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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 14:43

Le Parti communiste allemand (DKP) présente une liste aux élections européennes de 2009.

Héritier en Allemagne de l’ouest du grand KPD (interdit en 1956 par l’Allemagne capitaliste), le DKP a refusé de se fondre dans le nouveau parti « La Gauche », die Linke (PGE). Mais des alliances politiques se développaient au niveau local.

Pour se conformer à la vie politique dominante de la République fédérale, Die Linke a adopté une ligne de démarcation complète vis-à-vis de ses propres origines communistes et du communisme en général et a ainsi coupé ses relations avec le DKP.

La direction du DKP a choisi d’assumer ses responsabilités et a impulsé une campagne nationale telle que le parti n’en avait plus mené depuis longtemps.

Nous reproduisons ci-dessous un des deniers messages aux électeurs en fin de campagne.

 

Vivelepcf. Traduction EDT.

 

 

Aux élections européennes du 7 juin : le DKP ! Faites le choix de l’alternative socialiste !

 

La majorité des électeurs n’a plus confiance dans les partis bourgeois établis et absolument pas dans la bureaucratie bruxelloise. C’est pourquoi beaucoup n’iront tout simplement pas voter. Car la CDU, la CSU, le FDP et les Verts ignorent les souffrances et les soucis de ces femmes et ces hommes qui savent très bien qu’ils payent les frais de la crise.

La Commission européenne ne prévoit pas seulement un recul économique de 4% dans ses prévisions de début d’année. En 2009, plus de 8 millions d’emplois doivent être anéantis. Les conséquences sociales de la crise se font de plus en plus durement sentir en République fédérale.

 

Au lieu de se préoccuper des contenus, les partis bourgeois font dans la publicité. Ainsi le SPD avec des affiches telles que « ceux qui touchent des bonus [Dumpingslöhne] votent CDU », « les requins de la finance votent FDP » ou encore « l’air chaud vote pour die Linke » [avec une image de sèche cheveu]. Ainsi la CDU : « Nous, en Europe ».  Ainsi les Verts avec simplement l’acronyme « WUMS » [pour « Economie et Environnement, Humain et Social »]. Tous avec des promesses plein la bouche, qui aussitôt après les élections se transformeront en mensonges. Ce dont un nombre de plus en plus grand se rend compte.

 

Pour autant, il ne s’agit pas de se résigner. Il y a des alternatives à la politique des gouvernants. Pas seulement aux élections européennes mais aussi aux élections communales dans une série de régions où le Parti communiste allemand (DKP) défend ses mandats et cherche à se développer. Les adhérents du DKP ont fait connaître leurs positions ces dernières semaines en multipliant les échanges, les points d’information, les initiatives, notamment lors des manifestations du 28 mars, des 1er et 16 mai : pour changer les choses, il faut se battre ! Il faut renforcer le mouvement extraparlementaire au plan national comme au niveau européen.

Nos slogans « l’être humain passe avant le profit », « les riches doivent payer », ont rencontré beaucoup d’adhésion dans les manifestations. Et nous avons diffusé beaucoup plus de matériel dans la population que lors des précédentes campagnes électorales.

 

Dans son programme électoral, « positions du DKP pour les élections européennes de 2009 – ouvrir la voie à une Europe socialiste », notre parti a mis en avant une alternative globale à la crise politique de l’Union européenne et de la République fédérale. « Notre objectif est une Europe de la coopération, du progrès social, de l’égalité ; une Europe qui protège l’environnement, qui favorise la démocratie, la solidarité et la paix. Cette Europe ne pourra être atteinte que si l’orientation politique de l’UE est fondamentalement changée » a expliqué la tête de liste du DKP, Leo Mayer.

 

En conséquence : le 7 juin, votez anticapitaliste ! Votez DKP ! Voter DKP, c’est comme manifester dans la rue!

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 11:57

La CDU, coalition démocratique unitaire réunit depuis plus de 20 ans autour du Parti communiste portugais (PCP) des formations politiques progressistes.

Le « Bloc de gauche » se présente comme un parti de gauche antilibéral. Il est issu d’éléments d’origine trotskyste, maoïste, socialiste… Il combat ouvertement le PCP. Le bloc est membre du Parti de la gauche européenne, PGE, qui le soutient activement et dont il partage l’engagement en faveur de l’intégration européenne.

Rappelons que le PCP a refusé d’adhérer au PGE.

NdlR.

 

Des critères pragmatiques - Critérios pragmáticos

 

Par  José Casanova, membre de la Commission politique du Parti communiste portugais, PCP, directeur du journal Avante

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


5 Juin 2009


Ils sont simples et pragmatiques, les critères adoptés par les médias dominants dans le traitement de la campagne électorale: la mise en valeur de toutes les forces politiques qui, directement ou indirectement, ne feront pas obstacle à la poursuite de la mise en œuvre des politiques de droite et le dénigrement de la seule force qui s'oppose frontalement à ces politiques et s'affirme, sans aucune équivoque, comme un élément indispensable de l'alternative nécessaire.

 

Ou bien: on fait de la propagande pour les copains du PS, du PSD, du CDS/PP et du Bloc de Gauche et on manipule toute l'information qui concerne la CDU.

 

Et c'est cette séparation des eaux – d'un côté la CDU, de l'autre tous les autres – que tous les jours nous voyons, entendons et lisons dans ces médias dominants, qui a donné le ton, le rythme et le contenu de la couverture de la campagne.

 

En premier lieu, en créant une bipolarisation PS/PSD, en faisant comme s'il s'agissait de partis avec des objectifs et des politiques différents autant en Europe qu'au Portugal – tout en sachant que cela revient au même, peu importe celui qui gagne.

 

On continue naturellement à mettre en avant le CDS/PP – qui fait partie de la famille, garde légitimement la vieille maison de la droite traditionnelle et dont tôt ou tard le PS et le PSD vont avoir besoin.

 

Ensuite, on retrouve le Bloc de Gauche, dont la tâche, d'importance, est de chercher à rabattre les voix des électeurs du PS mécontents de la politique du Gouvernement de José Socrates et d'empêcher que ces votes aillent, comme cela serait naturel, vers la CDU – la seule force que ces personnes mécontentes ont vu lutter, à leurs cotés, contre les conséquences néfastes de la politique du gouvernement, tous les jours et dans tous les coins du Portugal.

 

D'ailleurs, le Bloc de Gauche a toutes les caractéristiques pour remplir cette tâche: cette posture de « gauche radicale » qu'il affiche ostensiblement et que les médias du grand capital aiment tant, ils sont prêts à tout pour capter les voix des mécontentents à gauche; et cette posture anti-communiste radicale est un sceau de garantie pour le grand capital et, par conséquent, pour ses serviteurs que sont les médias dominants – et c'est cette fonction du Bloc de Gauche qui ressort tous les jours dans les médias et à laquelle ils rendent hommage – dans les commentaires, analyses, nouvelles et, même jusqu'aux légendes des photos...

 

Ce qui est clair – ils le pensent, le disent et en rêvent tous – c'est qu'ils cherchent à empêcher que les voix des mécontents aillent à la CDU – parce que dans ce cas-là, ces voix donneraient plus de force à la lutte contre les politiques de droite.

 

Ce qui est clair – ils continuent à le penser, à le dire et à en rêver tous – c'est qu'ils veulent que les voix des mécontents aillent au Bloc de Gauche – parce que si cela se passait ainsi, ce sont des voix qui resteraient dans la maison...

 

A la campagne du Bloc de Gauche, les médias, qui sont la propriété du grand capital, réservent un traitement empli de gestes affectueux, maternels.

 

A la campagne de la CDU, ils réservent les instruments de torture.

 

Tout cela pour confirmer que le vote pour la CDU est le vote que le grand capital et ses partis craignent le plus.

 

Tout cela pour confirmer que le vote pour la CDU est le seul vote sûr pour tous ceux qui sont mécontents de la politique du gouvernement et aspirent à un changement de politique qui puisse permettre de résoudre tous leurs graves et nombreux problèmes.

Tout cela pour confirmer, aussi, qu'en ce 7 juin, une fois les votes comptés, et cela quelque soit le résultat du décompte, pour la CDU et pour ceux qui la soutiennent, la lutte continue. Dès le lendemain.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 17:24

De José-Manuel Barroso, on connaissait la politique ultralibérale et le soutien indéfectible à l’administration américaine lorsqu’il était premier ministre du Portugal. On connaît son zèle à promouvoir cette même politique en tant que président de la Commission européenne.

 

Voilà que remonte de sa biographie qu’il était dans sa jeunesse, dans les années 70 au Portugal, dirigeant du « Mouvement pour la réorganisation du parti du prolétariat », un groupuscule d’extrême gauche d’obédience maoïste. Voilà qui pourrait sembler étonnant même si en France ce type de parcours est assez fréquent.

 

M. Barroso a toutefois a tenu à plaider la cohérence de son parcours politique : "J'ai choisi les prochinois parce qu'ils étaient les plus anti-communistes". Et semble-t-il qu’ils collaboraient étroitement avec la CIA.

 

L’anti-communisme est bien la matrice du l’UE du capital !

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 18:16

(envoyé par pcf15@wanadoo.fr)

 

Jeudi 4 juin, nous étions une bonne cinquantaine de différentes sections du parti de Paris, ainsi que quelques amis, devant le tribunal d’instance du 2ème arrondissement, rassemblés pour soutenir nos camarades de la section des 1er et 2ème arrondissements.

 

En face, du côté de la partie adverse comme on dit, l’avocate et elle seule, comme lors de la première séance. La direction du PCF-Paris, à l’image de Patrice Bessac, son secrétaire, se gardent bien de se confronter aux communistes.

 

Mais ils continuent à vouloir régler devant les tribunaux des divergences politiques. Via la société immobilière du PCF-Paris, SA Rochechouart, ils poursuivent la procédure engagée, nominalement contre la secrétaire Simone Goënvic, d’expulsion de la section de ses locaux du 62 rue Montmartre, qu’elle a acquis dans les années 70 et dont elle paye tous les frais.

 

Le jugement avait pourtant été renvoyé, le juge considérant que le litige pouvait trouver une conciliation interne…

 

La direction départementale a en effet constitué une section parallèle en 2009, désigné un « nouveau » secrétaire, au mépris du congrès de section et du congrès départemental de 2008, avec quelques adhérents et des éléments de la Banque de France qui étaient adhérents d’une autre section au congrès départemental…

C’est au nom de cette nouvelle section créée spécialement qu’ils prétendent (piteusement) s’emparer des locaux de la section statutaire. Pour mieux valider sa manœuvre, la direction a trouvé une formule : refuser de remettre leurs cartes à nos camarades pour ne pas avoir à les reconnaître. Une direction qui choisit ses adhérents : c’est le monde à l’envers et cela rappelle la fameuse citation de Brecht : « quand le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple… ».

 

Les mesures bureaucratiques autoritaires, le mépris des statuts, voilà des pratiques qui laissent sombrement présager les « transformations » du Parti dont Patrice Bessac s’occupe pour la direction nationale. 

 

La situation du 1er et 2ème pose aussi d’autres questions auxquelles sont confrontés des camarades de tout le pays, notamment sur la gestion par des dirigeants, souvent nouveaux venus, des biens immobiliers du parti, acquis par les militants. Par exemple : est-il sain que le PDG de la société immobilière du Parti à Paris soit aussi le co-patron d’un des principaux prestataires informatiques du Parti et de l’Huma ? N’y a-t-il pas conflit d’intérêt ?

 

Le jugement a été mis en délibéré au 22 juillet.

Nous continuerons à combattre le coup de force contre la section des 1er et 2ème arrondissements.

Les locaux de la section doivent être à la disposition de la section du PCF et d’elle seule.

Ce n’est pas aux directions de désigner les sections mais aux adhérents.

 

Josette Gawsewitch, au nom de la délégation de la section du PCF Paris 15ème

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 19:56

COMMUNIQUE DE PRESSE


Refusant la liquidation progressive de leur parti et des idéaux communistes, des militants de la fédération bas-rhinoise du PCF ont décidé de créer dans le Bas-Rhin une coordination départementale du réseau national. 
 

FAIRE VIVRE ET RENFORCER LE PCF


De nombreux camarades, militants considèrent que ni l'action, ni le fonctionnement du Parti Communiste ne sont à la hauteur des ambitions et des enjeux de la période actuelle. Alors que les enjeux appellent la disparition du capitalisme et la construction d'une société nouvelle, un développement de la démocratie interne, nous constatons que les orientations développées par les décisions réformistes prises, depuis le congrès de Martigue, prolongées par la direction nationale actuelle ont eu pour conséquence la prise de distance de nombreux militants.

Animés par un fort attachement à notre Parti, par la volonté de le rendre attractif, nous choisissons une démarche faite d'ouverture, d'inventivité, de transparence, contre les blocages persistants. Nous proposons d'impulser une nouvelle façon de fonctionner pour profiter pleinement de l'apport de tous les communistes en ouvrant en grand le chantier de la démocratie. Renouer avec les communistes qui ont quitté le Parti, reprendre le dialogue avec les syndicalistes, les salariés et les populations de nos quartiers, tels sont nos objectifs présents.

Ainsi lors des élections des députés au Parlement européen du 7 juin 2009, il est important que le vote des salariés, des citoyens exigeant la satisfaction des revendications sociales et économiques tels :

  • le SMIC à 1 600 €,
  • le droit à la retraite à 60 ans et 55 ans pour les travaux pénibles et dangereux,
  • la création de droits nouveaux particulièrement un droit de véto contre tout projet de licenciement économique,
  • l'arrêt de la casse industrielle et une relance de l'activité par la consommation,
  • la nationalisation des banques, des organismes financiers, assurances pour mener, orienter une véritable politique économique industrielle et de développement durable en plaçant les grandes sociétés et groupes sous le contrôle et la gestion des salariés,

que ce vote se porte sur les candidats du Parti Communiste Français afin qu'un grand nombre de députés de notre parti siège au Parlement européen pour combattre avec les salariés en lutte les orientations et décisions néfastes, anti sociales de l'Union Européenne.

Un tel vote est le seul utile et prolongera la victoire du "NON  AU TRAITE CONSTITUTION EUROPEENNE" en 2004 dont le traité de Lisbonne est une "resucée" que l'antisocial et ami des riches, le Président de la République Française, veut imposer au Peuple Français au profit des ses amis du patronat et des nantis.

 

A Strasbourg le 4 juin 2009.

 

Les membres du réseau  - "porte-parole" :

 

 

 

Isidro OLIVA                                                                      André HEMMERLE

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 09:04

La tentative de diluer et de faire disparaître les partis communistes des pays d’Europe dans des « alliances » « de gauche » aux contours idéologiques imprécis se confirme bien être une opération coordonnée au niveau européen par le Parti de la Gauche Européenne, ce PGE lui-même financé par la Commission européenne.

Dans chaque pays, de plus en plus de communistes prennent conscience de l’objectif véritable de ce qui est présenté comme des démarches unitaires, sinon seulement ponctuelles.

L’échange de nos expériences nationales nous renforce dans nos débats internes à chaque pays et nos mobilisations parallèles pour défendre les outils historiques nationaux que sont nos partis communistes.

Là aussi, l’internationalisme s’oppose aux structures supranationales !

Après des analyses et documents sur les situations en Italie, Allemagne, Luxembourg, Hongrie…, nous publions une déclaration de nos camarades de la section genevoise du Parti suisse du travail.

Nous vous renvoyons également vers le site http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La rédaction de vivelepcf

 

Publié dans le numéro d’avril 2009 de l’Encre rouge :

 

La section genevoise ne se joindra pas à l’appel pour un nouveau parti

 

Ayant discuté le texte de l’«Appel pour une vraie force politique alternative de gauche en Suisse», ainsi que le contenu des forums de Facebook qui y sont associés, le Comité directeur de la section genevoise a estimé à l’unanimité que le PST n’a aucune raison de s’y associer, mais doit au contraire catégoriquement rejeter ce projet, qui n’est qu’un énième avatar de l’idée de fusion pour la fusion de tout ce qu’il peut y avoir à la gauche du PS, option rejetée démocratiquement et à une très large majorité par le dernier Congrès national du PST.

 

Le texte de l’appel, de même que les discussions sur Facebook, ne possèdent pas d’autre contenu politique qu’un vide idéologique. La seule perspective qu’offre l’appel est de faire un nouveau parti unifié, avec pour seule idée «politique» qu’il soit de gauche «alternative». Or ce terme d’«alternatif» est vide de sens. D’ailleurs les discussions sur Facebook en sont caricaturalement révélatrices: le seul vrai sujet débattu dans le forum «idéologie» est quel contenu donner à ce concept d’«alternatif», contenu qui demeure insaisissable. La section genevoise considère que la seule raison à cela, c’est précisément la vacuité politique du projet, le futur nouveau parti n’étant prévu ni pour défendre une classe, ni pour défendre une idéologie, ce qui est la raison d’être de tout parti. Le seul sens réel que possède le mot alternatif dans ce contexte est une alternative électorale au PS, tout simplement. Une certaine démagogie autour de l’unité masque mal l’ambition personnelle de quelques leaders qui rêvent d’un parti le plus large possible pour se faire élire sur ses listes.

Or le PST possède précisément ce qui manque au futur nouveau parti «alternatif»: il a une histoire, une idéologie et de réels objectifs politiques. Nous sommes un Parti marxiste et communiste, le Parti qui défend les classes que le capitalisme opprime. Certes aujourd’hui le PST est affaibli mais en quoi la dilution dans une vague nébuleuse réformiste l’aiderait-elle?

Pouvons-nous renoncer à notre culture communiste, à nos structures constituées par des décennies de lutte, à nos objectifs révolutionnaires pour nous fondre dans un mouvement hétéroclites dont les discussions portent sur comment se donner une image différente des socio-écolo-libéraux? Si nous n’avons pas à nous poser la question sur ce qui nous rend différents du PS, c’est précisément parce que nous avons une ligne politique émancipatrice en lieu et place d’une logique parlementariste. Jamais un vrai projet d’émancipation des peuples ne naît de vagues discussions sur les questions d’image et d’alternative. Alternative par rapport à quoi? Au PS, à la dénommée extrême-gauche, au PST? Une alternative au capitalisme?

Est-ce à dire un parti défendant la marche vers le socialisme? Le nouveau parti ne saurait être que social-démocrate de gauche vue l’absence de propositions politiques concrètes et la composition de ses dirigeants, dont beaucoup sont issus du PS et tiennent le communisme pour une vieillerie bonne à envoyer au musée, de même que par ses références au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui n’est rien de plus qu’une scission du PS français, lui-même virant au social-libéralisme.

La section genevoise considère que la seule réponse opportune que le PST peut donner à cet appel est de renforcer le Parti, ainsi que de lui donner un nouveau programme communiste cohérant et appliqué avec constance, afin de faire de notre Parti la force révolutionnaire que la Suisse et les peuples ont tant besoin. La section genevoise ne peut que s’étonner face à la démarche de certains camarades de la section vaudoise, dont quelques-uns occupent des postes dans la direction cantonale du POP, au Comité central, voire même au Comité directeur du PST.

Non seulement leur démarche est liquidatrice, anti-parti et anticommuniste puisque la dissolution du PST équivaudrait à un arrêt de mort du communisme en Suisse, mais elle est aussi anti-statutaire et antidémocratique.

En signant, voire en lançant, un appel qui est la copie conforme de la résolution liquidatrice que le XIXe congrès a démocratiquement rejeté à une très large majorité, ils ont amplement prouvé qu’ils n’ont aucune considération pour le Parti dont ils sont membres et sa démocratie interne, ni aucun respect pour notre base qui est attachée au PST mais dont l’avis ne les intéresse pas. Par ailleurs, leur vote n’est pas pris en compte, ce d’autant plus que la dissolution du PST ne peut être acceptée que par ses membres «par le vote favorable de trois quarts des délégué-e-s présent-es au Congrès de dissolution, suite à une Conférence nationale convoquée spécialement sur ce thème.» Ces camarades ont fait preuve du mépris le plus sincère pour nos instances et notre base par leur double discours, par leur hypocrisie. En effet, plusieurs d’entre eux ont dit aux membres des instances du PST qu’ils restaient attachés au Parti et que s’ils voulaient l’unité, ils n’avaient nullement en vue un nouveau parti remplaçant le PST, option à laquelle ils seraient opposés. Or ces mêmes camarades discutent parallèlement sur les forums de Facebook du nom pour le futur nouveau parti, qu’ils sont tous d’avis d’appeler «la Gauche», sans nous en dire mot naturellement. Pourquoi ces camarades font-ils cela?

Veulent-ils entraîner le maximum de membres du PST dans la nouvelle «alternative» par la tromperie? Ne supportent-ils plus d’être membres d’un Parti communiste? La section genevoise considère de telles manœuvres liquidatrices et anti-démocratiques, de même que les doubles discours, comme inadmissibles et estime que les camarades qui participent à la création d’un nouveau parti ont le choix soit de suivre les statuts du PST, organisation à but idéal, soit de démissionner s’ils considèrent que ces buts ne leur conviennent plus. Ceci concerne également le Conseiller national Joseph Zisyadis, porte-parole du nouveau parti, mais silencieux quant à sa position au sein du PST puisqu’il se dit «en vacances du Parti». La section genevoise n’accepte pas cette qualification non-statutaire, et demande que soit éclairci une fois pour toute si Joseph Zisyadis a encore à cœur les buts idéaux du PST, tels que définis dans ses statuts ou pas. Contrairement à certains camarades, le comité directeur de la section genevoise respecte la démocratie interne et les statuts du PST. Le comité directeur genevois plaide donc pour que lors du prochain Comité central soit formellement débattu l’«appel pour une vraie force politique alternative de gauche en Suisse», rappelle aux camarades leurs devoirs en tant que membre des instances du PST «d'agir en pleine responsabilité pour la mise en œuvre des décisions adoptées et la réalisation du programme» du parti, et si le but idéal n’est plus en accord avec leur vision d’un parti politique, de prendre leur responsabilité et la décision qui s’impose de rejoindre une autre organisation plus apte à répondre à leurs aspirations. En tout état de cause, le PST ne peut être utilisé comme un instrument purement électoraliste qui doit être jeté une fois que les suffrages ne suffisent plus à accéder aux parlements bourgeois, doit-on rappeler encore un de ses buts stipulé dans l’art.1 «Dans ses réflexions comme dans

ses actions, il s'appuie sur les analyses développées par Marx et d'autres théoriciennes et théoriciens du mouvement révolutionnaire». Dans cet esprit, le PST doit reconstruire sa base en menant les luttes décisives du 21ème siècle dans tous les espaces où les travailleurs, les intellectuels, les exclus se battent pour plus de justice sociale.

Parti du Travail de Genève

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 22:51

Le « Front de gauche »: pour quoi faire?


par Gilles Mercier, section PCF de Vitry-sur-Seine

 

Après avoir effacé l’identité du PCF pour les élections présidentielles au profit d’une candidature anti-libérale qui fut un fiasco, la Direction du PCF a récidivé avec le « Front de gauche ». Cette stratégie fut décidée au conseil national qui précéda le 34e congrès. Ce front se réduit au Parti de gauche (Pg) et à des dissidents du NPA. Il ne s’agit pas d’un front c’est à dire d’une alliance au sein de laquelle chacun garde son identité, mais d’une liste commune dans laquelle les identités des uns et des autres se sont fondues.
Le NPA, LO et les amis de Chevènement sollicités ont refusé d’en faire partie. Comment la Direction du PCF peut elle solliciter les troskystes sans aucune honte ? Les anciens secrétaires généraux du PCF doivent se retourner dans leur tombe !

 

Le NPA qui n’est pas plus anti-capitaliste que Ségolène Royale, a un programme économique simplissime : faire payer les patrons, transport gratuit, médecine gratuite ! Il est en outre anti-nucléaire et anti-biotechnologie ! Le NPA fait de l’entrisme syndical afin de pousser à des formes d’action radicales ne tenant pas compte du degré de mobilisation des personnels pour déboucher sur la mythique grève générale libératoire du salariat. Il est facile de comprendre que la bourgeoisie ait tout intérêt à mettre en valeur un tel parti. Mais son électorat composé pour l’essentiel de jeunes découvrant la lutte est assez volatile.

 
Le Pg nouvellement créé au lieu d’affronter l’électorat sous ses couleurs s’est fondu dans la liste du « Front de gauche ». Autant dire que son influence électorale n’est pas la préoccupation première de ses fondateurs, le Pg n’est pas fait pour durer. Que vise Mélenchon ? Il suffit de lire ses interviews. Il ne se satisfait pas de la position actuelle du PS (pourquoi, puisqu’il l’a quitté ?) et veut le faire revenir à gauche. Le Pg et le « Front de gauche » sont les outils de l’opération. Il s’agit de créer à coté du PS un pôle contestataire suffisamment puissant électoralement pour infléchir l’orientation de ce dernier et éventuellement d’y revenir pour y jouer un rôle dominant. La concurrence entre le « Front de gauche » et le NPA se réduit à déterminer qui sera le pôle dominant à coté du PS.


Le réformisme épouse toutes les formes de la contestation afin de les intégrer à l’idéologie dominante. C’est ce qui confère cet aspect changeant, multiforme de la social-démocratie. Le rejet de la politique du capital menée au nom de l’Europe a amené certains sociaux démocrates à prendre leur distance avec sa politique, notamment lors du référendum constitutionnel. Fabius et Mélenchon étaient du nombre. Cette opposition était de circonstance et ne reposait sur aucun contenu anticapitaliste tangible, d’où l’impossibilité pour les protagonistes du « Non  de gauche» de se mettre d’accord sur un programme électoral malgré les très nombreuses tentatives. Fabius quelques mois après le référendum s’est prononcé pour l’unification des armements européens et la disparition des politiques nationales de recherche au profit d’une définition uniquement européenne ! Mélenchon de son coté est resté sur une stratégie de contestation à la politique européenne. Mais quelle crédibilité peut-on lui donner ? Il est contre la politique européenne quand l’Europe ne fait plus recette, mais il y a 17 ans quand l’Europe politique apparaissait, grâce surtout au PS, comme une solution à la crise nationale, Mélenchon avait une toute autre position. Il était un ardent défenseur de Maastricht, n’hésitant pas au Sénat à brocarder les communistes ( http://vivelepcf.over-blog.fr/article-31358665.html). Si actuellement le peuple irlandais a pour Mélenchon toutes les qualités, il en allait autrement en 1992 du peuple Danois qui venait de rejeter le traité. Dans son intervention au Sénat, Mélenchon réclamait la construction d’une nation européenne, il approuvait la monnaie unique et affirmait que Maastricht était un compromis de gauche. Il est maintenant anti-Maastrichien pour les mêmes raisons (une Europe Sociale, plus de démocratie) qui l’avaient amené à approuver le traité. Il ne s’est pas trompé en 1992 comme certains dirigeants du PCF gênés aux entournures essaient de faire le croire. C’est une marque de fabrique de la social-démocratie d’avoir une position de principe qui évolue au gré des rapports de force. L Blum, G Mollet, F Mitterand ont excellé dans ce genre d’exercice. Le caractère politicien de la stratégie de Mélenchon apparaît encore plus nettement avec la position de congrès du Pg sur le nucléaire. Le Pg est pour la sortie du nucléaire ( http://www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/621-entretien-avec-jean-luc-melenchon-dans-le-magazine-la-decroissance ). Même avec la souplesse des contorsionnistes du cirque de Pékin, il est impossible pour Mélenchon comme pour quiconque de concilier la lutte contre les gaz à effet de serre, qui est l’alpha et l’oméga de toutes formations politiques PCF compris et le refus du nucléaire qui n’en produit pas. Mélenchon n’est pas à une contradiction près. Son but est de chasser sur les terres du NPA qui est aussi anti-nucléaire.

 
Et le PCF là dedans ? Sa stratégie d’alliance l’amène à renoncer à être lui-même. Comme le défunt rassemblement anti-libéral, le « Front de gauche » est un rassemblement de sommet non porté par les luttes et structuré autour d’un programme qui évite de traiter les problèmes de fond. Le nucléaire, a ainsi été évacué. Le « Front de gauche » a été décidé au conseil national précédent le 34e congrès. Les listes ont été décidées en dehors des communistes. La Direction du PCF n’a pas consulté les adhérents pour savoir s’ils acceptaient que dans leur région la tête de liste ne soit pas un membre du Parti. Le jour où les communistes votaient en Ile de France pour la liste présentée dans leur région, C Favier président du Conseil général était rétrogradé de la 5e à la 7e place au profit d’un Pg. Et le jour de la présentation nationale de l’ensemble des listes, 2 ou 3 places n’avaient pas encore été attribuées. Cela rappelle trop le rassemblement anti libéral où tout le monde était d’accord sur tout, sauf le nom du candidat à la présidentielle, il ne fallait pas que ce soit un communiste ! Si le « Front de gauche » était si harmonieux que cela, la répartition des places sur les listes n’aurait pas posé de problème majeur. Mais comme la démarche est avant tout politicienne, elle a donné lieu à d’âpres marchandages. Visiblement le Pg qui n’a pas osé affronter l’électorat a les dents longues.
Il y a des syndicalistes présents sur les listes du « Front de gauche » ils ne sont là que comme faire valoir, car pour le PCF la lutte en entreprise, c’est le syndicat et non le Parti. Cette séparation est la marque de la démarche social-démocrate. Le PCF s’est historiquement démarqué concrètement de la SFIO en créant les cellules d’entreprises. La création de ces cellules a fait du PCF l’outil politique du salariat. Le PCF par définition ne peut être un parti comme les autres. En quittant les entreprises, il a coupé le lien avec l’exploitation capitaliste et est devenu un parti consensuel dont l’existence repose sur la délégation de pouvoir. Un PCF qui devient comme les autres partis s’engage dans sa disparition.
Le PCF englué dans sa démarche d’alliance sans principe, a fini par céder aux prétentions du Pg. Les adhérents du PCF sont réduits au rôle de rabatteurs pour Mélenchon qui est le grand bénéficiaire de l’opération. Le « Front de gauche » lui fournit l’occasion de bénéficier de l’appareil militant du PCF. Ce ne sont pas les quelques milliers d’adhérents du Pg et les 450 dissidents du NPA qui vont faire l’article pour le « Front de gauche ».
Après la candidature antilibérale de MG Buffet, c’est la deuxième fois que le PCF efface son identité lors d’une élection. La Direction est en train d’instiller chez les communistes l’idée de la fatalité de l’effacement du PCF. Ce dernier ne serait plus rassembleur par lui même. Il y a fort à parier que le « Front de gauche » sera renouvelé lors des européennes de l’année prochaine. La Direction du Parti veut se débarrasser de l’appellation, Parti communiste français, qui l’oblige malgré tout à garder un contenu lié à l’Histoire. Ne voulant pas aborder les raisons du recul du PCF et de l’effondrement du socialisme, elle est incapable d’élaborer une stratégie autonome, d’où la recherche permanente d’alliés sur lesquelles elle calque sa stratégie. Après avoir convolé pendant plusieurs années avec cette épave intellectuelle qu’est J Bové et accompagné ce mouvement profondément réactionnaire qu’est l’altermondialisme, la Direction du Parti profite de l’opportunité du départ de JL Mélenchon du PS et la création du Pg, pour préparer les communistes à la disparition du Parti.


Le « Front de gauche » qui je le répète n’est pas un front mais une fusion d’identités est la première étape de la création à coté du PS d’une force sociale démocrate contestataire à l’image de « Die Linke ». Les affiches du Pg « Casse toi pov con !» illustrent le but essentiel de ce parti, le changement de majorité présidentielle en 2012. Le Pg n’a pas d’autres buts que d’instrumentaliser le mécontentement pour aider le PS à revenir aux affaires. La Direction du PCF en ayant abandonné toute volonté de rupture avec la société capitaliste s’insère dans cette stratégie. Mais l’Histoire n’est pas écrite. La Direction du Parti instrumentalise le mécontentement et le mouvement de lutte pour faire accepter sa politique de liquidation, mais la radicalisation du conflit de classe rend d’autant plus nécessaire l’existence et le renforcement du Parti communiste. La disparition du PCF n’est nullement acquise.


 
Gilles Mercier, PCF Vitry

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 11:53

Aux avances intentionnées du PT-POI, communistes, nous répondons : « non merci ! »

 

 

Message de la section du PCF Paris 15

 

Plusieurs camarades se sont inquiétés ces dernières semaines de tentatives de récupération du mouvement initié par la constitution du Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » par le Parti ouvrier indépendant, POI, nouvelle dénomination du parti trotskyste PT.

Nous tenons à les rassurer. La démarche du Réseau à laquelle nous adhérons, définie par la déclaration de constitution de Malakoff du 21 mars, n’a rien à voir, ni dans la pratique, ni dans les objectifs avec cette organisation. Elle en est même strictement contradictoire avec les siens.

 

Le PT-POI, qui s’est appelé auparavant successivement OCI, PCI et MPPT a soixante ans d’activisme anti-PCF derrière lui. A la faveur du désarroi créé par la ligne de Mutation-effacement de la direction du PCF depuis plusieurs années, il multiplie les avances, souvent insistantes et personnalisées, en direction des militants communistes. On se souvient qu’il a réussi dans le passé à infiltrer le PS jusqu’au plus haut niveau (les relations Jospin/Boussel) ou que Mélenchon est issu de l’OCI.

 

En tant qu’organisation du PCF, nous rejetons ces avances, excluons bien évidemment toute relation organique avec le PT-POI.

Nous ne trouvons par ailleurs aucune opportunité à accepter toute forme d’action avec lui. Sur ce dernier point, ce n’est pas la position de certains camarades du Réseau (JJ.Karman ; A.Gérin qui a lancé le 22 mars un appel national avec le secrétaire du POI D.Gluckstein). Ils sont parfaitement libres de ce choix et n’ont jamais engagé le Réseau.

 

Nous n’accepterons pas que le POI ou certains de ses membres prétendent le contraire.

De même que nous avons dénoncé que ce parti se permette d’organiser dans notre arrondissement une réunion publique avec un intervenant présenté comme représentant du PCF mais inconnu de nous.

 

Secrétariat de la section du PCF Paris 15

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 09:43

Conseil national du PCF du 13 mai 2009 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

 

Ne laissons pas l’opération « Front de gauche » détourner le PCF de ses responsabilités pour dégager la perspective politique ! Ne la laissons pas non plus ôter sa portée au vote communiste !

 

Les manifestations du 1er mai traduisent bien les possibilités mais aussi les blocages de la situation politique.

La mobilisation est nombreuse ; les luttes se développent dans plusieurs secteurs très différents. Elles pointent directement la politique du gouvernement, en une période de crise où le capitalisme connaît un discrédit idéologique sans précédent depuis très longtemps.

Mais dans le même temps, le débouché semble toujours faire défaut au mouvement populaire. Y compris sur le plan revendicatif. La déclaration syndicale unitaire de janvier peine à se traduire en convergence de lutte sur des objectifs immédiats et précis.

 

Dans ce contexte, les responsabilités du PCF sont considérables pour dégager la perspective politique. Cela implique de s’écarter de deux fausses voies.

 

La perspective ne peut consister à préparer une nouvelle alternance à « gauche » en 2012, à attendre et subir d’ici là. Je ne comprends et je désapprouve que nous ayons signé l’appel commun de toute la « gauche » pour la manifestation du 1er mai, allant du NPA au PS. Il y a toujours les mêmes contradictions de fond entre les revendications du mouvement et les positions actuelles du PS sur l’UE, l’université, l’hôpital…

Dans la manifestation du 1er mai, les autocollants du Pg « casse toi, pov’ con » étaient omniprésents. Sur un autre mode, ils enferment la perspective de la même façon. Nous devons nous en distinguer totalement.

 

Ce n’est pas davantage du résultat des élections européennes que va venir le changement. Soyons sérieux ! La composition du futur Parlement européen ne conditionne pas une politique de progrès.

A plus de 90%, les députés européens sortants ont voté pour la « constitution » européenne. A plus de 90%, ils viennent de voter [le 2 avril] une résolution condamnant le communisme. Surtout, le Parlement européen, élément de l’intégration européenne, n’est en rien un lieu d’expression démocratique des peuples.

 

L’intérêt du vote communiste le 7 juin et de faire élire des députés communistes est ailleurs, en lien avec la situation nationale.

Je ne peux accepter l’idée que les luttes ne seraient pas directement l’affaire du PCF. Tout au contraire, elles portent, de façon décisive en ce moment, l’alternative politique. Il est de notre raison d’être communistes de contribuer à leur développement, de les impulser, d’une autre façon que les organisations syndicales.

 

Dans les semaines qui viennent, la bataille pour le retrait de la loi Bachelot est une des priorités, vu sa gravité, vu l’urgence, vu les convergences à l’hôpital (tous les personnels, y compris les médecins) et au-delà qui se développent. L’appel des professeurs contre la « médecine mercantile » est presque anticapitaliste ! C’est l’une des questions sur lesquelles le mouvement peut s’unir pour gagner et nous pouvons et devons y contribuer. De même que nous devons avancer sur les questions de défense des branches industrielles et de l’intervention publique (jusqu’aux nationalisations), très au-delà des propositions de loi pour l’interdiction des licenciements qui renvoient, en outre, à une logique de délégation dans un cadre institutionnel.

Malgré des différences réelles suivant les régions, la campagne nationale du « Front de gauche » est déconnectée de ces priorités et se fourvoie dans les voies de diversion que je critiquais à l’instant. Elle est globalement électoraliste et politicienne. Les inquiétudes que certains d’entre nous ont manifestées à l’égard du « Front de gauche » se vérifient.

 

Les craintes d’un projet de recomposition politique dépassant les élections se confirment également. Le « Front de gauche » ne cesse de mettre en avant le « Parti de gauche » avec lequel il est déjà souvent confondu.

Mélenchon et ses moins de 3000 adhérents, sans parler du courant dissident de la LCR (« gauche unitaire ») avec ses moins de 300 affiliés, profitent en plein de la campagne et des moyens du PCF qui s’efface au nom de ce pseudo rassemblement. C’est comme si on reprenait la méthode et les objectifs des « collectifs antilibéraux » mais cette fois sans demander aux communistes leur avis. D’autant que Mélenchon ne masque pas que le scénario à l’allemande « Linke » est son projet.

 

Les communistes ne sauraient accepter qu’une campagne électorale soit le moyen de leur imposer un tel plan de recomposition. Pas plus que la ligne politique qui va avec.

 

Prolonger le NON de 2005, ce ne peut pas consister à chercher à relégitimer l’UE du capital, disqualifiée par les peuples.

M. Mélenchon, on le sait, était partisan de Maastricht. J’ai retrouvé ce qu’il disait dans les comptes-rendus des débats du Sénat (9 juin 1992). Pour lui alors, le traité de Maastricht est un « compromis de gauche » et il se livre à appel au « patriotisme européen ». Ce ne sont pas des positions de circonstance.

 

Ne laissons pas le Pg être l’instrument pour continuer à effacer notre grand parti, son organisation et les positions qui ont toujours été les siennes !

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 07:47

Elections européennes : déclaration commune de 21 partis communistes 

NON à l’UE des monopoles et du militarisme !


Traduction AC/EDT pour vivelepcf

 

Salariés, travailleurs indépendants, artisans, petits agriculteurs, femmes, jeunes, nous nous adressons à vous à l’approche des élections européennes de 2009.

Travailleurs, petits agriculteurs, syndicalistes, militants du mouvement pour la paix, du mouvement des femmes, du mouvement des jeunes, pour les droits démocratiques, pour les libertés, de la solidarité internationale, militants des mouvements contre les traités de l'UE et l'OTAN. Nous partageons la vision d'une société délivrée de l’exploitation de l'homme par l'homme, de la pauvreté, des injustices sociales et des guerres impérialistes. Nous nous retrouvons dans cette campagne pour une Europe de prospérité pour les peuples, de paix, des droits démocratiques et sociaux, une Europe qui n'a rien à voir avec l'UE du capital et de la guerre.

Vous nous connaissez, vous pouvez nous faire confiance. Nous nous sommes retrouvés dans les luttes communes: dans les grèves et dans les mobilisations contre la stratégie de Lisbonne, pour des emplois stables avec statut, contre la privatisation des services publics, pour l'éducation et la santé gratuites et publiques, contre les guerres impérialistes et l'occupation de la Palestine, de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Yougoslavie. Dans les luttes pour la défense des libertés démocratiques et des droits des immigrés. Nous nous tenions côte-à-côte dans les manifestations des jeunes et des étudiants, des mobilisations d'agriculteurs. Nous avons lutté pour la victoire du NON aux référendums qui ont eu lieu en Irlande, aux Pays-Bas et en France.

Nous vous avons dit la vérité sur la crise économique. Ses racines se trouvent dans l'accumulation de richesses dans les mains de quelques uns par l'exploitation brutale du plus grand nombre, condamné à la pauvreté, à la précarité, à l'insécurité. La vraie solution pour les peuples doit être trouvée en s’attaquant à la cause: la recherche de profits, le capitalisme lui-même et non un de ses modes de gestion. N'acceptez pas de payer la note de la crise; vous n’en êtes pas responsables. Luttez pour tout ce qui vous appartient, la satisfaction de vos besoins présents avec comme critère le progrès social; et contre tout retour en arrière. N'attendez pas de solutions de l'UE, elle est une partie du problème ; ses solutions ne profitent qu'à l'oligarchie.

 

L'UE est une création du capital. Elle met en avant des mesures en faveur des monopoles, de la concentration et de la centralisation du capital. Avec le “Traité de Lisbonne”, ses caractéristiques de bloc économique impérialiste,  politique et militaire ont été renforcées contre les intérêts des travailleurs et des peuples. La militarisation, l'autoritarisme, la répression étatique ont été renforcés.

 

Au nom de la “modernisation”, de la “compétitivité” et de “l'entreprise”, de la “flexsécurité”, on intensifie les attaques contre les droits des travailleurs et des syndicats. Le droit de grève est remis en cause, tout comme d’autres libertés syndicales. Le chômage partiel, la réduction des salaires sous prétexte de la crise ont pour but de sauvegarder la rentabilité du capital. La perspective d'avenir proposée aux travailleurs est le travail sans aucun droit jusqu'à la mort. Un cadre cauchemardesque pour les droits des travailleurs est en train de se dessiner, avec l'augmentation de la journée de travail et la semaine de 65 heures, couplées au sous-emploi, au chômage et à la précarité. Les attaques s’accentuent contre les salaires, les retraites, avec le recul de l'âge de départ, avec la distinction entre temps de travail actif et non-actif, avec les hausses de prix, la multiplication des accidents du travail. Les systèmes d'éducation, de santé, de protection sociale sont livrés au grand capital. La petite et moyenne exploitation agricole disparaît au profit des gros agriculteurs et des monopoles. La répression d'Etat s’intensifie ; l’anticommunisme, le racisme, la xénophobie montent. Les premières victimes de l'intensification de l'exploitation, de la répression accrue sont les jeunes, les femmes et les travailleurs immigrés.

 

L'Union européenne est un pilier du nouvel ordre impérialiste, de la mondialisation capitaliste. Elle soutient le massacre des Palestiniens par Israël. Elle participe activement aux projets agressifs menés contre les peuples, en particulier contre ceux des bords de la Méditerranée, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Amérique Latine. Elle participe à la course aux armements, à la mise en place du « bouclier anti-missile », au retour du dogme de la frappe nucléaire préventive. Elle s'aligne sur les Etats-Unis et l'OTAN. Le militarisme est intrinsèque à sa structure.

 

Ces événements donnent raison à ces forces qui se sont opposées au traité de Maastricht, ainsi qu'à ceux d'Amsterdam et de Nice, qui ont dit NON aux Traités de Schengen et de Prüm. Hier nous n'étions pas seuls; aujourd'hui nous sommes encore plus nombreux. Trois peuples ont rejeté la “constitution Européenne”, le traité de Lisbonne, des milliers de travailleurs et de jeunes luttent dans toute l'Europe contre les politiques de l'UE. Nos partis ont apporté une importante contribution à cette lutte. Nous ne nous sommes pas soumis à la pensée unique. Nous avons contribué à faire vivre l'espoir et la perspective politique.

 

Aujourd'hui les effets des politiques que l'UE a promues depuis sa fondation sont évidents. Il n'y a pas de solutions à la crise qui soit favorable au peuple sans le rejet de Maastricht et des “4 libertés” qu'il établit pour le capital (“liberté de circulation” du capital, des marchandises, des services et de la force de travail). Les travailleurs ont acquis de l'expérience. Lors des élections européennes, ne faites pas confiance aux forces qui ont mis en place ces politiques antisociales et conservatrices.

 

Les droits des travailleurs n'ont rien à voir avec l’achèvement du marché intérieur unique, l'accélération de la stratégie de Lisbonne, la directive Bolkenstein, la flexsécurité, la PAC. Les traditions démocratiques, les libertés publiques sont en complète contradiction avec le renforcement de « l'Espace de liberté, de sécurité et de justice », avec le renforcement des mécanismes répressifs au prétexte de la “menace terroriste”, avec la persécution et l'emprisonnement de communistes et d'autres militants, avec la réhabilitation du nazisme et du fascisme, avec la situation inacceptable faite aux “non-citoyens” en Lituanie, Estonie et Slovénie.

 

Il existe une alternative pour les peuples. Des luttes des peuples émerge la perspective d'une autre Europe, une Europe de prospérité pour les populations, de progrès social, une Europe des droits démocratiques, de la paix et du socialisme. Les impasses, les contradictions qui deviennent plus aigues dans le contexte de la crise, les difficultés que l'UE rencontre sont des éléments dont les peuples doivent tirer avantage. L’intérêt des travailleurs passe par le renforcement du mouvement d’opposition actuel aux politiques inhumaines et antisociales de l'UE.

 

Avec cette direction, la lutte quotidienne devient plus efficace pour la défense et l'extension des droits sociaux et démocratiques. La possibilité d'une véritable alternative se rapproche. 

Luttez avec nous :

 

·                     Pour des emplois stables, dignes, avec des droits. Pour des augmentations réelles des salaires et des retraites

·                     Pour que les peuples deviennent maîtres des ressources naturelles et des secteurs stratégiques des économies de leurs pays

·                     Pour un système de santé gratuit et public et des systèmes de protection sociale. Pour l'avancement de l'âge de départ à la retraite et des augmentations réelles des retraites. Pour une éducation de qualité, gratuite et publique pour tous

·                     Pour des droits pleins et entiers pour les travailleurs immigrés.

·                     Pour le soutien aux petits et moyens agriculteurs et la défense de la sécurité alimentaire.

·                     Pour une véritable protection de l'environnement sacrifié aux profits du grand capital.

·                     Pour le droit pour chaque peuple de choisir sa propre voie de développement, y compris le droit de sortir des multiples formes de dépendances vis-à-vis de l'UE et de l'OTAN et celui de choisir la voie socialiste.

·                     Pour la paix, la fermeture de toutes les bases militaires US/OTAN et le démantèlement de l'OTAN. Contre le “Partenariat pour le Paix” et l'armée européenne. Contre la participation à des guerres et interventions  impérialistes.

·                     Pour la solidarité avec tous les peuples en lutte. Pour un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale. Pour une solution juste du problème chypriote. Pour la défense de Cuba socialiste, l'abrogation de la position commune de l'Union Européenne vis-à-vis de Cuba.

 

Dans chaque pays, votez pour les listes que nous soutenons !

Affaiblissez les forces qui soutiennent et défendent l'UE ! Reprenez la main !

Non à l'UE des monopoles et du militarisme !

Oui à une Europe de prospérité pour les peuples, de paix, justice sociale et droits démocratiques, de socialisme !

 

Les 21 partis signataires

 

Parti du travail de Belgique; Parti communiste de Grande-Bretagne; Parti Communiste de Bulgarie; Parti des communistes bulgares; Parti communiste au Danemark; Parti communiste d’Estonie; Parti communiste de Grèce; Parti communiste ouvrier de Hongrie; Parti communiste d’Irlande; Parti des Travailleurs d'Irlande; Parti socialiste de Lettonie; Parti socialiste de Lituanie; Parti communiste du Luxembourg; Parti communiste de Malte; Nouveau parti communiste des Pays-Bas; Parti communiste de Pologne; Parti communiste portugais; Parti communiste roumain; Parti communiste de Slovaquie; Parti communiste des peuples d’Espagne; Parti communiste de Suède.


Version originale anglaise:
http://www.solidnet.org/

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