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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 07:53

1981, 1997, 2012 : une fois, deux fois, trois fois, ce n’est plus une erreur !

 

Par EDT, 10 mai 2011

 

A l’occasion du 30ème anniversaire du 10 mai 1981, les media, les partis de gauche s’efforcent d’agiter des sentiments, une nostalgie des grandes espérances même déçues.

 

Pour nous communistes, cette date nous invite à poursuivre notre analyse politique, nécessaire même si elle douloureuse.

 

Bien sûr, il y a le souvenir de l’abolition de la peine de mort, des dernières conquêtes sociales importantes, du droit à la retraite à 60 ans, solde des acquis des luttes des années 70 dans lesquelles les communistes avaient joué un rôle déterminant.

 

Mais 1981 marque pour le pays le début d’une régression politique, économique et sociale sans précédent depuis 1945. Elle marque la victoire de la pédagogie de la résignation au capitalisme, représentée par ceux-là mêmes qui prétendaient « changer la vie ». Elle marque le début d’un recul terrible des organisations révolutionnaires dont les conséquences se font durement sentir.

 

L’échec de la stratégie politique suivie par notre parti depuis les années 70 est directement en cause. Beaucoup de nos camarades le pressentaient déjà avant 1981. Mais nous n’avons pas su, pas pu sortir de cette stratégie même après 81.

 

Le capitalisme français a su jouer de notre conception du rassemblement. Après mai/juin 68, après le beau succès électoral de Jacques Duclos à la présidentielle de 1969, il a réussi à reconstituer un partenaire de « gauche » au PCF pour canaliser la contestation sociale et affaiblir le parti et le syndicat révolutionnaires.

 

Il est presque comique d’entendre l’ancien décoré de la francisque pétainiste entonner un refrain anticapitaliste au Congrès du PS d’Epinay en 1971. Mitterrand était beaucoup plus dans son rôle à Vienne au Congrès de l’Internationale socialiste lorsqu’il a déclaré, ouvertement, que son but était de prendre 3 millions de voix aux communistes.

 

Nous le savions mais nous pensions que notre organisation serait assez forte pour que les luttes, le mouvement populaire contrebalancent la social-démocratie.

 

C’est le contraire qui s’est passé.

L’Union de la gauche, le programme commun, sa logique même, ont centré la perspective politique sur l’échéance institutionnelle, semant d’immenses illusions, faisant passer, malgré nous, les luttes et notre action au second plan.

 

Dans sa démagogie, la social-démocratie a été un instrument majeur de l’anticommunisme. Puisque nous donnions nous-mêmes un brevet de force de changement au PS, pourquoi, en pleine mutation sociale, notamment les nouvelles couches de la classe ouvrière auraient-elles fait le choix beaucoup plus exigeant de l’engagement communiste ? D’autant plus qu’au plan international, les signes de faiblesse du camp socialiste se multipliaient.

 

Pour le PCF lui-même, l’Union de la gauche a représenté une forme d’institutionnalisation structurelle qui l’a éloigné partiellement de la lutte des classes. L’électoralisme s’est répandu dans nos rangs, l’élection devenant de plus en plus une fin en soi.

Les grandes conquêtes électorales, grâce à l’Union de la gauche plus qu’à nos propres forces, notamment aux municipales de 1977, ont renforcé durablement ce caractère. Ce qui n’enlève rien aux réalisations de nos municipalités.

 

Conscients, la direction de notre parti, comme de nombreux communistes, n’ont pas pu, pas su sortir du piège.

La rupture du Programme commun s’est retournée contre nous.

110510_Marchais_81_affiche.jpgMalgré la belle campagne de Georges Marchais et son résultat, en fait très honorable, nous sommes amenés à participer au gouvernement qui opère dès 1982 le « tournant de la rigueur », les quelques acquis de 1981 étant à mettre au compte du rapport de forces que nous continuions à animer.

Même après la sortie du gouvernement en 1984, malgré la « priorité au mouvement populaire » affirmée au 25ème congrès, la réaffirmation de notre perspective socialiste, le Parti n’arrive pas à se sortir de cette contradiction, à rompre avec la perspective politique électorale et institutionnelle d’une union de la gauche avec un rapport de force « tirant le PS à gauche ».

Le contexte est aussi celui d’une déstabilisation sociale rapide, d’une avancée nationale et internationale de l’idéologie dominante, d’une existence plus difficile encore de l’organisation de classe. Dans le même temps, les éléments les plus réformistes dans notre Parti gagnent du terrain (les anciens ministres communistes se dirigent l’un après l’autre vers le PS).

 

Nous nous rendons compte aujourd’hui que ces derniers l’ont emporté après 1990 puis le 28ème congrès de 1994 avec la « Mutation » de Robert Hue.

La stratégie qui était une erreur, d’ailleurs repérée, discutée aux congrès successifs, devient à partir des années 90 un choix assumé.

ministres_patch.jpgEn 1997, la direction du Parti arrache aux communistes l’acceptation de la participation gouvernementale au moyen d’un vrai-faux accord avec Jospin, dont rien n’a été respecté ni l’arrêt de la privatisation de France Télécom, ni la hausse du SMIC de 8%.

La direction du Parti participe avec la « gauche plurielle » au gouvernement qui aura le plus privatisé, qui a servi loyalement les intérêts du capital pour reprendre une autre citation socialiste célèbre.

Ce choix va de pair avec la dévitalisation des organisations de base du Parti et la ligne du congrès de Martigues en 2000.

Le résultat est connu, à nouveau dramatique : 3,37% en 2002 au lieu de 10% en 1997, la perte des deux tiers des adhérents, la disparition de la plupart des cellules etc.

 

En 2011, on continue à épuiser le potentiel révolutionnaire, théorique, historique irremplaçable du PCF pour les travailleurs de notre pays ? Malheureusement oui !

 

Maintenant à deux niveaux avec le « Front de gauche ».

A nouveau, la direction du PCF se place dans une perspective d’avènement d’une nouvelle « gauche plurielle » en 2012, derrière sinon Strauss-Kahn (sans doute un leurre), le PS d’un François Hollande, avec toujours cette prétention fausse à « peser à gauche » sur le PS.

 

Mais elle reproduit même l’Union de la gauche et le programme commun en petit, en farce, avec le « programme partagé du Front de gauche » et Jean-Luc Mélenchon.

Mélenchon, dont Mitterrand est l’idole, n’a plus 3 millions de voix à prendre aux communistes… mais quelques centaines de milliers feraient bien son affaire. Il ne s’agit plus non plus d’accéder au pouvoir en tant que parti dominant, ancré dans la lutte des classes, mais de jouer un rôle d’appoint dans un Front de gauche lui-même force d’appoint.

 

Pourtant c’est grave. Parce que plus que jamais, les travailleurs de notre pays, notre pays lui-même, ont besoin du PCF, de ce qu’il représente, aussi de sa capacité de rassemblement qui ne confond pas avec une unité de groupes sur des bases vagues.

Loin de la menace d’un parti révolutionnaire conséquent, armé théoriquement, fort de son histoire, avec Mélenchon, le capital, la « gauche » peuvent compter sur un « réformiste radical », un « gauchiste institutionnel », solidement Maastrichien.

 

L’importance n’en est que plus grande pour les communistes, aussi pour ceux qui ont été écartés de leur parti, pour tous ceux qui ressentent la nécessité du Parti de classe et de masse, dans leur entreprise, leur quartier populaire, leur campagne, de se réapproprier leur Parti, le PCF, de le faire vivre et de le renforcer.

 

Communistes, c’est notre préoccupation à l’heure des choix graves, que l’on veut nous imposer pour les élections de 2012, comme dans les mois et années qui suivront.

30 ans après le 10 mai 1981.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 23:31

Déclaration lors de l’AG du 9 mai 2011 en présence de Patrice BESSAC

 

LE PAYS A BESOIN D’UN CANDIDAT PCF !

 

A ce jour, 85% des adhérents de la section de Verfeil soutiennent la candidature d’Emmanuel DANG  TRAN pour l’élection présidentielle de 2012.

 

Les communistes de Verfeil demandent à notre direction nationale d’abandonner la stratégie du Front de Gauche très éloignée de la raison d’être du PCF et qui constitue une politique d’effacement du Parti, au profit d’un « maastrichien » qui de plus, soutient l’intervention militaire en Libye.

 

Nous ne voulons pas d’un Parti qui participe à un gouvernement social démocrate et encore moins qu’il collabore dans la mise au point d’un programme réformiste, surtout s’il est partagé. Car, si je fais référence aux écrits de Dominique Satgé aux adhérents, je cite :

 

« La proposition du PCF de programme partagé intègre les propositions faites par le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire. Par contre, les propositions du PCF qui figurent dans cette contribution, n’ont à ce jour pas reçues de réponse de la part des autres composantes du Front de Gauche. »

 

A l’inverse de ces tripatouillages politiques, nous voulons un Parti qui assume son rôle de rassembleur des exploités sur des mots d’ordre de luttes de classe, dans le but de transformer la société. Soit un parti qui se bat pour une société socialiste.

 

Nous voulons un Parti de lutte qui organise des actions pour les renationalisations et en premier lieu celles des banques.

 

Nous voulons un Parti qui rejette l’UE du capital et l’illusion de l’Europe sociale.

 

Nous voulons un parti qui affirme sa solidarité internationaliste par des actions.

 

Pour nous, le renforcement du PCF sur les plans idéologique et politique est une priorité

 

C’est pour toutes ces raisons que les adhérents de notre section ont décidé de soutenir la candidature d’Emmanuel DANG TRAN pour l’élection présidentielle de 2012.

 

Nous demandons en outre, que pour le vote dans les sections, le bulletin comporte les noms de tous les candidats et que le texte expliquant les raisons de la candidature d’Emmanuel soit envoyé à tous les adhérents.

 

                                              

Robert BERTRAND – Section de Verfeil
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 16:05

JEUDI 12 MAI - 17 H 30 Mairie de GUERIGNY 58130


EMMANUEL DANG TRAN Candidat à la candidature PCF.


En débat avec les communiste nivernais pour un véritable programme communiste, pour  faire barrage à la stratégie de dilution du PCF.


Pour tous renseignements : Appeler Paul Rio Guérigny, chargé par les soutiens à Emmanuel Dang Tran d’organiser
la venue de celui-ci en Nivernais.

Téléphone : 0386373530; 0659233062
                   
A diffuser largement.

 

EXTRAIT DU JOURNAL DU CENTRE:

 

Actualites NEVERS


 
Visite d'Emmanuel Dang Tran, candidat à la candidature au PC

politique Visite d'Emmanuel Dang Tran, candidat à la candidature au PC
Membre du conseil national du parti communiste et candidat à la candidature pour la présidentielle de 2012, Emmanuel Dang Tran sera en visite dans la Nièvre jeudi 12 mai. Il terminera son parcours par un débat public à la mairie de Guérigny, à 17 h 30, « pour un véritable programme communiste et faire barrage à la stratégie de dilution du PCF ».

 

Les Forges de Guérigny:

110509_forges_guerigny.jpg

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 19:12

8 mai 1945 – 8 mai 2011 

 

 

110508_berlin.jpgIl y a 66 ans, le 8 mai 1945, l’Allemagne hitlérienne capitulait sans conditions. Berlin tombait devant les troupes libératrices soviétiques. Les efforts conjugués des forces alliées et des résistances populaires nationales parvenaient, enfin, à écraser le fascisme.

L’impérialisme japonais devait tomber quelques mois plus tard.

 

La date du 8 mai 1945 doit être célébrée, c’est celle de la victoire des peuples contre l’oppression, des patriotes sur l’asservissement national, sur la forme la plus barbare de l’impérialisme.

Il est toujours aussi nécessaire de se souvenir des forfaits commis par les criminels de guerre en Europe, en Asie, en Afrique. 55 millions d’hommes, de femmes, d’enfants sont morts. Des villes, des régions entières ont été dévastées, anéanties.

Destructions, déportations, tortures, massacres, exterminations, volonté délibérée d’avilir d’être humain : jamais les forces hostiles au progrès de l’Humanité ne s’étaient livrées à un tel déchaînement de racisme, de violence et de cruauté.

                            

La responsabilité des fascistes européens, des militaristes japonais ne peut faire oublier celle des détenteurs du grand capital dont ils étaient les agents. L’agression nazie fut favorisée par la complaisance des principales puissances impérialistes. Hitler ranimait notamment leur obsession à rayer de la carte le premier Etat socialiste, l’URSS. Il était leur instrument pour briser le mouvement ouvrier et émancipateur en Europe.

 

La bourgeoisie française a sa part de responsabilité dans cette politique, elle qui choisit largement Munich et Vichy contre l’intérêt de la Nation, qui livra la France à Hitler, à son armée, à la Gestapo.

 

Le 8 mai est une date essentielle pour honorer et prolonger l’engagement de celles et ceux qui refusèrent de se soumettre, qui organisèrent et développèrent la résistance sous toutes ses formes, jetèrent les bases d’un monde meilleur, malheureusement jamais acquis.

 

Hommage doit être rendu au peuple soviétique qui supporta le poids principal de la guerre, 20 millions de morts, 30% de ses richesses détruites mais dont les victoires eurent des conséquences décisives. Les sacrifices du premier Etat socialiste, quelques qu’étaient les contradictions de sa réalité, contribuèrent de façon déterminante à la libération des peuples, à un mouvement sans précédent de conquêtes sociales, économiques, démocratiques, culturelles.

 

En France, des hommes et des femmes se dressèrent dès le début contre l’oppression et les complices de l’ennemi. Combattants de la résistance, dans les usines, dans les maquis, les villes et les villages, soldats avec ou sans l’uniforme des FTP, des FFI ou des FFL, ils ont montré que la France ne renonçait pas au combat. Ils portèrent des coups sévères à la machine de guerre et d’oppression nazie et jouèrent un rôle essentiel dans le relèvement du pays à la Libération.

 

Par dizaines de milliers, les communistes ont versé leur sang pour que la France vive. Ils tinrent une place centrale dans l’action capitale de la classe ouvrière pour la libération du pays. L’action, la réflexion collective du PCF, dans ses heures si dures, contribuèrent de façon déterminante au rassemblement dans la Résistance, à l’union du peuple de France, aux grandes conquêtes de la Libération.

 

L’appel de Jacques Duclos et de Maurice Thorez du 10 juillet 1940, analysant la politique de faillite nationale poursuivie par le capitalisme français devait inspirer le programme du Conseil national de la Résistance auquel nous devons encore tant d’acquis économiques et sociaux structurants. 

 

Nous ne pouvons qu’observer avec une grande inquiétude la situation présente de notre pays et du monde, 66 ans après la libération du joug fasciste.

Les conquêtes démocratiques de la Libération, du programme du CNR sont méthodiquement détruites par un capitalisme à jamais revanchard.

Le langage de la haine et du racisme est porté jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat. Le système capitaliste, confronté de nouveau à sa propre crise, n’hésite pas à recourir au fascisme pour esquiver la colère populaire, pour empêcher les travailleurs de se rassembler pour défendre leurs intérêts, les intérêts de tout le pays, pour le combattre.

 

La guerre reste pour les impérialistes, comme la torture et l’assassinat, le moyen de la persistance de leur puissance partout dans le monde, comme ils le furent dès les lendemains de 1945 pour l’impérialisme français, en Algérie, à Madagascar, en Indochine.

 

La célébration du 66ème anniversaire du 8 mai 1945, dans chaque ville et village de France, n’en est que plus importante.

Nous appelons à faire des cérémonies officielles des manifestations politiques conséquentes pour montrer, notamment à la jeunesse de France, la valeur et la force des idéaux et de l’engagement qui conduisirent à la libération de notre pays.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:18

Pourquoi nous soumettons la candidature d’Emmanuel Dang Tran au vote des communistes de juin 2011

L'intégralité du texte EN PDF

Ils s'associent à la lettre de candidature : liste complète en lien

 

Pour signer, renvoyer un mail à vivelepcf@orange.fr

 

02 : Sébastien CORBONNOIS, Gauchy ; Guy DENIS, Saint-Quentin, vétéran ; Aurélien JAN, Saint-Quentin ; Jacques POIX, Gauchy, vétéran ; 07 : Pierre RENOUX, ancien résistant, militant anticolonialiste, Aubenas ; 31 : Fanny SEGOUFFIN, Saint-Lys ; 51 : Philippe KULEMANN, Epernay ; 59 : Jean-Pierre LOTTIAUX, Feignies ; 75 : David FRIGGE, XVème ; Stéphane GAWSEWITCH, SNCF, Xème ; Nicole HOTTE-HUILLARD, XVème ; Annie LANA, RATP, XIIIème ; Serge LANA, architecte, XIIIème ; Michel LATREILLE, XVème ; Walter ZANET, RATP ; 81 : Joël CASTEX, Les Bastides ; Marie-Lou HERNANDEZ, Albi ; 83 : Christiane MARCELLESI, Saint-Maximin, secrétaire de cellule; Jean-Baptiste MARCELLESI, Saint-Maximin, bureau de section ; Laurent MOREAUX, Cogolin ; 95 : Lucienne GIBOUDEAUX, Villiers-le-Bel ;

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 15:35

1er mai suite : « La manifestation dans les urnes » vous y croyez, vous ?

 

Par EDT

 

Le 1er mai a été l’occasion de faire le point de la situation politique avec beaucoup. Communistes, nous avons vendu le muguet dans les rues à des centaines de personnes. Nous l’avons porté à des dizaines de sympathisants. Les manifestations ont été un point de rencontre et d’échange avec beaucoup de militants et de camarades.

 

Objectivement, il y avait peu de monde dans les rues. Mais il y avait quand même bien 50 fois plus de manifestants dans les cortèges syndicaux qu’au rassemblement du FN qui a eu le droit, une nouvelle fois, à une indécente publicité.

 

Ce n’est pas parce que c’était dimanche et qu’il faisait beau que les défilés étaient peu fournis.

 

La colère sociale, la volonté de mettre en échec la politique du pouvoir sont intactes, peut-être plus fortes que jamais. Mais il se vérifie que l’enfermement de la perspective politique dans l’élection présidentielle de 2012 bloque les luttes.

 

110504_Aubry_1ermai.jpgOn peut difficilement être plus clair que Martine Aubry pour l’illustrer. En marge de la manifestation de Lille, elle a déclaré aux journalistes : « on n'est pas obligé d'être dans la rue », « vivement 2012, on ira manifester dans les urnes ».

D’une autre façon, Bernard Thibault renvoie aussi en 2012 en expliquant la faible mobilisation par la « posture de fermeté » de Sarkozy, « singulièrement sur le conflit des retraites ».

 

Oui, l’échec de la bataille des retraites est dans toutes les têtes. Par millions dans les rues, tant de journées successivement sans essoufflement, pour rien !

Il est plus que jamais indispensable d’en analyser les causes. Parmi elles, à côté d’une certaine conception de l’unité réductrice sur le contenu, à côté de la non-remise en cause de la casse des régimes spéciaux de 2007, figurait déjà la perspective renvoyée et limitée à 2012 par la plupart des organisations.

 

Comment rassembler les travailleurs pour la défense de la retraite à 60 ans avec un PS, une Martine Aubry qui est d’accord pour les 40, 41, 42 annuités ?

Tant qu’elle prédomine, la perspective de l’alternance, du moindre mal en 2012 bloque toutes les luttes.

Comme pour les retraites, un rapport de force considérable existait (existe) pour défendre La Poste. Mais les initiateurs de la « votation pour la Poste » en 2009 se sont refusés à attaquer le volet de la loi qui étendait la concurrence à toute l’activité courrier, à remettre en cause l’application des directives européennes, approuvées par le PS.

L’initiative n’a pas aidé à la mobilisation, décisive, des postiers, à la convergence avec les luttes des autres services publics. En lui-même déjà, le principe de « votation » renvoyait aux échéances électorales.

 

Pour nous communistes, le niveau des luttes est déterminant pour faire reculer la politique au service du capital tout de suite sans attendre 2012.

 

Nous refusons le scénario qui laisse encore un an au pouvoir sarkozyste pour parachever ses contre-réformes structurelles avant éventuellement de passer la main à un Papandréou ou à un Zapatero à la française. Nous ne pouvons pas laisser l’idéologie dominante détourner la colère sociale vers le vote FN en 2012, repoussoir destiné à mieux faire accepter le consensus droite/PS sur les questions économiques et sociales principales.

 

Plus que jamais, notre parti doit être un point de résistance, complètement à contre-courant, donner une autre perspective, mettre en avant des positions de rupture qui alimentent la lutte des classes tout de suite, lancer lui-même de grandes campagnes nationales de lutte.

 

Dans cette situation, on mesure d’autant plus la gravité du choix du « Front de gauche », imposé aux communistes, comment il détourne le PCF de sa raison d’être.

 

Aussi lamentablement que dans les autres partis, le Front de gauche ne vit que pour et par les élections : européennes, régionales, cantonales (avec des résultats peu probants) maintenant 2012. Voilà six mois que sa préoccupation est la désignation du candidat à la présidentielle, plus exactement de voir comment imposer aux communistes le nom de Jean-Luc Mélenchon. Pendant ce temps, le marchandage a commencé entre partenaires du Front de gauche pour la répartition des candidatures aux législatives… 

 

Pierre Laurent donne la perspective politique du Front de gauche : « peser à gauche sur l’ensemble de la gauche ». Un programme de gouvernement est implicitement en négociation avec le PS. Il faudrait « peser » plus lourd que les écologistes. 1981, 1997, on a déjà donné !  Le « programme partagé du Front de gauche », élaboré sans les communistes, sans même que nous ayons décidé de notre propre programme, rentre dans ce cadre et veut être un programme pour « toute la gauche ». 

 

Non ! L’exigence impérieuse pour les communistes, c’est de mettre en avant des positions de rupture dont les luttes ont besoin pour déboucher.

Il se trouve qu’elles sont incompatibles avec celles du PS.

Les orientations du PS, qui sont les mêmes dans la version Strauss-Kahn, Aubry ou Hollande, ne sont pas « timides » : ce n’est pas qu’elles « n’aillent pas assez loin », c’est qu’elles vont dans le mauvais sens.

Prétendre « tirer à gauche » la social-démocratie, cela revient à s’aligner derrière elle, à canaliser vers des choix qui obstruent la perspective du mouvement social.

 

L’ampleur du consensus droite/PS se révèle sur l’Europe où se manifeste la loyauté de la social-démocratie envers le capital. Dans le même temps, le rejet de l’UE grandit dans chaque pays et notamment en France.

S’il y a bien une question sur laquelle les communistes doivent être à l’offensive, c’est bien celle-là en poursuivant l’engagement historique du PCF contre l’Europe supranationale du capital.

Tout au contraire, le Front de gauche, suivant le Parti de la gauche européenne, entame un travail de re-légitimation de l’intégration européenne, de l’UE, de l’euro, au nom du leurre de l’Europe sociale que porte aussi le PS.

Ainsi, en centrant ses attaques sur le « Pacte pour l’euro » (et non sur « l’euro pour le Pacte » voir nos précédentes analyses), le Front de gauche réussit à remettre le PS et la Confédération européenne des syndicats, promoteurs zélés du Traité de Lisbonne, dans le « bon camp ». Aberrant !

 

Tous les communistes sont en train de découvrir que le choix du Front de gauche, décidé par la direction du PCF, implique nécessairement le soutien à la candidature de Mélenchon à la présidentielle. Le tour est joué, voilà le PCF aligné derrière un socialiste, un Mitterrandien, un Maastrichien. Les rodomontades de Mélenchon, sa soudaine admiration pour Georges Marchais, ne sauraient tromper. Elles relèvent du « réformisme radical ».

Là où Aubry dit « manifestation dans les urnes », Mélenchon crie « révolution dans les urnes » !

 

Dans la période, le PCF pourrait et devrait être à l’initiative de grandes luttes à contre-courant de la focalisation de la vie politique sur la présidentielle. Ce ne serait d’ailleurs pas la plus mauvaise façon de préparer les législatives de 2012.

 

Partout où la campagne de pétition est menée pour l’annulation des hausses du gaz et de l’électricité, elle rencontre un grand succès et le lien est facilement fait avec l’exigence de renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, de reconquête des monopoles publics (il ne s’agit pas de se contenter de demander l’extension des tarifs sociaux !).

Pour l’hôpital, les retraites, l’ensemble de la Sécurité sociale, alors que la loi Bachelot commence à sévir dans la pratique et que la loi Woerth doit commencer à s’appliquer au 1er juillet, une grande bataille est possible faisant le lien avec la défense du financement solidaire par la cotisation sociale.

Idem pour l’école, la défense du statut de la fonction publique.

Les luttes se multiplient pour les salaires. Elles pourraient converger dans un mouvement pour la hausse du SMIC à 1600 euros net, la reconnaissance des qualifications et le rétablissement d’une échelle mobile des salaires.

 

C’est sur tout cela, ignoré quasiment complètement des dernières réunions du CN, que le PCF devrait s’activer.

 

Les communistes doivent saisir la gravité de la situation du PCF. Elle est à la mesure de la gravité de la situation politique. Ce n’est pas un hasard si la direction du PCF les écarte de toutes les décisions, ne leur apporte même pas les éléments d’information.

 

Le Front de gauche, c’est la tentative de constitution d’une nouvelle formation social-démocrate « de gauche », occupant l’espace que le PS, par exemple avec DSK, ne peut plus entièrement tenir à lui seul. Le système a besoin d’un meilleur rabatteur à gauche que le NPA, plus influent aussi sur le monde syndical.

Le Front de gauche, c’est l’effacement du PCF, sa « métamorphose » recherchée depuis tant d’années par les principaux dirigeants actuels du Parti mais refusée par les communistes.

 

Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire d’aller sur le fond des positions politiques et des axes stratégiques. Notre but ne peut pas être de maintenir, une plus ou moins vague et trompeuse, référence communiste dans le Front de gauche.

 

Notre obligation aujourd’hui est de défendre, de faire vivre et de renforcer le PCF sur des bases de classe.

C’est dans cet objectif, dans le cadre de la consultation truquée organisée par la direction du PCF, qu’a été proposée collectivement la candidature d’Emmanuel Dang Tran.

Cette initiative est de la plus haute importance pour l’avenir de notre Parti.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 12:55

TRADUCTION EN ITALIEN DE L'INTERVENTION D'EMMANUEL DANG TRAN AU CN DES 8 ET 9 AVRIL 2011, PUBLIE PAR LE JOURNAL EN LIGNE "ERNESTO"  http://www.lernesto.it/

Una candidatura comunista per le prossime elezioni presidenziali francesi

di

su http://vivelepcf.over-blog.fr del 03/05/2011

Intervento di Emmanuel Dang Tran della Federazione di Parigi al CN del PCF dell’8 e 9 aprile 2011

Traduzione dal francese di Massimo Marcori per l'Ernesto online

La mia candidatura è una decisione collettiva di responsabili dell’organizzazione del partito di tutto il paese. Dopo una riflessione, abbiamo considerato che essa potrà rappresentare il mezzo per uscire dalla falsa alternativa in cui si stanno rinchiudendo i comunisti: Front de gauche sì o no.
E il “Front de gauche”, come ora Pierre Laurent è stato costretto a svelare, sarà rappresentato da Jean-Luc Mélenchon per le presidenziali.
Quando sento parlare qui di innovazioni democratiche, di forme inedite di “democrazia partecipativa” con il Front de gauche, avrei quasi voglia di ridere. A coloro che lottano, ai lavoratori, il “Front de gauche” dà lo spettacolo delle primarie come nel PS e ora ci porta ad un mercanteggiamento delle circoscrizioni legislative tra le correnti. Quale progresso democratico!
Il Front de gauche non porta ad una maggiore democrazia all’interno del PCF, ma il contrario. Tutto è deciso prima, altrove e “in alto”.

Ricordo, e continuerò a farlo, che mai i comunisti hanno potuto pronunciarsi sulla strategia del Front de gauche. La sua creazione con Mélenchon è stata decisa parallelamente al 34° congresso, senza che i comunisti si pronunciassero. Inoltre, il principio delle candidature comuni per il 2012 è stato deciso in occasione di un congresso straordinario, non da statuto, senza che i comunisti potessero nemmeno esprimersi sovranamente.
Il congresso ordinario previsto per giugno 2011 è stato annullato. Improvvisamente, la scelta delle candidature si compie senza che i comunisti abbiano definito la loro strategia. Il “programma condiviso” cade dall’alto, elaborato da “esperti”, con lo scopo manifesto di essere accettato da tutta la sinistra, senza che noi possiamo “condividere” il nostro programma comunista.
Oggi, la nostra riunione del Consiglio Nazionale ha luogo quando l’accordo tra i componenti del Fronte è già stato firmato da tre giorni….
Lo scopo di questa serie di colpi di forza deve essere chiara agli occhi dei comunisti e di tutti coloro per cui il PCF rappresenta uno strumento importante nella lotta. Con il Front de gauche nuovamente, tramite Mélenchon, la direzione del partito torna alla carica per imporre la “metamorfosi” del PCF che i comunisti hanno largamente respinto nel 2007 e nel 2008.
Di fronte a questo scenario, è decisivo che i comunisti si esprimano sulle questioni strategiche di fondo che esulano dal gioco interno al Front de gauche tra Mélenchon e André Chassaigne, che si esprimano sul ruolo che il PCF può e deve giocare nella situazione politica. E’ questo che vogliamo rendere possibile con la mia candidatura.
In due parole, il contesto politico è segnato dal discredito della politica al servizio del capitale, dal capitalismo medesimo, dallo sviluppo di lotte in settori sempre più diversi, ma anche da un’assenza di prospettiva di alternativa istituzionale. E’ ancora questo che le cantonali hanno mostrato con una massiccia astensione. Due altre rapide riflessioni a proposito delle cantonali.
- Il sistema è ricorso al FN per sviare la collera popolare. Dobbiamo prendere molto sul serio la questione, non tollerare alcun scivolamento individuale verso le posizioni dell’UMP su immigrazione e sicurezza e non lasciare al FN l’opposizione artificiale al consenso per l’UE di destra e PS.
- Il metodo Coué non dovrebbe qui trovare spazio. Il risultato delle cantonali mostra il radicamento del PCF (la pochezza del PG..) ma il Front de gauche cala di 300.000 voti sul 2008 e di 120.000 voti sul 2004 in confronto al PCF, mentre l’estrema sinistra non ha presentato candidati.
Per i comunisti, le elezioni sono l’occasione per cambiare la strategia del Partito nelle lotte. A ben vedere, nella pratica elettoralista del Front de gauche, succede il contrario, le elezioni sono il mezzo per imporre al Partito una strategia istituzionale.

Proponiamo e sottoponiamo al dibattito tre questioni strategiche.
1° Per noi, la prospettiva aperta dalla situazione politica, l’obiettivo di battere Sarkozy, non ci devono condurre ad una nuova “gauche plurielle”.
L’immagine di Pierre Laurent sulla chiatta al fianco di Aubry e Duflot è stata un simbolo disastroso.
Il programma pubblicato dal PS non è “timido”: va verso la cattiva strada, per esempio col progetto di fusione della CSG e dell’imposta sul reddito che minaccia tutto il finanziamento solidale della Sicurezza sociale tramite il contributo sociale. Siamo chiari fin da subito: escludiamo ogni partecipazione ad un governo targato PS!
2° L’ampiezza del consenso PS/destra si manifesta (non può essere nascosto) quando si tratta di UE. L’offensiva ideologica è massiccia a sinistra per fare rientrare coloro che lottano nell’illusione riformista dell’Europa sociale. Il PCF deve resistere invece di associarsi al sostenitore di Maastricht Mélenchon o di seguire la Confederazione europea dei sindacati, punta di lancia del Trattato di Lisbona.
Il PCF deve ritornare il partito che rifiuta radicalmente l’UE del capitale, i suoi trattati e direttive, la loro applicazione, nel solco dell’espressione maggioritaria del nostro popolo contro il TCE nel 2005.
Sull’euro, come possiamo combattere il “Patto per l’euro” senza rimettere in causa l’euro stesso? L’euro è il mezzo per imporre il Patto, l’austerità ai popoli. Negli anni 90, nelle nostre campagne contro i trattati di Maastricht e di Amsterdam, abbiamo sviluppato un’eccellente proposta, che ricordo di aver difeso ardentemente, quella della moneta comune di cooperazione. Essa è sempre attuale e potrebbe condurre oggi ad una grande campagna per l’uscita dall’euro.
3° Nel periodo attuale, abbiamo bisogno di una candidatura chiaramente presentata dal PCF.
- Per unire su una prospettiva di rottura partendo dalle lotte. La questione dell’unità è centrale ma quale unità? Il Front de gauche conduce ad una deriva politicista ed elettoralista, completamente immobilizzata sul versante istituzionale, rivolta verso la “sinistra” socialdemocratica. Questa alleanza raccogliticcia è tutto il contrario del raggruppamento che deve promuovere il PCF nel 2011 e nel 2012. I lavoratori, il paese hanno bisogno che mettiamo in campo posizioni di immediata rottura con la politica del capitale, facendo leva sul movimento popolare e le lotte, in una prospettiva anticapitalista che, per noi, è il socialismo. Raggruppare su queste basi è la ragione d’essere del nostro partito.
- Per fermare il processo di cancellazione del Partito. L’obiettivo della cancellazione del PCF nel quadro della ricomposizione politica prevista con il Front de gauche è inaccettabile. Esso è innegabile. L’accordo firmato dal Front de gauche prevede un Consiglio nazionale, dotato di un presidente, di collettivi locali del Front de gauche che sostituiscono gli organi del PCF.
Per noi il rafforzamento del PCF, come partito di classe e di massa, è una priorità. Essa si oppone all’obiettivo del Front de gauche che è lo strumento della metamorfosi del PCF che i comunisti rifiutano.
Finisco con quello che dovrebbe essere al centro delle riflessioni del nostro CN: la nostra azione nazionale nelle attuali lotte. Perché non lanciare grandi campagne per il Salario Minimo Garantito (SMIC) a 1.600 € netti e il ripristino di una scala mobile per i salari, contro gli aumenti delle tariffe energetiche, la rinazionalizzazione integrale di GDF (Gaz de France) e dell’EDF (Eléctricité de France), il ripristino dei monopoli pubblici, per la fine delle guerre francesi in Libia (non spiaccia a Mélenchon), in Afghanistan, per l’uscita dalla Nato.
Riunire i lavoratori nella lotta di classe è cosa da fare nel 2011 prima del 2012.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 12:44

Pourquoi nous soumettons la candidature d’Emmanuel Dang Tran au vote des communistes de juin 2011

 

3 mai 2011: texte court à destination des communistes et sympathisants.

 

La « consultation » des communistes pour 2012, décidée prématurément, sans que les communistes ne puissent décider de leur programme, s’effectue dans des conditions absolument antidémocratiques.

Le secrétaire national du Parti, Pierre Laurent a déjà opté pour le Front de gauche et, ce qui va avec, pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Aux communistes ne sont envoyés que la profession de foi de P. Laurent en faveur de Mélenchon et des documents du Front de gauche.

Les autres candidatures, notamment celle d’Emmanuel Dang Tran, sont occultées.

Les axes politiques sont déjà décidés en dehors du PCF, au nom d’un programme « partagé » avec le Front de gauche. La perspective de n’être qu’une force d’appoint du PS se confirme, pour « peser sur une majorité de gauche ». A propos de l’Europe, l’opposition au « pacte pour l’euro » sans remise en cause de l’euro, permet de se retrouver dans le même camp que le PS et la CES, pourtant partisans du TCE et du traité de Lisbonne. Des ruptures fondamentales seraient nécessaires à porter avec l’UE du capital et le leurre réformiste de « l’Europe sociale » qui l’accompagne.

Poser les questions de fond avant la désignation du candidat, refuser la dilution du PCF dans un ensemble recomposé de « gauche », voilà notre objectif dans une période où l’avenir du parti est à la fois menacé et d’une importance éminente pour le mouvement populaire dans la lutte des classes.    

 

1er mai 2011: texte court à destination des sympathisants, des personnes intéressées par le PCF

 

Consultation 2012 : nous refusons que le PCF s’efface dans le « Front de gauche » derrière Mélenchon et proposons la candidature d’Emmanuel Dang Tran

 

La direction du PCF a lancé depuis janvier le processus de désignation du candidat qu’il soutiendra à l’élection présidentielle de 2012. Nous jugeons cette décision prématurée, coupée du contexte des luttes. Adhérents du PCF, nous n’avons même pas discuté de la stratégie de notre parti ni décidé de notre propre programme.

Pierre Laurent s’est déjà exprimé en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans le cadre du « Front de gauche ». Des accords, un programme « de gauche », sont déjà en train d’être conclus avec lui et son PG, alors que les communistes sont censés être consultés par vote du 16 au 18 juin. Des marchandages politiciens ont lieu pour les législatives.

La stratégie du Front de gauche n’a jamais été décidée par les communistes. Union étriquée d’organisations, elle porte une nouvelle étape dans l’effacement du PCF dans une recomposition politique derrière le socialiste et maastrichien Mélenchon.

Pour que les communistes puissent exprimer leur désaccord avec cette stratégie, leur refus d’une nouvelle gauche plurielle, leur rejet sans ambiguïté du réformisme et de l’intégration dans l’Europe du capital, nous avons décidé de proposer la candidature d’Emmanuel Dang Tran, membre du CN du PCF à la consultation interne de juin. Cette candidature PCF vise aussi à affirmer l’actualité du PCF, parti de classe et de masse contre la formule politicienne, électoraliste et social-démocrate du Front de gauche.

Plus d’information sur : http://vivelepcf.over-blog.fr/

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 11:59

2012 : pour que s'exerce la souveraineté des communistes ! Motion de la section du PCF de Charleville-Mézières

 

Pour les communistes de Charleville-Mézières (08), la souveraineté des adhérents est inaliénable ! Nous rappelons, et cela ne nous paraît hélas guère superflu qu'elle figure dans les statuts de notre parti. Cela passe par la rédaction d'un bulletin de vote permettant un véritable choix : il devra donc y figurer, non pas la simple expression d'un accord ou non avec la proposition effectuée par la direction nationale du parti, mais la possibilité de choisir entre les différentes options!

- d'une part, un choix entre une candidature Front de Gauche ou une candidature du PCF, - d'autre part, les noms de tous les candidats à la candidature qui se seront maintenus à la date de la conférence nationale: à notre connaissance, André Chassaigne, JL Mélenchon, André Gerin et Emmanuel Dang Tran.

Ceci est une condition impérative pour que les adhérents ne soient pas dessaisis du débat. En cas contraire, il est prévisible que, dans notre section, la plupart ne s'engageront pas dans la campagne.

Mais cela ne suffira pas : il sera aussi nécessaire que soit mis sur la table les conditions de l'accord concernant les législatives. La répartition des candidats entre les différents partenaires du Front de Gauche prévoit-elle 80% des circonscriptions pour le PCF ? Cette information circule de façon officieuse et ne révèle pas une élaboration de la campagne faite avec les adhérents et les fédérations.

Concernant l'aspect financier des campagnes à venir, la participation de chaque formation du Front de gauche - en cas de candidature commune - doit être clairement explicitée!

Enfin, la dernière inquiétude, renforcée encore par les événements récents, est que le soutien par la direction de la seule candidature de Mélenchon préfigure une dissolution du PCF au sein d'une nouvelle formation comparable à Die Linke.

Or, nous estimons que c'est D'UN PCF RENFORCE ET AFFIRME, tant dans ses propositions que dans son idéologie, DONT A BESOIN LE PEUPLE FRANCAIS.

 

Voté à l'unanimité des présents, à Charleville-Mézières, le 2 mai 2011.

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 21:14

Pourquoi nous soumettons la candidature d’Emmanuel Dang Tran au vote des communistes de juin 2011

L'intégralité du texte EN PDF

Ils s'associent à la lettre de candidature : liste complète en lien

 

Pour signer, renvoyer un mail à vivelepcf@orange.fr

 

13 : Ysaline WAGNER, Aix-en-Provence, JC ; 31 : Françoise BERTRAND, Verfeil ; André HAVET, Verfeil ; Janine HAVET, Verfeil ; Alice JALABERT, Verfeil ; Gilbert JALABERT, Verfeil ; Antoinette JEAN, Verfeil ;  Marie MERINO, Verfeil ; Yvan MERINO, Verfeil, Bureau de section ; Marie-Thérèse NARDARI, Verfeil ; Yves NARDARI, Verfeil, bureau de section ; Chantal PEYRANNE, Verfeil ; Christian ROSALIE, Verfeil, trésorier de section ; Emeline SABATIER, Verfeil ; Michel SABATIER, Verfeil, bureau de section ; Ygor SEGOUFFIN, Saint-Lys, bureau de section ; Christian SITKO, Verfeil ; Cyrille SITKO, Verfeil ; Emeline SITKO, Verfeil ; 38 : René BARSOTTI, Saint-Martin d’Hères ; Suzanne GONZALES, Saint-Martin-d’Hères ; 69 : Claude SPORTISSE, Vénissieux ; 75 : Morane BARRE, XVème ; Catherine CHRISTOPHORIDES, XVIIIème ; Rémy DUPONT, XVème ; Paul PINCHON, XIXème ; Gilles RIVOALAN, La Poste ; 78 : Bruno LECOMTE, Mantes-la-Jolie ; 81 : Rémi GHIGO, Les Bastides ; Nana GOSSELET, Lavaur ; Raymond GOSSELET, Lavaur ; Roger RICARDOU, Lavaur ; 92 : François COLLIN, RATP, Le Plessis ; Charles DREYFUS, Clamart ; Jean-Pierre HEROT, Boulogne ; 93 : Pierre JUIN, Montreuil ; 94 : Emile PASTOR, Limeil-Brévannes ; 95 : Olivier BOISSY, Gonesse ;

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