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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 14:56

Tribune dans l’Huma du 6 mai 2010

Grèce: leurs mesures visent à réduire le prix du travail

Par Eliseos Vagenas, membre du comité central et responsable de la section des Affaires internationales du Parti communiste grec (KKE).


Quelles propositions après l’adoption du plan d’hyperaustérité imposé par l’Ue et le FMI ?


Les mesures prises par le gouvernement du Pasok (socio-démocrates) constituent une forme de guerre pour écraser le peuple travailleur, une guerre qui conduira une large partie des couches populaires à une paupérisation encore plus vaste, avec une réduction dramatique de leurs revenus et la réduction de ce qui reste encore de leurs droits à la sécurité sociale et du droit du travail. Ces mesures portent sur deux axes  : a) Réduire davantage le prix de la force du travail et assurer que les capitalistes disposeront de travailleurs bon marché. b) Trouver des capitaux, à travers les prêts que le peuple grec paiera encore une fois, pour financer et soutenir les banques, les industriels et les armateurs. Ces derniers feront face quand même à une puissante vague de résistance et des luttes populaires. Ce qui est important pour nous les communistes, c’est que, à travers la lutte contre les mesures antipopulaires, se créent des conditions de contestation, de rupture et de renversement du système capitaliste d’exploitation.

Notre parti croit que Lénine avait raison quand il écrivait, en 1915, dans son article sur « Le mot d’ordre des États-Unis de l’Europe », qu’une telle union serait soit impossible à réaliser, soit réactionnaire. En effet, la Communauté économique européenne (CEE) et ensuite l’Union européenne (UE), avec le traité de Maastricht (pour lequel ont voté pour tous les partis en Grèce sauf le KKE), ont prouvé qu’elle est une union du capital, qui a pour but d’attaquer les droits des travailleurs et de préserver les profits des capitalistes  ! Un de ses outils est aussi la Banque centrale européenne. Nous ne sommes pas censés cultiver l’illusion chez les travailleurs que la nature impérialiste de l’UE peut changer. Encore moins que nous puissions mettre « les gens avant les profits ». En réalité, ce qui compte, c’est de créer un système où il n’existera pas de profits capitalistes ! C’est pour cela que notre parti insiste à la sortie de notre pays de l’Otan et de l’UE et appelle à la constitution en Grèce d’un front de lutte pour le pouvoir populaire, l’économie populaire, le socialisme.

Le KKE propose des mesures particulières dans la situation actuelle de crise capitaliste. Des mesures qui ont pour but de soulager les travailleurs et les chômeurs, comme la taxation du grand capital avec une taxation à 45 % au lieu de 20% aujourd’hui. Nous proposons un faisceau complet de revendications basées sur les besoins modernes des travailleurs. Pourtant, dans le système capitaliste, il peut y avoir quelques conquêtes seulement à travers le développement de la lutte des classes. Nous luttons sans cesse pour des conquêtes immédiates et nous allons continuer pour qu’elles soient imposées, par la puissance du mouvement, des mesures qui diminuent la sévérité des problèmes, qui soulagent. Nous soutenons le PAME (Front syndical de lutte), qui englobe tous les syndicats de classe de Grèce. De plus, nous posons au peuple ouvertement notre proposition alternative, celle d’une économie de socialisation des moyens de production, de planification centrale et de contrôle ouvrier, avec un système de santé exclusivement public, avec un système d’éducation, de santé et de sécurité sociale, qui sera unifié et gratuit pour tous. Une économie qui sera basée sur un autre pouvoir, qui renversera le pouvoir des monopoles et construira des institutions populaires neuves.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 14:51
Débat public sur les retraites

Pour mettre en échec le Gouvernement sur les retraites
les Communistes de Haute-Saône organisent un


Grand débat public

 

Vendredi 7 mai 2010 - 18 h - Salle du Tacot à Vesoul (rue Poincaré)

 

avec la participation de :      

Raphaël THALLER, Docteur en économie de la Production
             Jean-Louis MOREL, Secrétaire de l’U.D CGT 70
                   Frédéric BERNABE, Secrétaire Fédéral PCF 70, Conseiller Municipal de Vesoul
                        Jean-Claude DANGLOT, PCF, Sénateur du Pas-de-Calais


LES SALARIES ONT A LEUR DISPOSITION TOUS LES ARGUMENTS
POUR CONTRER L’OFFENSIVE IDEOLOGIQUE DU POUVOIR

  • Il est absurde de prétendre faire travailler les plus de 60 ans quand des millions de plus jeunes sont au chômage.
  • Le prétexte démographique ne tient pas devant les gains de productivité du travail. (une comparaison : 800 000 agriculteurs nourrissent mieux les Français en 2010 que 10 millions en 1945).
  • Les 7,7 milliards d’€ de déficit de la branche vieillesse en 2009, année de « crise », sont à comparer aux 33 milliards d’€ d’allègements de cotisations sociales patronale.
  • Avec la crise et la chute de la Bourse, la capitalisation a du plomb dans l’aile. Les retraités et futurs retraités américains ont vu leur épargne retraite placée dans les fonds de pension, fondre de 27% en 2008.

Des propositions que nous serons les seuls à faire pour alimenter le débat d'une vraie alternative à ce dossier des retraites.

Lire l'Étincelle 70 recto verso

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 20:33
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 19:28

« Congrès » bâclé (suite) : la commission de transformation, dernière roue du carrosse !

 

La préparation du « congrès d’étape » extraordinaire de juin s’éloigne de plus en plus des statuts du Parti et des conditions d’une véritable réflexion et de décisions collectives des communistes.

 

La « Commission de transformation » du Parti a été désignée en janvier 2009. Avant l’annonce du congrès extraordinaire, elle ne s’était réunie qu’une fois officiellement et une fois de façon informelle. Entre temps, elle n’a jamais fonctionné.

Cela n’a pas empêché son « responsable », Patrice Bessac de sortir tour à tour, pour servir d’introduction à la discussion du « congrès » d’étape, trois textes : l’un à la réunion du Conseil national du 28 mars, un avant celle du 16 avril et une version assez modifiée de ce dernier le 16 avril même.

Pour donner une vague caution à ces textes, tombés du ciel, voilà qu’on se préoccupe de réunir maintenant la « Commission ». Entre temps, une réunion avait donc eu lieu le 10 avril. , Patrice Bessac a voulu en convoquer une autre, il y a quelques jours, le… samedi 8 mai.

 

Nous reproduisons ci-dessous la réaction de José Hernandez, secrétaire de la section d’Albi dans le Tarn et membre de ladite commission.

Il y en a eu beaucoup d’autres et la réunion du 8 mai a été reportée.

Mais tout le reste demeure tel quel : affligeant !

 

On se souvient que les « transformations » ont remplacé au dernier congrès dans la bouche de l’équipe dirigeante la « métamorphose » du PCF, le mot ayant par trop choqué les communistes qui refusent profondément l’idée d’une rupture avec l’histoire et les fondements du PCF.

 

Pour continuer dans la même voie, l’opération de la direction se précise.

On a créé une commission alibi dont on voit le sort qu’on lui fait.

Des textes sortent du chapeau de quelques permanents du siège. Celui lu par Bessac, qui est censé servir de base à la discussion du « congrès », est ampoulé d’expressions incompréhensibles, délibérément vague, beaucoup plus imprécis que ses versions précédentes (notamment sur l’objectif de remise en cause des statuts). Dans la préparation du « congrès d’étape », il n’est pas soumis à amendement, de façon déjà anti-statutaire.

 

Tout laisse à penser, qu’au « congrès d’étape », la direction va sortir un texte beaucoup plus précis pour avancer ses « transformations », valider de force sa « feuille de route » d’ici 2011, continuer à détruire les fondements théoriques, politiques et organisationnels de notre parti, englobé maintenant dans le Front de gauche.

 

La direction donne d’avance un bel aperçu du Parti transformé selon ses désirs: celui du mépris des statuts du Parti et des communistes !

 

 

 

Lettre de José Hernandez (PCF 81 – Albi) :

 

Bonjour,

 

Comme je l'avais indiqué après la seconde réunion de la commission, il me semble que les membres de la commission sont considérés par le national comme des « neuneu » ou des imbéciles. Pendant des mois, la commission ne s'est pas réunie, il devait être mis en place un site internet interactif pour que les membres et les communistes puissent intervenir sur la construction d'un projet de transformation, rien n'a été fait et c’est dans la précipitation, à la veille d'un congrès d'étape organisé aussi dans la précipitation que l'on réunit la commission et en plus un samedi 8 mai. Les réunions parisiennes sont organisées pour les Parisiens et non pour les camarades qui habitent en province. On se fout de notre gueule. Les pistes de travail et le projet d'organisation du parti est fait uniquement pour que le national s’approprie tous les moyens. Aucune proposition pour développer le parti à la base (création de cellules dans les quartiers populaires, les entreprises), reconstruction de l’éducation politique des communistes par la mise en place «  d’écoles du parti » élémentaires et fédérales. Recherche de solution pour une véritable bataille idéologique (mettre tout en œuvre pour que  l’huma porté par les communistes redevienne un journal communiste) De l'avis de beaucoup de camarades, on devrait revenir à l'organisation du PCF d'avant le Congrès de Martigues qui a démantelé la structure politique de notre Parti. Comment reconstruire une organisation si on ne fait pas le lien entre l’état de santé du Parti et un  diagnostic ? Entre l’état du parti et la stratégie à mettre en place. Mener une grande campagne nationale de recrutement sur des bases révolutionnaires de changement de société.

L’immense majorité des communistes dans le parti et surtout hors du parti, attendent une organisation politique qui se démarque de toute cette politique politicienne qui gouverne par alternance notre pays depuis des décennies. 

Une organisation qui rassemblent dans un Front populaire Français tous ceux qui veulent en finir avec le capitalisme.

 

Fraternellement

 

José Hernandez

Membre de la commission

Secrétaire de section d’Albi

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 20:04

Solidaires du peuple grec, nous ne nous associons pas à la pétition lancée par le journal l’Humanité

 

Par section PCF Paris 15ème

 

 

Le journal l’Humanité a lancé une pétition intitulée « il faut aider le peuple grec ».

 

De nombreux travailleurs français mesurent l’importance de la solidarité avec les travailleurs grecs contre la même politique qu’ils combattent dans les deux pays. Les communistes en premier et nous parmi eux.

Cependant, nous ne pouvons pas adhérer aux termes de la pétition de l’Huma. Pour trois raisons.

 

1 - Nous n’avons pas intérêt à propager d’illusions sur la Banque centrale européenne. La BCE, comme sa monnaie, l’euro, porte une grande part de responsabilité dans la « crise » grecque. Elles sont totalement liées, dans leur conception même, aux politiques « néolibérales » qui sévissent dans les pays d’Europe.

Dénonçons les aides de la BCE pour renflouer les banques et la spéculation, oui ! Mais ne laissons pas l’idée, comme le fait la pétition, que la BCE puisse, même hypothétiquement, aider la Grèce. Ne donnons pas une légitimité à cet instrument de la soumission des peuples !

 

2 - Les travailleurs grecs, nos camarades communistes grecs à leur avant-garde, affirment haut et fort : « nous ne paierons pas leur crise ». Ils ont raison.  

Qui doit payer la « dette » de l’Etat grec ? Qui d’autres que ceux qui ont profité de la politique de gabegie des gouvernements successifs de droite et socio-démocrates, aggravée à la faveur de la « crise » !

On ne peut pas accepter l’idée que l’on va rembourser les spéculateurs, les usuriers, qui ont prêté pour que le gouvernement grec serve toujours plus les plus riches, les multinationales, les banques et les spéculateurs eux-mêmes (les emprunts servant à rembourser la dette antérieure et ses intérêts).

La pétition de l’Huma demande que la BCE prête à des taux plus avantageux pour rembourser la dette. Nous devrions demander que cette dette soit, en totalité ou en partie, par divers moyens (dont la dévaluation) annulée, aux frais, enfin, des profiteurs.

Sinon, le « maintien des acquis sociaux » est impossible.

Les spéculateurs ne sont pas des entités abstraites, tout puissantes. 45% de la dette publique grecque est détenue par des banques grecques elles-mêmes! Les Etats peuvent les frapper si les luttes des peuples les y contraignent.

 

3 – Nous ne pouvons pas confondre le développement, que nous souhaitons, de solidarités et de coopérations mutuellement avantageuses entre les nations européennes et l’UE.

L’UE, c’est tout le contraire. La nature de l’UE apparaît d’ailleurs de plus en plus clairement aux travailleurs de chaque pays!

L’UE est l’instrument aux mains du capital pour imposer sa loi aux peuples, nier les acquis démocratiques nationaux. La Grèce (après certains pays de l’est) est en passe de devenir un « protectorat » du capital européen.

L’UE est aussi un instrument pour jeter les peuples les uns contre les autres, les mettre en concurrence. On assiste aujourd’hui à une campagne de haine xénophobe dont elle est directement responsable : certains peuples paieraient pour les autres, les Grecs seraient des tricheurs, les Allemands des égoïstes etc.

La phrase de la pétition de l’Huma « l’UE et les Etats-membres doivent se mobiliser pour préserver les chances d’une Europe des peuples » est un contre-sens intégral et dangereux.

 

L’amitié entre les peuples, la reconquête du droit des peuples européens à disposer d’eux-mêmes passent par la bataille internationaliste contre l’UE, contre l’Euro, pays par pays. C’est le signal que lancent les travailleurs grecs, après les victoires du NON à la constitution européenne en 2005 dans plusieurs pays.

 

En légitimant la BCE, le rôle tout puissant de l’UE, en admettant l’obligation de la Grèce de rembourser les spéculateurs, la pétition publiée dans l’Huma n’apporte pas un soutien véritable au peuple grec.

 

Le virage « pro-européen – pro-UE » de la direction de notre parti, avec le PGE, est de moins en moins tenable. Revenons aux positions justes que notre parti avait toujours défendues contre l’Europe supranationale du capital !

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 19:24

« Congrès » bâclé (suite) : vers des délégations étriquées ?

 

Les membres du Conseil ont été appelés, un à un, au téléphone, dans la semaine précédent le 1er mai, pour leur faire valider une proposition de François Auguste visant à restreindre le nombre de délégués par fédération au prochain « congrès d’étape ». Plusieurs membres du CN ont rejeté cette formule. Voici, par exemple, la lettre qu’Emmanuel Dang Tran a adressée à François Auguste et dont il nous a transmis copie à toutes fins utiles.

 

Le 30 avril 2010,

 

Cher camarade,

 

J’ai bien reçu hier un message sur mon répondeur téléphonique me renvoyant à un mail du lundi 26. Dans ce mail, en pièce jointe, je retrouve une lettre de ta part qui aborde plusieurs sujets.

A la fin, tu proposes aux membres du CN de fixer comme base de représentation des fédérations pour le « congrès d’étape » des 18,19 et 20 juin la règle de 3 délégués par fédération et un supplémentaire par tranche de 400 adhérents.

Je suis en désaccord sur la forme et sur le fond avec ta proposition.  

Il ne s’agit pas d’une décision technique mais d’une décision politique, en l’occurrence celle de restreindre considérablement les représentations des fédérations au congrès par rapport aux congrès précédents.

En tant que direction nationale, conformément au rôle qui lui est dévolu par les statuts du Parti, le Conseil national doit pouvoir en délibérer. Ta proposition, tombée « d’en haut », ne peut pas être ratifiée par des coups de fil personnalisés, alors que nous sommes tous en pleine préparation du 1er mai et de la bataille des retraites.

Dans ta propre lettre, tu souhaites la « contribution du plus grand nombre de communistes à la réflexion ». Restreindre les délégations des fédérations, c’est mécaniquement renforcer le poids des dirigeants, des plus initiés au congrès. C’est le contraire de ce dont le Parti aurait besoin.

Il se confirme que le « congrès d’étape » est organisé dans la précipitation et va écarter la plupart des communistes. Un « congrès d’étape » qui ne respecte par les statuts du Parti peut-il être vraiment un congrès ?

Il n’est pas trop tard pour l’admettre et corriger le tir.

Quand est prévue la prochaine réunion du CN ?

Bien fraternellement,

Emmanuel Dang Tran 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 17:00

Pour la création des richesses. Combattre la dérégulation financière !

La crise financière grecque met à mal l’Europe politique. Les déclarations de l’Allemagne vis-à-vis de

la Grèce ont fait voler en éclat les déclarations œcuméniques entonnées depuis des décennies par les dirigeants européens concernant la solidarité entre Etats européens. Pour aider financièrement la Grèce un compromis fut laborieusement élaboré qui fait intervenir le FMI, les membres de l’UE ne voulant pas être seuls à partager la dette de l’Etat grec. La révision à la hausse du trou budgétaire grec fait naitre l’inquiétude d’une contagion non seulement en Europe, mais aussi au reste de la planète dans les pays affichant des déficits budgétaires tout aussi abyssaux que ceux de la Grèce. La dette des Etats est devenue telle que son apurement génère entre eux des affrontements qui prennent le pas sur la gestion concertée qui a prévalu jusqu’à maintenant. L’importance de la dette des Etats combinée à leur crise de financement, amplifie les tendances centrifuges au sein de l’UE.

Ne sommes nous pas entrés dans un processus de remise en cause de l’organisation politique initiée par le traité de Rome ?

 

La désindustrialisation, le chômage, le sous emploi, les sous rémunérations, les transferts massifs des financements socialisés vers le capital limitent des ressources des Etats et les amènent à recourir à l’endettement pour couvrir leurs énormes besoins de financement. L’union économique et monétaire en libérant totalement les mouvements de capitaux dans la zone euro a amplifié la dérégulation des économies des pays de l’UE. Sortir de la spirale de la dette implique des solutions d’une tout autre nature que la modification des critères de financement de la BCE préconisée par le PCF. Ce dernier doit singulièrement hausser son niveau d’analyse s’il ne veut pas être contraint de courir après les évènements.

 

L’objectif de ce texte est d’aider à la réflexion autour de 2 idées.

 

1°) Il faut en finir avec la liberté de circulation des capitaux.

 

La mondialisation capitaliste repose sur la mise en concurrence de la force de travail et sur les commodités que les capitalistes trouvent dans les pays aux contraintes étatiques moindres par l’intermédiaire des profits qu’elles espèrent en tirer en délocalisant relocalisant en étant indifférents aux destructions économiques et aux drames humains engendrés. Elle s’accompagne de l’ouverture de nouveaux champs de profits dans des activités réservées jusqu’ici à l’Etat. La plus grande mobilité du capital financier confère à la mondialisation capitaliste sa nature financière dominante. La mondialisation capitaliste c’est avant tout la surexploitation des salariés du monde entier.

 

Dans l’UE, le passage à la monnaie unique a fait de l’euro l’outil parfait de l’accumulation du capital par sa liberté absolue de mouvement et ses taux d’intérêt élevés. Si la monnaie unique a effacé l’instabilité découlant des différences de taux change et de taux d’intérêt entre devises, elle n’en a pas fait pour autant disparaitre l’origine, à savoir la différence de puissance économique entre pays émettant ces devises. La liberté absolue de mouvement du capital dans la zone euro n’a fait que renforcer le poids du pays dont les entreprises sont les plus performantes. Avec ses excédents commerciaux, l’Allemagne parle de plus en plus fort au sein de l’Eurogroup. La progression de ses exportations fait croitre son PIB de 0,5% par an. Si le commerce extérieur représente 51% du PIB de l’Allemagne, il n’en représente que 30% du PIB français. De plus 2/3 des exportations françaises sont au sein de la zone euro. Cette insuffisance de compétitivité des entreprises françaises est sanctionnée par un déficit commercial qui depuis 2001 se traduit par perte de 0,6% de croissance/an.

(La progression des exportations françaises est systématiquement inférieure à celle du commerce international).

 

En tant que monnaie unique de plusieurs Etats, l’euro ne pouvait être conçu que comme monnaie d’attraction des capitaux. D’où ses taux d’intérêts élevés qui ont détourné les capitaux vers les placements financiers et qui ont amplifié le poids de la dette des pays européens. Cette titrisation a enfoncé les pays dont les économies sont les moins performantes. La monnaie unique écrase la croissance économique qui permettrait aux Etats de payer leurs dettes.

 

Pour bien comprendre la phase actuelle, il est essentiel de comprendre que la monnaie est avant tout un rapport social. En tant que rapport social la monnaie est la composante ultime du rapport capitaliste. L’euro en tant que monnaie déconnectée des Etats consacre la domination politique du capital sur le travail. L’euro est la devise des bourgeoisies européennes sûres d’elles mêmes, de leur puissance, débarrassées de l’Union Soviétique et des Partis communistes en crise. L’euro est la devise des forces du capital qui ne veulent pas de limitation à leurs privilèges. La monnaie unique met les salariés des pays de l’UE directement en concurrence face aux capitalistes prédateurs.

 

Le passage à la monnaie unique marque la transition entre le capitalisme monopoliste d’Etat (CME) et le capitalisme monopoliste financier mondialisé (CMFM). Le CME a dans le cadre national réalisé une connexion intime entre l’Etat et les grands groupes afin de stimuler la rentabilité du capital. Dans le cadre du CMFM, l’Etat intervient toujours au bénéfice des grands groupes mais sur le fondement d’un rôle explicitement subordonné aux intérêts privés. L’Etat se transforme en serviteur évident des capitaux mondialisés dont il demeure le représentant politique national. La différence avec la période précédente réside dans le fait qu’il y a eu recouvrement dans le cadre du CME de l’intérêt national et des intérêts privés. La perte de rentabilité du capital dans le cadre national a rendu prédominant les intérêts privés, dont la prédominance est absolue le cadre de la mondialisation.

L’euro est la concrétisation du rapport social monétaire en faveur des intérêts privés capitalistes. Le rapport des forces est tellement en faveur des forces du capital que la dimension privée a absorbé la dimension collective, cette dernière lui étant entièrement subordonnée. Les deux dimensions sont incarnées dans l’entité abstraite que l’on appelle « le marché ». Dans le cadre du CMFM, les Etats qui défendent les intérêts des entreprises mondialisées laissent aux marchés financiers le soin de socialiser leurs intérêts.

 

La forte perte de rentabilité du capital du milieu des années 1970 a amené les grands groupes à rechercher des zones de profit hors du cadre national. Cette internationalisation du capital s’est accompagnée d’un progressif relâchement du contrôle des Etats sur les mouvements de capitaux aboutissant avec l’Union Economique et Monétaire à leur libéralisation totale. La baisse de rentabilité du capital productif eut pour corolaire le développement des marchés financiers. Le capital pour se rentabiliser doit tourner, le capital financier se déplaçant beaucoup plus vite que les machines, a imposé ses critères au capital productif. Sortir du profit des circuits financiers étant plus rapide que de le sortir de la production, l’accumulation du capital financier va prendre une ampleur bien plus considérable que l’accumulation du capital productif. Ce différentiel de l’accumulation est à l’origine des crises financières. Plus le capital s’accumule plus il réclame de rentabilité, plus il doit tourner, la loi d’airain du capital est la source d’une instabilité permanente. Cette instabilité était limitée dans le cadre du CME par les lois sociales de l’espace national. La mondialisation capitaliste en étendant la concurrence à l’ensemble de la planète a exercé une forte pression à la baisse des salaires et de l’ensemble des dépenses sociales. Cette pression s’est exercée d’autant plus durement que la dérégulation financière libérait l’appétit prédateur du capital. Le développement des marchés boursiers seuls régulateurs de la mondialisation capitaliste a fait apparaitre un montant de capital de titres s’ajoutant au capital réel qui engendre une pression permanente à la suraccumulation du capital qui pousse à la hausse des titres qui nourrit la bulle spéculative. La suppression progressive puis totale du contrôle des mouvements de capitaux a fait des crises financières les éléments de la régulation économique.

Cette domination absolue des intérêts privés confondus avec les intérêts nationaux est à l’origine de l’endettement des Etats. Le niveau de la dette génère des contradictions entre Etats qui sont appelées à s’exacerber, les pays excédentaires trouvant insupportable de financer les déficits structurels des pays économiquement peu performants.

 

Ce monde de la dérégulation est celui de la barbarie. Les entreprises se livrent une guerre féroce sur le dos de leurs salariés pour l’appropriation des marchés, les Etats reportant leur dette sur leur population.

 

Comment arrêter la barbarie ?

 

La dérégulation du mouvement du capital étant à l’origine de la déstabilisation mondiale, il faut en finir avec sa liberté de mouvement. Pour ce faire, il faut réintroduire le contrôle des changes dans le cadre historique pertinent qui est le cadre national. Ce contrôle doit être effectué par les banques centrales nationales sous l’autorité de leurs gouvernements respectifs. Ce qui implique de revenir aux devises nationales. Les devises nationales ne font pas partie du passé. Les nations continueront et pour longtemps d’être les acteurs du monde. La mondialisation capitaliste ne signifie nullement leur disparition. Combattre la mondialisation capitaliste ne consiste pas à restreindre le développement de chaque pays dans le stricte cadre de ses frontières. Les nations échangent entre elles des biens des services, des capitaux. Les gains de productivité sont devenus tels que même dans le cadre du plein emploi et de salaires réévalués, le marché intérieur est vite saturé. Les Etats ne peuvent plus gérer seuls, comme bon leur semble, bon nombre de problèmes (agriculture, pêche, transports aériens, maritimes, ferroviaires, production et distribution d’énergie, normes, environnement,…), ils n’ont pas l’ensemble des compétences leur permettant de mener à bien seuls des projets technologiques complexes. Ce qui implique des gestions concertées permanentes et donc intégrées. Concernant la monnaie, le volume et la diversité des échanges entre pays imposent une monnaie commune. Cette monnaie présente l’avantage pour chaque Etat membre de continuer à mener une politique économique et monétaire adaptée à leur économie conjoncturelle nationale. En effet, un Etat ne peut maitriser sa politique économique sans maitriser sa monnaie. L’euro de par sa nature s’oppose à toute politique économique nationale.

 

Le PCF propose de modifier les critères de la BCE afin d’utiliser l’euro pour la croissance. Il ne dit pas comment faire pression sur les critères de la BCE, sans doute en votant Front de gauche !! Mais, pour que l’euro soit une monnaie économique, encore faut il qu’il soit la devise d’un Etat. L’Europe politique n’est pas un état fédéral mais une association d’Etats nationaux. Le PCF dans son opportunisme serait il devenu aussi fédéraliste que le défunt Lecanuet ? L’approche du PCF est une approche essentiellement monétariste. On modifie les critères de la BCE, on utilise les fonds régionaux sur des critères d’efficacité sociale et comme par miracle les entreprises changent de stratégie ! Ce n’est pas par des solutions monétaristes venues d’en haut que la BCE imposera d’autres choix au capital. Cela est à mettre au même niveau que la monnaie commune mondiale objectif inaccessible à court moyen et long terme qui relève du romantisme bureaucratique et qui présente l’avantage d’éviter de réfléchir de manière théorique et approfondie aux exigences immédiates de l’action relative à l’euro. Le PCF oublie qu’il n’y a pas qu’une seule place financière européenne, mais autant que d’Etats nationaux qui se livrent entre elles une compétition acharnée dans la captation des capitaux. Le PCF fait semblant de La monnaie unique ne peut être autre chose que la monnaie de liberté de mouvement du capital et de captation de capitaux

Le retour aux monnaies nationales ne peut être considéré comme un retour en arrière. La monnaie unique a masqué certaines contradictions, mais en généré d’autres qui amplifient les rapports de puissance (dominants/dominés) au sein de l’UE. Il faut revenir à un système monétaire reposant sur des Etats régulateurs. Dans le cadre d’une monnaie commune, la BCE doit veiller au rééquilibrage des échanges afin d’éviter le recours aux règles déflationnistes classiques (déflation salariale).

Il faut arrêter de faire payer aux Etats qui leur reportent sur leur population, la liberté de mouvement du capital financier et industriel. Il ne peut y avoir de maitrise de la politique industrielle sans maitrise par l’Etat national des mouvements de capitaux. C’est la condition sine qua non pour accroitre la production nationale et réduire les différences de compétitivité entre économies qui est à l’origine des mouvements spéculatifs sur les monnaies, le retour au contrôle des changes limitant le pouvoir des financiers spéculateurs.

 

2°) La lutte contre le capital mondialisé doit en premier lieu reposer sur une base nationale.

 

Plus haut dans le texte il est affirmé que « les nations continuent d’être pour longtemps les acteurs du monde » car elles assurent la cohérence d’un espace économique et d’un espace politique face une mondialisation capitaliste dont le processus spatial est sans forme. Les nations sont devenues les résultantes et non les éléments actifs de la mondialisation, les Etats fonctionnant comme les servants directs du capital mondialisé. Les fonctions de l’Etat social se sont réduites au fur et à mesure que la classe ouvrière qui en avait été porteuse perdait de son influence. (L’analyse des raisons de cette perte d’influence sort du cadre de cet article).

 

La dérégulation qui a accompagné la liberté de mouvement du capital s’est traduite par une intensification de l’exploitation des salariés et par une remise en cause de leur droit qui les laisse désarmés face aux délocalisations. Dans sa lutte contre le capital, le salariat doit reprendre la main. Il ne peut le faire que dans le seul cadre identitaire historique qui est celui de la nation. C’est dans le cadre national que le salariat par ses luttes a arraché au capital ses conquêtes sociales qui ont humanisé la société. Ce cadre doit servir d’appui aux luttes pour contraindre les gouvernements nationaux à adopter dans les diverses instances internationales des positions conformes aux intérêts de leur peuple. Cette approche est à l’opposé de celle d’Attac et de l’alter mondialisme qui sous prétexte de combattre la mondialisation « libérale » et non la mondialisation capitaliste ont déserté le terrain national pour s’investir dans des forums européens et mondiaux dont le bilan est nul. Il est vrai que la mouvance altermondialiste n’a jamais ambitionné de changer le cours de l’histoire.

La nation est un processus construit dans l’histoire dont l’évolution n’est pas achevée. Cette évolution repose sur la lutte des classes. L’enjeu de l’affrontement entre le salariat et le capital en ce début de 21e siècle consiste pour le salariat à contester au patronat et à l’Etat capitaliste leurs critères de gestion. Cette question est centrale dans l’affrontement de classe. La compétence de gestion ne doit pas être du seul ressort des élites bourgeoises. C’est le rôle d’un parti révolutionnaire et du syndicalisme de lutte de former le salariat à ces questions. Cette approche est aux antipodes de la démarche purement électoraliste du front de gauche et d’alliance sans principe du syndicalisme rassemblé.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 18:13

Logo-PCF-3.pngPCF, Section des Bastides, Fédération du Tarn

 

Puycelsi, le 24 04 2010

 

Les communistes de la section des Bastides du Tarn, réunis en assemblée générale le vendredi 23 avril 2010 ont débattu de la question du congrès d’étape du Parti qui doit se tenir courant juin.

A l’unanimité des présents, ils ont adopté la résolution suivante :

Ils considèrent qu’un tel congrès, qui, à l’évidence, se fait dans la précipitation sur un ordre du jour « ficelé par la direction nationale », n’a pour but que de faire entériner une orientation déjà prête et qui fait prendre le risque de marginaliser encore plus et même de voir disparaître le Parti ou bénéfice d’un front de gauche.

En effet, prétendre qu’aux élections régionales, avec l’alliance front de gauche, le parti sort renforcé est un mensonge. Les chiffres le prouvent. Au plan national, nous perdons la moitié de nos élus (comme dans notre région, où nous avions 9 élus et où nous n’en possédons plus que 4).

D’autre part, depuis plusieurs mois, nous sommes victimes de pratiques de la part de la direction nationale qui, pour le moins, sont loin de la démocratie.

Lors des élections européennes, au moins dans notre région, la direction nationale nous a imposé la candidature de Mélenchon et la consultation des adhérents s’est faite après cette décision. On nous a ensuite expliqué que ce vote n’avait pour but que d’entériner la décision de la direction nationale (Mélenchon, qu’après son élection, nous n’avons plus revu dans la région, si ce n’est pour venir soutenir la candidature de Christian Piquet pour les régionales).

Lequel Christian Piquet nous a été imposé par la direction nationale pour les régionales malgré le vote des adhérents qui avaient élu Charles Marziani comme tête de liste régionale.

Quant au futur rapport de la commission « transformation du Parti », il est à rappeler qu’elle n’a siégé que rarement depuis le dernier congrès et que la prochaine réunion, prévue dans l’urgence, doit se tenir à une date qui nous paraît pour le moins curieuse, le 8 mai.

Comment, dans ces conditions, prendre le résultat de son travail au sérieux ?

Déjà la direction nationale est en négociations avec les actuelles formations du front de gauche pour préparer les prochaines élections cantonales, présidentielle, législatives…

D’autres points ont été soulevés donnant à penser que les adhérents ne sont pas pris en compte comme ils devraient l’être dans un parti comme le nôtre.

Dans ces conditions, à quoi sert un congrès si c’est pour nous informer que Mélenchon sera le candidat du front de gauche aux présidentielles ?

Quant au remplacement de Marie-George Buffet, comment expliquer que celle-ci puisse déclarer dans les médias que c’est Pierre Laurent qui lui succédera comme 1er secrétaire sans même attendre l’avis des adhérents ?

Lors de cette assemblée, les communistes des Bastides se prononcent unanimement pour un parti respectueux de ses fondamentaux, qui se renforce pour changer la société au service de l’intérêt des citoyens, en soutien avec les luttes.

Dans ces conditions, pourquoi un congrès ? Assurer l’intérim aurait été suffisant.

Par contre, les communistes des Bastides apprécient la décision nationale de campagne sur les retraites et se déclarent prêts à œuvrer dans ce sens.

A partir de ces quelques exemples, l’assemblée générale des communistes des Bastides considère que celle-ci tient lieu de conférence de section.

Les communistes émettent le souhait que cette déclaration paraisse dans le presse du Parti (Les Nouvelle 81 et l’Humanité).

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:50

Décès de Charles Fourniau

 

fourniau.jpgNous apprenons avec une grande tristesse le décès de notre camarade Charles Fourniau, à l’âge de 89 ans.

Charles Fourniau, adhérent du PCF dans le 19ème arrondissement, faisait partie de ceux qui refusent le processus d’effacement, de liquidation de notre parti. Il s’était notamment associé à nos différents appels et textes alternatifs de ces dernières années (« Nous ferons vivre le PCF malgré la stratégie de sa direction », « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », « Pas d’avenir sans PCF ! »...).

 

Mais il y a, bien sûr, bien d’autres choses, plus importantes, à retenir de Charles dans son engagement de communiste depuis des décennies en France et dans le monde.

Notamment et surtout, il a été un militant incessant, dans un rôle particulier et important, de la solidarité avec le Viêt Nam libre, le Viêt Nam socialiste. Il a été correspondant de l’Huma de 1963 à 1965 à Hanoï, où il rencontre plusieurs fois Hô Chi Minh, personnalité qui le marque profondément. Muni de cette expérience directe, il relate les conditions atroces de la guerre impérialiste américaine et la résistance du peuple. Il transmet « l’histoire d’une des plus exaltantes luttes révolutionnaires de notre temps qui montre comment l’homme conscient et libre met en échec la dictature et la force aveugle » (« Le Vietnam face à la guerre "– 1967), en même temps qu’il participe à un haut niveau à la solidarité mondiale contre l’impérialisme. Il resta longtemps président de l’Association d’amitié franco-vietnamienne.

 

Le livre de mémoire, « Le Vietnam que j’ai vu » (Indes savantes – 2003) n’est peut-être pas épuisé. Nous en recommandons chaudement la lecture (sur la photo de couverture, Charles Fourniau accompagne une visite de Jacques Duclos à proximité du front).

 

Toutes nos pensées vont à sa famille. Les obsèques auront lieu jeudi 29 avril.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 22:37

Le musée de l’Histoire vivante de Montreuil créé notamment par Jacques Duclos va-t-il devenir le « musée de la gauche » ?

 

Il y a peu, communistes et cégétistes s’insurgeaient contre la décision de Dominique Voynet, maire « verte » de Montreuil (élue grâce aux voix de la droite) de débaptiser l’esplanade Benoît Frachon.

Aujourd’hui, on ne peut être que troublé d’entendre cette anticommuniste revendiquée se réjouir de contribuer à la transformation du Musée de l’Histoire vivante de Montreuil en « un établissement d’une autre ampleur » (Le Parisien – édition de Seine-Saint-Denis daté du 14 avril 2010 – source des autres citations).

 

musee_histoire.jpgLe musée a été créé en 1939 par le PCF, sous l’impulsion des camarades Jacques Duclos, Fernand Soupé et Daniel Renoult, à l’occasion du Cent cinquantenaire de la Révolution française. Sa conception est alors tournée vers le présent : l’histoire des luttes sociales doit aider les luttes actuelles. C’est une conception de « l’histoire en mouvement », de « l’histoire vivante » comme le musée en prend le nom en 1958. Naturellement, l’histoire du PCF tient une place importante dans les expositions. Le musée est passé détenteur d’archives communistes inestimables comme le fonds Jacques Duclos. Au fil des décennies, il intègre les événements nouveaux, Résistance, luttes anticoloniales… Il évolue notamment sous la direction du camarade Daniel Tamanini, ancien déporté résistant, décédé en 2001.

Depuis les années 90, les responsables prétendent livrer au public une « histoire engagée mais indépendante d’objectifs politiques ».

 

On s’achemine vers une rupture politique autrement plus profonde et définitive, avec le PCF et la conception originelle du musée.

Il est maintenant question de remplacer le musée de l’Histoire vivante par un « musée national du mouvement ouvrier ». Ce ne sera pas qu’un déménagement. Le musée actuel fermera. Un autre ouvrira qui récupérera, entre autres, ses fonds, sa documentation.

L’inspiration politique du projet de futur musée est donnée par l’unisson des « syndicats, partis, fondations, collectivités territoriales et de l’Etat » pour s’y inscrire. La fondation politique du PS notamment compte y occuper une grande place.

 

La direction du PCF semble se satisfaire de passer la main. Peut-être quelques historiens sont éblouis par la perspective de nouveaux moyens financiers. Mais ces moyens octroyés ne seront pas sans contrepartie.

Brigitte Dionnet, membre du Comité exécutif national du PCF, déclare : « ce musée ne devra pas être partisan mais scientifique ». La preuve qu’elle ne comprend rien à l’Histoire ou rien à l’engagement communiste, ou rien aux deux.

La direction du PCF, incapable d’assumer politiquement l’héritage de notre parti ou soucieuse de le liquider, livre maintenant le Musée de l’Histoire vivante de Montreuil.

Assez ! La dilution dans la gauche n’est pas la voie unique ! La théorie, l’organisation, l’histoire du PCF, les luttes qui doivent être les siennes ont besoin d’un travail historique communiste, ouvert mais communiste.

Refusons que l’on passe de l’Histoire vivante au service des luttes à l’Histoire figée, commémorative, du mouvement ouvrier au service de la légitimation de la « gauche » de résignation !

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