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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 17:26

Belgique : « laboratoire » de l’Union européenne…

 

En parallèle du sommet de la zone euro, le 21 juillet 2011, les Belges célébraient leur fête nationale et le 181ème anniversaire de l’indépendance.

 

Les difficultés politiques structurelles que connaît le pays ont été plus encore l’objet de larges discussions : pas de véritable gouvernement depuis 400 jours et des prétentions toujours accrues des organisations politiques séparatistes.

 

Le roi Albert II a lancé : « Notre situation actuelle crée de l’inquiétude auprès de nos partenaires et pourrait endommager notre position au sein de l’Europe, voire l’élan même de la construction européenne, déjà mis à mal par les eurosceptiques et les populistes ». La Belgique passerait, selon certains observateurs, pour un « laboratoire de l’intégration européenne », avec ses trois communautés linguistiques (Les Echos du 22 juillet).

 

Nous ne résistons pas à la tentation de remettre en ligne le sketch d’un humoriste qui fait ressentir avec une certaine justesse, et avec férocité, ce caractère de « modèle » de l’UE de la Belgique actuelle.

110722_pirette.jpg

Mais à l’inverse du roi, nous faisons partie de ceux qui ne considèrent pas que la crise politique belge fait peser un risque sur l’UE mais tout au contraire que l’UE est en bonne partie responsable de l’aggravation des problèmes de la Belgique.

Dans l’intérêt des firmes capitalistes, le « modèle européen » s’attaque avec acharnement à l’échelon national, à tous les acquis démocratiques et sociaux qu’il porte. Dans ce sens, il privilégie notamment l’échelon régional, « l’Europe des régions ». L’UE encourage aussi avec constance l’invention de « minorités nationales », sur base ethnique.

 

Dans les réalités de la Belgique, où objectivement et historiquement, des tensions internes entre Flamands et Francophones existent plus qu’ailleurs, la politique de l’UE est désastreuse pour tous les acquis nationaux. De part et d’autre de la « frontière linguistique », les progressistes s’engagent pour le maintien de l’unité de l’Etat belge.

 

Mais revenons au sketch de M. Pirette :

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 10:06

Eva Joly : cachez ces chars et ces avions que je ne veux pas voir défiler à Paris, mais bombarder la Libye !

 

EDT - du site http://pcf-paris15.over-blog.com/

 

Mme Joly est en train de bien réussir son entrée dans le cirque politicien des présidentielles.

 

Ce 14 juillet, n’y avait-il pas des sujets plus brûlants que la remise en cause du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées ?

 

Sur ce sujet, nous avons notre opinion. Tout est une question de sens. Le 14ème juillet n’est pas la fête de l’armée mais de la Nation.

Célébrer le peuple en armes qui a défendu la Révolution, qui a reconquis l’indépendance du pays, notamment en 40/45 : oui!

Célébrer l’armée d’une puissance impérialiste qui a mené les sales guerres coloniales, qui sert à maintenir l’ordre capitaliste dans le monde : non !

Les gouvernants n’ont cessé de tirer, scandaleusement, dans ce mauvais sens le défilé militaire. On se souvient de  l’acte symbolique de François Mitterrand d’inviter les troupes allemandes de l’Eurokorps à marcher sur l’avenue parisienne en 1994. En 2008, Sarkozy avait comme invités d’honneur Hosni Moubarak et Bachar El Assad…

 

Mais justement, c’est de cela, de politique extérieure, qu’il fallait parler ce 14 juillet. Ce que nous avons fait.

La mort de 7 soldats dans la semaine précédente rend encore plus insupportable la présence et le maintien, injustifiables, des troupes françaises en Afghanistan. La mobilisation doit s’amplifier pour le retrait immédiat et unilatéral.

L’intervention militaire française en Libye tue aussi. Elle ne vise qu’à démanteler le pays, à confronter le dictateur Khadafi, invité en grandes pompes hier, avec une autre équipe, constituée d’anciens de ses ministres, pour donner un accès plus avantageux aux multinationales pétrolières. L’armée française n’a rien à faire là-bas, aux frais – 160 millions d’euros – de notre peuple.

 

Mais voilà bien qui ne trouble pas la députée européenne Eva Joly !

Choquée ? Elle l’est par la vue des chars et les avions sur les Champs-Elysées, mais pas par les bombes françaises à Tripoli et dans les autres sites d’opérations extérieures qui détruisent et tuent.

Au contraire, elle a voté pour la résolution européenne encourageant les frappes. Dans les media, elle a regretté qu’on ne puisse aller jusqu’à une intervention terrestre.

 

Sa position sur le 14 juillet relève purement et simplement de l’hypocrisie !

 

Cela fait rire de voir Mme Joly rangée dans la « gauche antimilitariste » comme certains éditorialistes l’ont même classée à « l’extrême-gauche » d’Europe-Ecologie-Les Verts dans sa « primaire » avec Hulot.

Enfin ! Avant-hier encore, elle allait se mettre au service de Bayrou !

 

Il faut dire qu’à EElV, c’est comme à feu la Samaritaine, on trouve de tout : des ex-PS, des ex-présentateurs de télé chiraquiens, des ex-maoïstes, des agitateurs permanents, des anti-communistes professionnels.

Ce ramassis qui tient lieu de Parti n’a aucune base sociale mais a une fonction : occuper l’espace politicien « environnemental » que l’idéologie dominante développe pour mieux faire diversion à la politique d’exploitation des hommes et de leur cadre de vie par le capitalisme.  

 

Bravo à Mme Joly qui a rapidement trouvé là son terrain de reconversion professionnelle ! 

 

PS : Les propos de M. Fillon insinuant un doute sur la culture française de Mme Joly sont infâmes. Ils étaient très prévisibles, comme leur récupération à l’extrême-droite. En tout cas, M. Fillon et Mme Joly se retrouvent quand il s’agit d’éloigner l’armée française de sa mission de défense nationale pour la mettre au service de l’impérialisme européen.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 18:17

Extrait de la "Guerre civile en France 1871" (Editions sociales - page 43)

 

"Au lieu de décider une fois tous les trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante devait « représenter » et fouler aux pieds le peuple au Parlement [4], le suffrage universel devait servir au peuple constitué en communes, comme le suffrage individuel sert à tout autre employeur en quête d’ouvriers, de contrôleurs et de comptables pour son affaire." Karl Marx

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:06

Sortie de l’euro, fin de l’euro : le débat doit avoir lieu au sein du PCF.

 

Rédaction vivelepcf, 18 juillet 2011

 

Autres articles sur le sujet :

Sortir de l’euro ? Posons la question !

Remettre en cause le « Pacte pour l’euro » sans remettre en cause l’euro : impossible !

Des dirigeants du PCF à la rescousse de l’euro ?

Voir aussi :

Extrait de la rencontre avec Emmanuel Dang Tran à St Martin d'Hères


 

Les plans de « sauvetage » se succèdent : « sauvetage » de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal… avec tous comme objectif le sauvetage de l’euro.

 

L’affolement joué par les gouvernants européens ne doit pas tromper.

 

De connivence avec les spéculateurs et les « agences de notation », ils sont en train de faire payer une deuxième fois la crise du capitalisme par les travailleurs de chaque pays pour le plus grand profit des capitalistes eux-mêmes.

 

Ils l’ont fait une première fois à partir de 2008 en aggravant les déficits publics pour aider davantage les plus riches et renflouer les banques.

Ils entendent saigner à nouveau les salariés, les retraités, les jeunes pour rembourser maintenant les « dettes » publiques qu’ils ont fabriquées. Les groupes financiers, déjà bénéficiaires hier, s’en repaissent aujourd’hui avec des intérêts galopants.

 

Voilà ce que signifie concrètement, techniquement « Sauver l’euro ».

Ce que le PCF avait si justement dénoncé dans les années 80 et 90 se réalise.

L’euro est l’instrument du renforcement de la mise en concurrence des peuples les uns contre les autres, de l’écrasement des salaires et des droits sociaux acquis dans chaque pays, des activités économiques en développement. L’euro facilite les délocalisations. Il a ouvert une période inédite d’accumulation financière pour les capitalistes européens…

 

A terme, toujours pour « sauver l’euro », les gouvernants, de droite et de gauche, et leurs idéologues ne prônent qu’une perspective : aller plus avant dans la même voie.

Il faudrait maintenant placer directement les politiques économiques nationales sous la mainmise de l’UE. Avec le « Pacte pour l’euro », dans l’accomplissement de Maastricht, c’est l’austérité à perpétuité pour les travailleurs.

 

Hollande et Aubry en France sont les premiers à demander plus de fédéralisme européen en matière économique et sociale.

 

Dans un tel contexte, le débat sur la sortie de l’euro doit absolument avoir lieu au sein même du PCF. Peu importe (si en fait mais c’est une autre question…) que Jean-Luc Mélenchon ait été l’un des plus virulents défenseurs de Maastricht et qu’il ne tient son idéal fédéraliste européen en réserve que pour mieux le ressortir, comme il l’écrit lui-même.

A défaut de programme disponible du PCF, les positions de la direction du PCF (voir l’article sur ce site : Des dirigeants du PCF à la rescousse de l’euro ?) ou du secteur économie du PCF (voir l’Humanité-dimanche du 13 juillet 2011) peuvent susciter le scepticisme.

Réorienter la BCE, conçue au-dessus des peuples dans l’intérêt du capital, ne relève-t-il pas de l’illusion ? Une illusion qui risque de surcroît de légitimer sa domination.

Comment imaginer que l’UE, bloc de puissances impérialistes, allié avec des puissances émergentes, puisse avoir une politique monétaire favorable pour les peuples, même si l’on veut bien imaginer qu’elle rivalise un jour avec le dollar ?

Comment imaginer une intervention des travailleurs sur la base de propositions telles que la création « de fonds régionaux pour l’emploi et la formation », cogérés par les régions (de gauche ?), le patronat et les syndicats locaux, promouvant « la sélectivité dans l’attribution des garanties d’emprunt ou des bonifications d’emprunt » ?

Pourquoi toujours situer tout changement au niveau de l’UE, échelon qui esquive les réalités démocratiques nationales ? Comment imaginer une UE sociale ?

 

Vraiment toutes ces questions méritent discussion, d’urgence !

 

Les réalités nationales sont loin d’avoir disparu. Les Etats nationaux, suppôts de l’UE, n’ont peut -être jamais été plus diligents dans l’intérêt du capitaliste monopoliste. C’est toujours dans le cadre national, plus que jamais, que se construisent les rapports de force, les luttes qui peuvent gagner des ruptures avec la politique du capital. Les batailles de nos camarades grecs, dans ce sens, nous renforcent considérablement, en tout internationalisme.

 

La sortie de l’euro ne se pose pas dans une perspective unique.

 

Elle n’aurait pas les mêmes répercussions selon les pays.

Une partie des capitalistes grecs, suivant leur secteur d’activité (ex : tourisme), peut trouver intérêt à une sortie unilatérale, éventuellement provisoire, de la zone euro. Pas une autre (armateurs, finance).

Les gouvernants européens ne la souhaitent visiblement pas craignant un précédent politique qui ébranle l’euro dans les autres pays. La légitimité de l’’UE du capital n’a jamais été aussi faible parmi les peuples. Nous devons nous en féliciter d’autant plus que nous y avons contribué.

Une sortie de l’euro de la France signifierait, elle, directement la fin de la monnaie unique, la fin de l’euro.

 

Le système a chargé le FN, comme au moment de Maastricht ou du TCE, de dévoyer une bataille dont il sent qu’elle peut être portée largement par les travailleurs. Nous sommes, comme en 1992 ou en 2005 à l’opposé de cette caricature.

 

Evidemment, pour nous communistes, la sortie de l’euro n’est pas une fin en soi. Elle n’est pas synonyme de rupture avec le capitalisme. Elle ne peut s’imaginer sans d’autres conquêtes à la hauteur du rapport de force qui permettrait de la gagner : notamment la remise en cause des dettes et déficits publics fabriqués, la (re) nationalisation démocratique du secteur financier. Notre revendication s’accompagnerait des propositions que nous portions, il y a encore une quinzaine d’années, de coopération monétaire internationale, dont la constitution d’une monnaie commune internationale (voir articles plus détaillés en lien ci-dessous).

 

Le rejet de l’UE du capital, de l’euro, pour lequel il faudrait accepter tous les sacrifices est très large parmi les travailleurs. Les votes non de 1992 et 2005 ont été des votes de classe. La propagande, notamment inculquée à l’école et à l’université, prend mal.

Le PCF doit être fidèle à son analyse, percutante depuis le début, condamnant l’Europe supranationale du capital.

 

C’est ce que nous pensons. Qu’enfin s’ouvre le débat au sein du Parti !

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 17:04

L’Huma ne peut pas laisser tomber ses diffuseurs ! Une négociation transparente doit s’ouvrir.

 

Vivelepcf – 18 juillet 2011

 

Les 21 « abonneurs » de l’Humanité risquent d’être purement et simplement licenciés avec tout ce que cela signifie.

La filiale du journal, la SPDP, qui les emploie est en liquidation depuis le 23 juin 2011.

 

Auparavant, ils ont mené pendant 7 semaines, à 90%, une grève pour s’opposer à la nouvelle convention que la direction du journal veut leur imposer et pour demander l’ouverture d’une véritable négociation.

La direction semble avoir fait le choix de la rupture.

 

Il est absolument anormal que les lecteurs de l’Huma, les responsables du Parti n’aient pas été informés de ce conflit social qui les touchent directement.

Pendant la grève, les « abonneurs » ont occupé tous les jours le hall du journal, sans écho dans ses éditions. Ils ont même dû diffuser un tract à l’entrée de la Conférence nationale du PCF, le 3 juin, pour tenter de briser le silence.

 

Dans la présentation des comptes 2010 de l’Humanité, dans l’édition du 13 juillet, Patrick Le Hyaric n’y fait toujours aucune mention.

On peut y lire seulement une allusion à son choix de gestion lorsqu’il cite, parmi les causes de l’aggravation du déficit du journal, « un coût de conquête d’abonnement élevé qui dépasse de 360.000 euros celui que nous avions envisagé ».

 

Ces chiffres, et d’autres, sont entièrement contestés par la CGT de la SPDP. Elle rappelle que ses diffuseurs réalisent 6000 abonnements par an pour un stock moyen de 35.000 abonnés.

Le projet de nouvelle convention était inacceptable parce qu’il aurait fait porter sur les commissions, déjà aléatoires, de ces salariés les défauts de pérennité des abonnements réalisés. La direction envisageait-elle ainsi de faire porter les 360.000 euros d’économies sur les 21 diffuseurs ?

Les salariés rappellent qu’en 2001, ils ont déjà dû accepter l’externalisation de leur service qui était alors partie intégrante du journal.

 

Même conscients des difficultés du journal, nous ne pouvons qu’être choqués par ces pratiques patronales. Les salariés ne doivent en aucun cas rester sur le carreau.

 

Derrière tout choix de « gestion » se dessine, qu’on le veuille ou non, un choix politique.

 

Veut-on que l’Huma se passe de diffuseurs professionnels militants dont le travail s’organise de près avec les organisations du Parti ?

Ils s’efforcent d’abonner des militants, des sympathisants, ceux qui ont intérêt à la lecture d’un journal allant à contresens de l’idéologie dominante, utile à leurs combats quotidiens.

 

En tout état de cause, une véritable négociation, un débat à l’échelle du journal et du Parti doit s’ouvrir avec tous les éléments.

Avec les « abonneurs » en lutte, nous demandons leur reprise parmi les salariés de l’Huma avec la réinternalisation de l’activité de la SPDP et l’examen des moyens pour assurer la meilleure efficacité économique et politique de leur travail.

 

Pas d’avenir pour l’Huma sans « abonneurs » !

 

Lien vers le blog SPDP-Huma : http://spdphumanite.over-blog.com/

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 16:58

Aujourd’hui, où chercher de quoi combler le déficit de près de 2 millions d’euros pour 2010 ?

 

L’article de Patrick Le Hyaric dans l'édition du 13 juillet 2011 ouvre des voies qui suscitent quelques commentaires.

 

- PLH salue la mobilisation des souscripteurs. Lecteurs, le plus souvent communistes, ils sont viscéralement attachés à leur journal, pour lequel ils ont souvent sacrifié de leur énergie, sinon plus. Exigeants ou indulgents vis-à-vis du contenu du journal, ils répondent toujours présents (650.000 euros depuis le début de l’année). Pour ceux qui sont imposables, leurs dons sont désormais défiscalisés.

 

- PLH mentionne la bataille pour obtenir l’augmentation des aides publiques. Menée au nom de la défense du pluralisme, ce combat est juste. Mais, au vu le rapport de force, on ne peut imaginer que le maintien ou l’augmentation des aides aux quotidiens à faibles ressources publicitaires soit octroyée par un gouvernement sans arrière-pensée. Avant ou après 2012.

 

- PLH ne mentionne pas les collectivités territoriales, à direction non communiste, de gauche, parfois même non, qui paient de plus en plus de pages de promotion. Elles, non plus, ne financeraient pas un journal juste pour les beaux yeux du pluralisme.

 

- PLH souligne la « nécessité d’élargir la diffusion et la lecture de l’Humanité ». Bien sûr. Mais avec quels moyens et en direction de quelle cible. La menace qui pèse sur les « abonneurs » et leur travail en lien avec le Parti (voir ci-dessus) est inquiétante.

 

Dans son article, PLH vise à la fois large et étroit : les citoyens d’un côté, les « militants du changement social et écologique » de l’autre, « quelle que soit leur sensibilité ». 110717_Une_huma_retraites.jpg

Est-ce une ouverture ? Le lectorat visé ressemble étonnement à ceux, à gauche, qui se pensent « politisés », qui sont plus aisés que la moyenne et ont l’habitude et les moyens de lire des journaux.

 

110717_gauche_magazine.jpgIl y a trois ans l’Humanité-dimanche était baptisé officiellement ainsi : « la gauche a son magazine ». Avec l’Humanité, le Front de gauche a-t-il son journal ? Avec la Fête de l’Humanité, le Front de gauche menée par Mélenchon a-t-il sa fête ?

 

Pas une seule fois dans son article, PLH ne mentionne les communistes ou le PCF. C’est pourtant bien leur action militante qui ont fait la diffusion maximale et l’utilité de l’Humanité, le rayonnement de la Fête de l’Huma. C’est toujours eux qui défendent de façon décisive l’Huma.

 

Souvenons-nous comment, à la fin des années 90 déjà, la vente militante, les CDH n’ont pratiquement pas survécu à la transformation de l’Huma-dimanche en Huma Hebdo, à la mutation de la ligne éditoriale. L’Huma cessait alors d’être le « journal du PCF » pour ouvrir son capital à 20% à des investisseurs privés (dont Lagardère, Bouygues, les Caisses d’épargne...).

 

Depuis la situation reste contradictoire tant le titre est associé à ce que représente le PCF.

 

La bataille n’est peut-être pas perdue de ne pas laisser davantage se « décommuniser » notre presse, d’en refaire l’outil politique dont ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capital ont besoin pour mener la lutte des classes, quotidiennement comme chaque semaine.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 15:22

« Décroissance ou socialisme ? »

 

par Domenico Moro, économiste marxiste italien, membre du Parti des communistes italiens (PdCI)

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ces dernières années s'est installée en Italie, comme dans d'autres pays avancés, ce qu'on appelle la théorie de la décroissance. Cette théorie tire sa fortune de divers facteurs. En premier lieu, de l'affaiblissement d'une tradition créative marxiste adaptée à notre époque, en partie en raison de l'offensive idéologique continue et massive à laquelle elle a été soumise de la part de la pensée dominante. La substitution de la contradiction homme-nature à celle travail salarié-capital, a été un des axes de cette offensive, qui a accordé une place centrale dans le débat public à des questions comme la crise écologique, l'épuisement des ressources naturelles et le changement climatique. Tous ces aspects ont contribué au développement de l'écologie comme courant politique autonome.

 

La décroissance, tout en appartenant à la tradition de l'écologie, en est une variante extrême. Selon la décroissance, il ne suffit pas d'éviter les gaspillages ou de miser sur un développement « durable » ou « éco-compatible » et sur les énergies renouvelables. Pour la décroissance, la seule planche de salut est de réduire drastiquement la consommation. Il ne suffit pas de stabiliser la croissance ou de réduire la stimulation compulsive de la croissance de la consommation, il faut revenir à des niveaux de consommation typiques d'une société pré-industrielle. La décroissance propose un modèle spécifique de société, « la société de la décroissance ». Celle-ci se caractériserait par une économie basée sur la petite propriété paysanne, locale et autarcique, dans laquelle les échanges entre divers territoires sont quasi inexistants, de fait une économie curieusement semblable à l'économie médiévale.

 

Une idée de société de ce type rentre pleinement dans le cadre des projets utopiques, qui abondent dans l'histoire des idées. Le retour à une société essentiellement paysanne, locale et autarcique impliquerait une régression de la société. Une économie basée sur l'auto-consommation annulerait les échanges et par conséquent réduirait à des niveaux très simples la division du travail. Cela se traduirait par l'affaiblissement de la productivité du travail lui-même, le développement scientifique et son application pour mettre les forces de la nature au service de l'Homme. Une économie de ce type pourrait soutenir au niveau mondial une pression démographique de quelques centaines de millions d'individus à l'échelle mondiale, et on comprend mal quel sort serait réservé aux sept milliards d'êtres humains que compte actuellement la planète.

 

Derrière la vision ingénue de la « société de la décroissance », plusieurs erreurs d'analyse, qui révèlent la faiblesse de ses fondements scientifiques, économiques et sociologiques. Une drastique réduction de la consommation et du développement est anti-historique, car cela ne s'est jamais produit dans l'historique que l'humanité régresse spontanément, et car il serait plus qu'improbable non seulement de ramener les centaines de millions d'européens et de nord-américains à la simple subsistance, mais surtout de nier à des milliards d'asiatiques, de latino-américains et d'africains la possibilité d'en sortir, comme en témoignent les soulèvements en Égypte et en Tunisie et les importants flux migratoires Sud-Nord actuels. Selon les théoriciens de la décroissance, ce serait la perspective millénariste et catastrophiste de la crise écologique et de l'épuisement des ressources naturelles qui se chargerait de convaincre des milliards d'individus de faire le grand bond en arrière.

 

Nous ne voulons pas nier la crise écologique, mais la décroissance oublie que les sources d'énergie et les technologies qui les utilisent ne sont pas des facteurs fixes dans l'histoire humaine. Elles sont des variablesdépendantes du développement des forces productives(en particulier de la recherche scientifique) et surtout, du moment que la technique n'est pas socialement neutre, de la modification des rapports de production. Ce qu'il faut comprendre, donc, c'est la cause de la crise écologique. La théorie de la décroissance fait fausse route en l'identifiant, en l'imputant exclusivement à l'industrie et à la consommation. Au contraire, la cause de la crise écologique est la même que celle de la crise économique, le mode de production capitaliste, basé sur la rapports de production travail salarié-capital. La consommation n'est pas la finalité du capital. La finalité du capital est le profit. Cela semble paradoxal, mais la théorie de la décroissance s'établit dans une phase historique où la consommation de masse, dans les pays les plus avancés, diminue et la pauvreté augmente, phénomènes allant de pair avec la contraction du salaire réel. Une phase dans laquelle les sociétés les plus avancées ne « croissent » plus, ou plutôt elles décroissent, à la suite d'une des crises les plus profondes de l'histoire du capitalisme. Et tout cela alors que ne cessent de croître les profits absolus, l'opulence des riches et donc que croissent leur – mais seulement la leur – consommation de luxe.

 

Pourtant, la décroissance nie que le problème soit celui des rapports de production basés sur le capital. Il nie également que la classe ouvrière puisse être la protagoniste de la transformation de la société et identifie socialisme et capitalisme comme des tendances nocives, développementalistes. La question devient ainsi éthique et morale, et la solution doit être recherchée dans un choix volontariste et individuel, dans la frugalité plutôt que dans la consommation équitable. La vraie question à poser, au contraire, avant même de savoir combien l'on produit, est pour quiet comment on produit. En effet, l'épuisement et le gaspillage des ressources humaines et naturelles dépendent non pas de l'industrie en soi, mais d'un système fondé sur la concurrence entre entreprises capitalistes et sur la recherche du profit maximal et le plus rapide possible. Cela dépend de l'anarchied'un système sans direction unitaire et sans coordination, source de gaspillages et de sur-production, dans lequel l'homme et la société n'ont pas le contrôle sur les forces productives, qui pourtant les ont créées, mais par lesquelles ils sont dominés, comme si elles étaient des forces aveugles de la nature. Crise économique et crise écologique apparaissent ainsi comme des manifestations, bien que diverses, de la révolte de l'économie et de la nature contre l’irrationalité même de ce mode de production.

 

La décroissance ne peut pas être la solution, à savoir que sa théorie dissimule les causes et empêche de leur trouver une solution, dérivant vers des recettes utopiques et paradoxales. Ce qui est à affirmer, ce n'est pas un bond en arrière dans les degrés de civilisation, mais la nécessité de la production rationnelle et de la redistribution de la richesse sociale. Ce n'est pas la décroissance, mais la planification qui est la solution à l'anarchie du capital. En effet, seule la reprise en main des forces productives par les travailleurs librement associés selon un plan rationnel, le socialisme, peut permettre le dépassement des crises économiques et des crises écologiques. En ce sens, la critique de la décroissance n'est pas une excentricité découlant d'un purisme idéologique, mais une opération de clarification, nécessaire à la lutte qui attend ceux qui veulent changer réellement l'état des choses présent, et un jalon dans la reconstruction d'une pensée critique actuelle et fondée scientifiquement.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 19:56

Décès de Raphaël Thaller

 

Raphaël Thaller est décédé le 17 juin 2011. Nous rendons hommage sur ce site à l'économiste et au camarade. 

 

Plusieurs organisations du PCF ont pu s’appuyer sur ses analyses, ses compétences précieuses notamment ces dernières années dans des combats cruciaux.

 

En 2003, comme en 2010, sa défense précise et intransigeante de la cotisation sociale, part socialisée du salaire, nous a donné des armes pour défendre efficacement notre système solidaire de retraite par répartition.

Elle nous a aidés à faire face à toutes les théories de droite ou de gauche, fustigeant les « charges » ou prétendant défendre l’emploi, mais revenant à rendre le « coût du travail » responsable du chômage et à justifier la sape du financement de la Sécurité sociale.

 

A plusieurs reprises, Raphaël Thaller a accepté d’intervenir dans des stages de formation où les camarades ont pu apprécier ses grandes capacités pédagogiques et sa personnalité très sympathique.

 

Ce décès prématuré attriste tous les camarades qui l’ont connu.

 

Ci-dessous un extrait d’un débat qu’il avait accepté d’animer sur les retraites à l’invitation de la Fédération de la Haute-Saône du PCF.  

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:55

Rencontre avec Jean-Luc Tournay et son neveu Olivier Tournay du Parti communiste français.

Article du Courrier Picard, 27 juin 2011

La section locale du Parti communiste français était en fête, hier. Sa fête des libertés qui se tenait au stade Bienfait, dans le quartier Neuville. Alors que le mouton tournait sur la broche, que les musiciens assuraient les balances, nous avons cuisiné Jean-Luc Tournay, ancien conseiller régional et Olivier Tournay, conseiller municipal de l'opposition et candidat aux dernières élections cantonales.

Pour vos primaires, vous avez appelé à voter Emmanel Dang Tran, un illustre inconnu. N'avez-vous pas l'impression d'être à côté de la plaque ?

Olivier Tournay : On le savait, on savait qu'il ne serait pas élu candidat du Front de gauche. On a soutenu sa candidature pour provoquer le débat au sein du parti communiste. On n'est pas à côté de la plaque sur le débat d'idées, c'est certain ! Jean-Luc Tournay : Le débat a eu lieu à Saint-Quentin. Sur les trois réunions différentes, nous avons réuni une centaine de personnes.

Et maintenant, allez-vous, vous rallier à la majorité et soutenir Jean-Luc Mélenchon ?

O. T. : On prend acte du vote.

Vous pensez qu'une candidature dissidente est possible ? Maxime Gremetz (ancien député de la Somme NDLR) reviendrait-il pour être candidat en 2012 ?

J-L. T. : Non. Maxime a fait un choix politique, familial. Trente ans qu'il a bourlingué. Là, il se repose un peu. Il est toujours présent. Il va bien.

Vous sentez-vous orphelin depuis qu'il a démissionné de l'Assemblée nationale?

O. T. : Non pas du tout. Ce n'est pas une question de personne. Mais d'idéologie.

Lors des élections cantonales, vous avez fait un score assez faible. Comment l'expliquez-vous dans une ville que l'on peut qualifier de pauvre, donc favorable à votre terreau ?

O. T. : On est loin d'avoir été mauvais. Tous les partis ont perdu des voix dans cette élection. J-L. T. : Il est vrai que depuis Daniel Le Meur, il y a un vide politique. Il n'y a personne. Il faut qu'on recrée ça, on retravaille à un programme politique pour faire face à notre maire ministre. Il y a du boulot mais Xavier Bertrand ne fait que brasser du vent. Il se gargarise que le chômage recule mais pas chez nous !

Vous continuez à faire les sorties d'usine ou laissez-vous le terrain au Front national qui assure les faire ?

O. T. : On ne les a jamais vus. Oui, on continue à faire les sorties d'usine. C'est la base de notre militantisme, d'aller sur le terrain. On ne fait pas qu'un blog.

Y aura-t-il un candidat PCF aux législatives ?

J-L. T. : Ça semble naturel.

Et pour les municipales, vous seriez prêts à vous associer à Anne Ferreira ?

O. T. : 2014, c'est loin (sourires)

J-L. T. : Notre objectif, c'est la droite, ça suffit à Saint-Quentin. Y en a ras-le-bol. Il faut la battre.

Peut-on mener des combats sans être élu ?

J-L.T. : Heureusement ! C'est le militantisme qui fait bouger les choses. C'est grâce à la lutte. On est en lutte. Vous ne voyez pas, on est énervés. (Il pianote sur la table. Rires)

Propos recueillis par NADIA NEJDA

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:33

La direction du PCF parvient péniblement à imposer Mélenchon. Des bases de résistance se développent pour faire resurgir le PCF dont les travailleurs et le pays ont besoin.

 

Communiqué des membres du Conseil national du PCF qui ont proposé la candidature d’Emmanuel Dang Tran, lundi 20 juin 2011

 

Jean-Luc Mélenchon, un socialiste, mitterrandien, maastrichien sera le candidat d’un PCF dilué dans le Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012.

C’est une nouvelle étape du processus de destruction du PCF et de ce qu’il représente, d’intégration dans le réformisme et la social-démocratie.

Cependant, les derniers mois ont montré, plus fortement, que des dizaines d’organisations du PCF, des milliers de militants ne l’acceptent pas. Ils constituent un socle de résistance pour faire resurgir le PCF dont les travailleurs et le pays ont besoin.

 

L’équipe dirigeante du PCF a peiné pour arriver à ses fins. Elle n’a trouvé, dans un vote interne sous contrôle et sous influence, que l’approbation d’un adhérent sur six (deux-tiers d’abstention).

C’est peu de dire que la personnalité et les positions de Mélenchon, qui sont celles du Front de gauche, n’ont suscité aucun engouement.

Les pressions des directions, à commencer par les annonces du secrétaire national Pierre Laurent, ont été d’une inconcevable lourdeur. Aucun débat national n’a été organisé. Dès le départ, la discussion a été orientée unilatéralement. La résolution du Conseil national du 8 avril la refermait sur les deux candidatures « Front de gauche ». Pendant des mois, les communistes n’ont reçu du CN ou de l’Huma aucun élément d’information sur tout autre choix.

 

Plus fondamentalement, la direction du Parti a annulé le congrès prévu justement en juin 2011. Elle a empêché les communistes de définir leurs objectifs pour 2011 et 2012, d’élaborer démocratiquement un programme communiste, qui aurait dû être la base de notre recherche de rassemblement.

Elle a choisi d’enfermer le débat interne dans des questions de personne, des enjeux politiciens et électoralistes, à l’opposé de ce que devrait porter le vote communiste.

Les marchandages, qui continuent, avec le PG pour les places aux législatives illustrent lamentablement la « nouvelle façon de faire de la politique » du Front de gauche.

 

Dans ce contexte, le choix que nous avons pris collectivement de présenter la candidature d’Emmanuel Dang Tran a été salutaire.A contre-courant du cadre imposé des débats, dans les limites où notre voix a pu se faire entendre, nous avons engagé la discussion sur le fond de la ligne politique du Front de gauche. Nous avons témoigné que toutes les organisations du PCF ne se résignaient pas au déclin du Parti, à la recherche d’arrangements à court-terme pour les prochaines élections, à des calculs politiciens. Nous sommes allés à la rencontre de centaines de communistes souvent laissés à l’écart de la vie du Parti, de salariés, de paysans, de jeunes.

Un programme communiste, une organisation de classe pour le mettre en avant, pour rassembler largement face à la politique du capital : oui, c’est toujours d’actualité pour beaucoup !

 

La cohérence politique de notre démarche a rencontré un écho que le résultat du vote interne ne traduit que très partiellement (2000 voix).

Le maintien final de la candidature d’André Chassaigne a brouillé le sens du vote. Prétendre aujourd’hui que « 96% des communistes se sont prononcés pour le Front de gauche » relève de la supercherie. On ne leur jamais demandé leur avis en congrès.

 

Le fait accompli laissera des traces. Il conduit à une impasse.

 

Les questions de fond vont revenir tout de suite et l’on peut compter sur nous pour les poser. La candidature Mélenchon et la stratégie du Front de gauche n’y répondront pas.

Les grandes mobilisations, comme celle des cheminots pour le service public le 16 juin, celles des salariés de nombreuses entreprises pour les salaires, les luttes pour la sauvegarde de l’industrie - un combat brûlant pour les communistes - pour la protection sociale, l’écho des mouvements populaires de Grèce ou d’Afrique du Nord appellent des propositions de rupture et non d’aménagement du capitalisme.

L’illusion semée sur la possibilité de « peser à gauche » dans une majorité parlementaire social-démocrate fera long feu.

L’illusion de la réorientation de l’UE du capital ne tiendra pas devant la nécessité, pour que les luttes puissent gagner, de la remise en cause de l’application des traités et directives européens, de l’euro. 

 

La période qui s’ouvre sera de plus en plus écrasée par la campagne électorale.

Le Front de gauche porte dangereusement la dilution du PCF dans un ensemble social-démocrate où Mélenchon reproduirait en petit, en farce, le coup de Mitterrand des années 70.

 

Notre priorité sera de mettre en avant à tous les niveaux dans le Parti, de la cellule au Conseil national, d’impulser dans les entreprises, les quartiers, les campagnes, des propositions communistes, des actions partant du mouvement populaire.

L’exigence reste pleine et entière de l’élaboration, non d’un « programme partagé pour la gauche » mais d’un programme communiste, portant un projet de société face au capitalisme, le socialisme. Nous allons continuer y contribuer.

Le maintien et de la reconstitution des organisations de classe du Parti, la cellule, la cellule d’entreprise, la section sont plus nécessaires que jamais pour le rassemblement et l’intervention politiques de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme. Nous allons nous y consacrer.

« Fais attention au Parti comme à la prunelle de tes yeux ! » recommandait Maurice Thorez.

 

Loin des combinaisons du Front de gauche, de la « métamorphose » du PCF en comités électoraux du Front de gauche, nous continuerons à relever le défi de faire vivre et de renforcer le PCF. Et nous serons de plus en plus nombreux pour cela !

Notamment à la Fête de l’Huma 2011 qui doit rester la Fête des communistes.

 

 

Stéphane AURIOL (PCF-RATP, CN 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN)

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