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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 23:28

LIBERATION DE PARIS : APPEL DU 18 AOUT 1944 DES ELUS COMMUNISTES DE REGION PARISIENNE A L’INSURRECTION LIBERATRICE

 

(en photo, le siège du PCF, carrefour Chateaudun, libéré le 21 août 1944)

 

 

A LA POPULATION DE LA REGION PARISIENNE!

 

Citoyens, Citoyennes,

 

Partout les alliés avancent. A l’Est, la glorieuse Armée Rouge allonge la longue liste de ses retentissantes victoires. En France, la bataille approche de la capitale, ce qui fait un devoir à la population de la région parisienne de mettre tout en œuvre pour aider les Alliés, afin de hâter l’heure de l’écrasement de l’ennemi.

 

En tant qu’élus de la région parisienne, nous vous appelons tous, hommes et femmes, jeunes et vieux, à faire votre devoir avec discipline, énergie et esprit de sacrifice.

 

NOUS APPELONS les soldats des Forces françaises de l’intérieur dans les rangs desquels combattent les vaillants F.T.P.F. à exécuter avec courage et résolution les ordres de leurs chefs.

 

NOUS APPELONS les milices patriotiques à prendre dans chaque quartier, dans chaque localité la tête de l’action des masses pour occuper les bâtiments publics, les gares, les centraux téléphoniques et télégraphiques, les centrales électriques, l’Hôtel de Ville de Paris, les mairies, pour destituer les représentants du pouvoir usurpateur de Vichy, pour délivrer les patriotes emprisonnés, pour procéder à l’arrestation des agents de l’ennemi, pour briser toute résistance des ennemis de la patrie et pour les empêcher de procéder à des destructions.

 

NOUS APPELONS les citoyens et les citoyennes de la région parisienne, sans exception, à s’armer aux dépens de l’ennemi et à rejoindre les milices patriotiques de leur quartier, de leur localité ou de leur entreprise pour participer au combat libérateur et pour assurer la protection des vies françaises et des biens français.

 

NOUS APPELONS les ouvriers à se mettre en grève, à s’armer s’ils ne l’ont déjà fait, à occuper les usines pour empêcher l’ennemi de les détruire et à coordonner la lutte des milices patriotiques d’entreprise avec la lutte des milices patriotiques locales.

 

NOUS APPELONS le peuple de Paris et de sa grande banlieue à l’insurrection libératrice.

 

TOUS AU COMABT, tel est le devoir qui s’impose à toute la population de la région parisienne en application des directives données, pour le département de la Seine, par le Comité parisien de Libération, et pour la grande banlieue par les comités départementaux de la Libération de Saine-et-Oise et de Seine-et-Marne agissant tous sous l’égide du Conseil national de la Résistance et sous l’autorité du Gouvernement provisoire de la République française que préside le général de Gaulle.

 

Partout les soldats de nos alliés anglo-américains seront accueillis par de grandes manifestations populaires et toutes les maisons, toutes les fenêtres seront pavoisées avec les drapeaux français, anglais, américain et soviétique, dans un sentiment de fraternité de combat, d’affection et de reconnaissance pour tous nos alliés dont les sacrifices et les efforts ont aidé à la délivrance de la patrie que bientôt nous libérerons complètement.

 

VIVENT NOS VAILLANTS ALLIES ANGLO-SOVIETO-AMERICAINS !

VIVE LA REPUBLIQUE !

VIVE NOTRE GRAND PARIS !

VIVE LA FRANCE LIBRE, INDEPENDANTE ET DEMOCRATIQUE !

 


Marcel Cachin, sénateur de la Seine.

 

Maurice Thorez, Jacques Duclos, André Marty, Gaston Monmousseau, Charles Tillion, Fernand Grenier, Albert Rigal, Raymond Guyot, Georges Cogniot, André Mercier, Florimond Bonte, Henri Lozeray, Ambroise Croizat, Prosper Mocquet, Auguste Touchard, Jacques Gresa, Joanny Berlioz, Alfred Coste, Etienne Fajon, Waldeck Rochet, Albert Petit, députés de la Seine.

 

Léon Mauvais, Raymond Bossus, Gaston Auguet, Emmanuel Fleury, Lucien Monjauvis, conseillers municipaux de Paris.

 

Georges Marrane, Henri Gourdeaux, Daniel Renoult, Cornavin, Léonard, Maurice Simonin, Couderc, Barbet, conseillers généraux de la Seine.

 

Lucien Midol, Charles Benoist, Jean Duclos, Antoine Demusois, Pierre Dadot, députés de Seine-et-Oise.

 

Et au nom de ces élus communistes restés fidèles à la cause du peuple, à la cause de la patrie, s’ajoutent les noms des élus qui sont morts pour que vive la France :

 

Gabriel Péri, député de Seine-et-Oise ; Charles Michels, député de Paris, Gardette, Frot, Le Gall, Carriou, Losserand, conseillers municipaux de Paris ; Pierre Semard, Grandel, Auffret, conseillers généraux de la Seine, fusillés par les Boches.

 

Alexandre Prachay, député de Seine-et-Oise, mort des suites de l’emprisonnement de plusieurs années, auquel il avait été condamné par les traitres de la 5e colonne ; Emile Cossoneau, député de Seine-et-Oise, mort pour la France dans l’accomplissement d’une mission périlleuse.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 19:19

 

Les forces réactionnaires de Lettonie viennent de subir deux importants revers électoraux coup sur coup. C’est une très bonne nouvelle pour tous les démocrates.

A la tête de la Lettonie depuis l’effondrement de l’Union soviétique 1991,  soutenues à bout de bras par les USA et l’UE, elles se maintiennent au pouvoir  notamment grâce à l’exclusion de la vie politique, de la citoyenneté, d’un quart de la population, de langue russe.

Comme la xénophobie,  l’anticommunisme a été érigé en loi, le parti communiste interdit, ses dirigeants même incarcérés. Les fascistes lettons ont été en revanche réhabilités et célébrés. Dans le même temps, sur le plan économique, la grande braderie du pays aux impérialistes occidentaux a amené dépendance, chômage, émigration de masse, misère. Officiellement, au premier semestre 2009, l’économie est en décroissance de 22% !

Les élections européennes du 7 juin 2009, avec une participation en hausse, contrairement à la plupart des pays, ont vu la percée de la coalition progressiste, le « Centre de l’Harmonie ». Dans une meilleure traduction, le « Centre de la Concorde »  rassemble des formations politiques de gauche qui refusent la séparation des citoyens de langue lettone et de langue russe (40%). Avec 19,57%, il est arrivé deuxième et obtient deux élus sur huit au Parlement européen.

Mieux encore, aux élections municipales, il arrive en tête dans la capitale Riga (700.000 habitants sur 2.300.000) avec 34% et gagne la mairie dans le cadre d’une coalition plus large.

Enfin, événement riche de signification, parmi les deux élus se trouve Alfred Rubiks, ancien premier secrétaire du Parti communiste de Lettonie, ancien membre du Politburo du Parti communiste de l’Union soviétique, qui s’était élevé contre la dissolution de l’URSS et la sécession de la Lettonie et fut emprisonné 6 ans dans de dures conditions dans les années 90 après un procès inique. Il est aujourd’hui à la tête du Parti socialiste de Lettonie où militent les communistes depuis l’interdiction du PCL. Il siège maintenant dans le groupe GUE-NGL au Parlement européen aux côtés des députés communistes français.

Alfred Rubiks est à la fois un acteur et un symbole, qui bénéficie d’une très grande popularité, de la résistance au démantèlement de l’URSS, à la restauration capitaliste dans sa république, de la résistance à la politique de casse des acquis sociaux et démocratiques, même les plus élémentaires.



A partir de plusieurs de ses écrits et d’articles de la presse internationale, nous revenons sur les étapes de son combat depuis 1991 (article solidarité-internationale-PCF)



1991: la lutte pour le maintien de l'Union Soviétique


En 1991, Rubiks est alors secrétaire-général du Parti Communiste Letton et maire de Riga, tout juste élu au Politburo du PCUS. Le doute plane alors sur les ambitions de Gorbatchev – qui reste volontairement évasif dans ses discours et jusque dans ses entretiens privés avec Rubiks et les autres dirigeants communistes – et sur l'avenir de l'URSS.

Pourtant, le référendum sur le maintien de l'Etat fédéral soviétique organisé en mars 1991, dont Rubiks a été l’un des promoteurs, avait débouché sur un oui massif (76%), dans les 9 républiques où il est organisé.

Mais, en Lettonie, la situation de chaotique était devenue anarchique. Les nationalistes gagnaient du terrain grâce aux atermoiements et abandons de Gobatchev. Ils avaient déjà émis une déclaration d'indépendance, tout à fait anticonstitutionnelle. Depuis la fin de l'année 1990, ils commençaient à mettre sur pied des milices dont ils se servaient pour traquer les dirigeants communistes et plus largement pour terroriser la population hostile à leurs plans, en visant en particulier les russophones. Ils parvinrent à empêcher la tenue du référendum.

Sûr d'être dans bon droit et déterminé à lutter jusqu'au bout pour les intérêts du peuple letton et des peuples soviétiques, Rubiks reste à Riga, tente d’organiser le référendum.

Au mépris de toute légalité, faisant fi de son immunité parlementaire lettone et diplomatique soviétique, les nationalistes l'arrêtent au siège du Comité central pour « haute trahison ».


Un procès qui se retourne contre ses accusateurs


S'apercevant rapidement de l'absurdité de l'accusation et surtout du fait qu'elle pourrait se retourner contre eux, les nationalistes changent à trois reprises de chef d'accusation. Confrontés à la défense résolue de l'accusé, à sa capacité à utiliser le procès public pour le retourner contre les accusateurs, et à sa popularité croissante, renforcée par une grève de la faim entamée durant le procès, les nationalistes font condamner finalement – après 2 ans de procès – Rubiks à 8 ans de prison pour « tentative de coup d'Etat ». Soit dit en passant, ce chef d'accusation est considéré comme totalement illégal sur le plan des conventions européennes et internationales concernant les droits civils et politiques, puisqu'il renvoie à une loi constitutionnelle qui n'existait pas au moment des faits et qui ne peut pas donc avoir une valeur rétrospective.


Un symbole de résistance qui inspire la crainte aux dirigeants anti-communistes


Rubiks passa finalement près de 6 ans en prison dans des conditions de détention indignes. Par sa fermeté politique, son abnégation en prison, il tend à devenir un héros pour la « minorité » russophone persécutée, pour tous les progressistes lettons humiliés, pour une part croissante de la population confrontée à la dégradation continuelle de ses conditions de vie. En 1996, Rubiks – encore prisonnier politique – se présente symboliquement aux élections présidentielles lettones [le Président letton est élu par le Parlement]. Bien que n'ayant aucune chance d'être élu par les parlementaires anti-communistes lettons, la popularité grandissante de Rubiks dans l'opinion pousse les dirigeants lettons à trouver une solution de compromis: Rubiks est libéré l'année suivante pour « bonne conduite » mais il lui est interdit de se présenter à toute élection nationale [il n’a le droit de se présenter qu’aux européennes].


Le démantèlement de l'économie, désastre social: de quelle « indépendance » parle-t-on ?


Depuis son « indépendance », la Lettonie est précipitée dans la régression économique. Soi-disant « libre », la Lettonie est désormais asservie aux intérêts du capital ouest-européen, à l’UE et à l’OTAN.

La production agricole est tombée à un niveau tellement bas qu'elle n'est même plus comptabilisée comme une catégorie autonome dans les indicateurs économiques du pays. La production industrielle actuelle représente 50% de celle de 1990.

Le capital ouest-européen a confiné l'Etat balte à deux secteurs dans la division du travail internationale: celui de plate-forme financière pour capitaux en manque d'un système bancaire déréglementé et celui de fournisseur de main d'œuvre. Les Lettons ont perdu le droit de vivre et travailler au pays ! Depuis 1992, la population a diminué de 15%. 82% des jeunes travailleurs déclarent vouloir quitter le pays.

Les illusions sur l'indépendance et la souveraineté lettone ont vite été dissipées: à titre d'exemple 30% des terres lettones appartiennent déjà à des étrangers. Les nationalistes espéraient faire de la Lettonie une « puissance » dans le secteur bancaire, avec des banques nationales fortes. Mirage : toutes les banques lettones ont désormais été rachetées par des banques scandinaves. Si le démantèlement de l'économie lettone a pu représenter une blessure à la fierté nationale, elle a eu également des conséquences bien plus dramatiques sur les conditions de vie du peuple letton plongeant la majorité dans la pauvreté et la lutte pour la survie. Une situation qui touche les salariés confrontés à la baisse continue de leur salaire réel, les jeunes que les bas salaires et le chômage poussent à émigrer en masse et, de manière dramatique, les retraités qui représentent un quart de la population et dont 94% vit sous le seuil de pauvreté.


Les travailleurs commencent à s'organiser et les communistes gagnent en crédibilité


La situation socio-économique est telle que, phénomène assez nouveau en Lettonie, les salariés et les retraités luttent et s'organisent désormais pour revendiquer la hausse des salaires et des retraites. Cette situation d'ensemble explique également le succès du Parti Socialiste Letton (PSL). Ce dernier est l'hériter du Parti Communiste Letton, interdit depuis 1991.

La situation des communistes lettons est d'autant plus difficile qu'ils doivent s'organiser dans un climat d'anticommunisme virulent. Le Parti Communiste est interdit, mais toute propagande pour des idées communistes et marxistes est également interdite, et tout membre du PC letton avant 1991 n’a pas le droit de se présenter à une élection nationale.

Dans un tel climat de terreur, le fait que le PSL ait 4 députés au Parlement, obtienne 8% des voix lors des dernières élections législatives et parvienne à sortir de son isolement par sa collaboration avec les forces progressistes réunies dans la coalition du « Centre de l'Harmonie » prouve l'enracinement des idées communistes dans le pays.


Rubiks, fidèle à ses convictions, à Riga comme à Strasbourg


Alfred Rubiks – dont le fils est par ailleurs député au Parlement letton – ne pouvant se présenter à une élection nationale, a ainsi pu mesurer le niveau de sa popularité aux élections européennes. Placé tête de liste par la coalition, ce qu’il représente est pour beaucoup dans l'excellent score obtenu qui a permis l'élection d'un deuxième député de la coalition. Fidèle à ses convictions, Rubiks a adhéré – dès son élection – au groupe confédéral de la Gauche Unitaire Européenne, à laquelle appartiennent les forces communistes et progressistes européennes. Tout comme il s'est battu en URSS et en Lettonie pour les intérêts du peuple letton, nous pouvons être confiants sur sa détermination à se battre pour les intérêts de son peuple et des autres peuples européens à Bruxelles.

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 19:16

Cahiers de vacances du PCF. Le Front de gauche : pour les nuls !

 

La direction du Parti (sans consultation du CN) a pris l’initiative de publier une brochure « spécial été » de 8 pages glacées en couleurs. A 1,6 million d’exemplaires !

 

Sur la forme, la brochure se présente comme un « cahier de vacances », pour les « 5 à 95 ans », à la façon de ceux qui existent pour les scolaires. A la limite, on pourrait trouver l’idée amusante bien qu’absolument sans intérêt politique.

 

Mais les « jeux » et les illustrations proposés relèvent de l’infantilisme à un tel point que tout lecteur doit avoir l’impression qu’on le prend pour un imbécile.

 

Dans la rubrique « devinette », il faut choisir entre 3 réponses à la question « parmi les propositions suivantes, une liste vraiment à gauche a remporté 5 élus [en réalité 4] aux élections européennes, laquelle ? » : choix 1, « le Tronc de gauche (Tilleul, chêne et bouleau) », choix 2, « le Front de gauche (Parti communiste, Parti de Gauche et Gauche Unitaire », choix 3 « la Mouche du Coche (Tsé-tsé, moustique et libellule) ».

Il ne doit plus rester de moquette au Colonel Fabien !

 

Des plaisanteries de ce type s’étalent sur 6 pages ! Le degré zéro de la politique ! On donne une image lamentable du PCF !

Mais peut-être est-cela le but ?

 

Car cet outil est tout entier au service de la « gauche » et du « Front de gauche ».

 

Sur une pleine page, un « politico-test » demande: « êtes-vous Front de Gauche-compatible » ?

Il faut répondre entre autres « le Front de gauche, c’est une dynamique qui va s’étendre avec des forces nouvelles » mais ne pas répondre « tout cela, c’est de la racaille coco » !

 

Le texte final, sur un mode enfin un peu plus digne, confirme cet axe unique.

Un seul objectif : le rassemblement majoritaire à gauche (implicitement pour le rendez-vous institutionnel de 2012, en passant par les régionales).

Un seul moyen : le « Front de gauche », ce rassemblement d’organisations plus ou moins signifiantes, sur un contenu flou.

 

Et le PCF ? Et les luttes qu’il devrait soutenir et impulser ? Et son renforcement ? Rien ! Même pas un bulletin d’adhésion !

 

Vraiment c’est lamentable. La forme rejoint le fond : le « Front de gauche », c’est nul !

 


Josette Gawsewitch, section PCF Paris 15, membre du conseil départemental du PCF Paris

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 08:53

La JC a renoué avec les voyages de solidarité à Cuba. Les communistes français ne peuvent que s’en féliciter.


107 jeunes communistes de toute la France viennent de séjourner dans l’île du 15 au 29 juillet, avec un programme très riche d’activités culturelles, sociales et politiques, de rencontres avec des agriculteurs, des ingénieurs, des médecins, des militants communistes.

 

Emergeant d’un repos bien mérité, ils commencent à raconter.

Le voyage sur place permet de faire la part des choses, de balayer les campagnes anticubaines qui ont cours ici. Il ne répond pas à toutes les interrogations mais fournit des expériences à analyser. 

 

La démocratie participative n’est pas qu’une formule à Cuba mais une réalité, certainement imparfaite, mais véritablement alternative à la démocratie bourgeoise. Une liberté d’expression critique existe. L’engagement politique  populaire est réel, animé notamment par le patriotisme au meilleur sens du terme. Les militants communistes cubains, jeunes et étudiants, sont très conscients des acquis comme des difficultés du pays.

 

Les difficultés économiques sont réelles. Les effets du blocus américain sont évidents. Mais le pays assure à tous la satisfaction des besoins fondamentaux. La pauvreté n’est pas la misère. Un développement économique réel est perceptible. Le développement social, dont l’accès à la santé, à l’école, à la culture… est enviable par la quasi-totalité des pays du tiers-monde et a pu être directement testé par certains.

 

Le choix, courageux et nécessaire, après 1991 de maintenir le socialisme a été payé du prix de la « période spéciale » et d’une obligation à recourir au développement d’un secteur privé, notamment dans le tourisme.

Le dépassement de ces facteurs de déséquilibre est au cœur de la réflexion du pays, non pour muter en pays capitaliste, mais pour consolider le socialisme.

 

Le développement des solidarités internationales, notamment avec les autres pays d’Amérique Latine (l’ALBA comme système d’échange et coopération international par exemple), ouvre une vraie perspective.

 

La solidarité était aussi au cœur du voyage, avec une expérience de ramassage des patates douces dans une exploitation sinistrée par les cyclones. L’exemple pratique invite les jeunes communistes français à agir aussi politiquement en France:

 

Pour la levée du blocus US,

Pour la libération des 5 de Miami, emprisonnés aux Etats-Unis.

Pour contrer la propagande anticubaine diffusée par les tenants de l’idéologie dominante dans notre pays.

 

Communistes, jeunes ou moins jeunes, nous nous félicitons vraiment de ces voyages après que le soutien de la direction du PCF a bien flanché depuis le milieu des années 90.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 16:37

Contre les licenciements à l’entreprise Cameron

 

La multinationale américaine Cameron emplois 700 salariés sur son site français de Béziers (17.000 dans le monde). Son activité est l’équipement des forages pétroliers et gaziers. Cameron – France – SAS vient d’annoncer un plan de suppression de 142 emplois à Béziers, 300 en comptant les CDD et les sous-traitants, selon la CGT.

La mobilisation se construit contre le plan de la direction. Le cas de figure de la Cameron ressemble à tant d’autres dans le pays : comment la crise sert de prétexte aux groupes capitalistes pour accélérer les « restructurations », accroître l’exploitation des travailleurs, délocaliser.

Nous reproduisons ci-dessous deux des interventions de nos camarades de la section du PCF de Béziers. Résolument, ils s’opposent à tout licenciement. Ils pointent les profits de l’entreprise, en France et dans le monde. Ils interpellent directement les autorités et les élus au sujet des aides publiques accordées à la Cameron.

Soulignons aussi que Cameron, comme toute l’industrie parapétrolière française, est fournisseur du Groupe Total et de GDF-Suez. En 2008, entre autres, Cameron a équipé des forages gaziers de Total en Mer du Nord. La direction de Cameron ne fera croire à personne que le recul de 2,8% de la consommation de pétrole cette année est destiné à être durable !

Les responsabilités des groupes énergétiques français, privatisés et choyés par le pouvoir sont aussi au centre de la défense de l’industrie parapétrolière en France.

vivelepcf

 


Expression de la section du PCF Béziers

 

IL NE DOIT PAS Y AVOIR UN SEUL LICENCIEMENT À LA CAMERON, AUX VOLEURS !

Communiqué d’Aimé COUQUET, Conseiller Municipal Communiste au sujet de LA CAMERON


Par un tract distribué, le 1er juillet, à la sortie de l’usine, la section de Béziers du PCF s’adressait aux travailleurs de la Cameron. Les communistes biterrois disaient « assez de licenciements provoqués par les profits ». Ils appelaient à « la résistance salariale unie ».

Aujourd’hui, je crie « Aux voleurs ! ». Depuis un an les habitants de notre planète sont abreuvés des péripéties de ce que les dirigeants mondiaux appellent «la crise financière». Ils en profitent pour nous faire serrer la ceinture. Pour eux, pas d’autre solution que de payer pour renflouer les banques sinon «c’est la faillite !». Et alors, c’est l’argent public qui sert au renflouement des banques. Pour la France, celles-ci ont déjà encaissé quelques 20 milliards d’euros. De l’argent public, il y en a aussi pour les sociétés multinationales. Pour quel résultat? Toujours davantage de licenciements !

Pendant ce temps, un seul exemple, la banque BNP Paribas qui a reçu 5,1 milliards d’euros d’aide de l’Etat, annonce qu’elle «va discrètement accorder autour de 1 milliard d’euros de primes à ses traders». De son côté le Pdg de la Société Générale a affirmé que sa banque a le même point de vue. Je demande que ces banques remboursent immédiatement l’argent public à l’Etat.

A Béziers, la direction de la Cameron prévoit quelques centaines de licenciements qui induiront quelques autres centaines chez les sous-traitants alors qu’en 2008 :

95 millions d’euros de dividendes ont été distribués ;

125 millions d’euros ont été transférés à la filiale luxembourgeoise du groupe Cameron ;

1,6 milliard d’euros est disponible dans la caisse de l’entité mondiale Cameron.

Dans cette situation financière favorable pourquoi envisager des licenciements à Béziers? En conséquence, je demande à la direction de la Cameron de rembourser les fonds publics suivants qu’elle a encaissé :

275.000 euros à l’Etat,

91.700 euros à la Région Languedoc-Rousillon,

91.650 euros au Conseil Général 34,

91.650 euros à la communauté d’agglomération Béziers-Méditerranée,

soit au total 550.000 euros de fonds publics versés sous forme de subventions ces deux dernières années.

Une grande bataille contre ces licenciements et pour les remboursements des fonds publics doit être engagée. Les élus concernés doivent prendre leur responsabilité.

 


CAMERON-BÉZIERS, suite :

LICENCIEMENTS À LA CAMERON : SCANDALE !

J’ai dénoncé l’argent public versé à la Cameron de Béziers (34) alors que sa direction prévoit de nombreux licenciements dans les mois à venir. Aux actualités régionales le patron a répondu qu’il était prêt à rembourser les 550.00 euros de subventions reçues. Faut-il que le Préfet et les présidents du Conseil Régional, du Conseil Général et de la Communauté d’Agglomération Béziers-Méditerranée veuillent bien les réclamer?

Mais qu’en est-il des licenciements prévus? Un procès-verbal de la réunion du Comité d’entreprise, tenue le 28 juillet 2009, a été affiché et lu par tous les employés de la Cameron. Ils y ont trouvé la démonstration du directeur, M. Collon, justifiant les licenciements. Ce dernier présente le prévisionnel des résultats pour 2010-2011. Il fait une projection avec la mise en place de ce qui est appelé, à tort, «Plan de Sauvegarde de l’Emploi» car il s’agit justement du plan de licenciements !

Voilà, abruptement, le résultat des cogitations du Directeur :

Sans «plan de sauvegarde de l’emploi» (lire sans licenciements), l’entreprise générera :

31 millions d’euros de bénéfice,

Avec un plan de sauvegarde de l’emploi (licenciements), l’entreprise produira :

63 millions d’euros de bénéfice.

C’est simple, clair et scandaleux !

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 18:18

Rencontres communistes de Saint-Chinian (34), 28 au 30 août 2009

 

A l’initiative du réseau « Faire vivre et renforcer le PCF », un stage de formation pour militants communistes, pour reprendre des forces idéologiques avant la rentrée.

 

 

A Saint-Chinian (à 30 km de Béziers, direction Castres). Dans une colonie de vacances, inscription, renseignements auprès de Paul Barbazange (barbazange.paul@wanadoo.fr), Floriane Benoît,  (floriane.benoit2@wanadoo.fr); ou Emmanuel Dang Tran (emmanuel.dang-tran@orange.fr

, notamment pour les départs de Région parisienne et du Nord).



PROGRAMME (sous réserves de modifications) :

 


Vendredi 28 août, à partir de 14 H : accueil, installation.

 

17h- 20h  : L’histoire du PCF ; enjeu de luttes idéologiques. Intervenant : Eric Jalade secrétaire fédéral du Tarn.

 

Après le repas et jusqu’à 22 H 30 : échanges sur les questions soulevées l’après midi.

 

 

Samedi 29 août

 

9 h à 12h : La crise, pour en sortir et battre le capitalisme. Plusieurs intervenants du Réseau et du CN du PCF.

 

12h : apéritif offert par la section de Béziers du PCF, intervention de Jacques Cros sur « le communisme, la culture occitane : vivre au pays. »

 

14h à 16h30: PCF et communisme au XXIème siècle. Organisation, communisme et rassemblements. Plusieurs responsables de fédérations et de sections interviendront (modératrice : Marie-Christine Burricand, Vénissieux)

 

16h30 à 19h : visite d’une cave du Saint-Chinianais en compagnie de dirigeants de la confédération paysanne et du MODEF : la question viticole, la ruralité.

 

21h à 22h30 : débats par ateliers :

Pacifisme et désarmement ( J. Cros, Béziers),

Ecologie (Paul Barbazange, secrétaire de la section de Béziers) ;

Grande pauvreté (Vénissieux),

Mouvement communiste international (Emmanuel Dang Tran, Paris 15ème ),

Le travail des élus communistes (Aimé Couquet,  ancien conseiller régional du Languedoc-Roussillon, élu de Béziers) 

 

Dimanche 30 août :

 

9 H-  12 h 30. Le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » :

 

- Etat des lieux, organisation, préparation de la Fête de l’Huma,

- Notre intervention dans les luttes sociales, les élections régionales, perspectives d’action

PCF : préparation de l’assemblée des secrétaires de section de décembre et du congrès extraordinaire, mise au point du texte qui sera diffusé à la Fête de l’Huma.

Intervenants : Emmanuel Dang Tran responsable de l’activité du Réseau à la Fête de l’Huma et Floriane Benoît coordinatrice de la coordination du Réseau.

 

13h : repas fraternel.

Promenade touristique possible : mer ou montagne à 30 km dans les deux cas. Des camarades de Béziers peuvent héberger une nuit ceux qui voudraient continuer les visites lundi !

 

Déjà, un grand merci aux camarades de la section de Béziers !

 

Rappel des contacts :

Paul Barbazange (barbazange.paul@wanadoo.fr),

Floriane Benoît,  (floriane.benoit2@wanadoo.fr);

Emmanuel Dang Tran (emmanuel.dang-tran@orange.fr , notamment pour les départs de Région parisienne et du Nord).

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 01:45

Le Parlement européen nouvellement élu est-il moins anticommuniste que le précédent ? C’est bien peu probable.

Pour autant, l’on ne saurait trop demander aux députés communistes et progressistes de tout entreprendre pour tenter de faire abroger la résolution anticommuniste adoptée par ce Parlement le 2 avril 2009, intitulée « Conscience européenne et totalitarisme ». Alors qu'une vague de propagande anticommuniste s'annonce.

 

Ce texte, répugnant mais très instructif, s’évertue, d’une part, à mettre en parallèle le communisme avec le fascisme et le nazisme et, d’autre part, à faire de leur condamnation la raison d’être de l’intégration européenne : « L’Europe ne parviendra à l’unité que si elle est capable de se retrouver sur son histoire, de reconnaître que le communisme, le nazisme et le fascisme font partie de son héritage commun et de conduire un débat approfondi et honnête sur tous les crimes totalitaires du siècle dernier ».

 

Toute la résolution est dirigée contre le communisme, pris sans nuance, aussi bien comme expérience historique (les « régimes communistes totalitaires jusqu’en 1989 ») que comme idéologie en général. « Crime » rime avec « victime », « tyrannie » avec « tragédie » etc…

 

Il est évident que le danger de ce texte ne réside pas prioritairement dans le risque de banalisation du fascisme et du nazisme (comme l’évoque dans son intervention très partielle F. Wurtz) mais bien dans la criminalisation de l’idéologie communiste et des partis qui s’en réclament ou s’en réclameront, attaqués parce qu’ils ne peuvent que contester et combattre l’UE du capital.

 

Les auteurs de la résolution ne font pas dans la dentelle pour imposer la vision « européenne » de l’histoire. Leur texte « invite la Commission et les Etats-membres à consentir davantage d’efforts pour mieux faire connaître l’histoire de l’Europe et mettre en lumière la réussite historique que représente l’intégration européenne, ainsi que le contraste marqué entre le passé tragique et l’ordre social pacifique et démocratique qui caractérise aujourd’hui l’UE ». 

 

Devant sa crise grandissante de légitimité, les tenants de l’UE du capital éprouvent le besoin de consolider ses mythes fondateurs à imposer aux peuples.

L’abstention a atteint des records aux dernières élections européennes, souvent plus de 70% dans les pays d’Europe de l’est. A l’ouest comme à l’est, le bilan de l’UE depuis 1989 est lourdement négatif en termes sociaux, économiques et démocratiques.

Le recours à la propagande anticommuniste leur devient de plus en plus nécessaire pour s’auto-justifier comme pour disqualifier l’opposition idéologique la plus conséquente aux choix politiques capitalistes portés par l’UE.

 

La résolution a été adopté par 553 voix contre 44 et 33 abstentions, une proportion qui rappelle l’approbation par les mêmes du projet de « constitution européenne ».

 

Dans le détail des votes, on notera que la plupart des députés PS français ont approuvé la résolution, dont Harlem Désir, Kader Arif ou Marie-Noëlle Lienemann, toujours prête à se faire passer pour l’aile gauche du PS… Mais Benoît Hamon a voté contre. Du groupe GUE-NGL où siègent les élus du PCF, un député du Parti socialiste des Pays-Bas a également voté pour, quatre Irlandais et nordiques s’abstenant. Une confirmation supplémentaire du caractère hétéroclite de ce groupe.

 

La résolution du 2 avril 2009 s’inscrit dans une suite de textes européens anticommunistes dont le rapport Lindblad sur les « crimes du communisme », adopté en 2006 par l’assemblée du Conseil de l’Europe. Elle reprend à son compte une autre déclaration du Parlement européen faisant du 23 août (date de la signature du Pacte germano-soviétique) la « journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme » dont elle propose de faire plus largement la « journée européenne du souvenir ».

 

Dans les semaines et mois qui viennent, les provocations anticommunistes vont se multiplier avec le vingtième anniversaire de « l’effondrement des dictatures communistes de l’Europe centrale et orientale » que « l’Europe réunifiée célébrera » (toujours extrait de la résolution).

 

Dans cette période, communistes, premiers attaqués, nous devons réagir les premiers et le plus vigoureusement contre ce qui constitue à la fois une insulte intolérable, notamment à la mémoire des millions de communistes morts dans le combat contre le fascisme et le nazisme, pour la paix et le socialisme et un aspect de l’offensive présente pour imposer les choix en faveur du capital dans les pays de l’UE.

 

Assez d’effacement honteux, défendons l’histoire du PCF et du mouvement communiste international à partir de notre propre analyse communiste critique !

 

Demandons aux députés européens communistes (avec d’autres qui l’accepteraient…) d’exiger l’abrogation de la résolution du 2 avril 2009 par le Parlement européen renouvelé !

 

Une démarche indispensable. Sans illusions. L’intégration européenne est anticommuniste ! Nous ne le découvrons pas mais quand 94% du Parlement européen le confirme !

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 15:13
Relevé dans le supplément « TV magazine » commun à de nombreux quotidiens régionaux, daté du 26 juillet 2009, dans l’interview : la télé de Philippe Lucas (entraineur de natation) :

 

Q : Que détestez-vous le plus à la télévision ?

P.L. : " Les hommes politiques. Ce sont des menteurs ! Je vais encore me créer des problèmes… Pour trois-quatre qui ont du talent, à côté, il y a un paquet de pitres là-dedans ! Un jour, ils sont à la voile, un jour, ils sont à la vapeur… ça n’a plus rien à voir avec un type comme Marchais."

 

Quand le PCF était repérable, à contre-courant de l’idéologie dominante et des calculs politiciens ! (Evidemment sans aucun jugement sur le reste des propos de M. Lucas.)

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 21:35

Le rôle et l'importance des cellules d'entreprise dans l'organisation du parti, article théorique du PCP

 

Le lien du parti aux masses. Dans les entreprises et les lieux de travail.

 

De Manuel Gouveia, membre du Comité Central du Parti Communiste Portugais

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Comme tout élément inséré dans un processus historique, le lien du parti aux masses ne se décrète pas, ne se décide pas lors des congrès, et n'est pas quelque chose d'acquis, de garanti où nous le construisons, d'inatteignable où il n'existe pas aujourd'hui. Il dépend de la justesse de nos orientations, dans la mesure où celles-ci guident notre action, de nos priorités, de notre ligne politique. Et d'une pratique révolutionnaire qui concrétise ces orientations.

 

Car, dans le travail du Parti, nous ne pouvons pas dissocier les orientations de leur concrétisation. Il ne sert à rien d'avoir des positions correctes si après leur élaboration collective, on oublie leur mise en œuvre collective. Le Parti s’est toujours fixé le lien aux travailleurs dans les entreprises et les lieux de travail comme la priorité des priorités. Mais il n'a pas toujours eu la capacité de mettre en œuvre cette orientation.

 

Le militant communiste

 

Le parti se construit avec des militants, des hommes et des femmes qui intègrent leur action individuelle dans le collectif du parti. C'est dans le militant communiste que réside l'essentiel du lien du parti aux masses. Par ce qu'il apporte au Parti de son lieu de travail, de son entreprise, de son secteur, de sa classe. Par ce que le Parti lui apporte à son tour.

 

Augmenter le nombre d'adhérents du PCP dans les entreprises et les lieux de travail est une condition nécessaire (bien qu'insuffisante) du renforcement du lien du parti aux travailleurs. Dans les entreprises dans lesquelles le Parti est déjà organisé, le recrutement doit être lui-aussi organisé: en élaborant des listes des travailleurs à contacter, en définissant la meilleure manière de les aborder chacun, tout en faisant un contrôle régulier de l'exécution des tâches. Dans les autres entreprises, il faut être capable de définir des priorités, de canaliser les forces dans l'action militante, d'élaborer des plans de travail et de contrôler l'exécution des tâches. Sans oublier que, dans la définition des priorités, il faut certes prendre en compte les facteurs objectifs (nombre de travailleurs, importance stratégique), mais les facteurs subjectifs ne peuvent pas être sous-estimés (par exemple, les conséquences de la situation sociale concrète de l'entreprise). Et enfin il faut orienter les nouvelles adhésions de travailleurs vers les cellules d'entreprise pour organiser le travail dans les entreprises.

 

Trop de fois nous pensons avoir terminé ici le processus de recrutement des nouveaux militants. Et c'est bien de militants que nous parlons. Il faut donc transformer chaque nouvel adhérent du PCP en un nouveau militant communiste, par son intégration dans un collectif, sa formation et sa responsabilisation.

 

La cellule d'entreprise.

 

La construction de cellules dans les entreprises (*) est un pas décisif pour le renforcement des liens qu'entretient le Parti avec les travailleurs. L'analyse de la situation concrète, les grandes lignes de l'action militante, le lien entre l'action dans chaque entreprise et l'action générale des travailleurs portugais doit être fait au niveau de la cellule. Ce n'est pas tant ici le nom de la chose qui est déterminante, mais plutôt la chose en soi. Au Parti, il ne suffit pas qu'il existe une cellule d'entreprise. Il faut qu'elle vive comme une cellule d'entreprise.

Des exemples récents illustrent comment on certaines cellules d'entreprises peuvent se réduire à une coquille vide.

Le rôle de direction de l'action militante des communistes à l'entreprise se trouve par exemple transféré au syndicat, notamment parce que l'on ne remplace pas à temps les travailleurs partant à la retraite par des travailleurs actifs.

Autre exemple : quand nous laissons l’activité des cellules se réduire à la simple exécution des orientations (au sens large, c'est-à-dire impression, propagande suivant des lignes de travail, des priorités, etc.) produites à des niveaux supérieurs, aussi importante et décisive soit cette partie du rôle de la cellule – et elle l'est!

Non moins grave est le cas où une cellule d'entreprise se détache de la lutte générale des travailleurs portugais et des tâches que le Parti lui attribue dans cette lutte, et se dédie exclusivement à son entreprise comme si elle était sur une île.

 

Une cellule doit lier le Parti aux masses et les masses au Parti.

 

Organiser et diriger le mouvement ouvrier.

 

L'action des militants communistes dans les ORT [organisations représentatives des travailleurs – ce terme renvoie tant au syndicat qu'au Comité de Travailleurs – cf plus bas] tient une importance capitale dans le lien qu'entretient le parti avec les masses, par la contribution décisive qu'ils apportent au fonctionnement des ORT, en impulsant une action conséquente, en combattant l'opportunisme, en les dynamisant et en renforçant leur prestige vis-à-vis des travailleurs, mais aussi par l'exemple qu'incarnent les militants communistes engagés dans les ORT, par le courage et la détermination dont ils font preuve, par l'esprit de résolution et les capacités d'organisation qu'ils démontrent.

 

La bourgeoisie et ses représentants dans le mouvement ouvrier, cherchent à enlever des mains des travailleurs, en l'institutionnalisant, l'action des ORT.

 

Dans le travail unitaire, pour que les liens avec les masses soient renforcés de manière permanente, il faut une pratique qui soit proche des lieux de travail, qui partent des problèmes concrets, qui élargisse la conscience de classe et politique, encourage la participation dans la lutte des travailleurs, et renforce dans ce processus les organisations de classe.

 

Le renforcement de l'organisation syndicale, particulièrement des réseaux de délégués et la syndicalisation, la création et le fonctionnement des CT [Comité de travailleurs – équivalent approximatif des comités d'Entreprise en France] et des sous-CT et le fonctionnement effectif des Commissions d'Hygiène et de Sécurité, sont des tâches centrales pour une cellule d'entreprise.

 

La propagande autonome des cellules d'entreprise.

 

Le parti arrive à surmonter une partie de la répression dont il est la cible, de la part des classes dominantes, par sa capacité à s'adresser directement aux masses. Mais il le fait toujours dans une atmosphère qui est polluée par les gigantesques moyens de propagande de l'idéologie dominante. Insérée dans une entreprise au cœur du conflit de classe, la propagande autonome des cellules d'entreprise prend une efficacité encore plus grande. En partant des problèmes concrets et de son engagement dans la lutte de classes, en proposant une perspective et en incluant dans cette perspective les objectifs et les formes de la lutte, la propagande des cellules d'entreprise joue un rôle inestimable dans le lien qu'entretient le parti avec les masses.

 

Là s’est manifestée une grave défaillance du Parti. Dans trop de situations, on a abouti à sous-estimer complètement ces tâches ou même à s'en écarter, en reportant les responsabilités du Parti vers la propagande et l'agitation du mouvement unitaire (à l'exception, et encore de manière trop sporadique, des périodes électorales). Au niveau de l'organisation régionale de Lisbonne, le contrôle de l'exécution régulière des tâches au niveau de l'exécutif de district a permis de sensibles améliorations dans ce domaine, bien que ce soit encore bien loin de ce qui est nécessaire et possible. Une expression concrète est le fait qu'il a déjà été édité une propagande spécifique en direction des travailleurs dans près de 60 entreprises de la région.

 

Le travail institutionnel et les entreprises.

 

La relation directe du travail institutionnel du parti avec la vie de l'entreprise, par le biais de l'action organisée du Parti dans celles-ci, résulte du travail de masse accompli. Ce lien donne du sens à l'existence d'élus communistes dans les institutions bourgeoises, contribue à l'élévation de la conscience politique des travailleurs et élargit les conditions de la lutte...

 

Comme dans tous les autres aspects du travail de masse, la force du Parti réside dans sa capacité à partir des masses pour aller jusqu'aux institutions et des institutions pour aller jusqu'aux masses sans jamais donner aux institutions le rôle de transformation sociale que seules les masses possèdent. L'importance d'une motion dans une assemblée locale, d'une question au Gouvernement ou d'une proposition de loi ne se mesure pas à la complexité technique nécessaire à son élaboration, mais plutôt à son impact auprès des masses.

 

Ce lien dépend fortement de la disponibilité, de la capacité et de la fermeté des groupes d'élus communistes dans les institutions. Mais de nombreuses expériences de travail impliquant les cellules du Parti dans l'Organisation régionale de Lisbonne, en lien avec le groupe des députés communistes à l'Assemblée de la République, montrent que cela dépend essentiellement des cellules d'entreprise, de leur capacité d'initiative et de direction.

 

« Avante! »

 

La vente organisée d'Avante! représente une étape supérieure dans lien qui unit le parti aux travailleurs au sein d'une entreprise. Par ce que cela signifie sur le plan de l'organisation, par son importance dans la formation et l'information des militants, par le fait que le noyau de lecteurs d'Avante! irradie ensuite toute l'entreprise.

 

Aujourd'hui, dans trop d'entreprises et de lieux de travail, nous n'arrivons pas à surmonter les difficultés objectives qui permettent de parvenir à cette étape supérieure du lien du parti avec aux masses. La diffusion d'Avante! ne doit pas se faire sur une base irrégulière. Il faut organiser sa distribution, sa diffusion et sa vente. Toutes les semaines. La tâche du diffuseur d'Avante!, qui ne peut être accomplie seulement par les militants les plus disciplinés du Parti, doit correspondre, dans la répartition des forces, au rôle prioritaire qu'elle représente.

 

Conclusion:

 

Le lien du Parti aux masses est le résultat d'une action militante patiente et collective, de courageuses et fermes direction et définition des priorités. Ce lien rend le Parti indestructible de l'extérieur. Mais ce n'est pas seulement notre propre survie qui nous pousse à l'action. C'est que nous savons – et nous ne pouvons pas l'oublier – que ce sont les masses qui seront les acteurs de leur propre libération.

Avec le mouvement ouvrier et le Parti à l'avant-garde.

(*) Je parle toujours de cellule d'entreprise par économie bien que la réalité offre plus de diversité, résultat des conditions objectives que nous rencontrons dans le développement de l'action du parti. Grosso modo, la cellule sera à l'entreprise à chaque fois que cela est possible, mais correspondra à un secteur ou une zone géographique chaque fois que cela sera nécessaire.

Numéro 301 de Juillet/Aout de O Militante, revue théorique du Parti Communiste Portugais: http://omilitante.pcp.pt/

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 18:06

Quand la direction du PCF-Paris recourt à la justice bourgeoise pour expulser une section du PCF


Comment régler des différends politiques dans la fédération de Paris ? La direction persévère dans une méthode bien peu communiste… 

Après avoir fracturé la porte et tenté de prendre possession manu militari par surprise des locaux de la section du PCF des 1er et 2ème arrondissements (voir les articles précédents), les directions du PCF Paris et de sa société immobilière veulent l’exclure via les tribunaux.

Après un 1er report, le jugement, mis en délibéré, est tombé le 22 juillet. En 1ère instance, la section, précisément la secrétaire de section, sont condamnés à quitter les lieux. Ils ont fait appel.

Dans l’état actuel des choses, le jugement n’est pas surprenant. Le Tribunal applique le droit de propriété.

Les camarades du 2ème, qui ont acquis les locaux par souscription il y a 39 ans et en paient les charges sans discontinuer depuis, ont en effet transféré la propriété de leur local à la société immobilière de la Fédération, pensant à l’époque être mieux protégés… Bien d’autres organisations du Parti ont fait de même et cela s’est déjà souvent retourné contre les militants, notamment avec les restructurations (revirements) politiques et financières depuis la « Mutation ». Cela ne doit plus se reproduire.

Pour le cas de Paris, plus que jamais, les communistes sont en droit d’exiger la transparence la plus totale des comptes et décisions de la SA-Rochechouart. Entre autres pour lever tout risque de conflits d’intérêts entre ses « gestionnaires » qui sont aussi prestataires de service du parti.

 

Le jugement en appel peut être différent.

Un peu gênée aux entournures vis-à-vis des communistes, la direction départementale est obligée de trouver un prétexte, qu’elle espère plus présentable, pour attaquer la section. La section des 1er et 2ème ne serait plus la section ! La direction départementale a en effet monté une autre section, conforme à ses vues, pour la supplanter et pour prétendre récupérer les locaux historiques. Impossible a priori pour des juges de se prononcer sur un tel aspect.

Sauf que le coup de force de la direction départementale est vraiment caricatural ! La section fantoche a été créée en janvier 2009 seulement, complètement hors statuts puisque le congrès de section (assemblée générale) et le congrès départemental avaient eu lieu auparavant et avaient reconnu la section historique et reconduit sa direction. Quant à refuser d’encaisser les chèques de cotisations pour pouvoir prétendre que les adhérents ne paient pas…

Sur ces points, la situation est maintenant établie et les preuves seront à la disposition du tribunal.

De tels procédés sont vraiment lamentables et disqualifient ceux qui les pratiquent. Non seulement, le secrétaire départemental Patrice Bessac n’a pas jugé bon de chercher à rencontrer la direction de section, mais il a même refusé ensuite de les recevoir. Devant le tribunal d’instance, le spectacle était éloquent : les deux fois, une cinquantaine de communistes de la section et du reste de Paris d’un côté et une malheureuse avocate, seule, de l’autre pour accomplir la besogne. Patrice Bessac est responsable nationalement de la Commission pour les « transformations » du Parti. Qu’il cesse de montrer un tel exemple de refus de dialogue!

S’il y a problème dans le Parti, ce n’est pas à un tribunal de le régler. C’est aussi ce qu’expriment les communistes parisiens, de toute section, qui vont continuer à assurer de leur solidarité la section Halle-Bourse des 1er et 2ème arrondissements dans cette affaire comme dans l’ensemble du combat politique communiste pour lequel nous sommes engagés. Nous ne l’oublions pas.

Ne laissons pas ce type de situations nourrir le désarroi parmi les camarades de la section et d’ailleurs, les écarter de leur parti et laisser le champ libre à telle ou telle stratégie incertaine à « gauche ».

Faisons le choix, dans le PCF des 1er et 2ème arrondissements comme ailleurs, de faire vivre et renforcer le PCF ! 

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