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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 23:36

 

Quel est l’engagement politique d’Alain Souchon ? En 2008, il sortait une chanson dégueulasse pour salir Che Guevara

 

Asouchon guevaralain Souchon « donnera » un concert à la Fête de l’Huma 2010.

Il n’y a aucune raison qu’un chanteur assez populaire n’ait pas une place dans l’une des plus grandes fêtes populaires de France.

Mais ce n’est pas une raison pour mettre en avant ses idées politiques. Souchon, il vaudrait mieux lui demander de chanter que de parler politique ! 

 

 Alain Souchon est malheureusement interviewé sur 4 pages dans l’Humanité Dimanche daté du 19 août.

 

Questions et réponses sont policées pour les lecteurs de notre hebdo.

 

Le journaliste tend la perche à Souchon en mettant en avant le titre de sa chanson « soif d’idéal ». Il valorise son dernier album « engagé ».

 

Souchon ne crache pas dans la soupe. Gentiment, il répond que « le communisme véhicule un espoir, celui de mettre les choses en commun ». Pour ajouter aussitôt une autre gentillesse moins sympathique si l’on y réfléchit mais tellement banale: « il y a quelque chose de joli, de tendre qui fait penser aux années 50 ».

 

Difficile de trouver plus politiquement correct que Souchon ! Il veut « réguler le monde de l’argent » mais quand même il ne faut pas « affirmer que ceux qui paient beaucoup d’impôts sont des privilégiés ».

Il faut dire que Souchon figure régulièrement dans le palmarès des chanteurs les mieux payés (n°8 en 2008 avec 1,3 million d’euros sans compter ses revenus financiers »).

 

Il n’y aurait pas plus à s’émouvoir de la place laissée dans les colonnes de l’Huma à ce chanteur « bobo » si ses chansons n’étaient pas quelques fois réellement plus « engagées ». Ainsi fin 2008 celle qui s’intitule « Popopo ».

 


 Le politiquement gentil Souchon (qui n’aime pas les parachutes dorés pour les patrons incompétents) s’y livre à une dénonciation d’une rare violence contre Che Guevara. A la télévision (interview journal France 2 – 29/11/2008), il reprend à son compte les ragots qu’il a trouvés sur « internet » sur les prétendus cruauté et amour des armes de Che Guevara. « L’icône » ne lui plaît pas, le révolutionnaire non plus.

 

 

Sans doute Souchon vend-il des disques par million parce qu’il correspond très bien à ce que les producteurs, agents de l’idéologie dominante, veulent diffuser : une contestation gentillette, individualiste, consensuelle, sachant être bien anticommuniste et antirévolutionnaire !

 

Il n’y a rien de choquant à ce que Souchon se produise à la Fête de l’Huma. Mais évitons de le mettre en valeur politiquement ! Ou sinon, il faudrait lui poser les vraies questions. 

 

 

Texte de la chanson de Souchon sur Che Guevara :

 

 

 La gueule de beau mec, le béret, le cigare au bec : parfait Sur le t-shirt d'Adriana, allons faire un tour sur Internet Voir si ce guérillero était vraiment le mec net Popopopo, popopopo, popopopo, popopopo Ce libertador cador que tout l' monde adore Chantait dans la sierra son chant de libération Et de révolution, est-ce que Juan Perez a aimé cette chanson ? Popopopo, popopopo, popopopo, popopopo 
Il disait ses vers sévères aux revolvers, le poète de la cabaña
Ces cris, ces "tatatata" dans la prison d'Etat C'était la joie des villageois "Viva Guevara !" Pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan Pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan Le pistolet sur la tête du fonctionnaire bête Du paysan analphabète, ce héros romantique Qu'aimait le petit déclic et l'efficacité des armes automatiques Popopopo, popopopo Il rêvait des carabines fines du Potemkine pour mettre au pas Batista C'est jamais par plaisir, par plaisir qu'on tire Mais pour un monde plus cool, il faut bien que le sang coule Popopopo, popopopo
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 10:25

30 juillet 2010 : trois jeunes communistes de l’Isère en garde-à-vue. Inadmissible tentative d’intimidation contre l’expression de la liberté d’opinion !

 

Dans la soirée du juillet 2010 vers 22h00, trois militants de la jeunesse communiste, âgés de 15 à 18 ans, ont été arrêtés alors qu’ils collaient des affiches et placés en garde-à-vue.  

 

La police leur reproche le caractère qu’elle estime attentatoire à la dignité de Nicolas Sarkozy, Président de la République, des affiches (ci-dessous).

 

Avec la Fédération de la JC de l’Isère, tous les démocrates doivent dénoncer cet acte qui restaure le délit d’opinion, manifester leur soutien à Justin, Romain et Gaston.

 

Le PCF départemental et national, des dizaines de militants communistes, plusieurs élus du Parti sont intervenus dans la nuit. Un rassemblement de soutien a eu lieu le 30 juillet à 9h00 devant l’Hôtel de police de Grenoble.

 

Finalement, les trois jeunes venaient d’être libérés vers 8h00 du matin mais sont convoqués dans les prochains jours.

 

Cet événement se produit alors même que Nicolas Sarkozy vient ce 30 juillet en personne à Grenoble introniser son nouveau préfet de l’Isère après avoir démis le précédent du jour au lendemain. Il doit justement venir à 11h00 à l’Hôtel de police.

 

Les récentes violences dans le quartier de la Villeneuve, dont l’intervention massive et brutale des forces de l’ordre, donnent l’occasion pour le pouvoir de surenchérir et fanfaronner sur le thème de la sécurité.

 

A nouveau, le Président cherche à détourner l’attention de sa politique, à attiser les haines, a désigné des boucs émissaires, fait ses choux gras des faits divers.

 

Pendant ce temps, il continue à saccager les services publics qui assurent la cohésion sociale et le développement économique des quartiers comme du pays. Il frappe notamment la police dans ses moyens et dans ses missions: 120 suppressions d’emplois rien que dans l’Isère. Il démolit la protection sociale. Il sape le financement du logement social et encourage la spéculation et la ségrégation urbaine. Etc.

 

Les jeunes militants communistes dénoncent ces choix politiques dans leurs actions, avec leurs tracts, leurs affiches.

 

C’est cela qui dérange le pouvoir qui a dû donner la consigne de ne rien laisser passer la veille de la visite du Président.

Raison de plus pour donner à l’action de nos jeunes camarades un écho au centuple !

 

 

M. Sarkozy a-t-il peur de sa propre caricature ?Lien vers le site de la JC de l'Isère: http://jcisere.over-blog.org/

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 12:42

DES TRACTS pour faire vivre et renforcer le PCF

Revue de propagande. Juillet 2010

des tracts PCF à la disposition des organisations du Parti

Cliquez sur les titres, documents en lien (format PDF)

RETRAITES : pour préparer la lutte à partir du 7 septembre

 

Tracts généraux :

 

- Tract-argumentaire pour la manifestation du 24 juin.

 

- Suite de la manifestation : « Les forces existent pour mettre en échec le projet de loi Woerth » + lien avec l’affaire Woerth-Bettencourt

 

Tracts sectoriels :

 

- Fonction publique : notamment contre l’augmentation des « cotisations »

- Régimes spéciaux, exemple de la RATP : « Loi Woerth, les agents RATP pas concernés ? Mon œil ! » (html)

- Unité actifs et retraités (sur la menace de hausse de la CSG au nom de la « dépendance).

 

DEFENSE DES SERVICES PUBLICS :

- Pétition contre la hausse du prix du gaz

- Multiplication des coupures d’électricité : la faute à la privatisation, pas à la canicule

- Hôpital : mobilisation à Mantes-le-Jolie pour la défense du service de cardiologie

 

INDUSTRIE:

- GENERAL MOTORS STRASBOURG : AVEC LA CGT CONTRE LE CHANTAGE PATRONAL

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 20:04

"Congrès" extraordinaire du PCF, intervention d'Eric Jalade, fédération du Tarn

 

ericjaladeIl s'agit uniquement du résumé de l'intervention de notre camarade, très sommaire, tel que le supplément de l'Humanité l'a publié. Eric a fini son intervention par une référence à la lutte de nos camarades grecs du KKE, à la vitalité et à l'utilité des communistes quand ils sont dans une organisation tournée vers la lutte des classes. Il a été vivement applaudi.

 

"Nos statuts n'ont pas été respectés avec ce congrès. Ainsi le texte alternatif « Notre peuple a besoin du PCF » n'a pas été envoyé aux communistes, ni diffusé dans Info Hebdo, alors que des engagements avaient été pris en ce sens lors de la dernière réunion des secrétaires départementaux.

La réunion au sommet du Front de gauche engage un processus qui structure ce front comme une « formation » sans attendre le congrès du Parti.

J'y vois une étape supplémentaire vers l'effacement du PCF.

Au contraire, avec l'aggravation de la crise, pour faire face et rassembler face à la violente offensive antipopulaire, notre parti doit jouer pleinement son rôle, avec des propositions et des actions en rupture avec l'idéologie dominante, contre les directives de l'UE, pour des nationalisations, la défense du financement solidaire de la Sécurité sociale. Loin d'être de la nostalgie, le seul choix d'avenir pour notre peuple c'est de reprendre à nouveau un cap clair et lisible, avec un projet communiste offensif."

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 22:31

 

Gerin/Burqa : « l’identité communiste » ne sera pas préservée par un sauveur aux présidentielles

 

Préoccupé par l’affaire Woerth et la mobilisation pour les retraites, le gouvernement a mis la sourdine sur son opération politicienne autour de la Burqa, malgré la discussion et le vote à l’Assemblée nationale le 12 juillet 2010. Ce n’est probablement que partie remise.

 

Depuis la montée artificielle de l’affaire, il y a un an, la volonté de diversion malsaine n’a cessé de se confirmer.

La médiatisation a attisé le problème (la burqa est condamnée par toutes les tendances politiques). Elle a accentué la radicalisation sectaire d’une petite minorité. Elle a offert une tribune supplémentaire à l’islamisme politique et excité les fantasmes racistes ambiants de tous les côtés.

Suivant son agenda, le gouvernement a pu enchaîner avec le débat écœurant sur l’identité nationale. Le ministère de l’intérieur a trouvé avec la double provocation de la conductrice en burqa de Nantes l’occasion d’exciter tous les extrêmes.

L’opération est loin d’être finie tant le projet de loi offre des possibilités infinies de litiges à médiatiser.

 

Dans cette affaire, la pire droite est bien contente d’avoir trouvé un porte-parole de gauche en la personne d’André Gerin, président de la mission parlementaire « burqa ». Les députés UMP, nationalistes, Myard et Raoult (ce dernier avait déjà préfacé le livre de Gerin « Les Ghettos de la République » en 2007), précurseurs de l’initiative n’auraient jamais, seuls, permis un tel développement.

 

A l’Assemblée, pendant la discussion le 7 juillet, les députés de droite n’ont pas été avares d’applaudissements et d’encouragements pour André Gerin, totalement isolé parmi les députés communistes. On peut être seul contre tous et avoir raison. On peut aussi être seul contre tous et avoir sombrement tort.

 

Gerin s’est encore enfoncé. C’est grave. Il a agité tous ces fantasmes qui nourrissent le racisme : « le talibanisme qui endoctrinent nos gamins », « le venin du racisme anti-France, anti-blanc et anti-chrétiens », dénonçant la « gangrène qui porte les germes de la guerre civile » (lien vers le compte-rendu du débat sur le site de l'Assemblée).

 

Assez, assez de propos irresponsables dans la bouche d’un élu communiste !

Il va jusqu’à faire le lien entre la burqa et les attentats du 11 septembre 2001 et l’amalgame entre les « émeutes de 2005 » et « l’intégrisme ». La casse des services publics, de l’éducation nationale, le chômage, la politique de classe qui relègue ces quartiers ne le font pas réfléchir.

 

Gerin ose faire le parallèle entre cette loi qui « aura un retentissement international » et la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

C’est ce même Gerin qui a fait du prédicateur islamiste Tareq Ramadan un conseiller de la République en l’invitant dans sa « mission » parlementaire. C’est ce même Gerin qui, dans l’hebdomadaire « Familles chrétiennes » se prononcent pour une constitution européenne reconnaissant l’identité judéo-chrétienne de l’Europe. On est très loin de la conception de la laïcité républicaine…

 

Toutes ces lignes n’auraient rien à faire sur ce site si André Gerin n’était pas régulièrement présenté par la direction du PCF et la presse comme un défenseur de « l’identité communiste ». Quelle que soit l’ambiguïté de cette expression, à nouveau, nous voulons éviter les confusions.

 

Gerin donne des gages aux milieux chrétiens conservateurs, aux dignitaires islamiques. En mars, il a choisi aussi de cautionner le CRIF en participant à son repas à Lyon dont l’invité d’honneur était Besson.

Dans ses articles et livres, Gerin se pose en défenseur de l’alliance avec le « capitalisme des métiers et des savoir-faire » des patrons de PME à ceux l’UIMM.

Il copine avec l’UMP Raoult.  

Le 22 mars 2009, il lance avec les trotskystes du POI (très forts pour ramasser des signatures de maires pour la candidature aux présidentielles) un appel commun devant un meeting national.

 

Dans le même temps, on le pose complaisamment en leader de « l’identité communiste » dans le PCF et au-delà et il développe cette veine "identitaire" à certaines occasions.

ça va bien!

 

En 2002, Gerin a commencé à agiter l’idée de sa candidature aux présidentielles dans des réunions de communistes. En 2007, il était candidat à la candidature. Pour 2012, il « confie » au Progrès de Lyon (10 juin 2010) : « Et si d’aventure », le PCF n’avait pas son candidat, « alors je me poserai la question de me présenter moi-même à la présidentielle ». 

 

Voilà un personnage bien pratique pour discréditer le point de vue et l’action des communistes qui entendent faire vivre et renforcer leur parti, le PCF, sur ses bases historiques et plus actuelles que jamais.

 

Dans notre système politique, un candidat aux présidentielles se doit de cultiver une identité tout en montrant que sa personne peut rassembler dans tous les sens.   

Marx parlait du « crétinisme parlementaire ». Il semble y avoir aussi parmi nous un « crétinisme présidentialiste ».

 

Pour les communistes, la question des présidentielles, du piège institutionnel qu'elles représentent, de la candidature communiste se pose dans des termes absolument inverses: en partant des luttes, du contenu politique à mettre en avant.

 

D’autres analyses sur la question des présidentielles sont à votre disposition.

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 20:07

Retraites : Pierre Laurent s’aligne sur les 40 annuités de cotisation. Corriger ce qui est, espérons-le, un lapsus. 37,5 annuités pour tous !

 

Invité de l’émission télévisée « Les quatre vérités », sur France 2 le 20 juillet, Pierre Laurent a eu, entre autres propos, cette formule malheureuse, reprise dans l’Huma du lendemain : « se former vingt ans, travailler quarante ans puis passer quinze ou vingt ans de sa vie dans une autre condition sociale que celle de salarié paraît possible et normal ».

 

« Quarante ans » ? Les positions du PCF pour l’annulation de la loi Balladur-Veil de 1993 et donc notamment le retour aux 37,5 annuités sont-elles tombées lettre morte ? Pierre Laurent a-t-il entériné ce recul fondamental ?

 

Il est au contraire, à la veille d’une bataille cruciale, d’une grande importance d’être clair et offensif sur cette question.

 

Un rassemblement majoritaire pour mettre en échec le gouvernement et gagner le retrait du projet de loi Woerth est possible. Le succès de la journée d’action du 24 juin le montre.

 

La défense de la retraite à 60 ans est au centre de la mobilisation pour défendre le système solidaire par répartition.

 

Mais elle ne sera rassembleuse et efficace que si les salariés sont convaincus qu’il est possible, pour chacun dans des conditions de carrière normales, de partir à 60 ans avec une retraite acceptable.

 

La propagande massive des media au service de l’idéologie dominante s’efforce de montrer le contraire avec les prétextes démographiques et financiers que l’on connaît.

 

Droite et PS s’entendent sur l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein jusqu’à 42 ans, qui rend illusoire pour une grande majorité des salariés un départ à 60 ans.

Mais 40 ans, résultat des défaites dans les batailles de 1993, 2003 et 2007 contre Balladur, Fillon et Bertrand, c’est déjà trop.

L’âge réel moyen d’entrée sur le marché du travail se situe entre 22 et 23 ans avec des écarts importants. 37,5 années de cotisations pour une retraite à taux plein correspondent à un départ moyen à l’âge de 60 ans. Socialement, c’est une durée de travail, de contribution directe à la production de richesses, dans une vie, qui est déjà fort longue et qui permet de laisser leur place aux plus jeunes (plutôt que le chômage).

 

Notre système solidaire intergénérationnel de retraite par répartition est basé sur les cotisations sociales dont on ne répétera jamais assez qu’elles constituent la part socialisée du salaire et qu’elles financent de façon vertueuse la Sécurité sociale, sans accumulation financière et profit des parasites financiers (augmenter les salaires, c’est la meilleure taxation des profits !).

Sans les 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales, plus ou moins artificiellement « compensées », il n’y aurait, même en ces temps de crise, pas de déficit de la Sécu.

Le retour aux 37,5 annuités pour tous a été estimé en 2003 par le fameux Conseil d’orientation des retraites à 0,3% du PIB à l’horizon 2040, c'est-à-dire seulement un quinzième des besoins de financement… Depuis, le pouvoir et ses alliés prennent bien garde de ne plus demander plus au COR d’évaluer cette hypothèse.

 

Communistes, nous défendons l’acquis historique de la retraite à 60 ans. Nous défendons le système de retraite par répartition, avec son financement solidaire, dont nos luttes à la Libération et l’un des nôtres, Ambroise Croizat sont à l’origine en France.

 

Ce système a fait ses preuves. Il est pleinement opérationnel. Il est reconnu par les travailleurs comme légitime et juste. Il faut faire cesser les sabotages dont les gouvernements successifs et leur donneur d’ordre patronal l’ont plombé. 

 

La bataille pour défendre la retraite à 60 ans passe donc prioritairement par la bataille contre l’allongement de la durée de cotisation et le retour aux 37,5 années de cotisation.

 

Les propositions d’autres sources de financement, plus ou moins illusoires, ne doivent pas faire dévier de la défense du système.

 

On ne rassemblera pas la majorité des travailleurs sur le plus petit dénominateur commun de la « gauche » avec un PS qui ne cherche qu’une posture pour 2012, mais surtout pas la victoire contre la politique de Sarkozy ici et maintenant.

 

Le nouveau secrétaire national du PCF doit défendre à la télévision les positions des communistes pour la suppression des dispositions de la loi Balladur de 1993 :

 

Retraite à 60 ans pour tous, 37,5 années de cotisation maximum !

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 17:53

L’Appel du 10 juillet 1940 de Duclos et Thorez.

 

Le 70ème anniversaire du 10 juillet 1940 est passé pratiquement dans l’indifférence.

 

On aura à peine pu lire quelques lignes ici ou là sur le vote par le Parlement des pleins pouvoirs à Pétain et le vote contre de 80 députés et sénateurs, toujours en oubliant de mentionner que les députés communistes n’ont pas pu voter, déchus illégalement de leur mandat 8 mois auparavant par les artisans de la future défaite.

 

Sur l’Appel du 10 juillet 2010 de Maurice Thorez et Jacques Duclos : rien ! On n’aura rien pu lire dans la grande presse. Quel contraste avec la célébration de l’appel du 18 juin !

A vrai dire, ce n’est pas pour nous surprendre.


Plus inquiétant est également l’absence de tout article dans l’Humanité quotidienne (même dans la « chronique Histoire ») et de tout communiqué émanant de la direction du PCF. Comme si l’une et l’autre s’alignaient sur l’histoire officielle des tenants de l’idéologie dominante voire intégraient les basses attaques contre le PCF en 1940 et préféraient faire silence.

  

L’Appel du 10 juillet 2010 est pourtant un élément d’histoire de la première importance pour le développement de la Résistance en France, grâce au PCF, pour le PCF lui-même. Sa commémoration, son analyse s’imposent.

 

Nous reproduisons ci-dessous un article d’André Moine, paru en 1974, dans les Cahiers d’histoire de l’Institut Maurice Thorez.

Il explique bien le contexte de la rédaction de l’Appel du 10 juillet, sa diffusion de masse, le rôle qu’il a joué dans la préparation puis le développement de la résistance, comment il préfigure, de loin, la Libération nationale et sociale et ses conquêtes. L’Appel s’adresse aux travailleurs, aux masses populaires, à l’intérieur du pays, à cette classe ouvrière qui « seule, dans sa masse aura été fidèle à la France  profanée », selon la formule de Mauriac.  

 

Il émane du parti qui « a été le noyau le plus ferme et le plus clairvoyant du grand combat pour la libération de la France » (André Moine).

 

(L’article d’A. Moine en PDF)

(L’Appel de Duclos et Thorez en PDF)

 

 

Un appel historique à l’union : 10 juillet 1940

 

Par André Moine (Les Cahiers d’histoire de l’Institut Maurice Thorez, n°10, 1974)

 

Début juillet 1940 : nous sommes au cœur d’une véritable dislocation nationale ; en juin, 6 millions de Français sont dispersés sur les routes, mitraillés par les aviations allemande et italienne. Quand les longues files de l’exode s’arrêtent, c’est pour se rendre compte de la dispersion des familles et de l’ignorance du sort de deux millions de prisonniers. L’armée est disloquée, et c’est pour beaucoup une dure et inexplicable surprise. Les institutions du pays sont en grande partie mises dans l’impossibilité de fonctionner et toutes les formations sociales et politiques légales sont divisées, désemparées. La confusion est partout. Et puis, d’abord, il faut vivre, dans une confrontation parfois tragique avec le retour d’exode, le ravitaillement, le travail, la recherche des disparus…

La défaite écrase les esprits : la stratégie des généraux français, vainqueurs 25 ans plus tôt, a été bousculée ; les places fortes « imprenables », la ligne Maginot rendues inutiles ; le matériel de guerre apparemment surclassé ; et, par-dessus tout, la pagaille, l’incapacité, les ordres en qui se flaire la trahison.

Les Allemands, qui occupent déjà une partie de l’Europe, s’installent sur près des deux tiers du pays, provoquant un choc psychologique, une crainte indécise, un problème imprévu, dont on ne discerne pas encore les contours.

C’est dire que les perspectives nationales sont bouchées, ou plutôt qu’elles s’ouvrent, comme le note R. Paxton, sur une volonté massive de paix chez les civils et chez les militaires.

Or la défaite n’était pas le fruit du hasard, de circonstances imprévisibles, pas plus que d’une simple supériorité militaire allemande. Elle était la conséquence logique d’une politique menée depuis 1938, qui tournait le dos à l’intérêt national.

La grande bourgeoisie française, profondément effrayée par le mouvement du Front populaire en France et en Espagne, fit tout pour arrêter cet élan des masses, y compris en cherchant ses appuis à Berlin. Les dirigeants français revinrent dès cette époque à leur politique des années 1918/1920 qui visait à détruire militairement l’Union Soviétique considérée comme le cœur du mouvement ouvrier, mais cette fois avec un nouvel instrument : Hitler. Répression antidémocratique, antisoviétisme, recherche d’appuis avec l’Allemagne nazie allaient de pair. La classe dirigeante ne prépara pas la guerre et elle accepta la défaite comme le moyen d’asseoir plus sûrement sa domination.

Entré au ministère comme vice-président du Conseil, signant l’armistice après l’avoir appelé de ses vœux, Pétain assassina la République le 10 juillet 1940, se faisant octroyer les pleins pouvoirs par un Parlement d’où sont exclus les communistes depuis huit mois. Seuls quatre-vingts parlementaires ne participent pas à ce coup de grâce.

Le diplomate américain à Paris, Biddle, témoigne : « Le Maréchal Pétain avait été choisi comme chef du gouvernement parce qu’il passait pour le seul homme qui put amener le peuple à accepter des conditions d’armistice que l’on prévoyait rigoureuses et qui put en même temps empêcher une révolution ».

En fait, la défaite permet de parachever la victoire des forces réactionnaires et antinationales. Pétain, après avoir « fait don de sa personne à la France », fait don de la France à l’Allemagne, qui va commencer une politique de pillage des richesses françaises.

Cependant, cette politique se couvre d’un rideau « national » et « socialiste ». Le partage des tâches, nécessaire, entre le gouvernement de Vichy et les représentants nazis à Paris n’est pas toujours facile.

Pétain tire, à sa façon, les leçons de la défaite, en culpabilisant les Français : « l’esprit de jouissance l’a emporté sur l’esprit de sacrifice… On a voulu épargner l’effort ; on rencontre aujourd’hui le malheur » (21 juin). Il faut donc, d’après lui, se soumettre aux conséquences de la défaite. Pétain n’hésite pas à parler de régime nouveau, de « Révolution nationale » et à développer, dès 1940, des thèmes anticapitalistes, nationalistes ; il se fera, à ce moment, procureur contre les « responsables de la déroute ». S’appuyant sur la défaite et sur la crise sociale, usant des pouvoirs qu’il a reçus et de son prestige, Pétain préside à une puissante campagne pour dévoyer l’opinion.

L’occupant, lui, fait patte de velours ; c’est le temps de l’offensive du sourire et des manœuvres pour gagner le cœur et la pensée des Français.

Certes, la présence du drapeau à croix gammée porte un coup aux sentiments des patriotes et des antifascistes. Mais les soldats allemands sont corrects, les autorités allemandes aident la population à se réinstaller, elles libèrent des prisonniers politiques, et vont jusqu’à laisser entendre que le Parti communiste français pourrait accepter une telle politique. Les nazis s’efforcent de faire faire le travail répressif, la sale besogne, par les hommes de Vichy.

On conçoit que, dans de telles conditions, l’obscurité, la confusion, les interrogations et les doutes dominent les pensées. Si les perspectives d’avenir ne se discernent pas, les dangers sont bien réels d’une perversion des esprits, tout du moins d’une résignation générale.

Il importe de ne pas oublier, ni de sous-estimer la conscience nationale et la volonté de résistance d’une petite minorité : officiers, soldats qui refusent de capituler devant l’armistice, civils qui mesurent le drame et se rangent dans l’opposition, rares hommes politiques. Puis, le Parti communiste français se dresse contre le nouveau régime et l’occupation. Mais, il faut bien dire qu’en juillet, tous ceux-là sont à contre-courant et leur mérite peut en être d’autant souligné. Leur attitude laisse seulement percevoir ce qu’il aurait été possible de faire avec une autre politique, et en fait, ce que deviendra la Résistance.

D’autant plus qu’on ne saurait méconnaître les racines de la naissance et du développement de la Résistance. D’une part, elles se frayaient un chemin à travers certaines volontés de redressement, qui se reflètent même en mai 1940, jusque parmi des ministres, et se traduisent notamment par des tentatives d’ouvertures en direction de l’URSS.

D’autre part et surtout, elles se sont nourries des actes d’un parti, le Parti communiste français. En mai, à plusieurs reprises, dans l’Humanité clandestine, il trace l’ébauche d’une politique de défense nationale avec des propositions claires tendant à transformer le caractère de la guerre : chasser les banqueroutiers, libérer les emprisonnés et les internés, réintégrer les élus du peuple, rétablir les libertés démocratiques et les lois sociales ; constituer un gouvernement de paix s’appuyant sur les masses populaires, prenant des mesures immédiates contre la réaction et s’entendant avec l’URSS pour rétablir la paix générale.

Un mot d’ordre est partout répété : imposer la paix dans la sécurité et l’indépendance nationale.

On sait que le 6 juin, le Parti communiste, par l’intermédiaire de G. Politzer, transmettait au gouvernement des propositions de mesures concrètes de mobilisation populaire pour la défense de Paris.

Ainsi, le Parti communiste français s’efforçait, dès ce moment, de poser des jalons pour l’avenir et de dégager les bases d’une action capable de s’opposer aux conséquences de la capitulation.

L’appel du 10 juillet est inséparable de cette situation historique concrète comme des prémices politiques qui l’enracinent.

 

LES CIRCONSTANCES DE L’ELABORATION ET DE LA DIFFUSION DE L’APPEL

 

Si l’on se reporte aux Mémoires de Jacques Duclos, c’est le 5 juillet, à l’annonce de la réunion de l’Assemblée des deux chambres, que fut décidé l’appel au peuple de France.

Deux documents nous confirment que l’élaboration de l’appel date bien de la première décade de juillet : un numéro 60 de l’Humanité clandestine du 7 juillet et un deuxième numéro 60 sans date, mais dont la rédaction permet de le situer, en tout cas, avant le 10 juillet. Ces numéros contiennent un « Appel au peuple de France » signé de M. Thorez et de J. Duclos. Très court, on y retrouve des formules identiques ou analogues, de mêmes mots d’ordre, la même idée centrale du front de la liberté, du travail, de l’indépendance de la France.

C’est une ébauche, une préfiguration de l’Appel du 10 juillet.

Cependant, le texte donné aux imprimeurs Tirand et Le Marrec ne sera pas tiré sans difficulté. D’après Jean Jérôme, qui servit d’intermédiaire, une première composition, trop longue pour le papier disponible, dut être refaite après une recherche de caractères plus petits…

Ce contre-temps permit à J. Duclos de revoir le texte et de l’actualiser ; finalement, l’appel commença à être tiré, sur deux machines, à des centaines de milliers d’exemplaires, vraisemblablement au plus tard dès la dernière décade de juillet.

Du fait de la publication massive de l’appel sous forme de tracts, l’Humanité clandestine centrale, à Paris, ne le reproduit pas et se contenta d’y faire référence en appelant à le lire et à le diffuser. Par contre, il est reproduit dans les numéros de l’Humanité clandestine de la zone non occupée, dès août 1940.

C’est ainsi que l’appel du 10 juillet fut diffusé dans toute la France durant, au moins, tout le dernier semestre de 1940. Il constitua, non seulement un élément psychologique important, mais il servit effectivement de guide pour des milliers de militants plongés au plus noir de la clandestinité.

Son impact, sa valeur politique, son rôle de témoignage historique ne sont disparus après la Libération. Il a subi avec succès l’épreuve du temps : des extraits, des citations ont été repris dans ne nombreux ouvrages. On retrouve intégralement le texte de l’appel notamment dans le tome XIX des œuvres de M. Thorez, édité en 1959, ainsi que dans le tome II des Œuvres choisies, publié en 1966.

L’appréciation correcte d’un texte ne peut se faire que si l’on prend en considération la situation du moment.

Nous avons rappelé plus haut quelques traits de cette situation en juillet 1940. Cela ne saurait suffire. Il faut encore saisir les conditions « internes » dans lesquelles il a été rédigé.

D’abord, celle de la clandestinité totale, sans appui de masse, sous une pression considérable : 90 arrestations, 9 organisations détruites entre le 1er et 7 juillet, rien que dans la région parisienne.

Les hommes qui rédigent l’appel sont en partie isolés, ne disposent que des informations officielles et de bien rares informations de leurs « contacts ». Il a fallu beaucoup de mérite et de lucidité pour ne pas se tromper sur l’essentiel dans ces conditions.

De plus, il fallait tenir compte de l’appréciation sur le caractère de la guerre formulée par l’Internationale Communiste, à laquelle appartenait le Parti communiste français. On sait que l’IC avait analysé la guerre de 1939-1940 comme une guerre uniquement et globalement impérialiste, sans tenir compte des situations particulières où se trouvèrent placés différents pays. Même si elle ne correspondait pas à sa politique effective, cette appréciation est reprise par le Parti communiste français, et se traduit, dans l’Humanité par exemple, par des formulations inadaptées, en décalage avec d’autres.

Cette analyse pèse visiblement sur l’appel. D’autant plus que l’heure n’est pas à la manifestation de divergences qui risqueraient d’ajouter à la confusion générale. Ainsi, la dénonciation du capitalisme d’une manière générale, en bloc, manque sans doute de nuances ; l’insistance sur la volonté de paix des communistes en 1939-1940, si elle est opportune et justifiée, ne peut-elle pas apparaître à tort comme estompant les responsabilités profondes du nazisme ?

D’autres formulations, qui, aujourd’hui, peuvent paraître à première vue des erreurs grossières, doivent être appréciées, elles aussi, dans la réalité précise des circonstances pour les situer à leur juste niveau ; elles doivent faire l’objet d’un examen parfois très fin. Ainsi, « la réprobation de voir la France enchaînée au char de l’impérialisme britannique » voilait certes la distinction à faire, dès ce moment, avec l’impérialisme allemand. Mais, d’une part, n’avait-elle pas un fondement, après le rôle néfaste joué en 1938-1939 par l’impérialisme britannique, après son projet d’union asservissante en 1940, et après le bombardement de Mers-el-Kébir ? De Gaulle n’a-t-il pas été obligé par la suite de résister, parfois durement, aux pressions constantes des autorités britanniques dont les buts de guerre n’ont jamais été séparés d’intérêts impérialistes ?

D’autre part, il convient de remarquer que cette réprobation se présente dans le texte de M. Thorez et de J. Duclos comme un rappel du passé : « Le peuple de France… a su, sous les formes les plus diverses, montrer sa réprobation de voir la France enchaînée au char de l’impérialisme britannique et il saura signifier aussi à la bande actuelle au pouvoir sa volonté d’être libre ». La nuance ne saurait être négligée : elle est, au contraire, très significative de l’orientation générale qui guida le rédacteur.

Mettons donc chaque chose à sa place : les appréciations déformantes, les formulations discutables, inadaptées doivent, elles aussi, être replacées dans l’ensemble du texte et situées dans toute la politique patriotique pratiquée par le PCF durant cette période. La ligne générale doit être dégagée et replacée dans la globalité de la pratique politique.

 

LE CONTENU FONDAMENTAL

 

L’Appel répond aux interrogations pressantes des masses populaires

 

Ces interrogations concernent les raisons de la situation créée et les responsabilités. L’Appel les dévoile.

« La France meurtrie, douloureuse, trahie par ses dirigeants subit la rançon de la défaite. Voilà où nous ont conduit les politiciens à la Daladier… soutenus par un Parlement de valets et de corrompus. » L’Appel insiste sur la « trahison des classes possédantes » en évoquant les « Bazaines de 1940 », Thiers et l’Assemblée de Versailles. Il dénonce « les gouvernants français qui n’ont pas voulu la paix, ne se sont pas préparés à la guerre et ont sciemment organisé la trahison ».

Pareillement, il met au pilori les affairistes les profiteurs de guerre, la « dictature des forbans » qu’il oppose à la misère sans nom des blessés, des malades, des chômeurs, et des victimes de la répression.

En parallèle, il invoque l’attitude des communistes qui « seuls… ont lutté contre la guerre » et que l’on a frappés parce que défenseurs du peuple, sous le prétexte d’avoir réclamé un débat sur la paix au Parlement.

L’Appel, par ses explications, révèle une de ses premières qualités : il reflète la situation concrète, la pensée populaire. Non pour la suivre, mais pour l’éclairer.

Il est né dans la souffrance du moment et l’exprime intensément, non à la manière de Pétain pour justifier les abdications, mais au contraire, pour en dévoiler les causes réelles, accuser les responsables, et appeler au refus.

Pour l’organisation et le développement futur de la Résistance, il fallait que ces choses soient dites, et seul, le Parti communiste pouvait le faire pleinement.

Les revendications proposées, les mots d’ordre revendicatifs formulés tendent à regrouper les travailleurs pour leur propre défense. Ils répondent aussi à une exigence politique du moment : démasquer la démagogie pétainiste et nazie, faire pièce aux illusions semées par les thèmes de la « Révolution nationale ».

La perspective avancée d’un « gouvernement de la renaissance française composé d’hommes courageux et honnêtes, de travailleurs manuels et intellectuels… », souligne qu’il n’y a rien à attendre d’un « gouvernement de honte », d’affairistes et de politiciens tarés. Elle s’inscrit dans la grande idée qui traverse le document : c’est dans le peuple que se trouvent les forces de rénovation et de libération.

 

L’Appel indique où sont les forces nationales, l’espoir de la France

 

Les élites ont trahi ; Pétain abdique. La France est isolée, en partie occupée. Beaucoup, comme l’antimunichois de l’Aude, Georges Hourdin, doutant de tout, estiment que le pays « était devenu définitivement une petite nation ».

 

Que faire donc ? Vers qui se tourner ?

L’Appel de M. Thorez et de J. Duclos réplique à ces attitudes, répond à ces questions ; il indique le sens d’une recherche, donne une perspective, dégage une nouvelle confiance. Cela était capital.

Il le fait par son existence même qui affirme que dans la tempête subsiste, comme un roc, une grande force politique, point de ralliement des courages dispersés. Dans les mois qui suivent, il sera une arme précieuse, matérielle et politique, pour le regroupement et le redressement du Parti, premier noyau nationalement organisé de la Résistance.

Il le fait par des phrases incisives : « C’est dans le peuple que résidente les grands espoirs de libération nationale et sociale… C’est autour de la classe ouvrière ardente et généreuse… »

Il s’agit d’une appréciation fondamentale, d’une portée historique, qui plonge dans le passé et va au-delà des circonstances. Là encore, seul, le Parti communiste pouvait la saisir, non pas par une sorte de divination, ou en raison d’une « mission » à remplir, mais du fait de son enracinement dans les masses populaires, de la rigueur, même relative, de ses analyses et de la pratique politique invariablement nationale élaborée depuis une dizaine d’années sous la conduite de M. Thorez.

Avec les batailles antifascistes, le Front populaire, les luttes pour une « France forte, libre et heureuse », l’opposition à la trahison de Munich, la classe ouvrière s’élève aux responsabilités nationales, elle devient l’élément déterminant de la nation, le meilleur catalyseur des forces populaires et patriotiques. En 1940, c’est elle qui pouvait et devait, avec son parti d’avant-garde, relever le drapeau de l’indépendance nationale. L’appel du 10 juillet est la suite logique des propositions du 6 juin pour la défense de Paris. On sait que F. Mauriac fera, plus tard, le constat lucide du rôle national de la classe ouvrière.

Enfin le texte rappelle qu’il existe un pays, l’URSS, qui peut aider la France à reconquérir son indépendance. Il ouvre, dans ce domaine, l’espoir d’un appui international.

 

Résistance dans le mot ou préparation réelle ?

 

En juillet 1940, il ne pouvait être question, en France, de résistance au plein sens du terme. La résistance militaire était brisée ; la résistance politique devait prendre corps, d’abord en démasquant Pétain. Lorsqu’une grève ouvrière est complètement battue dans une entreprise, le syndicat liquidé, les militants révoqués et le syndicat patronal triomphant, il n’est plus question de grève, mais d’un log et difficile travail d’explications, de clarifications, voire d’organisation clandestine. C’était, sur le terrain national, la situation de juillet 1940.

De Gaulle, à Londres, le percevait bien, qui appelait au regroupement en Grande-Bretagne et dans l’Empire. « Nous sommes submergés par les forces ennemies… La France n’est pas seule ! Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique » (appel du 18 juin). « Je parle avant tout pour l’Afrique du Nord française » (appel du 19 juin). Le 26 du même mois, son mémorandum à Churchill préconise la formation d’un Comité national français pour organiser les résistances qui « se révèleraient dans l’Empire, et, peut-être, dans la métropole ».

Cette attitude de de Gaulle se comprend d’autant mieux que ses positions de classe ne l’amène pas à regarder vers le peuple.

Le texte du 10 juillet, rédigé à Paris, au cœur du drame, ne pouvait évidemment pas être un appel direct à la Résistance. Il était l’énoncé concret de sa préparation. Il en définissait déjà les trois grandes composantes : l’indépendance nationale, l’action populaire, l’union de tous les patriotes.

Certes, l’Appel part en quelque sorte de la situation matérielle des Français ; il détermine avec précision un certain nombre de revendications : le travail, l’aide aux démobilisés, aux victimes de la guerre, aux paysans qui ont perdu leur récolte, le rétablissement des libertés, le droit de parution de la presse démocratique…

Mais en quoi cela est-il contradictoire avec la lutte nationale ? La liaison entre ces deux objectifs de lutte n’est-elle pas, au contraire, une condition de sensibilisation et, ensuite, de mobilisation des masses ? Comment regrouper, non plus quelques personnes d’élite, mais de larges secteurs de l’opinion, les engager à une action immédiatement possible et encourageante à partit des plus petits faits sensibles, qui rendra confiance aux larges masses ? Que l’accent, à tort ou à raison, soit mis sur tel aspect ou tel autre, on peut en discuter. Cela ne change en rien au fond.

En juillet-août 1944, dans une situation et un rapport de forces complètement modifiés, l’Humanité clandestine, qui appelle à la préparation directe de l’insurrection, n’en néglige pas pour autant la lutte revendicative. Le numéro du 4 août 1944, en première page, titre : « La lutte pour le pain inséparable de la lutte pour la délivrance de la patrie ».

En vérité, en ce domaine, l’Appel reflète un solide réalisme et un grand sens politique ancrés dans les luttes sociales et politiques précédentes ; il exprime aussi une orientation profonde : faire confiance, et s’appuyer sur l’action du peuple français.

 

4) Une trame globale ; l’Union pour l’Indépendance nationale. 

 

Le soubassement de l’Appel et de tous les fils qui s’en dégagent jusqu’aux mots d’ordre finaux s’articule autour des deux thèmes de l’union et de l’indépendance nationale, toujours liés à l’action populaire.

Ce n’est pas un hasard si la première phrase est pour dénoncer les responsables de la guerre, de la défaite et de l’occupation. Il est bien précisé par la suite qu’il s’agit « de l’occupation par l’armée allemande aux frais de la France ». Que de ce fait, « le peuple de France connaît l’humiliation de cette occupation et ne sent pas chez lui ».

Le ton n’est pas seulement à une constatation, mais à l’opposition : « la France ne deviendra pas une sorte de pays colonisé… il faut que la France soit aux Français… La France veut vivre libre et indépendante… La France doit se relever en tant que grand pays avec son industrie et son agriculture… Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves… il n’y a de paix que dans l’indépendance des peuples… ».

Le fait qu’on trouve une douzaine de fois le mot indépendance dans l’Appel (« indépendance complète et réelle ») n’a-t-il pas une signification dans un pays occupé ? Et peut-on négliger l’invitation à la constitution d’une « Front de la liberté, de l’indépendance et de la renaissance de la France », qui n’apparaît en aucun cas comme un mot d’ordre plaqué mais qui s’insère dans tout le texte ?

A moins que les mots ne perdent leur sens, il nous emble que tout cela est, globalement sans équivoque.

 

En fait, un souffle patriotique incontestable anime l’Appel. On y sent l’indignation et la colère vengeresse contre la trahison.

Ici, les auteurs assument les traditions patriotiques des jacobins, des communards, des antimunichois, d’un patriotisme populaire contre les fossoyeurs de la patrie et contre l’occupation étrangère.

L’Appel fond en quelque sorte la revendication à la libération nationale avec celle de la libération sociale sous-tendant les réclamations immédiates au pain et à la liberté. Ce faisant, il ne réduit pas le patriotisme, il lui donne, au contraire, toute sa force – un patriotisme qui n’est pas inspiré par les seules circonstances, ou par les intérêts occasionnels d’une caste, d’une minorité, ou qui risque d’être un jour perturbé ou limité par eux, mais qui s’enracine et prend sa vigueur dans le peuple tout entier. En ce sens, comme en 1792, il est pleinement national. Et cela le différencie profondément de l’Appel de de Gaulle.

C’est à cette conception et à cette pratique de la lutte contre l’occupant et contre Vichy que se rallieront les résistants en 1944, avec l’adoption du Programme du CNR, où se fondent l’appel à la libération nationale et l’énoncé de mesures de libérations sociales. Ce sont les fondements d’une union large et durable qu’on trouve donc déjà dans l’Appel de juillet.

 

L’appel à l’action

 

 Enfin, le texte n’est pas une proclamation généreuse vide de sens pratique. Il est un appel à l’action. Une action qui se discerne encore mal, dont les conditions devront mûrir pour être formulées avec précisions et qui aussi pourra devenir largement mobilisatrice ; une action dont les mots d’ordre évolueront sans cesse, jusqu’à celui de l’insurrection nationale, lorsque les conditions seront données. Pour l’heure, en juillet 1940, on conçoit que les mots d’ordre très généraux comme : « à bas le capitalisme générateur de misère et de guerre » en côtoient d’autres très immédiats et très précis comme celui de remettre la France au travail ou celui des Comités de solidarité et d’entraide, des comités de chômeurs, des comités d’entreprise. Et les communistes sont appelés à jouer leur rôle de défenseurs du peuple. Dans la misère générale, ils doivent être les initiateurs de la solidarité et de l’entraide, les animateurs d’actions, même élémentaires qui montreront aux masses que leur salut est entre leurs propres mains, dans l’action.

La politique, dit-on, est l’art du possible. Visant loin avec l’union et l’action de tous les Français, avec la libération de la France, l’Appel s’incruste dans le possible immédiat, s’accroche à tout ce qui va permettre de faire un pas en avant, de donner une nouvelle confiance, d’éclairer le chemin.

Nous trouvons ici un autre trait important de l’Appel, éminemment réaliste quant aux conditions objectives du moment : Il fait, en même temps, confiance au peuple. Sa confiance en l’avenir ne se place pas particulièrement dans une avant-garde de l’armée, dans une élite politique, dans une libération venant de l’extérieur et hypothéquant l’indépendance ultérieure ; elle se situe essentiellement dans la masse des Français eux-mêmes. Ce sont eux qu’il appelle à l’action, ce sont eux qui, dans les combats, doivent trouver les chemins de leur union ; ce sont eux qui donneront toute sa force à la résistance et permettront à la France de reconquérir toute sa place dans le monde. En ce sens aussi, l’Appel est pleinement national, patriotique.

 

QUELQUES REFLEXIONS

 

L’examen du document du 10 juillet 1940, écrit à l’aube du mouvement complexe de la Résistance en plein sens du terme, appelle à réflexions : sur la Résistance elle-même, sur la place et le rôle du Parti communiste français ainsi que sur les possibilités de l’union du peuple de France et les chemins que prospecte aujourd’hui le mouvement populaire.

Il est significatif qu’en juin juillet 1940, deux conceptions se firent jour, non pas opposées mais distinctes, différentes.

De Gaulle, à Londres, en militaire issu d’un milieu de la bourgeoisie, ne conçoit la résistance que militaire, comme la simple poursuite de la guerre, et, en raison des circonstances, s’organisant à l’extérieur, comme force faisant bloc avec l’armée anglaise, éventuellement avec l’appui des forces qui pourraient surgir sur le sol national.

Le Parti communiste français, enraciné dans le peuple, envisage la résistance comme un mouvement populaire, de masse, essentiellement en France même, trouvant son dynamisme dans les initiatives de masses, dans l’action. Cette conception incluait nécessairement une lutte diversifiée, multiforme : Revendicative, politique, idéologique, militaire. Elle comportait nécessairement une politique d’union patriotique donnant au mouvement un contenu non fractionné, pleinement national. Cette politique s’inspirait du patriotisme populaire né avec 1789 ;  seul un parti ancré dans les masses et ayant une pratique politique liée à leurs luttes pouvait la concevoir et la promouvoir.

L’expérience a apporté la vérification de ces idées : après un long cheminement, le sommet de la Résistance, l’insurrection nationale n’est possible que lorsque les masses les plus larges en acceptent l’idée, soutiennent les combattants armés, participent à la lutte par les sabotages, les grèves, les manifestations dans un combat unifié par des organisations comme celles formant le CNR.

Et c’est seulement ce combat qui a permis à la France de retrouver, en août 1944, son indépendance, malgré les projets américains.

Il nous semble à ce propos intéressant de noter que de Gaulle a été sensible aux réalités, qu’il n’est pas resté figé sur ses positions de départ et qu’il a su proclamer que la libération nationale était inséparable de l’insurrection nationale.

L’union de la Résistance a été extrêmement large, regroupant des couches sociales différentes, les familles politiques et idéologiques les plus diverses. Or, cette union s’est réalisée autour de l’intérêt national qui s’est révélé indissociable des besoins et des aspirations populaires (programme du CNR).

C’est ce développement qui était contenu dans la vision de l’Appel du 10 juillet ; on peut affirmer du reste qu’il s’agit d’une conception fondamentale dont la valeur ne s’est pas atténuée aujourd’hui.

Une autre réflexion peut porter sur la formation et le développement de la résistance dont on a, trop souvent, une vue statique, déformante.

De juin à octobre 1940, surgissent des éléments spontanés de résistance : refus de la capitulation, de l’occupation, haine de l’envahisseur, opposition au régime autocratique de Vichy, constitution de petits groupes de propagande et d’action… Dans certaines régions, comme le Nord, l’Appel de de Gaulle n’est pas sans impact. Les communistes, dispersés, s’engagent dans la lutte sur tous les terrains, dans toute la France…

Il y a des résistants, il n’y a pas encore de Résistance. Il manque, pour la masse des Français susceptibles d’agir, les liaisons, la coordination, l’organisation à l’échelle de la nation. Il manque surtout, des perspectives et une plate-forme nationale d’union et d’action, une stratégie mobilisatrice.

Ce n’est que lentement, dans les drames et les épreuves, que se formera et se forgera le mouvement de la Résistance. On pourrait en situer les étapes depuis les premiers contacts entre communistes et « gaullistes » au début de 1941, la constitution du Front national pendant l’été de la même année, du CNR en 1943, l’élaboration de son programme en mai 1944, puis, parallèlement, à Londres et à Alger, la formation du Comité français de libération nationale, puis du gouvernement provisoire de la République française.

Cette longue gestation, ce mûrissement au fil des ans ne peut être isolé de la vision définitive qu’on peut avoir à partir de 1944. Ce mûrissement s’alimente dans le mouvement spontané de résistance qui se développe – par exemple avec l’opposition au STO. Mais il n’est possible que parce qu’il est fécondé, orienté, impulsé et structuré par les organismes dirigeants dont la propre conscience s’élève sans cesse dans l’expérience, dans les débats et les luttes politiques et idéologiques.

Dans cette évolution constructive, l’Appel du 10 juillet apparaît comme un élément précurseur qui apporte la conscience la plus vaste et la plus claire des problèmes, à l’échelle de la nation, des masses populaires.

Ainsi orienté, le Parti communiste français sera la première organisation nationale de résistance, nationale par son rayonnement sur tout le pays, nationale par le contenu de sa politique. Il pratiquera en effet une politique audacieuse d’union et de combat, marquée par ses initiatives comme l’appel à la constitution du Front national, la formation des FTP et ses mots d’ordre unificateurs comme « S’unir, s’armer, se battre ». Dans ce sens, il mènera une lutte permanente contre l’attentisme, reflet persistant d’une conception étriquée de la résistance. La presse du Parti, en particulier l’Humanité clandestine, dont la parution sera ininterrompue, jouera un rôle sans équivalent.

Avec le recul du temps qui permet de mieux saisir la globalité des problèmes et des événements, il ne nous semble pas présomptueux de dire que le Parti communiste français, porteur de grandes initiatives, s’il n’a pas été le seul mouvement de résistants – loin de nous cette idée – a été le noyau le plus ferme et le plus clairvoyant du grand combat pour la libération de la France.

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:03

Le PG intégré « par acclamations » au PGE. Normal ! Mais qu’y fait le PCF ?

 

L’exécutif d’« European Left » (parti de la gauche européenne) s’est tenu à Barcelone du 25 au 27 juin 2010.

Cette organisation politique, subventionnée par la Commission européenne, a réaffirmé sa profession de foi européenne: « ne pas laisser le projet d’intégration européenne aux seules élites gouvernantes ».

Autrement dit : canaliser l’opposition de chaque peuple aux politiques au service du capital, coordonnées par l’UE, dans l’acceptation de l’intégration européenne dans l’UE du capital !

 

La réunion du PGE a aussi envoyé une délégation au congrès de « refondation » de la Gauche unie espagnole (Izquierda unida). Sa composition est très significative avec, outre le président du PGE (Bisky – Linke), un représentant du « Bloc des gauches » portugais et un du « Synapsismos » grec, deux partis qui mènent la lutte contre les partis communistes de leur pays.

L’expérience d’Izquierda unida est en pleine déconfiture. Elle n’aura réussi qu’à détruire largement le Parti communiste espagnol. Plusieurs organisations du PCE sont en train de se réapproprier leur parti et leurs moyens d’action détournés par IU. European Left s’empresse d’aider à relancer IU contre toute réactivation du PCE.

100708 French left 

La réunion du PGE a enfin décidé d’accéder à la demande d’adhésion du « Parti de gauche » de Jean-Luc Mélenchon. Elle a été acquise par « acclamations ». Rien de plus logique ! Le projet de Mélenchon pour la France, organiser « l’autre gauche », étouffer le PCF, défendre l’intégration européenne (n’oublions pas que Mélenchon fut chantre de Maastricht), est exactement celui du PGE pour tous les pays d’Europe.

Le choix du nom pour sa petite branche de la social-démocratie est révélateur : PG (comme aussi celui du Front de « gauche »).

 

Mélenchon est comme un poisson dans l’eau du PGE qui va l’aider dans ses entreprises. C’est normal. Mais la question est plus que jamais posée : mais que fait le PCF dans le PGE ?

 

Acquise en 2004 par un vote tronqué, avec une petite minorité de participants et sans les informations nécessaires, l’adhésion du PCF au PGE doit être remise en cause.

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 09:57

Le député non communiste Jean-Pierre Brard représente le PCF dans une délégation ?

 

Avec surprise, nous lisons dans le « dossier hebdomadaire de communication » du 5 juillet 2010 qu’une délégation du PCF, conduite par Pierre Laurent, « composée d’Olivier Dartigolles et Jean-Pierre Brard, député de Seine-Saint-Denis », s’est rendue au CSA.

Notre problème n’est pas l’objet de la démarche : demander au CSA un vrai débat sur les retraites dans l’audiovisuel.

 

Mais que fait Jean-Pierre Brard dans une délégation du PCF ?

Brard ne peut pas représenter le PCF pour la simple raison qu’il n’est pas membre du PCF.

 

Il l’a quitté en 1996 après des années d’attaques virulentes contre le parti, sa raison d’être, son histoire, etc… qui ont fait les choux gras de la presse anticommuniste. Avec tantôt les groupes « refondateurs » ou le cercle d’échanges avec le patronat « Confrontations Europe » (dont il est cofondateur avec Philippe Herzog en 1991), Brard a été de toutes les attaques droitières contre le parti.  

Notable local, il s’est évertué à garder pour lui-même les fonctions de député et de maire de Montreuil qu’il doit à l’implantation du Parti tout en cherchant à l’affaiblir. En 2008, Voynet peut s’emparer de la mairie.

 

La figure de Brard est très souvent mise en avant ces dernières semaines dans l’Huma. Maintenant, il représenterait le PCF sans en être membre.

Doit-on en déduire que le Front de gauche, c’est livrer le PCF à sa frange la plus droitière qui a voulu le couler dans les années difficiles de 1989 à 1991 ?

On peut le craindre. On ne peut pas l’accepter.   

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 20:22

Retraites/affaires Joyandet : la fête du PCF Haute-Saône au cœur de l’actualité

 

La Fête de l’Etincelle, journal des communistes de la fédération de la Haute-Saône, se déroulait dimanche 4 juillet 2010 à Traves. Elle a été un beau succès fraternel et politique, directement en prise avec l’actualité locale et nationale.

 

Parmi les participants, plus nombreux que l’an dernier, on a pu noter ainsi la présence de militants et responsables syndicaux (Peugeot et sous-traitants automobile, machines agricoles, Poste, UD CGT, FSU…) qui ont pris la parole au cours du débat.

La force de la mobilisation du 24 juin, en particulier à Vesoul et la détermination des salariés, du privé comme du public, ont marqué : 4000 manifestants (pour 17.000 habitants à Vesoul même). Préparer la bataille décisive, au niveau des arguments et de l’organisation de la lutte, pour mettre en échec le gouvernement à partir du 7 septembre était maintenant dans toutes les interventions et dans toutes les têtes.

 

Quelques jours avant la fête s’était déroulé aussi un conseil municipal mouvementé à Vesoul dont le maire n’est autre que l’ex-sous-ministre Alain Joyandet.

Comme secrétaire d’Etat, Joyandet s’est fait remarquer pour l’usage d’un jet privé à 116.500 euros aux frais de la collectivité, au lieu d’un avion de ligne, pour se rendre aux Antilles. Cela a fait beaucoup parler comme une affaire de permis de construire pour sa villa près de Saint-Tropez. Au plan local aussi, sa gestion fait l’objet d’un rapport très critique de Chambre régionale des comptes.

Dans une intervention au conseil municipal que la presse qualifie de « vitaminée » (article ci-dessous), le leader de l’opposition, le communiste Frédéric Bernabé, également secrétaire du PCF dans la Haute-Saône, a replacé dans ce contexte les batailles politiques de la population vésulienne.

Arrivés au dessert du repas de la Fête de l’Etincelle, les convives apprenaient la nouvelle : la démission de Joyandet du gouvernement et commençaient à l’analyser.

 

A l’entrée de la fête, plusieurs associations tenaient des stands (solidarité avec l’Amérique latine, le Bénin…). Deux expositions sur Jean Ferrat et Louise Michel ont suscité l’intérêt.

 

 

L’animation musicale et le repas ont fait le reste de cette belle journée en Haute-Saône.

 

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