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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 04:55

8ème rencontre des organisations de jeunesses communistes d’Europe, Bruxelles, 16 et 17 mars 2010

Déclaration commune (traduction edt pour vivelepcf)
8th-Meeting-of-European-Communist-Youth-Organisations.jpg
Les délégués qui ont participé à la 8ème rencontre des organisations de jeunesse communistes d’Europe, qui s’est tenue à Bruxelles les 16 et 17 mars 2010, sous le slogan “ La lutte des jeunes communistes contre la barbarie capitaliste, l’anticommunisme et pour le socialisme” ont adopté la déclaration suivante :

Depuis la dernière rencontre des organisations de jeunesses communistes d’Europe en novembre 2008 à Barcelone, la crise capitaliste s’est approfondie dans les pays européens et les attaques contre les droits de la classe ouvrière et contre la jeunesse se sont encore intensifiées. Les jeunes travailleurs sont les premières victimes du chômage, de l’extension de la précarité, de la remise en cause des acquis sociaux, des changements des systèmes de protection sociale, de la privatisation des services publics, de la destruction de l’environnement, de la marchandisation de la santé, de celle de l’éducation liée aux besoins des monopoles en travailleurs diplômés, privés de droits, flexibles et dociles.

Ces évolutions négatives confirment que l’apparition et l’approfondissement de la crise capitaliste servent à mettre en œuvre les mesures contre les travailleurs et les peuples qui ont été décidées, il y a des années, à l’unanimité dans l’Union européenne, par les gouvernements néolibéraux et socio-démocrates ensemble. Ces mesures sont intégrées à la stratégie de Lisbonne.

Ces évolutions confirment, une nouvelle fois, le caractère impérialiste de l’Union européenne, qui n’a rien à voir avec une coopération entre les peuples d’Europe. Avec la mise en œuvre du Traité de Lisbonne et de nombreux « plans d’austérité », le caractère structurellement antipopulaire de l’Union européenne est devenu encore plus évident, dirigé vers la satisfaction des intérêts des monopoles, dans les conditions actuelles de la crise et de l’intensification des contradictions capitalistes.


Dans le même temps, nous concentrons notre attention, avec grande inquiétude, sur l’intensification des antagonismes entre puissances impérialistes, les Etats-Unis, l’Union européenne, des puissances impérialistes montantes comme la Russie, à un niveau international et régional. Le processus d’intégration de l’UE dans la stratégie des Etats-Unis et de l’Otan, ainsi que dans ses aspects militaristes, interventionnistes, avec la « Stratégie de sécurité commune », le prouve. Les rivalités pour le contrôle des grandes voies commerciales, pour le gaz et le pétrole, prennent une importance centrale. Le risque de nouveaux conflits, de résurgence d’anciennes tensions militaires et de nouveaux crimes de l’impérialisme contre les peuples s’accroît.


Nous rejetons les théories bourgeoises et opportunistes sur la « moralisation du capitalisme » qui accusent de la crise la corruption et l’avidité de quelques dirigeants et monopoles bancaires tout en disculpant le capitalisme lui-même. Ces théories répandent des illusions sur « l’humanisation du capitalisme ». Elles veulent enfermer les luttes de la classe ouvrière et de la jeunesse dans l’objectif d’une illusoire meilleure gestion du système.

Au contraire, la crise capitaliste est une crise de surproduction. Ses causes résident dans le mode de production capitaliste, dans la recherche du profit. La crise est inévitable dans le cadre du mode de production capitaliste. Aucune forme de gestion, aucune intervention de l’Etat ne peuvent débarrasser le capitalisme de ses crises.

La manifestation de cette crise met en évidence la vitalité de l’analyse par Marx de l’économie capitaliste et de l’analyse par Lénine de l’impérialisme. Elle montre les limites historiques du capitalisme et le besoin de son renversement révolutionnaire. Elle confirme la nécessité de la lutte pour une autre voie de développement, la voie socialiste.


Nous saluons les luttes des travailleurs et des jeunes dans les pays européens contre les mesures antipopulaires. Nous montrons clairement que la crise doit être payée par ceux qui en sont responsables, le grand capital et ses représentants politiques. Non par le peuple. Nous condamnons les représentants politiques des monopoles et ces forces qui appellent les travailleurs au sacrifice, à « l’union nationale » et à la « collaboration » avec les capitalistes afin de surmonter la crise. C’est un appel à la soumission et à d’autres sacrifices pour les profits du capital et la perpétuation de sa domination.

Nous pensons que dans les conditions actuelles, de nouvelles possibilités d’action existent pour les communistes. La crise aide la jeunesse à tirer de nouvelles conclusions. Les organisations de jeunesse communistes portent la grande responsabilité d’organiser les luttes de la jeunesse pour assurer la satisfaction des besoins de son temps, pour le plein emploi, la stabilité de l’emploi, pour une éducation, une santé et une protection sociale entièrement publiques et gratuites pour tous. Les organisations de jeunesse communistes doivent contribuer à la riposte non seulement pour défendre les droits acquis mais pour en conquérir de nouveaux (après tout, du point de vue des jeunes générations, presque tous les droits gagnés les années passées ont été abolis), non seulement pour la conquête de droits nouveaux, mais aussi pour porter le coup décisif au système capitaliste lui-même, pour la bataille sans répit contre la domination du capital, pour une solution politique alternative, le socialisme.


De nos jours, la richesse produite, la productivité du travail et le développement de la science et des technologies permettent de satisfaire tous les besoins actuels des peuples, de réduire le temps de travail, d’éradiquer le chômage et d’élever le niveau de culture et d’éducation des travailleurs. Il n’est plus possible que les moyens de production et la science soient propriétés privées et utilisés pour exploiter les travailleurs et produire toujours plus de profit. Il est nécessaire qu’ils deviennent propriétés sociales et qu’ils soient développés selon l’intérêt des travailleurs, dans une société où il n’y aura pas d’exploitation de l’Homme par l’Homme, où le développement sera basé sur l’égalité entre Etats souverains et où les peuples seront maîtres de leur avenir, délivrés des interventions impérialistes. Cette société, c’est le socialisme. La nouvelle génération a tout intérêt à se battre du côté de la classe ouvrière pour cette société nouvelle, une société de paix et de solidarité entre les peuples.

Nous sommes certains que cette vérité, alliée à l’action révolutionnaire des organisations de jeunesse communistes, sera source d’inspiration pour la conscience et pour l’action de la majorité de la jeunesse. Nous nous engageons à redoubler d’efforts pour disqualifier l’anticommunisme, la propagande contre le socialisme et les mensonges à propos de la construction socialiste au 20ème siècle, que les capitalistes, leurs idéologues politiques, et leurs représentants utilisent pour empoisonner les esprits des jeunes. Ainsi nous serons capables de défendre l’apport et la supériorité du socialisme, de déclarer que le socialisme est la seule véritable solution alternative pour l’avenir de l‘humanité.

L’avenir nous appartient.

 

Liste des organisations de jeunesse communistes qui ont participé à la 8ème rencontre :  

1. KJOe – Autriche ;
2. COMAC – Belgique
3. YCL - Grande-Bretagne
4. EDON – Chypre
5. KSM – République Tchèque
6. MJCF – France
7. SDAJ - Allemagne
8. KNE – Grèce
9. UNGKOM - Norvège
10 JCP – Portugal
11 RKSM (b) – Russie
12 SKOJ – Serbie
13 UJCE – Espagne
14 CJC – Espagne
15 YOUTH TKP – Turquie

La FMJD était présente comme observateur, représentée par son président, le camarade Tiago Viera

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 15:43

En 2007, Marie-George Buffet n’a pas eu besoin d’un congrès pour se mettre en congé du secrétariat national.

 

Depuis la publication des travaux du Conseil national du PCF des 27 et 28 mars dans le supplément « Communistes » de l’Huma, l’incompréhension gagne parmi les communistes. Comment peut-on justifier de convoquer un congrès extraordinaire, s’étalant sur trois jours à la mi-juin, en laissant à peine quelques semaines aux adhérents pour le préparer ? En pleine bataille sur les retraites, alors qu’il y a tant besoin de débats stratégiques de fond.

 

Une des raisons invoquées par l’équipe dirigeante est la nécessité de remplacer au plus vite Marie-George Buffet comme secrétaire nationale puisqu’elle a exprimé le choix de se retirer de cette responsabilité.

 

Des camarades commencent à faire remarquer qu’en 2007, elle n’a pas eu besoin d’un congrès du PCF pour « se mettre en congé » de ce poste et devenir la candidate aux élections présidentielles de la « gauche populaire et antilibérale ». Ils ont raison.

 

Elle l’avait annoncé dans un communiqué de presse puis le Conseil national l’a entériné le 5 janvier 2007. Voici les termes du rapport de Michel Laurent : « Nous devons tout d’abord tenir compte de la décision politique de Marie-George Buffet de suspendre sa fonction de secrétaire nationale du Parti communiste français. Elle propose que son intérim soit assuré collectivement. »

 

Pourquoi ne pas faire de même cette année, en attendant qu’un prochain congrès, préparé dans des conditions respectant l’expression démocratique des communistes, procède à l’élection statutaire d’un nouveau secrétaire ?

 

Le remplacement de Marie-George Buffet ne justifie pas la convocation du congrès.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 15:40

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

  manu-96pppLes interventions lors de ce CN le reflètent. Dans la plupart des régions, l’expérience du Front de gauche a conduit à de profondes divisions dans le parti, à un fort mécontentement des communistes, pour le moins, à une demande d’un vrai débat sur le sens de cette orientation stratégique.

Dans ce contexte, tenir un congrès précipité ressemble à une fuite en avant de l’équipe dirigeante. En deux mois, entre le CN du 16 avril et le début de la phase finale le 17 juin, nous savons tous pertinemment que ce congrès se fera largement sans les communistes. La direction prend même la précaution de ne pas mettre en question la poursuite du Front de gauche.

Le rapport de ce matin confirme la volonté de passer en force. Il relève de la méthode Coué à destination des communistes. Même du point de vue des objectifs affichés du Front de gauche, on ne peut pas, on n’aurait pas intérêt à tourner la réalité à ce point là.

 

Comment parler de succès électoral du Front de gauche ?

Je ne vais pas ergoter sur les chiffres. Par rapport aux européennes de 2009, il n’y a pas de progrès sensible. Par rapport aux régions où il y avait des listes PCF en 2004, il y a globalement recul, gros recul en voix.

Mais le plus grave est ailleurs. Le Front de gauche est passé, il a fait passer le PCF, à côté de la colère populaire. Le vote sanction ne s’est pas ou très peu porté sur le Front de gauche mais, avant tout, de façon inquiétante sur l’abstention voire sur le PS, pire encore sur le FN. La déconnexion entre Front de gauche et montée des luttes devrait être aussi au centre de nos préoccupations.

 

Quand j’entends Marie-George expliquer à nouveau que le but c’est que le FdG soit « plus fort dans la gauche pour faire bouger le curseur de la gauche plus à gauche », je constate ce décalage avec la perspective d’alternative politique que recherche le mouvement social.

 

Qu’apporte le FdG au PCF ?

Des voix ? Non ! Les partenaires ont un ancrage insignifiant. L’apport du Parti de gauche, drainant une petite part de l’électorat social-démocrate, est marginal. Les voix des listes aux régionales sont principalement des voix qui se seraient portées sur le PCF mais il en manque beaucoup.

Des sièges ? Encore moins. Beaucoup d’autres en ont fait le dur constat : le parti perd la moitié de ses sortants, sans qu’on voie un intérêt à ce sacrifice.

Le FdG n’a en effet apporté aucune lisibilité, aucune visibilité aux positions communistes, mais au contraire un nouvel effacement du Parti et du sens du vote communiste. Les listes se sont constituées, dans la douleur, sans contenu, sans bilan.

Je l’ai dit, le FdG a provoqué de nouvelles divisions dans le Parti et un recul de notre propre organisation.

Enfin ceux qui attendaient du Front de gauche une rupture avec l’alignement sur le PS sont lourdement détrompés. Les images des trois dames ensemble entre les deux tours, Marie-George avec Martine Aubry et Cécile Duflot a un effet catastrophique pour nous. La gauche plurielle revient avec un PCF encore plus réduit à une force d’appoint. A deux exceptions, dont le Nord-Pas-de-Calais, nos élus restent ou rentrent dans les exécutifs des présidents de région PS réélus.

Le comble, c’est aussi qu’on laisse le beau rôle à Jean-Luc Mélenchon qui se démarque, sans se gêner, du parti où il a fait toute sa carrière.

Il est temps de réfléchir au rôle qu’on laisse jouer ou que l’on fait jouer à Mélenchon. Avec le FdG, on lui permet d’être mis en valeur partout. Dans le même temps, dans le PCF, c’est un repoussoir. Sans parler des contacts tendus avec les adhérents du Pg, souvent prétentieux et anticommunistes.

 

Qu’ils partagent ou non mon analyse, les communistes ont tous besoin d’un débat de fond qui remettent toutes les choix stratégiques, imposés précédemment, à plat. Pas d’un congrès précipité qui laisse de côté les communistes et tous ceux qui dans les luttes ont besoin du parti communiste. D’une façon ou d’une autre, il faudra que les communistes trouvent les moyens de reprendre la main sur les débats et la vie de leur parti.

 

Il est plus que regrettable que la question principale de la période, les luttes et notamment la bataille des retraites, soit éludée de ce CN. Sur quoi contribuons-nous au rapport de force pour mettre en échec le gouvernement et dégager la perspective politique sans laisser patienter jusqu’en 2012 ? Sur une unité de la gauche de la gauche ? Ou sur un rassemblement contre tout allongement de la durée de cotisation et tout report de l’âge de départ ? Défendre le système solidaire par répartition, pour un départ effectif à 60 ans dans de bonnes conditions implique de reposer la question du retour aux 37,5 annuités et de défendre, sans transiger, la place centrale de la cotisation sociale dans le financement. Discutons-en ! Agissons !

 

Je vois que je n’ai plus le temps d’évoquer la situation en Grèce (la dette publique) et l’action du Parti communiste grec…

 

Voir aussi : CN du PCF des 27 et 28 mars 2010 - débat sur la tenue d'un congrès "d'étape"

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 20:21

Conseil National du PCF des 27 et 28 mars 2010.

 

Intervention d’Eric Jalade, fédération du Tarn

 

ericjalade

 

Sur le bilan des élections.

 

Nous avons tenu dans la semaine  un Conseil Départemental, avec un échange approfondi sur le bilan, à la fois de la campagne et sur les résultats.

Les communistes, au-delà de leurs appréciations sur la stratégie, se sont largement mobilisés dans la campagne, avec notre tête de liste départementale, qui est aujourd’hui élue communiste à la région.

 

Si nous maintenons une élue dans le Tarn, au total, en Midi-Pyrénées, ce sont 4 départements qui n’auront plus de conseiller régional communiste.

Entre les deux tours, nous avons subi notamment les conséquences d’un mauvais accord avec les autres formations du Front de gauche, notamment avec le PG – accord conclu par la direction nationale de notre parti – et qui minore notre influence, avec 4 élus (au lieu de 9), 2 élus pour le PG (qui avait 2 sortants ex-PS) et un élu pour la Gauche Unitaire.

Notre objectif était de peser davantage dans les majorités pour infléchir les orientations prises à la région : avec 4 élus communistes sur 69 élus de gauche (socialistes, radicaux et Europe Ecologie), nous pesons bien moins aujourd’hui qu’avant l’élection et c’est le PS qui se trouve renforcé. C’est le même phénomène ailleurs.

Le bilan au plan national est, au mieux, très mitigé.

Il n’est pas bon en nombre d’élus, puisque nous perdons environ la moitié de nos conseillers régionaux.

En termes chiffrés, les listes du Front de gauche (alliées au NPA dans 3 régions) obtiennent un peu moins de 7% ; si l’on compare avec les élections européennes, il faut ajouter alors dans ces trois régions le résultat cumulé du NPA et du Front de gauche -  en faisant cette comparaison, on parvient à un résultat de 7,24% pour les européennes. On est donc plutôt devant une stagnation que devant un progrès électoral.

Dire le contraire, c’est quand même, me semble-t-il, prendre vraiment des libertés avec la réalité.

Cela n’enlève rien aux bons résultats obtenus dans certaines régions, en particulier les 4 régions où nous dépassons les 10% des suffrages exprimés, où, vous aurez remarqué comme moi, c’étaient des communistes (élus connus et respectés) qui conduisaient ces listes.

 

La donnée principale de ce scrutin, c’est un vote sanction à l’encontre du pouvoir et de la politique de Nicolas Sarkozy.

De prime abord, les principaux bénéficiaires de ce vote sanction, ce sont le Parti Socialiste (phénomène encore amplifié en Midi-Pyrénées), Europe Ecologie et – plus inquiétant, le Front National.

Bien entendu, l’abstention participe fortement de ce vote sanction. La carte de l’abstention recoupe assez largement celle du Front National. Eric Dupin relevait à juste titre dans « les Echos » que « la grève des urnes et le soutien au parti d’extrême droite ont ainsi été plus marqués dans les régions industrielles » les plus touchées par la crise. Ainsi, dans notre département, dans le sud du département et dans plusieurs secteurs industriels particulièrement touchés par la hausse du chômage (+17% en un an, avec un niveau qui était déjà supérieur à la moyenne régionale et nationale). Plusieurs enquêtes indiquent que 62% des ouvriers et des employés se sont abstenus, contre 47% des cadres supérieurs. De même, le Front National réalise entre 19 et 22% chez les ouvriers.

Le décrochage des couches populaires et du monde du travail – qui se sont largement abstenus- dans un contexte de crise exacerbée, où les difficultés quotidiennes s’accroissent pour de plus en plus de Français (le médiateur de la République J.P. Delevoye rappelait que 15 millions de nos compatriotes terminaient le mois avec – de 100 €), cela doit être notre premier sujet de préoccupation.

 

Dans un contexte de luttes (dans de nombreux secteurs, notamment dans l’Education Nationale et chez les postiers, dans le Tarn ces dernières semaines), nous ne sommes pas parvenus à capitaliser de manière significative et à incarner le vote sanction contre la politique de la droite et du MEDEF.

Pour le coup, à l’aune de ce fait politique essentiel, il me semble difficile de souligner, comme le fait le rapport, que « le Front de gauche s’ancre et s’enracine », au lendemain de ce scrutin.

 

Toute notre action doit se tourner vers la conquête et la reconquête des milieux populaires, des salariés, en partant des préoccupations et des souffrances quotidiennes de notre peuple.

De ce point de vue les propositions du rapport (par exemple celle de mener une bataille idéologique d’ampleur sur la question des retraites) me semblent intéressantes.

De même, nous devons être à l’offensive contre la réforme des collectivités territoriales, c’est un enjeu décisif pour la démocratie, notamment pour la défense des communes ; nous pourrions aussi impulser des luttes sur la question du logement …

Mais pour porter ces propositions et ces batailles, il y a besoin d’un parti, d’un parti de classe et de masse.

 

Deux mots sur le congrès et sur les transformations du parti.

 

Beaucoup de camarades, et c’est l’avis de la quasi unanimité d’un CD comme le mien, pensent que tenir un congrès en quelques semaines, au lendemain d’une campagne électorale, ce n’est pas sérieux.

Sur les transformations du Parti, j’ai entendu tout à l’heure Patrice Cohen-Séat nous dire qu’il fallait impérativement avancer dans le choix de la transformation du parti, en oubliant, fortuitement, j’imagine, d’évoquer que les communistes ont très majoritairement décidé de continuer et de faire vivre le PCF.

On voit donc bien aujourd’hui que certains souhaitent utiliser le Front de gauche pour parvenir à une métamorphose (même si le mot n’est plus en vogue) du PCF.

La gravité de la crise du capitalisme, l’urgence à trouver les voies d’une alternative à la politique du capital, démontrent le besoin pour notre peuple d’un parti communiste à l’offensive, tout le contraire d’un effacement du PCF.

 

L’urgence aujourd’hui, c’est vraiment de travailler à rassembler les communistes dans l’action – c’est une demande des communistes et cela devrait vraiment être le rôle de la direction du parti.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 18:24

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010

 

Intervention d’Alain de Poilly, fédération du Val-de-Marne

 

 

alaindepoily

J’ai fait partie de ceux qui ont voté pour la poursuite du Front de gauche, parce que je pense que nous ne gagnerons pas tout seuls la bataille contre le capitalisme. Mais déjà, au dernier conseil national, j’avais émis une crainte au vu des premières négociations, celle que, dans ces négociations, le parti communiste passe sous la table.

 

Or, force est de constater aujourd’hui, au vu des résultats, que nous sommes effectivement passés sous la table. Bien sûr, les résultats sont inégaux, mais globalement, nous passons de 185 élus en 2004 à 95 élus en 2010.

 

Dans le Val-de-Marne, où on progresse légèrement en pourcentage et où le Parti communiste représente 95% des militants et de l’électorat du Front de gauche, nous avions 4 élus communistes en 2004 et nous n’avons plus que 2 élus PCF aujourd’hui.

 

Alors pourquoi notre parti a-t-il dans cette élection perdu environ 50% de ses élus ?

 

D’abord parce que le Front de gauche n’a pas créé la dynamique électorale attendue. C’est donc un échec. Mais surtout parce que, dans les négociations, nous avons privilégié l’intérêt du Front de gauche sur celui du Parti communiste. Nous avons négocié avec de très petits partis qui n’existaient pas électoralement. En conséquence, nous avons accepté de partager avec eux notre propre électorat.

Il suffit pour s’en convaincre de constater que là où le Front de gauche fait ses meilleurs scores, c’est là où le Parti communiste est le plus dynamique.

 

Aussi un Front de gauche qui fait perdre au Parti communiste la moitié de ses élus n’a pas d’utilité, donc pas d’avenir.

 

Il faut donc changer la nature de ce Front de gauche en y intégrant plus d’acteurs du mouvement social et moins de dirigeants de mini-partis, grands consommateurs de mandats électifs. Il faut en faire un front de luttes qui s’appuie sur les mouvements populaires.

 

Mais sur le plan électoral, il faut arrêter que ce Front de gauche soit mortifère pour le Parti communiste.

 

Nous allons avoir des élections cantonales l’année prochaine. Je vous rappelle que notre parti a fait un score de 8,77% à ces élections en 2008. En 2011, allons-nous accepter de perdre la moitié de nos conseillers généraux au profit du Parti de gauche, de Gauche unitaire et des Alternatifs ? Avec les conséquences que cela entraînera automatiquement sur les élections sénatoriales et par conséquence sur les moyens dont notre parti disposera dans l’avenir pour conduire la lutte contre le système capitaliste. 

 

Je pense que l’usage qui a été fait du Front de gauche est contraire au vote des communistes sur la poursuite du front de gauche. Il y a détournement d’usage, parce que nous avons permis au Front de gauche de se comporter comme une nouvelle force de gauche, comme un nouveau parti au détriment du Parti communiste.


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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 09:01

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris, dans le débat sur la tenue d’un congrès extraordinaire, dimanche 30 mars (ce débat ne fera pas l’objet de résumés d’intervention dans le supplément « Communistes » de l’Huma)

 

Un congrès, c’est quelque chose de sérieux pour les communistes, pour le Parti communiste français. Même un congrès extraordinaire, même un congrès « d’étape ».

 

Surtout s’il doit durer trois jours et embrasser autant de questions qu’on nous le propose. Aussi bien sur la situation politique en général que concernant le Parti en particulier, il y a bien une exigence de débats approfondis parmi les adhérents. C’est le moins que l’on puisse dire. On ne peut pas dire que la stratégie du Front de gauche s’impose d’elle-même.

 

Donc vraiment, ce n’est pas sérieux, ce n’est pas responsable de décider d’un congrès du PCF aussi précipité. Deux mois, c’est à peine le temps entre la réunion du CN du 16 avril qui va lancer le processus du congrès et le 17 juin quand sa phase finale doit débuter. Autant dire qu’il se fera sans les communistes.

 

Convoquer ce congrès aujourd’hui, c’est, de la part de l’équipe dirigeante, qu’elle le veuille ou non, donner un signal de défiance en direction des communistes, un signe qu’elle veut faire passer une stratégie en force, notamment en vue de 2012.

 

Le congrès d’étape servirait à faire acter la poursuite de la stratégie du Front de gauche sans même que la question soit mise en discussion.

[Remarques. 1. Le texte de résolution finalement adopté par le CN le montre bien. 2. Rappelons que, contrairement aux affirmations du rapporteur, le 34ème congrès n’a pas décidé du « Front de gauche » mais du principe « fronts » et que le partenariat avec Mélenchon s’est conclu, juste quand il a quitté le PS, alors que la phase de discussion de notre congrès était achevée dans les sections].

 

Le congrès d’étape servirait à forcer la poursuite de « transformations », notamment statutaires, du Parti dans le sens de la « métamorphose » refusée au 34ème congrès. La présentation qu’a faite Patrice Bessac hier, absconde comme plusieurs l’ont fait remarquer, montre qu’il existe un projet déjà bien ficelé. Pourtant la commission créée spécialement l’an dernier sur le sujet ne s’est réunie qu’une seule fois officiellement.

 

Un autre calendrier est possible.

Tout le monde comprend que le congrès ordinaire, qui devrait avoir lieu en décembre 2011, soit avancé en juin 2011, au vu de l’échéance électorale. D’accord.

Mais rien n’oblige à tenir un congrès extraordinaire en juin 2010, de surcroît au moment de la bataille pour les retraites.

Puisque l’on évoque les décisions du 34ème congrès, une n’a pas été tenue de façon satisfaisante. Chaque année doit être convoquée une assemblée des animateurs de section. Le 5 décembre 2009, cette réunion a été complètement bâclée (pour cause de préparation des élections et de tractations laborieuses avec le Front de gauche). Pourquoi ne pas tenir sérieusement cette réunion à l’automne 2010 en lui donnant l’ordre du jour adéquat ?

 

Le Conseil national doit adopter un calendrier qui respecte les communistes et tiennent compte des priorités des luttes.

 

[Remarques.

Claude Fainzang, notamment, a aussi demandé un report de la date du congrès extraordinaire dans son intervention de samedi.

Cette autre proposition de calendrier a été rejetée très largement par le CN avant le vote sur la résolution.

Certains ont évoqué la nécessité de tenir un congrès pour acter le remplacement de Marie-George Buffet par Pierre Laurent. Y a-t-il besoin d’un congrès de trois jours pour cela avec un ordre du jour si chargé ? Cela ne peut-il pas attendre ? Il est bien imaginable de désigner Pierre Laurent par exemple « coordinateur national » en attendant le congrès normal].

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 00:25

Conseil national du PCF des 27 et 28 mars 2010

 

Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

dominiquenegriJe fais partie de ceux qui se sont prononcés contre « l’offre politique » qui a ouvert la voie aux listes du Front de gauche pour les régionales.

Je constate aujourd’hui qu’elles n’ont pas répondu aux exigences du mouvement social. Elles n’ont pas non plus répondu aux objectifs affichés : « faire bouger le centre de gravité » de la gauche et gagner « un maximum d’élus communistes ».

 

Alors que les luttes n’ont cessé de se développer et de s’étendre à de nouveaux secteurs, le Front de gauche n’a pas été perçu comme un relais.

Le « carton rouge » au gouvernement s’est exprimé avant tout par l’abstention, puis par le progrès relatif du PS et d’Europe écologie [sans parler là du FN].

En termes d’élus, le résultat est navrant pour le PCF qui recule de 185 élus en 2004 à 95 en 2010. En Rhône-Alpes, c’est pire avec la perte de 9 élus sur 15, en Isère, de 2 sur 3.

 

L’absence de toute ligne d’émancipation du PS est une cause de ce résultat. Avant le 1er tour, l’objectif de victoire de toute la gauche a été systématiquement mis en avant. Après le 1er tour, les négociations pour la fusion des listes se sont faites en défaveur du PCF, y compris au sein du Front de gauche.

 

Il est indispensable d’analyser le phénomène de l’abstention. Il y a bien perte de confiance dans les représentants politiques mais aussi rejet des jeux politiciens, attente d’une alternative. Quand notamment 69% des ouvriers s’abstiennent, il s’agit d’une abstention de classe qui nous interpelle comme communistes. On ne peut pas nier le problème, comme certains tenants du Front de gauche, en proclamant d’autorité que ceux qui votent FdG seraient les plus « politisés ».

 

A Saint-Martin d’Hères, l’abstention atteint des sommets dans les quartiers les plus populaires, jusqu’à 72% dans certains bureaux. C’est dans les mêmes bureaux que nous obtenons nos meilleurs scores, de l’ordre de 30%.

 

Globalement, dans la ville, nous faisons 20,20%. C’est le meilleur résultat du département et je crois même de la région. L’activité continue de la section du PCF a beaucoup joué.

Mais nous faisons la même analyse qu’aux européennes. Les voix du Front de gauche correspondent à la carte des voix communistes mais il en manque un très grand nombre. Les comparaisons avec la cantonale de 2008 et la législative de 2007 le montre nettement, y compris dans les autres communes incluses dans la section.

 

Quand nous entendons certains dire que sans les partenaires du Front de gauche, nous aurions perdu encore plus d’élus communistes, mes camarades et moi-même nous répondons : « chiche, voyons voir ! »

Il est clair aussi que la présence sur la liste de tous les maires PCF de l’Isère et de la sénatrice ont permis de garder des voix.

 

J’entends dans le rapport de Pierre Laurent que le Front de gauche doit dépasser le rassemblement de sommet et la collection de sigles. On a encore commencé à l’envers. On l’avait déjà dit à propos des collectifs anti-libéraux. N'avez-vous pas, camarades, l'impression de tourner en rond ?

 

« Front social », « front populaire », « front intellectuel » ? Je propose que nous avancions enfin en reprenant par le début : faire vivre le PCF, reconstruire l’activité des cellules. Pour cela, il faut sortir de cette stratégie d'effacement du Parti, redonner la priorité à la lutte des classes, redonner confiance dans le PCF. D’ici 2012, libérons-nous des discussions interminables et spécieuses comme en 2006 : affirmons que nous présenterons un candidat PCF !

 

L’abstention vient souligner le rôle du PCF dans ce que le rapport caractérise, à juste titre, comme une période d’exacerbation de la lutte des classes. Cessons de rester enfermés dans une perspective et une activité institutionnelles ! Dans la bataille des retraites, ne soyons pas « aux côtés » du mouvement en attendant 2012 mais dans le mouvement pour contribuer à gagner tout de suite une rupture !

Cela passe aussi par des positionnements clairs et affirmés en toute indépendance. Il est très important que le PCF réaffirme des positions de référence pour défendre la retraite à 60 ans, pour combattre l’allongement de la durée de cotisation et au contraire exiger son retour à 37,5 années, pour défendre le financement solidaire par répartition par la cotisation sociale.

La reconstitution de l’électorat communiste ne peut être que la conséquence de notre action dans ces batailles se joue la perspective politique.

 

Il y a matière à nourrir un congrès du Parti. D’autant, la façon dont se sont déroulés ces régionales a mis les communistes en colère un peu partout, que le Front de gauche a divisé le Parti comme jamais.

Mais c’est d’un vrai congrès du PCF dont les communistes ont besoin ! Pas d’un congrès, organisé à la hâte en 2 mois, complètement contrôlé, de fait, par la direction! Pas d’un congrès verrouillé pour ficeler le Parti dans les mêmes choix d’ici 2012 !

 

Tenons le vrai congrès, sérieusement, avancé à juin 2011 ! D’ici juin 2010, accordons enfin la priorité aux luttes : retraites, hôpital, finances publiques…

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:13

Conseil national du PCF des 27 et 28 mars 2010

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

claudefainzang

Après les élections régionales : les communistes n’ont globalement pas de quoi être satisfaits. L’abstention oblige à tout relativiser. Elle a concerné aussi notre électorat et ceux qui auraient le plus intérêt à voter communiste. On ne retrouve pas les voix des cantonales de 2008, où nous avions fait 9% seuls, avec une meilleure participation.

 

La stratégie du front de gauche n’a pas été une bonne opération pour les communistes. Nous avons encore vécu une période électorale avec effacement du Parti : pas ou peu de tracts et d’affiches du Parti, pas de sigle PCF sur le bulletin de vote du 2ème tour, toutes les forces du Parti mises dans le Front de gauche.

 

Le nombre d’élus PCF passe de 185 à 95, 11 au lieu de 18 en Ile-de-France. L’Humanité Dimanche n’a pas publié la comparaison, région par région, avec 2004. Elle est éloquente.

 

NON, il ne faut pas continuer dans cette voie, dans laquelle le rapport de Pierre Laurent enferme pourtant tous les rendez-vous à venir. Ne refaisons pas des collectifs antilibéraux, même si on en change le nom. Pour 2012, il faut commencer à poser le principe d’une candidature communiste. C’est une condition, actuellement, pour promouvoir un projet communiste et pour assurer la cohésion du Parti.

 

Ne faisons pas comme le Parti communiste espagnol, qui s’est fondu dans la Gauche unie (Izquierda Unida) jusqu’à presque disparaître. Maintenant, nos camarades essaient de se sortir de cette stratégie.

 

Dans la période, la priorité doit être accordée aux luttes, et pas seulement dans les mots. Pour être efficaces, montrons-nous offensifs dans nos initiatives et nos propositions.

Sur les retraites notamment. Mettons en avant des arguments simples mais convaincants contre les projets du gouvernement.

Faire travailler les plus de 60 ans ? Mais 3 à 7 millions de plus jeunes sont au chômage !

La démographie n’est qu’un prétexte: c’est ne pas tenir compte des gains de productivité du travail.

La capitalisation a du plomb dans l’aile avec la crise et la chute de la bourse. Les retraités et les futurs retraités américains ont vu leur épargne retraite, placée sur des fonds de pension, fondre de 27% en 2008.

Comment laisser parler de « déficit » de la branche vieillesse (7 milliards d’euros en 2009), quand il est fabriqué par les 33 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales ! Posons clairement l’exigence de leur suppression !

La défense de la cotisation sociale, base du financement solidaire, est centrale. Méfions-nous d’effets pervers de la proposition de taxer les produits financiers qui nous en détourneraient. On ne peut pas asseoir le financement de la Sécurité Sociale sur des revenus financiers. La question de la cotisation nous permet aussi de faire le lien avec nos propositions pour l’emploi, les salaires, la réindustrialisation de la France…

 

Sur la proposition de congrès : il faut être plus clair sur l’objet du congrès de juin 2010 par rapport au congrès de juin 2011.

Si le congrès d’étape a pour but la relève de Marie George Buffet, un jour suffit. Mais 3 jours ! Pour quoi faire ? Une chose m’inquiète : le rapport de Pierre Laurent parle davantage du Front de gauche que du Parti.

Le congrès dont les communistes ont besoin, c’est d’un congrès qui porte sur le Parti, qui ouvre une large réflexion et qui puisse remettre en question le Front de gauche.

Pas d’un congrès pour faire le forcing, pour imposer le Front de gauche en vue des élections à venir (cantonales de 2011, présidentielles et législatives de 2012) et continuer la stratégie d’effacement du PCF.

NON à ce congrès précipité ! Il ne peut pas avoir lieu décemment en juin. Et il faut demander l’avis des communistes sur son ordre du jour.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 22:21

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010

 

 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne


 

corinne-becourt.jpgEn Picardie, un autre choix était possible, celui de rassembler les communistes.

Ceux qui se sont réclamés du « Front de gauche » ont préféré en écarter certains camarades en préalable et faire des listes avec des candidats, trouvés difficilement, pour représenter d’autres formations groupusculaires ou inexistantes.

 

Le président PS de la région, Gewerc, voulait affaiblir durablement le PCF. Il a réussi.

Au 1er tour les listes « Colère et espoir », à l’initiative de communistes dont Maxime Gremetz, n’atteignent pas les 10% nécessaires pour se maintenir ou pourvoir négocier dans de bonnes conditions.

Comme il l’avait annoncé dans la presse, Gewerc a ainsi pu « tenir Gremetz et les élus communistes sortants hors course ».

Mais il a fait d’une pierre deux coups. A la surprise des intéressés, le PS a aussi éliminé le « Front de gauche » entre les deux tours.

Il n’y a plus d’élus communistes au Conseil régional.

 

Nous devons bien mesurer le gâchis pour le PCF qu’ont représenté les divisions des communistes avec la stratégie du « Front de gauche », telles que des camarades de nombreuses autres régions viennent aussi de les décrire.

En Picardie, si tous les communistes étaient partis unis, nous aurions pu faire 12%, et même plus avec la dynamique que cela aurait créée.

 

Je fais remarquer quand même aussi que les listes, à l’initiative de communistes, conduites par Maxime Gremetz et Jean-Luc Tournay dans l’Aisne obtiennent 6,26%, celles du Front de gauche, 5,25%. Comme quoi, partir avec une étiquette communiste ne fait pas fuir l’électorat !

 

En Picardie comme ailleurs en France, les grands vainqueurs sont le PS et l’abstention (sans parler des non-inscrits). Rien ne permet de justifier l’idée d’un succès national du Front de gauche. Surtout pas la perte de la moitié des élus PCF.

L’opération « Front de gauche » ressemble de plus en plus à un remake des « collectifs antilibéraux » préparant un remake de la « gauche plurielle ». L’autonomie vis-à-vis du PS n’a été qu’un leurre.

 

Mais je ne veux rester que sur ces constats. La campagne à Saint-Quentin a aussi permis de mobiliser les camarades, d’aller à la rencontre des jeunes à la sortie des bahuts, de pousser les débats à l’entreprise comme à « Le Creuset » ou avec les cheminots. Le meeting régional a été un moment fort avec notamment les prises de parole d’un jeune, Baptiste, contre le FN, du secrétaire de la CGT Goodyear sur leur lutte.

 

Tout cela comptera dans les batailles essentielles à venir, pour les retraites, pour les salaires, pour les services publics. Communistes, j’espère bien, nous allons les mener ensemble et trouver le temps pour cela.

 

On nous propose aujourd’hui un congrès extraordinaire d’ici la mi-juin.

Les délais sont beaucoup trop courts pour l’ordre du jour proposé. Les vraies questions, les problèmes de fond qui traversent le Parti ne pourront pas être abordés par les communistes eux-mêmes, à la base. Ce n’est pas ça la démocratie dans le parti !

 

J’entends parler de lancer un « Front populaire du 21ème siècle ». Commençons par soutenir et recréer nos cellules dans les entreprises et les quartiers ! Oui à une campagne de renforcement du Parti qui ne soit pas qu’une formule!
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 16:06
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