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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:01

Signatures de soutien à la candidature d’Emmanuel Dang Tran, après la Conférence nationale du PCF


13 : Olivier APRUZZESE, Trets ; 33 : David BARTHES, Saint-Lys ; Myriam BARTHES, Saint-Lys ; Bruno BUTTIGIEG, Saint-Lys ; Laurent BUTTIGIEG, Saint-Lys ; Alexandre COLOMIES, Saint-Lys ; Gaston PEZET, Saint-Lys ; Joël PEZET, Saint-Lys, secr.sec. ; 75 : Jean DHOMS, XVème ; 82 : Ludovic GUILLAUMA, Castelsarrasin ; 77 : Martina CHAVEZ ; 84 : Robert DEMARBRE, Bollène ; 91 : Gérard JAMELOT, Orsay-Fac ; 94 : Kastas CIMSI, Limeil-Brévannes ; Etranger : Claude DEVILLEZ, Belgique ;

 

 

Pourquoi nous soumettons la candidature d’Emmanuel Dang Tran au vote des communistes de juin 2011

L'intégralité du texte EN PDF

Ils s'associent à la lettre de candidature : liste (avant la conférence nationale) complète en lien

 

Pour signer, renvoyer un mail à vivelepcf@orange.fr

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 15:55

Pour nos lecteurs et correspondants germanophones, nous reproduisons un article du quotidien communiste luxembourgeois qui éclaire les enjeux après le Conseil national des 8 et 9 avril 2011 sur la consultation dans le PCF pour les élections de 2012.

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Präsidentschaftswahlen 2012 in Frankreich

Mehrheit des PCF-Nationalrats stellte Weichen für Melenchon

Der Nationalrat der Französischen Kommunistischen Partei (PCF) hat auf einer Tagung am 8./9. April den Rahmen für das weitere Vorgehen zu den Präsidenten- und Parlamentswahlen 2012 abgesteckt. PCF-Nationalsekretär Pierre Laurent machte dabei den »persönlichen Vorschlag«, die PCF solle sich für den Sozialisten Jean-Luc Melenchon als gemeinsamen Kandidaten der »Front de gauche« zum Präsidentenwahlkampf 2012 aussprechen. Er verband dies mit der Erklärung, daß nicht nur eine Personalentscheidung zu treffen, sondern ein »Gesamtabkommen« mit den anderen Komponenten der »Front de gauche« notwendig sei. Dies müsse sowohl das gemeinsam zu vertretende Wahlprogramm als auch eine Vereinbarung über die Kandidaturen in den Wahlkreisen zu den kurz nach der Präsidentenwahl stattfindenden Parlamentswahlen einschließen.

Diese Strategie der Parteiführung wird allerdings von vielen Kommuni-sten abgelehnt, da befürchtet wird, daß die kommunistische Partei in der »Front de gauche« weiter an Konturen verliert. Sie hätten es lieber gesehen, wenn die Partei ein eigenes kommunistisches Programm entwickelt und anschließend mit Bündnispartnern verhandelt hätte.

Der Rahmen für die weitere Vorbereitung, den die Parteileitung vorgab, fand denn auch nur die Zustimmung von 87 der 126 Mitglieder des Nationalvorstands. Demnach sollen nun in allen Kreisorganisationen der PCF Diskussionsversammlungen über alle mit dem Wahlkampf verbundene Fragen stattfinden, bevor eine Nationalkonferenz (3. bis 5. Juni) und danach eine Mitgliederabstimmung (vom 16. bis 18. Juni) stattfinden werden.

Aus der PCF gibt es noch drei weitere Bewerber um die Kandidatur zu den Präsidentenwahlen: der Abgeordnete André Chassaigne aus Mittelfrankreich, der eine Eigenkandidatur der PCF ablehnt und bei den Regionalwahlen 2012 in seiner Region das landesweit beste Ergebnis für die »Front de gauche« herausgeholt hatte, der Abgeordnete André Gérin, ehemaliger Bürgermeister der Stadt Venissieux, und Emmanuel Dang Tran aus dem 15. Pariser Arrondissement, die beide für eine eigenständige Kandidatur der PCF mit offenen Listen anstelle der »Front de gauche« antreten.

Emmanuel Dang Tran, der auf einer marxistisch-leninistischen Grundlage steht, wirft der gegenwärtigen Parteileitung vor, die reformistische Politik der vergangenen Jahre fortzusetzen, die Partei des letzten Rests kommunistischer Substanz berauben zu wollen und ihre Strukturen einem Bündnis mit diffusen ideologischen und politischen Standpunkten opfern zu wollen. Dang Tran lehnt zudem die Mitgliedschaft der PCF in der »Europäischen Linkspartei« ab, die er als gegen die kommunistischen Parteien gerichtetes »Trojanisches Pferd« sieht, und tritt für eine verstärkte Zusammenarbeit zwischen kommunistischen Parteien ein.

Jean-Luc Melenchon hatte sich im Dezember 2008 mit rund 1.000 Anhängern von der sozialdemokratischen »Parti Socialiste« (PS) getrennt und danach die »Parti de Gauche« gegründet. Zur »Front de gauche« gehört außerdem die »Gauche Unitaire«, eine Abspaltung der trotzkistischen »Nouveau Parti Anticapitaliste« (NPA).

In der französischen Nationalversammlung hat die »Front de gauche« derzeit zusammen 17 Abgeordnete, davon neun PCF-Mitglieder, fünf der PCF nahestehende Abgeordnete und drei Abgeordnete der »Parti de gauche«.

Dienstag 19. April 2011

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 16:46

Le sens du vote Chassaigne est clair : intégrer davantage les communistes au Front de gauche avec Mélenchon.

 

Rédaction de vivelepcf, 9 juin 2011

 

A la Conférence nationale du PCF, le 5 juin 2011, André Chassaigne a finalement décidé de maintenir son nom sur le bulletin pour le vote des communistes des 16, 17 et 18 juin. Ses explications ont été très claires. Son objectif est de consolider la démarche du Front de gauche.

Aujourd’hui, un certain nombre de dirigeants du Parti invitent à utiliser le vote Chassaigne pour faire barrage à Mélenchon, partant de positions diverses, souvent très éloignées de celles d’André Chassaigne lui-même.

Cette démarche politicienne, rappelant le « vote utile » pour le PS que nous avons si souvent dénoncé, ne tient pas la route dans le PCF. Elle n’est pas efficace contre l’opération visant à imposer Mélenchon.

 

Voici les étapes de notre réflexion.

 

1°- André Chassaigne est clair depuis le départ : il s’inscrit entièrement dans la stratégie du Front de gauche. Il le reprécise encore dans les quelques lignes figurant sur le bulletin de vote qu’il a tenu à lire devant la Conférence.

Sa candidature s’inscrit dans le Front de gauche, sur la base du programme « partagé », en complément de l’accord marchandé entre les partenaires du Front de gauche pour les législatives. Rien sur le fond politique ne sépare sa candidature de la proposition de la conférence nationale amenant la candidature de Mélenchon.

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2°- La candidature d’André Chassaigne est complémentaire de celle de Mélenchon.

André Chassaigne est clair depuis le départ sur l’originalité de sa candidature par rapport à celle de Mélenchon dans le processus de désignation du candidat.

Rappelons-le : au 35ème « congrès » de juin 2010, André Chassaigne est celui qui monte au créneau pour s’opposer à une candidature présentée par le PCF d’une part, pour s’opposer à une proposition de la fédération du Nord d’autre part, qui demandait que le PCF désigne son candidat pour le Front de gauche avant d’en discuter avec ses partenaires.

A partir de septembre 2010, André Chassaigne avance son nom pour le Front de gauche avec le souci de ne pas laisser la personnalité et la « façon de faire de la politique » de Mélenchon seules pour incarner le Front. Il trouve que les sorties de Mélenchon sonnent trop anti-PS, alors que le Front recherche à participer et à tirer à gauche (illusion dangereuse !) une future majorité de gauche, sonnent trop anti-européennes quand le Front veut « réorienter l’UE ».

A plusieurs reprises, il insiste que le nom du candidat, « la question rétrécie de la candidature », n’est pas décisif par rapport à l’orientation politique. L’appartenance au PCF ne saurait être ni « un atout », ni « un inconvénient ». Pour lui, le PCF doit avoir toute sa place dans le Front de gauche.

Il avait annoncé qu’il se rallierait à l’avis majoritaire de la Conférence nationale. La résolution adoptée à 63% porte entièrement la démarche du Front de gauche conduisant à la candidature de Mélenchon. Mais André Chassaigne a choisi de maintenir quand même sa candidature pour « que les communistes ne se sentent pas frustrés ».

Le sens revendiqué de la candidature d’André Chassaigne, c’est le renforcement de l’implication des communistes dans le Front de gauche avec Mélenchon.

En aucun cas, précise-t-il, il n’accepte qu’elle soit « instrumentalisée » contre le Front de gauche.

 

3°- Les calculs politiciens stériles de certains soutiens, contre-nature, au vote Chassaigne.

 

Des appels se succèdent pour appeler à utiliser la case Chassaigne du bulletin de vote pour s’opposer à Mélenchon.

Mais Chassaigne n’est pas contre Mélenchon. Sa ligne reprend tous les axes du Front de gauche qui conduisent la direction à pousser la candidature de Mélenchon. On ne combat pas la logique du « Front de gauche » à coups de « Front de gauche » !

 

Au-delà de cette évidence, on ne peut que remarquer l’absence de cohérence des supporters, nouveaux ou anciens, du vote Chassaigne. Tout choix politicien ne peut conduire qu’à la confusion.

Il y a ceux qui se reconnaissent dans le Front de gauche mais préfèrent le style Chassaigne au style Mélenchon.

Il y a ceux qui se reconnaissent dans le Front de gauche mais veulent plus d’éléments communistes dans le « programme partagé » et espèrent l’avoir grâce à Chassaigne.

Il y a ceux qui ne refusent pas le Front de gauche, mais ne veulent surtout pas que leurs accords privilégiés avec le PS au plan local soient remis en cause. Il est remarquable que plusieurs dirigeants de fédérations, qui s’étaient prononcés pour des accords de 1er tour avec le PS aux régionales, figurent parmi eux.

Il y a ceux enfin, qui comme André Gerin, s’étaient prononcés contre le Front de gauche mais estiment que choisir un partisan du Front de gauche, autre que Mélenchon, peut mettre en échec le Front de gauche. Gerin va jusqu’à saluer « les éléments positifs de la Conférence nationale ». Gerin a déjà annoncé à la presse bourgeoise, plusieurs fois, son intention de se présenter seul à la présidentielle si Mélenchon est retenu. Veut-il à moindre frais, sans s’exposer sur ses idées absolument personnelles (sur l’immigration, ou en faveur du capitalisme productif), récupérer les camarades attachés à l’idée d’une candidature communiste ?

Quels calculs doivent avoir dans la tête tous ces responsables ! Assez de calcul à 10 bandes !

 

Alors que depuis le départ, le problème fondamental, que nous ne cessons de dénoncer est l’absence de débat des communistes sur le fond !

 

Reste un argument, le vote Chassaigne ne permet-il pas de faire mordre la poussière au symbole du Front de gauche, Mélenchon ? Illusion !

 

4°- Faire barrage au « front de gauche avec Mélenchon » : deux moyens, un seul vote efficace, celui pour Emmanuel Dang Tran !

Dans le vote des 16, 17 et 18 juin, ce qui sera significatif c’est la proportion de voix pour Mélenchon. Selon son score, il sera plus ou moins légitime.

Mais ensuite fondamentalement, ce qui comptera, c’est la condamnation de la ligne politique qui le porte, c'est-à-dire du Front de gauche.

Pour ces deux objectifs, il y a un vote clair, le vote pour la candidature d’Emmanuel Dang Tran. Elle contribue à faire baisser le résultat de Mélenchon, elle porte une ligne politique, ancrée sur le mouvement populaire, clairement en opposition au Front de gauche dont Mélenchon est déjà, qu’on le veuille ou non, le porte-parole.

Refus de l’enfermement dans une perspective politique derrière le PS, rejet de tout arrangement avec le réformisme et l’UE du capital, refus de l’effacement du PCF, exigence d’un vrai programme communiste : c’est sur ces axes clairs que les organisations du PCF pourront, dans la période difficile qui s’annonce avant les élections, résister, faire vivre et renforcer notre parti le PCF. 

 

Le vote pour Emmanuel permet d’avoir un point d’appui national pour le PCF, pour notre reconquête des entreprises, des quartiers, des campagnes.

En tant que PCF, c'est-à-dire à mille lieues des arrangements politiciens du FdG !

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 18:41

Marc Jammet, Yvelines, Mantes la Jolie

Conférence nationale du PCF

Intervention refusée par la direction nationale du PCF

 

"Deux questions courtes, un avis.

 

Première question. Pourquoi établissons-nous un lien entre la présidentielle et les législatives? A qui faisons-nous un cadeau politique? A ceux qui veulent sortir de la présidentialisation du pouvoir ou à ceux qui veulent - depuis le changement de "calendrier" instauré par Chirac-Jospin avec l'appel à voter blanc du PCF à l'époque - que la présidentielle soit l'axe autour duquel s'organisent ensuite les législatives? Autrement dit, à ceux qui veulent lier les deux élections?

 

Deuxième question. Quid de la participation éventuelle des communistes à un éventuel gouvernement de gauche? Les conditions sont-elles remplies pour cela avec le positionnement actuel du Parti socialiste? Pourquoi les communistes ne sont-ils pas saisis de cette question au moment où nous désignons notre candidat - en lien avec les législatives?

 

Mon opinion est que le Front de Gauche est une impasse politique et qu'en privilégiant "ce que la Gauche devrait faire" (c'est à dire le partage du pouvoir), nous oublions ce pourquoi nous avons adhéré: abolir (et l'abolition est un mouvement) le capitalisme, changer la société.

 

J'entends bien qu'ici ou là on nous répète beaucoup, ces derniers temps, qu'il faudrait "être raisonnable" - en clair, qu'il faudrait rester dans le domaine du possible. J'observe qu'il y a quelques années, cet argument ne provenait pas de nos rangs.

 

Mais si sortir de l'euro - forcément lié à une banque centrale européenne, si la nationalisation du secteur bancaire - interdite par l'Union européenne actuelle et ses règles acceptées par le Parti de la Gauche Européenne, la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités pour qu'elle puisse être concrétisée, sont déraisonnables, alors je suis déraisonnable.

 

Et quitte à être déraisonnable, je veux rester marxiste - ce qui ne veut pas dire sectaire -, je veux rester communiste - ce qui ne veut pas dire ne pas travailler avec les autres sur des sujets donnés.

 

Dans cet état d'esprit, il y a besoin d'un Parti communiste influent - avec un projet. Il y a besoin d'un candidat communiste - un candidat communiste qu'il ne faut pas confondre avec un candidat du Front de Gauche membre du PCF (sauf à reproduire l'expérience désastreuse en 2007 avec un candidat membre du PCF qui serine tout au long de la campagne qu'il n'est surtout pas candidat communiste).

 

Il y a besoin d'un candidat communiste parce que la crise de la politique et de la citoyenneté n'appelle pas que certaines forces politiques se mettent d'accord sur le dos des citoyens qu'elles sont censées représenter mais appelle un parti politique qui a le courage d'analyser la situation, d'agir pour aider à comprendre ce qui se cache derrière les apparences. Elle appelle un parti pas comme les autres.

 

Ne bradons pas ce patrimoine mais plaçons-nous résolument dans la perspective de la remontée de notre influence en commençant par la prochaine présidentielle.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 00:15

Intitulé du bulletin de vote, choix n°3 :

 

 

"Le PCF doit accorder la priorité au mouvement populaire. L’immense colère sociale, les luttes peuvent faire reculer la politique du capital. Pour les élections de 2012, il est nécessaire d’élaborer, en lien avec l’action des militants, un programme communiste porteur de propositions de rupture. Opposants acharnés à la droite et à l’extrême-droite, nous ne devons semer aucune illusion sur une alternance derrière la social-démocratie. Le PCF a combattu historiquement l’UE du capital. Il doit continuer en remettant en cause l’application des textes européens et l’euro. Combinaison politicienne, le Front de gauche ne correspond pas, en termes de contenu et de forme à notre recherche du rassemblement. Il efface le PCF alors que son renforcement, suivant sa raison d’être dans la lutte des classes, est l’une des clés du changement.
Pour la présidentielle, la candidature d’Emmanuel Dang Tran, comme candidat du PCF, est proposée dans cet esprit. Pour les législatives, les communistes doivent décider statutairement, souverainement, des candidats qu’ils présenteront ou soutiendront."

 

Bulletin de vote officiel consultation 2012 (pdf)

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 18:47

Dans tous les déplacements que j’ai pu faire, j’ai rencontré des communistes, des salariés, des agriculteurs, qui sont à l’avant-garde des luttes, des jeunes qui aspirent à combattre le capitalisme. L’attente est immense d’un Parti communiste qui parle clair, qui soit offensif, sans compromis. Ce qu’a représenté historiquement notre parti, à qui notre pays doit toutes ses avancées sociales et démocratiques est quelque chose de très fort. Ma candidature est une décision collective. Elle est le moyen de sortir de la fausse alternative: Front de gauche ou Front de gauche. 

 

Le débat est faussé depuis le départ. Tout est décidé « d’en haut ». Pierre Laurent a déjà proclamé que ce sera JL. Mélenchon dans tous les cas de figure. Comment parler de « nouvelle façon de faire de la politique » en entendant les marchandages interminables pour se répartir les circonscriptions aux législatives ! Le fait le plus grave, c’est l’annulation du congrès du Parti qui aurait dû définir nos objectifs politiques pour 2012 (et 2011).  

 

Nous avons décidé de maintenir ma candidature afin de poser les questions de fond, de démarche et de contenu. Il serait encore possible de permettre aux communistes de travailler à un programme communiste. C’est ce que je propose d’ici la fin octobre 2011.

 

Le Front de gauche n’a rien de rassembleur. La méthode Coué pour gonfler les résultats électoraux n’y change rien. C’est une alliance étriquée avec des partis qui ne représentent rien dans la société. C’est surtout la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF, rejetée par les communistes, de « métamorphose » en un parti comme les autres, enfermé dans les institutions, canalisant vers la social-démocratie, résigné à la logique réformiste de « l’Europe sociale ».


Des milliers de communistes, des dirigeants d’organisation du PCF ont la volonté de se battre, de faire vivre et de renforcer leur parti dans la lutte des classes.


Le PCF a la responsabilité de porter une perspective de rupture avec la politique au service du capital d’où qu’elle vienne. Le mouvement populaire, le discrédit du capitalisme attendent autre chose qu’une nouvelle « gauche plurielle » dans le cadre refermé de l’échéance de 2012. Nous ne devons semer aucune illusion sur une nouvelle alternance derrière la social-démocratie, exclure tout programme commun, toute participation à un gouvernement dirigé par elle. Ce qui ne change rien à la nécessité d’éliminer Sarkozy. Espérer « tirer à gauche le PS », on a déjà donné après 1981 et 1997 : C’est renier nos positions, affaiblir le mouvement social. On l’a vu sur les retraites.

Le consensus des partis de l’alternance se manifeste fondamentalement dans leur adhésion commune à l’UE du capital. Le mythe de l’Europe « sociale », propagée notamment par le Maastrichien Mélenchon ou la CES, fer de lance de Lisbonne, est le nouveau nom du réformisme. Ma candidature porte l’exigence que le PCF incarne à nouveau, comme il l’a fait historiquement seul, le rejet de l’UE du capital, le refus de l’application des traités et directives européens, la remise en cause de l’euro, et de façon indissociable l’échange et la coopération entre les peuples, l’internationalisme dans la résistance à l’UE, au FMI, à l’OTAN. Toutes nos batailles pour la protection sociale, les services publics, les (re)nationalisations, l’avenir de notre industrie et de notre agriculture en dépendent. Après le vote de classe à 55% contre la Constitution européenne, nous ne pouvons pas laisser le système recycler et dénaturer, avec le FN, l’opposition à l’UE.

Ces axes politiques clairs sont nécessaires pour renforcer le Parti, pour retourner à la porte des entreprises, dans les quartiers populaires, pour transformer la colère en luttes. Là est la raison d’être de notre engagement de communiste, liée à notre perspective de changement de société, le socialisme.


Dans la période qui s’ouvre, il faut que s’exprime le plus fortement le refus de l’effacement du PCF, de sa théorie et de sa forme d’organisation, la volonté des communistes de le faire vivre et de le renforcer. C’est tout le sens de ma candidature.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 11:03

 
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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 13:42

Face à l’effacement derrière le Front de gauche et Mélenchon,

Redonnons confiance dans le PCF dont le pays a besoin !

 

Communiqué d’Emmanuel Dang Tran, à l’ouverture de la Conférence nationale du PCF, vendredi 3 juin 2011

 

Pierre Laurent l’a encore répété tel quel ce matin sur RTL : le candidat du PCF pour la présidentielle de 2012, ce sera Jean-Luc Mélenchon. Bravo la démocratie !

 

Ce n’est pas la « Conférence nationale », réunie ce week-end à Montreuil, qui va le contredire. Cette instance est principalement composée de membres des directions nationale ou départementales ou de camarades désignés par elles. 

Elle va valider le programme « partagé » de « gauche » élaboré sans les communistes et le « paquet électoral » pour 2012.

Les longs marchandages pour se répartir les circonscriptions avec le Pg en disent long sur la « nouvelle façon de faire de la politique » du « Front de gauche ».

 

C’est peu de dire que le choix de s’aligner derrière le socialiste, mitterrandien et maastrichien qu’est Mélenchon ne passe pas dans le Parti. La vague de rejet est sensible dans tout le Parti malgré tous les artifices pour écarter les camarades de la décision : censure de l’information, intervention directe du secrétaire national, absence d’impulsion des débats etc.

 

André Chassaigne, candidat à la candidature du Front de gauche, a raison lorsqu’il écrit qu’en définitive, ce n’est pas une question de nom mais une question de démarche et de contenu.

C’est pour cela qu’il a annoncé qu’il se rallierait au choix de la Conférence nationale.

C’est pour cela que nous maintiendrons au vote des communistes, les 16, 17 et 18 juin, ma candidature, une candidature présentée collectivement (par 7 membres du CN, deux secrétaires fédéraux, des dizaines de secrétaires de section… n’en déplaise à l’Huma qui falsifie mes propos).

 

La direction nationale entend réussir le tour de force d’esquiver tout débat de fond sur la stratégie politique.

Elle a annulé le congrès ordinaire prévu initialement en juin 2011. Les communistes n’ont pas pu définir d’objectifs, en lien avec le mouvement populaire, pour les élections de 2012, ni de programme, sur la base desquels nous aurions pu envisager tout type d’alliance pour ces élections difficiles.

 

Non, se défiant de l’avis des communistes, derrière le nom de Mélenchon, la direction veut imposer une ligne politique bien précise.

 

Le « Front de gauche » n’a rien de rassembleur. La méthode Coué pour gonfler les résultats électoraux de 2009 et 2010 n’y change rien. C’est une alliance étriquée avec des partis qui ne représentent rien dans la société.

C’est la poursuite de la stratégie de « métamorphose » du PCF, massivement refusée par les communistes, en un parti comme les autres, enfermé dans les institutions, aligné derrière la social-démocratie, résigné à logique réformiste de l’Europe « sociale ».

Le Front de gauche, c’est la poursuite de l’effacement de l’organisation, des positions révolutionnaires du PCF, la transformation du PCF en groupes de colleurs d’affiche pour Mélenchon, en syndicat d’élus, en organisateur de débat de « spécialistes ».

 

L’électoralisme du Front de gauche dévalorisera encore la portée historique du vote communiste qui était lié, qui l’est encore avec notre action dans les luttes.

 

Mélenchon a compris l’aubaine de « l’offre politique » de la direction du Parti pour reproduire, en petit, en farce, l’opération de Mitterrand dans les années 70 qui a réussi à prendre 3 millions de voix au PCF.

 

Il faut donner un autre signe que ce choix de la résignation. C’est le sens de ma candidature. Des milliers de communistes, des dirigeants d’organisation du PCF ont la volonté de se battre, de faire vivre et de renforcer leur parti dans la lutte des classes. Il faut que cela se sache.

 

Quand j’entends Pierre Laurent et d’autres dire que Mélenchon, ce serait le « choix de la raison », cela me révolte.

 

Dans tous les déplacements que j’ai pu faire ces dernières semaines, j’ai rencontré des communistes, des salariés, des agriculteurs qui sont à l’avant-garde des luttes, des jeunes qui aspirent à combattre le capitalisme pour changer de société.

L’attente est immense d’un Parti communiste qui parle clair, qui soit offensif, sans compromis. Ce qu’a représenté historiquement notre parti, à qui notre pays doit toutes ses avancées sociales et démocratiques que le pouvoir au service du capital est en train de remettre en cause, est quelque chose de très fort. Le souvenir de Georges Marchais revient souvent. Le capitalisme est en crise. Il est désavoué massivement. 

 

Quand trois millions de personnes manifestent pour la défense de la retraite à 60 ans, que 75% de la population condamne la politique du pouvoir sarkozyste, comment rester aligné sur plus petit dénominateur commun de la « gauche » et ne viser que 2012 ?

Espérer « tirer à gauche le PS », on a déjà donné après 1981 et 1997! C’est renier nos positions, affaiblir le mouvement social. Ce qui ne change rien pour moi à la nécessité de battre Sarkozy.

 

Comment pouvons-nous laisser aussi, après le vote de classe à 55% contre la Constitution européenne, le système recycler et dénaturer, avec le FN, l’opposition à l’UE du capital, à l’euro, à l’application des traités et directives désavoués par les peuples ?

Toute notre protection sociale, nos services publics, l’avenir de notre industrie et notre agriculture en dépendent.

 

Des axes politiques clairs sont nécessaires pour renforcer le Parti, pour retourner à la porte des entreprises, défendre des positions de rupture, y compris dans les syndicats, en bas des cités, pour transformer la colère en luttes.

 

Là est la raison d’être de notre engagement de communiste, liée à notre perspective de changement de société, le socialisme. 

 

Certains communistes peuvent ne plus y croire et vouloir faire autre chose que le PCF. C’est leur droit et je les respecte. Mais alors qu’ils ne cherchent pas à détourner ce que représente le PCF !

 

Voilà ce que nous exprimerons à la Conférence nationale, puis avant le vote des communistes, conscients d’être à contre-courant de l’idéologie qui y sera dominante, mais aussi de la nécessité du renforcement de notre parti.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 09:51

Les questions sont du journaliste. On remarquera quelques différences avec le retraitement final en article dans l'Humanité datée du 3 juin 2011.

 

Question n°1 : Si votre candidature est retenue, quelle campagne pensez-vous mener ?

 

Emmanuel Dang Tran.

Ne soyons pas naïfs ! La décision est prise depuis longtemps par la direction du PCF : en 2012, ce sera le Front de gauche et par conséquent Mélenchon.

Pierre Laurent l’a annoncé lui-même. Les marchandages avec le Pg ont lieu en dehors du Parti, même du CN.  Les communistes ne disposent pas des éléments du débat dans une consultation ficelée d’avance. Le congrès a été reporté et aucun programme communiste n’a été élaboré. Comme « nouvelle façon de faire de la politique », le Front de gauche, c’est d’abord la négation du point de vue communiste et de la démocratie !

Mais, visiblement, la direction du Parti se défie de l’avis des communistes. S’effacer derrière le Mitterrandien, le Maastrichien, le politicien Mélenchon serait le choix de la raison ? En effet, nous avons déjà donné !

Ma candidature, présentée collectivement, qui sera maintenue jusqu’au vote interne, entend montrer aux communistes, mais aussi aux travailleurs qui sont à l’avant-garde des luttes, aux jeunes à la recherche d’une alternative anticapitaliste, que des forces existent pour faire vivre leur parti, le PCF, suivant sa raison d’être dans la lutte des classe. L’attente est forte d’un langage clair et offensif: je l’ai constaté dans tous mes déplacements. La référence à Georges Marchais revient souvent. 

 

Question n°2 : Si votre candidature n’est pas retenue, quelle attitude allez-vous observer ?

 

Emmanuel Dang Tran.

Il ne sera pas question pour nous de nous intégrer dans le dispositif de campagne de Mélenchon, de nous fondre dans les structures électorales du Front de gauche, constituées pour supplanter le PCF. Pas question non plus de suivre tel ou tel autre aventuriste. Mélenchon, c’est du « gauchisme institutionnel », du « réformisme radical » : rien qui permette de faire vraiment reculer la politique au service du capital.

Dès 2011, avant 2012, la priorité pour les communistes est de faire progresser des propositions de rupture pour transformer le rapport de force qui existe dans le pays et dans les luttes.

On l’a vu pour la défense de la retraite à 60 ans, s’enfermer avec le Front de gauche dans la perspective de l’alternance, d’une nouvelle gauche plurielle « tirée à gauche », bloque le rassemblement populaire. Pour les salaires, pour la réponse aux besoins, pour les services publics, il faut briser le consensus Droite/Ps, tel qu’il se manifeste pour l’UE du capital. Nos propositions, nos actions doivent fondamentalement la remettre en cause, remettre en cause l’euro, la PAC… et non s’y résigner avec le PGE et la CES.

Les communistes, malgré le choix imposé du Front de gauche, doivent pouvoir travailler à un programme communiste partant des luttes.

Faire vivre le parti historique des travailleurs en France, sa théorie, sa forme d’organisation révolutionnaires: c’est une nécessité d’aujourd’hui. Donc, d’ici 2012, notre choix, c’est de renforcer le PCF.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 09:45
Pierre Laurent était interviewé ce matin (3 juin 2011) sur RTL par Jean-François Apathie. On aura pu relevé ce dialogue en fin d'interview (émission en lien). 15 jours avant "l'expression" des communistes, Pierre Laurent confirme le coup de force pour imposer Mélenchon.
Jean-Michel Apathie : Pierre Laurent, responsable du Parti Communiste Français, qui n'aura pas de candidat à l'élection présidentielle...
Pierre Laurent : Si, il en aura un...
Jean-Michel Apathie : De 2012. Ah il y en aura 1. Ah bon ?
Pierre Laurent : Jean-Luc Mélenchon...
Jean-Michel Apathie : Ah tiens vous voyez il l'a dit.
Pierre Laurent : Du Front de gauche.
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