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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 00:52

110913_Liguori.jpgAu regard de l’étiage auquel est aujourd’hui tombée la vie politique italienne, on mesure l’étendue de la perte que constitue la liquidation en 1991 de cette organisation de masse qu’était le PCI. Le travail de trois générations de militants sacrifié en 15 mois sur l’autel du mouvementisme sociétal, du happening multipolaire et de l’abandon de la centralité de la lutte des classes. Pour donner quoi ? Un autre parti (PDS) qui changera encore deux fois de nom pour un échouage final dans un alliage avec un pan de

l’ex-Démocratie chrétienne...  Pourtant ce coup de force n’a pas été un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais le résultat d’une longue incubation d’un PC où grandissait le réformisme et pour lequel la chute de l’URSS ne sera en fait qu’une aubaine saisie au vol pour le passage à l’acte final.

Cette étude du cas italien réalisée de manière magistrale par Guido Liguori, est en même temps une formidable leçon pour tout PC tenté ou... déjà très engagé dans un processus réformiste. À moins de vouloir sacrifier encore trois générations pour reconstruire depuis zéro une telle organisation, seul gage d’efficacité et de sérieux dans les luttes sociales.

Préface d’Emmanuel Dang Tran. Editions Delga. 

Commande : chèque de 15,50 euros (13+ le port) à l’ordre de Cahiers communistes, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS

EN VENTE A LA FETE DE L'HUMA (Village du Livre et Stand PCF Paris 15)

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 00:39

FÊTE DE L’HUMANITE 2012 – STAND DE LA SECTION PCF PARIS 15 & STAND DU COLLECTIF PCF RATP

 

Faire vivre et renforcer le Parti communiste français.

Partout des fronts de lutte pour mettre en échec le capital !

 

plan.jpg

TOUT AU LONG DE LA FETE, du Vendredi 16 septembre à 17h00 au Dimanche 18 septembre à 19h00 :

Notre stand : un espace permanent de débat politique

 - Diffusion d’un tract de masse « rupture avec l’UE du capital et son instrument l’euro  »

- Diffusion de journaux du PCF, sous la banderole des « Cahiers communistes pour faire vivre et renforcer le PCF » Campagne d’adhésion.

Notre stand : un espace permanent de convivialité

- Le bar15ème proposera notamment ses spécialités antillaises, punch (à Juju), boudins, … Barbecue à chaque heure de repas.

 

 Le bar RATP proposera notamment son « mojito » et de la restauration légère

 Vendredi soir: musique avec Marcel

 Samedi 21h00: Martial et Olivier chantent Georges Brassens

Notre stand : une petite librairie communiste

Bouquinerie avec des livres anciens dont de nombreux livres politiques du PCF

Livres présentés sous le stand :

Emile TORNER :           « Résister, c’est exister » - un trajet dans la Résistance et la Déportation à Buchenwald et Langenstein

Jean GOUËLLAIN :      « Quand la révolution partit en guerre »
« Rome Et Les Barbares »

Guido LIGUORI : « Qui a tué le Parti communiste italien ? », préface d’Emmanuel DANG TRAN

EVENEMENTS SOUS LES STANDS PCF 15 & RATP

  Vendredi 16 septembre :

 

- 18h00: inauguration du stand, apéro « Faire vivre et renforcer le PCF ». Tous nos amis sont bienvenus. Un buffet fraternel suivra.

- 21h00 : soirée musicale

Samedi 17 septembre :

- 11h30: présentation de notre initiative contre l’UE du capital et son instrument l’UE

- 16h30 : DEBAT PCF (sur le stand de la Fédé de la Haute-Saône), avenue Lise London

« Avenir du PCF : la nécessité de faire vivre et de renforcer le PCF, ce qu’il représente, sans, malgré ou contre l’opération « Front de gauche » avec Mélenchon. » 

Avec Frédéric Bernabé, membre du Conseil national du PCF, secrétaire de la Fédération du PCF 70, Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national du PCF, candidature présentée collectivement à la consultation interne pour les élections de 2012 (printemps 2011), Dominique Negri, membre du Conseil national du PCF, secrétaire de section de Saint-Martin-d’Hères (Isère).

 

-  21h00, Animation musicale par les "Copains du quartier", machinistes du dépôt RATP de Flandre et de la ligne 3, (reprises de Georges Brassens et quelles reprises !)

Dimanche 18 septembre :

· 11h00:  STAND RATP « Convergences pour le service public – pas de pause électorale pour les luttes » : pour la défense et les reconquêtes des nationalisations, des monopoles publics, des statuts, le refus de l’application des traités et directives de l’UE, le rapport de force existe. » Débat présenté par Stéphane Chouly, machiniste à la RATP, responsable syndical et communiste.

· 11h30: point de rendez-vous des Jeunesses communistes du 15ème

 

Paëlla fraternelle des camarades de la RATP.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 10:42

Conférence avec Léo Figuères le 13 novembre 2010 à Malakoff.
À l'initiative des sections des Jeunes Communistes du sud des Hauts-de-Seine et de Paris XVème.

À l'occasion de la sortie de son livre, "Capitalisme, Socialisme(s), Communisme", Léo Figuères présente son analyse de la situation actuelle, dresse un bref bilan des expériences socialistes passées, et met en avant la nécessité pour les organisations révolutionnaires de porter le socialisme comme projet.

 


 

 

 

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 16:21

Lutte contre l'extrême-droite et le fascisme

 

Nous reproduisons l'intervention d'Anthony Crézégut dans un débat entre communistes sur la lutte contre l'extrême-droite (août 2011)

 

 

J'aimerais intervenir sur la question du fascisme et de l'anti-fascisme.

 

Qu'est-ce que le fascisme ? Tu as rappelé justement la définition de Dimitrov, devenue classique : « la dictature ouverte des franges les plus réactionnaires de la bourgeoisie ». Je serais très prudent sur l'usage du terme fascisme qui demande une analyse minutieuse des mouvements en question, et doit éviter de galvauder le terme. Il ne faut pas appeler au loup continuellement, sous peine de baisser la garde lorsqu'il apparaît réellement. Le fascisme me semble être avant tout un mode de dévoiement d'aspirations populaires justes vers une solution réactionnaire favorable aux intérêts des classes dominantes dans une situation de crise économique et de vide politique. Actuellement, je dirais que nous nous rapprochons clairement de cette situation. Tu as évoqué le cas de Jobbik en Hongrie, avec ses milices para-militaires dans les rues, typique de ces pays d'Europe de l'Est. Il faut analyser aussi le supposé « virage à gauche » du FN, semblable à la façon dont les mouvements proto-fascistes, en Italie et en Allemagne, ont récupéré certains mots d'ordre de gauche pour mieux les dévoyer. Le fond des positions de ces formations, nous les connaissons : ultra-libérales (cf le programme du FN des années 1980-90), pro-européennes (les formations régionalistes ne jurent que par Bruxelles et l'Europe des régions) et de casse de l'unité ouvrière. Leur retour à la « question sociale » ne parvient pas à masquer la persistance de ces options, comme on peut le voir pour le FN en France ou la Ligue du nord en Italie. Si je prend ce dernier cas, la Ligue se fait de plus en plus passer pour une formation qui défend les ouvriers du Nord (au point qu'il a pu être le premier parti voté chez les ouvriers du Nord du syndicat des métallos de la FIOM!), les « petits » mais il reste un parti défendant un capitalisme pur et dur (lutte contre l’État social, fédéralisme fiscal, capitalisme des PME...), défendant l'Europe des régions contre l'unité nationale et enfin proposant une vision inter-classiste de la société, que ce soit sous la forme du « bloc des producteurs » (ouvriers/patrons) ou du « bloc national » (toutes les classes autochtones contre les étrangers y compris du Sud de l'Italie). J'insiste sur cette analyse de classe des mouvements d'extrême-droite, la nécessité d'analyser ces mouvements selon une grille de classe, et de noter le fait qu'eux dressent bien une analyse de classe de la société.

 

            Quel anti-fascisme ? Il faut bien réfléchir sur la ligne à adopter car il y a deux types d'anti-fascisme, qui posent la question du rôle que joue l'extrême-droite dans le système. On parle beaucoup du recours ultime à l'extrême-droite, celui qui consiste à livrer carrément le pouvoir aux fascistes, souvent devant la menace imminente d'une prise de pouvoir des communistes ou d'un large front populaire. Je pense qu'actuellement, nous avons affaire à un autre type de recours à l'extrême-droite : un épouvantail destiné à décrédibiliser des positions justes pour mieux légitimer les forces et l'idéologie dominantes, à mener les classes populaires dans une impasse politique. C'est en partant de cette analyse que nous devons mettre sur pied une conception d'un large rassemblement anti-fasciste claire sur le fond, divergent de l'anti-fascisme tiède qu'on va essayer de nous servir pour mieux refaire passer l'Union de la gauche derrière le PS libéral et européiste. Nous devons être clairs sur la question de l'immigration, proposer l'unité des travailleurs face à toute manœuvre de division y compris issue de nos rangs ; sur la question de l'Europe, ne pas laisser le terrain de la lutte contre l'UE au FN, comme les tenants de l'idéologie dominante le voudraient, en proposant une analyse claire sur le rôle que joue l'UE au service du capital et contre les peuples et les travailleurs d'Europe. En somme, c'est sur la question de classe que l'on battra le FN en opposant l'union des travailleurs à la vision interclassiste et de collaboration de classe de l'extrême-droite. C'est sur cette position de principe que l'on peut proposer une politique de rassemblement large, semblable à celle que furent les Fronts populaires, loin de toute politique d'union institutionnelle étriquée. Il faut rappeler que les Fronts populaires ont reposé sur une analyse de classe, sur la reconstitution de l'unité ouvrière (PCF/SFIO) et le ralliement de la petite bourgeoisie (radicaux) pour faire barrage au fascisme. Ils ne furent pas non plus quelque chose de fixe, d'intangible, de définitif mais ont bien reposé sur l'analyse concrète de la situation concrète. Ils ont été mis en place dans la situation particulière de l'après 1933, selon les conditions historiques données, et ont été abandonnés lorsqu'ils ne répondaient manifestement plus à l'évolution de la situation à la veille de la Seconde guerre mondiale. L'anti-fascisme ou le front populaire n'est pas une politique intemporelle, elle est une politique ancrée dans un moment historique bien précis.

 

            Enfin, pour conclure, sur les communistes et le fascisme. Tu as noté quelque chose de très juste : là où existent des Partis communistes forts, comme au Portugal, en Grèce ou en République tchèque, l'extrême-droite est faible. Après, il faut encore faire la distinction entre extrême-droite et le fascisme. Le fascisme pur et dur apparaît dans tout son rôle historique lorsque les forces communistes et le mouvement populaire représentent une menace pour le système, ce n'est peut-être pas le cas aujourd'hui. Petite parenthèse, je me méfie des analyses un peu optimistes sur la progression en pourcentage du FN qui masquerait une non-progression en voix. Des calculs assez dangereux qui masquent la progression réelle des idées de l'extrême-droite dans l'opinion, et leur contamination sur d'autres forces politiques, à droite et ailleurs. Tu parlais aussi du fait qu'une partie de la progression du FN se faisait sur le dos de la droite classique, pas de quoi s'en réjouir non plus. Cela prouve également la porosité de la frontière entre droite et extrême-droite, ce qui n'est pas nouveau et cette radicalisation de la droite classique n'est pas sans rapport avec l'analyse que l'on doit mener du fascisme (cf le parallèle avec la droite allemande classique et son soutien progressif au nazisme). Je conclus juste sur un rapprochement peut-être un peu provocateur, celui de la montée de l'extrême-droite avec celle du mouvement des indignés. Deux phénomènes bien distincts mais la même preuve d'un manque, le manque d'une organisation de classe et de masse porteuse d'une alternative au système. Un manque qui ouvre la porte à des mouvements, tantôt fascisants tantôt a-politiques, qui ne font que canaliser la colère populaire vers une voie de garage, et redonner au système une certaine légitimité politique.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 12:18

Conseil national du PCF des 3 et 4 septembre 2011 

 

Résumé de l’intervention d’Eric JALADE, fédération du Tarn, dans le débat sur les questions internationales

 

ericjaladeLe capitalisme est incapable de répondre à l’immensité des défis qui sont posés à l’Humanité. Nous avons la nécessité de promouvoir des ruptures avec ce système en crise. Le rapport rassemble beaucoup d’informations mais l’absence d’une problématique de classe donne l’impression d’une incapacité à influer réellement sur le cours des choses. Il y a besoin d’impulser des batailles politiques rassembleuses, notamment pour la paix, pour la sortie de l’OTAN. La coopération avec les partis communistes serait nécessaire. Allons-nous participer à la rencontre internationale des partis communistes et ouvriers sur la crise et le socialisme en décembre 2011 à Athènes, accueillie par le Parti communiste grec (KKE) ?    

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 12:42

Conseil national du PCF des 3 et 4 septembre 2011

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris, dans le débat général

 

110517 AMIENS EDTLe plan Fillon d’août n’est qu’un simple avant-goût, presque disproportionné par rapport à la dramatisation politique qui l’a accompagné. Ceci dit sans sous-estimer la nocivité des mesures annoncées dont la taxation des mutuelles.

Tout le discours sur les déficits rentre dans une vaste campagne idéologique destinée à préparer le pays au pire. Le jeu politicien du pouvoir sur la soi-disant « règle d’or » consiste à la fois à mettre le PS en porte-à-faux et, en même temps, à le faire passer pour une alternative, alors que leurs choix de fond se confondent.

 

Quelle forme pourra prendre la super-austérité demandée aussi bien par le Medef que par les « marchés »? Un plan d’ajustement structurel à l’allemande (les plans « Hartz » de Schröder et successeurs), une série de coupes sombres dans les budgets sociaux à la Cameron ou bien des plans tels que ceux qui s’abattent sur les pays d’Europe du sud ? Les exemples grec, portugais ou espagnol, le consensus européen, nous indiquent qu’elle pourra venir en France, après 2012, aussi bien de droite que de « gauche ».

 

Le mouvement populaire, les luttes seront seules décisives pour faire barrage à cette politique. Communistes, nous avons autre chose à faire qu’à contempler « l’indignation », nous avons à construire la riposte. L’ « indignation », c’est une prise de conscience mais c’est presque le niveau zéro de l’action. Loin d’être si spontané qu’on le présente, ce sentiment moral est très bien canalisé par l’idéologie dominante et habilement dirigé contre la « forme parti » et toute organisation conséquente des travailleurs.

 

L’interview de Bernard Thibault à l’Humanité-dimanche (1er sept. 2011) traduit à sa façon le blocage de la perspective politique (et syndicale) et nos responsabilités de communistes pour la dégager.

L’objectif envahissant de l’alternance en 2012 enferme la dynamique des luttes.

C’était déjà le cas lors des manifestations pour les retraites. Le mouvement social, en cette année décisive, reste sous le coup de cette défaite. Mais Bernard Thibault se félicite que la mobilisation ait « contribué à rendre le gouvernement très impopulaire, ce qui pèsera beaucoup lors des élections de 2012 ». Il est frappant de constater combien les « dix exigences de la CGT pour la rentrée » restent dans les clous du programme du PS.

 

Cela souligne la nécessité pour notre Parti de mettre en avant des propositions de rupture, de lancer des campagnes nationales pour les porter, en particulier dans cette année électorale.

 

Le choix de Mélenchon comme candidat à la présidentielle ne nous y aidera pas. En 1974, il y avait un enthousiasme dans le Parti, bien déçu ensuite certes, à faire la campagne de Mitterrand en portant nos idées. Cette année, nous aurions du mal avec un programme « partagé » par personne, surtout pas par les communistes. Personne ou presque à ce Conseil national ne parle de Mélenchon, c’est un signe du malaise qui traverse tout le Parti après qu’on a forcé la main aux communistes.

 

Au meeting de Grenoble, fin août, Mélenchon a levé une part de l’illusion qu’il entretient vis-à-vis de son parti d’origine. Cette fois, il n’a pas esquivé la question en pérorant qu’il arriverait en tête de la gauche. Son rôle de rabatteur se précise. Il tend la main au PS. Il intervient même dans les primaires en rejetant Hollande, après avoir rejeté Strauss-Kahn, en feignant d’ignorer qu’Aubry ou Royal partagent le même programme. Il est remarquable que les propositions immédiates de Mélenchon se situent toutes dans la prolongation, sous forme de surenchère, de celles du PS et les légitime : fiscalité, limitation des hauts salaires, UE… Là où Martine Aubry propose la « manifestation dans les urnes », Mélenchon propose la « révolution dans les urnes ». Quel besoin d’un deuxième candidat social-démocrate ?

 

Le choix de Mélenchon interroge toute la stratégie imposée par la direction du Parti. La seule perspective politique [assénée par Pierre Laurent ou André Chassaigne] c’est la constitution d’une majorité de gauche dans les institutions (sinon au gouvernement) que le Front de gauche tirerait à « gauche ». Loin de contribuer à battre la droite et la politique au service du capital, de renforcer le dynamisme des luttes, cela conduit à rabattre tout sur les élections et sur un minimum commun à « gauche ».

 

Au lieu de s’effacer dans le Front de gauche, le PCF devrait appuyer où cela fait mal avec le PS, reprendre et prolonger ses positions de toujours. Par exemple :

-          Pour le financement de la protection sociale, refusons bruyamment la hausse de la CSG et sa fusion avec l’impôt sur le revenu et défendons la cotisation sociale.

-          Il serait crucial de proposer une liste de (re)nationalisations démocratiques dans les grands services publics comme dans d’autres secteurs (industrie, commerce…).

-          Il est décisif que notre Parti reprenne ses positions historiques contre l’intégration européenne, l’UE du capital et sa monnaie unique, l’euro.

C’est le cœur du consensus entre les politiciens de droite et du PS. Toutes leurs prises de position sur la dette, même différentes en apparence, réclament plus d’intégration européenne, c'est-à-dire plus de tutelle de l’UE du capital.

Pour notre part, nous ne pouvons pas imaginer remettre en cause efficacement le « Pacte pour l’euro » sans remettre en cause l’euro qui est son instrument.

Le débat doit absolument s’ouvrir dans le Parti sur une initiative nationale pour la fin de l’euro (La sortie de la France de l’euro signifierait politiquement la fin de l’euro).

Toutes nos analyses contre Maastricht et le TCE restent justes. Nous pouvons construire une campagne de masse en lien avec le refus des politiques antisociales nationales.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:28

Conseil national du PCF des 3 et 4 septembre 2011

 

Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

 

dominiquenegriAvant comme après les élections de 2012, une bataille nationale d’ampleur s’impose : la bataille contre la marchandisation des transports. Elle est de nature à constituer le point de convergence de toutes les luttes pour le service public.

 

La mobilisation grandit – comme nous l’avons vu le 16 juin – parmi les cheminots contre la perspective imminente d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur, notamment des TER dans la suite de la régionalisation. La dégradation du service de la SNCF suscite un mécontentement croissant : à Saint-Martin-d’Hères la suppression des guichets en ville. Les cheminots peuvent être le pivot national de la bataille des transports.

 

En Isère, dans l’agglomération grenobloise, la même politique de démantèlement du service public est à l’œuvre visant le transport urbain. Le Conseil général, à majorité PS, détricote les réseaux publics VFD et TAG, désormais mis en concurrence. A coup d’appels d’offre privilégiant le moins disant social, il livre de plus en plus de lignes de bus au privé. En ce moment même, 90 emplois sont menacés. C’est inacceptable.

 

Du local au national, la campagne politique d’ensemble que nous devrions mener se pose dans les mêmes termes, indissociables :

-          défense et reconquête de la propriété publique des entreprises (sociétés nationalisées, régies)

-          défense et reconquête des monopoles publics

-          statuts des personnels reprenant les acquis historiques dans chaque opérateur (la destruction du statut est toujours la condition de l’avancée de la privatisation). 

 

Cela implique le rejet de l’application des directives européennes et plus généralement du Traité de Lisbonne. Le rapport de force existe pour cela dans le pays.

 

Voilà qui me ramène au rapport d’Olivier Dartigoles et à son absence de proposition de campagne nationale contre l’Union européenne et contre l’euro, absence même du débat nécessaire dans le Parti sur ce sujet. Beaucoup de camarades, sinon de travailleurs, ne comprennent pas comment les dirigeants du PCF peuvent s’élever pour défendre l’existence de l’euro.

 

C’est l’évidence de rappeler que ce sont des institutions et instrument conçus au service du capitalisme, notamment pour accroître la concurrence entre les travailleurs, la domination des trusts. Regardons la Grèce ! Le PCF est la force politique qui l’a historiquement démontré et dénoncé du point de vue de la classe ouvrière.

 

Le rapport le reconnaît aujourd’hui: l’euro est en danger et, avec la monnaie unique, c’est l’UE qui est en danger. L’UE est de plus en plus rejetée par la population. N’est-ce pas le moment de reprendre le combat des communistes, mené par le PCF dès les origines, contre les fondements de l’Union européenne ? Toutes les analyses passées du PCF restent pertinentes. Aujourd’hui, nous pouvons et devons utiliser les contradictions des capitalistes sur la question de l’euro et le rapport de force existant contre cet outil du capital.

 

J’entends le rapport et quelques propositions lancées: mais comment pourrions-nous laisser imaginer sérieusement que l’on pourrait réformer et contrôler des organismes comme la BCE ?

Ce n’est pas un hasard si le système confie au FN le soin de dénoncer l’UE et l’euro pour mieux disqualifier leur mise en cause fondamentale en les associant au nationalisme et à la xénophobie. Ce n’est pas un hasard si l’UMP et le PS se serrent les coudes pour défendre l’euro.

 

Cessons de taire ce qui fondamentalement nous écarte du PS ! Aucun contrat de gouvernement avec lui n’est possible. Cessons de placer nous-mêmes (suivant le PGE, la CES, ses « euromanifestations ») les enjeux au niveau européen où les peuples n’ont pas de prise ! Tout cela ne contribue qu’à légitimer l’adversaire. Le rapport de force pour résister efficacement, pour gagner se construit au niveau national sur la base des acquis sociaux et démocratiques nationaux, de la souveraineté des peuples, dont les l’UE et les gouvernements veulent se débarrasser.

Chaque avancée arrachée par les peuples au niveau national est un levier pour tous les autres et pas seulement en UE !

 

 

Dominique Negri a réagi plus tard dans le débat à propos des législatives, résumé :

 

« L’accord global du FdG pour les législatives devait être bouclé en juin pour le vote des communistes. Les marchandages continuent. M.G. Buffet l’annonce pour la Fête de l’Huma. Nous verrons. La souveraineté des communistes est bafouéé. Ils vivent mal de se voir imposer des candidats qu’ils n’ont pas choisis. Je ne parle pas de Mélenchon qui peine toujours à convaincre (même ici: quel manque d’enthousiasme !). Marie-George peut-elle préciser quelle circonscription gagnable pourrait être trouvée pour 1 des 3 sortants PG (dont 2 candidats du PS en 2007) ? Je rappelle que les voix qui iront sur les candidats du PG financeront le PG et non le PCF. Les camarades apprécieront, en Isère en particulier ! »

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:05

Conseil national du PCF des 3 et 4 septembre 2011 

 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

 

corinnebecourtNous vivons, nous militons au milieu des travailleurs, des populations. Ils ne se trompent pas lorsqu’ils disent qu’ils n’ont pas à payer la crise du capitalisme. Ils ne se trompent pas quand ils identifient l’UE et l’euro comme des instruments pour aggraver leur situation. Ils ne se sont pas trompés, et nous non plus, communistes, lorsque nous nous sommes opposés à Maastricht et au TCE : un véritable vote de classe. Le socialiste Mélenchon était dans l’autre camp.

L’expérience actuelle, voir comment l’UE, la BCE et l’euro saignent un à un les peuples d’Europe, ne fait que renforcer cette conviction. C’est un point d’appui essentiel face aux politiques d’austérité, à l’Union sacrée droite/PS/Medef pour défendre l’euro à tout prix.

Personne ne mobilisera sur l’idée de « réorienter » la BCE, l’euro. Quel intérêt à alimenter cette illusion ?

Nous ne manquons pas d’arguments et d’analyses. L’euro aujourd’hui correspond exactement à ce que nous avions dénoncé et combattu dans les années 90.

Aujourd’hui, une campagne contre l’euro se situerait dans la droite ligne de nos meilleures campagnes contre Maastricht et la constitution européenne. Il faut la mettre en débat dans le Parti.

Il ne s’agit pas seulement de sortir de l’euro – d’ailleurs si la France sort de l’euro, il n’y a plus d’euro. Nous pouvons porter une série de propositions cohérentes pour construire cette défaite de l’UE du capital : la remise en cause la dette publique indue, l’exigence de nationalisation du secteur financier, une tout autre politique salariale et fiscale.

Voilà qui est plus crédible que la « réforme » des statuts de la BCE !

Bien sûr, cette campagne politique implique de rompre avec le PGE, organe européen, financé par la Commission européenne et de renouer avec des partis communistes comme le Parti communiste grec.

Mais n’est-il pas temps de tout remettre à plat ? Notre parti – et il en a les moyens – doit reprendre le fil et la cohérence d’analyse et d’action qui lui ont permis d’être le plus efficace contre l’UE du capital.

Cela va – j’en suis consciente - à l’encontre de la campagne de Jean-Luc Mélenchon qui ne cesse de réaffirmer son attachement à l’euro, à l’encontre du programme du Front de gauche. Et alors ?

Beaucoup de camarades se rendent compte qu’ils ne pourront jamais mener campagne pour Mélenchon. 

Le programme, qui n’a de « partagé » que le nom, ne l’est pas personne surtout pas par les communistes. Les accords pour les législatives ne sont pas actés. Il se confirme de plus en plus largement que les communistes se sont « fait avoir » avec la désignation du socialiste Mélenchon comme candidat du PCF. Pas une raison pour rester l’arme à gauche !

La candidature Chassaigne a servi à canaliser le rejet de Mélenchon mais pour mieux se rallier à sa candidature et à appeler à l’alliance avec le PS.

« Pas d’effacement du PCF » nous assure-t-on ? Mais dans plusieurs départements naissent déjà des associations Front de gauche aux statuts déposés. Les bulletins d’adhésions au Front de gauche figurent en bas des tracts, pleins d’ambiguïtés. Conserver le nom « PCF » mais si c’est pour travailler à le vider de son sens !  

Dans la période qui s’ouvre, malgré la dramatisation de l’échéance présidentielle, les communistes ne doivent pas d’éloigner de la raison d’être de leur Parti dans la lutte des classes. Peu importe Mélenchon. Il n’est pas mon candidat et je le dit publiquement comme les statuts du Parti me l’autorisent. Ce qui importe, c’est le renforcement du rapport de force pour mettre en échec la politique de superaustérité qui se prépare qu’elle vienne de droite ou de « gauche », c’est la lutte contre le capitalisme !

Je profite de l’occasion pour inviter largement au débat international sous notre stand à la Fête de l’Huma le dimanche 18 septembre à 14h00.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 10:21

Conseil national du PCF des 3 et 4 septembre 2011 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

claudefainzangJe suis très étonnée : la direction a engagé le PCF dans une campagne présidentielle aux lourdes conséquences, mais c’est à peine si l’on parle de Jean-Luc Mélenchon depuis ce matin au CN. C’est vraiment le signe d’un malaise.

Pour ma part, je vais en dire deux mots. Moins que jamais, Mélenchon n’est mon candidat. S’il a renoncé, pour l’instant, à transformer le Front de gauche en parti politique, il n’en continue pas moins à profiter de l’alliance pour siphonner l’influence, les voix et les élus du PCF pour le compte de son PG. Les élections européennes et régionales l’ont encouragé. Il profite à plein de la stratégie d’effacement du Parti.

Elle ne nous émancipe pas du PS. Bien au contraire, elle nous y ramène. Mélenchon se dévoile déjà comme un candidat socialiste-bis qui canalise vers la social-démocratie. D’ores et déjà la question nous est posée, à nous en particulier PCF, et nous devons y répondre. Annonçons dès à présent que nous n’irons pas au gouvernement avec le PS ! Le consensus PS/droite sur la question des déficits, des sacrifices programmés pour les salariés, les services publics, la protection sociale est flagrant.

L’attente est forte vis-à-vis du PCF. Tout ce que nous avons toujours défendu revient à l’heure de la crise du capitalisme, notamment notre projet de société, le socialisme, pour le bonheur. Communistes assumés, nous ne sommes pas du tout en décalage.

Malgré la campagne de Mélenchon, n’hésitons pas à porter des propositions de rupture. Dès maintenant et dans le cadre de la campagne des législatives, qui est la plus importante.

Les explications et les mots d’ordre mobilisateurs sont à notre portée : refus de subir l’austérité, de payer la dette. Les déficits publics sont intégralement dus aux politiques suivies depuis 15 ans, aux cadeaux structurels au patronat, aux grandes fortunes et au coût des mesures spéciales prises pour renflouer la finance et les trusts en 2008 et 2009. L’Etat se dit obligé d’emprunter sur les marchés. Il emprunte à ceux-là même que ces gouvernements ont gratifié de cadeaux fiscaux et sociaux. Et en plus, il leur sert de généreux intérêts ! 

L’accord entre la droite et les socialistes se retrouve aujourd’hui aussi bien dans les autres pays d’Europe que dans le fil de l’histoire en France et dans le soutien conjoint au Traité de Lisbonne.

La Fête de l’Huma pourrait être l’occasion de frapper un grand coup, d’inonder les allées de matériel sur ces questions, par exemple de mettre en avant des objectifs précis de nationalisation, répondant aux besoins et aux conditions du rapport de force, de lancer une campagne nationale pour la sortie de l’euro, outil conçu pour laminer les acquis sociaux. Balayons le mythe de « l’Europe sociale » !

L’absence de perspective de lutte nourrit la désespérance dans les entreprises. J’écoutais un camarade organisé dans une section cheminote. Elle peut amener jusqu’au suicide au travail.  La nécessité est plus grande que jamais de réhabiliter la classe ouvrière, de la replacer au centre, de recréer des cellules d’entreprise. A défaut, le chemin est ouvert à la collaboration de classe. Nos responsabilités sont à ce niveau.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 10:18

Déclarations fustigeant l’immigration, vantant le « capitalisme des métiers », prônant le retour à « l’âme de la France » : nous condamnons formellement la cohérence des « idées » d’André Gerin.


Mise au point après la conférence de presse d’André Gerin, 2 septembre 2011

 

Depuis plusieurs années, nous avons été contraints de nous désolidariser publiquement de prises de position d’André Gerin sur divers sujets. Elles sont inacceptables en elles-mêmes. Elles le sont d’autant plus provenant d’un élu qui met en avant son « identité communiste ».

L’obsession à pointer du doigt l’immigration, la mise en avant de mots d’ordre nationalistes, la promotion du « capitalisme des métiers et des savoir-faire » : toutes ces déclarations ont une cohérence politique. Elle est strictement à l’opposé de la nôtre, de celle des communistes. Cette cohérence : c’est la négation de la lutte des classes.

André Gerin semble découvrir qu’en système capitaliste, le patronat instrumentalise l’immigration. Mais là où il s’agit pour nous, communistes, de déjouer, face à des problèmes bien réels, les entreprises de division du monde du travail, André Gerin emboîte le pas à l’aile droite de l’idéologie dominante. Il affirme ou insinue que l’immigration et sa descendance, confondues, seraient responsables et du chômage et de la délinquance. On retrouve ainsi les mêmes formules tendancieuses de la droite de la droite comme le soi-disant « tabou » de l’immigration. « Nous serions contraints d’accepter tous ceux qui viendraient dans notre maison France » s’alarme Gerin en juin 2011. Il va jusqu’à reprendre à son compte les propos abjects de Chirac sur le « bruit et les odeurs ». Arrêtons-là!

C’est la même négation de la lutte des classes que l’on retrouve dans ses discours sur le capitalisme productif. Pour Gerin, la sainte alliance pour produire en France peut aller jusqu’aux « capitaines d’industrie » et au patronat de la métallurgie (IUMM), ceux-là mêmes qui pillent le pays, délocalisent et sont évidemment aussi financiers que « producteurs » et exploiteurs directs.

Les grandes formules, tout droit tombées du nationalisme, complètent cette cohérence. « L’âme de la France », la « fierté d’être français », l’identité nationale (Gerin s’est félicité du débat de Sarkozy) transcendent les oppositions de classe, avec la même confusion voulue entre les « valeurs républicaines » et une identité « ethnico-religieuse » que dans le discours sarkozyste. Gerin va jusqu’à réclamer la reconnaissance de son identité judéo-chrétienne par l’Union européenne.

Il n’est pas étonnant que Gerin trouve amis et appuis à droite. Il a choisi de faire préfacer son livre les « Ghettos de la République » par le député UMP Eric Raoult. Il a accepté, avec le même, de présider la mission burqa.

Ces positions personnelles ne mériteraient pas tant de commentaires de notre part si André Gerin n’était pas adhérent du PCF et s’il n’était pas régulièrement présenté, depuis plusieurs années, comme le porte-parole des communistes qui combattent le processus d’effacement, de mutation-disparition du PCF.

Au sein du PCF, la cohérence d’André Gerin n’est pas évidente. En janvier 2011, il se porte candidat à la candidature pour 2012. Mais il tient curieusement meeting avec André Chassaigne qui est censé défendre une position contraire sur le Front de gauche. Il va jusqu’à se désister pour celui-ci lorsqu’il finit par maintenir son nom au vote de juin. Il est vrai qu’il était évident que le choix de la direction pour Mélenchon allait être imposé et que le vote Chassaigne allait canaliser la majeure partie de l’opposition.

Le vote interne passé, le 20 juin, Gerin agite à nouveau la possibilité de sa candidature « communiste » face au « socialiste » Mélenchon dans une déclaration assortie d’une nouvelle salve de propos provocateurs anti-immigration. Pour la première fois, après des années, la direction du PCF se fend d’un court communiqué de protestation.

Ces calculs politiciens sont lamentables et dangereux.

Pour notre part, nous ne laisserons pas André Gerin déformer et dénaturer certaines positions du PCF des années 70 et 80 pour le « vivre et travailler au pays » ou le « produisons français ». Elles étaient indissociables d’une lecture de classe de la situation économique et politique.

Nous ne laisserons pas André Gerin servir de repoussoir pour disqualifier, dans le PCF aujourd’hui, certaines positions essentielles, notamment le rejet de l’Union européenne et l’exigence de la fin de l’euro.

Nous ne laisserons pas André Gerin servir de repoussoir pour disqualifier ceux qui se battent pour l’existence et le renforcement du PCF suivant sa raison d’être dans la lutte des classes.

Cet objectif est trop important.

Corinne BECOURT, Frédéric BERNABE, Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, Eric JALADE, Dominique NEGRI, membres du Conseil national du PCF

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