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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 00:43

Conseil national du PCF – 15 janvier 2010

 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

 

corinnebecourt.jpg

La défense de l’industrie en France, dans toutes les branches, de l’emploi industriel doit être une priorité nationale. Cela apparaît encore plus nettement dans notre région.

 

Fin novembre, sur les trois départements de Picardie, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits, classés en catégorie A, s'établissait à 90 063, en hausse de 25% en un an.

 

Pour ne citer que trois entreprises: Nexans dans l’Aisne, Goodyear dans la Somme, Continental dans l’Oise illustrent la situation.

D’un côté, le patronat industriel expérimente toutes les méthodes, pressions, chantage, illégalité pour imposer des formes d’exploitation invivables, supprimer des emplois et à court terme des activités en France.

De l’autre, les salariés avec leurs syndicats, résistent avec courage et détermination, mobilisent la population, marquent des points importants. Mais il manque quelque chose.

 

Les responsabilités politiques sont directement posées. Nexans a reçu 58 millions d’euros en juillet du « Fonds stratégique d’investissement » créé par le gouvernement mais liquide les 220 ouvriers de Chauny en décembre.

 

Lors de la manifestation de soutien aux Contis, le 13 janvier à Amiens, nous avons beaucoup discuté.

La situation d’abord qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est celle-ci : ils sont actuellement payés à 65% de leur salaire ; l’entreprise démonte les machines pour les envoyer en Roumanie ; les 1200 lettres de licenciements sont tombées. 1200 VIES BROYEES !

Ensuite, j’ai été frappée des réactions, au milieu de la foule, vis-à-vis des responsables politiques de gauche qui ont pris la parole. Elles étaient sceptiques, dures, même si leur présence était appréciée en même temps.

Le rejet de ce que représentent les dirigeants politiques était facilement palpable mais pourtant j’ai perçu l’attente d’une vraie alternative politique. Je n’ai peut-être jamais autant distribué d’autocollants avec le marteau et la faucille.

 

La démarche nationale du Front de gauche, ne répond pas à ces attentes. Là où il y a besoin de clarté, de repères, de propositions de lutte, elle fait tout comme si on voulait brouiller les pistes. Je ne vous referai pas mon intervention à ce sujet du dernier CN.

 

Pour les régionales en Picardie, la situation est encore plus confuse qu’ailleurs. Il y a des communistes éparpillés sur 5 listes de « gauche ».

 

Je regrette que des partisans du Front de Gauche aient préféré l’union avec des groupuscules au rassemblement des communistes de Picardie, avec comme seul argument préalable, « tous sauf Gremetz et les Communiste en Somme ».

Pourtant, ils avaient fortement participé au succès du Parti en 2004, 11%, le meilleur score national. Reprenant les mêmes orientations communistes suivies depuis 2004, la liste « Colère et Espoir » cherche à réitérer ce résultat et à maintenir l’audience communiste.

 

Il y a des faits encourageants. A Saint-Quentin, une quinzaine de jeunes des 5 lycées sont venus à la rencontre de notre section. Des jeunes décidés, engagés. Leur geste était mûrement réfléchi. Une nouvelle JC s’est constituée. (Vous pouvez consulter les infos sur notre blog http://pcfsaintquentin.unblog.fr )

Nous avons voulu marquer cet événement et la remise de leur première carte d’adhérent lors d’une soirée forte de sens avec la participation de notre camarade Monica Bernatets qui fêtait ces 60 ans d’adhésion et de militantisme au PCF.

 

Comme quoi, notre organisation ne fait pas peur et peut être perçue positivement par la jeunesse, si on continue de se battre pour cela.

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 17:07

Nouvelles des régions. Divisions, confusions dans le PCF : ne laissons pas le « Front de gauche » atteindre son but !

 

Les élections régionales auront lieu le 14 mars. La date limite de dépôt des listes de candidats est fixée au 15 février. Dans certaines régions, va-t-on laisser, du fait du « Front de gauche », le PCF se diviser et se discréditer, jusqu’à cette date ?

On peut se poser la question au regard de la situation dans plusieurs régions. Et force est de constater que les communistes sont plongés dans la confusion.

 

En Bretagne, les adhérents sont appelés à voter une nouvelle fois ce 14 janvier. Et ce n’est pas si simple de s’y retrouver, malgré les apparences.

 

D’un côté : pour ou contre la présence de 14 candidats PCF sur la liste conduite par le PS. De l’autre : pour ou contre une liste « pour une région à gauche, solidaire, écologique et citoyenne » autonome au 1er tour avec une série d’autres organisations.

 

Le président de région sortant, Jean-Yves Le Drian, est membre du PS et est connu entre autres pour son engagement forcené pour « l’Europe des régions ». Sa politique est loin d’être celle des communistes.

Mais si la première option refuse l’émancipation électorale vis-à-vis de lui et du PS, la deuxième prévoit tout autant la participation à l’exécutif PS et implique des partenaires « PG » et autres groupes, pour la plupart récemment issus de la social-démocratie et tout autant partisans, pour n’évoquer que cela, de « l’Europe des régions ».

Les défenseurs de la première option mettent en avant un bilan de l’action des élus PCF dans la majorité du Conseil régional sortant, notamment sur les transports, un bilan sans doute modeste et contestable, mais existant. Et la nécessité de faire élire le plus possible de conseillers communistes.

Dans le cas de la deuxième option, si la barre des 5% était franchie, les candidats, repris et finalement élus sur la liste du PS au second tour, seraient pour un tiers ou moitié issus des autres formations.

Difficile de s’y reconnaître, dans l’une ou l’autre des alternatives, pour les communistes des fédérations de Bretagne qui voudraient que le point de vue communiste soit porté d’une façon plus claire et combative avant et après le scrutin, que le PCF conserve et renforce ses points d’appui. Une option manque depuis le début : celle d’une liste de rassemblement conduite par le PCF.

 

 

En Franche-Comté, au dernier moment, les négociations nationales (et parisianistes) ont laissé la tête de liste au PdG. Cet arbitrage a pris les communistes francs-comtois complètement à contre-pied, suscitant leur réticence et leur réprobation.

Mme Franco, chef de file du PdG, ex-PS, qui dit s’être toujours « sentie de gauche », n’en a cure. Le PCF ne l’intéresse guère. Si les communistes ne veulent pas la suivre, elle pense avoir plus de possibilités d’être élue avec le NPA.

Dans une région où le PCF est traditionnellement relativement faible sur le plan électoral, la logique du « Front de gauche » apparaît sans fard.

Les partenaires actuels (PG, GU) ou éventuels (NPA) du « Front de gauche » veulent les voix et la caution du PCF mais pas les communistes et ce que représente leur parti.

Sans connaître ces développements, les communistes francs-comtois s’étaient, notamment la Fédération de la Haute-Saône, prononcés à 30% pour une liste PCF de rassemblement.

Les faits leur donnent raison.

 

En Ile-de-France, la position de tête de liste régionale pour Pierre Laurent a coûté cher dans les négociations. Mélenchon s’est permis de se moquer (de se « foutre de la gueule » pour parler juste) des communistes en annonçant entre Noël et le 1er de l’an qu’il était exaspéré par les négociations qui lui refusaient la tête de liste et qu’il « faisait ses valises » pour rentrer à Paris. Finalement, les dirigeants du PCF ont concédé 5 têtes de listes départementales aux « autres » sur 8 départements, en plus des contreparties dans d’autres régions. A cela s’ajoute que des « refondateurs » et autres « alternatifs » à qui on avait déjà cédé des places en 2004 se présentent avec les Verts : Gattignon, maire de Sevran en Seine-Saint-Denis, Perreux, vice-président du Conseil général, en Val-de-Marne… 

La situation de l’Ile-de-France constitue un cas d’école. Déjà en 2004, la formule de la « gauche populaire et citoyenne » anticipait sur le « Front de gauche ». Elle « rassemblait » et faisait élire des candidats divers « gauche » qui ont, comme un seul homme, suivi et cautionné jusqu’au sein de l’exécutif régional Jean-Paul Huchon, le président PS du Conseil régional, qui ne cède rien à Georges Frêche en termes de social-libéralisme.

Les marchandages continuent, laborieux, pour la composition des listes départementales. Les communistes, illusionnés un temps par un « Front de gauche », vraiment à gauche et respectueux du PCF, n’en finissent pas d’être détrompés par l’arrogance des PdG et par la pusillanimité des dirigeants PCF.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 11:25

2009 : des avancées importantes pour « faire vivre et renforcer le PCF » en 2010, contre la stratégie de décomposition du parti

 

Il y en a qui pensent, y compris ouvertement parmi les dirigeants actuels ou passés du parti, que le PCF a fait son temps, qu’il doit disparaître.

 

Beaucoup d’autres, dont vraisemblablement une grande majorité de ceux qui se disent communistes, estiment au contraire que le PCF, ce qu’il représente par sa théorie, sa forme d’organisation, son histoire, est plus nécessaire que jamais dans la lutte des classes, pour combattre la politique du capital et porter une perspective révolutionnaire.

 

Chacun son opinion ! Mais le problème, c’est quand les premiers tentent d’imposer leur point de vue aux seconds et d’entraîner le PCF dans leur objectif de faire « autre chose » qu’un parti communiste ou de le noyer dans autre chose.

 

Et notre responsabilité, de militants communistes, de responsables d’organisations du PCF conséquents, c’est d’agir pour que les communistes ne soient pas écartés, pour qu’ils puissent défendre leur parti, continuer à le faire vivre et à le renforcer.

 

En décembre 2006, la réaction massive des communistes a fait échouer la tentative d’effacer le PCF derrière une candidature aux présidentielles issues des personnalités et des groupuscules des « collectifs antilibéraux ».

 

En décembre 2007, à l’assemblée nationale extraordinaire du PCF, les communistes finissaient de repousser les projets de « remise en cause de l’existence même du parti » lancés par la direction après les élections de 2007. L’appel « Pas d’avenir sans PCF », initié par la fédération de la Haute-Saône et la section de Paris 15, signé par des milliers de camarades et sympathisants, a joué un rôle important dans ce résultat. 

 

En décembre 2008, au 34ème congrès du PCF, les débats à la base ont imposé l’affirmation du maintien du PCF et la suppression de l’objectif de sa « métamorphose ». L’action de plusieurs organisations du Parti, avec ensuite le texte alternatif « faire vivre et renforcer le PCF », y a largement contribué, comme à développer, dans la suite d’appels et de textes précédents, une perspective, en positif, de revitalisation du PCF.

 

Le 34ème congrès s’est conclu avec une résolution floue et délibérément confuse. Comme cela était prévisible, la direction, globalement reconduite malgré la montée d’affrontement de personnes et de groupes, n’a pas abandonné ses objectifs d’effacement, de dilution du PCF.

 

En marge du congrès, au mépris des communistes qui le préparaient, la direction sortante avait déjà lancé l’option du « Front de gauche », étroitement coordonnée avec le divorce de Mélenchon d’avec le PS (à la veille de leurs noces d’argent !).

L’année écoulée 2009 nous amène à un double constat.


 

1- Le premier est que « Front de gauche » s’est bien confirmé être le nouvel avatar de la stratégie d’effacement du Parti.

 

Les européennes ont été marqué par une campagne électoraliste tournant le dos aux luttes, par la part belle laissée à l’OPA du PG  par la mise en retrait des positions communistes sur l’Europe au profit des thèses démagogiques de l’ancien chantre de Maastricht Mélenchon. Le résultat électoral ne progresse pas par rapport au seul PCF en 2004.

 

L’interminable préparation des élections régionales, puisque les élections sont la chose qui compte avant tout pour le « Front », illustre encore plus nettement le processus de décomposition dans lequel cette stratégie conduit le Parti.

On laisse le PG, des transfuges de divers partis, de multiples petits groupes plumer la volaille communiste, région par région. Dans le même temps, on arrive dans certaines régions à avoir des candidats PCF sur trois listes différentes (mais aucune communiste !).

 

Dans le pari électoraliste incertain du « Front », le PCF joue le mauvais rôle et est perdant à tous les coups. Il est d’ores et déjà assuré de perdre la moitié de ses sièges. Si le résultat est potable, ce sera grâce aux « autres ». S’il est mauvais, ce sera à cause de lui. Etc.

Pendant ce temps, le soutien politique, réel et efficace, aux luttes, l’impulsion de batailles nationales que l’on peut attendre seulement des communistes, sont délaissés par la direction du PCF.

 

Avec ces partenaires constitués pour la circonstance, le « Front de gauche » n’a rien même d’une alliance électorale mais tout d’une nouvelle formation en devenir, une formation « chapeau » aboutissant à diluer et supplanter progressivement le PCF, son organisation et ses positions historiques, son nom même, pour continuer sa « métamorphose » en formation politique ordinaire, institutionnalisée, électoraliste, dans une aile vaguement « gauche » d’une gauche d’accompagnement du système.

Le spectacle politicien lamentable des négociations pour les listes donne une idée du modèle !

 

On retrouve exactement les objectifs des directions du parti depuis au moins le congrès Martigues en 2000, précisément les perspectives avancées en 2007 et refusées par les communistes.

 

Il ne faut laisser aucune illusion sur le « Front de gauche » et son emballage.

 

Où est le caractère « unitaire » avec des partenaires récemment inventés et insignifiants, sans contenu préalable ?

Où est l’émancipation vis-à-vis de la social-démocratie ? L’allégeance au PS est réaffirmée avec insistance, pour les exécutifs régionaux comme d’ici 2012. Et puis qu’est donc Mélenchon d’autre qu’un socio-démocrate opportuniste, qui ne le cache pas et qui fait maintenant ses avances à Cohn-Bendit ? Le « Front de gauche », c’est une composante de la social-démocratie.

Le fait que, dans certaines régions, des élus PCF sortants s’allient dès le 1er tour avec le PS, ou bien que Robert Hue, toujours précurseur de la liquidation du PCF se range directement derrière Huchon, ne doivent pas créer d’illusions d’optique.

Enfin quelle caution de « gauche » peut représenter le ralliement probable de morceaux d’un NPA déjà en pleine crise ? La mutation de la LCR-NPA se poursuit vers « l’autre gauche » mais toujours dans l’anticommunisme, comme ses alliances électorales privilégiées avec le PdG en attestent encore.

 

La crise qui traverse le PCF s’est poursuivie en 2009, avec ses lourdes conséquences sur les perspectives ouvertes par les luttes, parce que les mêmes causes, la même stratégie sont restées à l’œuvre. Mais sa poursuite n’est pas une fatalité.

 

 

2- Notre deuxième constat pour 2009 est que, sur la lancée des congrès précédents, des résistances se développent et s’organisent dans le Parti, qu’une démarche de reconquête progresse pour « faire vivre et renforcer le PCF ».

 

- L’épisode, inachevé, des marchandages pour les listes aux régionales a exaspéré nombre de communistes, y compris au niveau des directions départementales. Il a éclairé la réalité des objectifs du « Front de gauche », sur la tromperie du 34ème congrès.

 

Pour beaucoup, il est inimaginable de poursuivre sur ce mode jusqu’en 2012, avec à la clef un nouvel effacement du parti et l’absence de candidat communiste.

Par exemple, dans les grandes fédérations du Nord de la France, pas seulement dans celle du Pas-de-Calais, opposante historique à la « mutation », des voix s’élèvent pour refuser de laisser le drapeau du PCF dans la poche.

 

- L’année 2009 a été marquée aussi par des avancées très importantes du côté des organisations qui ont porté les appels et les textes alternatifs des congrès précédents (33ème et 34ème).

 

Une démarche se développe en se précisant et se précise en se développant.

 

A Malakoff le 19 mars 2009, une rencontre nationale a rassemblé des camarades de 30 fédérations et de fixer cette démarche dans un texte de référence, dans la suite du texte du 34ème congrès  « faire vivre et renforcer le PCF » (25% des votes internes):

 

Défense et reconquête du PCF, à partir des organisations du parti et de l’action militante sur des positions de classe, contre la poursuite de la stratégie de liquidation. (lien vers la déclaration de Malakoff).

 

Il était décisif de couper court à certaines ambiguïtés que la préparation précipitée du congrès n’avait pas levées et qui servaient à attaquer la démarche.

 

« Faire vivre et renforcer le PCF » est l’opposé d’une démarche de tendance, qui accepterait dans les faits l’abandon de l’identité communiste du PCF, encore moins d’une tendance de complaisance, derrière untel ou unetelle, pour jouer dans la recomposition en cours et la lutte des places.

Le cadre d’échange et de coordination voulu part des préoccupations des militants et des organisations du Parti dans la lutte, vise à les aider à agir directement dans le parti.

 

La démarche de « réseau » ainsi définie à Malakoff a été ouverte à tous.

En quelques mois, les choses se sont décantées. Les animateurs de « groupes », « un pied dans, un pied hors du parti » (voire des transfuges d’autres partis !), retournent à leur propre ligne. Certains se rangent derrière les refondateurs pour les régionales, d’autres vont avec le POI-PT…

 

En marge, des « personnalités » continuent à suivre leur stratégie individuelle, souvent déroutante, mais qui n’engage plus qu’elles-mêmes.

 

En 2009, de nouveaux progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre de la démarche précisée à Malakoff : dans le mouvement des luttes comme dans le débat interne au PCF.

 

L’échange d’analyses a permis de développer l’action et la propagande de chacun, sur le logement, pour le retrait des troupes d’Afghanistan, sur l’hôpital, aboutissant à une pétition au printemps contre la loi Bachelot, mise à la disposition de toutes les organisations du parti et correspondant à un besoin des militants (non satisfait au moment de la campagne des européennes).

 

Réalisée par la section de Saint-Quentin, une affiche a été éditée et diffusée. Elle répond, comme l’a montré son succès à la Fête de l’Huma, à une attente large des camarades, notamment des jeunes communistes.affiche_fvrpcf.jpg

 

Un stage de formation a été organisé près de Béziers grâce en particulier aux camarades de la section : un succès pour une première initiative de ce type.

 

A la Fête de l’Huma, la démarche a fait un pas qualitatif supplémentaire, très important, avec la diffusion d’un texte de masse sur la situation du PCF (en lien : pour être plus forts face à la politique du capital, faire vivre et renforcer le PCF), signé de quatre organisations du parti (fédérations de la Haute-Saône et du Tarn, sections de Saint-Quentin et de Paris 15), de responsables d’autres organisations du PCF et de membres du CN.

 

C’est là aussi qu’une pétition nationale, largement reprise nationalement, sur La Poste a été lancée avec un contenu beaucoup plus efficace politiquement que les initiatives de la « gauche unie ».

 

Au Conseil national du PCF, mieux et plus largement qu’après le 33ème congrès, des camarades apportent la contradiction à la stratégie actuelle de la direction, démontent le danger du Front de gauche, mais toujours en partant des préoccupations des organisations communistes de base et de propositions d’action.

 

Dans le court espace de débat laissé aux communistes pour les régionales, une argumentation a servi à défendre, selon les réalités régionales, la proposition de listes PCF de rassemblement.

 

L’ensemble de ces initiatives a permis le développement de nombreux contacts « transversaux ». Des communistes isolés, déroutés, parfois écartés, trouvent un point d’appui pour réinvestir leur parti.

 

Ce bilan, non exhaustif, traduit les avancées essentielles réalisées en 2009 dans l’élargissement, la définition d’une mobilisation des communistes (et au-delà) pour la défense et la reconquête du PCF.

 

Il traduit un début de mise en œuvre qui appelle, devant l’urgence de la situation politique générale et de la situation du Parti, un développement rapide.

En 2010, il faudra donner plus d’ampleur et de visibilité aux prises de position et initiatives engagées.

La campagne des régionales demande des analyses, des synthèses sur des enjeux de lutte comme les transports et les lycées. La nouvelle bataille des retraites s’annonce.

 

Un congrès extraordinaire du PCF pourrait se tenir avant la fin de l’année, sans doute dès juin. Des évolutions rapides, des basculements sont à attendre dans la situation de désordre actuel.

 

Partout, il y a écho que les communistes qui ont mis en échec le projet de liquidation en 2007, attendent des points d’appui conséquents pour « faire vivre et renforcer le PCF », comme l’attendent aussi des salariés en lutte. 

 

Raison encore plus impérieuse pour développer la démarche de Malakoff, en continuant à mettre l’accent sur le mouvement réel, les luttes.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 20:14

Les régionales illustrent la supercherie du « Front de gauche » et la poursuite de la stratégie de décomposition du PCF

 

 

S’il y en a un qui ne manque pas d’air, c’est bien Mélenchon ! On n’est pas surpris, il aurait tort de se gêner mais quand même ! « Je suis écœuré par cette négociation sans fin sur les régionales » pleure-t-il. « J’avais mis ma candidature à disposition mais apparemment ça ne permet pas de régler les problèmes que je croyais qu’on pouvait régler ». Et il ajoute (toujours sur Canal+) : « Le temps de la cuisine est en train se s’achever, on va passer à table ».

 

Lui et son PG vont être gavés !  

 

5 têtes de liste régionales sur 22, 19 têtes de liste départementales, 50 élus potentiels et en plus le beau rôle : le « Front de gauche », qui se confond si aisément avec le « Parti de gauche » est vraiment une aubaine pour ces transfuges du PS !

Sans parler des plus d’un million d’euros dont le PCF leur aura permis de disposer, entre les campagnes des européennes et des régionales, pour lancer leur mouvement.

 

Mais il y a à manger aussi pour les plus petits groupuscules. La « Gauche unitaire », avant-garde du NPA dans le « Front de gauche », peine à trouver des candidats pour occuper la petite dizaine d’élus qu’on lui offre.

L’organisation est tellement insignifiante que, pour la faire vivre, son chef, Christian Piquet, proposé tête de liste en Midi-Pyrénées, a dû être embauché, après son départ du NPA, comme assistant au Parlement européen par un élu PCF.

Certains membres de la tendance des « refondateurs » ont créé un groupe extérieur la « FASE » (Fédération de quelque chose) pour lorgner des positions qu’ils n’auraient pas en tant que PCF. De même qu’un mercenaire de la « Mutation » façon Robert Hue, Jacques Nikonoff, écarté d’ATTAC pour soupçon de fraude électorale, tente de capter quelques places pour son « MPEP ».

 

Il y en a d’autres prétendants à la soupe mais arrêtons les sigles indigestes !

 

S’il y en a qui ont toutes les raisons d’être écœurés, c’est bien les militants communistes.

Le Parti est englué depuis des mois dans ces marchandages. D’avance, il est sûr de perdre quasiment la moitié de ses sièges. Les militants sont bafoués dans leur choix, se voient imposer des têtes de liste d’organisations insignifiantes localement, concurrentes du PCF, voire anticommunistes, derrière lesquelles on les invite à se ranger.

 

Dans ce charivari politicien, les media se font les gorges chaudes des déchirures et des difficultés du Parti, dindon de la farce.

Dans plusieurs régions, on va trouver des « communistes » sur 2 ou 3 listes différentes, sans qu’il y ait de liste présentée par le PCF.  

En Ile-de-France, Hue va avec le PS Huchon. Les refondateurs placent leurs pions partout avec Gatignon et Perreux chez Cohn-Bendit. Pour obtenir que Pierre Laurent, successeur annoncé de Marie-George, soit chef de file en titre du « Front de gauche », il a fallu céder 5 têtes de listes départementales sur 8. Etc.

Dans plusieurs régions pour sauver leurs places, éventuellement pour assumer et défendre un bilan, les élus sortants restent sur les listes d’union avec le PS.

Au moins, c’est plus clair !

 

Cette situation est lamentable, encore davantage au regard du développement des luttes dans ce pays. Mais qui d’autre en est responsable sinon l’équipe dirigeante du PCF, même si elle doit l’assumer dans la douleur !

En marge du 34ème congrès, fin 2008, elle imposait la stratégie du « Front de gauche », téléphonée avec Mélenchon.

 

Les projets de remise en cause de l’existence même du PCF après le naufrage de la candidature de la « gauche antilibérale » aux présidentielles de 2007 se sont heurtés au rejet massif des communistes avant la conférence nationale de décembre de 2007.

Par la suite, les communistes se sont prononcés sans ambiguïtés pour le maintien et le renforcement du PCF et ont évacué le mot « métamorphose du parti » du 34ème congrès.

 

Après les « collectifs antilibéraux » de 2006, le « Front de gauche » a été le moyen de poursuivre la stratégie de dilution, d’effacement, disons maintenant de décomposition du PCF, de ce qu’il représente avec sa théorie, sa forme d’organisation révolutionnaires, son histoire.

Malgré le semi échec électoral des européennes de 2009, le procédé reste à l’ordre du jour, toujours à l’occasion d’un rendez-vous électoral rendu électoraliste.

 

Paradoxalement, malgré le spectacle affligeant de la préparation des listes des régionales, le « Front de gauche » est encore tactiquement présenté comme une porte de sortie à la crise dont il est l’instrument: sur la base du poids restant des directions et d’une véritable supercherie !

 

Le « Front » est présenté comme une alliance permettant de s’émanciper du PS.

Mais une alliance, ça suppose un contenu et des partenaires clairement identifiés. Là, l’expression de « Front de gauche » aux élections, la « gauche » tout court, tiennent lieu de programme, régionalement comme nationalement. Et les partenaires sont des groupuscules créés sur mesure.

 

S’émanciper du PS ? Bien sûr, l’idée peut tromper comme la démagogie sans bornes de ceux qu’aucune responsabilité devant le monde du travail ne retient.

Mais avec le petit « éléphant » depuis 30 ans du PS (originaire du POI-PT), depuis 18 ans sénateur PS, Jean-Luc Mélenchon ? De qui se moque-t-on ?

 

S’il fallait encore des exemples : en Languedoc-Roussillon, on laisse des socialistes, repentis ou non, mener la campagne prétendument anti-Frêche (Revol, Ariès).

En Ile-de-France, la stratégie « Front de gauche » est la reproduction de l’expérience de la liste de la « gauche populaire et antilibérale » de 2004 qui a mené ses élus, « alternatifs », « personnalités » ou PCF à rentrer docilement dans l’exécutif de l’ultra (social-)libéral Huchon.

 

Le « Front de gauche », ce n’est pas sortir la direction du PCF de la satellisation au PS, c’est amener le PCF à se diluer dans un ensemble social-démocrate.

Ce qui se proclame la « gauche de la gauche », transfuges à venir du NPA compris, n’est autre que la resucée de cette « petite gauche » toujours dirigée historiquement contre le PCF.

 

Aux camarades, notamment jeunes, qui pourraient être abusés dans des débats internes confus qui tournent souvent aux jeux de rôle, parce qu’ils n’ont pas pu connaître localement le PCF de classe et de masse, affirmons aussi que ce n’est pas à partir d’une combinaison électorale politicienne que l’on construit le rassemblement politique qu’attendent ceux qui luttent.

La campagne des européennes, menée hors des préoccupations du mouvement social (ex : la lutte contre la loi Bachelot), en gommant les positions du NON de 2005 (avec le maastrichien zélé Mélenchon !), en a déjà fait une démonstration.

 

On entend déjà certains dirigeants, spécialistes du fraisage des angles, inviter les communistes déroutés à s’investir maintenant dans la campagne du « Front » comme si de rien n’était. « D’accord, c’est pas vraiment ça qu’on veut, mais maintenant allons-y ! ». Assez de ces formules aussi lénifiantes que dangereuses pour le parti ! Allons aux luttes !

 

Invitons plutôt les communistes à s’investir pendant la campagne (suivant les réalités régionales) sur ce qui devrait fonder le vote communiste, concernant les régions, par exemple contre la marchandisation des transports ou la réforme des lycées, ou concernant les questions d’alternative nationales, comme les retraites.

 

Sinon l’étape suivante se limitera à de nouveaux marchandages avec le PS et Europe-écologie entre les deux tours. Avec le refus de l’alliance avec Bayrou comme seul garde-fou mais point de celle avec Cohn-Bendit [comment nos députés peuvent-ils encore siéger avec l’anticommuniste Mamère à l’Assemblée!].

Ensuite, on partira pour 2 ans de concurrence entre candidates et candidats de la « gauche de la gauche » pour les présidentielles de 2012 pour mieux rentrer dans le schéma d’alternance à « gauche ».

 

Non, l’effacement du PCF dans le « Front de gauche » n’est pas une fatalité.

 

Si la direction ne le fait pas : les communistes peuvent s’opposer à l’OPA du maastrichien Mélenchon sur le PCF !

On entend parfois que le PS n’en finit pas de se diviser. Il serait plus juste de dire que la social-démocratie se multiplie entre un pôle à la mode « Europe écologie » et un pôle de « gauche », le « Front de gauche » phagocytant le PCF.

 

Non merci !

 

Dans plusieurs régions, les directions départementales du PCF ne se sont pas laissé effacer, en particulier dans le Nord-Pas-de-Calais.

Dans beaucoup de régions, la supercherie du « Front de gauche », est démasquée par les entourloupes des négociations. Les doutes sont levés.

 

Souvent aussi, des camarades avaient préparé l’avenir en défendant, aux conférences régionales, la proposition de listes de rassemblement présentées par le PCF.

 

Surtout, nous appelons les camarades individuellement à prendre conscience que les communistes massivement sont prêts à ne plus se laisser entraîner.

 

De congrès en congrès, les mises en garde des camarades qui ont défendu les textes alternatifs « Remettre le PCF sur les rails de la lutte des classes » puis « faire vivre et renforcer le PCF » se vérifient. Au minimum 40% des communistes n’ont pas suivi la ligne suicidaire de la direction au 34ème congrès.

 

L’opposition de fond d’une majorité des camarades, aussi de beaucoup de communistes écartés dans les faits du parti, de militants syndicaux en attente du soutien politique révolutionnaire conséquent, à la ligne de décomposition de l’acquis historique irremplaçable que représente le PCF s’accroît.

C’est elle qui a obligé les « liquidateurs » à reculer en 2007 et 2008, à trouver de nouvelles formules pour continuer d’entraîner ce que représente le PCF vers le réformisme.

 

Il y a là des points d’appui sérieux qu’il est indispensables de faire vivre comme toujours plus d’organisations du PCF, fédérations, sections, cellules, de militants l’entreprennent en prenant leurs responsabilités dans les luttes, pour mettre en échec la Loi Bachelot, la loi antipostale, la casse des retraites, l’abandon de l’industrie etc.

 

C’est le sens, entre autres, de la démarche impulsée en 2009 par l’appel du 19 mars 2009 « Faire vivre et renforcer le PCF ».

 

Ceux qui pensent que le PCF est dépassé ont le droit de le penser. Pas de le détruire !

Ceux qui pensent que plus que jamais c’est l’organisation dont les travailleurs, le peuple ont besoin pour combattre et vaincre le capitalisme, doivent le défendre et se le réapproprier.

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:18

Juin 2010 : un congrès extraordinaire expédié en deux mois ?

 

Les lecteurs de l’Humanité Dimanche daté du 7 janvier 2010, dont les membres du Conseil national du PCF, pourront lire et apprendre que le « 35ème congrès du Parti communiste français » figure sur l’agenda de juin 2010.

 

Statutairement, c’est pourtant le CN qui doit le décider et la question n’y a pas été abordée.

 

Le Comité exécutif doit savoir que les communistes seront engagés dans la campagne des régionales et dans les luttes d’ici fin mars.

Cela laisse deux mois et demi au mieux pour la préparation du congrès extraordinaire.

 

C’est sans doute un temps suffisant pour acter le remplacement annoncé comme secrétaire national par Pierre Laurent de Marie-George Buffet qui souhaite se consacrer à d’autres fonctions. Certes les statuts de 2001 stipulent que le secrétaire national est élu directement par le congrès. Mais cela seul vaut-il l’investissement?

 

Sinon que veut-on régler en 2 mois ?

Ces « transformations » du parti qui complétaient au 34ème congrès la « métamorphose », mot abandonné devant le rejet des communistes. La commission créée ad hoc s’est à peine réunie. Ce serait un vrai coup de force.

 

S’agit-il alors d’inscrire dans le marbre d’un congrès la ligne stratégique du Front de gauche en vue des élections présidentielles et législatives de 2012 ?

Ce serait plus encore qu’un coup de force !

La préparation politicienne, lamentablement laborieuse, des listes pour les régionales du « Front de gauche » suscite, dans toutes les régions, la colère et l’exaspération des communistes, l’incompréhension de beaucoup de ceux qui se reconnaissent dans le parti.

 

La stratégie du « Front de gauche » se dévoile : c’est le choix de laisser « plumer la volaille communiste » par une branche dissidente de la social-démocratie pour parfaire la « mutation-disparition » du PCF.

 

La crise du Parti s’accentue devant les incohérences, les tensions qui se développent, plus gravement encore avec son éloignement du terrain des luttes.

 

Une remise à plat totale de cette stratégie d’effacement du PCF et de ce qu’il représente est plus que jamais nécessaire.

 

Mais il y a tout à redouter qu’un congrès précipité vise à maintenir la même ligne destructrice, de plus en plus désavouée, même au prix d’un rafistolage.

 

Ce n’est pas ce dont ont besoin les communistes et le pays.

 

 

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 22:35

A lire : « De l’Indochine coloniale au Vietnam libre » par Albert Clavier

Albert-Clavier.jpg

Nous ne saurions trop recommander la lecture passionnante du livre autobiographique de notre camarade Albert Clavier. Son parcours de communiste est singulier.

Engagé, au plus jeune âge, par erreur puis malgré lui, dans le corps expéditionnaire en Indochine, il prend conscience de l’injustice et de l’horreur de la guerre coloniale. Le Viet-Minh rentre par hasard en contact avec lui et découvre un anticolonialiste, un communiste.

Albert Clavier fait ensuite le choix hautement conséquent d’accepter de rejoindre la résistance, l’armée populaire. Ce qui le conduit à être un témoin et un acteur, dans des conditions très difficiles, de la guerre d’Indochine de l’autre côté, du bon côté, avec les expériences humaines et politiques extraordinaires que cela a représenté. Il apprend même le vietnamien dans les montagnes.

Là-bas, il se trouve dans une situation quasi unique pour mettre en pratique la ligne du PCF telle qu’Henri Martin, d’une autre façon, l’a si courageusement personnifiée.

Après 1954, interdit de retour en France (condamné à mort par contumace), il reste au Viet-Nam libre, assiste et participe à l’essor, contrarié par la pression étrangère, de l’Etat socialiste au nord. Intégré au parti, il est témoin de l’intérieur de la lutte d’influences et de l’offensive maoïste qui l’atteignent dans les années 60.

Puis il est amnistié et rentre en France puis part en Hongrie, autre volet d’une position peu commune d’observateur des expériences socialistes du 20ème siècle.   

Fort de cet engagement, Albert Clavier continue inlassablement, depuis son retour en France, à défendre l’existence de notre grand parti dont sa vie a illustré, dans une position très spéciale, certains des plus beaux combats.

Nous reproduisons ci-dessous l’article de l’historien Alain Ruscio consacré au livre d’Albert, publié dans l’Humanité du 18 octobre 2008. Plusieurs sections du PCF font une diffusion militante du livre (contact : pcf15@wanadoo.fr)

 

La seconde patrie d’un républicain sincère qui combattit pour libérer le Vietnam

De l’Indochine coloniale au Vietnam libre. Je ne regrette rien,

d’Albert Clavier, Éditions Les Indes Savantes, 2008, 208 pages, 23 euros.

Voilà un parcours clairement décrit… et fièrement revendiqué ! Albert Clavier a lié sa vie (au point, parfois, souvent, de la risquer) au combat du peuple vietnamien, il y a plus d’un demi-siècle. Jeune, à dix-huit ans, il s’engage, en 1945, dans l’armée, sans trop, à vrai dire y avoir réfléchi. 1945 : fin d’une guerre, celle menée victorieusement contre le nazisme ; mais aussi début d’une autre, que le colonialisme français va imposer aux peuples d’Indochine. Et, très vite, notre soldat bien peu motivé va comprendre que ce conflit-là n’est pas le sien. Contrairement à bien d’autres, il s’interroge, il cherche à comprendre le Vietnam, il ouvre le dialogue avec des gens du peuple. Au point de commettre des imprudences : la sûreté risque de le repérer. En décembre 1949, il rejoint les rangs de l’armée populaire. « Déserteur » ? L’auteur préfère mettre des guillemets : « Je ne trahis pas mon pays, ma patrie. Je l’aime et je suis fidèle à ses idéaux, liberté, égalité, fraternité, en soutenant la lutte de libération d’un peuple. » Commence alors une partie de sa vie dont le récit, pour le lecteur, pour l’historien, est la plus captivante. Car ce témoin partage tous les combats, toutes les aspirations des maquisards, mais aussi toutes leurs souffrances, leur vie rudimentaire. Albert Clavier décrit remarquablement bien le climat politique qui régnait alors dans les rangs du viêt-minh : confiance en la victoire, fraternité vraie, égalité, parfois égalitarisme, entre les hommes. Sans masquer cependant la méfiance, çà et là, de la part de cadres hostiles, voyant des traîtres partout. Le livre montre également la montée en puissance de la lutte, passant de la guérilla à l’organisation d’unités aguerries, jusqu’à l’assaut final de Dien Bien Phu. L’auteur précise d’ailleurs qu’il s’est toujours refusé à participer aux combats - et, d’ailleurs, les Vietnamiens n’avaient ni le besoin, ni la volonté de le lui demander -, ne voulant en aucun cas tirer sur ses compatriotes. Que faire alors ? Il participe à la propagande en direction des soldats du corps expéditionnaire, notamment en étant l’un des voix françaises de la radio.

Puis, après Diên Biên Phu et l’arrivée à Hanoi commencent dix années tout aussi intéressantes, mais bien moins exaltantes. C’est alors le quotidien d’un socialisme en construction que Clavier nous décrit. Avec, là encore, une sincérité qui ne cache rien. L’épisode de la maoïsation du Parti vietnamien, qui aboutit à des méfiances détestables, est par exemple décrit. Saluons au passage le portrait de Duong Bac Mai, un grand militant justement réhabilité, victime de cette maoïsation. Albert Clavier, qui ne peut supporter cette évolution, est isolé. En 1963, dépité, il quitte cette terre du Vietnam où il vient de passer ses meilleures années. Le reste n’est pas moins intéressant, mais sans conteste moins spectaculaire : une permanence au siège de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, à Budapest, un travail particulier, à Interagra, dans les affaires avec le monde socialiste d’alors. C’est pourtant, encore et toujours, au Vietnam que sont consacrées les dernières pages du livre. Malgré les cicatrices du passé, malgré les incertitudes du présent (le maoïsme égalitariste est bien loin…), Albert Clavier observe sa seconde patrie et écrit : « Je ne regrette rien. »

(*) Dernier ouvrage publié : Cambodge An 01, Les Indes savantes 2008.

Alain Ruscio, historien (*)

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 16:51

Succès et développement du site http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Depuis sa création, nous avons voulu consacrer une part importante de ce site « vive le PCF » à l’actualité du mouvement communiste international.

 

En France, nous sommes confrontés à la persistance de l’anticommunisme et, sur un autre plan, à la stratégie continue d’abandons par la direction du PCF, des positions du Parti, de sa forme d’organisation et de sa théorie révolutionnaire, au service de la lutte des classes.

 

Aussi avons-nous jugé primordial de faire connaître que des partis communistes dans le monde, malgré les difficultés, entendent le rester dans l’intérêt des travailleurs de leur pays, que le vent du réformisme, sinon du révisionnisme depuis 1989, rencontre des oppositions dans nombre de pays, dans nombre de partis communistes. Notamment en Europe face au « Parti de la gauche européenne » lié à la Commission européenne. 

 

Depuis avril 2009, nous avons développé le site http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/  en parallèle de http://vivelepcf.over-blog.fr/ .

Le résultat est plus que concluant en termes de nombre de contributions, sous forme de traductions ou d’analyses propres, comme en termes de visites.

 

Devant ce succès, nous décidons de transférer définitivement la partie de ce site consacrée à l’international vers le nouveau. Seuls continueront d’être mis en ligne les appels internationaux de Partis communistes, des articles concernant précisément le PCF ou des articles de partis étrangers à contenu théorique.

 

Les anciens articles, par pays, sont conservés dans la rubrique «  mouvement communiste international ». Une fenêtre à gauche de la page d’accueil informera des dernières publications du site international.

 

L’ensemble du site va connaître une refonte.

 

Bonnes lectures,

Bonne année 2010,

 

Administration du site vivelepcf

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 17:27

Une campagne d’affichage pour le cinéma : anticommuniste et diffamatoire.

 

L’anticommunisme devient-il un faire-valoir du cinéma ou est-ce l’inverse ?

 

film-anti.jpgPresque tous les kiosques à journaux parisiens sont parés depuis quelques jours de l’affiche d’un film roumain, « les Contes de l’âge d’or », qui doit sortir assez confidentiellement sur les écrans le 30 décembre 2009.

Jusque là rien à dire sauf que cette affiche comporte sur un tiers de sa surface une citation célèbre, mais déformée, de Georges Marchais sur le « bilan globalement positif des pays socialistes ».

 

L’impact commercial de cette publicité est incertain. Sur ce plan, il est intéressant de constater que le nom de Georges Marchais reste un repère largement significatif.

 

Mais l’intention politique de l’opération publicitaire, elle, ne fait pas de doute.

Il s’agit d’illustrer, en prolongeant la campagne récurrente de l’idéologie dominante, le leitmotiv selon lequel le PCF aurait défendu sinon cautionné aveuglément des régimes peu recommandables, tantôt pitoyables, tantôt horribles. Comme on invite à déduire que le communisme l’est en lui-même.

 

Un film « de là-bas » fait fonction sinon de preuve, du moins de témoignage.

Même et surtout pour l’immense majorité qui n’ira pas le voir. Et aussi pour tous ceux qui ignorent qu’il est financé par les capitaux français du producteur « Why Not Productions », liés au cinéma « le Panthéon » (repaire parisien de « nouveaux » philosophes vieillissant dans leur jus anticommuniste).  

 

D’après les critiques, le film, qui était présenté à Cannes, dépeint de façon humoristique des scènes de la vie quotidienne dans les années 70 et 80 qui peuvent être aussi bien interprétées comme des formes d’arrangements avec le régime que laisser planer une certaine nostalgie. On est loin d’une peinture de tragédie. Et pourtant, c’est en Roumanie que cela se passe, pays du bloc socialiste qui était loin d’être le plus avancé économiquement et politiquement et où, dès le début des années 80, les acquis du socialisme étaient remis en cause par Ceaucescu.

 

Mais l’affiche des distributeurs français n’est pas qu’intellectuellement malhonnête. Elle est proprement malhonnête.

 

Georges Marchais n’a jamais prononcé la phrase qui lui est prêtée : « le bilan des pays communistes est globalement positif ». Les résolutions de congrès du PCF et son secrétaire général ont estimé que le « bilan des pays socialistes l'était ».

Jamais, le PCF n’a considéré que les pays de l’est avaient atteint le stade du communisme, ce qu’ils ne revendiquaient pas non plus eux-mêmes.

Les mots ont un sens précis : socialisme, communisme. Bien sûr cela dérange certains propagandistes de la gauche caviar, qui usurpent le nom de « socialiste ». Mais cela ne les autorise pas à falsifier la citation de Georges Marchais.

 

Le PCF et Georges Marchais lui-même sont revenus sur cette expression de « bilan positif ». La formule des années 79/82 caricature à nos dépens la vérité que nous voulions et voulons défendre.

Nous ne pouvions pas et nous pouvons pas accepter de laisser jeter les acquis précieux et incontestables des expériences socialistes issues de la Révolution d’Octobre, pour ces peuples eux-mêmes mais aussi, dans un cadre de lutte de classe mondiale, pour les peuples opprimés et les travailleurs du monde entier. Mais contrairement à la logique comptable, le positif n’efface pas le négatif et vice versa. L’analyse nécessaire des erreurs, parfois tragiques, de ces expériences ne peut se résumer à une soustraction. Nous en étions déjà bien conscients en 1980. Nous le sommes encore plus aujourd’hui.

 

Justement, parce que les mots socialisme et communisme ont un sens, que ces perspectives ouvrent toujours la voie à une société nouvelle libérée de l’exploitation capitaliste.

 

A leur façon, en les combattant, les publicitaires le reconnaissent comme le vice rend hommage à la vertu.

 

La direction du PCF doit exiger la suspension de la campagne d’affichage et la rectification publique du mensonge sur les propos prêtés à Georges Marchais.

 

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 19:28

Anticommunisme « vert de gauche » : Voynet débaptise la place Benoît Frachon à Montreuil !


 

En 2008, Dominique Voynet (également sénatrice) est élue maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec les voix et le soutien implicite de la droite. Cela semble une spécialité des Verts que Noël Mamère a lancée à Bègles (Gironde) dès 1989.

Non contente d’avoir « mis fin à 70 ans de communisme », Mme Voynet s’atèle, à la façon des maires de droite du département, à éradiquer les acquis et les symboles de la municipalité ouvrière. C’est ainsi que dans son projet de réaménagement du centre-ville, elle veut éliminer tout bonnement le nom de Benoît Frachon que porte actuellement une esplanade.

Nul besoin de faire l’offense à Mme Voynet de lui rappeler que Benoît Frachon (1893-1975) fut un grand dirigeant du PCF, une personnalité marquante de la Résistance et, encore davantage, un grand dirigeant syndical, secrétaire général de la CGT de 1945 à 1967. Elle sait très bien qu’il n’était pas qu’un simple riverain de Montreuil-sous-Bois.

Mme Voynet pousse le vice jusqu’à proposer de remplacer le nom de Benoît Frachon par celui d’Aimé Césaire, histoire d’essayer de dresser les progressistes les uns contre les autres. Elle se déclare aussi prête à renommer du nom de Frachon une petite place devant le siège de la CGT un peu comme certains maires sont prêts à faire plaisir à un gros employeur de leur ville.

Communistes, nous ne pouvons que nous associer aux actions des Unions départementale et locale de la CGT, à celles des camarades de Montreuil contre la manœuvre anti-cégétiste, fondamentalement anticommuniste qui traduit aussi une forme de révisionnisme historique.

frachon_1936.jpg

 

 

PS : Voilà aussi qui doit faire réfléchir sur les choix de certains dirigeants de notre parti de siéger dans le même groupe parlementaire que les députés « verts » ou de soutenir Europe-écologie aux prochaines régionales avec un anticommuniste encore plus virulent, Cohn-Bendit.

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 17:33
Pour une fois, une revue de presse régionale qui traduit une réalité qui donne de l'optimisme aux communistes!

quinzelyceensontprisleurcarteaupcmedium.jpgEXTRAIT DU COURRIER PICARD:

 

Samedi 19 Décembre 2009

« Engagez-vous, camarades ». Les lycéens se sont vu remettre leur carte jeudi au siège du PCF en présence d'une militante depuis 60 ans (à dr).

15 lycéens s'engagent dans la jeunesse communiste, mouvement périphérique au PCF. L'illustration que la jeune génération s'implique bien en politique. Et ne souhaite pas rester inactive surtout en cette période de crise.

La politique, un truc de vieux à l'embonpoint proéminent, une chose ringarde et inutile excepté pour faire plaisir à l'ego de certains et certaines ?

À Saint-Quentin, les jeunes UMP démontrent le contraire en multipliant les initiatives. Parfois futiles, comme la caravane UMP cet été débutant son parcours sur la plage de l'Hôtel de ville. Parfois plus profondes, telle la participation au livre blanc de la candidate aux régionales Caroline Cayeux.

Et voici que de l'autre côté de l'échiquier politique, le PCF trouve du sang neuf, très neuf. 15 lycéens se sont vu remettre jeudi au siège de la section locale leur carte à la jeunesse communiste. Un mouvement indépendant du parti mais qui entretient des liens de consanguinité.

Corinne Bécourt, membre du conseil national du PCF, se souvient du jour où les jeunes ont frappé à la porte de la section : « Ils étaient motivés, connaissaient beaucoup de choses sur le parti ». Un engagement nullement dû à une crise d'adolescence ou à une idée passagère donc, mais une démarche pensée, réfléchie « alors que ce n'est pas si évident que cela, à une époque où l'on dit ” tous pourris” d'adhérer à un parti. »

« Staline, nous n'avons pas connu »

L'avenir du PCF, s'incarne entre autres en Aurélien, 20 ans, scolarisé au lycée Condorcet. « Quand je suis devenu majeur, j'ai commencé à m'intéresser davantage aux choses de la vie et donc à la politique. » Les idées de la droite étant « confuses » pour lui, il a étudié celles des partis de gauche, s'est documenté dans des bouquins, auprès d'amis.

Non, il ne souhaite pas être élu, car il n'accepte pas la notion de « chef ». Mais il aimerait faire passer ses idées par des actions. D'ailleurs, sans qu'on le lui demande, il se lance : « Il faut arrêter de dire que c'est la crise, la crise, cela fait des années qu'elle existe… »

À ses côtés, Loïs, 17 ans, a lui eu « la chance d'avoir un papa communiste » dirait-on pour pasticher le titre d'un film. Mais il ne veut pas apparaître comme le fiston influencé; il a lu les idées de l'UMP, du PS… « Je n'ai pas accroché. Ma lecture, c'est le manifeste du PC, Karl Marx… ».

Lui aussi, c'est l'action, l'action, l'action. « Nous l'URSS, Staline, on n'a pas connu, ce n'est pas ce que nous défendons », souligne-t-il, signifiant par là que les idées évoluent, au parti de la faucille et du marteau.

À ses côtés jeudi, Gwenaëlle, 15 ans, en est au stade de se forger une culture politique. En toute modestie, elle confie que ce sont des amis qui l'ont incitée à adhérer au mouvement : « Je suis venu à une réunion, ça m'a plu.»

Jeudi, pour la remise de leur carte, le parti a invité une camarade de la section de Chauny, Monica Bernabets, qui contemplait du haut de ses 60 ans de Parti communiste, ces petits jeunes plein d'ardeur.

Une femme qui a abrité dans sa cave deux Algériens recherchés par l'OAS, qui a mené plusieurs grèves, milité lors de multiples campagnes électorales. Un modèle de lutte pour les lycéens. Alors non, la politique n'est décidément pas qu'un truc de vieux à l'embonpoint proéminent.

CYRIL RAINEAU

 

 

AISNE NOUVELLE (extrait):

Cure de jouvence chez les communistes
Les membres fondateurs de la nouvelle Jeunesse communiste de Saint-Quentin ont été accueillis jeudi dans le local du PCF.

Après quelques années de sommeil, la section saint-quentinoise de la Jeunesse communiste (JC) est en phase de réveil. À l'origine, une quinzaine de lycéens et d'étudiants, dont certains ont fait connaissance lors de la dernière Fête de l'Humanité, décidant le mois dernier de pousser la porte du local du Parti communiste français (PCF), rue de la Pomme-rouge.

 


« On les a reçus et écoutés au cours d'une réunion », explique Corinne Bécourt, membre du conseil national du PCF. « Nous avons eu de bons échanges sur les idées. On voyait vraiment qu'ils avaient une vraie réflexion sur les valeurs et la politique. Ils savent ce qu'ils viennent faire chez nous. »
Les motivations de ces jeunes, âgés de 15 à 20 ans et dont la carte de membre leur a été remise jeudi par Monica Bernatets - qui fête aujourd'hui le 60e anniversaire de son adhésion -, reprennent les grands thèmes de l'engagement communiste post-1991 : contre le racisme, le capitalisme et les réformes d'un gouvernement de droite, notamment sur l'Éducation nationale. « Les idées du PCF m'ont plu. Elles doivent être véhiculées par les jeunes parce qu'ils écoutent davantage d'autres jeunes », assure Baptiste, étudiant en histoire à Amiens après avoir été « le coco de Saint-Jean-et-La-Croix. »
« Le PS ne me correspondait plus »
Pour lui, comme pour les autres, le choix du PCF, aujourd'hui dans une conjoncture difficile, reste celui d'un militantisme de gauche.
À 17 ans, Loïs confesse une passion pour « les défis ». « Faire remonter le parti en est un »,

affirme cet élève du lycée Condorcet. « Le PS ne me correspondait plus. On a souvent une image négative du communisme à cause de l'URSS et du stalinisme. Moi, je parle plutôt du communisme qui combat le système capitaliste. »
« Ce renfort de jeunesse fait énormément plaisir. C'est important par rapport à la situation économique actuelle, notamment en Picardie », assure Jean-Luc Tournay, secrétaire de la section locale, lui-même membre d'une JC dès l'âge de 14 ans. Et pas surpris de voir le PCF faire rêver. « S'ils viennent chez nous, c'est parce qu'on a décidé d'avoir une ligne un peu plus révolutionnaire que le parti. »
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