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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 21:08

USA/Cuba : Libération de René Gonzalez, un des « 5 de Miami ». Renforcer la solidarité contre la justice inique des USA.

 

Joran Jamelot pour Vivelepcf, 8 octobre 2011

 

René Gonzalez a été libéré le 6 octobre 2011, après 13 ans de détention dans les geôles américaines.

Libre ? Pas complètement. Il est encore astreint pour trois ans à porter un bracelet électronique à la cheville et interdit de retour à Cuba. Sa femme est interdite de visa aux Etats-Unis. Ils ne se sont pas revus depuis treize ans. Ils ne se reverront peut-être pas avant 2015. Une nouvelle manifestation de la conception US des droits de l’Homme !

111008_rene_gonzales.jpgLes autorités cubaines et la famille de René Gonzalez expriment par ailleurs leurs craintes pour la sécurité du « libéré » dans un pays où les exilés fascistes cubains pourraient attenter à sa personne.

 

Cette libération, la plus tardive possible, a au moins le mérite d’attirer l’attention internationale sur les « 5 de Miami », ces 5 Cubains scandaleusement emprisonnés depuis 1998, condamnés pour certains à vie à la suite d’un procès inique.

Leur situation est devenue un symbole de la politique américaine d’intimidation contre Cuba mais aussi de la solidarité mondiale avec le peuple cubain et le système politique socialiste qu’il s’est choisi.

 

Les « 5 », outre René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Ramon Labanino et Antonio Guerrero, étaient chargés par Cuba de surveiller les activités anti-cubaines d’organisations d’extrême-droite implantées en Floride, dont la sinistre FNCA, Fondation nationale cubano-américaine qui finance les attentats terroristes à Cuba. En aucun cas, ils n’ont porté atteinte à la sécurité ou à la légalité américaines.

Mais ce n’est pas le problème des autorités et de la justice américaines qui ont voulu faire un exemple, avoir un nouvel instrument de pression idéologique contre Cuba.

 

La libération de René Gonzalez est l’occasion d’intensifier la campagne pour la libération de tous les 5.

C’est une question humanitaire. René doit pouvoir regagner Cuba et retrouver sa famille. Comme les quatre autres.

C’est aussi et avant tout une question politique. La souveraineté de Cuba doit être respectée. L’embargo économique doit être levé.    

Les « 5 de Miami » doivent être libérés.

Communistes français, nous continuerons à porter ce combat.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:47

Primaires du PS : le râteau à 7 dents (la septième : Mélenchon)

 

Edt pour vivelepcf, 7 octobre 2011

 

La mise en scène des « primaires » du PS bat son plein. L’opération politicienne est grossière.

 

Il y a un seul programme pour tous. Il y aura un seul candidat sur lequel ils se rallieront tous, très probablement M. Hollande. Il y aura des places ministérielles dans le même gouvernement pour chacun en cas d’alternance. Mais pour l’instant, il y a 6 prétendants.

 

Outre les ambitions personnelles, le jeu consiste pour eux à adopter une pose, à incarner un positionnement étudié sur une échelle allant de la « gauche radicale » à la « gauche réaliste ».

M. Baylet est là pour lorgner vers l’électorat petit-bourgeois mou du « centre ». M. Valls vers un peu les mêmes mais avec un profil plus « moderne ».

On pourrait rire de voir M. Montebourg, porte-parole de Mme Royal en 2007, jouer l’aile la plus « gauche » aujourd’hui ou Mme Aubry, championne des cadeaux au patronat au nom des 35 heures, se voir édifier une image « sociale ».

Il s’agit de ratisser le plus largement au premier tour les voix de tous ceux qui nourrissent un espoir de changement, notamment à gauche, vers la candidature d’alternance du PS. 

111007_primaires_rateau.jpg

Il s’agit aussi d’enfermer le plus possible, et le plus tôt possible, le débat public, le mouvement social dans la seule perspective de l’élection présidentielle. Ce n’est pas un hasard si la droite et PS sont ensemble à l’origine du quinquennat en 2000 : une seule échéance décisive tous les cinq ans. Avec les primaires, le PS renforce à son tour la personnification trompeuse de la politique autour d’un président présenté comme tout-puissant.

En fait de modèle démocratique, le PS fait le choix de s’inspirer du pire, celui des Etats-Unis !

 

Les débats télévisés ont été totalement convenus. Chacun a joué sa partition.

Mais les limites qui seront celles du candidat retenu apparaissent déjà. Il lui faudra doser entre les promesses qui n’engagent que ceux qui y croient et la préparation de la version PS de la politique européenne antisociale qui sera réellement menée.

 

On se souvient qu’un mois après sa victoire en 1997, M. Jospin reniait sa parole et privatisait France-Télécom. En Grèce en 2009, les socialistes de M. Papandréou ont été élus sur la promesse d’une augmentation générale de 5% des salaires…

 

Sur une question de forte actualité, après le succès de la journée de grève et de manifestation des enseignants le 27 septembre, M. Hollande est ainsi bien prudent. Finalement, il se prononce pour le rétablissement des 60.000 postes supprimés depuis 2007, mais échelonné sur 5 ans et couplé avec la limitation des redoublements (quel rapport ?).

En juin 2012, au nom de la récession creusant le déficit public ou d’une attaque de la finance sur la France, ce type de promesse va s’envoler.

 

Les vrais choix du PS, on les retrouve dans le vote avec la droite du plan d’étranglement de la Grèce, dans la ratification avec la droite en 2008 du Traité de Lisbonne, dans le soutien fondamental à l’UE du capital et à l’euro ou bien à la guerre en Libye...

 

Sur un autre point en particulier, les déclarations des postulants et leur programme sont très inquiétants. Mme Aubry comme M. Hollande annoncent de nouvelles exonérations de cotisations sociales patronales. Ils se prononcent pour un basculement de cotisations sociales, au nom de la recherche de « compétitivité » et « des PME », vers un prélèvement « sur la valeur ajoutée ». Les économistes socialistes avancent l’idée d’une fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu. Il y a là un danger majeur. Après 2012, c’est peut-être à la gauche, déjà à l’origine de la CSG, que reviendra la destruction du financement de la sécurité sociale par le salaire socialisé que le patronat a dû concéder après 1945. Une extrême vigilance s’impose.

 

Il est bien évident qu’une réélection de Sarkozy permettrait au capital d’aller encore plus vite et plus fort dans la déstructuration des acquis sociaux et démocratiques du pays. Il faudra le battre, éloigner l’extrême-droite.

Mais ce n’est pas une raison pour semer la moindre illusion sur les choix économiques de la social-démocratie.

Désespérément, il manque un acteur décisif dans la vie politique et les luttes : le PCF, maintenant effacé dans le Front de gauche derrière M. Mélenchon.

 

Les primaires du PS font tout pour montrer l’étendue du rassemblement, élastique, que peut représenter son candidat en 2012. Mais, il ne pourra pas tout ratisser au 1er tour. A côté de Mme Joly, qui s’est découverte écologiste après avoir flirté avec M. Bayrou, M. Mélenchon est la septième dent du râteau socialiste.

Pendant 31 ans, la direction du PS a laissé à cet admirateur inconditionnel de Mitterrand une (bonne) place pour jouer l’aile gauche du PS. Maintenant il tient le même rôle, mais à l’extérieur, avec toujours la même virulence pour le masquer.

111007_sego_FH.jpgSon programme ne sait que surenchérir sur celui du PS pour mieux le valider. Surtout, il se garde de porter toute rupture sur le fondamental, comme l’intégration européenne et l’euro. Fin août, Mélenchon commençait à retendre la main à ses anciens camarades. A la Fête de l’Humanité, ils sont venus ou presque le complimenter et se faire complimenter par lui à la barbe des communistes : Aubry, Royal, Montebourg. Le calcul est limpide, les décus de la désignation de Hollande trouveront un choix de compensation au 1er tour à « gauche » pour mieux les canaliser vers M. Hollande.

 

Le choix de la direction du PCF de poursuivre le processus d’effacement du parti dans le Front de gauche, derrière Mélenchon et la social-démocratie place les communistes dans une situation difficile. Dans les prochains mois, la perspective politique va être littéralement écrasée par la mise en scène de la campagne électorale, sans que le PCF puisse s’y faire réellement entendre. En même temps, se prépare des mauvais coups sans précédent contre les travailleurs.

Plus que jamais la place des communistes est dans les luttes pour mettre en avant les vraies ruptures nécessaires, qui seront absentes ou caricaturées dans la campagne électorale, et pour préparer avant, comme après les élections, la riposte organisée qui sera nécessaire.   

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 11:14

Robert Hue suit Hollande après Huchon : en quête de place ministérielle ?

 

ML pour vivelepcf


Certains polémistes trouvent de bon ton de railler l’insignifiance présumée de la candidature de M. Jean-Michel Baylet aux primaires du PS. Ils se trompent.

L’héritier de l’influent quotidien « la Dépêche du midi », sait ce qu’il fait. Il porte les intérêts de son groupement d’élus, lui ménage des places pour après l’élection, en même temps qu’il apporte au PS, c'est-à-dire à François Hollande, un appoint au « centre ». Les radicaux, c’est comme les radis, rouges à l’extérieur, blancs à l’intérieur…

 

111006_hue_hollande.jpgDans le même ordre d’idée, on retrouve un certain Robert Hue. L’ancien secrétaire liquidateur du PCF, aujourd’hui président de l’insignifiant Mouvement unitaire pour le progrès, figure parmi les premiers soutiens à François Hollande dans la primaire du PS. On avait déjà remarqué son soutien appuyé, jusqu’à être présent dès le 1er tour sur sa liste aux régionales, au socialiste droitier Jean-Paul Huchon en 2010.

Que cherche Robert Hue ? Une place au gouvernement ?

Que représente Robert Hue ? Rien en lui-même mais surtout un élément de l’héritage du PCF qu’il sert à la social-démocratie contre quelques lentilles. On comprend l'intérêt de la droite et du PS à faire vivre cette particule politique sinon négligeable.  

Son alignement servile sur le PS ne mérite que le mépris et confirme la trahison par le personnage du parti qui a fait de lui un élu depuis 34 ans...

Communistes, nous serions en droit d’attendre que les directions de notre parti se désolidarisent entièrement de ses prises de position et de cette « personnalité ».

Et bien non ! Elles viennent de faire réélire Robert Hue, il y a deux semaines, sénateur du Val d’Oise. Le PCF n’avait-il personne d’autre à proposer qu’un satellite affiché du PS qui, de surcroît, ne reverse pas ses indemnités au Parti auquel il doit tout ? Oui, évidemment. Mais on voit qui commande vraiment les tenants du Front de gauche.

Maintenant Hue a au moins le mérite d’avoir une ligne claire. Chacun son rôle !

Il ne joue pas au contrepoint de complaisance à « gauche » pour mieux drainer vers le candidat social-démocrate comme le font d’autres.

Battre la politique menée aujourd’hui par Sarkozy, et donc évidemment Sarkozy, ne peut se faire qu’en rupture complète avec le consensus, notamment européen, droite/PS sur les questions économiques et sociales de fond.

 

Cela demande que notre Parti se libère de ces compromissions et voit au-delà de petites ambitions telles que celles de M. Hue.    

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:58
Deux spécialistes américains de l'URSS de Gorbatchev analysent les différences fondamentales entre la politique liquidatrice de Gorbatchev et les réformes actuellement impulsées à Cuba

 

par Roger Keeran et Thomas Kenny,

 En avril dernier, le VIème Congrès du Parti communiste de Cuba (PCC) a adopté de nouvelles lignes directrices audacieuses pour affronter de sérieux problèmes économiques. Certaines de ces grandes lignes comprennent la réduction des dimensions de la fonction publique, une plus grande autonomie pour les entreprises publiques, la stimulation des coopératives et de l’entreprise privée et la promotion de la production et de l’efficacité.

 


En conséquence, certains commentateurs ont laissé entendre que le socialisme Cubain était en difficulté, ou en échec, ou en train de prendre le chemin de l’Union soviétique de Mikhail Gorbatchev.
 
Bien que n’étant pas spécialistes de Cuba, nous avons écrit un livre sur les causes de la chute de l’Union soviétique, Socialism Betrayed: Behind the Collapse of the Soviet Union *. L’un de nous a visité l’Union soviétique de Gorbatchev. Tous les deux sommes revenus récemment d’une visite à Cuba. Ces expériences emmènent plusieurs observations.
 
La trahison de l’Union soviétique a consisté dans le renversement du socialisme et l’éclatement de l’État unitaire sur une base nationale. Cela fut la conséquence de cinq processus concrets : 1) la liquidation du Parti communiste de l’Union soviétique, 2) la remise des médias entre les mains des forces anti-socialistes, 3) la privatisation et marchandisation intégrales de l’économie planifiée et publique, commencée sous Gorbatchev et atteignant ses sommets sous Eltsine, 4) le déchaînement du séparatisme nationaliste et 5) la capitulation devant l’impérialisme américain.
 
Ces processus ne sont pas en cours à Cuba. Par conséquent, la réponse succincte à la question « Cuba restaure-t-il le capitalisme ? » est non. Mais la question mérite une réponse plus complète. Voilà ci-dessous les grandes lignes de notre opinion sur la question, un prélude à un article plus approfondi à venir.
 
Juger avec certitude où va Cuba est quelque peu prématuré, car les réformes Cubaines ont à peine commencé. Essayer d’estimer les similitudes et les différences dans les situations de Cuba et de l’Union soviétique est périlleux.
 
Il s’agit de deux pays très différents, aux dimensions, histoire et contexte bien différents. Néanmoins, la construction du socialisme est modelée par des tendances générales tout comme par des particularités nationales. Tout comme le capitalisme a des problèmes qui lui sont endémiques, à travers le temps et les frontières, le socialisme rencontre des problèmes similaires dans des pays différents. Des comparaisons sont possibles.
 
Les pays socialistes peuvent rencontrer des problèmes de motivation, de productivité, d’efficacité et de qualité. Le contrôle étatique et la planification peuvent mener à la bureaucratie, la paperasserie et aux retards. Donner à tout le monde un emploi peut conduire au sur-effectif et à l’inefficacité. Garantir à tous les bases d’une vie décente – éducation, santé, alimentation, logement, vêtements et culture – peut mener au rationnement et aux queues et à des limites sur la qualité et la diversité des biens de consommation. Le rationnement et une quantité limitée de biens de consommation peuvent mener au marché noir et à l’économie parallèle.
 
Tous ces problèmes ont existé en Union soviétique, et ils existent aujourd’hui à Cuba, exacerbés bien sûr par le blocus américain vieux de 50 ans, par l’effondrement du bloc socialiste en Union soviétique et en Europe de l’Est et, plus récemment, par les retombées de la récession mondiale de 2008.
 
A la surface, les initiatives Cubaines pour affronter ces problèmes ressemblent à celles de Gorbatchev en 1985-1986. L’appel de Gorbatchev pour un passage d’un développement « extensif » à un développement « intensif » ressemblent aux mots d’ordre du récent Congrès du Parti communiste cubain – « Production » et « Efficacité ». Les mesures de Gorbatchev pour développer des joint ventures, des coopératives et l’entreprise privée, semblent similaires aux nouvelles orientations indiquées par le récent Congrès du PCC.
 
Sous la surface, cependant, les différences dans les problèmes et les approches en question apparaissent bien plus importantes que les similitudes.
 
Éthique révolutionnaire, unité nationale
 
Lorsque Yuri Andropov et Gorbatchev ont commencé à s’attaquer aux problèmes accumulés par le socialisme Soviétique dans les années 1980, ils l’ont fait contre un passif historique de 60 années qui était bien plus source d’inquiétudes et de controverses que celui Cubain. ( ... )
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 18:08

Allemagne/Linke : le soufflé électoral s’affaisse

 

Par Michel Lamer, pour vivelepcf

 

Les élections régionales se succèdent en Allemagne, les déceptions électorales aussi pour le Parti de gauche, « die Linke ».

 

La dernière et non la moindre est le véritable revers enregistré à Berlin le 18 septembre 2011.

 

« Die Linke » est tombée à 11,7%, en repli de 4,6% sur le résultat de ses composantes en 2006. Aux élections nationales de 2009, elle avait obtenu 20,2%.

 

Les causes de l’échec sont patentes. L’état major de Die Linke avait fait le choix à Berlin, à l’avant-garde de son aspiration nationale à participer au pouvoir dans tous les cas de figure, de collaborer à l’exécutif régional avec la social-démocratie (SPD), ce depuis trois mandats. A Berlin, contrairement au plan national, la social-démocratie avait accepté cette alliance.

 

Die Linke a fait en premier les frais, aux yeux du peuple berlinois, de la politique de restriction des dépenses sociales, de privatisation du logement social, d’injustice fiscale.

 

Le mécontentement national vis-à-vis de la politique antisociale de Merkel a profité, faute d’autre chose, avec la dramatisation orchestrée de la catastrophe de Fukushima, à la force de réserve du système que représentent les Verts (17,5%, + 4,5%). Et… au parti des « Pirates », défenseurs de la « neutralité d’internet » qui élit 15 députés sur 149.

Si Die Linke avait la prétention d’occuper le terrain de la contestation (sinon de le transformer en lutte), l’échec est total !

 

110926_berlin_linke.jpgDie Linke ne devrait pas participer au prochain gouvernement berlinois, faute d’être désormais un allié suffisamment fort. Mais le mal va continuer.

Le 4 septembre 2011, on votait aussi dans la province du nord-est du Mecklembourg-Poméranie-occidentale. Jusqu’en 2006, les précurseurs de Die Linke avaient collaboré au gouvernement du Land avec le SPD. Le coût électoral avait été cher : de 25% en 1998 à 16% en 2002 et 2006. A partir de 2006, le SPD a choisi la grande alliance avec la droite. La ligne de fond de Die Linke est restée la même. Résultat, en 2011, elle progresse à peine en pourcentages, passant de 16,8 à 18,4% mais régresse encore nettement en voix vu la poussée de l’abstention de 51 à 59%.

 

En ex-Allemagne de l’ouest, les résultats des régionales de 2011 traduisent une même déception. L’implantation locale ne se construit pas.

En Bade-Wurtemberg, en mars 2011, Linke recule de 3,1 à 2,8% par rapport à 2006 (les 7,2% aux élections au Bundestag sont restés un mirage).

En Rhénanie-Palatinat, toujours en mars 2011, Linke passe de 2,7 à 3,0% par rapport à 2006, mais reste très loin des 9,7% de 2009.

A Brême, son meilleur Land à l’ouest, Linke recule durement en mai 2011, de 8,4% en 2007 à 5,6% (14,2% en 2009).

 

Tous ces résultats électoraux traduisent un blocage stratégique. Die Linke entend être un véritable parti de « gauche », quand la social-démocratie dérive à droite. Dans les faits, face à la droite, le SPD finit par très bien tenir son créneau historique, secondé par les Verts. La direction de Die Linke ne parvient au final qu’à anesthésier les forces révolutionnaires, notamment communistes, issues de l’est ou de l’ouest.

 

Est-ce son rôle historique ? Est-ce le rôle historique du Parti de la gauche européenne, aujourd’hui présidé par Pierre Laurent, mais dont Die Linke est un des principaux inspirateurs ?

 

Derrière le mirage électoral : la destruction des partis communistes !

 

« Veillons et armons-nous en pensée ! » selon la formule de Georg Büchner.        

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 12:04

Le Sénat à « gauche » ? Nous n’en continuons pas moins à demander sa dissolution !

 

EDT pour vivelepcf, 25 septembre 2011

 

La révolution ne partira pas du Palais du Luxembourg !

 

72.000 « grands » électeurs, non représentatifs du peuple de France, ont élu, dimanche 24 septembre 2011, une majorité de sénateurs de gauche, presque tous présentés sur des listes menées par le Parti socialiste. Pour la première fois, la présidence du Sénat pourrait passer de la droite ou du « centre » au PS.

Soit.

Ce résultat découle logiquement des débâcles successives de la droite aux dernières élections locales et notamment aux municipales de 2008. Les représentants des conseils municipaux forment en effet la majorité du corps électoral.

L’extension de la représentation proportionnelle – dans ce cadre étroit – a entraîné au fil des scrutins un rééquilibrage au profit de la gauche. Le rejet de la réforme territoriale et de ses conséquences déjà lourdes a indéniablement pesé dans le vote des élus.

Sur la durée, il apparaît que la « République des notables » s’accommode maintenant sans prévention de représentants de gauche.

 

Les résultats du PCF témoignent de la persistance du caractère inique et aléatoire du mode de scrutin. Dans un département de 1,4 million d’habitants comme la Seine-Saint-Denis, où notre parti est traditionnellement fort (25% des élus), un siège est perdu et le PCF n’en a plus qu’un sur six. Dans le Morbihan ou l’Indre-et-Loire, départements de 500.000 habitants, où la représentation élective de notre parti est très faible, il gagne et conserve un siège sur trois derrière le PS. 

Au total, le PCF perd deux sièges et en gagne un.

 

Pierre Laurent voit dans ce résultat l’annonce d’un succès de la gauche unie aux prochaines échéances institutionnelles. Ce n’est pas cette perspective d’alternance, surtout portée par de « grands électeurs », qui peut laisser entrevoir une véritable alternative à la politique au service du capital actuellement menée par la droite. Ne perdons pas de vue les positions en France et dans l’UE du PS, quel que soit son champion issu des primaires. 

 

Dans l’immédiat, que change le résultat de ces élections sénatoriales?

Rien ou presque. S’il le voulait, le PS à la tête de la « haute » assemblée pourrait seulement ralentir le processus législatif, déjà en fin de course avant les élections de 2012, mis en œuvre par le gouvernement et l’Assemblée nationale.

Il n’est plus question – c’était déjà quasiment impossible – pour Sarkozy de changer la Constitution sans l’accord de l’opposition.

 

Toute possibilité accrue pour les sénateurs communistes de relayer en tribune, ou dans leurs travaux parlementaires, les luttes seront bonnes à prendre, comme les moyens liés à leur mandat qui doivent absolument revenir au Parti (même pour les apparentés comme Robert Hue).

 

Mais le vote de dimanche ne doit rien changer à la position permanente des communistes : la demande de suppression pure et simple de cet organe parasitaire, antidémocratique qu’est le Sénat*.

 

* et non sa transformation en « chambre relais des collectivités locales et des initiatives européennes » telle que l’envisage le programme « partagé » de Jean-Luc Mélenchon, d’ailleurs sénateur honoraire. On lit même dans l'Huma-dimanche du 22 septembre que Nicole Borvo, présidente sortante du groupe au Sénat, se prononce pour la fusion du Sénat et du Conseil économique, social et environnementale, l'assemblée des corporations voulue par de Gaulle... 

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 11:58

Mélenchon à un communiste à la Fête de l’Huma : « dégage ! »

 

Edt pour vivelepcf

 

Des reporters de Canal + ont suivi longuement Jean-Luc Mélenchon dans les allées de la Fête de l’Humanité. Ils sont presque les seuls journalistes à rendre compte de la vérité, au-delà de la mise en scène.

Non, Mélenchon n’a pas été « ovationné », « adoubé », « reçu comme chez lui », « acclamé » par les communistes sinon par l’équipe dirigeante du PCF. Il n’a pas davantage reçu « l’onction du peuple communiste ». Les journalistes non avertis, ou peu curieux, ont dû traverser la Fête au milieu de la garde rapprochée de Mélenchon et de la direction du PCF suivant un parcours fléché…

Les militants communistes, eux, notamment ceux qui ont pendant des jours monté et tenu les stands, ont vu le décalage entre cette version officielle et la profondeur du doute qu’inspire à un grand nombre de camarades et de sympathisants le politicien social-démocrate qu’on leur a imposé avec le « Front de gauche ». Le malaise avait déjà été manifeste même au Conseil national du PCF où les 3 et 4 septembre le nom et la campagne de Mélenchon ont à peine été évoqués.

Aussi le reportage de Canal + dépasse-t-il l’anecdote quand il montre le profond mépris de Mélenchon pour les communistes. Un camarade, particulièrement peu agressif, désignant même Aubry par son prénom « Martine » veut poser une question à Mélenchon. Voilà le dialogue :

 

- Le militant : "Je voudrais savoir s'il y a un débat ou si c'est juste pour la télé ? Il y avait Martine, elle ne s'est pas exprimée et on ne sait pas ce qu'elle est venue faire à la Fête de l'Humanité..."

- Mélenchon: "bon, redescends,  s'il te plaît. Dehors !".
- Le militant : "Non, pourquoi je redescendrais ?"
- Mélenchon : "Si tu es un militant, tu es discipliné !"
- Le militant : "Non, attends, tu vas pas me faire la leçon !"
- Mélenchon : "Si, je te la fais. Dégage !"

 

L’anecdote est d’autant plus tristement comique que le Parti de gauche a fait de l’inversion du « Casse pov’ con !» de Sarkozy son fonds de commerce sur ses autocollants et affiches depuis des années (avec pour résultat calculé de réduire toute perspective à l’élection de 2012). Mélenchon lui, c’est « dégage », dit avec sa grossièreté censée « faire peuple », à un communiste, à la Fête de l’Humanité, à la Fête des communistes, comme en terrain conquis.

 

On aurait tort de croire à un dérapage de Mélenchon. Il a très bien compris depuis le départ combien la direction du PCF a besoin de lui pour tenter de poursuivre le processus d’effacement, de métamorphose du PCF en un parti de gauche comme les autres.

 

Et on ne voit pas pourquoi, dans sa logique politicienne, il n’en profiterait pas au maximum, sans faire le moindre cadeau à ceux qui lui déroulent le tapis aujourd’hui et qu’il n’a eu de cesse, ex-trotskyste, social-démocrate, que de combattre hier.(VIDEO - 14'30)

 


 

PS : le reste du reportage de Canal + est tout aussi édifiant. On y voit Mélenchon faire du pied à ses amis socialistes, en tant que socialiste lui-même. Les candidats aux primaires du PS se pavanent à la Fête de l’Huma, sauf Hollande chargée de jouer l’aile droite. Bises ici, bises là. On voit les amis socialistes de Mélenchon le railler gentiment et laisser entendre la profonde connivence qui les associe et les associera… Mais quel choix a fait la direction du PCF !    

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 09:38

Pourquoi JL. Mélenchon n’est pas notre candidat.

 

Les communistes qui vous distribuent ce tract ont pris acte de la ratification en juin de la décision de la direction du PCF de se ranger derrière le social-démocrate Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Chacun d’entre nous à son niveau de responsabilité respecte le choix des communistes de son organisation et s’investit dans les luttes politiques de 2011 et 2012. Nous faisons remarquer cependant que le programme soi-disant « partagé » a été élaboré, après coup, strictement sans les communistes et que le congrès ordinaire du PCF a été annulé.

Nous sommes d’autant plus autorisés à réaffirmer publiquement, au-delà du vote, que Jean-Luc Mélenchon n’est pas notre candidat.

La crise du capitalisme met encore davantage en évidence la nécessité du projet de société révolutionnaire que porte le mouvement communiste. La contestation de la politique de casse sociale à l’œuvre, en voie d’aggravation au nom de la « dette publique », ne cesse de grandir. Nous y avons contribué pendant le mouvement puissant contre la casse des retraites qui s’est déjà trouvé enfermé dans la perspective électorale d’alternance.

Le choix de JL. Mélenchon, socialiste, maastrichien, ne correspond pas au rôle politique que devrait jouer notre parti. En termes d’alliances, son Pg ne représente rien dans le pays.

Sa stratégie est étroitement électoraliste. Avec Mélenchon, le choix est fait de se préparer à une nouvelle « gauche plurielle » alors que battre la politique au service du capital nécessite de mettre à mal le consensus des forces de l’alternance UMP/PS. Avec Mélenchon, le choix est fait de s’inscrire dans l’intégration européenne et dans la continuité de l’euro, armes de destruction du capital contre les acquis sociaux et démocratiques nationaux, les résistances des peuples. Avec Mélenchon, le processus d’effacement du PCF, de ses positions historiques, de sa forme d’organisation, s’aggrave dans le « Front de gauche ».

Dans cette période, nous ferons tout notre possible pour faire vivre et renforcer le PCF selon sa raison d’être dans la lutte des classes. Nous ressentons la nécessité de faire grandir des propositions de rupture fondamentales, hors de la démagogie et de la surenchère électorales des uns et des autres, entre autres la sortie de la France de l’OTAN, un programme de nationalisations démocratiques, la rupture avec l’UE du capital et la sortie de l’euro. Dans nos entreprises, nos quartiers et nos campagnes, nous ne faillirons pas à notre engagement.

Contact : vivelepcf@orange.fr - http://vivelepcf.over-blog.fr/v

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 09:32

APPEL : Le PCF doit lancer une campagne

pour la SORTIE DE L’EURO et la

rupture avec l’UE au service du capitalisme.

 

Au nom des déficits et des dettes publics qu’ils ont eux-mêmes creusés, les gouvernements européens, de droite comme de « gauche », accélèrent leur politique de coupe des dépenses publiques, de casse des systèmes de protection sociale, de privatisations. Tant qu’il détient le pouvoir, le capitalisme utilise sa propre crise à son profit.

En France, le plan Fillon n’est qu’un avant-goût de ce que ce système réserve au peuple français quel que soit le résultat des élections de 2012.

De concert, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international aident les gouvernements à saigner leur peuple. Plus que jamais, le Traité de Lisbonne, les directives européennes, l’euro apparaissent pour ce qu’ils sont : des instruments pour coordonner les politiques antisociales.

10 ans après, les peuples ont fait leur expérience. Tout ce que nous, communistes, dénoncions, dans les années 90, en combattant le Traité de Maastricht s’est vérifié. L’euro sert à aggraver la concurrence entre les travailleurs dans et hors la zone euro, exacerbant la xénophobie. L’euro facilite les délocalisations, favorise la domination des trusts les plus puissants contre les activités en développement répondant aux besoins des populations. C’est un instrument redoutable pour tirer les salaires et les acquis sociaux vers le bas, les prix des denrées élémentaires vers le haut. C’est un outil de domination, complice du dollar, conçu pour être hors de portée des peuples et les affamer au service de la finance mondiale.

Les travailleurs ne restent pas sans lutter. Un mouvement profond de contestation se développe partout. Par millions, ils manifestent dans les rues d’Athènes de Rome ou de Paris en 2010 contre la casse des retraites.

Pour l’instant, le système et ses relais réussissent à canaliser le mouvement vers l’alternance électorale entre des forces de droite ou de « gauche », qui sitôt les élections passées, appliquent plus ou moins la même politique : Grèce, Portugal, bientôt Espagne avec les élections anticipées de novembre. La France en 2012 ?

Derrière les promesses électorales démagogiques (PS grec avait promis 5% d’augmentations des salaires avant de les diminuer de 20%), un engagement de fond révèle le consensus qui relie les forces politiques de l’alternance : l’adhésion à l’UE, la défense de l’euro.

Pour l’UE, pour l’euro, c’est l’Union sacrée de la droite, du PS, du Medef. L’idéologie dominante y met toutes ses forces : « il faut sauver l’euro » et tous les sacrifices sont bons pour cela. Les syndicats réformistes, à l’image de la Confédération européenne des syndicats (la CES), fer de lance du Traité de Lisbonne, promeuvent une soi-disant « Europe sociale » pour mieux légitimer les institutions européennes et l’euro. Les organisations du capital s’efforcent de détourner la colère populaire vers une issue qui va enfoncer encore davantage les travailleurs : le renforcement de l’UE du capital, de ses institutions qui écrasent les démocraties nationales, l’établissement d’une « gouvernance européenne ». Le point d’arrivée, c’est le sinistre « Pacte pour l’euro », une politique imposée au moyen de l’euro, synonyme d’austérité à perpétuité et de mise sous tutelle des Etats démocratiques.

En France, comme ailleurs, le système assigne à sa roue de secours d’extrême-droite le soin, comme en 1992 contre Maastricht, ou en 2005 contre le TCE de dévoyer la lutte contre l’UE du capital, en les associant au nationalisme et au racisme. Le capital joue avec le feu : ne laissons pas faire !

Les peuples, quand on leur demande leur avis ne se trompent pas : NON à Maastricht ou au TCE au Danemark, en Irlande, aux Pays-Bas ou en France. Un vote de classe, celui des ouvriers, des paysans, des employés, de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capital, s’exprime à chaque fois contre l’UE. Un rapport de force existe liant luttes et rejet de l’UE du capital.

Voilà pourquoi nous pensons qu’il est primordial que notre parti le PCF reprenne son combat de toujours contre l’intégration européenne capitaliste. Le PCF est la seule force politique conséquente qui a toujours combattu l’intégration européenne depuis la CED (l’armée européenne) en 1953 jusqu’au combat contre Traité d’Amsterdam et la monnaie unique en 1998 en passant par le Traité de Rome.

La sortie de la France de l’euro, c'est-à-dire la fin de l’euro, vu la place centrale de notre pays, n’est pas synonyme d’avènement du socialisme. Bien sûr, mais ce serait une victoire politique majeure, une mise en échec historique de l’UE, l’explosion du consensus droite/PS en France. Evidemment, pour les communistes, elle ne peut que s’accompagner que d’autres mesures fondamentales telles que la remise en cause de la dette publique indue, la nationalisation du secteur financier, une autre politique fiscale et salariale. Elle va dans le sens du refus croissant de l’application du Traité de Lisbonne, des directives et règlements européens. 

En 1992 comme en 2005, avec leur Parti, les communistes ont su aller à contre-courant. Nous nous souvenons que cela n’a pas été facile mais que cela a été finalement fécond pour les luttes. En 2012, le PCF doit refuser de céder à la pression réformiste dominante : aucune illusion ne peut être laissée, avec la CES ou le Parti de la gauche européenne, sur une réorientation contre-nature de l’UE ou de la BCE! Le débat ne saurait être esquivé dans le Parti pour cause de campagne électorale ou d’adhésion au Parti de la « Gauche européenne ».

Les institutions de l’UE n’ont d’objectif que d’éliminer les acquis sociaux et démocratiques nationaux, le droit, souvent chèrement payé, des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elles tentent de tout porter au niveau supranational où ils n’ont pas de prise mais où les multinationales sont omnipotentes. Au contraire, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel, internationaliste, des peuples!

Aussi, responsables, militants, sympathisants du PCF, citoyens, nous demandons publiquement que le PCF, au regard de son rôle historique, lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro. Nous nous engageons à forcer le débat sur cette question cruciale.

 

Premiers signataires: Stéphane AURIOL (PCF-RATP, Conseil national du PCF 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN)

Je m’associe à cet appel. Je demande que le PCF, dans la suite de ses combats contre le Traité de Maastricht et la « constitution » européenne lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro en vue de rompre avec l’UE du capital.

Renvoyer à PCF Paris 15, 130 rue Castagnary, 75015 Paris. pcf15@wanadoo.fr

 

 

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:32

Diffusé à la Fête de l'Huma notamment sur les standsde

 

- Section PCF de Paris 15ème, avenue Dolorès Ibarruri

- Section PCF de Saint-Quentin, avenue Paul Vaillant-Couturier

- Fédération PCF de la Haute-Saône, avenue Lise London

 

Dossier spécial "SORTIE DE L'EURO?"

 

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