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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 11:27

Vivelepcf, d’après revue de presse et correspondance locale

 

La crise s’approfondit au sein de la « coalition de gauche », Syriza, en Grèce, liée au PGE.

 

Ces formes et ses causes ne peuvent qu’attirer notre attention de communistes français confrontés à des « expérimentations » de la même inspiration comme le Front de gauche. D’autant qu’elles contrastent avec la cohérence politique du Parti communiste, KKE.

 

Les élections européennes ont été marquées en effet par un dégonflement du résultat de Syriza, 4,7%, par rapport à des attentes fixées à plus de 10%. Nous avons publié des analyses de ce résultat dont celle du KKE (lien). Dans les rangs de Syriza, le résultat est reçu, pire qu’une déception, comme une véritable catastrophe qui pose aussitôt des questions existentielles.

 

Le Président du groupe parlementaire Syriza, Alekos Alavanos, ancien secrétaire de la principale composante de l’alliance, Synapsismos, a annoncé sa démission. Puis il a accepté de la retirer à la demande de ses camarades.

 

Depuis le scrutin européen, la coalition se divise ouvertement sur ses choix stratégiques.

 

Un groupe de dirigeants, qui se présentent comme « les rénovateurs », demande que la coalition affiche plus clairement sa disposition et son objectif d’être un partenaire du PASOK social-démocrate dans un futur gouvernement d’alternance.

D’autres privilégient l’option de continuer à construire en préalable un « pôle de gauche » allant de socialistes de gauche à des gauchistes « anticapitalistes ».

 

Les premiers constatent que le soutien des seconds aux agitateurs, qui ont tenté de dénaturer le mouvement de la jeunesse de décembre dernier en poussant à des actes de violence gratuite, n’a pas été payant électoralement. Par définition, les anarchistes ne votent pas, fait remarquer un journaliste !

Suivant un tout autre parti pris, le KKE s’est efforcé, avec un écho repris même par la presse internationale, de construire une unité de revendications entre étudiants, jeunes travailleurs et ensemble du mouvement ouvrier.

 

Compatible avec les deux courants de Syriza, l’idée avance maintenant de proposer une alliance électorale au parti écologiste, monté en épingle un peu comme en France avant les européennes.

 

Ce qui frappe dans ces débats internes, c’est que leur seule boussole est le calcul politicien électoraliste et notamment le soin de l’image du parti, presque en termes de marketing.

Une organisation politique fondée sur une alliance électorale n’est-elle pas nécessairement électoraliste ? Faire occuper, canaliser, l’espace de la « gauche radicale » à une coalition hybride, dominée par un parti d’élus (Synapsismos), acceptant par exemple sur le fond l’intégration européenne, n’est pas si facile.

 

D’autant plus lorsqu’un parti communiste existe, fortement structuré et solide idéologiquement, comme le KKE, avec lequel il est plus que souhaitable que le PCF renforce ses échanges.

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 00:39


Intervention de José Hernandez secrétaire de la section d’Albi, membre de la commission nationale de transformation du Parti, à la première réunion qui s’est tenue le dimanche 14 juin au siège du CN place du Colonel Fabien (25 présents sur 90 - présidée par Patrice Bessac responsable de la commission de transformation, assisté de Pierre Laurent membre de l’exécutif du PCF).


Sur la question des transformations du Parti.

Il faut s’entendre sur le but que l’on souhaite assigner à ces « transformations ».

Notre fédération présente la caractéristique lors de notre dernier congrès d’avoir voté à 70% pour un PCF autonome, sur des bases de classe et offensif. Nous partageons avec la très grande majorité des communistes l’idée qu’il faut défendre l’existence du PCF. Nous pensons que, dans les conditions présentes, « faire vivre et renforcer le PCF » est plus que jamais une exigence de notre temps, une condition indispensable et essentielle pour créer les conditions d’un changement de société dans notre pays et d’une rupture avec le capitalisme. Depuis de nombreuses années, le PCF ne se positionne plus vraiment sur de nombreuses questions ; au mieux, il se contente de soutenir les luttes. Il donne la primauté à la question des alliances et réfléchit avant tout en termes électoraux. Non que l’on doive négliger ou minorer l’importance de ces questions, mais l’activité du PCF, son intervention ne doit pas avoir pour seul objectif un positionnement en vue d’échéances électorales à venir. Les stratégies électorales depuis les plusieurs décennies sont toujours les mêmes : union de sommet. Les deux dernières expériences les plus cuisantes pour notre parti étant la période de la « gauche plurielle » et celle des « collectifs antilibéraux ».

La dernière avec le PG a été scellée le 24 octobre 2008 en dehors de toute discussion avec les communistes. Nous avons refait l’union de la gauche (en petit) comme à l’époque du programme commun, sans tenir compte des enseignements de cette période. Or notre recul a commencé à ce moment-là.

Lors des élections européennes, si le « Front de Gauche » a obtenu des résultats honorables, notamment dans notre circonscription ou dans notre département, l’essentiel de ces résultats a été obtenu grâce à la mobilisation militante des communistes. Néanmoins, c’est la personnalité de Jean-Luc Mélenchon qui est apparue largement sur le devant de la scène, au détriment des dirigeants de notre parti. La question que l’on peut se poser, c’est, si l’on en reste à ce type de démarche, à ce type d’intervention pour notre parti, crée-t-on les conditions d’une remontée d’influence pour le PCF, claire, lisible et reconnue comme telle ? Poser la question, c’est y répondre. Et le progrès de l’influence du PCF, c’est évidemment une question décisive pour parvenir un jour à changer la société.

Alors que jamais le capitalisme n’a été autant contesté et critiqué dans notre pays, nous ne menons pas la bataille idéologique au niveau suffisant sur les questions de la rupture avec le capitalisme, sur l’objectif d’un socialisme du XXIe siècle (il fut d’ailleurs un temps – celui de la « mutation » - où même le terme de socialisme était proscrit dans nos rangs …).

Nous pensons donc que notre parti doit procéder à un certain nombre de ruptures, non pas avec son héritage et les traditions révolutionnaires de notre peuple, mais bien avec des pratiques d’union au sommet qui ont fait perdre de la lisibilité, de la cohérence au PCF et qui ont fait que nombre d’électeurs issus des couches populaires et du monde du travail se sont détournés du parti. Au fond il s’agit de ruptures pour un retour assumé aux sources.

Par exemple, notre parti, au plan national, devrait s’efforcer d’organiser des actions pour défendre la paix, l’environnement, le monde du travail dans son ensemble et particulièrement les ouvriers et les employés –et naturellement les privés d’emplois. Avec nos économistes, le parti doit rechercher des mots d’ordre rassembleurs permettant aux communistes d’aller à la rencontre des salariés avec des propositions compréhensibles.

Que proposons-nous aux salariés, notamment aux salariés des petites entreprises ?

Que proposons-nous aux jeunes, notamment aux étudiants qui se sont battus pendant 4 mois ? Rien de clair.

Que disons-nous de simple, de clair sur les destructions des cultures dans les pays pauvres pour planter des palmiers afin que les occidentaux mangent des biscuits à l’huile de palme, Qu’avons-nous dit à ce sujet de simple, de fort ?

Quant à la paix, malgré quelques déclarations pour la forme, nous avons en réalité abandonné ce combat, alors que nous pourrions redevenir le « parti de la paix ». Toutes les expériences d’actions, notamment locales, - ainsi dans notre département – où nous mobilisons en faveur de la paix, contre le surarmement, l’OTAN, contre l’intervention française en Afghanistan … sont des succès et où nous rassemblons très largement, y compris des gaullistes et des citoyens attachés à la paix et à l’indépendance de notre pays.

La lutte pour la paix et pour la solidarité internationale, ce sont des valeurs essentielles qu’a portées notre parti, parfois à contre courant des idées dominantes, depuis le congrès de Tours. Je pense bien sûr aux luttes anticoloniales, dès les années 20. L’engagement aux côtés des peuples opprimés, contre le racisme, doit là encore être plus fort et doit être l’objet de batailles politiques. On ne peut en rester aux déclarations d’intentions et aux grands principes. Porter ces valeurs et les défendre en toutes circonstances, c’est ce qui a fait la force de notre parti, notamment dans la jeunesse, depuis des décennies jusqu’aux années 90.

Ces idées ont fait du chemin dans notre société, bien au-delà de nos rangs, elles sont aujourd’hui souvent largement majoritaires, elles peuvent susciter l’adhésion, l’engagement dans la jeunesse.

Tout cela pourrait permettre de mobiliser largement la jeunesse et notre peuple, de redonner du souffle aux militants communistes, à notre parti.

C’est ainsi qu’on peut rassembler largement, en agissant concrètement pour de grandes causes humanistes. Le Parti au plan national privilégie les combinaisons électorales et les alliances en vue d’échéances électorales. Pas étonnant que les gens rejettent les partis traditionnels et votent écolo en pensant que la question de l’environnement n’est pas politique.

C’est en osant se positionner clairement sur tous les sujets que nous serons rassembleurs, visibles et surtout utiles.

Ce serait une profonde transformation si on en finissait avec l’obsession des unions avec des partis politiques et celle des enjeux institutionnels.

En renonçant à se positionner sur les grandes questions de notre temps, en renonçant à se battre, la direction nationale agit de fait pour la disparition du PCF et beaucoup de militants se sentent abandonnés et ont perdu espoir. Bien souvent, ils ne reconnaissent plus leur parti et y restent par attachement sentimental.

Ils ont adhéré à un parti révolutionnaire qui osait affronter les puissants. Aujourd’hui est-ce encore le cas ? Combien de fois ne nous a-t-on pas dit, sur un marché, devant des entreprises, regretter le temps où le PCF parlait fort et clair, y compris dans les médias (on pense immanquablement à la pugnacité et à la combativité de Georges Marchais) ? Aujourd’hui, nos dirigeants souvent nous donnent l’impression de se contenter de la portion congrue qui leur est octroyée et donnent l’impression de manquer de combativité. La dernière campagne de communication pour le Parti, à nouveau commandée à une boite de com tape complètement à côté (parodie de jeux à gratter), elle désole ou déroute les communistes et ne correspond pas au discours qu’attendent les gens qui ont besoin du PCF. L’obsession de certains dirigeants à changer à tout prix l’image du PCF – cette dernière campagne de com vise à cet objectif – se révèle désastreuse : une communication illisible (ou bien trop subtile pour être percutante) rate toujours la cible et ne touche pas la population, alors que nous avons tant de choses à leur dire !

Nos sections, dans la plupart des cas, ont continué à faire ce qu’elles pouvaient et ont eu le courage de se positionner sur les questions d’actualité et les luttes locales (défense des salariés, défense des hôpitaux, du service public de l’eau, pour les services publics en général, action contre les prisons pour mineurs, etc.). Malgré cela, le PCF a eu du mal à se maintenir et à progresser car lors des élections nationales (présidentielles, législatives, voire européennes) les gens se réfèrent aux positions nationales surtout dans les régions et les départements où nous n’avons pas de parlementaires. L’aggravation tragique de la crise, le très haut niveau d’abstention à ces élections européennes dans les catégories populaires, chez les ouvriers (69%), les employés (66%), les jeunes, le monde du travail en général, doivent retenir toute notre attention et nous interpeller. Ce sont ces questions là qu’il nous faut absolument avoir à l’esprit pour tenter de redevenir le parti du monde du travail et de la création.

Le PCF doit redevenir pleinement autonome dans son intervention, retrouver un discours clair : un parti révolutionnaire sur des positions de classe. Il doit faire bien plus appel à l’intelligence politique, à la créativité des communistes et faire vivre en toutes circonstances leur souveraineté.

Le parti doit agir en tant que tel et ne pas se dissoudre dans une nébuleuse, où il serait en réalité progressivement totalement subordonné à d’autres et perdrait son autonomie d’action et d’initiatives.

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 17:53

Front de gauche versus PCF ? Un 1er cas à Mantes-la-Jolie.

 

Des élections cantonales partielles se tenaient dimanche 21 juin 2009 à Mantes-la-Jolie pour remplacer l’ancien secrétaire d’Etat UMP aux prisons, Pierre Bédier.

 

Les communistes de la section de la ville ont désigné leur candidat, Marc Jammet, élu municipal PCF, candidat habituel du Parti dans le secteur.

Mais la Fédération des Yvelines du PCF suit une autre stratégie politique : celle du Front de gauche. Elle a donc imposé le nom d’un autre adhérent, Joël Jegouzo, pour être le candidat revendiqué de toutes les forces qui se prétendent « à gauche du PS », dont les Verts et certaines associations locales.

Les résultats importent peu, encore moins au vu du niveau d’abstention, 70,6%.

Marc Jammet obtient 5,2% des voix exprimées contre 8,8% en 2008, Joël Jegouzo, avec 9,9%, capte une partie des voix socialistes et écologistes.

Le problème est un problème d’option politique. Le « Front de gauche » n’est pour l’instant qu’une alliance électorale décidée par la direction du PCF pour les élections européennes. Ce n’est pas une ligne permanente du parti, déclinable en toute circonstance, notamment électorale.

Les communistes refusent, en tout cas ils n’ont jamais accepté, que leur parti, son identité historique et ses positions soient supplantés au profit d’une autre « chose politique » aux contours et aux contenus incertains, par le biais d’opérations électorales, que l’on peut considérer comme opportunistes.

Aussi le cas de Mantes-la-Jolie, qui en suit d’autres, soulève un vrai problème. Le clivage doit d’autant plus être éclairci que le candidat localement légitime du PCF a accepté qu’une représentante du PT-POI soit sa suppléante.

« Front-de-gauche » du NPA-PCF-Verts-PdG d’un côté, PCF-PT-POI de l’autre ? Non merci pour la confusion !

Le besoin de clarté rejoint le besoin de faire vivre et renforcer le PCF, comme force de rassemblement et organisation spécifique telle qu’il n’en existe pas d’autre dans notre pays et son histoire pour combattre le capitalisme.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 13:05

Conseil national des 19 et 20 juin 2009

 

Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris, résumé

 


Le rôle du PCF, c’est de donner confiance aux luttes, de nourrir la bataille idéologique, d’avancer des perspectives politiques qui aident à mettre en échec la véritable machine à broyer les acquis sociaux mise en marche par le gouvernement et le Medef.  

 

Soyons lucides dans notre réflexion pour préparer la suite : la stratégie du Front de gauche n’a pas permis au parti de jouer pleinement ce rôle.

D’une façon générale, la campagne nationale est tombée dans l’électoralisme. Elle a contribué à effacer et brouiller nos positions, notamment en favorisant l’OPA de Mélenchon.

Sur l’Europe, Mélenchon est partisan de l’intégration européenne et a défendu Maastricht.

Autre exemple, sur une autre question précise. Il se répand, ici ou là, sur la sortie du nucléaire, en pleine contradiction avec les analyses défendues par le PCF.

 

Face aux prétentions renouvelées de Sarkozy dans les semaines et mois à venir, revenons à nos positions de fond dans les grandes batailles qui s’annoncent :

 

Pour la Sécu, alors que le gouvernement annonce la retraite à 70 ans, dénonçons le scandale des exonérations de cotisations patronales !

Pour l’hôpital public, contre la loi Bachelot, allons-y franchement avec des actions, des pétitions comme plusieurs organisations du Parti ont commencé à en faire signer.

Pour la défense des services publics, affrontons clairement la logique de l’UE désavouée par les électeurs. Mettons en avant le refus du règne de la concurrence et l’exigence de défendre et reconquérir les monopoles publics.

Face au plan de casse de l’industrie, mobilisons nationalement pour la défense des filières ! N’hésitons plus à réclamer des nationalisations !

 

La recherche du rassemblement et de l’unité est une préoccupation pour nous tous. Mais elle ne peut pas passer par l’effacement du PCF. Elle en est même contradictoire.

Je refuse tout scénario de dilution structurelle du PCF dans une sorte de fédération de « gauche ». Le 35ème congrès annoncé, organisé à la va-vite après les régionales, ne pourra pas et ne devra en aucun cas être le cadre de ce type de transformation.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 22:43

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009 

 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne 

 

A Saint-Quentin, nous avons rencontré de réelles difficultés à mobiliser pour le Front de gauche, en contraste avec l’écho très favorable de l’implication des communistes dans le mouvement social.

 

Sur le plan du résultat électoral, nous constatons la même chose que dans le Nord, le Pas-de- Calais ou la Somme. Malgré la campagne régionale, nous perdons 1 point sur la ville et reculons notamment dans les quartiers populaires et ouvriers par rapport à 2004.

 

Certains sympathisants nous l’ont dit clairement : « nous ne voulons pas de cette Europe, nous l’avons déjà rejetée ». Le flou du programme national du Front de gauche, en décalage avec la clarté de notre campagne pour le NON en 2005, l’union pour l’union au sommet ne nous ont pas aidés à être clairs sur notre projet communiste.

Il faudra en tenir compte.

 

Dans les luttes très fortes qui se développent dans notre région, nous sommes présents et de plus en plus reconnus. Nous avançons. Nous avons gagné dans une boîte l’adhésion de deux intérimaires. Dans les quartiers, nous avons recréé une cellule qui marche depuis plusieurs mois. Une autre est en cours de reconstitution comme une cellule d’entreprise.

 

Dans la suite de notre action des derniers mois, nous avons décidé de placer notre « Fête des libertés », le 28 juin, sous le thème : « résistances, luttes et perspective politique ». De nombreux syndicalistes d’entreprise en lutte de la région ont déjà répondu présents pour le débat. Notre souci, à eux comme à nous, est d’avancer, face au sabotage de l’industrie, à la casse de l’emploi, des perspectives politiques qui aident les luttes à dépasser l’objectif des primes de licenciement.  

 

Une exigence revient avec force dans l’urgence, face aux délocalisations notamment : l’appropriation publique et sociale des moyens de production et les formes qu’elle peut prendre.

 

Dans les mois qui viennent, cessons de tomber dans les arrangements politiciens de sommet !  Il n’y a rien de pire pour le Parti. Les élections ne sont qu’un moyen, pas un objectif en soi.

Notre priorité doit être notre ouverture sur le monde du travail, notre action pour le développement des luttes, et pour cela, l’expression de nos fondamentaux politiques communistes.

La première préoccupation des gens, des militants communistes parmi eux, surtout dans ces conditions difficiles, c’est de vivre, parfois de survivre. Ils ont besoin du PCF pour se battre, pour situer les vraies responsabilités quand les mauvais coups pleuvent de partout.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:37

CN du PCF des 19 et 20 juin 2009 - Intervention d'Alain DE POILLY, fédération du Val-de-Marne


Quelles leçons tirer de l'élection européenne 
?


D'abord sur le plan européen
,


l'abstention de 57 % des électeurs en Europe démontre que les citoyens européens, non seulement ne croient plus à l'Europe actuelle, mais qu'ils ne croient plus non plus que l'on puisse changer cette Europe à partir du parlement européen.

Nous avons 5 députés européens, qui doivent beaucoup à la bonne mobilisation des militants et des élus de notre parti. Je pense que ces 5 députés vont faire un excellent travail. Mais il faut voir la réalité en face, ce n'est pas avec 5 députés du Front de gauche et un groupe de la Gauche unitaire européenne de 34 députés sur 736 députés européens, que nous allons pouvoir tenir notre promesse électorale de faire une Europe sociale par la voie parlementaire.

Notre parti ferait bien de rouvrir le débat sur notre stratégie politique vis-à-vis de l'Europe. En effet, l'expérience démontre que le niveau le plus efficace pour remettre en cause le carcan ultra-libéral de cette Europe reste la nation, comme en 2005 lors du référendum.


En suite sur le plan national


Le Front de gauche avec 6,5 % des suffrages exprimés ne fait guère plus que le Parti communiste en 2004 avec 5,9 %. Visiblement il n'a pas créé la dynamique d'union attendue.

Pourquoi ?

D'abord parce que l'union ne se décrète pas par des accords au sommet, nous l'avions déjà expérimenté lors de l'élection présidentielle, l'union se construit dans le temps, dans les luttes, dans les consciences, autour d'un projet de société.

Ensuite parce que ce Front de Gauche s'est comporté comme un nouvelle force de gauche, force qui, si elle n'a pas réussi à capter l'électorat populaire, a réussi à faire disparaître le parti communiste des débats électoraux

Aussi, la question aujourd'hui, ce n'est pas, faut-il poursuivre ou non le Front de Gauche ? Mais : quel rôle doit jouer le Front de Gauche dans l'avenir ?

En effet, ce Front de Gauche ne doit pas devenir un obstacle à une union plus large, ne cherchons pas à faire rentrer à tout prix dans ce Front de Gauche les formations politiques anticapitaliste qui s'y refusent. Ce ne doit pas être le Front de Gauche ou rien.

Ne nous enfermons pas dans un front de gauche qui se résumerait à un tête-à-tête Parti communiste/Parti de la Gauche. Cela entretiendrait la confusion sur une fusion à la Die Linke, objectif affiché par Mélenchon et certains de nos dirigeants.

Notre parti a besoin de retrouver son identité pour donner un prolongement politique aux luttes. Nous l'avons vu lors de cette élection. Il ne suffit pas qu'il y ait des luttes de haut niveau pour que cela se traduise dans les urnes, faut-il encore que ceux qui luttent acquièrent une conscience de classe. Là est l'utilité du parti communiste.

En conséquence, le peuple de gauche aujourd'hui a plus besoin d'un front de luttes anticapitaliste porteur d'un projet de société qui rassemble toute la gauche anticapitaliste, que d'un Front de Gauche qui se réduit à mettre en place une nouvelle force de gauche qui se substituerait au parti communiste dans tous les scrutins à venir.

Après la fusion-disparition mise en échec lors de notre 34ème congrès, ne mettons pas en place avec le Front de Gauche la disparition sans fusion !

La direction du parti propose de poursuivre le Front de Gauche. Alors faut-il présenter des candidats du Front de gauche aux élections régionales, comme aux élections européennes ? Je pense que cette décision, qui engage notre existence, doit faire l'objet d'un débat dans le parti. Effectivement, l'existence d'un parti politique est conditionnée par sa présence aux élections.

Nous sommes tous pour poursuivre l'union engagée avec le Front de Gauche, cette union étant indispensable pour changer la société. Le choix n'est donc pas entre union ou repli sur soi, mais entre :


Faut-il faire une union qui implique la disparition du parti communiste dans toutes les échéances électorales à venir ?


ou


Faut-il faire une union qui implique un renforcement du parti communiste, afin d'affronter les échéances électorales à venir, notamment en présentant au premier tour des élections régionales des candidats du parti communiste, l'union de toutes les forces de gauche se faisant au deuxième tour ?


Moi, je suis pour le renforcement du parti communiste, donc pour des candidats du parti communiste aux élections régionales.

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 20:28

Le parti communiste (KKE) a confirmé son statut de troisième force politique de Grèce à l’occasion des élections européennes du 7 juin. Avec 8,35% des voix, il progresse sur son résultat des élections législatives de 2007 (7,55%) tout en restant en retrait sur son résultat des européennes de 2004 (9,39%).

En Grèce également, l’abstention de défiance vis-à-vis de l’UE a progressé, atteignant 47%. Mais contrairement à la plupart des autres pays, le parti de l’alternance à la droite au pouvoir, le PASOK social-démocrate, augmente légèrement son résultat et arrive en tête (36,7%). L’extrême-droite progresse de 4 à 7%.

 

Le KKE juge son résultat électoral satisfaisant en prenant soin d’analyser précisément le contexte politique.

Indéniablement, l’ancrage dans les luttes du KKE comme des syndicats PAME dans lesquels il joue un rôle d’animation essentiel, contre les effets et les causes de la crise du capitalisme, est reconnu par les travailleurs. A nouveau, le KKE a porté clairement et courageusement ses positions à l’égard des partis de l’alternance et de l’absence de perspective d’alternative du côté de la « gauche » institutionnelle. Sur l’UE, il est tout aussi clair : rejet de l’UE du capital, aucune illusion sur les soi-disant apports de l’UE au développement du pays.

Le KKE a su aussi déjouer les attaques politiques directement portées contre lui avant le scrutin, des campagnes anticommunistes, une diffamation sur son fonctionnement.

 

Parmi elles, la tentative des media et des partis dominants d’ériger la formation Syriza comme troisième parti du pays a lamentablement échoué. Un temps donné à 18%, Syriza se retrouve à 4,6% soit sensiblement le même résultat que le parti de gauche Synapsismos, seul, en 2004.

Syriza est une coalition de « gauche » composée d’éléments qui ont quitté le parti communiste « sur la droite » depuis 1991 (Synapsismos), de trotskystes, de personnalités élues ou associatives. Elle prétend se donner une image moderne avec son parti-pris sociétal et mouvementiste. Son jeune secrétaire est mis en avant complaisamment par les media un peu comme Olivier Besancenot, avec lequel il est souvent comparé, « en plus bobo ». Sa perspective est celle de rassemblements « antilibéraux » à gauche tantôt avec, tantôt sans le Pasok. C’est toutefois principalement un parti d’élus dépendant de ce dernier. De façon cohérente, il s’inscrit pleinement dans une démarche favorable à une intégration européenne imaginant une UE miraculeusement rendue « sociale ».

 

Syriza fait partie du Parti de la gauche européenne, le PGE, dont il est clair en Grèce qu’il s’oppose au mouvement et au parti communistes, sur le fond comme sur la stratégie.

L’exemple grec, comme celui d’autres pays, doit contribuer à faire réfléchir les communistes français sur certaines évolutions voulues du PCF dans le sens du PGE.

En tout état de cause, nous appelons à ce que le PCF, les communistes français, reprennent des échanges beaucoup plus étroits avec nos camarades grecs du KKE. Nous avons tout à y gagner.

 

Rédaction de vivelepcf

 

 

Sur le résultat des élections en Grèce – un communiqué du KKE

 

Communiqué de la Section des relations internationales du KKE,  tiré du communiqué du rapport du Comité Central du KKE

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

En Grèce 27 listes ont été présentées par différents partis politiques et organisations lors de ces élections européennes. Le KKE a obtenu 428 283 voix, soit 8,35% des suffrages exprimés, ce qui a permis l'élection de 2 de ses membres au Parlement européen (pour cette législature, le nombre de mandats européens grecs a été réduit à 22 contre 24 auparavant).

 

On a relevé un taux élevé d'abstention lors de ces élections, près de 47%, qui a entraîné une diminution du nombre de voix obtenu par tous les partis par rapport aux résultats des élections législatives de 2007 et des élections européennes de 2004.

 

Ce 8 juin, le Comité central s'est réuni pour faire une première évaluation du résultat des élections européennes du 7 juin 2009. Le Comité central a synthétisé ses premières conclusions et a encouragé le lancement d'un processus de discussion à l'intérieur du parti et, plus largement, avec les amis et sympathisants du Parti aussi bien qu'avec toutes celles et ceux qui ont travaillé avec le Parti et lutté à ses côtés.

 

Le Comité central a présenté ses salutations militantes aux membres du Parti et à la KNE [organisation de jeunesse - NdT], aux amis et sympathisants du Parti, à toutes celles et ceux qui ont travaillé dur et ont lutté aux côtés des communistes lors de cette bataille électorale. Il a noté que: « l'action politique de masse, aux multiples facettes, menée par le Parti dans des conditions particulièrement difficiles, sur lesquelles ont pesé la crise économique et la stratégie sophistiquée mise en place par le système pour canaliser la colère populaire, constitue une base importante ouvrant la voie à de nouvelles expériences positives ».

 

Par ailleurs, le Comité central considère que « ces élections se rapprochent, dans une large mesure, de la tournure qu'avait prise la bataille électorale pour les législatives. Cette campagne électorale a été la plus difficile et la plus compliquée que nous ayons eu à mener au cours des 25 dernières années. Elle s'est déroulée dans le contexte d'une crise économique dont les effets sur les consciences et l'attitude des travailleurs sont contradictoires. Le point de repère valable pour juger du résultat de cette campagne électorale est d’abord les élections législatives et dans une moindre mesure les élections européennes de 2004 qui s’étaient déroulées après les élections législatives et dans des conditions politiques différentes ».

 

Le Comité central a souligné le fait que le KKE a réussi à faire face à la stratégie élaborée dans les rangs du système pendant la période 2007-2009 jusqu'à la veille de ces élections qui visait à porter un coup politique et électoral au KKE et à le déloger de sa position de troisième force politique du pays. En plus des attaques violentes venant des grands médias, il y a eu aussi ces efforts continus, par le biais de sondages montés de toute pièce, pour démontrer qu'il y aurait un recul tel de la force politique du KKE qu'il serait dépassé soit par SYRIZA, cette masse informe représentative de la « nouvelle gauche », soit par le « nouveau » parti des Verts/Ecologistes.

En même temps, les directions du parti d'extrême-droite LAOS (Rassemblement Populaire Orthodoxe) et du parti social-démocrate PASOK lançaient une attaque choquante contre le KKE. Ils ont tenté, sans fournir aucune preuve et en ayant recours à la calomnie et au mensonge, de salir le KKE et de le présenter comme étant impliqué dans les scandales qui ont ébranlé les partis bourgeois au cours des dernières années. Ils cherchaient à s'attaquer à la réputation de haute moralité reconnue aux communistes et à la confiance dont ils jouissent parmi le peuple.

 

Cette offensive anticommuniste s'est déroulée au moment où il est avéré que la ND comme le PASOK sont mouillés dans des scandales et où une bonne partie du peuple est déçue par les conséquences des restructurations capitalistes et plus généralement par les politiques de l'UE. Cette campagne de calomnie s'est mise en place avec le soutien actif ou, dans certains cas, avec la bienveillance, des autres partis aussi bien que d'une partie des médias.

Cependant, l'anticommunisme n'est pas un phénomène grec; on retrouve ses sources au sein des institutions européennes et dans la majorité des Etats-membres, à travers l'équation fascisme=communisme et les persécutions dont les communistes sont l'objet dans plusieurs pays.

 

Dans une large mesure, cette offensive a échoué. Toutefois, elle a pu poser des obstacles à la dynamique du Parti dans un contexte d'abstention massive.

 

Le Communiqué du Comité central souligne que l'escalade dans cette attaque a été motivée en particulier par la réaffirmation de l'unité politique et idéologique du Parti, encore approfondie lors du 18ème congrès, avec l'effort qui a été fait pour tirer des conclusions et des leçons des voies prises par la construction du socialisme au 20ème siècle, ce qui constitue le point de départ pour un renouveau de la lutte pour le socialisme.

 

Le KKE a affronté directement les provocations, prouvant son expérience, sa force et sa capacité de résistance. Il a empêché, dans une certaine mesure, que le vote de résistance et de contre-attaque soit canalisé vers des partis protestataires inoffensifs que la classe dirigeante utilise comme des barrières à la radicalisation du peuple.

 

Le Comité Central du KKE juge que « le résultat final obtenu par le KKE est positif si on prend en considération les éléments mentionnés ci-dessus ».

Nous sommes parvenus à la conclusion qu'une « proportion notable de celles et ceux qui ont voté pour le KKE ces dernières années, en particulier aux  élections de 2007, sont de nouveaux électeurs avec qui nous n'avons pas réussi à rentrer en contact depuis, pour étendre et intensifier nos liens avec eux et, bien sûr, afin qu'ils prennent part de manière plus systématique aux luttes. Nous devons développer ces liens politiques et idéologiques, mutuels et étroits, qui consistuent le plus important facteur de résistance dans des conditions aussi difficiles et complexes. »

 

Entre autres, le Comité central fait remarquer que « le résultat électoral et la situation générale nous contraignent à la plus extrême vigilance. Pas de répit. L'establishment économique et politique dans le pays et les centres impérialistes n'abandonneront pas facilement leur objectif qui est de porter un coup décisif au KKE. L'offensive anticommuniste va continuer avec ces sales coups, par tous les moyens possibles et imaginables. Ils visent à porter atteinte à la dynamique du KKE et principalement au rôle qu'il peut jouer dans un avenir proche dans l'organisation des luttes de classe qui sont l'élément moteur de toute évolution positive. »

De plus, le Comité central du KKE considère que « dans la période qui s'annonce, l'offensive contre les travailleurs, les droits du peuple et le KKE va s'intensifier,  tout comme les attaques calomnieuses et diffamatoires visant à nous intimider. La résistance, la contre-offensive et le renforcement des convergences essentielles, idéologiques et politiques, partiront du mouvement ouvrier et plus généralement du mouvement populaire, à travers divers moyens d'expression. Les liens du Parti avec la classe ouvrière et les couches populaires, aussi bien que les liens qu'entretiennent les militants du parti avec les adhérents et plus généralement avec les travailleurs doivent être renforcés et approfondis » (…).

 

« Aujourd'hui, plus que jamais, l’importance décisive de la lutte collective organisée ressort. La colère individuelle, les tentatives de chacun pour trouver des solutions individuelles à l'impasse dans laquelle tous sont placés ne sont pas seulement inefficaces mais sont aussi préjudiciables car elles  repoussent la perspective de la lutte qui doit être menée aujourd'hui, tout en entretenant des illusions et une certaine fatalité.

Notre responsabilité collective est importante, même si, pour que cette lutte puisse être menée et soit victorieuse, elle doit reposer sur une prise de conscience individuelle, sur la contribution constante de chaque communiste, de chaque membre de la KNE, de chaque personne qui lutte ».

 

Le Comité central exprime la nécessité, dans un esprit d'optimisme militant, « d'évaluer les difficultés et les opportunités rencontrées dans l'action militante quotidienne selon la stratégie du Parti et les conditions particulières de chaque secteur, industrie et région. Nous en appelons à la classe ouvrière au sens large, les travailleurs, indépendamment de leurs croyances et de leurs préférences politiques, à défendre le KKE contre les attaques calomnieuses dont il est victime en prenant en compte que la campagne et l'hystérie anticommunistes porte également atteinte au mouvement populaire en général. »

 

Section des Relations Internationales du KKE

 

Traduit de l'anglais depuis le site: http://inter.kke.gr/

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 18:03

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009

 

Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

 

 

Mon intervention porte sur trois points du rapport.

 

1 -  Résultats des européennes et Front de gauche.

 

Le rapport revient avec insistance sur le succès du Front de gauche, le début de dynamique. Regardons la réalité !

Nous avons maintenu, très légèrement amélioré, le résultat des listes PCF de 2004. C’est essentiellement le résultat de la campagne du PCF, sur la base de leur travail quotidien. Une raison de plus d’arrêter de douter du potentiel des communistes !

Dans notre section, à Saint-Martin d’Hères, nous obtenons le meilleur résultat de l’agglomération grenobloise.

Mais cela ne peut pas masquer le fait majeur : l’abstention que nous devons analyser avec attention. Je prends 4 bureaux de quartiers populaires de Saint-Martin d’Hères. Langevin : 69,11% d’abstention en 2009, 72,29% de votes NON en 2005. Barbusse : 68,58% et 75,52%. Paul Bert : 72,07% et 70,07%. Aragon : 71,33 et 71,67%.

C’est clair : l’électorat du NON s’est largement abstenu. C’est bien plus qu’une « défiance » vis-à-vis de l’Union européenne, c’est un rejet de l’UE du capital et le rejet de l’illusion d’une réorientation sociale. Entendons-le et sachons nous appuyer sur lui contre la politique du gouvernement de Sarkozy !

Au final, nous arrivons au même nombre d’élus du Parti. Je me permets de rappeler que les communistes n’ont pas approuvé la répartition des têtes de listes entre les organisations du Front de gauche alors que nous en sommes la seule vraie force politique.

 

2 – Les conditions du combat politique en lien avec les luttes.

 

Nous ne pouvons que souscrire à cet objectif du rapport. Mais nous devons constater que le rapport de forces social est resté invisible dans le vote alors que la perspective politique part des luttes.

Aussi, dès à présent, renforçons le contenu politique communiste de nos interventions ! Tout nous invite à mettre en avant nos analyses marxistes. Travaillons à la convergence des luttes !

 

La privatisation de la Poste est largement rejetée par la population. Avançons la nécessité de la défense et de la reconquête du monopole public, seul garant d’un service public de qualité pour tous. Les directives européennes de marchandisation, de mise en concurrence sont disqualifiées.

 

La marchandisation de la santé est tout autant refusée. Nous le voyons avec le succès dans notre section de la pétition pour le retrait de la loi Bachelot, pour la défense de l’hôpital public, 1 200 signatures en quelques semaines.

Un PCF bien vivant, visible, actif dans les luttes, utile pour dégager la perspective : c’est le préalable au rassemblement et à l’unité.

 

3 – Les « transformations » du PCF.

 

De quoi parle-t-on ? Une « transformation » du PCF est un sujet grave qui doit être pris avec sérieux et demande le temps nécessaire aux débats dans toutes les structures du Parti. Ce n’est pas possible dans le cadre du « congrès d’étape » annoncé par Pierre Laurent, dans la foulée des élections régionales qui auront mobilisé à fond les camarades. Pour ne pas voler ces débats aux communistes, il faut un autre calendrier.

 

Pourquoi cette précipitation ? Pour forcer une transformation du PCF avec son effacement au sein d’une structuration du Front de Gauche ? Non !

 

Alors que chaque jour, avec cette crise majeure du capitalisme, la nécessité de l’existence et du renforcement de notre Parti, comme outil politique indispensable pour les travailleurs, se confirme !

 

 

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:58

L’alternative introuvable : 60% d’abstentions aux européennes. La nécessité, plus que jamais, de renforcer le PCF.

 

Première analyse de la section du PCF Paris 15ème, 8 juin 2009

 

 

Un résultat des élections européennes éclipse tous les autres. 60,2% des électeurs inscrits se sont abstenus, auxquels il faudrait ajouter les 2% de bulletins blancs et nuls.

 

Deux comparaisons aident à interpréter ce chiffre jamais atteint :

 

1- Au référendum de 2005, l’abstention n’avait été que de 30%. On sait comment l’UE et les partis dominants en France ont décidé d’ignorer la décision démocratique du peuple français, comme celle du peuple néerlandais puis des Irlandais en réintroduisant la Constitution européenne rejetée avec le traité de Lisbonne. Il est logique que les peuples refusent de donner une caution démocratique aux politiciens et aux structures de l’UE qui les méprisent. Le Parlement européen sortant s’était lui-même prononcé à 90% pour la Constitution. L’abstention massive porte la persistance, la montée, du rejet de l’UE du capital. Ses traités, directives et règlements sont plus illégitimes que jamais pour casser les acquis sociaux et démocratiques nationaux.

 

2- Le 1er mai, l’Humanité titrait « 72% des Français soutiennent les revendications ». Ces derniers mois ont été marqués par des luttes de grande ampleur dans notre pays, dans un contexte de crise du capitalisme. A plusieurs reprises, le 29 janvier, le 19 mars, les travailleurs ont manifesté par millions. Le soutien à ce mouvement qui met en cause directement la politique du Président et du gouvernement et ses contre-réformes n’a cessé de s’étendre. Force est de constater que ce mouvement de fond, qui porte la perspective d’une alternative politique, ne s’est pas retrouvé dans la campagne des élections européennes. C’est l’autre enseignement de l’abstention qui atteint des sommets, parfois 75%, dans les villes ouvrières et les quartiers populaires.

 

Pour autant, en aucun cas, le gouvernement ne peut se prévaloir de l’expression d’un soutien majoritaire à sa politique. Ses partisans se sont logiquement davantage mobilisés. L’UMP arrive largement en tête mais son résultat, 28% des exprimés, ne représente guère qu’un Français sur 8.

 

Le PS subit, avec 17% des voix, la lourde sanction de son défaut d’opposition sur le fond à la politique européenne et aux choix nationaux du pouvoir. Les politiciens qui se présentaient comme « écologistes », ont, ce n’est pas la 1ère fois aux européennes (cf 1989), été mis en avant comme vote défouloir sans conséquence. Les travailleurs n’ont rien à en attendre. L’engagement ultralibéral et anticommuniste de M. Cohn-Bendit ne s’est jamais démenti pendant que l’opportunisme politicien de M. Bové s’affirme.  

 

Comme des milliers de communistes dans tout le pays, nous avons mis au centre de notre action pendant la campagne électorale le contenu du vote communiste qui seul pouvait donner un sens au vote lui-même.

Dans la suite des campagnes de notre parti en 1992 contre Maastricht, en 2005 contre la constitution européenne, nous avons affirmé le refus de l’intégration dans l’UE du capital et de sa fatalité.

Nous avons mis en avant les possibilités de rassemblement et de convergences de tous ceux qui luttent pour commencer à faire plier le pouvoir dès maintenant.  

 

Cette campagne militante, qui continue, a permis de multiplier les contacts, de réaliser des adhésions, de collecter des milliers de signatures pour le retrait de la Loi Bachelot contre l’hôpital public…

 

Mais nous vérifions aujourd’hui que la stratégie du « Front de gauche » a empêché notre parti de jouer pleinement son rôle pour l’alternative politique dans ces élections. Tous les communistes devront y réfléchir.

 

Malgré la force du NON de 2005 et le rôle qu’a joué le PCF dans cette victoire, malgré la crise du capitalisme et l’actualité renouvelée de nos fondamentaux idéologiques, malgré l’ampleur des luttes sociales, malgré le discrédit du PS (28% en 2004), les listes du « Front de gauche » stagnent par rapport aux les listes de rassemblement présentées par le PCF en 2004 : 6,05% des suffrages exprimés (2,4% des inscrits) contre, en 2004, 5,90% des exprimés (2,5% des inscrits). Elles n’ont pas détourné de l’abstention. Avec 1.038.000 voix, le Front de gauche sur toute la France fait moins que le vote communiste aux cantonales de 2008 dans une moitié du pays (1.150.000 voix rien que sur les 50% de cantons renouvelables).

 

Une première analyse dans le détail tend à montrer le Front recule souvent dans les villes ouvrières et les quartiers populaires, malgré l’action militante des communistes, mais capte une parti du vote socialiste, notamment dans les centres-villes. Ces résultats et l’émiettement des votes pour les autres listes permettent de faire réélire le même nombre de députés PCF, Jacky Hénin et Patrick Le Hyaric, et de faire élire à Strasbourg Jean-Luc Mélenchon et une militante associative, Marie-Christine Vergiat.

 

Le choix, imposé aux communistes par la direction du PCF, de la stratégie du « Front de gauche » et la campagne nationale ont brouillé nos positions, d’autant que Jean-Luc Mélenchon s’est rapidement imposé, c’était prévisible, comme porte-parole national. L’engagement « pro-européen » de la campagne (Mélenchon a été un ardent partisan de Maastricht), la perspective politique reportée à une victoire de la « gauche » en 2012 (déjà Mélenchon tend la main à Cohn-Bendit), la priorité donnée aux enjeux institutionnels ont dilué le sens du vote communiste.

 

Le caractère « unitaire » du Front de gauche, mis en avant malgré l’insignifiance de nos partenaires (2800 adhérents pour le Parti de gauche, 250 pour la « Gauche unitaire »), a révélé davantage un glissement sur les positions de fond historiques du PCF et un appel du pied à l’électorat socialiste qu’une démarche de rassemblement correspondant à l’aspiration à la convergence des luttes.

 

Nous continuerons à nous opposer à toute perspective de poursuite de la dilution du PCF dans ce type d’alliances aux contours et aux contenus incertains. La direction du PCF doit écarter sans ambiguïtés et définitivement le scénario de fusion dans un « parti de gauche » tel que Mélenchon et certains dirigeants du PCF le proposent. La place de notre parti est plus que jamais dans la lutte des classes.

 

Sans attendre, nous continuons notre action dans les luttes, dans les entreprises et les quartiers du 15ème. Le 13 juin a lieu une nouvelle et très importante journée nationale de manifestations à l’appel des organisations syndicales.

Dès cette occasion, montrons que le rapport de force pour mettre en échec la politique de Sarkozy-Fillon est toujours bien là. Les élections européennes ne pouvaient pas sonner l’heure de l’alternative politique. Les luttes et leurs convergences si !

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:01

Déclaration de Jeronimo de Sousa, Secrétaire-Général du PCP

 

Sur le résultat des élections européennes

 

7 juin 2009

 

« Ce que le pays réclame, c'est une rupture claire avec les politiques de droite que depuis plus de 33 ans le PS et le PSD défendent selon une logique d'alternance, seulement possible avec le renforcement de la CDU. »


Traduit par AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 


Le secrétaire-général du PCP s'est adressé au pays pour affirmer sa satisfaction devant l'importante progression électorale de la CDU. Une progression qui envoie un signal, celui de la revendication du changement et de la confiance sur le fait qu'il est possible de construire une vie meilleure. Jeronimo de Sousa a ensuite insisté sur la condamnation claire de la politique du Gouvernement qui s'est traduite par la défaite électorale du PS.


Le premier mot qui nous vient à l'esprit est: satisfaction. Satisfaction vis-à-vis de l'importante progression électorale de la CDU. Une progression qui envoie un signal, celui de la revendication du changement et de la confiance sur le fait qu'il est possible de construire une vie meilleure.


Le deuxième mot qui nous vient à l'esprit est: inquiétude. Inquiétude par rapport à la situation du pays et du peuple portugais mais aussi: confiance. Confiance qu'une autre politique et autre voie est possible. Face à la crise, au chômage, aux injustices et à la corruption, une réalité s'impose: donner en ce moment encore plus de force à la CDU.


1 – Le résultat obtenu par la CDU – traduit par la confirmation de l'élection de nos deux députés (dans le cadre de la réduction de 24 mandats nationaux à 22), l'augmentation de son audience électorale et du nombre de voix obtenu, - est l'expression de la vague de soutien enregistrée pendant la campagne, et confirme que la CDU est une force en progrès, indispensable au pays et à la résolution des problèmes du pays.


En confirmant tout le sens des progrès et de la poussée électorale de la CDU lors des dernières échéances électorales, le résultat obtenu aujourd’hui n'ouvre pas seulement dans la vie politique nationale et lors des prochaines élections la perspective de mettre en échec les politiques de droite mais est aussi un moyen, avec le renforcement de la CDU, d'imposer un tournant dans la vie politique nationale.


Un résultat dont la signification et l'ampleur sont d'autant plus à valoriser qu'il a été construit à partir d'une campagne qui, basée sur l'intervention et l'engagement de milliers de militants avec un travail de mobilisation et d'explication dirigée vers les électeurs, a eu à triompher d'un climat de dénigrement ostensible envers la CDU. La déformation constante de son message et de ses propositions, la pression induite par les sondages successifs qui ont confirmé tout au long de la campagne la percpeption claire que, tant du côté du gouvernement que des intérêts économiques liés aux politiques de droite qui sont menées, ce qu'ils craignent le plus c'est que la CDU récolte des voix, car c'est elle qui peut le plus remettre en cause, pas seulement dans les mots, mais dans l'action et dans la construction d'un projet alternatif, les politiques de droite et les intérêts des grands groupes économiques et financiers.


2 – La défaite électorale subie par le PS matérialisée par une perte en terme d'élus et de voix obtenues représente une condamnation claire de la politique du Gouvernement et une érosion indiscutable de sa base sociale.


Les résultats obtenus aujourd’hui par le PS – indissociables des luttes, manifestations et de la colère qui ont uni et rassemblé des centaines de milliers de portugais pour la défense du droit au travail, des services publics et des acquis sociaux et qui ont trouvé dans le PCP et dans la CDU l'opposition la plus déterminée et la plus résolue – sont en soi l'expression d'une condamnation claire de sa politique et de ses orientations et confirment qu'il n'est pas seulement possible, mais qu'il est indispensable, d'infliger en Septembre prochain une nouvelle défaite significative à ce gouvernement et aux politiques de droite qu'il met en place.


3 – La CDU attire l'attention sur l'opération en cours qui concerne l'interprétation des résultats du PDS, et qui cherche à relancer artificiellement une dynamique de bi-polarisation tendant à masquer la similitude parfaite des propositions et des politiques qui, comme la campagne pour les européennes l'a révélé, créent le consensus entre le PS et le PSD. Ce que le pays réclame, c'est une rupture claire avec les politiques de droite que depuis plus de 33 ans le PS et le PSD défendent selon une logique d'alternance, seulement possible avec le renforcement de la CDU.


4 – La CDU salue les candidats et les militants du Parti Communiste Portugais, des Verts, d'Intervention Démocratique et tous les indépendants qui avec leur dévouement généreux, avec leur intervention irremplaçable ont contribué, dans tout le pays, à ce que la CDU puisse apporter une voix discordante au Parlement Européen en faveur de la défense des intérêts nationaux et puisse s'affirmer comme une force indispensable à la résolution des problèmes nationaux et à une rupture avec les politiques de droite.


La CDU salue les milliers d'électeurs qui ont voté pour cette coalition avec la pleine garantie qu'ils trouveraient ici de quoi aller dans le sens du changement qu'ils revendiquent dans la vie politique nationale, de quoi ouvrir une fenêtre d'espoir en une vie meilleure.


La campagne d'explication et de mobilisation des volontés que, semaine après semaine, la CDU a menée constitue un plus inestimable pour l'affirmation d'une force identifiée aux intérêts des travailleurs et de la population, profondément liée à ses préoccupations et à ses aspirations, partageant sa confiance inébranlable qu'une vie meilleure et plus digne est possible.


La Marche « Protestation, confiance et lutte » qui a envahie les avenues du centre de Lisbonne le 23 mai dernier a laissé – bien au-delà d'une simple initiative de campagne – la marque indélébile d'une force ancrée dans un large courant d'hommes et de femmes qui ne se résignent pas face aux difficultés et a constitué un signal fort de confiance et de combativité de la part de ceux qui croient à la construction d'un Portugal plus développé et souverain, qui continuera à vivre par son sens et son ampleur dans les nombreuses luttes qui ont lieu et cherchent à imposer une rupture avec les politiques de droite et construire une politique alternative dans notre pays.


Les résultats obtenus par la CDU, et surtout la vague de soutien à nos propositions et à notre intervention, sont un solide élément qui peut nous rendre confiant dans les batailles politiques et électoales qui dans un futur proche peuvent être décisive pour l'avènement d'un véritable changement dans la vie politique nationale.


Traduit depuis le portugais, depuis le site: http://www.cdu.pt/

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