miembros*, responsables de organizaciones del PCF en distintas regiones.

En el periodo que se abre, los participantes a la reunión estiman que la prioridad política es contribuir, por la proposición y la acción, a una perspectiva de ruptura inmediata con la política al servicio del Medef (….), basada especialmente en la defensa de los salarios y la exigencia de su revalorizacion, la prohibición de los planes de licenciamentos (despidos); defensa y reconquista de la protección social, defensa y reconquista de los servicios públicos nacionalizados, apropiación publica del sector financiero, de los principales medios de producción... para un desarrollo económico  destinado a la satisfacción de las necesidades de los trabajadores y del conjunto de la población.

En el contexto de las elecciones europeas, rechazando la ocultación (el  eclipse) (la desaparicion)del Partido, el Colectivo en alimentar una campana comunista reivindicada y asumida , seguidamente a la campana de los comunistas en los referéndums de 2005 y de 1992 contra “el proyecto de constitución europea”, el tratado de Maastricht, el tratado de Lisboa y la integración en la UE del capital que intentan imponer a los pueblos.

El Colectivo “animar y reforzar (fortalecer) el PCF” hace una prioridad de la acción de los comunist as por la paz, especialmente por la salida unilateral de Francia del OTAN, de la solidaridad con los partidos comunistas y obreros del mundo, contra el imperialismo, por el internacionalismo.

 

                                      Los participantes al encuentro de Malakoff, el 21 de marzo de 2009

 

*Corinne Bécourt (Aisne), Jean-Louis Rolland (Charente-Maritime), Paul Barbazange (Hérault), Floriane Benoît (Isère), Dominique Negri (Isère), Christian Tabaglio (Meurthe-et-Moselle), Jean-Claude Korde (Bas-Rhin), Marie-Christine Burricand (Rhône), André Gerin (Rhône), Frédéric Bernabé (Haute-Saône), Emmanuel Dang Tran (Parigi), Claude Fainzang (Parigi), Pasquale Noizet (Parigi), Fabienne Debeauvais (Somme), Eric Jalade (Tarn), Jean-Pierre Meyer (Var), Michel Perrin (Haute-Vienne), Caroline Andréani (Seine-Saint-Denis), Jean-Jacques Karman (Seine-Saint-Denis), Laurent Santoire (Seine-Saint-Denis), Alain de Poilly (Val-de-Marne)

 

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:08

Le PCF et Cuba : une lettre de Jean-Pierre Page à la journaliste Charlotte Bozonnet après son article dans l’Humanité-Dimanche

 

La lettre de Jean-Pierre Page, membre du Comité central du PCF de 1982 à 2000, met en évidence les ambiguïtés, pour le moins, de la position de la direction du PCF vis-à-vis de Cuba depuis plusieurs années. L’article de l’Huma-Dimanche les reflète bien.

L’analyse autorisée de Jean-Pierre Page donne une argumentation précise notamment aux communistes français dont la solidarité ne devrait pas faire défaut à la Révolution cubaine, aujourd’hui comme hier.


A l'attention de Charlotte Bozonnet,

 

Je réside à La Havane et je prend  connaissance avec un certain retard de vos articles et contributions comme celles régulières de Janette Habel que je viens de lire dans l' Humanité Dimanche du 2 au 8 avril 2009.

 

Pour vivre à Cuba je vous avoue ma consternation entre ce que je vis et  ce que je lis de la situation ici tout comme  des analyses si conventionnelles que vous faites valoir : celles  particulièrement répétitives de Janette Habel  que vous semblez considérer comme un avis exclusif et autorisé, au point qu'on peut se poser la question si il n'y a plus de communistes susceptibles de donner une opinion indépendante sur Cuba et sa Révolution. Je parle bien sur de  communistes et non de Janette Habel dont le conformisme vis a vis de Cuba socialiste n'est pas nouveau. Ainsi elle conclut son interview par " Cuba n'est pas un modèle "! Mais qui parle de modèle? Sûrement pas les Cubains! Par contre pourquoi ne parlerait on pas "d'exemple" et même "d'exemple contagieux" si l'on apprécie l'esprit de résistance qui se développe en Amérique latine où chacun rend hommage à Cuba et à Fidel sans qui bien des changements ne seraient jamais intervenus! Ecoutez Lula, Bachelet, Kirchner, Zelaya, Colom, ou Leonel Fernandez, et je ne parle pas de Chavez, d'Ortega, de Evo, de Correa et de bien d'autres, mais surtout les peuples de cette région du monde. Est-ce si compromettant d'en parler? D'ailleurs il me semble que Janette Habel gagnerait à expliquer POURQUOI ET COMMENT 50 ans après le triomphe de la Révolution, Cuba, comme elle l'admet bien malgré elle, continue à être "un symbole de la résistance anti-impérialiste et de la souveraineté nationale". Après toutes ces années elle devrait savoir que si cela ne se décrète pas, c'est que cela doit reposer sur quelque chose qui s'appelle l'adhésion d'une large majorité du peuple cubain aux choix faits il y a 50 ans par les révolutionnaires du "Granma"!

 

J'en viens maintenant à votre façon d'aborder la situation nouvelle, celle de l'après Bush! Elle me semble caricaturale et politiquement inappropriée pour tous ceux qui, lecteurs réguliers de l'Humanité et autres, se sentent solidaires de Cuba et attendent des arguments mais surtout des informations leur permettant de comprendre ce qui s'y passe afin d'apprécier les enjeux véritables. Car si l'on s'en tient à la seule lecture de Janette Habel, on a plutôt le sentiment que dans un monde qui bouge vite, Cuba serait comme paralysé ou si je vous suis tétanisé par l'esprit d'initiative d'Obama ! Ce qui est pour moi une façon de voir assez surprenante quand, dans les faits, cette période consacre au contraire  la justesse de la stratégie anti-impérialiste de Cuba qui aura contribué à modifier sensiblement le rapport des forces politiques de toute cette région. Votre article sur la Conférence de Trinidad et Tobago est de ce point de vue affligeant non seulement parce qu'il suggère qu'Obama incarnerait l'ouverture mais parce qu'il laisse entendre que la balle serait dorénavant dans le camp de La Havane. Argument que reprennent en cœur les agences de presse occidentales avec le discernement qu'on leur connaît. N' a-t'on pas entendu parler "de brèche dans le blocus" et même de "fin programmée". Ce qui est surprenant c'est que  l'Humanité Dimanche prête sa voix à ce concert. 

 

La réalité est tout autre! Qu'en est-il?

 

Avec la décision du Costa Rica et celle annoncée du Salvador, Cuba a maintenant des relations diplomatiques avec toutes les républiques d'Amérique Latine et de la Caraïbe. Cuba a été accueilli triomphalement au sein du groupe de Rio et Cuba ne rejoindra pas l'OEA parce que cette institution représente une époque désormais révolue, celle où l'Amérique latine était   "l'arrière cour" des USA obéissant à ses diktats et acceptant tous ses coups tordus criminels sur lesquels on attend encore qu'Obama s'explique, ce que d'ailleurs Fidel et Raoul viennent de rappeler opportunément. L'OEA, c'est 60 ans de trahison et d'ailleurs les Cubains demandent sa dissolution! Donc quand l'OEA sur ordre des USA souhaite la réintégration de Cuba, ils sont complètement à coté du sujet! En fait ce sont les USA qui sont complètement isolés! C'est d'ailleurs ce qu'a souligné avec pertinence la membre du Congrès US Barbara Lee, démocrate lors de sa récente visite à la Havane à la tête d'une importante délégation parlementaire du Black Caucus. Faut-il rappeler qu'un récent sondage aux USA montre que 71% des Américains souhaitent des relations diplomatiques normales avec Cuba ?

 

Le problème c'est que les mesures annoncées par Obama, conformes à ce qu'il avait déclaré pendant sa campagne électorale, ne modifient pas le fond des choses et en aucun cas ne sauraient être interprétées comme une ouverture. Elles assouplissent certaines dispositions pour les Cubanos-Américains mais pas pour les Américains et par ailleurs, elles s'accompagnent d'exigences totalement déplacées et mêmes provocatrices vis-à-vis d'un gouvernement et d'un peuple qui résistent depuis presque 50 ans contre un embargo criminel et dont une partie du territoire est occupée illégalement par un camp de concentration et une base militaire US: Guantanamo. En fait à Port-of-Spain, Obama a été très clair, il n'y aura pas de levée de l'embargo. C'est d'ailleurs ce qu'avait annoncé trois semaines auparavant le vice-président Joe Biden à la Conférence de Vina-del-Mar le 29 mars dernier au Chili. Il n'y a donc aucune ambiguïté. Maintenant évidemment, si les Etats-Unis veulent parler, les Cubains sont d'accord, mais cela ce n'est pas nouveau! Et comme l'a fait comprendre Raoul, " Cuba ne demande pas la charité, mais des relations normales", il n' y a pas de sujets tabous et on peut aussi discuter par exemple de la libération des 5 héros cubains prisonniers politiques en faveur desquels une douzaine de prix Nobel viennent à nouveau de se mobiliser, ou encore on peut parler du terroriste Cubano-Américain, agent de la CIA, Posada Cariles, dont le Panama et le Venezuela demandent en vain l'extradition depuis plusieurs années.

 

Comme l'a souligné Christina Kirchner, la politique des Etats-Unis est dans ces conditions totalement "anachronique". C'est donc à Washington de faire la démonstration de sa volonté de voir changer ses relations avec Cuba et non l'inverse! Ce qui passe par le respect de l'intégrité de Cuba, de sa souveraineté, de son indépendance, de ses choix politiques comme c'est un principe reconnu pour chaque pays du monde. Que dirait-on si Cuba exigeait comme préalable à toute discussion que Washington modifie la situation des droits de l'homme  aux USA, ou encore qu'ils renoncent au marché, voir au capitalisme. Au nom de qui et de quoi Washington et Obama s'arrogent-ils le droit de décider et juger de ce qui est bon pour les Cubains ? Tout cela venant d'un pays où le Président vient de reconnaître qu'on se livrait à la torture tout en ajoutant qu'en aucun cas on ne pourrait engager d'actions contre leurs auteurs et leurs inspirateurs. Quelle scandaleuse hypocrisie! C'est ce double langage, cette position rétrograde et réactionnaire qui est condamnée internationalement et est à l'origine de l'isolement des USA au sein de l'Assemblée générale des Nations Unies et bien sûr en Amérique Latine. C'est aussi pourquoi et visiblement au regard des premiers échos qui viennent de Trinidad, la montagne semble avoir accouché d'une souris. Si vous avez le temps et la volonté, relisez les déclarations de Celso Amorim le Ministre des affaires étrangères du Brésil faites là bas. "Obama doit comprendre que la région veut la fin de l'embargo! L'exclusion de Cuba  est une anomalie qui doit être corrigée! " Ce n'est donc pas à Cuba de donner des gages! Il faut ajouter encore une chose. A ce jour, les USA n'ont pas renoncé à leurs tentatives de déstabilisation dans plusieurs pays comme l'Equateur, le Venezuela, la Bolivie, Evo Morales vient d'ailleurs de le rappeler! Qu'en pense et que fait Obama?

 

En fait, l'état des choses a décidément bien changé et, avec leurs différences, les peuples d'Amérique latine ont fait des choix qui devront s'imposer à Obama et son équipe au risque de voir ceux-ci louper le train de l'histoire! Un important Think Tank américain "the Inter American Dialogue Research Center" soulignait ces derniers jours: " le meeting de Trinidad-et-Tobago sera peut-être la seule opportunité pour Obama s’il veut prendre en compte la nouvelle réalité latino-américaine". Pour beaucoup d'observateurs qui commentent l'impressionnant ballet diplomatique qui se déroule depuis des mois à La Havane, Cuba est devenu une plaque tournante ou encore "une porte ouverte" sur l'Amérique Latine et par ces temps de crise, une sorte "de passage obligé". Même Sarkozy l'a compris à sa manière, alors pourquoi pas vous ! Ne pas saisir cela et ne pas expliquer le pourquoi de cette situation radicalement nouvelle que l'on doit à Cuba et non à Obama  ne peut que constituer un handicap pour les luttes et les nécessaires solidarités internationalistes.

 

Voila pourquoi la crédibilité de l'Humanité Dimanche gagnerait à parler de la situation réelle à Cuba, parce que c'est justement cette situation réelle, les progrès, les résultats acquis, qui donnent cette force et cette crédibilité à Cuba, ce que d'ailleurs vient de reconnaître le commissaire européen Louis Michel à l'issue de sa troisième visite cette année à La Havane. Sur ce point, il y a tant de choses à dire que de publier et republier  les mêmes arguments, les mêmes dénigrements et les mêmes expressions dans l'HD d'avril,  dans le numéro spécial de l'HD sur Cuba, dans le Monde Diplomatique de décembre 2008 comme le fait Janette Habel m'ont fait penser à ce révolutionnaire bien connu qui fort justement faisait remarquer : " l'histoire ne se répète pas elle bégaye".

 

Bien sur il y a des problèmes à Cuba et comment n'y en aurait-il pas ? Cuba est un petit pays du tiers-monde, soumis de surcroît à un embargo génocidaire et qui a subi fin 2008 trois ouragans particulièrement dévastateurs équivalents à tiers de son PIB. Cela ne donne que plus de mérites et de valeur aux avancées économiques, sociales et culturelles de la Grande Ile comme cela donne aussi du sens aux exigences critiques qui s'expriment  au sein du peuple, à commencer de la part de ses propres dirigeants, en particulier Fidel et Raoul. Tout cela est à l'ordre du jour et se discute, avec en perspective le prochain congrès du Parti Communiste Cubain!  Par conséquent réduire la vie politique et sociale à Cuba à cette présentation caricaturale, conformiste et politicienne à laquelle se livre Janette Habel devient pour le moins lassant. 

 

Par exemple celle ci parle des réformes de structure en panne mais, outre le débat ouvert sur les reformes de nombreuses institutions, le dernier et important remaniement ministériel qui vient d'avoir lieu a justement à voir avec tout cela, comme c'est le cas avec le rôle clef  joué dorénavant par le Ministère des sciences, des technologies et de l'environnement qui prendra totalement en charge tous les domaines de la recherche en particulier bio-technologiques et qui est placé maintenant sous la responsabilité du populaire "Chomi" Barruecos, ancien guérillero  et longtemps secrétaire personnel de Fidel Castro. C'est le cas également de la fusion d'autres ministères, Agriculture et pèche par exemple, ou encore du Commerce extérieure avec le ministère de l'investissement. D'autres changements se préparent. C'est pourquoi "la bombe" dont parle Janette Habel en évoquant le départ de Carlos Lage et de Felipe Roque, ressemble à un pétard mouillé, les explications ont été données et franchement, on est bien loin du roman qu'elle évoque sur la lutte souterraine entre Raulistes et Fidelistes. Quant à imaginer l'expression d'une gauche alternative faite de "courants d'inspiration marxiste", il ne faut pas voir le NPA partout et prendre ses désirs pour des réalités! Tout cela est bien dérisoire. Reprendre aussi dans cette interview  toutes ces fables sur les portables témoigne d'une méconnaissance totale. Il suffit de se promener dans les rues de La Havane pour voir ce qu'il en est réellement! Idem en ce qui concerne internet! A Cuba pour une population de 11 millions d'habitants, on compte près 700 000 ordinateurs, 15 000 étudiants se spécialisent dans ce secteur. Faut il rappeler qu'en 1959 Cuba comptait 3 universités et en 2007,  66 avec 600 000 étudiants ? Pourquoi ne pas parler de tout cela comme par exemple de la récente découverte cubaine d'un traitement contre le cancer du poumon, les progrès spectaculaires faits dans la lutte contre le SIDA et reconnus par la communauté internationale ou encore du vaccin contre la méningite B qui est le seul au monde ou de celui contre l'hépatite B exporté dans plus de 60 pays. En février dernier la Foire internationale du livre a connu 6 millions de visiteurs, 9000 nouveaux titres y étaient présentés, plus de 50 pays y participaient. Pourquoi ne pas évoquer également (février début mars) la " Conférence internationale des économistes" à laquelle ont participé cette année 1500 économistes de près de 60 pays, dont 3 prix Nobel américains, 2 présidents et 75 parlementaires et ministres de nombreux pays. Actuellement La Havane est envahie par l'Art Contemporain : la 10ème Biennale, 300 artistes de 54 pays représentant toutes les tendances de l'Art Contemporain, et enfin parler de la formidable restauration de la vieille Havane dont la réussite a conduit l'UNESCO à  la classer au patrimoine de l'Humanité... Pourquoi ne pas parler de tout cela et bien sûr aussi des problèmes!

 

Par conséquent les lecteurs de l'Humanité méritent aussi ces informations, et autre chose que les propos habituels de Janette Habel! Je ne sais pas si vous publierez ce courrier mais peut-être allez vous y répondre. Je le souhaite pour ma part! Tout comme je souhaite voir l'Humanité retrouver la place qui était la sienne dans la défense d'une Révolution qui, par delà ses victoires et ses échecs, continue à faire rêver et inspirer bien des peuples à travers le Monde.

 

Comme je doute que vous vous en soyez fait l'écho, je veux me saisir de l'opportunité de ce courrier en soulevant une question qui ne concerne pas directement l'Humanité mais l'activité du PCF à laquelle l'Humanité n'est pas indifférente. Pourquoi, fin 2008, au Conseil Régional d'Ile-de-France et en réunion de sous-commission, le groupe communiste avec le groupe socialiste a-t-il voté contre une motion proposant l'attribution d'une importante subvention de solidarité à Cuba après les dévastations sans précédents des 3 ouragans?

Bien cordialement à vous, Hasta la vitoria siempre!

 

Jean-Pierre Page, ancien membre du Comité Central du PCF (1982-2000)

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 15:23

Traduction depuis l'original en français par L-A.S. pour vivelepcf.

Costituzione della RETE

 

« Far vivere e rafforzare il PCF »

 

Malakoff (Parigi), 21 marzo 2009

 

            155 militanti, responsabili di cellule, sezioni, federazioni del PCF, venuti da 29 province, si sono riuniti a Malakoff il 21 marzo 2009 su invito dei 17 membri del Consiglio nazionale del PCF firmatari della mozione alternativa del 34° congresso, « Far vivere e rafforzare il PCF, esigenza dei nostri tempi ».

 

            L’immenso successo della giornata nazionale di sciopero e manifestazioni del 19 marza è stata al centro del dibattito. Per tutti i partecipanti, questo sciopero ha di nuovo sottolineato la necessità del PCF, strumento politico indispensabile per offrire una prospettiva politica di rottura con la politica al servizio del capitale, mentre la crisi evidenzia la pericolosità e i limiti del sistema capitalista.

 

            Dopo il suo 34° congresso, il PCF resta fermo al bivio.

 

            Tra i communisti si è manifestato un movimento di fondo. Hanno espresso senza ambiguità la loro volontà di difendere l’esistenza del loro Partito. Sono riusciti a bloccare un'altra volta, dopo l’Assemblea straordinaria del dicembre 2007, il progetto di « metamorfosi ».

 

            Ha fortemente contribuito a ciò l’opposizione contro il perseguimento della strategia di abbandono dell’identità comunista del PCF che diversi militanti e organizzazioni del Partito hanno portato avanti grazie alla mozione alternativa. Nel voto di ottobre, è giunta in testa in cinque federazioni : Pas-de-Calais, Nord, Tarn, Haute-Saône, Ardennes, oltre che in numerose sezioni.

 

            Al contempo, e malgrado le ripetute sconfitte, la direzione uscente è riuscita a restare in sella e gestisce ancora l’apparato del Partito. Il Comitato esecutivo nazionale è quasi integralmente composto da fautori della « metamorfosi » o del superamento del PCF.

 

            Si deve costatare che questa strategia è sempre in atto.

 

            Il « Fronte di Sinistra », accordo di vertice imposto unilateralmente [dal PCF e dal neonato Parti de Gauche, costola della sinistra del PS] in vista delle elezioni europee, lungi dall’essere una pura alleanza elettorale, persegue l'obbiettivo di cancellare il PCF e tenta una ricomposizione politica « a sinistra » eliminando, di fatto, il Partito comunista, secondo l’esempio del Partito della Sinistra Europea (PGE) e di varie sue componenti.

 

            Finito il congresso, la direzione rimette all’ordine del giorno le « trasformazioni » del Partito appena respinte.

            La linea della direzione del Partito volge le spalle all’esigenza di alternativa politica immediata che esprimono le lotte in corso in tutta la Francia. Essa limita la prospettiva politica a pochi appuntamenti strettamente istituzionali ed elettoralisti: tutto sommato, a una semplice alternanza nel 2012.

            Il miraggio del « riorientamento dell’UE » serve a far passare una linea riformista, di rassegnazione, di adattamento al progetto capitalista europeo.

 

            Tale situazione pone i militanti che hanno sostenuto la mozione alternativa di fronte a nuove responsabilità.

            La preparazione del congresso ha permesso di avanzare localmente, di creare nuove relazioni a livello nazionale tra le organizzazioni del PCF determinate a non subire più questa politica. 19 firmatari della mozione sono stati eletti, malgrado gli ostacoli, al Consiglio nazionale.

            La situazione del Partito tanto quanto quella del Paese rendono necessario passare a un altro stadio di coordinazione e d’organizzazione nazionale.

            Deve apparire in modo molto più visibile, nel PCF come nel mondo del lavoro, che il Partito comunista francese non si riduce alla linea di smantellamento propria della sua attuale direzione. I comunisti e le loro organizzazioni hanno bisogno di nuovi mezzi per risuscitare e riconquistare il loro Partito.

 

            Per far questo, i partecipanti all'incontro di Malakoff prendono la decisione di costituire ufficialmente, come previsto dallo statuto del Partito, una rete nazionale denominata « Far vivere e rafforzare il PCF ».

 

            La sua espressione, la sua azione si rivolgono a tutti i membri del PCF e a tutti i comunisti.

            In accordo con la mozione alternativa del congresso, vogliono riaffermare l’attualità delle basi teoriche, marxiste, del PCF e l’importanza cruciale dell’organizzazione comunista nella lotta di classe, nonché proporre di ridare finalmente il suo nome alla prospettiva che il nostro Partito deve sostenere :  socialismo.

 

            La Rete si fissa come obbiettivo di rendere visibile questa opzione a livello nazionale, poiché la considera come indissociabile dalla ragion d’essere del PCF.

 

            Coerentemente, si fissa l'obbiettivo di favorire lo scambio di esperienze e di materiale militante tra le organizzazioni del PCF, aiutare a rafforzarle, rivitalizzare le cellule, le sezioni, specialmente nelle imprese, suscitare adesioni al PCF, permettere ai comunisti di uscire dal loro isolamento. Si propone altresì di lanciare delle azioni nazionali conformi all’impegno comunista.

 

            A tal fine, si dota di un collettivo nazionale di coordinamento di 21 membri responsabili di organizzazioni del PCF in regioni diverse*.

 

            Nel periodo che si profila, i partecipanti alla riunione ritengono che la priorità politica sia quella di contribuire, con la proposta e l’azione, a una prospettiva di rottura immediata con la politica al servizio del Medef [Confindustria francese], basata innanzitutto sulla difesa dei salari e la loro rivalorizzazione, l’interdizione dei piani di licenziamento, la difesa e la riconquista della protezione sociale, dei servizi pubblici statalizzati, l’appropriazione pubblica del settore finanziario, dei principali mezzi di produzione… per uno sviluppo economico fondato sulla soddisfazione dei bisogni dei lavoratori e dell’insieme della popolazione.

 

            Nel contesto delle elezioni europee, rifiutando ogni occultamento del Partito, la Rete contribuirà ad alimentare una campagna comunista rivendicata come tale, in continuità con la campagna communista per i referendum del 2005 [Costituzione europea] e del 1992 [Trattato di Maastricht], contro « il progetto di costituzione europea », il trattato di Maastricht, il trattato di Lisbona e l’integrazione nell’UE del capitale che tentano d’imporre ai popoli.

 

            La Rete « Far vivere e rafforzare il PCF » considera prioritaria l’azione dei comunisti per la pace, specialmente per il ritiro unilaterale della Francia dalla NATO, la solidarietà con i Partiti comunisti e operai del mondo, contro l’imperialismo, per l’internazionalismo.

 

I partecipanti all'incontro di Malakoff, il 21 mars 2009.

 

 

 

* Composizione del Collettivo nazionale di coordinamento : Corinne Bécourt (Aisne), Jean-Louis Rolland (Charente-Maritime), Paul Barbazange (Hérault), Floriane Benoît (Isère), Dominique Negri (Isère), Christian Tabaglio (Meurthe-et-Moselle), Jean-Claude Korde (Bas-Rhin), Marie-Christine Burricand (Rhône), André Gerin (Rhône), Frédéric Bernabé (Haute-Saône), Emmanuel Dang Tran (Parigi), Claude Fainzang (Parigi), Pasquale Noizet (Parigi), Fabienne Debeauvais (Somme), Eric Jalade (Tarn), Jean-Pierre Meyer (Var), Michel Perrin (Haute-Vienne), Caroline Andréani (Seine-Saint-Denis), Jean-Jacques Karman (Seine-Saint-Denis), Laurent Santoire (Seine-Saint-Denis), Alain de Poilly (Val-de-Marne)

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 17:01

Création du site « Solidarité internationale – PCF » : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Depuis son lancement, notre site vivelepcf diffuse des articles au sujet et provenant du mouvement communiste international, considérant que l’avenir du PCF lui est lié.

 

Nous venons de nous donner les moyens de développer un nouveau blog, « Solidarité internationale – PCF » destiné à rassembler un nombre plus important d’informations et d’analyses (traduites en français) provenant des partis communistes du monde entier sur la situation de la lutte des classes dans leurs pays et leurs interventions.

 

Voici son adresse et les derniers articles mis en ligne :

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

§                       La fin du miracle irlandais

§                       KKE: L'Union Européenne est le "gendarme" européen des profits des monopoles

§                       Les défis qui nous attendent, par Andrea Catone

§                       Les réflexions de Fidel sur la politique d'Obama vis-à-vis de Cuba

§                       Italie: Liste unitaire Prc-Pdci pour les européennes, un premier pas vers l'unité des communistes

§                       Le PC Péruvien salue la condamnation de l'ancien dictateur Fujimori

§                       Le Parti Communiste Irakien fête son 75ème anniversaire

§                       Les responsabilités politiques derrière la catastrophe des Abruzzes

§                       Quand le Parlement Européen impose sa vision de l'histoire

§                       Manifestations en Egypte et répression gouvernementale

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 15:23

 

Traduction depuis l'original en français par RY/AC pour vivelepcf.

Constitution of the
Network 
« Strengthen the PCF and let it thrive »

 

Malakoff, March 21, 2009

 

March 21, 2009, 155 activists, leaders of cells, branches, federations, from 29 departments, came to a meeting at Malakoff at the invitation of 17 members of the PCF National Council, signatories of the 34th Congress alternative text « Strengthen the PCF and let it thrive, a necessity of our times ».

 

The tremendous success of the national strike and demonstration on March 19 was at the heart of the discussions. For all the participants, this reiterated the continuing need for the PCF as an essential political tool to create a political perspective breaking with policies favouring capital. This is all the more true today as the economic crisis shows the perniciousness and the limits of the capitalist system.

 

After its 34th Congress, the PCF remains at the crossroads.

 

A deeply rooted reaction has risen among communists. They have clearly expressed their will to stand up for the existence of the party. They prevented, once again, a planned « metamorphosis » after the Extraordinary Assembly of December 2007.

 

The opposition to this « metamorphosis », led by activists and party organisations on the basis of the alternative text, has reaffirmed the communist identity in the PCF in the face of those who wish to abandon this identity. Furthermore, in the October vote, the text won in five federations: Pas-de-Calais, Nord, Tarn, Haute-Saône, Ardennes, and in many sections.

 

At the same time, in spite of repeated disavowals, the outgoing direction has managed to remain at the head of the Party. The National Executive Council is almost fully made up of those advocating the « metamorphosis » or the withering of the PCF.

 

Far from ceasing, this strategy is ongoing.

 

The Left Front, a top-down agreement unilaterally imposed for the European elections, is not a mere electoral alliance. Its goal is the destruction of the PCF and a political recomposition « on the left » obliterating, in fact, the Communist Party, following the example of the Party of the European Left (PEL) and many of its components.

 

No sooner had the congress ended than the direction was putting the freshly rejected « transformations » of the Party back on the agenda.

 

The Party line emanating from direction has turned its back on the demand for an immediate political alternative expressed by popular struggles in France. It limits political prospects to purely institutional and electoral horizons; ultimately, to a mere political alternative in 2012.

 

The mirage of « reshaping the EU » is used to sell a reformist line of resignation and adaptation to European integration subjected to the needs of capital.

 

Today, the activists who fought for the alternative text face new responsibilities.

 

The preparation of the Congress has enabled us make headway on a local level and to establish and strengthen links on a national level inside the PCF among those ready and willing to stand up and fight. 19 signatories of the text were elected to the National Council, in spite of obstruction by the Party's Direction.

 

The situation of the party, like that of the country, calls for going one step further in terms of national co-ordination and organisation.

 

It must appear much more clearly, inside the PCF and in the world of work, that the Communist Party cannot be assimilated to the defeatist line of the current direction. The communists and their organisations need new means take back their party and increase its influence.

 

To this end, participants at the Malakoff meeting make the decision to build up an official national network called « Strengthen the PCF and let it thrive », in accordance with the provisions in the Party statutes.

 

In expression, in action, it addresses itself to all PCF members, to all communists.

 

In keeping with the alternative text from the Congress, it intends to reassert that the Marxist theoretical foundation of the PCF is still relevant and that communist organisations rooted in the class struggle are still necessary. The perspective for which our party should fight has a name and we must reappropriate it: socialism.

 

The Network's priority is to make this option visible on a national level that we deem inseparable from the raison d'être of the PCF.

 

Being consistent, it make its priority to encourage the exchange of experiences and materials between PCF organisations, to strengthen them, keeping up cells, sections, notably in the workplace, getting people to join the PCF, and enabling communists to get out of their isolation. It also proposes to encourage national actions in keeping with communist ideals.

 

To this end, it has equipped itself with a national co-ordination group of 21 members, leaders of PCF organisations throughout France*.

 

In today's context, meeting participants consider that the political priority is to contribute, through proposition and action, to a political perspective breaking immediately with policies favouring the Medef (the French employers' federation), based notably on defending workers' wages and demanding their increase; banning redundancy plans; defending and regaining social protection, nationalised public services, public ownership of financial sector, and major means of production... for economic development aimed at satisfying workers' and people's needs.

 

In the context of the European elections, refusing any effacement of the Party, the Network will contribute to feed a communist campaign in keeping with the communists' campaign at the time of the 2005 and 1992 referendums, against the « European Constitution plan », the Maastricht treaty, the Lisbon treaty and integration into the "EU of Capital" that they are trying to impose.

 

The Network « Strengthen the PCF and let it thrive » make communist action for peace a priority, notably through the unilateral withdrawal of France from NATO, solidarity with communist and workers' parties around the world, fighting imperialism, and building internationalism.

 

Participants at the Malakoff meeting, March 21, 2009.

 

* Make-up of the national co-ordination group: Corinne Bécourt (Aisne), Jean-Louis Rolland (Charente-Maritime), Paul Barbazange (Hérault), Floriane Benoît (Isère), Dominique Negri (Isère), Christian Tabaglio (Meurthe-et-Moselle), Jean-Claude Korde (Bas-Rhin), Marie-Christine Burricand (Rhône), André Gerin (Rhône), Frédéric Bernabé (Haute-Saône), Emmanuel Dang Tran (Paris), Claude Fainzang (Paris), Pasquale Noizet (Paris), Fabienne Debeauvais (Somme), Eric Jalade (Tarn), Jean-Pierre Meyer (Var), Michel Perrin (Haute-Vienne), Caroline Andréani (Seine-Saint-Denis), Jean-Jacques Karman (Seine-Saint-Denis), Laurent Santoire (Seine-Saint-Denis), Alain de Poilly (Val-de-Marne)

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