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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 21:23

Transformations du Parti ?

 

Refaire du PCF un parti de classe pour en refaire un parti de masse, ouvert et rassembleur !

 


Les conditions du débat avant ce congrès sont totalement inacceptables. En outre, on traite les membres de la commission « transformations du parti » de façon incroyable: pas de réunion pendant des mois, et puis en toute hâte, plusieurs réunions d’affilée selon un calendrier intenable.

Un sujet si sérieux mérite autre chose qu’un traitement aussi désinvolte, méprisant pour les communistes, tout autre chose qu’une approche technocratique, bureaucratique ou administrative.

La question de l’organisation est profondément politique. Quel est le bilan de « plus de quinze ans de remises en cause profondes » dans notre parti ?

Notre parti s’en est-il trouvé renforcé, en influence, en forces militantes, en rayonnement ? Non, il s’est affaibli dans tous les domaines. Son implantation, originale et décisive, au cœur du monde du travail, du peuple, des luttes a terriblement reculé.

Nous pensons que ce n’est pas le résultat d’une fatalité mais d’une orientation politique, celle de « banaliser » le parti, d’effacer son identité, de privilégier la présence dans les institutions et une approche électorale.

Le choix de cesser d’impulser la vie des cellules puis, aux 30ème et 31ème congrès de leur ôter leur souveraineté a par exemple été très lourd de conséquences. 

Le développement des luttes, sur un autre plan, la montée de l’abstention électorale, parmi ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme, appellent notre réorganisation en cellules.

Les statuts de 1994 définissaient très justement la cellule comme la structure que « le parti met à la disposition de tous ceux qui refusent d’être dépossédés de leur pouvoir d’intervention et de choix ». La cellule, c’est le moyen de redéployer l’activité communiste dans les quartiers populaires, les villages et dans les entreprises, au contact des réalités quotidiennes.

Les entreprises constituent le lieu principal de l’affrontement de classe et le point de départ de la plupart des luttes. L’abandon de la cellule d’entreprise a privé les salariés d’un contre-feu à l’idéologie patronale et aux tentations réformistes.

Certes, notre société a subi des transformations profondes. La perte continue des emplois stables, notamment dans la production, l’explosion de la précarité, la dissémination du tissu industriel restant dans des PME sous-traitantes ont progressivement réduit les grands collectifs de travail, plus propices à la solidarité syndicale et à l’organisation politique.

Ces difficultés accrues ne sauraient changer la place centrale que le PCF doit accorder au monde du travail et à l’organisation communiste à l’entreprise.

Comment réimplanter des cellules dans des quartiers et dans un monde du travail où l’on trouve aujourd’hui nombre d’intérimaires, de chômeurs, de jeunes en déshérence ? C’est une des questions essentielles sur laquelle nous devons nous pencher et concentrer nos efforts. Nous devons utiliser tous les moyens possibles : internet, l’écrit, la parole au moment des luttes, dans des interventions publiques.

La cellule, c’est aussi le lieu d’échanges humains, de solidarité et de fraternité dans un esprit de lutte.

Redonner la souveraineté aux cellules, y compris financièrement, c’est aussi une question de démocratie, essentielle. C’est ce qui permet à chaque adhérent d’être impliqué dans l’action et l’élaboration de l’ensemble de la politique du Parti et à la direction du Parti de ne pas être coupée des réalités des luttes.

De même, des moyens doivent être redonnés aux sections pour impulser la vie des cellules, en recréer de nouvelles, impliquer les camarades isolés, déployer une propagande ciblée.

L’expérience depuis les derniers congrès révèle un appauvrissement de la vie du Parti, en même temps qu’un déficit démocratique croissant. Ils vont de pair avec la primauté donnée aux institutions et aux questions d’alliances en termes électoraux.

L’organisation en « assemblée générale » de section démobilise les camarades. Souvent une petite partie seulement y participe. Encore moins interviennent. Les préoccupations électorales, les questions d’alliance, omniprésentes, tendent à scléroser les débats, d’autant plus que les décisions apparaissent le plus souvent imposées « d’en haut ».

Les stratégies électorales depuis plusieurs décennies aboutissent à privilégier l’union de sommet. Les deux dernières expériences les plus cuisantes pour notre parti ont été la période de la « gauche plurielle » et celle des « collectifs antilibéraux ». Avec le « Front de gauche », on semble ignorer leurs enseignements.

Nombre de décisions essentielles ont été prises « au sommet », à la suite d’obscures négociations puis imposées aux communistes, sans débat. Dans de nombreuses régions, il en a été ainsi des candidatures et particulièrement des têtes de listes, tant aux élections européennes qu’aux élections régionales.

Il n’est pas question de négliger ou minorer leur importance, mais l’activité du PCF, son intervention ne doivent pas être tournées vers la seule perspective des échéances électorales à venir.

Si l’on en reste à ce type de démarche, crée-t-on les conditions d’une remontée d’influence pour le PCF ? Assurément non. Au contraire, cela conduit irrémédiablement à un effacement et à une subordination du PCF. L’existence d’un électorat communiste, construit patiemment par nos luttes, a donné au vote communiste toute sa signification. Comme un ancien vice-président du CNPF le disait, le patronat ne fait pas la même chose avec un PCF à 20% ou à 10%. 

Par les voies de l’électoralisme, des alliances pour des positions dans les institutions, on laisse de côté la question de l’influence réelle du PCF, alors que c’est un enjeu décisif pour parvenir un jour à changer la société.

Notre parti doit procéder à des ruptures, non pas avec son héritage et les traditions révolutionnaires de notre peuple, mais bien pour les retrouver, renouer avec la lisibilité, la cohérence historiques du PCF, des ruptures pour un retour assumé aux sources, notamment aux acquis du Congrès de Tours.

Concernant par exemple la place des élus par rapport au parti, le principe, remontant à Tours, doit être réaffirmé : l’action des élus doit être subordonnée aux décisions des communistes et non l’inverse.

Nous avons évoqué l’action à l’entreprise et les liens avec les organisations syndicales.

Le Parti peut et doit refaire une priorité de son engagement originel pour la paix et pour la solidarité internationale, souvent à contre courant des idées dominantes, aux côtés des peuples opprimés, dans le combat contre le colonialisme et le racisme.

L’obsession qui consiste à vouloir changer à tout prix l’image du PCF se révèle désastreuse. Depuis des années, au lieu d’une propagande efficace, dans ses mots d’ordre, pour faire avancer nos idées et le rapport de force, le matériel proposé, notamment les affiches, relève de la basse publicité commerciale.

Cela reflète la perte d’autonomie du Parti, l’abandon progressif d’une réflexion propre, partant de nos fondamentaux. Depuis de nombreuses années, la direction du Parti ne propose plus vraiment de position sur de nombreuses questions. Si l’on ne peut pas se proclamer parti « d’avant-garde », on ne peut pas non plus théoriser, comme cela a été fait, au nom de la recherche d’alliances « majoritaires », l’alignement sur des positions trop générales, nécessairement influencées par l’idéologie dominante.

Le PCF doit redevenir pleinement indépendant dans son intervention, retrouver le discours d’un parti révolutionnaire sur des positions de classe. Il doit faire bien plus appel à l’intelligence politique, à la créativité des communistes et faire vivre en toutes circonstances leur souveraineté.

La question de la défense (prioritaire pour tous les communistes) et du rôle de notre presse doit être posée dans cet objectif. Progressivement, depuis les années 90, l’Humanité a cessé d’être officiellement un journal communiste, pour se présenter de plus en plus comme « le journal, le magazine de la gauche ». Nous pensons au contraire qu’il y a place pour un quotidien national, un hebdomadaire (et d’autres publications) qui se revendiquent communistes, s’efforcent d’être des journaux utiles aux luttes, à l’action du PCF et pas seulement des journaux d’information de gauche.

L’amélioration de la formation théorique et idéologique des communistes est également nécessaire. Des initiatives ont été prises pour organiser davantage de stages et de conférences, souvent avec des spécialistes. Les conditions doivent être rassemblées pour recréer des écoles du Parti, visant à diffuser les idées d’un marxisme créateur, éloigné de tout dogmatisme. Cet effort doit être relié directement à l’activité militante et à la reconstitution des cellules.

Le déficit démocratique pose directement la question des directions du Parti et de leur fonctionnement. Nous devons, entre autres, faire les efforts nécessaires pour promouvoir des militants issus des milieux populaires, ce qu’a su faire notre parti pendant des décennies, en formant et en faisant émerger des cadres issus du monde ouvrier.

Tout est lié : les « transformations du Parti », l’organisation du Parti, la stratégie, le projet de société qu’il porte.

Au 34ème congrès, les communistes ont rejeté le terme « métamorphose » proposé par la direction. La « métamorphose », c’est bien changer complètement de forme. La direction, au congrès national, a maintenu le terme « transformations » qui accompagnait la « métamorphose ». Elle a réussi à faire ajouter la mise à l’ordre du jour de ces transformations d’ici le congrès suivant.

Il ne s’agit pas de savoir si nous voulons « améliorer » le parti et son action. La question est : dans quel sens ?

La direction sortante du Parti veut, à travers un congrès extraordinaire, non statutaire, continuer dans la stratégie d’effacement du PCF et de ce qu’il représente, le « transformer » dans cet objectif, contrôler ce changement.

Ce n’est pas le choix d’un très grand nombre de communistes, qu’ils participent à la vie du Parti ou qu’ils en soient déjà écartés dans les faits. Ils ont adhéré à un parti révolutionnaire qui osait affronter les puissants, qui parlait franchement.

Ce n’est pas ce que recherchent beaucoup de ceux qui luttent, notamment les jeunes, les travailleurs, les précaires. Ils attendent une perspective révolutionnaire, un parti pour la porter collectivement, sans concession et dans la durée, un parti lucide sur l’état du rapport de force loin de la phraséologie gauchiste.

La persistance du fait communiste dans notre pays, le glorieux passé de notre parti, le parti de la Résistance,  de la lutte anticoloniale, le parti du monde du travail, de la création, la validité de ses fondements théoriques et de sa forme d’organisation, font que, pour nous, ce parti, c’est plus que jamais le PCF, qu’il doit redevenir pleinement lui-même pour évoluer selon les conditions de la lutte des classes.

L’aggravation brutale de la crise du capitalisme rend cette urgence plus pressante.

Notre congrès pourrait lancer un large appel à celles et ceux qui luttent dans l’entreprise, dans les quartiers, les invitant à adhérer au PCF, qui est leur parti, à contribuer à lui redonner pleinement sa raison d’être dans la lutte des classes.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 18:23

LE TEXTE ALTERNATIF EN PDF


LE FORMULAIRE DE SIGNATURE (ou renvoyer les mêmes infos à  pcf15@wanadoo.fr )

 

VIVE LE PCF!

 

 

FVER-PCF

Le 21 mai 2010 

 

Cher(e) camarade,

 

Le congrès extraordinaire de notre parti se tiendra les 18, 19 et 20 juin 2010 dans des conditions de précipitation et d’organisation contradictoires avec la vie démocratique et les statuts du PCF.

Début avril, 5 secrétaires de fédération ont demandé dans une déclaration le report du congrès à décembre. Bien qu’embarrassée, la direction a maintenu sa feuille de route.

Nous ne pouvons pas accepter que soit entérinée ainsi unilatéralement une stratégie, qui, sous la forme nationale du « Front de gauche » et par des « transformations » du parti, poursuit le processus d’effacement du PCF. Elle n’a pas été décidée au 34ème congrès.

Responsables d’organisations du PCF, nous avons envisagé ensemble quel serait le moyen le plus efficace d’intervenir des communistes.

Notre état d’esprit est d’abord de faire respecter la décision majoritaire des communistes au 34ème congrès, celle de maintenir le PCF.

Cela signifie pour nous aussi de le faire vivre et de le renforcer, de lui rendre son identité révolutionnaire de parti de classe.

En tout état de cause, nous refusons de rentrer dans une logique de tendance ou dans la personnification réductrice des débats existants dans le Parti.

Nous avons finalement décidé d’écrire un texte, tel que le prévoient les statuts du Parti, alternatif aux deux textes adoptés par le CN du 16 avril 2010 et envoyés aux communistes à partir du 28 avril.

Il nous semble dangereux de laisser faire un congrès bâclé, écartant le plus grand nombre des communistes.

Il nous semble important d’apporter une contradiction sur le fond à l’orientation de la direction, notamment pour les congrès départementaux et les assemblées de section.

Il nous semble important de faire respecter les statuts du Parti.

Tu trouveras ci-joint le texte alternatif tel que nous venons de le rédiger. Nous le soumettons à ton avis. Il correspond à la ligne que nous voulons défendre et que nous te proposons de défendre.

Nous t’envoyons aussi un formulaire de signature. Nous apporterons les 200 signatures de camarades de 10 fédérations différentes nécessaires à la validation du texte suivant les statuts.

Dans l’attente de tes réflexions, reçois, cher(e) camarade, nos salutations fraternelles,

 

 

Corinne Bécourt, section de Saint-Quentin, membre du CN (corinnebecourt@hotmail.fr) ; Frédéric Bernabé, secrétaire de la Fédération de la Haute-Saône, CN (pcf70@wanadoo.fr) ; Emmanuel Dang Tran, secrétaire de la section de Paris 15ème, CN (pcf15@wanadoo.fr); Fabienne Debeauvais, section d’Amiens, CN ; Claude Fainzang, section Paris 19ème , CN (claude.fainzang@wanadoo.fr) ; Eric Jalade, secrétaire de la fédération du Tarn, CN (eric.jalade@orange.fr); Dominique Negri, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, CN (d.negri@wanadoo.fr); Christian Tabaglio, section de Jarny, CN (christian.tabaglio@wanadoo.fr)

 

 

 

 

PS1. Article 11.1 des statuts du PCF :

 

11.1. Adoption de la base commune de discussion

« Le conseil national décide de l’ordre du jour et lance un appel à contributions. Tout-e adhérent-e, individuellement ou collectivement, toute assemblée générale de section et tout conseil départemental peut proposer une ou des contributions, portant sur tout ou partie de l’ordre du jour. Toutes sont mises à la disposition des communistes. A partir de cet ensemble d’éléments, le conseil national élabore un projet de base commune de discussion portant sur l’ordre du jour du congrès. Sur une question particulière en débat, le texte comporte, s’il y a lieu, des choix alternatifs possibles qui feront l’objet d’un vote de congrès. Tous les efforts auront été faits pour aboutir à un texte permettant de rassembler la grande majorité des adhérent-e-s sur des choix élaborés en commun. Un délai de  cinq semaines au moins est ensuite donné pour faire connaître ce projet à tous les adhérent-e-s. A l’issue de cette période, deux cents adhérent(e)s issu(e)s d’au moins dix fédérations peuvent proposer une base de discussion alternative qui doit traiter de l’ordre du jour du congrès et respecter la cohérence de celui-ci. Sa dimension ne saurait excéder celle du projet adopté par le conseil national. Tout texte est accompagné d’un résumé de ses orientations essentielles. Les résumés sont de taille identique.

Une commission élue par le conseil national organise la transparence des débats. Elle valide les textes proposés.

Le ou les projets de base commune sont portés à la connaissance des adhérent-e-s et soumis à leur vote. Le texte qui a obtenu le plus de suffrages devient la base commune de discussion de tous les communistes. »

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:04

Article tiré de Liberté 62, hebdomadaire de la fédération du PCF du Pas-de-Calais, n°905, du vendredi 19 mars 2010

 


« La liste des réformes, c'est tout simplement rayer de la carte sociale tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 »

 

 

Vendredi 12 mars, une assemblée générale des membres de l'USTM CGT du Pas-de-Calais s'est déroulée à la Maison des sociétés d'Arras. L'occasion pour les métallos de la CGT du département de réaffirmer la nécessité de remettre le syndicat « sur ses rails de classe ».


« Depuis ce début d'année, les coups contre la classe ouvrière continuent de tomber à cadence répétée » a souligné Serge Piedplat, secrétaire général de l’USTM CGT du Pas-de-Calais au cours de son intervention devant les membres de cette assemblée générale tendue et concentrée.

 

« De nouvelles vagues de licenciements sont à prévoir dans les mois à venir »

« De  nouvelles vagues de licenciements sont à  prévoir dans les mois à venir dans l'ensemble des industries100312_USTM_5962.jpg  et particulièrement l'automobile » a-t-il déclaré. « Sur ce sujet, ne faut-il pas engager une campagne importante sur le produire en France » a-t-il demandé: « Pour combattre les délocalisations parce qu'elles mettent au chômage des travailleurs exploités pour les remplacer par des travailleurs surexploités, et donc, qu'elles permettent une aggravation de l'exploitation capitaliste! Il suffit de regarder la situation de l'industrie automobile française comme Renault où des productions partent vers l'étranger à l'exemple de Flins, Douai, Sandouville mettent en péril des milliers d'emplois dans les sites de production Renault France ainsi que les équipementiers et sous-traitants. L'emploi automobile dans le Nord et le Pas-de-Calais représente 56.000 emplois. Le patronat automobile se sert de la crise de son système capitaliste pour faire chanter les sous-traitants et équipementiers automobiles produisant en France pour imposer des prix intenables, les pousser ouvertement à délocaliser en Europe de l'est et dans d'autres pays à bas coût salarial. Et quand les équipementiers français seront partis à l'étranger, on constatera avec tristesse qu'on ne peut plus produire d'automobiles en France... et que l'heure est venue de délocaliser « le gros morceau », c'est-à dire les usines-mères. »

 

Cohérence antisociale des pratiques, projets et réformes du patronat et du gouvernement

 

Serge Piedplat a insisté sur la cohérence des pratiques, projets et réformes du patronat et du gouvernement: « Pour Kessler, grosse pointure du MEDEF, il déclare que la liste des réformes, c'est tout simplement rayer de la carte sociale tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 et qu'il s'agit de sortir de 1945. » Casse du service et des entreprises publiques, de l'éducation nationale, de l'hôpital, casse des retraites, compressions des salaires, licenciements en masse, augmentation significative du coût des mutuelles, médicaments non remboursés, menaces sur la sécurité sociale, répression du mouvement des sans-papiers, offensive permanente sur les droits syndicaux... marchent de pair » a expliqué Serge Piedplat: « Sans oublier le projet de loi de l'UMP visant à soumettre l'impôt sur les revenus des indemnités journalières versées aux victimes d'accident du travail. Quand on sait que 622 salariés ont péri dans un accident du travail en 2008, que près de 50.000 travailleurs ont une incapacité de travail, que la plupart des accidentés proviennent de la précarité et de la pratique des heures supplémentaires à outrance qui détruisent physiquement les salariés. C'est crapuleux de soumettre cet impôt aux victimes du capital. »

 

Revenir à un syndicalisme de classe

 

Evoquant le 49ème congrès national de la CGT, Serge Piedplat a été très critique avec la direction confédérale soulignant notamment chez elle une « orientation réformiste d'adaptation au capital » intégrée à celle du syndicalisme européen de la CES portant, selon lui, sous le titre de « syndicalisme rassemblé », une lourde responsabilité dans la dégradation de l'efficacité des luttes salariales ainsi que leurs acquis. A l'inverse de cette orientation, il a affirmé la nécessité pour la CGT de « s'engager plus concrètement dans l'ensemble des luttes qui se développent dans notre région et dans le pays » a-t-il déclaré: « Notre ambition est de remettre la CGT sur une stratégie offensive qui frappe à la racine du problème, c'est-à-dire à la propriété des capitalistes, au pouvoir car c'est eux qui décident de vie et de mort des travailleurs. Nous devons nous investir par des campagnes de solidarité et de soutien dont les travailleurs ont besoin pour maintenir l'occupation de leurs entreprises et sauver leurs emplois. Cette démarche n'est pas nouvelle, elle n'est pas à inventer, cela s'appelle le syndicalisme de classe qui nous a guidés pendant de nombreuses années, qui a porté des avancées sociales importantes par des luttes déterminantes comme en 1936 et 1968 dans l'ensemble des domaines aussi bien sur l'emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites, les droits syndicaux, j'en passe et des meilleures. Être à côté des travailleurs qui occupent leurs usines menacées. En faisant avancer des idées telles que « usine fermée, usine occupée » sous le contrôle et la direction des travailleurs eux-mêmes. Dans notre région, nous aurons de quoi agir car la casse industrielle, sociale, économique va redoubler de force aussi bien pour les salariés du public comme du privé. Dans ce sens, les métallurgistes du Pas-de-Calais ont toute leur place dans les luttes à venir. »


Suite à leur échange, les membres de l'USTM CGT du Pas-de-Calais réunis en assemblée générale se sont rendus auprès des travailleurs en lutte de Finimétal Biache-Saint-Vaast victimes d'une « chasse aux sorcières » suite à leur grève victorieuse sur les salaires et les primes.

 

Jérôme Skalski

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 18:07

La Grèce : avenir de l’Europe. Tribune de Nicolas Cossange (PCF 34) (repris sur le site "alternativeforge")

 

 

La Grèce : avenir de l’Europe.

 

Par Nicolas Cossange (PCF 34), le 12 mai 2010

 

Si on pouvait se demander d’où sortaient les milliards d’euros et de dollars, qui ont été miraculeusement trouvés pour renflouer les coffres des banquiers et des spéculateurs, la situation actuelle nous amène la réponse : de nos poches !

 

On est bien loin du capitalisme moral !

 

Les retraites, les pensions, les salaires des fonctionnaires et les dépenses publiques seront donc sacrifiés sur l’autel de la solidarité nationale et au profit du capital. Bien sûr on ne nous parle pas encore « d’austérité », dont on tente d’assommer les Grecs, mais de « resserrer les vis » du budget. Ce n’est que bonnet-blanc et blanc-bonnet car le but est le même, emmener sur les marchés, de l’argent frais en le prenant dans les caisses publiques et solidaires. La moralisation du capitalisme est une vaste supercherie (pour ceux qui en auraient douté) puisque les banques, par le biais des Etats, s’apprêtent à résorber la crise par les expédients qui nous y ont amenés, elles cautérisent une brûlure.

 

L’exemple grec est édifiant...

 

La mobilisation contre le Traité Constitutionnel Européen de 2005 vient de se justifier d’une manière éclatante : L’Union Européenne capitaliste, n’est qu’un outil de destruction au profit de la finance mondiale dirigée par le social-démocrate Dominique Strauss-Kahn. Le prêt accordé aux Grecs à 5%, lui-même emprunté sur les marchés à 3%, n’est qu’un simulacre de solidarité internationale qui n’a en fait qu’un seul but : tondre encore plus le peuple grec pour ramasser quatre sous pour les banques. C’est un bel exemple de l’inhumaine logique capitaliste : tirer le profit le plus grand dans les délais les plus brefs, quitte à faire plonger la majeure partie d’un peuple dans la misère.

 

... mais remplis d’enseignements !

 

Il est une chose que l’UE et le FMI n’avait pas anticipé : la mobilisation du peuple grec. Lors de la journée de grève générale, largement suivie par les travailleurs du public et du privé et malheureusement entachée de 3 morts, près de 50 000 manifestants ont défilé dans les rues d’Athènes, communistes en tête. Le rôle du Parti Communiste Grec (KKE), troisième force politique du pays, a été déterminant dans la création du PAME (Front syndical de lutte) qui rassemble tous les syndicats de classe. Voici la place que doit tenir un parti communiste, qui n’a pas renoncé à ses références marxistes-léninistes, dans le mouvement social. Les solutions ne sauraient venir de la social-démocratie : Strauss-Kahn, Papandréou ou Martine Aubry ont depuis longtemps renoncé à la rupture avec le capitalisme et en sont donc de fait les complices.

 

La crise grecque n’est que le prélude à ce qui pourrait se passer en Espagne, en Italie, au Portugal, en Irlande et en France dans un avenir proche. Sachons, nous communistes français, tirer les enseignements de la mobilisation grecque à l’heure où notre congrès d’étape, organisé à la va-vite, menace de liquider encore un peu plus le meilleur outil politique contre le capitalisme. Un PCF de classe et de masse nous sera pourtant plus qu’utile pour mener le rassemblement dans les luttes lorsque le moment sera venu. La réponse de classe aux attaques capitalistes, à l’instar de la Grèce, ne pourra s’organiser autrement.

 

Nicolas Cossange, militant communiste de l’Hérault.

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:50

LE FRONT VIRTUEL ET LE CONGRES QUI NE DIT PAS SON NOM

Par Claude Deffontaine, 10 mai 2010

Les véritables objectifs du 35° CONGRES

Qu’il soit de gauche ou populaire un front doit être un assemblage solide de forces politiques représentatives. Le front de gauche est né de l’opportunité du départ d’un responsable du PS et non d’un ensemble représentant un courant d’idées. La direction du PCF a enfin pris acte du renoncement du PS à gouverner hors de l’économie libérale. Est-ce une raison pour se lancer à corps perdu dans une aventure avec quelques individualités constituées rapidement en micro-partis ? Les tentatives précédentes ont échoué ? Pourquoi ne pas en tirer les conclusions ? Un parti communiste affaibli par les stratégies d’abandon depuis 20 ans ne peut prétendre influencer une société minée par les pressions idéologiques de la bourgeoisie triomphante sans passer par la case RENFORCEMENT. Objectif ; unité et front d’accord ; mais pas n’importe comment. Nous devons au préalable réaffirmer la spécificité de notre Parti et son unité sur des bases de classe au lieu de le diluer dans des assemblages hétéroclites. Tombée d’en haut, l’idée de front de gauche n’est pas l’aspiration première des communistes. Il me semble que la majorité des camarades souhaitent voir le parti retrouver ses forces vives qui l’ont quitté, être reconnu par ses luttes comme force anti-capitaliste efficace. En aout 2007, je reprochais vertement à P.BESSAC son absence d’analyse sur le résultat des élections présidentielles. Il me répondait que j’étais dur et me renvoyait à son expression dans MARIANNE( ?)n°31 14/9 2007 ; pour y voir plus clair. Dans cet article il souhaite déjà la construction " d’un front des gauches". Idée germant dans une tête pensante on réflexion collective et démocratique ? A vous de trancher. Aujourd’hui P.BESSAC est rapporteur de la commission « transformation du PARTI ». Tout indique que les transformations iront dans le sens d’imposer aux communistes la stratégie d’union artificielle qui a déjà marqué ses limites (élus du PARTI DE GAUCHE au conseil régional D’ILE DE FRANCE, cavalier seul de MELENCHON et son exploitation médiatique...). Les communistes de 5 régions n’ont pas suivi la direction nationale dans sa stratégie de front de gauche. Qu’en sera t-il après avec des dirigeants qui flottent toujours entre 2 eaux ? Enfin si l’ont veut mettre nos alliés au pied du mur de l’unité à gauche pourquoi ne pas dire dés maintenant que le PCF condamne l’élection présidentielle et ne participera pas à la mascarade de la désignation des candidats de 2012 qui a commencé ? Si ce congrès doit poursuivre la voie des échecs précédents je dis clairement NON aux textes proposés et je souhaite qu’un texte alternatif unitaire soit majoritaire. Ce serait la véritable transformation du PARTI dont le peuple a besoin.  

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 21:04

André Gerin et la burqa : « L’Europe se fera en reconnaissant nos racines judéo-chrétiennes ». Sans nous ! Et nous, sans lui !

 

Ses déclarations multiples, hétéroclites, intempestives permettent à certains journalistes de présenter André Gerin, député du Rhône, comme un « chef de file » des « orthodoxes » dans le PCF. Est-ce pour mieux déconsidérer notre parti et les communistes qui veulent le faire vivre sur une base de lutte de classe ?

 

Disons le tout de suite, rédacteurs de ce site internet, nous ne sommes pas « orthodoxes », ni doctrinaires. Et en rien, André Gerin ne saurait être un repère pour nous.

Ses positions n’engagent que lui-même. Sur de très nombreux sujets, elles l’éloignent de nous et l’isolent de l’immense majorité des communistes.

 

Des lecteurs nous ont fait part déjà, outrés, de déclarations de Gerin en faveur de la collaboration avec « le capitalisme des métiers et des savoir faire ».

A propos de la burqa, indépendamment de notre opposition à toutes les pratiques sectaires d’où qu’elles viennent, l’initiative menée par le pouvoir apparaît, en ce qui concerne Gerin, de moins en moins comme une erreur et de plus en plus comme un engagement profond, éloigné, contradictoire avec celui des communistes.

 

Nous reproduisons ci-dessous l’interview donnée par André Gerin à la revue « Familles Chrétiennes », numéro 1687, datée du 12 mai 2010. La conception ethno-religieuse, « judéo-chrétienne », de l’Union européenne qu’il prône, laissant une place, « pas à n’importe quel prix », à l’Islam, nous révulse.

 

Les passages soulignés le sont par nous.

 

Le communiste André Gerin et la burqa : « L’Europe se fera en reconnaissant nos racines judéo-chrétiennes »
  • famillechretienne.fr
  • 10/05/2010
  • Par Samuel Pruvot et Emmanuel Pellat

Le projet de loi sur l’interdiction du voile intégral devrait passer le 19 mai en conseil des ministres. À l’origine de ce débat national – virant parfois au pugilat – une initiative du député maire communiste de Vénissieux, André Gerin. Un an après, le président de la mission parlementaire sur le voile intégral persiste et signe.

Le gouvernement ira-t-il selon vous jusqu’au bout de l’interdiction du voile intégral ?

J’ai lu la dernière mouture du projet de loi. Le texte est bon, très équilibré. Il va passer. Il ne stigmatise personne et donne les moyens de lutter contre l’islamisation de nos banlieues. Il ne s’agit pas d’arracher le voile aux femmes ! Cette loi s’adressera d’ailleurs autant aux hommes qu’aux femmes. Elle va permettre à la République française d’être impitoyable avec les imams gourous qui agissent dans notre pays. Tous ces "talibans français" ont du souci à se faire...


La situation est-elle si grave ?


Il existe un vrai système d’enfermement et d’endoctrinement dans certains milieux. Dès l’enfance, et tout au long de l’adolescence, on inculque la charia. Cela pose des problèmes considérables dans les hôpitaux, les écoles, les mairies, etc. Des médecins sont agressés physiquement, des agents de la fonction publique menacés et des élèves contestent les enseignements d’histoire ou de sciences naturelles ! Est-ce acceptable ? Les fondamentalistes ne sont pas forcément nombreux, mais ils ont de l’influence. Dans certains collèges, 50% des filles sont "dispensées" de natation ! Cela dure au moins depuis quinze ans ! Quinze ans que la classe politique est paralysée par un discours de victimisation élaboré par une minorité. Comme si on ne pouvait rien dire à cause de notre passé colonial. Il faut en finir avec la politique de l’autruche !


Pourquoi cette question déchaîne-t-elle autant de passion ?


Parce qu’il s’agit au fond d’un problème de civilisation. C’est tout l’enjeu de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ! La vraie question n’est pas tant de savoir si nous voulons ou non de la Turquie. Mais quelle place sommes-nous prêts à faire à l’Islam ? Le fait que les racines judéo-chrétiennes de l’Europe ne soient pas mentionnées dans la Constitution européenne est symptomatique. Une erreur dommageable. Nous avons du mal à affronter cette question en face. L’Europe de demain se fera en reconnaissant nos racines et en faisant la place aux musulmans qui vivent avec nous. Mais pas à n’importe quel prix.

Samuel Pruvot et Emmanuel Pellat

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 18:18

La direction du PCF, une fois de plus, s'isole des principaux partis communistes et refuse de signer un appel commun. Il faudrait au moins qu'elle explique ses motivations, qu'il y ait débat. La ligne du PGE s'oppose de plus en plus clairement, à celle des partis communistes, pas seulement sur l'analyse de l'histoire. Elle ne peut pas être suivie automatiquement par la direction PCF.

 

 

Déclaration commune de 51 partis communistes et ouvriers pour le 65ème anniversaire de la victoire contre le nazisme et le fascisme

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

Commémorons le 65ème anniversaire de la Victoire!

 

Nous commémorons le 9 mai [ou le 8 mai] le 65ème anniversaire de la victoire sur le nazisme et le fascisme la plus brutale et violente expression de la domination des monopoles. Le système capitaliste, aujourd'hui en crise profonde, a mené l'humanité à une des pires catastrophes de son histoire,  à la barbarie des camps de concentration, au cortège de morts et de destructions qu'a signifié la Seconde guerre mondiale pour les peuples.


Les communistes étaient, dès le premier moment, en première ligne, mobilisant et organisant les travailleurs et les peuples pour la résistance. La lutte anti-fasciste a pu compter sur l'action ferme et résolue des communistes. Des millions d'entre eux lui ont donné leur vie.

 

La contribution héroïque de l'URSS, de son Armée rouge et de son peuple, qui a subi près de 27 millions de pertes, fut décisive dans la victoire sur les hordes fascistes.

 

C'est avec la victoire en 1945 et la formation du camp socialiste que des millions d'hommes et de femmes ont entrepris leur émancipation, se libérant de l'exploitation, de l'oppression et du colonialisme, et que le mouvement ouvrier a conquis d'immenses acquis sociaux et politiques, sur la voie de progrès jamais atteints auparavant dans l'histoire de l'humanité.

 

Dans la situation actuelle, en ces temps de crise profonde du capitalisme, où l'offensive menée par plusieurs organisations impérialistes, comme l'OTAN et l'UE, frappe si durement les masses laborieuses, l'Humanité est à nouveau confrontée à de grands dangers résultant de l'aggravation des contradictions de l'impérialisme, de la course aux armements, du renforcement des alliances militaires agressives et de la tentative d'imposer par la force l'augmentation brutale de l'exploitation, la précarité dans les relations de travail, les licenciements et le chômage, la pauvreté et la privation des besoins les plus fondamentaux pour des millions d'êtres humains.

 

Nous en appelons ainsi à marquer le 65ème anniversaire sur le nazisme et le fascisme, comme une action importante dans la lutte pour la paix contre l'entreprise monumentale de falsification de l'histoire et contre l'anti-communisme – qui, comme l'histoire l'a démontré, est toujours anti-démocratique – qui en tentant de mettre sur un même plan fascisme et communisme et d'effacer le rôle décisif des communistes dans la libération des peuples du joug nazi et fasciste, cherche à criminaliser, interdire, réprimer, non seulement les idées et l'action des communistes mais aussi celles de tous les démocrates qui s'opposent à la domination et à l'exploitation capitalistes, le but étant de poursuivre et de réprimer tous ceux qui, sous quelle forme que ce soit, résistent et luttent contre les monopoles et l'impérialisme.

 

Pour nous, communistes, évoquer le 65ème anniversaire de la victoire, c'est réaffirmer notre conviction profonde dans la lutte pour l'émancipation sociale, dans la justice de nos valeurs et de nos idéaux libérateurs; c'est réaffirmer notre détermination à combattre les causes et les forces qui étaient à l'origine de l'horreur fasciste; c'est réaffirmer notre confiance inébranlable que l'avenir n'appartient pas à ceux qui oppriment et exploitent, mais aux travailleurs et aux peuples qui résistent et luttent pour l'émancipation de l'humanité des chaînes de l'exploitation de l'homme par l'homme et pour une société où les travailleurs jouiraient pleinement de la richesse qu'ils ont créé, une société du progrès social, de la paix et du bien-être.


  L'avenir n'appartient pas au capitalisme, mais bien au socialisme et au communisme.


  8 Mai 2010


  Les partis signataires

 

 

  1. Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS)

  2. Parti Communiste d'Arménie

  3. Parti Communiste d'Azerbaidjan

  4. Parti Communiste d'Australie

  5. Parti Communiste du Bélarus

  6. Parti du Travail de Belgique

  7. Parti Communiste du Brésil

  8. Parti Communiste du Canada

  9. Parti Communiste de Bohême et Moravie

  10. Parti Communiste du Chili

  11. Parti ouvrier socialiste de Croatie

  12. Parti Communiste de Cuba

  13. Parti Communiste au Danemark

  14. Parti Communiste des Etats-Unis

  15. Parti Communiste de Finlande

  16. Nouveau Parti Communiste de Grande-Bretagne

  17. Parti Communiste de Grande-Bretagne

  18. Parti Communiste Allemand

  19. Parti Communiste Unifié de Georgie

  20. Parti Communiste de Grèce

  21. Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas

  22. Parti Communiste Ouvrier Hongrois

  23. Parti Communiste d'Inde

  24. Parti Communiste d'Inde (Marxiste)

  25. Parti Tudeh d'Iran

  26. Parti Communiste Irakien

  27. Parti Communiste d'Irlande

  28. Parti Communiste d'Israel

  29. Parti Communiste du Kazakhstan

  30. Parti des Communistes du Kirghizistan

  31. Parti Communiste Libanais

  32. Parti Communiste du Luxembourg

  33. Parti des Communistes, Mexique

  34. Parti du Peuple Palestinien

  35. Parti Communiste du Pakistan

  36. Parti Communiste Péruvien

  37. Parti Communiste Philippin -PKP 1930

  38. Parti Communiste Portugais

  39. Parti Communiste de Pologne

  40. Parti Communiste de la Fédération de Russie

  41. Union des Partis Communistes – PCUS – Russie

  42. Parti Communiste Sud-Africain

  43. Parti Communiste d'Espagne

  44. Parti des Communistes de Catalogne

  45. Parti Communiste des Peuples d'Espagne

  46. Parti Communiste Syrien

  47. Parti Communiste de Suède

  48. Parti du Travail de Turquie (EMEP)

  49. Parti Communiste d'Ukraine

  50. Parti Communiste d'Uruguay

  51. Parti Communiste du Vénézuela

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 10:09

Qui a dit:

" Aucune cause franco-française, à plus forte raison aucune cause de lutte politicienne ne parvient au niveau auquel se situent les enjeux de Maastricht…

Nous sommes fiers de savoir qu’il va en résulter des éléments de puissance, qu’un magistère nouveau va être proposé à la France, à ma génération, dans le monde futur, qui est monde en sursis, injuste, violent, dominé pour l’instant pas une seul puissance.

Demain, avec la monnaie unique, cette monnaie unique de premier vendeur, premier acheteur, premier producteur, représentant la première masse monétaire du monde, l’Europe sera aussi porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité, comme aujourd’hui le dollar porte la violence dans les rapports simples et brutaux qu’entretiennent les Etats-Unis d’Amérique avec le reste du monde."

 

L'intégralité de l'intervention enflammée (et ridicule) de Mélenchon au Sénat en 1992 en faveur de Maastricht: cliquez sur

Jean-Luc Mélenchon : « Maastricht est un compromis de gauche ».

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:00

Contre la monnaie unique : le PCF avait raison. Il doit à nouveau avoir raison !

 

une-huma-dim.gifEn 1996, notre parti, le PCF, lançait une vaste campagne de pétition pour un référendum sur la monnaie unique.

Nous étions dans la foulée de la campagne qui avait amené le NON à 49% à Maastricht en 1992. Nos arguments contre la monnaie unique, contre l’UE du capital correspondaient à la colère populaire contre la politique de Juppé.

Dans cette campagne, nous étions bien loin d’être isolés des travailleurs, comme en témoignaient les centaines de milliers de signatures recueillies, même si nous étions très loin du reste de la « gauche ». L’obscur Mélenchon, par exemple, venait d’être le porte-parole du oui à Maastricht sous les ors du Sénat où son parti l’avait confortablement installé. Quelques concessions commençaient à être faites à l’idéologie dominante à « gauche », dont certaines professions de foi « euroconstructives » en vue des « forums » de la « gauche ».

Mais sur le principal, le rejet de l’Europe supranationale du capital, nous ne transigions pas, de bas en haut du Parti.

 

Ainsi Pierre Zarka sous-titrait son édito de l’Huma dimanche du 30 janvier 1997 : « Rien de positif ne se construira en Europe si la souveraineté de chaque peuple, fondement de la démocratie, est sapée ».

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Puis il y eut la dissolution, l’avènement de la gauche plurielle qui précipitèrent la mutation, l’abandon des positions fondamentales du PCF par sa direction. Dès le 16 juin 1997, Jospin apportait avec Chirac la signature de la France au funeste traité d’Amsterdam qu’il refusa bien sûr de faire ratifier par référendum. La direction du PCF, soumise, interrompit la campagne des militants. Le 18 janvier 1998, eut lieu la dernière manifestation, beaucoup plus ample que la direction du parti ne l’avait prévue, à République (ils n’avaient annoncé qu’un petit rassemblement à la Préfecture de police et nous dûmes défiler, à 20000, en rond autour de la place). Puis plus rien, sinon l’élaboration peu à peu d’une ligne de soumission au cadre européen, maintenant définie par le PGE.

 

Toute l’actualité nous montre qu’il est temps de revenir à nos positions. Les ravages, le saccage des acquis sociaux et économiques des pays d’Europe avec l’UE et l’euro se vérifient tous les jours, en Grèce de façon aiguë, mais aussi dans tous les autres pays.

 

Les économistes de droite sont incapables de dire ce que l’euro aurait pu apporter aux peuples. En quoi l’euro aurait-il protégé nos pays des crises, du chômage de masse, de la désindustrialisation, de la spéculation ? En rien, au contraire puisque cette monnaie a été créée dans l’intérêt des financiers, des délocaliseurs, contre les démocraties nationales.  

 

C’est le moment pour nous, communistes, plus que jamais, après la campagne du référendum de 2005 où nous avons vu combien toute l’action du PCF contre l’Europe du capital depuis les années 50 était encore prégnante, de reprendre nos positions, de les défendre, de combattre notamment l’euro, cette monnaie unique conçue pour le capital mondialisé, pour piller nos économies, détruire nos acquis sociaux.


Assez de l’euro ! Qu’une monnaie commune et le retour de monnaies nationales le remplacent !

 

Pour ceux que ces objectifs pourraient effrayer, nous reproduisons des extraits d’articles de notre presse dans les années 1992/1997. Ils sont d’une telle actualité. Soyons révolutionnaires ! Combattons l’UE et l’euro !

 

« Tout le système est donc conçu pour mettre les travailleurs européens en concurrence entre eux, pour briser les protections que les structures sociales de chaque pays peuvent opposer au libre jeu de la loi de la rentabilité. Il est par nature porteur d’une tendance à la hausse du chômage. Et c’est dans une Europe ainsi verrouillée par la disparition des monnaies nationales, enchaînée aux exigences des marchés internationaux, qu’on espère pouvoir s’en remettre à un hypothétique « gouvernement économique européen » pour faire une politique favorable à l’emploi ? (Michel Manaille, collaborateur de la section économique du CN du PCF – Les Cahiers du communisme – mars 1996).

 

« La monnaie unique, avec la banque centrale européenne, constituerait l’élément essentiel d’un système de domination à travers lequel les marchés financiers pourraient imposer à chaque pays européen sa politique économique et sociale. … Dans ces conditions, on comprend le caractère illusoire des déclarations des dirigeants socialistes      affirmant que rien n’est plus urgent que d’ajouter à Maastricht un volet social… » (Pierre Zarka – Humanité dimanche – 21 mars 1996).

 

« Les pays qui connaissent des retards de développement (Espagne, Grèce, Irlande, Portugal) seront encore plus durement touchés par l’application des contraintes de l’Union économique et monétaire qui s’apparentent aux politiques d’ajustement structurel menées par le FMI dans les pays en voie de développement et plus récemment dans les pays de l’Est. » (Jean-Paul Le Marec – collaborateur du groupe « coalition des gauches » au Parlement européen – Cahiers du communisme – juin  1992). 

 

« La liquidation des monnaies nationales, loin de favoriser le rapprochement des peuples, contribuera à les opposer » (Pierre Ivorra – Humanité Dimanche du 30 janvier 1996).

 

« Le PCF propose de forger un outil monétaire pour cette solidarité. Il s’agirait de transformer la monnaie commune actuelle, l’ECU, en un véritable instrument de coopération. Les monnaies nationales seraient maintenues. Les taux de change entre elles pourraient varier. L’ECU aurait une double dimension. Il y aurait un ECU courant qui pourrait être utilisé par les Etats et les entreprises. Il serait constitué d’un panier de monnaies des Etats participants mais dans lequel le poids du mark et de la zone mark serait réduit. Un ECU de référence servirait d’étalon à la place du dollar… » (« L’Europe, les pièces du dossier, numéro spécial de l’Huma dimanche du 21 mars 1996).

 

"Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d'esclaves" (Maurice Thorez, Jacques Duclos, appel au peuple de France, 10 juillet 1940).

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 14:48

Pas débat de diversion avec Gayssot !

 

Gayssot_hue_buffet.jpgPour beaucoup de communistes dont nous sommes, Jean-Claude Gayssot est disqualifié depuis longtemps comme dirigeant communiste, au moins depuis qu’il a aidé Jospin à faire passer la privatisation d’Air France et celle de France télécom en juin 1997.

Cela ne s’est pas arrangé depuis, ni au gouvernement, ni dans le PCF avec son coup de force (mis en échec par les camarades) pour prendre la section de Béziers après avoir lourdement contribué à faire perdre au Parti la municipalité de Drancy en Seine-Saint-Denis.

L’aventure de Jean-Claude Gayssot est un symptôme des effets du processus de mutation-liquidation du PCF. Il nous fait penser à ces anciens dirigeants des PC des pays de l’est qui ont si rapidement retourné leur veste.

 

Du coup, on ne peut regarder sans sourire l’embarras des directions départementales et régionale du PCF en Languedoc-Roussillon à traiter le « cas Gayssot » après les dernières élections régionales.

Gayssot, comme trois autres élus sortants et anciens dirigeants du PCF (Henri Garino de l’Aude, Jean-Paul Boré du Gard et Josiane Collerais de l’Hérault) se sont présentés sur les listes de Georges Frêche, ont été réélus et ont récupéré leurs vice-présidences, quand le PCF choisissait officiellement de constituer une liste du « Front de gauche » derrière le PG, ex-PS, René Revol.

Pour cela, les directions du PCF rendent publiques des discussions internes pour savoir si elles doivent les « suspendre » du PCF, les exclure, si le débat doit être mis à l’ordre du jour du « congrès d’étape » de juin.

 

Pourquoi tant de bruit ?

 

Il coule de source que Gayssot et ses collègues ne pourront pas représenter le PCF au Conseil régional. Peut-être cela va-t-il encore mieux en le disant.

 

Mais après ? Il n’y a pas de motifs d’exclusion dans les statuts du PCF, autres que : « la mise en cause délibérée des valeurs fondamentales d’intégrité et de dignité humaine, la corruption, ainsi que l’appartenance à un autre parti politique. » Rien qui permette d’exclure Gayssot.

 

Georges Frêche est un personnage répugnant, un social-libéral cynique, aux sorties malsaines (mais habilement calculées). Ceci dit, cela ne date pas de la dernière campagne électorale des régionales. Les insultes à des harkis, les hommages à l’OAS, les insinuations sur la composition de l’équipe de France de football, et sa politique régionale remontent à des années. La plupart de ceux qui mettent en situation de sanctionner Gayssot l’ont cautionné de la même façon, jusqu’il y a quelques mois… avant de faire leur mijaurées dans le Front de gauche avec d’anciens camarades de Frêche.

 

Les discussions sur l’éventuelle exclusion de Gayssot et cie sont infondées. Laissons le se disqualifier tout seul et redorons le blason du PCF dans les luttes !

 

Ces débats troublent les véritables clivages dans le PCF. Est-ce pour cela qu’on leur fait tant de publicité ? Sur quoi s’opposeraient Gayssot et ses amis d’hier ?

 

Josiane Collerais a annoncé sa démission du PCF (comme l’ancien président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Jean-Louis Mons en soutien à Gayssot). Réélue vice-présidente de la Région, elle estime que le PCF de l’Hérault dans le « Front de gauche » pratique un « antisocialisme gauchisant » (Midi Libre du 23 avril). Elle en profite (là elle ne fait qu’une constatation évidente) pour dénoncer une construction politique qui fait le lit de Mélenchon et de ses amis. Gayssot, pour sa part, crie au procès stalinien, demande que la « métamorphose du PCF aille jusqu’au bout, à l’abandon de la matrice bolchévique », déplore que la stratégie du « Front de gauche » affaiblisse le PCF (ça, c’est vrai).

 

Le brouillage du débat dans le Parti atteint son comble. Est-ce pour cela que l’on va complaisamment laisser Gayssot jouer la vedette, le repoussoir ?

 

Le ralliement au PS est autant inscrit dans la ligne « Gayssot » que dans la ligne « Front de gauche » (avec des socialistes opportunistes, maastrichiens, à peine repentis du PS). L’affaiblissement du Parti, la suite de l’abandon de sa théorie, de son organisation révolutionnaires s’accroît encore avec le « Front de gauche », comme le demande Gayssot. Les « transformations » que la direction veut imposer au congrès extraordinaire et à celui de 2011 s’inscrivent exactement dans le processus de « métamorphose » demandé par Gayssot, en témoignent les appels du pied de la direction aux « refondateurs ».

 

Refusons les mises en scènes, les oppositions jouées entre anciens ministres de la gauche plurielle !

 

Communistes conséquents, laissons Gayssot et ses amis aux petits fours du Conseil régional (il n’est jamais gavé), évitons les débats de diversion et concentrons-nous sur l’objectif principal que la situation politique, l’intérêt des travailleurs exigent : faire vivre et renforcer le PCF, même contre la stratégie de sa direction !

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