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A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 02:18

Des élections municipales partielles avaient lieu dimanche 11 octobre dans la ville d’Avion dans le Pas-de-Calais.

Nous en avons expliqué l’occasion dans un article précédent et le sens de la candidature de Cathy Poly-Apourceau, membre du Conseil national du PCF, élue de la ville et de la région. Voir en lien.

 

Il n’y avait que deux listes, conduites toutes les deux par des membres du PCF, dans ce « bastion rouge ».

 

La liste du maire sortant, plutôt des maires sortants, Jacques Robitail et Jean-Marc Tellier auquel le premier a transmis son mandat 5 mois après l’élection de 2008 a obtenu 55,3%. Seulement 55,3% doit-on dire pour les tenants de la municipalité depuis 19 ans, malgré l’absence de liste du PS, de la droite ou des Verts. Ces derniers, qui avaient obtenu 23% en 2008, soutenaient  M.Tellier.

 

La liste conduite par Cathy Poly-Apourceau, chef de file clairement communiste d’une liste de rassemblement, avec les 44,7% restants, obtient un très bon résultat, nettement supérieur à la moitié des voix de la liste unique conduite par J.Robitail en 2008.

 

Sa campagne active, allant au fond des questions locales, aura obligé les dirigeants de la municipalité sortante à prendre des engagements pour l’avenir de la ville.

 

Elle les aura aussi poussés, le temps de l’élection, à essayer de retrouver la légitimité et toute la signification attachées au nom du PCF, malgré leur penchant affirmé pour la « mutation » du Parti et la poursuite de la stratégie du  « Front de gauche ».

 

De façon étonnante, Marie-George Buffet a choisi d’apporter une caution en tant que « secrétaire nationale du PCF, députée et ancien ministre » à MM.Tellier et Robitail.

Cette ingérence de dernière minute dans les affaires locales du Parti, prenant position contre une élue et une dirigeante communiste intègre, accusée du coup de mener avec « quelques camarades » une « manœuvre » et de « fragiliser le Parti », ne correspond pas à ce que l’on peut attendre de la secrétaire nationale du PCF. 

 

La direction de la fédération du PCF du Pas-de-Calais n’a pas fait ce choix de division.

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 00:02
Nouvelle formule de l’Huma : les communistes juste bons à acheter, éventuellement à vendre le journal de leur parti ?

 

Le 13 octobre 2009 sort le premier numéro de la « nouvelle Humanité » quotidienne. S’il ne s’agissait que d’un changement de maquette, d’un « format modernisé » et d’une « irruption » de la couleur, on pourrait comprendre que la direction du journal en décide.

 

Mais visiblement, elle recherche également à marquer la poursuite de la mutation de l’Huma en journal « à la disposition de ceux qui se sentent partie prenante de la gauche sociale, de la gauche associative, de la gauche politique » comme l’écrit Patrick Le Hyaric dans l’Humanité dimanche du 8 octobre.

Déjà, la nouvelle Huma-dimanche est présentée comme « le magazine de la gauche ». 

Au tour de l’Huma quotidienne ?


P. Le Hyaric réduit, rappelant l’expression de Robert Hue dans les années 90, la notion de « journal communiste » « au sens de la mise en commun, du lien entre toutes celles et tous ceux qui ont intérêt à un postcapitalisme… à dessiner ensemble les contours d’une autre société, d’un autre monde ».

Le « postcapitalisme » : quelle est cette invention ? Est-ce ce qui arrive après le capitalisme, comme ça, naturellement, sans rupture ?

 

Le journal du 12 octobre affirme que « l’Humanité est restée indépendante des puissances ». Il faudrait quand même rappeler que la direction du PCF a ouvert depuis la fin des années 90 le capital du journal à 20% à des investisseurs privées : les Caisses d’épargne, Bouygues et le magnat des media et marchand de canons Lagardère. Espérons qu’ils n’ont pas eu leur mot à dire pour la nouvelle formule ! Rien n’est moins sûr au sein du Conseil d’administration. Il est temps de libérer l'Huma de cette tutelle de groupes capitalistes!

 

Le reste du capital, 80%, reste détenu par le PCF. Il est inacceptable que les communistes n’aient pas été consultés, ne soient pas consultés sur le contenu et la ligne éditoriale de leur journal.

 

Nous avons le droit de discuter pour savoir si l’Huma doit être le journal du « Front de gauche » ou le journal du PCF.

Nous avons le droit de discuter pour définir si l’Humanité doit être un journal d’information, relayant une tentative de recomposition politique tournée vers les élections, effaçant les propositions et l’organisation communistes ou bien un journal militant, pleinement communiste, outil des luttes et du renforcement du parti pour les mener (les deux de pair).

 

Par son histoire, l’Huma sera toujours identifiée au PCF. La vider encore plus de son identité communiste ne peut que précipiter sa perte.

C’est bien toujours aussi sur les communistes que les directions comptent d’abord pour acheter, diffuser le journal, alimenter la souscription, encore plus pressante avec l’opération ratée de vente des locaux.

La nouvelle Huma portera le sous-titre « journal fondé par Jean Jaurès ».

 

Même si nous faisons partie de ceux qui célèbrent Jaurès, qui ont la conviction que Jaurès a été un maillon essentiel dans l’évolution du mouvement socialiste vers la création du PCF, qu’il aurait fait le choix du Congrès de Tours, nous savons aussi que son héritage est revendiqué aussi bien par les socialistes que par les communistes.

 

Pratique pour faire glisser l’Huma en journal de la « gauche » !

 

Communistes, intervenons auprès de la direction du Parti et du journal pour qu’une véritable consultation ait lieu sur l’évolution de la ligne éditoriale que la nouvelle formule va amplifier. L’Huma, c’est notre journal !

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 02:17

Municipales partielles à Avion (Pas-de-Calais) : Cathy Poly-Apourceau, élue communiste, conduit la liste « Un nouveau souffle pour Avion »

 

Une municipale partielle aura lieu dimanche 11 octobre à Avion, ville de 20.000 habitants dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Avion est un « bastion » communiste : 77% aux municipales de 2008.

 

Cathy Poly-Apourceau, membre du Conseil national du PCF, élue régionale communiste, conduit une liste de rassemblement intitulé « Un nouveau souffle pour Avion ».

 

Elle est opposée à la liste de gauche conduite par le nouveau maire, Jean-Marc Tellier, intronisé cet été par le maire réélu en 2008, sans concertation de la population, sans que ce renouvellement, dans ces conditions, soit envisagé pendant la campagne de 2008.

 

Le bilan de la municipalité sortante, son déficit démocratique sont largement dénoncés, en particulier parmi les communistes.

Les maires sortants s’inscrivent, contrairement à la grande majorité des communistes de la Fédération du Pas-de-Calais, dans la stratégie de mutation du PCF et maintenant de recomposition avec le Front de gauche.

Les deux sont sans doute liés.

 

Nous vous dirigeons vers le site de campagne de la liste conduite par Cathy : http://municipales2009avion.fr/index.php  Il aide à comprendre la situation locale et l’urgence dans l’intérêt des habitants du changement que de nombreux communistes d’Avion, dans le cadre d’une liste de rassemblement, veulent porter.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 00:53

Régionales 2010.

Annulation du CN des 26 et 27 septembre : 10 « ateliers thématiques ouverts » en France ne remplacent pas la consultation des communistes sur les élections régionales.

 

 

Lors du Conseil national du PCF des 19 et 20 juin, Pierre Laurent, rapporteur a proposé un calendrier pour la préparation des régionales. Il a été adopté.


Voilà exactement ce que proposait le rapport :

« Un mot pour finir sur les élections régionales à propos de notre propre calendrier de travail. Nous pourrions retenir aujourd’hui l’enchaînement suivant : un Conseil national les 26 et 27 septembre pour proposer une orientation nationale à la discussion des communistes. … L’ensemble de ces réflexions, le travail de contenus que nous devons enrichir cet été, les contacts que nous devons intensifier avec tous nos partenaires potentiels, nationalement comme en régions, nous donneront les moyens de mettre en débat dans le Parti une proposition d’orientation fin septembre. Sur cette base, des conférences régionales se tiendraient à la mi-octobre les week-ends des 10-11octobre et 17-18 octobre. Ces conférences pourraient élaborer nos programmes régionaux, débattre de nos stratégies électorales, désigner si c’est déjà possible nos chefs de file communistes. Un Conseil national conclusif sur notre offre politique se tiendrait dans la foulée le 24 ou 25 octobre. La ratification de nos listes de candidats devra se mener inévitablement plus tard, une fois la configuration des listes aboutie. »

 

De ce calendrier, toutes les étapes avant le CN des 24 et 25 octobre ont sauté. Au CN du 4 septembre, nous n’avons pas été mis au courant non plus de l’annulation du CN de fin septembre. Nous l’avons appris par un mail du 8 septembre.

 

Visiblement, ce n’est pas, comme certains d’entre nous l’ont dit, parce que ce calendrier était précipité, parce que la question des listes aux régionales ne s’impose pas encore comme la priorité n°1, que le CN a été annulé. En effet, le CN des 24 et 25 octobre garde le même ordre du jour.

 

On doit donc en conclure que la direction (le Conseil exécutif) a décidé de faire l’impasse sur le « débat dans le Parti d’une proposition d’orientation » nationale.

 

Dans la période, l’exécutif insiste sur les 10 ateliers thématiques, ouverts à toute la gauche, au mouvement associatif etc… qui vont être organisés dans tout le pays. Soit. Mais en aucun, ils ne sauraient remplacer le débat et la décision des communistes sur leur stratégie en général, la préparation des régionales en particulier.

 

Les communistes risquent de se retrouver à devoir en quelques jours en novembre se prononcer, région par région, sur des propositions de combinaisons de liste, sans alternative préparée et crédible, alors qu’ils auront été largement écartés de la réflexion. Ce n’est pas parce que cela s’est déjà produit que c’en est plus acceptable.

 

On sent bien un flottement dans la ligne du Comité exécutif. A la Fête de l’Huma, l’accueil fait à Martine Aubry, le discours de Patrick Le Hyaric ont montré une inflexion vers un schéma « union de toute la gauche ». La déclaration « unitaire » avec le PG, le NPA et quelques autres « à gauche de la gauche » du 29 septembre laisse au contraire envisager plutôt des combinaisons « Front de gauche » élargi au 1er tour (ce qui ne signifie pas une différence sur le fond avec la première option). Les expériences locales et les premiers sondages pourront encore changer les éléments de réflexion des directions régionales.

 

On s’achemine vers des solutions différentes un peu partout, issues de calculs politiciens plus que des réalités régionales. A ce jeu d’inconstance, nationalement, le PCF risque de perdre encore plus en lisibilité, de servir de faire valoir aux uns et aux autres, à ses dépens, surtout aux dépens de ceux qui ont besoin de lui pour lutter.

 

Placer le Parti dans cette situation n’est pas acceptable.

 

Aucun scénario de listes n’est à exclure a priori dans la mesure où une ligne politique nationale est discutée et défendue face à nos « partenaires », où le bilan réel des conseils régionaux sortants, des exécutifs comme des élus communistes est fait du point de vue de la résistance à la politique du pouvoir depuis 2004.

 

En ce qui concerne l’Ile-de-France, avec mes camarades de plusieurs sections dont la mienne (Paris 15), nous nous sommes déjà exprimés.

Là aussi, avec surprise et réprobation, nous constatons qu’aucune réunion du Conseil départemental, encore moins d’assemblée des communistes parisiens n’est envisagée.

 

Pour nous, le choix de continuer à cautionner Huchon, président social-libéral affiché, adversaire des nationalisations, partisan de la régionalisation de l’éducation nationale, etc  est impensable.

Cela exclut évidemment toute liste d’union avec le PS au 1er tour. Mais cela exclut aussi le scénario de 2004, de Front de gauche avant l’heure, d’une liste de « gauche » mêlant adhérents du PCF et autres personnalités pour mieux se rallier fidèlement à l’exécutif de M. Huchon, sans critique audible.

 

Nous nous prononçons pour des listes de rassemblement à l’initiative du PCF.

 

Mais dans l’urgence, avant tout, nous demandons qu’un bilan et des propositions soient soumis aux communistes, nationalement, comme régionalement, qu’ils puissent en discuter à tous les niveaux, qu’une ligne nationale et régionale soit élaborée (et non un document alibi après la bataille).

Pour que les communistes sortent le Parti de la politique politicienne !

 

Emmanuel Dang Tran, membre du CN du PCF, pour vivelepcf.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 13:04

Grèce : malgré le jeu de l’alternance, le parti des luttes, le KKE, consolide ses positions



Le premier ministre conservateur sortant, M. Karamanlis ne s’y est pas trompé en convoquant des élections anticipées.

Son gouvernement ne bénéficiait plus d’une légitimité populaire suffisante pour continuer la politique de casse sociale et économique, même prétextée par la crise. Le scrutin ne la lui a pas rendue.

 

Son parti, « Nouvelle Démocratie », a chuté de 42 à 34%, par rapport aux élections de 2007, et perd la majorité au Parlement.

Il passe donc la main à son rival et partenaire, le Parti socialiste, PASOK de M. Papandreou qui progresse de 38 à 44% des voix et disposera d’une majorité et d’une légitimité nouvelle pour continuer, avec plus ou moins de nuances, la politique conforme aux orientations de l’UE et du Traité de Lisbonne.

 

En Grèce, le système de l’alternance présente quelques traits caricaturaux dont la succession à la tête des deux principaux partis, sur trois générations maintenant, des chefs de deux dynasties familiales, signe de la permanence d’un clientélisme politique à tous les niveaux de la société.

 

La montée de la protestation sociale, les nombreuses luttes ouvrières, la révolte étudiante, la colère devant les incendies qui ont ravagé le pays et leurs causes, ont marqué la situation politique des deux dernières années.

L’alternance à « gauche » ne peut pas être son débouché politique. Mais, au sein même du mouvement social, elles peuvent compter sur le Parti communiste grec, KKE, pour porter une perspective politique et la construire.

 

Le KKE est parvenu à maintenir ses positions aux législatives, reculant très légèrement de 8,15% à 7,53% des voix et de 22 à 21 députés. Le vent, entretenu par les media, de l’alternance, du « vote utile » n’a pas emporté le KKE. Il n’a absolument pas effacé les importants progrès précédents (5,9% en 2004).

 

Au contraire, sur la durée, sa ligne de rigueur politique, de défense sans compromis électoraliste du monde du travail et de la jeunesse, ses positions constantes contre l’UE du capital et l’impérialisme, son travail toujours renouvelé pour l’intervention des masses dans la vie politique (loin des discours sur la fumeuse « démocratie participative ! »), permet au KKE de consolider ses positions, y compris électorales, localement comme nationalement.

 

Les tenants du pouvoir en Grèce n’avaient pas besoin de leurs forces d’appoint potentiel qu’ils n’ont pas poussées politiquement et médiatiquement dans la campagne.

Les Verts, montés en épingle ces dernières années, restent en dessous du seuil des 3% qui permettent l’entrée au Parlement : 2,6% contre 1,1% en 2004.

La coalition de « gauche » (Syryza), sorte de « Front de gauche », rassemblant des « communistes repentis » (Synapsismos), des mouvementistes, des trotskystes, des alternatifs… soutenu par le Parti de la gauche européenne, malgré ses nombreux élus locaux obtenus grâce au PASOK, recule de 5,1% à 4,5%, toujours plus loin des 15% que leur promettaient les sondages fin 2008 lorsqu’il fallait canaliser le mouvement des jeunes.

Plus inquiétant, l’extrême-droite orthodoxe gagne deux points à 5,6% contre 3,8% en 2004.

 

Communistes français, nous adressons à nos camarades grecs du KKE nos vives félicitations pour le résultat obtenu, nous savons, au prix d’efforts incessants.

L’exemple du KKE constitue un immense encouragement pour les communistes.

Il montre qu’un parti communiste historique, peut redévelopper, dans son pays, son organisation sur une ligne révolutionnaire conséquente, comme le parti de classe et de masse, au service des travailleurs dans la lutte des classes.

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 01:12

Solidarité avec le NON irlandais: appel commun de partis communistes et ouvriers européens sur le nouveau référendum irlandais


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


22 septembre 2009


Chers camarades,

Vingt-six partis communistes et ouvriers ont désormais signé l'appel commun du Parti Communiste Grec et du Parti Communiste d'Irlande. Nous voudrions remercier également tous les partis qui ont signé et suggéré aux autres partis qui n'ont pas encore signé d'envisager de le faire.

La déclaration sera envoyée à la presse et publiée sur Solidnet aujourd'hui. Nous estimons que le fait que vingt-six partis aient signé l'appel est l'expression d'un grand mouvement de solidarité avec le peuple irlandais et sa lutte pour défendre son Non démocratique de Juin 2008.

La lutte pour un deuxième Non se retrouve désormais à un moment crucial, puisque la classe dirigeante irlandaise, soutenue par la Commission européenne, s'est engagée dans une opération d'intimidation sans précédent visant à pousser les Irlandais à voter pour le Traité de Lisbonne. La Commission européenne s'est immiscée dans le processus démocratique, usant tant de menaces que de promesses d'argent si le peuple votait Oui.

L'expression de solidarité de représentants de toute l'Europe, au-delà des limites étriquées de l'Union Européenne, est une véritable preuve d'internationalisme et de solidarité ouvrière.

Eugene McCartan, Secrétaire général du PC d'Irlande

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Appel commun de partis communistes et ouvriers de pays d’Europe sur le nouveau référendum irlandais - Solidarité avec le NON irlandais


Le refus du Traité de Lisbonne par le peuple irlandais lors du référendum qui s'est tenu l'année dernière, tout comme les refus précédents des Traités Européens et de la Constitution Européenne par d'autres peuples dans plusieurs Etats-membres de l'UE, a créé de grandes difficultés aux gouvernements et à une série de forces politiques qui sont au service des monopoles ainsi qu'à l'UE, cette union inter-étatique impérialiste dont le moteur reste la défense des intérêts du grand capital.


Pour cette raison, en refusant d'accepter le résultat du verdict populaire, Bruxelles, avec le soutien des partis politiques bourgeois en Irlande, oblige le peuple irlandais à revoter, espérant qu'il puisse être effrayé et intimidé au point de changer de décision.


Le Traité de Lisbonne, comme ceux de Maastricht et de Nice avant lui, consolide et renforce la stratégie impérialiste de l'UE favorable aux intérêts du capital monopoliste.


Ce traité en particulier:

Les forces populaires et ouvrières sont désormais plus conscientes du fait que l'UE n'a rien à voir avec les intérêts des peuples. C'est une union du chômage et du sous-emploi, de la casse des droits des travailleurs et de la sécurité sociale, du gel des salaires et des retraites, de la marchandisation de la santé, de la protection sociale, de l'éducation et de la culture. Les peuples d'Europe ont accumulé de l'expérience puisque l'UE et ses traités ne se sont pas révélés dans la pratique être une protection contre la crise économique, mais au contraire, qu’ils ont consolidé les profits du capital qui sont à l'origine de la crise.


Les partis communistes et ouvriers expriment leur solidarité avec le peuple irlandais et nous l’encourageons, une fois de plus, à s'opposer de manière résolue à l'orientation anti-démocratique et anti-ouvrière inhérente à l'UE, à rejeter le militarisme de l'UE et la menace faite à la paix et aux droits populaires qu'elle représente.


Nous les encourageons à résister aux ultimatums de l'UE; à ne pas croire les promesses de modifications, d'améliorations et autres “protocoles sur le respect des droits annexés au traité” qui ne changent pas la nature réactionnaire du traité.


Nous appelons les travailleurs des états membres de l'UE:


L'Europe des multinationales s'est rangée derrière les forces du “Oui”. Nous, partis communistes et ouvriers, en appelons aux travailleurs pour qu'ils se mobilisent et prennent position en solidarité avec la classe ouvrière irlandaise et les autres forces populaires du pays.


Nous appelons le peuple irlandais à garder son sang-froid, à voter « NON » à nouveau et à porter le coup décisif qui marquerait l’abandon de ce traité réactionnaire.

Un tel résultat serait de nature à faire obstacle à l'attaque menée par les impérialistes européens et donnerait un nouvel élan aux luttes de la classe ouvrière et des couches populaires pauvres dans toute l'Europe.

 

 

Les partis signataires:

Parti Communiste du Bélarus 

Parti du Travail de Belgique

Parti Communiste des Travailleurs de Bosnie-Herzégovine

Parti Communiste de Grande-Bretagne

Nouveau Parti Communiste de Grande-Bretagne

Parti Socialiste des Travailleurs de Croatie

Parti Communiste au Danemark

Parti Communiste du Danemark

Parti Communiste d'Estonie

Parti Communiste de Finlande

Parti Communiste de Grèce

Parti Communiste Ouvrier Hongrois

Parti Communiste d'Irlande

Parti des Travailleurs d'Irlande

Parti Socialiste de Lettonie

Parti Communiste de Luxembourg

Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas

Parti Communiste de Norvège

Parti Communiste de Pologne

Parti Communiste Portugais

Parti Communiste de la Fédération Russe

Parti Communiste des Travailleurs Russes – Parti Révolutionnaire des communistes

Parti Communiste de Slovaquie

Parti Communiste des Peuples d'Espagne

Parti Communiste de Suède

Parti Communiste de Turquie

 

Site du Parti Communiste d'Irlande: http://www.communistpartyofireland.ie/

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 00:24

Texte envoyé aux membres de la Commission de Transformation de PCF par José Hernandez.

 

Lors des deux réunions de la commission de transformation auxquelles j'ai assisté, Patrice Bessac nous a annoncé l'ouverture d'un site "Wiki" et notre travail dicté par "une feuille de route" devait être sur ce site avant le 15 août.

En juillet, ne voyant pas arriver l'adresse du fameux " Wiki", j'ai téléphoné à Patrice pour la lui demander. Il ma répondu très sérieusement qu'il y avait un problème technique pour sa création. Une telle réponse, c'est prendre les camarades de la commission pour des idiots ou des malades mentaux.

A ce jour, ce n'est à ma connaissance qu'une dizaine de camarades qui ont rendu leurs "devoirs de vacances".

Patrice Bessac, assisté de Pierre Laurent, nous a indiqué qu'il devait y avoir un travail interactif entre les membres de la commission sous forme d’échanges, de compléments d'analyses etc. A la vue de ces éléments, la mise en place de cette commission est une vaste rigolade et ne sert uniquement qu'à amuser la galerie.

Comment transformer, sans faire une analyse sérieuse de ce qui va bien ou mal dans le PCF ?

Une chose est certaine : la direction du PCF sous la Présidence de Robert Hue a cassé les structures de notre Parti (cellules de quartier, cellules et sections d’entreprises). L'abandon du centralisme démocratique a ouvert la porte à des sociaux démocrates qui ont créé des courants à l'intérieur du Parti, ce qui a entraîné la situation que nous connaissons aujourd’hui. Des preuves ! Lors de notre dernier congrès, des camarades se sont présentés sur des listes alternatives pour être élus au CN sans passer par les fédérations (et pas des moindres !). Pour notre fédération trois camarades étaient sur la liste de Marie-Pierre Vieux sans avoir été élus par la conférence fédérale.

Lors de la première réunion de la commission j'avais indiqué qu'il fallait ouvrir dans le Parti un grand débat sur l'avenir du PCF avec tous les communistes et pas seulement quelques camarades tenant des postes à responsabilité. Il est nécessaire que la transformation de notre parti passe par une consultation nationale. C'est ce que j'ai essayé de faire dans ma fédération. J'ai demandé à tous les adhérents de s'exprimer sur la transformation du Parti et à ce jour un seul communiste a donné un avis sur les statuts du Parti.

Peut-être que les communistes ne voient pas la nécessité de transformer un parti communiste en un parti fourre tout. Dans la situation politique et sociale d'aujourd'hui, les travailleurs, les salariés, les techniciens et cadres, les PME, ont besoin d'un parti communiste qui s'organise dans les quartiers, les entreprises, les commerces, les services publics, pour combattre pied à pied le capitalisme dévastateur.

A propos des rassemblements, des alliances avec les sociaux démocrates (PS-PG, alternatifs, verts et tous les autres), je citerai un passage de Karl Marx dans son manifeste : "en guise de drapeaux, ces messieurs agitaient la besace du prolétaire afin de rassembler le peuple derrière eux; mais, dès que le peuple les suivait, il apercevait les vieux blasons féodaux dont s'ornait leur derrière, il se dispersait avec de grands éclats de rire irrévérencieux».

Redevenons le Parti de la classe des exploités, redevenons le parti des opprimés et des exclus.

Redevenons un vrai Parti Communiste Français.

Redevenons un PCF qui ose  faire des propositions pour construire une nouvelle société".

Jo Hernandez

Fédération du PCF Tarn, membre de la direction fédérale, Secrétaire de la Section de l’Albigeois.

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 19:57

Le PCF serait maintenant « altercapitaliste » ! Un lapsus ou un révélateur de l’état de la direction de notre parti ?


par rédaction de vivelepcf

Dans le numéro daté du 2 septembre du supplément hebdomadaire « Communistes » paraissant le mercredi avec l’Humanité, on peut lire ces phrases dans l’éditorial :

 

« Nous ne voulons pas être complices de renoncements au changement et nous ne voulons pas nous cantonner dans un anticapitalisme sans alternative. Nous sommes clairement altercapitalistes. Fidèles à nos engagements, nous voulons poursuivre, enraciner, élargir la démarche du Front de gauche, sans limitation a priori du périmètre de ce front. » 

 

Le texte est signé de Francis Parny, membre du Comité exécutif national du PCF.

 

Que vient faire le mot « altercapitaliste » ?

Quel communiste, quel révolutionnaire, quel marxiste peut imaginer un « autre capitalisme », un « bon capitalisme », pourquoi pas un « capitalisme à visage humain » ?

 

Peut-être n’est-ce qu’un lapsus ou une faute de frappe, même si on se demande quel autre mot aurait été déformé.

 

Dans ce cas, une rectification s’impose. De toute façon, une correction politique s’impose !

Imaginez un peu que l’on puisse dire et répéter que même le Parti communiste français serait devenu favorable à un « certain capitalisme » !

 

Que « l’anticapitalisme », concept purement négatif, proclamé par d’autres formations politiques aux pratiques fortement influencées par le réformisme et l’électoralisme, ne soit pas une perspective satisfaisante pour les communistes, c’est une évidence.

Mais ce n’est pas pour autant que nous serions devenus adeptes d’un « autre capitalisme ».

 

Que la plupart des partis qui se disent « de gauche » se conçoivent ou soient dans les faits partisans d’aménagements au capitalisme, nous le savons. Mais nous ne sommes pas seulement un « parti de gauche », nous sommes un parti communiste. Et la victoire électorale d’une « gauche » ne saurait tenir lieu pour nous de projet de société.

 

Il est vrai que les congrès successifs du PCF depuis le 28ème et la « Mutation » ont semé le trouble dans la perspective politique que propose la direction du Parti. Subrepticement, au 29ème congrès, le socialisme a été effacé laissant, au 30ème congrès, une « visée communiste » fumeuse, censée advenir sans étape, sans rupture, suivant un processus quasi spontané de « dépassement » du capitalisme (même si le débat sur le sens philosophique du terme « dépassement » n’est pas clos).

Depuis, même cette « visée communiste » a été délaissée. La direction du PCF ne sait plus nommer ce pour quoi elle se bat.

 

Peut-être est-ce pour cela que certains comme Francis Parny pourraient être tentés de donner enfin un nom au point final de la Mutation qu’ils ont engagée.

Ils révèleraient alors jusqu’où mènent les reniements idéologiques successifs : jusqu’à la négation même de notre engagement communiste et de la raison d’être notre parti.

 

Pas question de les laisser aller jusqu’au bout ! Le PCF ne peut pas être un parti pour des « altercapitalistes » !

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:07
 

Elections anticipées en Grèce le 4 octobre 2009 : le vote communiste, le seul pour renforcer la riposte aux projets antipopulaires du pouvoir

 

Le premier ministre grec a décidé de convoquer des élections législatives anticipées le 4 octobre 2009. Son but est clair : que son parti conservateur, la « Nouvelle démocratie » ou son concurrent le Parti socialiste PASOK puisse bénéficier d’une légitimité renouvelée pour poursuivre et aggraver la politique antipopulaire menée au nom de la « crise ».

C’est ainsi que l’analyse nos camarades grecs du Parti communiste grec qui nous ont fait l’honneur d’être présents sous notre stand à la Fête de l’Humanité.

Plus que jamais, le KKE, dont le travail s’ancre dans l’action militante dans le monde du travail, dans l’organisation syndicale apparaît comme la seule alternative. Comme dans d’autres pays, les tenants de l’idéologie dominante ont tenté de mettre en avant une vague coalition anticapitaliste pour contrer l’action des communistes.

L’effet d’annonce de cette coalition opportuniste, Syrisa – Synapsismos, composée de groupes de « gauche alternative » se dégonfle heureusement devant ses divisions, son appât des postes électifs, le flou de ses positions sur le principal, notamment sa collaboration ouverte avec l’UE du capital. Il est fort regrettable que la direction du PCF, dans le cadre du PGE, continue d’entretenir des relations privilégiées avec cette formation.

Nous reproduisons ci-dessous un extrait du numéro spécial du journal du KKE Rizospastis diffusé en français à la Fête de l’Huma. La déclaration de la Secrétaire générale du Comité central, Aleka Papariga (en photo au meeting du 27 septembre à Salonique).

 

Correspondant PCF Paris 15 pour vivelepcf.

 

Déclaration de Aleka Papariga, Secrétaire Générale du CC du KKE concernant les élections législatives anticipées :

 

«Le fait que nous allons vers les élections anticipées, bien sûr sous responsabilité du gouvernement, est directement lié à la crise financière aiguë.

La ploutocratie du pays, les entreprises et leurs partis, ND et PASOK, attendent l’élection d’un gouvernement fort, chacun pour son intérêt.

Ils attendent un gouvernement capable de répondre, non aux problèmes du peuple, mais à la recherche de nouveaux profits capitalistes, un gouvernement capable d’adopter des mesures nouvelles plus rigoureuses, plus sauvages contre les travailleurs.

Nous devons contrecarrer leurs plans et les élections anticipées constituent une occasion pour le faire. Ni la ND ni le PASOK ne pourront prendre de mesures en faveur du peuple. Ils ne le veulent pas, ils ne le peuvent pas.

Le seul espoir du peuple est de les rejeter tous les deux, d’annuler leurs projets, de les affaiblir, de renforcer la mobilisation populaire, afin de pouvoir faire face au nouvel « orage » qui s’annonce.

Une condition préalable est essentielle pour que le peuple devienne plus fort : il faut renforcer le KKE et que les deux partis, ND et PASOK sortent affaiblis des urnes.

Ces deux partis obéissent à la même stratégie. Ils font les mêmes choix – comme c’est le cas dans tous les pays membres de l’UE – conformes à la stratégie du grand capital grec et européen.

En conséquence, oui, les élections anticipées constituent une bonne occasion de faire sortir une perspective nouvelle des urnes, au-delà de ce que les élections européennes n’ont pas donné.»


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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 13:43

Elections en Allemagne : sanction des partis au pouvoir, éclatement de la social-démocratie entre le SPD, die Linke, …

 

Par EDT pour vivelepcf

 

Les élections législatives avaient lieu dimanche 27 septembre en Allemagne.

 

Elles marquent la fin d’une période de quatre ans de « grande coalition », seule formule trouvée à l’issue des élections de 2005, c'est-à-dire d’alliance au pouvoir des partis conservateurs CDU-CSU menés par la chancelière Merkel et du Parti social-démocrate SPD. Mme Merkel restera au pouvoir avec cette fois-ci une majorité stable sans le SPD mais avec le Parti libéral, le FDP.

 

L’analyse du scrutin montre un net recul des partis de la coalition sortante qui ont poursuivi ensemble, en temps de crise, la politique de casse sociale voulue par le patronat allemand dont le passage de l’âge de la retraite à 67 ans est un symbole.

La CDU et sa branche bavaroise, la CSU, perdent 1,5% passant à 33,9%. Le SPD s’effondre passant de 34,2% des suffrages en 2005 à 23,0% en 2009.

 

La débâcle électorale du SPD n’est une surprise pour personne, surtout pas pour les cadres du SPD eux-mêmes qui balançaient hier soir entre tristesse et soulagement.

La « grande coalition » a fait jouer au SPD un rôle de caution de  la politique de Mme Merkel. Elle a fait apparaître au grand jour le consensus CDU/SPD sur les orientations de fond comme sur le Traité de Lisbonne qu’ils viennent de ratifier ensemble.

Le seul sens à donner au vote SPD en 2009 était de permettre de continuer la coalition pour essayer de limiter à la marge, au sein du gouvernement, des excès « libéraux » de la droite. On comprend que cette perspective n’ait guère enthousiasmé les électeurs !

Délivré du discrédit de la « grande coalition », le SPD peut maintenant envisager se refaire une virginité comme force d’alternance à « gauche », avec de nouveaux dirigeants, d’ici les prochaines élections de 2013. C’est exactement la route tracée dès hier par ses chefs de campagne.

Le maintien inattendu du SPD à la tête du Brandebourg, région de l’est, autour de Berlin, où les élections régionales avaient lieu le même jour que les élections fédérales, leur sert de signal encourageant.

 

La sanction des partis sortants est encore plus sensible en voix qu’en pourcentages. La CDU et la CSU perdent 2 millions de voix tandis que le SPD passe de 16,2 millions de voix à moins de 10 millions.

 

Car un autre trait marquant de l’élection est l’augmentation de l’abstention qui progresse de 22,2% à 29,3%, soit 3,2 millions d’abstentionnistes en plus, notamment, comme en France, dans les quartiers pauvres et parmi les travailleurs. Voilà qui relativise également les transferts de voix vers les autres partis.

 

La Parti Libéral, FDP, passe de 10 à 14,5% et gagne 1,6 million de voix, soit moins que ce que perdent la CDU et la CSU. Parti de droite « libérale » assumé sur les questions économiques et sociales, il est le partenaire politique logique et naturel de la CDU/CSU. Les media n’ont cessé de le mettre en avant ainsi que son, relativement jeune leader aux allures de cadre dynamique, Guido Westerwelle.

 

A gauche, les 6,2 millions de voix perdues par le SPD se retrouvent très partiellement dans les autres partis.

On peut présumer que les 800.000 voix (2,0%) remportées par les « Pirates », adeptes de la « liberté » sur internet viennent principalement de l’électorat social-démocrate.

Comme les 800.000 voix gagnées également par les Verts qui passent nationalement de 8,1% à 10,7% des suffrages exprimés, à la suite d’une campagne entièrement autonome, centrée sur les questions de l’environnement et clairement dans l’opposition au gouvernement sortant.

 

Contextes du progrès de die Linke

 

Le parti « die Linke » (en français « la gauche ») progresse de 8,7% à 11,9% par rapport aux partenaires de la coalition électorale de 2005 qui ont fusionné par la suite pour lui donner naissance. Il gagne exactement 1 million de voix.

 

Dans les régions correspondant à l’ancienne RDA, il se maintient à un haut niveau, de l’ordre de 25%, mais plafonne et perd 87.000 voix, malgré le contexte d’effondrement du SPD. Même constat aux élections régionales du Brandebourg.

Aux régionales en Saxe le 30 août dernier, il avait reculé de 3% (de 23 à 20%), comme en général il a régressé aux européennes dans ces régions.

Il demeure que die Linke, héritier du PDS et du SED, constitue toujours l’expression électorale de ceux qui continuent de se sentir (et ont de bonnes raisons pour cela) les victimes économiques, sociales, politiques et culturelles de l’annexion de la RDA par la RFA, vingt ans après.

Pour autant, die Linke représente de plus en plus, et se place entièrement comme un parti institutionnel de gestion social-démocrate, aux côtés du SPD dont il est partenaire au gouvernement du Land de Berlin pour une politique largement identifiée comme « social-libéral ».  

 

A l’ouest, die Linke progresse nettement par rapport à 2005. C’est là qu’il gagne toutes ses voix nouvelles. Le progrès est le plus spectaculaire dans les régions les plus réactionnaires : de 3,5% à 6,5% en Bavière, de 3,8% à 7,2% en Bade-Wurtemberg. Dans la plus grande région et la plus industrielle, en Rhénanie du Nord, il passe de 5,4% à 8,4%. Dans la petite Sarre, chez son leader Lafontaine, il ne progresse que de 18,5 à 21,2%, ayant sans doute déjà fait le plein en 2005.

Il apparaît nettement que die Linke a capté une partie de l’électorat social-démocrate traditionnel, d’autant plus logiquement que Oskar Lafontaine est identifié comme social-démocrate, ayant été premier dirigeant du SPD et ministre des finances de Schröder dans les années 90.

A l’ouest en général, où aucun parti de gauche, « à gauche du SPD », n’a pu réellement exister aux élections depuis les années 50, die Linke représente, même pour ceux qui sont conscients de ses limites, un moyen inédit pour une gauche « radicale » de gagner en visibilité.

 

Pour nous, communistes français, le succès électoral de Linke, même très relativisé par le contexte du SPD allemand, devrait-il représenter un encouragement, un repère stratégique ?

 

Jean-Luc Mélenchon s’est précipité pour saluer die Linke et notamment Oskar Lafontaine auquel il voudrait tant s’identifier en France, oubliant que, comme social-démocrate dans le PS, il n’a jamais joué un rôle national. Mais l’enthousiasme de Mélenchon est logique devant la montée d’un deuxième parti social-démocrate, « de gauche », en Allemagne.

 

Les communistes français n’ont pas les mêmes motifs d’enthousiasme. Nous pouvons comprendre et partager la satisfaction d’amis et de camarades allemands, devant le progrès d’une organisation à « gauche » du SPD, notamment dans la partie occidentale de l’Allemagne.

Mais die Linke, dont le président Lothar Bisky, est aussi président du PGE, représente une voie ouvertement social-démocrate, réformiste, favorable à l’intégration dans l’UE du capital, reniant toute conception du parti communiste et de son rôle dans la lutte des classes.

Le gain électoral circonstanciel de die Linke ne saurait valider sa stratégie ni celle du PGE pour des communistes conséquents.

 

La perspective de die Linke : « resocialdémocratiser » le SPD (Gregor Gysi)

 

Le mérite des dirigeants de Linke, par delà la composition hétéroclite de ses membres et de ses élus (ex-SPD, ex-PDS, même ex-trotskystes…), est de ne pas cacher leur parti pris social-démocrate.

Au soir du scrutin, Gregor Gysi, dirigeant historique de « die Linke » (ex-PDS), a rappelé sa perspective : « resocialdémocratiser le SPD », dont il souhaite la remontée, pour pouvoir gouverner avec lui nationalement aux prochaines élections générales de 2013, régionalement dans le maximum de régions dès maintenant. Et il complète en indiquant que pour se « resocialdémocratiser », le SPD n’a qu’a faire le bout de chemin qui le sépare de « die Linke ».

 

Cette perspective d’union de la gauche était au cœur du congrès extraordinaire de « die Linke » organisé en juin pour préparer les élections. Il y a été par exemple décidé de condamner la retraite à 67 ans mais sans proposer le retour à la retraite à 60 ans pour ménager des possibilités d’union avec le SPD.

 

Plus qu’une défaite de la social-démocratie, les élections allemandes ont montré un éclatement de la social-démocratie allemande, entre un SPD momentanément affaibli, des Verts toujours disponibles et « die Linke », aile gauche qui se charge de jouer le garde-fou « à gauche » et de canaliser l’expression politique de la colère sociale « anticapitaliste ».

 

Die Linke se charge aussi, dans les faits, d’éliminer toute forme d’organisation de la référence historique majeure que représente le mouvement communiste en Allemagne.

 

On est très loin des objectifs que les communistes peuvent avoir en France aussi bien pour l’avenir de leur propre parti, le PCF que pour une véritable alternative politique partant du mouvement réel des luttes qui refuse la politique au service du capital français et européen.

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