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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:08

Pour vos journaux de cellules, tracts, blogs.... nous mettons régulièrement à votre disposition, et à celle des organisations du Parti, des modèles d'articles. Si cela vous plait - en tout ou partie - il vous suffit de "copier-coller". 

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SARKOZY BATTU. ET MAINTENANT?

Augmenter les salaires

 

Le 6 mai dernier, une majorité d'électeurs a décidé de changer de Président de La République en élisant François Hollande. Les communistes, qui ont contribué à la défaite de ce représentant de "la droite décomplexée", s'en félicitent. Il faut maintenant que ce changement se voit dans notre vie de tous les jours.


Après cinq années d'austérité renforcée, l'urgence c'est maintenant d'augmenter les salaires: le SMIC mais aussi tous les salaires avec le rétablissement de l'échelle mobile des salaires.


C'EST NECESSAIRE

C'est une nécessité pour tous les salariés. Voilà maintenant des années que l'augmentation des salaires se situe en dessous de l'inflation.

Aujourd'hui de nombreuses familles ne "bouclent" leur budget qu'en rognant sur des dépenses essentielles: loisirs, culture, alimentation, voire même les dépenses de santé.

On ne vit pas pour travailler, on travaille pour vivre. Et les besoins à satisfaire sont immenses.


C'est une nécessité pour tous. L'augmentation des salaires, c'est aussi des rentrées plus importantes de cotisations sociales: une sécurité sociale qui rembourse mieux, la possibilité de revenir tout de suite au départ à la retraite dès 60 ans sans décote avec 37,5 années de cotisations ….

C'est aussi des rentrées fiscales plus importantes. Avec les moyens pour l'Etat d'une véritable politique de progrès, de ré-industrialisation, de développement des services publics ..


C'est une nécessité économique. Satisfaire les besoins, c'est aussi produire ce dont nous avons besoin. Et de créer des emplois pour cela!


C'EST POSSIBLE

Contrairement à ce que nous serinent tous ceux qui, de la droite au parti socialiste, veulent nous imposer la "réduction du coût du travail" (en clair, moins de cotisations pour les patrons, davantage d'austérité pour les salariés et leurs familles), c'est possible à condition d'avoir le courage de contester la toute puissance des marchés financiers.


C'est notamment le cas en Europe où l'euro et les règles qui l'accompagnent ont justement été créées contre l'intérêt des salariés et des peuples.

Comme en Allemagne, pays présenté comme modèle alors que le nombre de "travailleurs pauvres" y a explosé pour que leurs patrons puissent exporter à bas prix vers les pays voisins - dont la France.


Plutôt que de tenter de renégocier des traités européens inamendables, n'est-il pas temps de taper du poing sur la table? Et d'affirmer le droit pour notre pays de mener la politique salariale, industrielle, commerciale et agricole qu'il décide … quitte à sortir de l'euro?


C'EST AUX SALARIES DE JOUER.

Faut-il attendre pour cela une volonté politique qui, en l'état actuel, ne viendra ni de la droite évidemment, ni du parti socialiste?

 Non, les salariés n'ont jamais rien gagné que ce qu'ils avaient obtenu par eux-mêmes. A chaque fois, c'est contre le grand patronat et les puissances financières qu'ils ont dû arracher, une à une, chacune de leurs conquêtes sociales.


Et il y a besoin pour cela d'un parti communiste fort, influent, déterminé à faire bouger toutes les lignes politiques actuelles plutôt que s'en accommoder.


Le changement cela doit être pour nous. C'est à nous, maintenant, de le construire.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 20:14

Conseil National du 11 Mai 2012 

 

manu-96pppEmmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

 

La discussion sur les questions européennes est directement connectée avec la situation post-électorale française.

 

Je veux d’abord demander au Conseil national d’adresser nos salutations au Parti communiste grec (KKE)pour son résultat électoral et surtout pour son action politique. Ses militants subissent directement les pressions et la répression pour son combat au cœur des entreprises dans le contexte d’un mouvement syndical dominé par les syndicats de collaboration. Seul, il dénonce la collusion intégrale entre le capitalisme grec et l’Union européenne pour saigner les travailleurs et le pays au moyen de l’euro comme demain, le cas échéant, au moyen de la sortie de l’euro.

Pour les trusts européens dominants, l’essentiel est de préserver cette monnaie unique de domination à l’ouest, tout en préservant le pouvoir de l’UE du capital sur l’ensemble du continent.

Je fais partie de ceux qui ont été choqués par plusieurs articles de l’Humanité qui ont dénigré la résistance du KKE et fait une promotion unilatérale du parti Syriza, filiale grecque du Parti de la gauche européenne. En fait de « radicalité », cet assemblement hétéroclite, alliant gauchistes et socio-démocrates, a trouvé aussitôt comme sauveur après son succès électoral… François Hollande. Dans le même mouvement, son dirigeant, M. Tsipras,  implore et voudrait faire attendre quelque chose à son peuple de … Manuel Barosso et de la Commission européenne.

 

Devant la colère et la désespérance populaires, devant l’action résolue et rigoureuse du KKE, vu le discrédit des partis traditionnels de l’alternance, le système a recours, d’un côté, aux pires nationalistes, de l’autre, à une social-démocratie pro-européenne de substitution, Syriza.

 

Notre CN doit au minimum analyser ces événements de façon contradictoire et affirmer un soutien à nos camarades grecs. Ce qui se passe en Grèce, laboratoire de la super-austérité nous concerne directement. Le meilleur soutien au peuple grec est bien de combattre l’UE du capital dans notre propre pays.

 

La situation au lendemain des présidentielles en France n’est pas sans évoquer la situation en Italie, même si Mario Monti n’est pas arrivé au pouvoir à la suite d’une élection, mais seulement avec une recomposition parlementaire.

Sarkozy, comme Berlusconi, a servi de repoussoir et s’est lancé dans une surenchère droitière au nom de la crise, qu’aucun des deux n’a menée à bien.

Dans un pays comme dans l’autre, le système fait tout pour laisser à l’extrême-droite, nationaliste, régionaliste ou fasciste, le soin de détourner la colère populaire, la colère ouvrière, dans un contexte d’effacement des organisations communistes.

Comme Mario Monti, largement soutenu à « gauche » et au centre, Hollande arrive au pouvoir avec le bénéfice d’une illusion, même molle, qu’il fera moins mal, le moins mal possible dans un environnement défavorable.

C’est le meilleur moyen de faire passer la résignation à l’austérité.

 

La question européenne a été minutieusement esquivée de la campagne électorale des présidentielles en France.

Ce n’est pas un hasard. L’UE sera le prétexte et l’instrument de la super-austérité avec Hollande. En 2005, Hollande et Sarkozy posaient ensemble sur la une de Paris-Match pour la constitution européenne.

La contestation de l’Union européenne, et en particulier de l’euro, a été laissée au FN pour qu’il la dénature sous l’angle du nationalisme et du racisme anti-immigrés.

De son côté le Front de gauche a fait le jeu de Hollande et de l’intégration européenne.

 

Mélenchon, alors sénateur PS, a été un propagandiste acharné de Maastricht. Il l’est toujours. La seule chose qu’il regrette, c’est que Maastricht n’ait pas conduit au fédéralisme européen qu’il appelle de ses vœux. Dans son dernier livre, que j’ai devant moi, il regrette que n’ait pas été établi un budget commun franco-allemand en 2000 comme Fischer et Schröder le proposaient.

 

Le Front de gauche a concentré ses attaques sur le nouveau Pacte budgétaire, cette resucée de Maastricht. Bien sûr, nous devons être totalement contre.

Mais le choix ne peut pas être entre le nouveau pacte et le maintien de Maastricht-Lisbonne. Le rejet de l’un ne peut pas aller sans le rejet de l’autre.

 

La position de la Confédération syndicale européenne, la CES atlantiste et anticommuniste, relayée par un appel signé par Bernard Thibault et François Chérèque en décembre 2011, prétend défendre un soi-disant « modèle social européen », qui serait contenu dans le Traité de Lisbonne. On voit jusqu’où l’adhésion aux thèses de l’UE coïncide avec les pressions vers la collaboration de classe. Ne nous laissons pas influencer ! Souvenons-nous que la base, puis la majorité des organes de la CGT en 2005 aont désavoué la direction confédérale quand cette dernière (Le Duigou/Thibault) voulait appeler à ne pas voter contre le TCE.

 

Maintenant quand Hollande propose gentiment à Merkel de renégocier le pacte budgétaire, avec l’aide, à leur niveau, de Mélenchon et du Front de gauche, il devrait passer pour un contestataire. Et puis quoi encore ?

 

J’entends ici certains demander un référendum européen pour pourvoir demander à la Commission européenne de bien vouloir réorienter les statuts de la Banque centrale européenne.

Illusion technocratique ou volonté de mettre le peuple dans la confusion ?

Déjà en 1992, l’équipe économique du PCF, derrière Herzog, aujourd’hui allié du patronat européen, défendait, contre les communistes, une renégociation-acceptation de Maastricht.

 

Communistes, ayons le courage de nous opposer frontalement au capital, de rejeter les leurres du capitalisme monopoliste à la sauce européenne, fait d’aides massives au grand capital au nom de la production ou de la croissance, de renforcement des instances supranationales antidémocratiques !

 

Hollande va faire de son mieux dans ce sens. Il prévoit notamment une troisième phase de décentralisation pour aller dans le sens de l’Europe des régions qui ruine par exemple l’Espagne.

Il va aller s’arranger à Berlin pour consolider la dictature de l’UE du capital.

 

Internationalistes, comme les communistes grecs, nous avons une autre campagne à mener, nationalement, celle du rejet des nouveaux dispositifs européens, en lien indissociable avec le rejet de Maastricht pour pousser le discrédit populaire de l’UE, dans chaque pays, jusqu’au bout !

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 19:07

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PARTOUT EN FRANCE

Faisons reculer les idées du Front national

 

Le premier tour de l'élection présidentielle a vu la progression dangereuse du score du Front national. Dangereuse parce que la droite n'hésite plus à reprendre ses thèses. Dangereuse parce que certains candidats n'hésitent plus à s'en servir pour s'offrir "une belle promotion médiatique". Quitte à le faire encore progresser…

 

Ce qui fait progresser le Front national, c'est avant tout le manque de perspectives claires et le rejet des partis qui apparaissent comme "établis".

Et c'est particulièrement le cas dans toutes les circonscriptions frappées par la crise: chômage massif, pauvreté, pénurie de logements. A un point tel qu'on ne voit plus comment s'en sortir.

 

Marseille, Toulon, Hénin-Beaumont n'ont pas besoin 

de "sauveur suprême" mais d'une perspective politique claire.

 

Comment ces idées ne progresseraient-elles pas alors même que les comportements politiciens locaux se multiplient à droite comme à gauche: détournements de fonds publics, compromissions électorales, parachutages? Alors, qu'au bout du compte, élection après élection, rien ne change.

 

Changer de pratiques politiques.

 

==> Changer de pratiques politiques, c'est avoir le courage de dire d'où viennent les difficultés subies et comment les surmonter.

Peut-on ainsi multiplier les promesses sans dire NON au  pouvoir de l'argent-roi.? Celui qui, aux noms de la construction européenne et de l'Euro, pousse les salaires à la baisse, favorise la spéculation immobilière, détruit notre système de santé, repousse l'âge de la retraite et exige le remboursement d'une dette qu'il a artificiellement créée? 

 

==> Changer de pratiques politiques, c'est avoir le courage d'affirmer que le rejet de l'autre non seulement ne réglera rien mais aggravera davantage encore nos problèmes. C'est bien d'ailleurs le rôle que s'est assigné le Front national: diviser entre eux Français et étrangers, femmes et hommes, salariés des secteurs privé et public pour mieux les désarmer. N'est-il pas évident que les seules catégories sociales que la milliardaire Le Pen  "laisse tranquilles" ce sont les grandes fortunes?

 

La nécessité d'un parti communiste fort, influent, courageux.

 

Et il y a besoin pour cela d'une force politique différente des autres.

Une force politique qui préfère s'adresser aux citoyens, défendre leurs intérêts en toutes circonstances plutôt que d'oublier ses valeurs au profit d'accords politiciens.

Une force politique forte de dizaines de milliers de militants qui, quotidiennement, vivent les mêmes difficultés que ceux à qui ils s'adressent - leurs collègues de travail, leurs concitoyens - et les invitent à agir avec eux plutôt que de venir "d'en haut" leur donner des leçons.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 15:14

Conseil National du 11 Mai 2012 

 

dominiquenegriDominique NEGRI, fédération de l’Isère

 

Une droitisation générale : voilà le bilan de la campagne des présidentielles. Certes, le rejet de Sarkozy a été confirmé au second tour, mais il atteint 48,4% des voix. L’extrême-droite a pu jouer son rôle pour dévoyer la colère populaire. Hollande est élu sur un programme de poursuite de l’austérité, soutenu d’un côté, « sans conditions », par le Front de gauche de l’ex-PS Mélenchon, de l’autre par Bayrou.

 

Alors où est la victoire de la gauche ? Où est l’espoir de changement ?

 

Au sortir de cette campagne, Hollande et sa future majorité bénéficient d’une présomption qu’ils vont mener la moins mauvaise politique possible, sous la pression de l’UE, de l’Allemagne, de la dette publique. La caution du Front de gauche est lourde de conséquences.

 

Déjà Hollande s’efforce d’associer les directions syndicales, qui l’ont soutenu sans réserves, à la gestion de la crise. Les gouvernements précédents ont préparé le terrain avec les lois sur le « dialogue social » et la « représentativité syndicale » visant à impliquer les syndicats dans la cogestion et la collaboration de classe.

 

La raison d’être du PCF devrait l’amener à contrer ce climat de résignation, à mettre en avant les propositions de ruptures dont les luttes ont immédiatement besoin pour résister et gagner.

 

C'est-à-dire de faire le contraire de Mélenchon et du Front de gauche !

Mélenchon renvoie le « changement » aux prochaines élections présidentielles, 2017, 2022 !

En attendant, il adopte une posture grandiloquente de radicalité mais se contente en fait de surenchérir sur les annonces de Hollande. Le résultat, c’est de faire passer la politique de Hollande comme allant dans le bon sens dans la mesure du possible ! Le Front de gauche se révèle vraiment comme force d’appoint et de canalisation vers la gauche d’alternance.  

 

Lors du mouvement pour défendre les retraites, la gauche distribuait des tracts contre Sarkozy en marge des manifs.

Pendant la campagne, Mélenchon a promis le maximum : 60 ans pour tous sans conditions, au minimum au SMIC revalorisé à 1700 euros,… s’il était élu.

Aujourd’hui, Hollande prévoit un minimum, le retour du droit au départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à 18 ans et justifie de 41 annuités. Il remet en cause en même temps la notion d’annuité validée et promet au patronat de nouvelles exonérations de cotisations au nom de nouveaux « emplois jeunes ».

Qui d’autre que le PCF devrait défendre, ce que le Front de gauche s’est gardé de faire, le retour aux 37,5 annuités, la fin des exonérations de cotisations sociales (et non leur « modulation »), conditions pour du rassemblement, de la reconstitution du rapport de force pour la retraite à 60 ans ?

 

Hollande n’a pas du tout l’intention de revenir sur la casse de l’emploi dans la fonction publique opérée par ses prédécesseurs, avec la RGPP. C’est logique, la RGPP s’appuie sur la LOLF co-rédigée en 2000 par la gauche plurielle et la droite (Mélenchon étant ministre). Il faut aujourd’hui les remettre en cause l’une et l’autre, la RGPP et la LOLF.  

 

Pour la défense et la reconquête des grands services publics, par exemple des transports, nous devons être intransigeants sur la propriété publique, les statuts, les monopoles publics. Mais dans le programme du Front de gauche, la notion de « pôle public » est trompeuse et rentre en fait dans la logique des « autorités de régulation », des appels d’offre, des prestataires privés. Ce n’est pas ma conception du service public.

 

Sur l’Europe enfin, toute la campagne de Mélenchon et du Front de gauche a abouti à valoriser la position hypocrite de Hollande. La question n’est pas de « renégocier » le nouveau pacte budgétaire mais de rompre avec la mise sous tutelle des budgets nationaux et l’austérité à perpétuité organisée depuis Maastricht. Arrêtez de laisser le FN reprendre et dénaturer les positions du PCF de 1992 contre Maastricht et la monnaie unique !

 

Voilà les sujets sur lesquels, en tant que direction du Parti, nous devrions discuter. Mais en fait, le CN semble préoccupé principalement de tactiques électoralistes et toutes les décisions sont prises ailleurs.

 

Le parachutage de Mélenchon dans le Pas-de-Calais oriente nationalement la campagne des législatives. C’est un calcul politicien lamentable. Mélenchon se sert de Le Pen comme faire-valoir. En quoi l’ex-apparatchik socialiste est-il mieux placé que les représentants des militants communistes pour faire reculer la démagogie « sociale » de Le Pen ?

Nationalement, les partisans du Front de gauche dans notre Parti espèrent gagner des voix en se cachant derrière un socialiste puisqu’ils refusent d’assumer des positions communistes conséquentes.

Les négociations en cours avec le PS pour gagner de 2 à 5 circonscriptions, grâce à des candidatures uniques de la gauche face au FN, nous déconsidèrent de la même façon.

 

Battre la droite, faire reculer l’extrême-droite oui ! Mais préparons-nous à nous opposer au pouvoir de Hollande !

Du moins poussons le débat dans le Parti ! Les procédures décidées unilatéralement (par qui ?) pour décider d’une participation à une majorité de gauche plurielle sont inacceptables. Annulation du congrès statutaire, refus de poser les conditions avant les législatives, puis une consultation de la base en 24 heures chrono !

 

Avez-vous peur de faire le pari de l’intelligence des communistes ?

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 20:12

Jules Ferry : le bourgeois colonialiste… A chacun son Panthéon !

 

Rappels historiques par JV pour vivelepcf

 

François Hollande a placé son investiture sous la figure tutélaire de Jules Ferry. Déclarant faire de « la jeunesse » et de « l’Ecole » des priorités de son mandat, il entend ainsi honorer le promoteur des lois scolaires de la IIIe République.

Invoquer « l’Ecole de Jules Ferry », se référer à lui comme à un père fondateur de la République, est un lieu commun des politiciens de « gauche » comme de droite.

C’est avoir la mémoire sélective.

L’œuvre de Ferry ne peut être dissociée de la politique de la bourgeoisie républicaine au pouvoir en France à partir de 1879, dont il fut un des principaux idéologues et promoteurs. Au-delà du mythe du vertueux républicain, c’est la nature de classe de sa politique qui doit être étudiée.

Il ne s’agit pas de nier l’importance de l’obligation, de la gratuité et de la laïcité de l’enseignement primaire introduites par les lois de 1881 et 1882, qui prolongent la politique initiée par les gouvernements bourgeois précédents. Elles représentent une indéniable avancée démocratique, contribuant à leur manière à élever le niveau intellectuel de la masse de la population et à faire reculer l’influence de l’Eglise catholique et des notables réactionnaires - en particulier dans les campagnes.

Avancée démocratique n’est cependant pas démocratie. « L’Ecole de Jules Ferry » conserve en effet toutes les caractéristiques d’une école de classe : les élèves des écoles communales se voient ainsi interdire l'accès aux lycées, qui restent de toute façon payants, et réservés aux enfants de la bourgeoisie. L’enseignement dispensé dans les écoles communales vise par ailleurs, à travers les cours de morale et d’éducation civique, à entretenir un chauvinisme revanchard anti-allemand – après la défaite de 1870/1871. Aspect peu connu aujourd’hui, les Républicains, à partir de Jules Ferry, mettent sur pied dans les écoles les « bataillons scolaires », censés inculquer aux enfants une formation militaire dès leur plus jeune âge. Les cours d’histoire et de géographie sont l’occasion d’exalter le « génie de la France », d’illustre et défendre la colonisation et l’impérialisme français.

Le rôle de mobilisation idéologique assigné à l’école prend tout son sens si on le relie à la politique extérieure portée par Jules Ferry et les Républicains modérés. Continuant l’action des régimes précédents, qui ont conquis et colonisé l’Algérie et le Sénégal, ils donnent une nouvelle impulsion à l’impérialisme français. En son temps, Jules Ferry, surnommé « Ferry-Tonkin », est l’homme de la mise sous tutelle de la Tunisie, de la conquête du Congo, de Madagascar, de l’Indochine.

120515_vietnam.jpgFerry justifie dans un discours à l’Assemblée Nationale du 28 juillet 1885 la politique coloniale de la France (nous surlignons en gras quelques expressions) :


« Ce qui manque à notre grande industrie, que les traités de 1860 ont irrévocablement dirigée dans la voie de l'exportation, ce qui lui manque de plus en plus, ce sont les débouchés (...) La concurrence, la loi de l'offre et de la demande, la liberté des échanges, l'influence des spéculations, tout cela rayonne dans un cercle qui s'étend jusqu'aux extrémités du monde. C'est là un problème extrêmement grave.

Il est si grave (...) que les gens les moins avisés sont condamnés déjà à entrevoir, à prévoir et à se pourvoir pour l'époque où ce grand marché de l'Amérique du Sud, qui nous appartenait de temps en quelque sorte immémorial, nous sera disputé et peut-être enlevé par les produits de l'Amérique du Nord. Il n'y a rien de plus sérieux, il n'y a pas de problème social plus grave ; or, ce problème est intimement lié à la politique coloniale (...) »

 

La crise économique qui touche l’Europe des années 1870 aux années 1890 avive d’autant plus les tensions entre Etats qu’à partir de 1860 de nouveaux pays s’engagent sur la voie de l’industrialisation – Allemagne et Etats-Unis notamment. Leurs gouvernements n’hésitent pas à mener une politique commerciale agressive pour ouvrir des marchés extérieurs à leurs industriels. Pour contrecarrer l’insuffisance de la demande intérieure, et devant la menace de saturation des marchés extérieurs, les gouvernements anglais et français amplifient à partir des années 1880 les conquêtes coloniales. Ils seront bientôt suivis par l’Allemagne. Il s’agit pour eux, comme l’expose ici Jules Ferry, de se tailler en Afrique et en Asie des zones économiques exclusives, où les industriels nationaux pourraient écouler leurs produits à l’abri de la concurrence étrangère. C’est également le moyen, en mettant au travail une main-d’œuvre à bon marché dans de grandes exploitations agricoles ou minières, de s’assurer d’approvisionnements en matières premières à bas coût. Par la conquête militaire, les gouvernements offrent ainsi aux bourgeoisies nationales des marchés réservés, qui leur permettraient de rétablir leurs taux de profit.

En cette fin de XIXe siècle, l’impérialisme et la colonisation, l’exploitation de pays plus pauvres et moins développés, sont un des aspects de la politique de la bourgeoisie pour maintenir sa prééminence – alors que partout en Europe se développe et commence à se structurer le mouvement ouvrier.

De manière plus ou moins hypocrite, l’asservissement des peuples d’Afrique et d’Asie se drape de vertus civilisatrices, confortées par les conceptions racistes de la science du temps. Dans le même discours, Ferry déclare :

 

« Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ... »

 

Un peu plus tard, en Angleterre, Rudyard Kipling parlera du « fardeau de l’homme blanc » pour qualifier cette « obligation morale » des Occidentaux.

En fait de civilisation, les conquêtes sont dures et sanglantes … Une fois celles-ci achevées, les activités productives traditionnelles sont désorganisées, les pays conquis remodelés au bénéfice exclusif des colonisateurs, les populations bien souvent assujetties à des formes de travail forcé et soumises à un statut juridique inférieur.

 

Non, décidément, Jules Ferry n’est pas au panthéon des communistes !

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 09:38

Conseil National du PCF du 11 Mai 2012 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

 

claudefainzangCette campagne des élections présidentielles a vérifié que le Front de gauche représente bien le choix de l’effacement du Parti, un choix, je le rappelle, décidé sans les communistes, sans congrès.

 

Le sigle PCF a disparu du matériel de campagne, ou alors il reste en tout petit. Idem pour les législatives, bien que ce soit les communistes qui payent.

Qui rédigent les tracts ? Il n’y a presque jamais les positions communistes.

 

Il est déjà annoncé qu’il n’y aura pas de groupe communiste à l’Assemblée mais un groupe « Front de gauche ».

 

La vie du Parti est suspendue au Front de gauche. Il n’y a pratiquement plus de réunion de cellule, même de section.

 

Mélenchon et ses amis ont pris presque toute la place dans les médias.

 

Mélenchon ne s’y est d’ailleurs pas gêné pour puiser, dans les mots, dans nos fondamentaux abandonnés par notre direction, pour jouer au révolutionnaire [institutionnel !].

 

Mais les positions de rupture que le PCF devrait porter sont absentes. C’est grave alors que d’importantes luttes sont à venir et à préparer avec l’élection de Hollande et la poursuite annoncée de l’austérité.

 

Par exemple, nous devrions être le parti qui défend le rétablissement de l’échelle mobile des salaires, qui continue le combat pour la retraite à 60 ans en reprenant le mot d’ordre du retour aux 37,5 annuités. Comment rassembler sur cette question en ignorant la question des annuités et du financement par la cotisation sociale ?

Après les abandons des années de gauche plurielle, il faudrait enfin rectifier le tir : exiger la renationalisation intégrale des grands services publics et le rétablissement des monopoles publics nationaux (EDF, GDF…). Cette bataille est d’autant plus importante devant le dépeçage planifié de la SNCF.

 

C’est sur la réponse à de tels enjeux que doit s’envisager la participation gouvernementale et/ou le soutien à une majorité dominée par la social-démocratie.

Le calendrier retenu par le rapport [le CN n’a même pas été invité à le ratifier !] fait le choix de la précipitation. Les communistes seront de fait privés de la décision. Le 18 et le 19 juin, ils seront peut-être consultés, mais sans vote national.

Mais c’est maintenant au plus tard, après l’annulation du congrès, que devrait être mis en débat le contenu et les conditions, en lien avec le développement du mouvement populaire, d’une éventuelle participation !

 

Pour ma part, c’est non, nous ne pouvons pas aller avec le PS ! Ses choix ne vont pas dans le sens des intérêts populaires.

 

La question du logement social l’illustre entre autres. Dans mon secteur, le député sortant est Daniel Vaillant, ancien ministre PS de l’intérieur. Les représentants des 107 amicales de locataires CNL du 19ème arrondissement ont demandé à être reçues pour lui exposer leurs exigences, notamment : le blocage des loyers, y compris dans le logement social, l’abrogation de la loi Boutin et du décret de 2008 sur les surloyers, le relèvement des plafonds de ressources pour l’entrée en HLM, la TVA à 5,5% sur les produits énergétiques et le chauffage, la baisse des tarifs du gaz et de l’électricité, le relèvement de 25% de l’APL, la hausse du budget du logement à 2% du PIB.

 

Daniel Vaillant a été clair : c’est « NON » à tout, à chacune de ses revendications, c’est le refus de « prendre l’argent là où il est ».

 

Rien de différent du côté de François Hollande, qui n’a pas voulu recevoir la CNL, mais qui lui a transmis par écrit la même fin de non recevoir à ses revendications, qui sont aussi les nôtres en tant que communistes.    

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:39

Elections régionales en Allemagne (Rhénanie du Nord – Westphalie) : retour de « die Linke » à l’insignifiance électorale


Vivelepcf – 13 mai 2012

 

120513_NordRhein.pngDes élections régionales avaient lieu dimanche 13 mai 2012 en Rhénanie du Nord – Westphalie, le land le plus peuplé d’Allemagne, avec près de 18 millions d’habitants (la Ruhr).

Les résultats marquent un fort recul du parti de Angela Merkel, la CDU, menée localement par le ministre Norbert Röttgen. Il chute de 35 à 26% des voix, un minimum historique.

La sanction de la politique de bas salaires, de cadeaux fiscaux aux riches est sans appel. Angela Merkel est désavouée en particulier sur le nouveau pacte budgétaire européen qui a été au centre des débats de la campagne.

Les sociaux-démocrates (SPD) et les Verts, déjà à la tête de la région, confortent leur position. Le SPD gagne 4% à 38,5%. La baisse de la CDU profite ainsi à l’autre fer au feu de l’UE du capital en Allemagne, critique sur la Pacte budgétaire, mais totalement aligné sur Maastricht.

La vie politique allemande reste totalement cadenassée. Dans l’opposition maintenant depuis 3 ans, la social-démocratie a déjà réussi à se refaire une image de force de changement.

Cela d’autant plus facilement qu’aucun véritable choix alternatif n’est identifiable. Les 40% d’abstention en sont l’expression, comme l’émergence du vote « pirate », libéral-libertaire, sinon guignolesque, à 8%.

Au cœur du consensus entre CDU et SPD, les centristes du FDP (libéraux) se maintiennent après une série de reculs dans d’autres régions, 8%.

Le parti de gauche, « die Linke », modèle du Front de gauche français, essuie un nouvel échec cinglant. Le soufflé électoral de 2009 n’en finit pas de s’affaisser. De 5,6%, die Linke s’effondre à 2,5%. Cela représente même un tiers de voix en moins que la somme des résultats de ses composantes fondatrices aux élections régionales de 2005.

Il n’y a pas de quoi être surpris. Ce n’est pas l’adversité qui fait reculer Die Linke mais bien sa propre ligne. Le Parti de l’ancien ministre de l’économie SPD, Lafontaine, référence de Mélenchon en France, a pour perspective stratégique une alliance avec un SPD « tiré à gauche ». Il s’inscrit pleinement dans la « construction » européenne. Ses députés, derrière l’ancien Gorbatchévien Gregor Gysi, sont même allés en février dernier jusqu’à présenter à la présidence de la République fédérale, la franco-allemande Beate Klarsfeld, « chasseuse » de nazis avec son mari Serge certes, mais aussi supportrice fanatique de Nicolas Sarkozy en France et du gouvernement israélien.

La raison d’être de die Linke au niveau de toute l’Allemagne est posée, après les reculs enregistrés en Sarre, en Rhénanie-Palatinat, en Bade-Wurtemberg etc.

La chute électorale du modèle Linke, qui sert tant à enfumer les communistes et l’ensemble des progressistes français derrière l’opération Mélenchon/Front de gauche, doit faire réfléchir.

En Allemagne, comme en France, c’est d’un solide parti communiste, sur des bases marxistes et léninistes dont les peuples ont besoin. Pas d’une annexe de la social-démocratie.   

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 08:34

Le Front de gauche : au service de la lutte des places ! Pour des candidatures de rassemblement présentées par le PCF, il n’est pas trop tard.

 

Déclaration, 11 mai 2012, vivelepcf

 

Il se confirme que le marchandage électoraliste fait partie de la raison d’être du Front de gauche. Après les européennes, les régionales, les tractations pour la répartition des candidats aux  législatives a occupé pratiquement toute l’année 2011, au mépris de la souveraineté des communistes et des statuts du PCF.

 

Il se révèle aujourd’hui qu’elles ne sont pas encore terminées et même qu’elles s’effectuent sous le parrainage d’un autre partenaire que les composantes du FdG : le grand frère PS.

 

C’est parlant sur la « nouvelle manière de faire de la politique » dans la perspective de la fumeuse « 6ème République ».

 

Le chef Mélenchon montre l’exemple. Le sénateur PS honoraire de l’Essonne et actuel député européen du Languedoc lorgne une place au Palais Bourbon.

Tel son ex-camarade Jack Lang avant son atterrissage dans les Vosges, il a été annoncé candidat potentiel par ses collaborateurs aux quatre coins du pays : dans les Bouches-du-Rhône, le Val-de-Marne, l’Hérault. Maintenant, il irait dans le Pas-de-Calais dans la circonscription où se présente Marine Le Pen.

Pierre Laurent et le secrétaire départemental du PCF du Pas-de-Calais ont déjà donné leur bénédiction à l’opération, sans demander leur avis aux adhérents, au nom de la lutte contre le FN.

 

En quoi cette personnalité, un « cacique » du PS pendant 30 ans comme il s’en vante lui-même, serait-elle plus efficace que des candidats portés par les militants communistes des entreprises, villes et villages du Pas-de-Calais pour faire reculer l’extrême-droite ?

Sa campagne des présidentielles pose question. Le recours à l’insulte n’a pas masqué l’incapacité du socialiste Mélenchon à démonter la démagogie « sociale » des Le Pen. On peut se demander s’il n’a pas plutôt cherché à se servir de l’anti-lepénisme comme faire valoir électoral suivant l’exemple son maître Mitterrand qui a assuré en 1983 la promotion médiatique de Jean-Marie Le Pen. La question du rôle du FN pour le système et de la façon de le contrer doit être discutée et creusée au sein du PCF.

 

L’opposition au FN, après le score de Marine Le Pen, sert de prétexte à la recherche d’arrangements entre Front de gauche et PS un peu partout en France.

Main ils étaient déjà sur les rails bien avant. En témoignent les protestations éplorées de Pierre Laurent et Marie-George Buffet après l’accord PS-EELV en novembre. Elles ont dévoilé l’existence d’un autre accord avec Martine Aubry. Dans la 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis, le député ex-PCF Asensi (en place depuis 32 ans !) et sa suppléante Clémentine Autain n’auraient pas dû se voir opposer une candidature commune PS-EELV, en l’occurrence celle de l’ex-PCF Gatignon. Quelle tambouille !

Ensuite en janvier, Pierre Laurent appelait le PS à « démentir » l’arrivée du globe-trotter Jack Lang dans la 4ème circonscription de l’Aisne, implicitement réservée au Front de gauche Lanouilh. En février, le Courrier Picard révèle l’amorce d’un accord avec le PS dans la 1ère circonscription de la Somme. Dès janvier Mélenchon demandait à des candidatures uniques de la gauche dans 90 circonscriptions.

 

Aujourd’hui, ces situations se confirment. Les négociations nationales se finalisent. On laisse entendre des candidatures uniques de la gauche dans une cinquantaine de circonscriptions, une dizaine pour le FdG.

Tout cela pose des questions politiques de fond aux communistes

 

L’an dernier, lors de la consultation interne pour la candidature à la présidentielle, André Chassaigne avait été clair sur son adhésion au  Front de gauche et son souci de ne pas créer de fracture avec le PS, pour mieux le « tirer à gauche ». C’est sa position et celle d’une bonne partie de la direction du PCF. Soit.

D’autres avaient appelé les communistes à voter Chassaigne « tactiquement » pour s’opposer à l’OPA de Mélenchon. Nous en retrouvons aujourd’hui beaucoup alignés derrière Mélenchon et le Front de gauche. Pourtant ces derniers n’ont pas changé de nature ni d’orientation. Est-ce un nouveau choix tactique ? Pour sauver des places ?

 

Pour nous, le ralliement à Hollande « sans conditions » du Front de gauche confirme sa vocation :

- être une force d’appoint du gouvernement PS, avec ou sans participation directe (celle de Robert Hue, présenté par le FdG dans le Val d’Oise aux sénatoriales de 2011, étant pratiquement acquise)

- être un outil potentiel de canalisation de la colère populaire, d’accompagnement réformiste de la poursuite de la politique au service du capital et de l’UE par la nouvelle majorité.

C’est pour cela que le PS condescend à laisser se former un groupe parlementaire FdG étoffé.

 

C’est en tout cas notre analyse et nous sommes plus que jamais totalement en désaccord avec cette stratégie.

 

L’attaque que le capital, l’UE et leurs relais préparent sont trop graves pour laisser encore effacer le PCF et ses positions de ruptures. Il est encore temps de se sortir de l’impasse politicienne du Front de gauche telle qu’elle apparaît à nouveau, de faire vivre et renforcer le PCF y compris en allant vers tous ceux qui aspirent au changement et n’ont pas trouvé d’autre bulletin de vote que celui du Front de gauche.

Il n’est pas trop tard pour des candidatures de rassemblement présentées par le PCF aux législatives, avec comme objectif de battre la droite et de faire reculer l’extrême-droite mais aussi de préparer une solide opposition à la politique du prochain gouvernement.

 La bataille pour le maintien et le développement d’une organisation communiste en France, au cœur des luttes,  ne fait que commencer.

 

Les travailleurs, le pays vont avoir besoin des communistes !

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 11:19

Conseil national du PCF du 25 avril 2012 

 

Intervention de Dominique NEGRI (Isère)


L’élection présidentielle a été réduite à un référendum pour ou contre Sarkozy. Tous les autres candidats ont cherché à se démarquer du bilan de son gouvernement.

Le rejet de sa politique de casse sociale s’est effectivement exprimé. Alors oui, il faut aller jusqu’au bout et faire barrage à surenchère droitière de Sarkozy. Mais non, le vote Hollande ne doit surtout pas être un vote « sans conditions » mais un vote sans illusions! L’alternance n’amènera pas de changement de cap.

dominiquenegriLa campagne électorale a été organisée dans le but de détourner l’opinion des analyses, des propositions de rupture dont les travailleurs auront besoin pour affronter la prochaine offensive du capital. 

La crise n’est pas une crise « financière », due aux « excès » du capitalisme. C’est une crise du capitalisme lui-même. Il avance ses propres solutions : liquidation des acquis sociaux, baisse des salaires d’abord, puis aides publiques massives pour reconstituer le profit des grands groupes (du pur capitalisme monopoliste d’Etat porté par la « gauche »).

L’UE est l’organisme de coordination de ces politiques dans les différents pays. L’euro est son instrument. La question n’est pas pour nous, communistes, de rentrer dans le mythe de « l’Europe sociale », du soi-disant « modèle social européen ». Elle est de continuer à porter notre opposition fondamentale au Traité de Maastricht. La contestation de ses avatars actuels, « règle d’or » ou MES, ne prend de sens que dans le refus premier de Maastricht.

Ces positions cruciales, comme tant autres, n’ont pas été portées ces derniers mois, sinon pour être caricaturées. On mesure les conséquences de l’absence de candidat (vraiment) communiste.

La candidature quasi-imposée de Jean-Luc Mélenchon s’est révélée strictement conforme à ce que nous dénoncions, quelques uns ici, même si, faute d’autre choix électoral, elle a drainé une partie de l’aspiration au changement. Il y a tromperie sur la marchandise.

Le sénateur mitterrandien honoraire, l’ancien ministre de Jospin s’est servi d’un phrasé révolutionnaire pour mieux esquiver les questions de fond, mieux canaliser vers sa maison-mère Hollande (dès 20h15 dimanche !). Les postures radicales, la façon scandaleuse de singer Georges Marchais ont cherché à masquer les axes réformistes du Front de gauche : l’adhésion à l’UE au nom de l’Europe « sociale », avec cette folle et dangereuse illusion de la réorientation de la BCE, l’insertion totale dans les institutions bourgeoises et l’électoralisme etc.

La fumeuse 6ème république prétend en finir avec la personnalisation du pouvoir : toute la campagne a été centrée sur le personnage de Mélenchon, au mépris en particulier des communistes.   

Nationalement depuis des mois, le CN, direction du PCF ne fait qu’enregistrer les décisions des dirigeants autoproclamés du Front de gauche (Mélenchon, Autain, Billard, peut-être MG. Buffet). L’opacité a été totale sur le Comité national de campagne du Front. Mélenchon se permet de convoquer une convention nationale du Front sans même en référer à Pierre Laurent. Mais pour ce dernier, il faudrait que l’on continue à structurer le Front de gauche.

L’opération est plus subtilement mise en œuvre qu’au moment des collectifs antilibéraux mais elle le même objectif : dissoudre le PCF dans une nouvelle organisation réformiste. Je fais partie de ceux qui s’y opposeront jusqu’au bout.

Nous avons tous constaté la complaisance, la connivence entre les journalistes et l’insulteur public Mélenchon. Elle me rappelle la phrase du dirigeant marxiste allemand August Bebel : « quand la bourgeoisie me flatte, je cherche l’erreur que j’ai commise ». Sauf que là, il n’y a pas d’erreur.

Nous allons affronter une période encore plus dure. La droitisation de la vie politique avec la campagne a préparé le terrain. Hollande mènera une politique de droite. Sarkozy lui facilite le travail en glissant vers Le Pen. Le Pen, qui n’est pas du tout « semi-démente », détourne la colère populaire.

Immédiatement, appelons à battre Sarkozy. Mais refusons toute négociation électoraliste avec le PS pour les législatives, excluons toute participation à une majorité PS.

C’est la condition pour que nos idées progressent et fassent progresser les luttes, sur une ligne de classe. 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 11:09

Conseil national du PCF du 25 avril 2012


Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne 

 

Dans l’Aisne, le résultat du 1er tour est vraiment alarmant. Dans un département sinistré par la casse industrielle, la sanction de la politique de Sarkozy et du ministre du chômage, Xavier Bertrand, s’est tournée massivement vers le FN.

Celui-ci réalise son deuxième meilleur score en France : 26,33%.

Les villes ouvrières sont les plus touchées. A ce propos, je remarque qu’à Florange, dont plusieurs candidats ont essayé d’instrumentaliser la bataille des métallos, Le Pen atteint également 26%.

Les campagnes sont atteintes aussi. Dans une petite commune du Saint-Quentinois, dont le maire est conseiller général communiste, le FN arrive en tête avec 30,62% des voix.

 

Nous l’avons vu pendant la campagne. Le « tous pareils », le « tous pourris », les désillusions devant les alternances qui ne changent rien, sont bien dans les têtes.

Bécourt CorinneA Saint-Quentin, en faisant vivre le point de vue communiste pendant la campagne, en refusant toute logique d’effacement du PCF, nous avons limité les dégâts. Mais au plan national, l’absence de candidat communiste avec des positions de rupture communistes a pesé lourd.

 

On ne combat pas l’extrême à coups d’insultes personnelles sur les plateaux de télévision. On peut le mesurer ! C’est politiquement que l’on combat la démagogie « sociale » du FN, en rejetant clairement l’UE de Maastricht, en exigeant le retour aux 37,5 annuités pour la retraite à 60 ans, en développant les luttes dans les entreprises et les quartiers. Tout ce que le Front de gauche ne tient pas.

 

J’ai écouté l’analyse de Pierre Laurent. Je ne vois pas où il y a lieu de se réjouir des résultats sauf du recul de Sarkozy, qu’évidemment il faut éliminer.

 

Mélenchon a fait mieux que les collectifs antilibéraux de Marie-George Buffet. Une fois que l’on a dit ça, c’est facile de se gargariser.

Mélenchon, candidat socialiste, a été mis en avant pour concentrer les votes qui s’étaient portés sur le NPA, Bové mais aussi sur le PS et même le Modem en 2007. Ses résultats ont peu à voir avec le vote communiste (Aisne – JLM 2012 : 10,19% - Marchais 1981 : 21,77%  / Paris – JLM 2012 : 11,09% - Marchais 1981 : 9,18%).

 

La supercherie Mélenchon/FdG est en train de vite tomber. Il est temps.

 

Sa déclaration dimanche à 20h05 a fait mal. En 48 heures, le rabatteur passe de la « révolution citoyenne » au soutien « sans conditions » à Hollande, l’homme de « l’austérité équitable ». Sans condition politique mais non sans petits arrangements électoraux avec son Parti d’origine. Les négociations continuent pour que le PS fasse élire un groupe front de gauche à sa convenance aux législatives, au prétexte du risque FN.

 

La « révolution par les urnes » est reportée, pour Mélenchon, à … 2022 et à son élection comme président. Les contours de sa « 6ème république » se précisent : personnification à outrance derrière le chef Mélenchon, tout dans les institutions. Vraiment l’urgence sociale, la lutte des classes, il ne connaît pas !

 

Le PCF non plus, il ne semble pas le connaître. Même pour la forme, Mélenchon ne prend pas la peine d’attendre l’avis du Conseil national du PCF pour décider se son ralliement « sans conditions », pour convoquer en juin une « convention nationale du Front de gauche ». De quel droit, au nom de qui ?

 

Je fais partie de ceux qui n’acceptent pas le projet de constitution d’un « Linke à la Française », d’une antenne française du PGE avec des socialistes, maastrichiens, mitterrandiens, jospinistes.

 

Il y a urgence à faire vivre et renforcer le PCF et ses positions pour élever le niveau des luttes. De durs  plans de licenciements vont tomber. Comme dans les autres pays, tout est fait pour faire payer encore plus cher aux salariés et au peuple la crise du capital. L’UE de la finance en sera le prétexte et le bras armé.

 

A Saint-Quentin, aux portes des entreprises, au porte-à-porte, le combat des communistes contre les politiques de droite d’où qu’elles viennent, pour faire reculer l’extrême-droite continue. Les communistes ont décidé que des candidatures clairement PCF seront le meilleur moyen de le porter aux législatives.  

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