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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 13:40

Le Parti Communiste Portugais résiste et progresse dans un climat politique hostile

Article d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Avec 7,90% des suffrages exprimés, 445 000 voix et 15 députés, les résultats du Parti Communiste Portugais marquent une progression du parti par rapport aux élections législatives de 2005 (+0,4%,  +15 000 voix, + 1 député) malgré un contexte politique difficile. Le PCP se présentait dans le cadre de son alliance électorale traditionnelle, respectueuse de l'autonomie des partis, la CDU (Convergence Démocratique Unitaire) avec le Parti écologiste et des Républicains de Gauche.

L’abstention atteint un record, près de 40%. Le Parti socialiste enregistre une résistance non-négligeable. Il perd sa majorité absolue mais conserve la tête du gouvernement (36% contre 45% en 2005).

Au-delà des attaques habituelles du PS, le PCP a eu à subir une campagne médiatique de dénigrement systématique, virant à l'anticommunisme, dont a fait partie la valorisation outrancière du Bloc de Gauche – parti de « gauche radicale », mélange détonnant de groupuscules maoïstes et trotskistes ainsi que de transfuges de la social-démocratie soutenus par le PGE. Il fallait à tout prix éviter que les voix perdues par le PS soient récupérés par le PCP.

Ce traitement médiatique différencié n'est pas surprenant si on compare les discours des deux partis dans la campagne (et les réactions lors de la soirée électorale) sur deux points: le rapport au PS et le rapport aux luttes.

Le Bloc de Gauche concentre ses attaques contre le PS sur « l'arrogance » de José Socrates, la manière de gouverner « autocratique » du PS, ses méthodes de gouvernement, tandis que le PCP insiste sur les « politiques de droite » menées par le PS depuis 33 ans en alternance avec la droite et pointe le fond de leurs choix.

Le Bloc de Gauche avait affirmé pendant la campagne que « le principal espace de lutte est le Parlement », le PCP y avait alors vigoureusement répondu que le principal espace de lutte était dans la rue et dans les entreprises.

Lors de la soirée électorale, Fernando Louça, président du « Bloc de Gauche », triomphaliste (9,8% et 16 députés), a insisté sur le fait que son parti pourrait désormais remplir pleinement son rôle au Parlement. Jéronimo de Sousa, secrétaire général du PCF, a mis l'accent sur l'importance décisive des luttes de masse dans les mois à venir que le PCP impulserait.

L'analyse détaillée de son résultat montre une implantation du PCP tant en voix qu'en élus à l'Assemblée, en lien avec le développement du mouvement populaire.

Les résultats du Bloc de Gauche sont assez uniformément répartis sur le territoire, dénotant l'importance prépondérante de l’influence médiatique en absence d’implantation sociale réelle. Au contraire, les résultats du PCP reflètent son implantation militante, localement forte. Ainsi, le Parti obtient la deuxième place, six députés, et plus de 20% dans trois districts du Sud (Beja, Evora, Portalegre), autour de 10% dans les districts de Lisbonne et de sa périphérie la plus industrialisée (Lisbonne, Setubal – 20%-, Santarem).

Jéronimo de Sousa, à l'annonce des résultats, a insisté sur « l'augmentation de l'audience électorale de la CDU qui constitue un élément hautement significatif ». Il a souligné le rôle du Parti dans le « recul électoral du PS, avec la perte de la majorité absolue, inséparable de la lutte de résistance et pour les droits que la CDU a menée ». Pour le secrétaire général du PCP, ce vote-sanction marque une condamnation des « politiques de droite » menées par le gouvernement PS.

Le PCP ne soutiendra en aucun cas le gouvernement socialiste (qui ne disposera que d’une majorité relative), exécutant numéro un de ces politiques. Le PCP ne voit d'alternative que « dans la rupture et le changement » qui seront portées dans les mois qui viennent par les « luttes de masse » auxquelles le PCP entend contribuer activement.

Ce bon résultat électoral dans un climat politique d'hostilité sans précédent au cours des dernières années, marque une nouvelle progression du PCP dans le cadre des élections législatives (6,9% en 2002, 7,4% en 2005, 7,9% en 2009) et fait écho au résultat historique du Parti lors des élections européennes (10,4%).

Ces performances électorales ne sont que le reflet du travail de réorganisation du Parti entrepris depuis le XVIIème Congrès de 2004 au cours duquel l'accent a été mis sur la reconstruction des organisations de base, des cellules d'entreprise, le primat donné aux luttes sociales sur la lutte institutionnelle.

Un travail, une volonté qui ne peuvent qu’inspirer et renforcer les communistes de tous les pays !

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 22:49

Une des bases de toute école politique du PCF:

Principes élémentaires de philosophie, Georges Politzer

Ce manuel élémentaire reproduit les notes prises par un de ses élèves aux cours de Georges Politzer à l'Université Ouvrière dans l'année scolaire 1935-1936. (...)

Dès le début, Georges Politzer se chargea d'enseigner à l'Université Ouvrière la philosophie marxiste, le matérialisme dialectique : tâche d'autant plus nécessaire que l'enseignement officiel continuait d'ignorer ou de dénaturer cette philosophie.

Aucun de ceux qui eurent le privilège d'assister à ces cours — il parlait chaque année devant un nombreux auditoire où se mêlaient tous les âges et toutes les professions, mais où dominaient les jeunes ouvriers — n'oubliera l'impression profonde que tous ressentaient devant ce grand garçon roux, si enthousiaste et si savant, si consciencieux et si fraternel, si attentif à mettre à la portée d'un public inexpérimenté une matière aride et ingrate.

Son autorité imposait à son cours une discipline agréable, qui savait être sévère, mais restait toujours juste, et il se dégageait de sa personne une telle puissance de vie, un tel rayonnement qu'il était admiré et aimé de tous ses élèves.

Pour se faire bien comprendre, Politzer supprimait d'abord de son vocabulaire tout /argon philosophique, tous les termes techniques que peuvent seuls entendre les initiés. Il ne voulait employer que des mots simples et connus de tous. Lorsqu'il était obligé de se servir d'un terme particulier, il ne manquait pas de l'expliquer longuement par des exemples familiers. Si, dans les discussions, quelqu'un de ses élèves employait des mots savants, il le reprenait et se moquait de lui avec cette ironie mordante que connaissaient bien tous ceux qui l'ont approché.

(...)

Georges Politzer, qui avait une connaissance approfondie de son sujet et une intelligence d'une admirable souplesse, se préoccupait avant tout des réactions de son auditoire : il prenait chaque fois la « température » générale et vérifiait constamment le degré d'assimilation de ses élèves. Aussi était-il suivi par eux avec un intérêt passionné. Il a contribué à former des milliers de militants, et nombreux parmi eux sont ceux qui occupent aujourd'hui des postes « responsables ».

Nous qui comprenions la valeur de cet enseignement et qui songions à tous ceux qui ne pouvaient l'entendre, et particulièrement à nos camarades de province, nous souhaitions la publication de ses cours. Il promettait d'y penser, mais, au milieu de son immense travail, il ne trouvait jamais le temps de réaliser ce projet.

C'est alors qu'au cours de ma deuxième année de philosophie à l'Université Ouvrière, où l'on avait créé un cours supérieur, j'eus l'occasion de demander à Politzer de me corriger des devoirs, et je lui remis, à sa demande, mes cahiers de cours. Il les trouva bien faits, et je lui proposai de rédiger, d'après mes notes, les leçons du cours élémentaire. Il m'y encouragea, en me promettant de les revoir et de les corriger. Il n'en trouva malheureusement pas le temps. Ses occupations étant de plus en plus lourdes, il laissa le cours supérieur de philosophie à notre ami René Maublanc. Je mis celui-ci au courant de nos projets et lui demandai de revoir les premières leçons que j'avais rédigées. Il accepta avec empressement et m'encouragea à terminer ce travail que nous devions ensuite présenter à Georges Politzer. Mais la guerre survint: Politzer devait trouver une mort héroïque dans la lutte contre l'occupant hitlérien.

Bien que notre professeur ne soit plus là pour mettre au point un travail qu'il avait approuvé et encouragé, nous avons cru utile de le publier d'après mes notes de cours.

Georges Politzer, qui commençait chaque année son cours de philosophie à l'Université Ouvrière en fixant le véritable sens du mot matérialisme et en protestant contre les déformations calomnieuses que certains lui font subir, rappelait énergiquement que le philosophe matérialiste ne manque pas d'idéal et qu'il est prêt à combattre pour faire triompher cet idéal. Il a su, depuis lors, le prouver par son sacrifice, et sa mort héroïque illustre ce cours initial, où il affirmait l'union, dans le marxisme, de la théorie et de la pratique. Il n'est pas inutile d'insister sur ce dévouement à un idéal, cette abnégation et cette haute valeur morale à une époque où, de nouveau, on ose présenter le marxisme comme « une doctrine qui transforme l'homme en une machine ou un animal à peine supérieur au gorille ou au chimpanzé » (Sermon de carême à Notre-Dame de Paris, prononcé, le 18 février 1945, par le R. P. Panici.)

Nous ne protesterons jamais assez contre de tels outrages à la mémoire de nos camarades. Rappelons seulement à ceux qui ont l'audace de les prononcer l'exemple de Georges Politzer, de Gabriel Péri, de Jacques Solomon, de Jacques Decour, qui étaient des marxistes et qui professaient à l'Université Ouvrière de Paris : tous de bons camarades, simples, généreux ; fraternels, qui n'hésitaient pas à consacrer une bonne partie de leur temps à venir dans un quartier perdu enseigner aux ouvriers la philosophie, l'économie politique, l'histoire ou les sciences.


Maurice LE GOAS , préface aux Cours de philosophie, Principes élémentaires, Paris, Editions Sociales, 1948.
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 22:43

La crise du capitalisme et Marx, Domenico Moro

Une analyse courte et facile à lire du Capital de Marx, conçue à partir des questionnements que la "crise du capitalisme" posent couramment aujourd'hui.
 

Il ne s’agit pas ici d’un incantatoire « retour à Marx ». La crise actuelle du capitalisme favorise au contraire le dépassement de ce formalisme neutralisant dans lequel était savamment maintenu l’auteur du Capital. La question émerge d’elle-même à la faveur des conflits actuels : quelle peut être la saisie concrète du Capital par les forces de progrès ?

Effort didactique sans équivalent, ce livre de l’économiste italien Domenico Moro n’est ni plus ni moins qu’une réponse possible à cette exigence de réappropriation de l’oeuvre centrale de Marx, débarrassée des fétichismes et des clichés mondains. Il est temps de redécouvrir à quel point cette oeuvre n’est pas un dogmatisme, mais un outil pour l’action.

Traduction par LUIGI-ALBERTO SANCHI

(vente militante:  pcf15@wanadoo.fr )

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 22:53
Un antidote à la propagande anticommuniste à l'occasion de la célebration de la chute du Mur.

Rideau de fer sur le boul'mich, Jean Salem

Il ne se passe guère d’année qui ne nous crédite de son lot de « révolutions orange » (Ukraine, Biélorussie, Tibet, Xinjiang, Bolivie, etc.). À ce rythme très soutenu, le système et ses porte-voix ne font que broder sur un canevas conçu trente ans plus tôt : l’opération qui, à l’Est, fit passer un demi-milliard d’individus d’une relative sécurité sociale à la jungle de la concurrence libre et non faussée. Les ex-Soviétiques y auront perdu dix ans d’espérance de vie et la diminution de moitié de leur production industrielle. Mais ils peuvent néanmoins jouir du droit formel d’aller vivre à Beverley Hills…

 

Du mur de Berlin au mur de l’argent, Jean Salem retrace ici la saga grotesque et dramatique qui précéda ces événements, avec son ballet de belles âmes narcissiques et de dissidents sponsorisés. Quand les défenseurs de Solidarnosc jetaient un voile pudique sur les contras de Reagan… Quand Soljenitsyne vantait les mérites du franquisme et du Chili de Pinochet… Quand Mitterrand, ancien ministre de la guerre

d’Algérie, inventait la « gauche morale »…

Vingt ans après la victoire du « monde libre », il est temps de passer au crible les mécanismes de ce qui fut et demeure une véritable propagande de guerre.

 

Jean Salem, philosophe est professeur à la Sorbonne. Il y anime le séminaire « Marx au XXIe siècle». Ses principaux travaux portent sur l’histoire du matérialisme et sur le marxisme.


vente militante: pcf15@wanadoo.fr

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 10:11
090910_tract_R-zo.pdf 090910_tract_R-zo.pdf

Pour être plus forts face à la politique du capital:

 

 

 

Faire vivre et renforcer le PCF!

 

La situation politique est marquée par une contradiction : le pouvoir parvient à poursuivre et accélérer sa politique de casse sociale et économique alors qu’elle est massivement contestée dans le pays.

 

Jusqu’à 3 millions de salariés, de jeunes, de retraités ont fait grève et sont descendus dans la rue le 29 janvier et le 19 mars. Les luttes se multiplient et les noms des entreprises Molex, Goodyear, Continental… deviennent autant de symboles de résistance face à un capitalisme qui utilise sa propre crise pour accélérer sa restructuration, comprimer les salaires, exploiter encore plus, même en cassant ou délocalisant l’outil de production.

Le pouvoir ne peut pas non plus se prévaloir d’un soutien aux élections européennes : à peine 1 électeur sur 9 a voté pour l’UMP. Sous des formes diverses, le rejet de l’UE du capital s’est à nouveau exprimé massivement comme lors du référendum de 2005.

 

Mais le mouvement social bute sur une perspective politique bouchée que les media et les tenants de l’idéologie dominante parviennent à enfermer dans le cadre institutionnel. Le spectacle est lamentable des combinaisons politiciennes rivées vers une alternance sans contenu (ex : accord PS/droite sur le traité de Lisbonne) en 2012, en passant par les régionales. La personnification à outrance de la politique du pouvoir sur Sarkozy invite de même à attendre et à se résigner d’ici 2012, pendant que la répression s’abat sur ceux qui luttent.

 

Mais 2012, c’est dans 32 mois ! Et on ne peut pas les laisser continuer comme ça au rythme de 80.000 chômeurs de plus par mois.

 

Nous affirmons que la perspective d’alternative politique aujourd’hui doit partir des luttes et de leur convergence et qu’il y a besoin, à côté de l’action syndicale, d’une intervention politique. Le rapport de force existe, dans chaque bataille, pour mettre en échec les contre-réformes du gouvernement. Une première victoire, comme en novembre-décembre 1995 ou même comme en 2006 contre le CPE peut changer la donne.

 

Le PCF est l’outil politique entre les mains des salariés pour cela, pour dégager une perspective de rupture immédiate avec la politique du capital, dans chaque lutte à partir de propositions et d’actions politiques. Plus que jamais, sa théorie révolutionnaire, sa forme d’organisation historique tournée vers la lutte des classes sont d’actualité. Dans les semaines qui viennent, nous nous engageons entre autres:

 

Pour la défense et la reconquête des grands services publics, en mettant en avant le refus de l’application des directives européennes, le maintien et la retour des monopoles publics gagnés à la Libération, l’exigence de renationalisations, la mise en échec immédiate du changement de statut de la Poste ou de la filialisation du fret SNCF…

Pour la défense de la Sécurité sociale, de la retraite solidaire, de l’hôpital public, en portant l’exigence de la suppression des exonérations de cotisations sociales, celle de l’abrogation de la Loi Bachelot, de la suppression de la tarification à l’activité dans les hôpitaux...

Face au programme de démantèlement de pans de l’économie, à mettre en avant l’unité des actions pour défendre les filières industrielles, l’exigence de l’intervention publique jusqu’à la nationalisation démocratique de grandes entreprises clefs.

La justice sociale et la réponse aux besoins créent seules les conditions d’une croissance saine. Les batailles pour les salaires et leur revalorisation, pour le statut du salarié (notamment la défense de celui de la Fonction publique), doivent aller de pair. Comme celle pour l’abrogation des privilèges fiscaux des plus riches (bouclier fiscal).

La « crise » a aussi mis en évidence la nécessité de l’appropriation publique de l’ensemble du secteur financier en commençant par la défense des institutions publiques qui subsistent (Banque postale, Caisse des dépôts)

Contre l’insertion croissante de notre pays dans les affrontements impérialistes, pour la paix, nous entendons aussi faire monter l’exigence du retrait des troupes françaises d’Afghanistan et du retrait unilatéral de la France de l’OTAN.

 

Sur chacune de ces luttes, les forces existent dans le pays pour gagner et le PCF est un atout pour cela.

 

Le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF »

 

Après les élections de 2007, certains dirigeants de notre parti sont allés jusqu’à remettre en question son existence même. Les communistes ont écarté ce projet à leur 34ème congrès mais, sur bien des points, la ligne d’effacement de l’identité, des positions et de l’organisation originale de notre parti demeure. La poursuite du « Front de gauche », au-delà d’une alliance électorale étriquée sur un contenu vague, confirme les risques de dilution de notre parti dans une recomposition politicienne « à gauche » l’éliminant, dans les faits, de la donne politique.

 

Nous n’avons pas accepté, nous n’acceptons pas et nous n’accepterons ce contresens lourd de conséquences pour le monde du travail et notre pays. C’est pourquoi, militants, responsables de cellule, de section, de fédération, nous faisons partie de ceux qui ont constitué au sein du Parti le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF ».

Celui-ci se donne notamment pour but de :

 

- réaffirmer l’actualité des fondamentaux théoriques, marxistes du PCF ainsi que l’importance cruciale de l’organisation communiste dans la lutte des classes ;

- proposer de redonner un nom à la perspective que doit porter notre parti : le socialisme

- favoriser l’échange d’expériences et d'expressions militantes entre organisations du PCF, aider à leur renforcement, à la revitalisation de cellules, de sections, notamment à l’entreprise;

- promouvoir l'adhésion  au PCF.

 

La fête de l’Huma montre à nouveau tout ce que représente d’unique le PCF, un parti utile, indispensable pour se battre au présent dans une perspective révolutionnaire. C’est une belle occasion pour vous de le rejoindre !

ADHEREZ AU PCF !

 

 

 

CONTACTS  Stands sur la Fête de l’Huma:

 


Section du PCF de Saint-Quentin (02): Corinne Bécourt, membre du CN du PCF, av. Paul Vaillant-Couturier [PCF Saint-Quentin, 22 rue de la Pomme rouge, 02100 Saint-Quentin, corinnebecourt@hotmail.fr]

 

Fédération du PCF de la Haute-Saône (70): Frédéric Bernabé, membre du CN du PCF, secrétaire fédéral, av. Henri Rol-Tanguy [PCF Haute-Saône, 25 rue E.Belin, 70000 Vesoul, pcf70@wanadoo.fr]

 

Section du PCF Paris-15ème (75): Emmanuel Dang Tran, membre du CN du PCF, secrétaire de section, av. Elsa Triolet. [PCF Paris 15, 130 rue Castagnary, 75015 Paris, pcf15@wanadoo.fr]

 

Fédération du PCF du Tarn (81): Eric Jalade, membre du CN du PCF, secrétaire fédéral, av. Elsa Triolet [PCF Tarn, 53 boulevard Montebello, 81000 Albi, eric.jalade@orange.fr]

 

 

Egalement: Claude Fainzang, membre du CN du PCF, section Paris 19 (75), claude.fainzang@wanadoo.fr; Henri Sabattier, section Sud-Ardèche (07), henri.sabattier1@aliceadsl.fr; Dominique Negri, membre du CN du PCF, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères (38), d.negri@wanadoo.fr; Fabienne Debeauvais, membre du CN du PCF, section d’Amiens (80), fabienne.debeauvais@hotmail.fr; Michel Perrin, section cheminots-Limoges, ancien secrétaire fédéral (87), lise.perrin@wanadoo.fr;  Alain de Poilly, membre du CN du PCF, section de Fontenay-sous-Bois (94), adepoilly@free.fr;  etc (des camarades de 38 départements)...

 

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 11:46

SITUATION DU PCF

COMMENT FAIRE VIVRE ET RENFORCER NOTRE PARTI

Nous participons à l’organisation du débat qui aura lieu dimanche 13 à 10h45 sur le stand de la Fédération du PCF de la Haute-Saône, avenue Rol-Tanguy.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:25

Conseil national du PCF du 4 septembre 2009

 

Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

 

Le rapport parle de l’intervention du Parti dans les luttes. Enfin !

Celles du début de l’année ont montré l’ampleur du potentiel de résistance à la politique du gouvernement. Et il y aurait encore des réserves parmi les salariés de nombreux secteurs.

 

Mais notre responsabilité est de lancer des propositions et des propositions d’action qui portent la rupture politique nécessaire pour gagner, qui dégage la perspective politique.

 

Je vais prendre deux exemples :

 

D’abord la Poste, en m’appuyant sur l’intervention de la camarade de la section d’entreprise qui nous a livré son inquiétude sur l’absence de contenu de la campagne des « collectifs » de défense de la Poste, ce qui permet notamment au PS d’y faire oublier, entre autres, son soutien au « Traité constitutionnel européen » et au processus de libéralisation des services publics. Communistes, dans la bataille, il est déterminant que nous portions clairement des positions fondamentales comme le rejet des directives européennes, complètement délégitimées, l’objectif de maintien et reconquête des monopoles publics.

 

Ensuite les transports urbains. Chez nous à Grenoble, comme à Nantes, Montpellier, Mulhouse, Strasbourg, Orléans, Reims,… nos services de transports sont en passe de passer sous la coupe de Veolia, le gouvernement ayant décidé de livrer à cette multinationale la filiale Transdev de la Caisse des dépôts.

Cette privatisation de fait conduit à de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’exploitation des réseaux, toujours plus dans une logique de rentabilité financière. C’est bien à nous PCF, à ce moment des choses, de poser la perspective du retour en régie, de la remunicipalisation des réseaux de transports et de mobiliser pour cela usagers et travailleurs. Notre expérience de contacts repris dans l’agglomération est très encourageante.

 

Ces exemples soulignent, s’il en était besoin, l’importance et la nécessité de l’activité du Parti à l’entreprise. Cela n’en reste pas à l’incantation dès lors que l’on y va sur un terrain de lutte politique et que l’on ne réduit pas la perspective aux échéances électorales.

A la stérilité des débats qui agitent la « gauche », à ses recompositions et ses combinaisons, opposons la raison d’être de notre parti, de stimulateur de ruptures politiques partant des luttes ! C’est comme cela aussi que nous retrouverons notre place, et qu’il découlera aussi, en fin de compte, des succès électoraux, un retour de l’électorat communiste.

L’union se construit dans la lutte idéologique à la base, non dans les tractations de sommet : il est bon parfois de rappeler cette évidence.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:23

Conseil National du PCF du 4 septembre 2009


Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

Le rapport de Pierre Laurent était pourtant consacré à 50% à la situation sociale et aux luttes. Mais la discussion porte à 80 voire 90% sur la préparation des échéances électorales, seulement régionales, qui auront lieu dans huit mois.

 

C’est la conséquence malheureusement logique de choix stratégiques que l’on refuse de remettre en question. On s’enferme dans le cadre électoral parce que l’on continue de faire de la présence  dans les institutions la priorité, loin de la dynamique du mouvement populaire.

La formule que j’entends à nouveau « d’offre politique » à gauche n’en finit pas de me désoler. Elle est révélatrice. Nous sommes sur une sorte de « marché » politique, alors que nous devrions répondre à des exigences de rupture politique.

L’objectif des rassemblements majoritaires « à gauche », la conception du Front de « gauche », tout cela rentre, qu’on le veuille ou non, au-delà des régionales, dans la perspective d’une alternance en 2012, qui laisse 32 mois devant lui au pouvoir !

Robert Hue, dont je m’étonne de ne pas avoir entendu le nom pour l’instant, ne pousse-t-il pas cette logique jusqu’au bout en soutenant les sociaux-libéraux et en acceptant les alliances au centre ?

 

Dans ce cadre, allons-nous, en plus, tomber dans le piège que nous nous sommes nous-mêmes tendu avec le « Front de gauche » ? Toujours dans une perspective électorale, la logique du « Front » ne met en avant qu’une différenciation : le niveau d’alliance avec le PS. A ce jeu là, on va faire immanquablement jouer au PCF le plus mauvais rôle.

Même si c’est un comble, Mélenchon [sénateur PS jusqu’en juin dernier !], mais qui n’a pratiquement pas d’élus sortants, va pouvoir pérorer, sans parler du NPA qui n’est pas encore dans le Front.

 

Le Parti n’a qu’une solution pour s’en sortir par le haut : partir de sa propre analyse et de nos propres positions sur les situations politiques régionales et nationale et en tirer rapidement les conséquences en matière de liste. Pour ce que je connais le mieux, la région Ile-de-France, sujet par sujet (dont les transports), comme au plan national, je ne vois pas d’autre solution que des listes de rassemblement présentées par le PCF au 1er tour [ni une liste avec le PS Huchon, ni, comme déjà en 2004, une liste de type « Front de gauche »].

 

J’entends bien, dans le rapport, la velléité de marquer notre identité par notre présence aux côtés de ceux qui luttent. Mais les luttes ne doivent pas être un alibi, un faire-valoir d’une stratégie d’alliances électorales. A l’inverse, c’est notre action dans les luttes qui devrait conditionner, seulement le moment venu, notre présence dans les élections.

 

L’ambiguïté, le blocage sont sensibles sur chaque question.

On ne peut pas défendre efficacement le service public de La Poste et mettre en échec la nouvelle loi du gouvernement, même si nous sommes les plus actifs, sur des bases et des initiatives communes avec ceux qui acceptent les directives européennes.

Pour la construction de rassemblement pour défendre les filières industrielles, qui d’autres que nous peut mettre en avant l’exigence de l’intervention publique jusqu’à la nationalisation ? Même si cela doit heurter certains partenaires d’hier ou de demain !

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:11

Une bonne nouvelle de République tchèque. Un pas vient d’être franchi pour la re-légalisation de la Jeunesse communiste interdite en 2007 pour contester la propriété privée des moyens de production. La Cour suprême a cassé l’interdiction et rouvert la procédure juridique.

Cette victoire contre l’anticommunisme d’Etat en République tchèque est importante au-delà du pays. Nous nous en félicitons.
La large mobilisation de solidarité en République tchèque, les combats que la Jeunesse communiste a continué à mener, par exemple contre l’implantation d’une base militaire américaine, pour les droits sociaux, le discrédit que la « crise » économique apporte à l’idéologie officielle, en sont clairement à l’origine.
L’action de solidarité internationale à laquelle nous avons participé en France notamment en éditant une carte pétition de soutien y a contribué. Continuons jusqu’à la victoire totale et la légalisation pleine et entière de la KSM.
vivelepcf
Victoire dans l’affaire de la KSM devant la Cour suprême administrative de République Tchèque.

Communiqué du Président de l’Union de la jeunesse communiste tchèque, Milan Krajca, 4 septembre 2009


Traduit de l’anglais par JT pour vivelepcf


Ce 1er  septembre 2009, l'Union de la jeunesse communiste de République Tchèque (KSM) a reçu le jugement prononcé par la Cour suprême administrative de République Tchèque sur l’affaire de l'interdiction de la KSM. La Cour suprême administrative de République Tchèque, saisie en appel extraordinaire par la KSM, a annulé le jugement de 2008 par lequel la Cour municipale de Prague a rejeté le recours administratif déposé par la KSM contre la décision du Ministère de l'intérieur de la République Tchèque de dissoudre la KSM. La Cour suprême administrative a renvoyé l’affaire devant la Cour municipale de Prague. Le jugement de la Cour suprême administrative n’a pas été motivé.

Le motif officiel d’interdiction de la KSM par le Ministère de l'intérieur de République Tchèque en 2007 résidait dans « l’objectif programmatique de la KSM de remplacer la propriété privée des moyens de production par la propriété collective des moyens de production ». Ainsi le motif de dissolution de la KSM était l’affirmation que la jeunesse devait lutter pour une autre société qui ne serait pas fondé sur des principes capitalistes.


Le pas franchi par le Ministère de l'Intérieur a suscité une profonde réprobation dans la majorité de la population tchèque. La pétition de soutien à la KSM a déjà été signée par des milliers de citoyens de République Tchèque. Ont protesté entre autres contre la décision du Ministère de l'Intérieur les associations d’anciens combattants contre le fascisme et des membres d’associations d’anciens résistants. La pétition des associations civiques est issue de l'initiative de militants étudiants qui ont dénoncé les actions successives du Ministère de l'Intérieur contre la KSM. Un soutien à la KSM a été également apporté par plusieurs partis politiques tchèques. Grâce à une initiative des députés du Parti Communiste de Bohème-Moravie (KSCM), il y a eu débat à la Chambre des députés du Parlement de République Tchèque sur les actions du Ministère de l'Intérieur.

L’interdiction de la KSM a suscité de grandes répercussions aussi à l'étranger. Des centaines de jeunes, d’étudiants, d’organisations syndicales ont émis des protestations. Des milliers de personnes ont exprimé leur indignation au Ministère de l'Intérieur et aux ambassades tchèques, parmi lesquels nombre de membres de parlements nationaux, du Parlement européens, des professeurs d’université, des anciens combattants antifascistes. Dans plusieurs pays, des actions de protestation ont également eu lieu devant les ambassades tchèques.

Le jugement de la Cour suprême administrative de la République Tchèque sur l'affaire de la KSM est une étape très positive dans la lutte pour la légalisation de la KSM, contre l'anticommunisme et les évolutions antidémocratiques en République Tchèque.

Milan Krajca,

Président de l'Union de la Jeunesse Communiste (KSM)
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 18:11

Conseil National du PCF du 4 septembre 2009 


Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris


 

Les élections régionales approchent, et avec elles je crains une nouvelle tentative d’effacer le PCF.Je ne suis pas pour répondre favorablement à la proposition de de Mélenchon. Toute alliance avec lui se fait au détriment de notre image, elle est utilisée à son bénéfice par les médias.

Melenchon est bien la dernière personne qui a le droit de nous donner des leçons en matière de compromissions avec le PS.

 

Au fait, le parti de Mélenchon a-t-il remboursé ses dettes des élections européennes, où nos voix lui ont permis de trouver un bon siège à Strasbourg ? ou doit-on comprendre que nos cotisations de communistes financent ce parti ?

 

Le Parti doit se présenter à ces élections, au 1er tour, de manière bien visible, avec des propositions communistes, des listes de rassemblement sur un contenu clair de résistance à la politique du Medef, nationalement comme régionalement ;

comme il l’avait fait aux régionales de 2004, avec succès, en Picardie et dans le Nord-Pas de Calais où les élus communistes refusent de participer à la gestion « libérale » du PS.

 

Ce n’est pas le cas en Ile-de-France ! En 2004, une liste de type « Front de gauche » a été présentée au 1er tour, celle de la « Gauche populaire et citoyenne » avec moitié de « personnalités » de « gauche ». Au deuxième tour, elle s’est ralliée au PS et ses élus participent, quasi-docilement à l’exécutif régional de Jean-Paul Huchon.

 

L’expérience est faite que les régions de gauche n’ont pas été un contre-pouvoir à la droite. Il n’y a pas à en être surpris.

Citons Jean-Paul HUCHON dans le texte (extraits de son livre « De battre ma gauche s’est arrêtée », paru au Seuil en mars 2008) :

« Je pense qu’il n’y a plus tellement de justification à l’existence d’entreprises publiques »

« Tout débat sur la renationalisation est de nature à nous renvoyer 25 ans en arrière, donc je n’y suis pas favorable »

« Il faudra quand même, un jour, oser poser la question de la régionalisation de l’Education nationale. Je sais bien que je brise, là, un tabou fondamental de la gauche"

Sur les cadeaux au patronat : «  La région Ile de France vote des crédits, y compris pour les grands groupes, pour développer des pôles de compétitivité. Sincèrement, il y a encore 3 ans, je n’aurais pas été capable de faire adopter ces mesures par ma majorité… »

Etc…

Huchon est aussi un farouche partisan de l’Europe des régions, contre l’Etat, les départements et les communes...

 

Les régions de gauche sont rentrées dans une logique d’affaiblissement des acquis nationaux, en particulier des Services Publics. En Ile-de-France, elle participe à la casse du monopole public de la SNCF et de la RATP. Le PS et ses féodaux régionaux sont intégrés au consensus libéral.

Des listes du « Front de gauche », avec des socialistes comme Mélenchon, pour mieux servir de force d’appoint à des socialistes comme Huchon ? NON MERCI !

 

Camarades, faisons nos listes au 1er tour !

Et commençons par penser aux luttes et à la perspective politique qu’elles ouvrent de mettre en échec maintenant le gouvernement !

Par exemple, comme le rapport l’a mentionné, pour la défense et la reconquête des services publics. Mais avec des propositions précises et efficaces comme la renationalisation d’EDF et de GDF. Comme le maintien et le retour des monopoles publics contre les directives européennes. En particulier pour la Poste, que nous ne pourrons pas défendre avec Huchon et même avec le PS, à moins qu’il ne change radicalement…

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