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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 11:52

"Cesser de jouer à ce Monopoly où toutes les cases sont la propriété des capitalistes."

Par Jacques Damiani et Alain Depoilly,  Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois.

Aujourd’hui, dans l’élection présidentielle, une question se pose à tous : que devient le Parti communiste français ? 

La situation révèle a confusion idéologique engendrée par la mutation du Parti, ses dirigeants s’éclatent dans tous les sens. D’un côté les communistes refondateurs, qui appellent à soutenir la candidature de José Bové, de l’autre les communistes dits unitaires qui appellent en principe à ne soutenir personne pour la présidentielle, mais qui pour les élections législatives constituent un mouvement (Gauche unie antilibérale) qui aura pour objectif de présenter des candidats dans chaque circonscription. Pour finir, les communistes dits officiels, Marie-George Buffet et la quasi-totalité des élus, qui se présentent à l’élection présidentielle sous l’étiquette de la gauche populaire antilibérale.

 
Dans tous les cas de figure, le Parti communiste disparaît du paysage électoral pour toutes les élections à venir. Mais pas seulement, les communistes refondateurs et unitaires remettent en cause sa forme d’organisation en parti, au profit de celle d’un mouvement, association, réseau, plus apte disent-ils à unir les forces de gauche antilibérale. 

Si nous nous engageons dans cette voie, ce n’est plus une union où chacun peut garder son identité et sa capacité de décider et d’agir dont il est question, mais bien d’une fusion. 

Des questions se posent aussi aux communistes dits officiels, qui se présentent sous l’étiquette gauche populaire antilibérale (contre la volonté de la gauche antilibérale qui présente un candidat) : est-ce la meilleure façon de défendre l’identité communiste ? N’est-ce pas rajouter à la confusion, que de laisser penser qu’entre une candidature de la gauche antilibérale et une candidature communiste, il n’y a aucune différence ?

 
Nous sommes un certain nombre d’adhérents du Parti communiste à penser qu’il y a une différence. Une candidature antilibérale, ce n’est pas une candidature anticapitaliste et encore moins une candidature communiste. L’antilibéralisme conteste uniquement certaines conséquences du capitalisme, pas ses causes. Aussi, nous pensons que notre Parti ne doit pas disparaître du paysage électoral, non pour des raisons de boutiquier, qui feraient passer l’intérêt de leur Parti avant celui du peuple de gauche, mais au contraire parce que le peuple de gauche a besoin d'un parti qui remet en cause, non seulement le libéralisme, mais aussi les bases du système capitaliste. Le communisme ne peut pas se dissoudre dans l’antilibéralisme. 

Il faut tenir compte de la leçon de la dernière élection présidentielle. 

Les travailleurs, les salariés qui chaque jour voient leurs conditions de vie se dégrader, attendent de nous communistes autre chose que des calculs électoralistes où des aménagements au système capitaliste. Ils attendent que nous soyons porteurs d’espoir, d’un projet de société qui ne ferme pas leur entreprise, moderne, efficace, rentable ; par pure spéculation financière. Ils attendent que leur santé, l’éducation de leurs enfants, leur retraite ne soient plus sacrifiées pour maintenir les taux de profits des actions en Bourse ou des fonds de pension étrangers. Ils attendent que l’Europe ne leur impose plus l’ultralibéralisme et d’être citoyen d’une nation sans pouvoir. Ils entendent changer les bases de la société, pour ne plus jouer à ce Monopoly où toutes les cases sont la propriété des capitalistes. 

Aussi, il faut que le Parti communiste redevienne ce qu’il était, un parti révolutionnaire, qui a le courage de dire qu’il ne peut y avoir de pouvoir politique sans pouvoir économique et qu’il ne peut y avoir de pouvoir économique sans propriété économique. 

Nous voulons redonner un sens au mot et au vote communiste. La gauche (antilibérale, anticapitaliste) est actuellement divisée, parce qu’on a voulu la fusionner dans un même mouvement antilibéral. Or, cette gauche a des approches différentes pour remettre en cause la société capitaliste. En conséquence, personne n’a voulu se mettre derrière personne, cela était prévisible. L’échec de cette fusion met en évidence que c’est uniquement en constituant une véritable union où chacun garde son identité, en se battant les uns à côté des autres (CPE, référendum) que nous pourrons battre la droite. Cette véritable union ne passe pas par l’effacement du Parti communiste, voire par sa disparition, comme certains le souhaitent. En effet, les travailleurs, les salariés ont besoin de l’union de la gauche antilibérale et anticapitaliste pour battre la droite, mais cette union a besoin d’un Parti communiste fort. 

Pour que notre Parti puisse jouer son rôle de parti révolutionnaire au service des citoyens, il faut qu’il sorte 
de cette mutation-fusion-liquidation. Mais il faut aussi qu’il reste uni. Par conséquence, pour maintenir l’unité et pour ne pas nous tirer une balle dans le pied : Nous appelons à voter pour Marie-George Buffet.

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 16:25
Avant, après les élections, nous ne nous mettrons pas « en congé » du PCF!


Menons une campagne communiste !



Rarement depuis longtemps, la nécessité de l’activité et de l’organisation communiste n’était apparue aussi fortement.

Pourtant, à quelques semaines de l’élection présidentielle, un grand nombre de communistes sont en proie au doute et au désarroi, comme ceux, plusieurs millions encore, pour qui le PCF représente le parti du monde du travail, du combat contre le capitalisme.

Nous considérons que la stratégie d’effacement du PCF et de ses positions, prolongée envers et contre tout à l’occasion des élections par la direction, est à l’origine de cette situation. Au-delà des élections, elle menace l’avenir du Parti, son existence même.

Il ne serait pas trop tard pour que la direction corrige le tir. Mais il est décisif, pour le scrutin comme pour la suite, que les communistes le fassent eux-mêmes dans leurs cellules et sections, leurs entreprises et leurs quartiers.


De nouvelles conditions existent pour déployer les idées communistes. La volonté de rupture dans le pays après 25 ans de politiques au service du patronat et de la mondialisation capitaliste est manifeste. Le 29 mai 2005, à 55%, le peuple a mis en échec l’UE du capital. Les luttes n’ont cessé de s’amplifier ces dernières années. Elles persistent sans « trêve électorale ». Le capitalisme est même discrédité dans les sondages.


Le gouffre est béant entre l’absence de perspective électorale et cette aspiration au changement. Sarkozy parvient même à en capter une part par un populisme effréné, rivalisant avec celui de Le Pen, alors même que sa « rupture » n’est que l’aggravation de la politique du gouvernement actuel. Bayrou arrive à se présenter comme une voie de sortie au système de l’alternance UMP/PS, mais se situe précisément en son centre. L’affirmation par Mme Royal, dans son « pacte présidentiel », de son ancrage social-libéral alimente directement la « dérive générale à droite ».


Quel que soit l’élu(e), les lendemains d’élections s’annoncent durs pour le monde du travail : marchandisation totale de l’électricité et du gaz dès le 1er juillet, nouvelle contre-réforme des retraites, réintroduction rapide de la « constitution » européenne, pour ne citer que ces points communs aux trois favoris.


Nos responsabilités de communistes n’en sont que plus grandes. Le théorème de Chotard, ancien vice-président du patronat nous revient en tête: « on ne fait pas la même politique selon que le PCF représente 20% ou 10% des voix ».

En 1997, notre parti était remonté, bien après la chute du mur, à 10%. En 2002, après 5 ans de participation à un gouvernement de gestion « loyale » des affaires du capital et de « mutation », il est tombé à 3,37%.

Encore moins en 2007 ? Les sondages, qu’il faut certes relativiser, sont très mauvais pour pour Marie-George Buffet. Sa candidature refuse de s’afficher comme communiste et de porter le vote communiste. Nous pensons que les deux choses sont intimement liées.


L’élimination méthodique du sigle PCF sème le trouble parmi les électeurs et les camarades.
Marie-George s’est « mise en congé » de sa responsabilité au PCF. Elle se défend dans les media d’être la candidate du PCF.
La campagne se déroule sous l’appellation d’une « gauche populaire antilibérale » que personne n’identifie.

Qu’est ce qui peut bien le justifier ?


Nous avons dénoncé et combattu la stratégie des collectifs « antilibéraux » qui a paralysé le Parti pendant 6 mois. Depuis décembre, l’échec est patent, encore davantage avec la candidature de Bové, qui se réclame du même programme que Marie-George.
Les éructations anticommunistes de certains « partenaires » ont profondément choqué les communistes. Le soutien de certains « notables » communistes à Bové accentue la confusion.
Persévérer maintenant dans cette impasse est une absurdité sauf à penser, comme nous sommes de plus en plus nombreux à le redouter, que l’objectif véritable est de préparer une recomposition politique avec des franges de la social-démocratie, peut-être dès les législatives.
Cette recomposition de la « gauche », à l’allemande ou à l’italienne, va de pair avec la poursuite de la décomposition organisée du PCF depuis la « Mutation ». Quitte à faire perdre des voix à la candidate.

Le choix de l’effacement du PCF et de ce qu’il représente est un contresens. Il ne s’agit pas que d’une question de nom ! L’absence d’un positionnement communiste clair, assumant nos positions fondamentales risque de peser très lourd.

Cette « gauche antilibérale » fait du rassemblement de la « gauche » dans les institutions, au gouvernement, la condition du changement politique immédiat. Comment l’imaginer avec ce PS qui a fait outrancièrement campagne pour le OUI ? Le peuple a déjà donné et le Parti aussi. Le mouvement populaire, les luttes exigent une alternative politique dans laquelle nous devrions nous situer prioritairement. Dans l’immédiat, cette orientation de campagne nourrit de façon désastreuse le vote « utile » en faveur de Royal, sinon de Bayrou pour faire barrage à Sarkozy voire à Le Pen.

La « gauche antilibérale » fait glisser naturellement le « NON de gauche » vers la « gauche du OUI ». Demain vers le « OUI de gauche » ? On peut le redouter.
Elle se place ouvertement dans la perspective de renégociation de la constitution de l’UE, au nom d’un illusoire « traité constitutionnel des peuples ». Dans cette perspective, la dévalorisation du NON de classe français conduirait à minorer les possibilités de mise en échec des politiques antisociales, et contribuerait à pousser certains électeurs dans les bras de l'extrême-droite.
On est loin du programme communiste de rupture.
Les mots « nationalisations », « propriété publique des moyens de production et d’échange», défense et rétablissement des monopoles publics, semblent être devenus tabous.


Ces choix mènent le PCF dans le mur.
Les communistes ont été écartés des décisions, mis à chaque étape devant le fait accompli. Nous les appelons à réagir, à mener, comme certains le font déjà dans leurs entreprises et leur quartier, une campagne communiste, assumant nos positions fondamentales.
Avant comme après les élections, ne nous mettons surtout pas en congé du Parti ! Faisons le vivre, faisons vivre, revivre nos cellules, sections, fédérations !

Nous sommes nombreux, communistes avec ou même sans carte, à partager cette analyse, cette conviction, cette détermination. La question du vote à la présidentielle ne nous offre aucune solution satisfaisante.

Malgré la stratégie de la direction du Parti et même à son corps défendant, Marie-George Buffet est perçue comme la candidate communiste. Des camarades considèrent que le seul moyen d’exprimer un vote communiste est d’utiliser le vote Marie-George Buffet. Ils entendent aussi ne pas aggraver la division de l’électorat communiste et ne porter aucune responsabilité d’un mauvais résultat qui servirait de prétexte pour enterrer le PCF.

Pour d’autres camarades, il ne faut nourrir aucune ambiguïté et ne donner aucune légitimité à cette nouvelle étape du processus de liquidation du Parti, pour mieux être en état de le défendre ensuite.

Dans tous les cas, nous appelons à porter pendant la campagne des présidentielles comme des législatives, dans l’action militante, le contenu du vote communiste en rapport avec les luttes qui se développent. Notamment sur les priorités suivantes :
  •   Briser le consensus en nous opposant à toute tentative de renégociation
    et de réintroduction de la « constitution » de l’UE.
  •   Porter la bataille pour les salaires et le pouvoir d’achat sans aucune concession à l’idéologie de la « baisse du coût du travail », l’exigence d’une augmentation immédiate du SMIC à un niveau juste économiquement et socialement pour une vie décente : 1500 euros net. Relèvement de l'ensemble des grilles de salaires du privé et du public.
  •   la défense et la reconquête de la Sécurité sociale et de son financement solidaire, avec en priorité la suppressions des exonérations de cotisations sociales patronales.
  •   la défense du statut du travail, de l’emploi stable, l’adoption de mesures interdisant ou dissuadant la précarité.
  •   l’arrêt du démantèlement des services publics et des privatisations par le rejet de la politique de mise en concurrence au nom de l’Europe, la défense des statuts des personnels, notamment des régimes spéciaux de retraites, rempart contre le démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition et de la protection sociale.
  •   le refus de la politique de désindustrialisation du pays, la mise en avant de la nécessité d’une grande politique de relance de l’industrie et de la recherche appuyée sur un secteur public nationalisé renforcé, l’adoption de mesures contre les délocalisations.
  •   la (re)nationalisation démocratique des secteurs clés de l’économie exigence à laquelle le cas d’Airbus donne une large écho.
  •   des moyens supplémentaires pour l’école publique et la défense sans concession de la laïcité
  •   un plan d’urgence pour une politique sociale du logement en rupture avec les politiques de réduction des financements et d’encouragement à la spéculation en cours depuis 10 ans.
  •   une action internationale de la France dans le sens de la paix et de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment au Proche-Orient celui du peuple palestinien, la sortie de la France de l’OTAN et le rejet de toute intégration dans un bloc impérialiste européen, au moment où la menace d’une attaque impérialiste contre l’Iran se précise.

Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un parti communiste qui forge son action et ses propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.


Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes ! Montrons l’utilité du vote communiste. Préservons l’avenir du PCF. Assumons nos responsabilités de communistes !
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 23:16

Pour la première fois dans l’Histoire, un ministre communiste en Amérique du sud.

L’influence du Parti communiste vénézuélien, fondé en 1931 et riche d’une longue tradition de luttes, ne cesse de monter dans la « Révolution  bolivarienne ». Aux élections de décembre, il a multiplié par 7 son résultat quittant la marginalité électorale avec 3,5% et devenant la 3ème formation politique en voix à Caracas. La toute récente nomination de Diego Velasquez au gouvernement traduit la reconnaissance de ce rôle croissant. C’est la première fois dans toute l’Histoire qu’un communiste devient ministre d’un gouvernement sud-américain. Diego Velasquez est connu de certains jeunes communistes français pour avoir dirigé l’organisation du dernier Festival mondial de la jeunesse. Le Président Chavez vient de proposer la création d’un nouveau parti, le Parti socialiste unifié du Venezuela pour regrouper et structurer les forces politiques diverses qui soutiennent la révolution. 23 partis assez hétéroclites, parfois issus des anciens partis « bourgeois » et semble-t-il pas entièrement représentatif de l’élan populaire qui existe derrière Chavez, s’en réclamaient aux dernières élections. Pas de révolution sans parti révolutionnaire… Le PCV peut tenir un rôle décisif dans la constitution et la structuration du nouveau parti. Il a convoqué un congrès extraordinaire en mars pour examiner les positions et l’organisation envisagée du projet de nouveau parti et les conditions d’une éventuelle adhésion.

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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 23:17

L’Amérique latine à l’heure du socialisme. Un espoir pour les progressistes du monde entier.

 

 

 

 

 

Article extrait d'Infos 15 n° 55:

 

 

Vers la « République socialiste du Venezuela » 

Le peuple vénézuélien a voté massivement le 3 décembre pour l’approfondissement de la politique de justice sociale et de la « Révolution bolivarienne » conduites par le Président Chavez depuis 1998. Malgré la pression éhontée des multinationales et des Etats-Unis, le résultat est sans appel : 63% pour Chavez aux présidentielles avec une participation sans précédent dans le pays de 75%, le président l’emportant dans toutes les régions sans exception. 

 

Dans son discours d’investiture le 10 janvier, Hugo Chavez a défini la nouvelle étape de la Révolution: « avancer vers le socialisme », vers « une république socialiste du Venezuela ». Joignant aussitôt les actes aux mots, il a annoncé la nationalisation du secteur des télécommunications et de l’électricité privatisés au début des années 90. La Nation doit  « récupérer la propriété des moyens stratégiques de production ». La poursuite de la conquête de la maîtrise publique de l’industrie pétrolière s’inscrit dans cet objectif. Figurent au centre de ce programme socialiste la reconquête de la souveraineté nationale et le développement des conditions d’une véritable démocratie populaire. Le rétablissement du contrôle publique de la banque centrale s’inscrit ainsi dans le processus révolutionnaire de libération de la tutelle imposée autrefois par l’impérialisme et relayée ses valets de la bourgeoisie locale qui continuent de tenir d’importantes positions institutionnelles.

Dans le sillage de la révolution vénézuélienne, de nouvelles orientations politiques se sont imposées dans plusieurs pays d’Amérique Latine dont la Bolivie d’Evo Morales ou dernièrement l’Equateur et le Nicaragua. Sous l’égide de Cuba, du Venezuela et de la Bolivie, un nouveau cadre de coopérations internationales équitables et mutuellement avantageuses prend corps avec « l’Alternative bolivarienne pour les Amériques » (ALBA) et le « Traité de commerce des peuples » signé le 28 avril 2006 à La Havane (photo). La domination de l’ordre capitaliste mondialisé orchestré par l’OMC et ses organisations continentales (en l’occurrence la zone de libre-échange des Amériques, ALCA, que M. Bush voudrait instaurer de l’Alaska à la Terre de Feu) n’est plus une fatalité.

Solidarités politiques réciproques 

Ces évolutions politiques en Amérique Latine constituent un formidable encouragement pour les progressistes et les luttes anticapitalistes dans tous les pays. Certes, le contexte n’est pas identique et nous n’avons pas (encore) tous les éléments pour apprécier la situation là-bas, mais ces expériences sont de nature à donner un sacré coup de fouet au débat idéologique et à la « gauche de la résignation» française. Celle qui n’ose plus demander des nationalisations mais fait semblant de rêver d’entreprises (privées) citoyennes. Celle qui cultive l’illusion d’une « réorientation » ou d’une « démocratisation » des structures supranationales de la mondialisation capitaliste (OMC, UE). Celle qui ne veut plus rompre avec le capitalisme mais le « dépasser » ou combattre seulement son caractère « ultra-libéral ». Celle qui renonce au mot « socialisme » ou le prive de sa signification. Les progressistes ont beaucoup à gagner à s’informer des expériences politiques émancipatrices d’Amérique latine, à les populariser. Mais ils peuvent et doivent aussi exprimer en retour leur solidarité politique avec ces peuples.

Plus que jamais, il faut soutenir Cuba  

Le gouvernement américain a déjà tenté plusieurs fois de faire renverser le Président Chavez. La campagne mondiale de dénigrement de la révolution bolivarienne redouble, également en France. Mais en ce moment, la propagande de l’impérialisme américain et de ses alliés (y compris en France même dans certains milieux de « gauche ») s’acharne plus que jamais sur Cuba. Ils comptent bien profiter des difficultés économiques et sociales provoquées par leur embargo et l’isolement subi depuis 15 ans, surtout de la maladie de Fidel Castro pour déstabiliser le pilier politique du mouvement anticapitaliste latino-américain. Toutes les évolutions actuelles dont nous nous réjouissons en Amérique latine sont inspirées, nourries de l’expérience révolutionnaire socialiste et de la résistance héroïque du peuple cubain. Il faut soutenir Cuba pour le peuple cubain, pour tout le mouvement révolutionnaire en Amérique Latine, pour l’avenir du mouvement progressiste dans le monde entier !

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 12:41

50 ans après les événements de Budapest

Le 4 novembre 1956, les troupes soviétiques entraient en Hongrie et mettaient fin par la force à l’insurrection d’une partie importante du peuple hongrois contre le régime en place depuis 1945. Le 50ème anniversaire de ces événements dramatiques donne lieu à un nouveau déferlement de propagande anti-communiste, preuve, s’il en fallait, que le spectre du communisme hante toujours l’Europe. Communistes français, revendiquant ce nom, nous sommes comptables d’un passé auquel nous sommes liés. Il est de notre devoir d’avoir notre analyse critique de cette histoire qui est aussi la nôtre. Mais que l’on ne compte sur nous, parce que les rapports de forces ont changé, pour chausser les patins du révisionnisme et de l’anticommunisme. Notre parti a approuvé l’intervention soviétique. Il avait des raisons de le faire. Il est impossible ou malhonnête de faire abstraction du contexte de guerre froide qui régnait encore, exacerbée, en 1956. A tous les niveaux. D’abord en Hongrie même. Le mouvement de protestation, émanant de différentes couches de la société, s’est rapidement trouvé investi et dominé politiquement par les forces de la pire réaction, directement par les anciens piliers du régime fasciste de Horthy, comme le cardinal Mindszinty. Cette contre-révolution revancharde s’est aussitôt tournée vers l’occident et l’impérialisme américain. Ceux qui voulaient ou prétendaient incarner une évolution démocratique du socialisme ont dû rapidement choisir leur camp : le grand philosophe marxiste Georges Lukacs a rompu avec un mouvement nécessairement en dérive, Imre Nagy a demandé l’intervention militaire capitaliste. Au plan international, l’éventualité sérieuse d’une intégration de la Hongrie au bloc capitaliste remettait en cause tous les équilibres mondiaux, les positions du mouvement progressiste, la paix elle-même. Une démonstration est venue aussitôt dans notre propre pays de ces enjeux. Budapest a été le prétexte à un déchaînement anticommuniste culminant avec le sac, par les fascistes (dont l’activiste Le Pen) soutenus par la police et les socialistes au pouvoir, du Comité central et du siège de l’Humanité, défendus héroïquement par les militants dont trois sont morts. Espérons que la direction du PCF n’oubliera pas de célébrer publiquement ces camarades ! Il faut dire que pour les forces politiques au pouvoir, dont les socialistes en premier lieu, qui ne s’estiment, quant à elles, jamais redevables de leur histoire, l’heure était à la répression colonialiste en Algérie et à l’aventurisme néocolonial à Suez que seul ou presque et seul en tant que parti le PCF combattait. Toutes ces considérations ne sauraient nous exempter évidemment de l’examen profondément critique du socialisme autoritaire, plaqué selon le modèle soviétique, largement coupé des masses, qui a suscité cette réaction d’une bonne part du peuple hongrois, comme de l’analyse du nouveau cours qui a suivi 1956 en Hongrie et ailleurs à l’est. Communistes, c’est même une obligation pour nous et nous le faisons, nous y avons tout intérêt, comme nous avons tout à perdre pour notre combat émancipateur à la posture repentante et auto-flagellatrice que les tenants de l’idéologie dominante nous invite à adopter pour faire taire notre idéal.

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 22:21

Après les articles du Monde des 10 et 11 décembre :
Combattre l’anticommunisme est plus que jamais une lutte d’actualité

Déclaration

Le journal Le Monde cherche visiblement à relancer l’une des attaques les plus récurrentes de l’anticommunisme en publiant sur toute la troisième page de son édition datée des 10 et 11 décembre 2006 deux articles sur le PCF regroupés sous le titre infâmant, sur cinq colonnes, « quand le PCF négociait avec les nazis ». Depuis 1945, les anticommunistes de toutes les obédiences tentent d’exploiter les hésitations stratégiques de la direction du PCF en 1940 pour salir l’histoire et l’idéologie de notre parti, jusqu’à amener l’amalgame aussi intolérable qu’écoeurant entre fascisme et communisme. Plus l’accusation est grosse, … on connaît la suite.

Le PCF est la seule organisation politique dont on attend qu’elle soit comptable de son histoire. Pour beaucoup de communistes dont nous faisons partie, qui refusent de renier nos convictions et de changer de nom, c’est notre fierté.

En 1940, après l’invasion allemande, toutes les autres formations politiques abdiquent, sinon trahissent, devant le fascisme. Elles se sont davantage consacrées depuis la déclaration de guerre en septembre 1939 à réprimer les communistes et l’ensemble des militants ouvriers qu’à préparer le pays à se défendre. Le 27 septembre, le ministre socialiste Sérol signait le décret punissant de mort toute activité communiste. On est loin du Front populaire déjà anéanti par Munich un an à peine auparavant.

A l’été 40, le pays est en décomposition, le régime de Vichy, le plus violemment anticommuniste, s’installe. La direction du PCF est géographiquement éclatée. La vision tactique du pacte germano-soviétique, gagner du temps pour préserver et renforcer l’Union soviétique, peut se comprendre aisément comme peut se comprendre que les réalités de l’internationale communiste sont en décalage avec celles de la France occupée.

C’est dans ce contexte de confusion généralisée qu’il est nécessaire de situer l’initiative éphémère de demande de reparution légale de L’Humanité par certains dirigeants du PCF. Cette application de la théorie de l’utilisation de la « moindre possibilité favorable » est rapidement désavouée notamment par Maurice Thorez lui-même et abandonnée. L’Appel du 10 juillet de Duclos et Thorez, diffusé clandestinement tout au long de l’été, traduit sans conteste la volonté du PCF de mobiliser pour l’indépendance nationale. Le choix de faire réapparaître dans la légalité au grand jour les cadres du Parti a coûté cher mais la reconstitution de l’organisation communiste dès 40 aura été décisive pour la Résistance.

Cela fait des années que ces sujets font l’objet d’études historiques, notamment du côté du PCF. Qu’y a-t-il de neuf aujourd’hui ? Un xième  ouvrage signé par MM. Besse et Pennetier, historien de « gauche », vient de sortir. Ils chargent la personnalité de Jacques Duclos, dont l’apport au mouvement révolutionnaire est incontestable, et dévoilent des « notes » décousues qu’ils ont retrouvées dans les archives départementales de Paris et qui seraient issues de la police de Vichy. Elles auraient été saisies sur une militante communiste faisant partie d’une délégation partie demander la reparution de l’Huma. Ils « estiment » que leur auteur pourrait être le responsable communiste Tréand. Surtout, ils prétendent leur donner valeur de document d’orientation du PCF. Le procédé démontre pour le moins la légèreté du travail de ces « historiens ». Elle les conduit à une insinuation ignoble. Dans ces notes griffonnées, le ministre Georges Mandel est désigné comme le « juif Mandel ». Voilà de quoi alimenter la thèse si appréciée des anticommunistes : « les communistes sont antisémites comme les fascistes ». Toute insinuation dans ce sens est une insulte inacceptable pour le Parti de Maurice Thorez et Georges Politzer, pour tous les communistes.

Quelle est l’opportunité pour le Monde de remettre le couvert ? S’agit-il de donner des arguments supplémentaires à ceux qui veulent éradiquer l’identité du PCF du paysage politique ?

L’Humanité datée du 12 décembre consacre deux pages à ce même sujet. Si les articles de Jean-Paul Scot rétablissent heureusement des éléments de vérité sur le nombre de résistants communistes assassinés mis en doute honteusement par le Monde, l’article de l’historien Bourderon rentre entièrement dans le jeu malsain de MM. Besse et Pennetier à qui l’Huma juge bon de surcroît d’accorder 4 colonnes d’interview. Aucun rappel du contexte, aucun esprit critique : l’Huma choisit la ligne de la repentance avec toutes les acceptations qu’elle comporte à l’égard de l’anticommunisme. Nous dénonçons cette orientation et demandons à ce qui est encore à 80% notre journal (le reste du capital étant dans les mains des trusts menés par le groupe Lagardère) de rectifier le tir incessamment.

Mais le pire est constitué par la déclaration de la direction du PCF. De qui émane-t-elle exactement ? Ce texte valide d’emblée la thèse du livre et son esprit, osant affirmer que la stratégie du PCF en 40 « était nourrie de propos antisémites ». Elle reprend la thématique souvent reprise par les anticommunistes de « gauche » de la gentille base, composée de braves militants « ignorant tout des tractations puis des règlements de compte de sommet » opposée aux directions et à la structure du Parti. Sans son organisation, sans sa direction, sans ses structures, un parti communiste n’existe pas et le PCF n’aurait pas pu résister, l’affirmation de cette évidence n’empêchant pas l’analyse critique, au contraire nécessaire, de notre histoire et de l’action de nos dirigeants. S’il y a un divorce entre les communistes et leur direction, c’est bien en ce moment !

Nous invitons les camarades à intervenir auprès du secrétariat national du PCF pour qu’un communiqué rectificatif voie le jour !

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 16:27

Avant, pendant comme après les élections de 2007, nous ne laisserons pas effacer notre Parti, le PCF, indispensable pour mener le combat de classe, nourrir les luttes, battre la politique au service du capital d’où qu’elle vienne.

 

Nous ferons vivre le PCF, même contre la stratégie de sa direction!

APPEL DE MILITANTS COMMUNISTES A SIGNER ET FAIRE SIGNER LARGEMENT (lien vers liste des  signataires)

 

La situation politique exige plus que jamais l’existence d’un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes. Les 55% du NON au référendum, la force des luttes, le profond rejet de la mondialisation capitaliste et de ses effets par les jeunes, les salariés, les paysans, les retraités nous le confirment. Le capitalisme est jugé « négatif » par 61% de la population.

 

La direction nationale a décidé de poursuivre la stratégie d’effacement du PCF, de son organisation et de ses positions à l’occasion des échéances électorales de 2007. C’est un nouveau contresens dans la suite de la « Mutation » qui a déjà conduit à la liquidation des cellules, de l’activité à l’entreprise, à la participation active entre 1997 et 2002 à un gouvernement qui a géré loyalement les affaires du capital. Autant de choix qui n’ont cessé de ruiner l’influence du Parti. 

C’est bien dans cette lignée que s’inscrivent les décisions de la Conférence nationale des 21 et 22 octobre, composée des membres du Conseil national, des parlementaires et des délégués désignés par les directions départementales. Celle-ci a ainsi exclu la possibilité pour les adhérents de se déterminer sur le principe d’une candidature communiste porteuse d’un programme communiste lors du vote des 10 et 11 novembre. Si cette question leur avait été posée, nul doute qu’ils auraient massivement répondu oui. 
La conférence n’a avancé le nom de Marie-George Buffet que comme une proposition qui sera soumise à la décision finale des « collectifs antilibéraux » pour être leur candidate sur la base de leur programme. Elle s’est déjà engagée à se mettre en congé de ses responsabilités dans le Parti.

La résolution adoptée va bien au-delà. Elle place durablement le Parti sous la tutelle de ces « collectifs ». Aux législatives de la même façon qu’aux présidentielles. Ils auraient ensuite vocation à supplanter les organisations du parti. Le groupe communiste à l’Assemblée cesserait d’exister. 

Comme nous l’avons fait hier pour « Bouge l’Europe », nous rejetons aujourd’hui le sabordage, le choix de la fusion-disparition du PCF dans les « collectifs ».

Au-delà localement de quelques personnes de bonne volonté, ces « collectifs », singulièrement le collectif national, sont l’amalgame de groupuscules et de « personnalités », le plus souvent marquées par leur hostilité à l’organisation communiste mais bien arrimées à la social-démocratie. Les rivalités d’ambitions, les calculs politiciens et électoralistes donnent la piètre image de leur « nouvelle façon de faire de la politique ». 
Sous le vocable lénifiant de « l’antilibéralisme », leur stratégie permet à la direction du PCF une nouvelle dérive dans le prolongement des reniements politiques de la « Mutation ». 
Avec les « collectifs », elle annonce dès à présent le désistement « automatique, sans conditions » pour le candidat du PS, s’inscrivant ainsi dans la continuité de l’alternance et dans le processus de bipolarisation. 
A contresens du NON de classe du 29 mai, « collectifs » et direction du PCF se situent dans la logique de l’intégration dans l’UE du capital et de la renégociation du projet de « constitution », explicitement à l’occasion de la présidence française de l’UE au deuxième semestre 2008.

On peut mesurer dans la situation présente le handicap que font peser ces orientations sur le développement des luttes et le mouvement social. Exemples : 

* Où est l’opposition réelle et la mobilisation contre la privatisation de GDF quand la direction se cantonne aux institutions (90000 amendements déposés à l’Assemblée) mais délaisse l’action (21000 signatures seulement collectées dans le pays) et refuse de remettre en cause les directives de marchandisation ? 
* En région Ile-de-France, les élus PCF et leurs partenaires de la « gauche populaire et citoyenne », embryon des « collectifs », cautionnent le choix du président PS de livrer le marché du renouvellement des trains de banlieue (4 milliards d’euros !) à une firme étrangère contre l’emploi et l’industrie en France, suivant la « concurrence libre et non faussée ».

A travers ces « collectifs » se profile une recomposition politique que nous rejetons totalement. La similitude est frappante avec celle qu’opèrent les partenaires du « Parti de la gauche européenne », le PGE, formation ouvertement réformiste et soumise à la tutelle des institutions de l’UE, à laquelle la direction a choisi d’affilier le PCF en 2004. En Allemagne ou en Italie, ces partenaires fusionnent avec une partie de la social-démocratie ou se rangent derrière le démocrate-chrétien Prodi, ancien président de la Commission européenne. 

Aujourd’hui, devant cette nouvelle étape de la destruction du PCF, il revient aux communistes eux-mêmes, y compris les centaines de milliers que la « Mutation » a écartés ces dernières années, de défendre leur parti, de le faire vivre. La direction se défie de leur expression et pipe les dés de la consultation pour les présidentielles. Au dernier congrès, plus de 11000 d’entre eux ont déjà marqué leur opposition à sa stratégie en se prononçant pour les textes alternatifs.

Nous appelons aujourd’hui les communistes à faire vivre, à reconstituer, dans les entreprises et les quartiers, les organisations du Parti, cellules, sections, abandonnées par la « Mutation », structures les plus à même de rassembler et d’organiser les catégories sociales qui ont le plus intérêt à renverser l’ordre capitaliste. En aucun cas, l’affirmation de l’existence du PCF n’est contradictoire avec la recherche d’une unité d’action et d’alliances politiques conjoncturelles et précises.

Dans la période pré-électorale, nous appelons les communistes à imposer des candidatures communistes dans le plus grand nombre de circonscriptions sur des positions communistes clairement affirmées.

Nous appelons les communistes à mettre en avant une perspective politique de rupture avec la politique au service du patronat d’où qu’elle vienne. C’est ce que les salariés attendent du PCF.

* Rupture avec le modèle de l’alternance et de la « gauche plurielle ». N’entretenons pas d’illusions ! Battre la droite ne suffit pas. Il est de la responsabilité des communistes de ne pas laisser enfermer le mouvement populaire dans la résignation et le fatalisme, dans l’impasse institutionnelle dans laquelle il se trouve depuis plus de 20 ans, au risque de faire le lit de l’extrême-droite sous toutes ses formes.

* Rupture avec le consensus autour de « l’intégration dans l’UE », relais de la mondialisation capitaliste ! Ne laissons pas dévaluer la portée du 29 mai ! Cette victoire a fait la démonstration que l’on peut, dans le cadre national, le plus propice pour construire le rapport de forces politique, mettre en échec les traités (sortie du carcan de Maastricht, Amsterdam, Nice), directives, règlements européens avec lesquels les gouvernements détruisent les acquis sociaux et démocratiques. Nous nous opposons à toute tentative de réintroduction d’un projet de « constitution » qui ne peut que renforcer l’emprise du capital sur le travail dans tous les pays d’Europe. 

Dans ce cadre, nos propositions dans la période doivent prioritairement viser à aider au succès des luttes, à construire le rapport de forces avant, pendant comme après les élections. Aussi nous proposons de mettre l’accent sur les questions suivantes:

 

* la bataille pour les salaires et le pouvoir d’achat, contre la politique de baisse du « coût » du travail avec entre autres, l’exigence, juste socialement et économiquement, du SMIC à 1500 euros net immédiatement. 
* la défense du statut du travail, de l’emploi stable, avec notamment l’abrogation du CNE, l’unification des conditions légales de travail entre salariés des entreprises donneuses d’ordre et des sous-traitants… 
* la défense et la reconquête de la Sécurité sociale et de son financement solidaire avec en priorité l’exigence de la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales. Les fermetures programmées de dizaines d’hôpitaux, de services, font monter d’importantes mobilisations que nous devons faire converger. La prochaine étape du démantèlement de notre système solidaire de retraite est programmée pour 2008. 
* le refus de la politique de désindustrialisation du pays avec la mise en avant de la nécessité de la relance d’une grande politique industrielle appuyée sur un secteur public nationalisé renforcé, l’adoption de mesures contre les délocalisations (taxe sur les réimportations, droit de saisie sur les unités de production délocalisables). 
* l’arrêt du démantèlement des services publics et des privatisations par le rejet de la politique de mise en concurrence au nom de l’Europe, la défense des statuts des personnels, rempart contre le démantèlement de l’ensemble de la protection sociale. 
* des moyens supplémentaires pour l’école publique et la défense sans concession de la laïcité et de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat.
 * un plan d’urgence pour une politique sociale du logement en rupture avec les politiques de réduction des financements et d’encouragement à la spéculation poursuivies depuis plus de 10 ans. La bataille que nous voulons mener pour l’emploi est déclinée par ces axes de propositions.

La (re)nationalisation démocratique des secteurs clefs de l’économie, secteur financier, grande distribution, énergie, transports, eau (remunicipalisation), communications, industries pharmaceutiques et chimiques, industrie d’armements… doit constituer le moteur d’une politique de redressement économique, de croissance saine, basée sur la satisfaction des besoins et l’indépendance vis-à-vis des marchés financiers et des transnationales. 
Ces propositions s’inscrivent dans la perspective fondamentale de la construction du socialisme en France. La direction de notre parti l’a perdue de vue. Elle reste plus que jamais notre perspective révolutionnaire de rupture avec le capitalisme. 

Celle-ci est indissociable de l’engagement internationaliste, part essentielle, identitaire du PCF que nous refusons de voir abandonner, d’autant moins face à la mondialisation capitaliste. Nous voulons ainsi agir fortement dans les mois qui viennent :
* pour une action internationale de la France dans le sens de la paix et de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment au Proche-Orient celui du peuple palestinien, la sortie de la France de l’OTAN et le rejet de toute intégration dans un bloc impérialiste européen. 
* pour la réduction des dépenses militaires et l’action pour engager le désarmement. 
* pour manifester notre solidarité avec les forces anti-impérialistes, notamment avec Cuba, le Venezuela ou la Bolivie dont les expériences d’alternative anticapitalistes attirent toute notre attention.

Au moment où nous lançons cet appel, nos jeunes camarades de la jeunesse communiste tchèque font l’objet d’un arrêté d’interdiction par leur ministère de l’intérieur au motif que leurs statuts remettent en cause la propriété privée des grands moyens de production et d’échange. Nous leur exprimons notre soutien total.

Les forces du capital ne se trompent pas d’adversaire. 

En France non plus, ne ployons pas ! Défendons le PCF, cet acquis irremplaçable pour le monde du travail, pour le pays, pour une alternative anticapitaliste ! Le monde doit changer de base ! Le PCF doit retrouver la sienne !

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 23:19

Solidarité avec les peuples palestinien et libanais

Nous reproduisons ci dessous la déclaration commune des 63 Partis communistes et ouvriers. Nous partageons totalement ce texte, et nous déplorons le choix de la direction de notre Parti de ne pas participer à cette initiative.

Déclaration commune de 63 Partis communistes et ouvriers

 
 
Nous condamnons vigoureusement toutes les opérations militaires de l’armée israélienne à Gaza et au Liban qui ont des conséquences tragiques pour les civils palestiniens, libanais et israéliens, ainsi que pour tous les autres ressortissants étrangers.
 
 
 
 

Ci dessus manifestation de nos camarades libanais

Nous réfutons et condamnons les accusations et les menaces des Etats-Unis et du gouvernement israélien adressées à la Syrie et à l’Iran et à d’autres pays de la région.  Ces menaces mettent en évidence que la puissance réellement offensive et expansionniste dans la région est Israel.

 

Nous condamnons avec force la politique des Etats-Unis qui encourage l’agressivité israélienne, et récusons l’hypocrisie des dirigeants du G-8 et la politique “d’égale distance” suivie aujourd’hui par certaines puissances.

 

Nous nous inquiétons tout particulièrement et avertissons des risques énormes d’extension de la crise au Proche-Orient, d’une nouvelle guerre civile et d’une escalade à grande échelle de l’intervention impérialiste au Liban sous le prétexte “des mesures d’établissement de la paix”.

 

Les bombardements contre le Liban sont le prolongement des agressions violentes dans la Bande de Gaza, des enlèvements de personnalités politiques palestiniennes, de l’effort d’affaiblir l’Autorité nationale palestinienne, des destructions d’infrastructures et de la création d’une situation chaotique au sein de la société palestinienne.

 

Les incursions à Gaza et au Liban constituent un nouveau pas en avant de la mise en application de la politique des Etats-Unis et de l’OTAN pour un “Grand Moyen Orient” tourné contre les droits légaux des peuples, la résistance populaire et les forces progressistes et pacifistes.

 

Le gouvernement israélien, la seule puissance nucléaire dans la région, ignore de manière outrageante les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, viole les accords avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), sape les accords des organisations palestiniennes pour la création d’un Etat palestinien indépendant aux cotés d’Israel, et rejette les propositions de cessez-le-feu. Le gouvernement israélien viole aussi la 4e convention de Genève, qui interdit les sanctions collectives, les assassinats “ciblés” et la destruction des infrastructures d’une région occupée.

 

Nous appelons toutes les forces pacifistes à renforcer leur solidarité avec les peuples de la Palestine et du Liban, avec les forces de progrès luttant pour la paix en Israel et à intensifier leur lutte pour une solution politique basée sur:

* L’arret immédiat de l’offensive militaire et retrait de l’armée israélienne

 * Le respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale face à toute intervention impérialiste pouvant arriver sous n’importe quel prétexte

 * La libération immédiate des prisonniers politiques

 * Le démantèlement complet des colonies israeliennes et retrait de l’armée israélienne des territoires occupés de 1967, la création d’un Etat palestinien (Bande de Gaza et Cisjordanie) ayant pour capitale Jerusalem Est aux cotés d’Israel. La solution au problème des réfugiés. Le retour de tous les réfugiés palestiniens doit etre fondé sur la résolution 194 du Conseil de sécurité de l’ONU et conformément aux autres résolutions de l’ONU.

 Seul le retrait des forces armées israéliennes de Gaza et du Liban et une paix juste et durable pourraient mettre fin à l’effusion de sang et garantir la sécurité de tous les peuples au Proche-Orient.

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 16:11



1,93%: il risultato di una strategia suicida

Comunisti, difendiamo e riconquistiamo il nostro Partito!


Dichiarazione, 24 aprile 2007, in occasione del CN del PCF



Noi non possiamo né dobbiamo lasciare che si dica che la cocente disfatta della candidatura di Marie-George Buffet alle elezioni presidenziali rappresenti una nuova “sconfitta storica” per il PCF e tutto ciò che rappresenta nel nostro paese. Semplicemente perché è falso.

L’ 1,93% non punisce il PCF, ma al contrario la strategia di cancellazione del PCF, di negazione dell’identità comunista perseguita e aggravata in occasione delle elezioni.

La direzione del PCF ha messo i comunisti di fronte al fatto compiuto. Essa porta l’intera responsabilità di un risultato pieno di conseguenze per il Partito e per il paese e non può oggi nascondersi dietro la scusa del rullo compressore del “voto utile” che è contraddetto dal risultato di Besancenot. 

Per sei mesi, la direzione ha imbarcato i comunisti nelle dispute politiciste dei “collettivi antiliberisti” prima di approdare, arretrando, alla candidatura di Marie-George, non come candidata comunista, ma come candidata di una “sinistra popolare antiliberista” che nessuno è riuscito a identificare. Marie-George si è messa in aspettativa dalla sua responsabilità nel PCF.

L’eliminazione sistematica del riferimento comunista dalla campagna ha seminato inquietudine tra gli elettori e i compagni. La sua reintroduzione negli ultimi giorni, indubbiamente finalizzata a “limitare i danni” annunciati dai sondaggi disastrosi, è stata troppo tardiva e timida per cambiare qualcosa.

Non è una questione di nome. Gli orientamenti della campagna hanno voltato le spalle al contenuto e a ciò che rende utile il voto comunista.
Facendo dell’unità di “tutta la sinistra” nelle istituzioni la condizione del cambiamento, la “sinistra popolare antiliberista” ha essa stessa nutrito la logica del voto utile a proprie spese. Essa si è sforzata di riabilitare lo schema politicista dell’alternanza e la “sinistra del si” , controcorrente rispetto alla dinamica delle lotte e alla sua ricerca di prospettiva politica.

Essa ha svalutato la portata del NO di classe del 2005 inscrivendosi nella prospettiva della rinegoziazione della costituzione dell’UE, in nome di un illusorio “trattato costituzionale dei popoli”, arrivando il direttore della campagna elettorale a dichiararsi “ferocemente pro-europeo” in televisione. In questo stato di spirito, come proporre una via efficace per combattere ad esempio la mercificazione del gas e dell’elettricità a partire dal 1 luglio?

La “sinistra popolare” si è allontanata dalle posizioni comuniste fondamentali e da un programma di rottura anticapitalista. Parole quali “nazionalizzazioni”, “proprietà pubblica dei mezzi di produzione e di scambio”, difesa e ripristino dei monopoli pubblici, sono sembrate tabù, proprio quando il caso di Airbus le rimetteva all’ordine del giorno presso l’opinione pubblica.

Essa ha anche rotto il legami con la rivoluzione cubana, che pure è la base di tutto il movimento di emancipazione in America latina.

Noi accusiamo la direzione del PCF di aver privilegiato i propri progetti di ricomposizione politica in nome di un “raggruppamento antiliberista” , escludendo le possibilità reali di rafforzamento del Partito.

Lo sviluppo di grandi lotte a partire dal 2002, la messa in scacco del CPE, il NO maggioritario alla “costituzione” europea, il crescente rigetto della mondializzazione capitalista e dei suoi effetti, tutta la situazione sociale richiedeva una candidatura chiaramente comunista, su posizioni comuniste.

La direzione ha rifiutato di permettere ai comunisti, compreso il Consiglio Nazionale, di pronunciarsi su questa scelta evidente. Si trattava della condizione per la ripresa della nostra influenza elettorale. Noi ne siamo più convinti che mai.

La direzione del PCF è ormai squalificata e la sua strategia è messa a nudo. L’insieme delle scelte operate da 10 anni prima in nome della “Mutazione”, ora del “raggruppamento antiliberista” portano alla scomparsa del PCF.

Il risultato disastroso del 22 aprile non deve servire da pretesto per una nuova fuga in avanti.

Il “raggruppamento antiliberista” e l’operazione politicista dei “collettivi” hanno dimostrato di rappresentare il contrario dell’unificazione del mondo del lavoro per combattere la politica al servizio del capitale.

Noi denunciamo ogni operazione di ricomposizione politica “a sinistra”, con frange della socialdemocrazia, che soppiantino il PCF, come in Italia o in Germania, a immagine del Partito della Sinistra Europea.

Denunciamo anche ogni tentazione di ridurre il PCF ad un sindacato di eletti satellite del PS, “radicale” come il Partito radicale di sinistra.

Per i comunisti questa deve essere l’ora della difesa e della riconquista del loro partito, acquisizione insostituibile del movimento operaio nel nostro paese.

Nell’immediato, chiamiamo i comunisti a impegnarsi per sbarrare la strada alla destra di Sarkozy e a imporre per le elezioni legislative delle candidature comuniste su un programma comunista in tutte le circoscrizioni.

La direzione dovrà rendere conto. La questione non è di tenere un congresso straordinario organizzato precipitosamente e del quale essa tirerebbe di nuovo tutte le fila. I comunisti hanno bisogno di un congresso che metta all’ordine del giorno il bilancio di tutta la “Mutazione” almeno a partire dal XXX congresso di Martigues e che impegni tutti i comunisti, compreso l’85% degli iscritti del 1994, che la “Mutazione” ha allontanato dal partito.

Nelle prossime settimane e nei prossimi mesi, chiamiamo i comunisti a far vivere il partito anche conto la strategia della direzione. Li chiamiamo a ricostituire su basi di lotta, sui luoghi di lavoro e nei quartieri, le organizzazioni del Partito, cellule, sezioni abbandonate dalla “Mutazione”. E’ l’unico modo per i comunisti di riappropriarsi di questo strumento indispensabile per condurre la lotta contro la mondializzazione capitalista. La situazione politica, il movimento popolare lo esigono. I tempi successivi alle elezioni si annunciano duri per il mondo del lavoro.

Il mondo del lavoro, le vittime dello sfruttamento capitalista, il paese intero hanno più che mai bisogno di un partito comunista che forgi la sua azione e le sue proposte nella lotta di classe. Essi non hanno bisogno di una nuova corrente socialdemocratica.

Facciamo vivere l’espressione e l’organizzazione comuniste! Preserviamo l’avvenire del PCF. Assumiamoci le nostre responsabilità di comunisti!

Da parte nostra, come membri del Consiglio Nazionale del PCF, eletti sulla lista alternativa, sulla base del testo congressuale “Rimettiamo il PCF sui binari dlla lotta di classe”, ci mettiamo a disposizione dei comunisti per quest’obiettivo.


Stéphane AURIOL, federazione di Parigi, collettivo PCF-RATP-Bus
Emmanuel DANG TRAN, federazione di Parigi, sezione Parigi 15mo
Fabienne DEBEAUVAIS, federazione della Somme, sezione di Amiens
Claude FAINZANG, federazione di Parigi, sezione Parigi 19mo


Nous remercions chaleureusement notre camarade italien Alessio ARENA pour la traduction.
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28 décembre 2005 3 28 /12 /décembre /2005 01:08
  33EME CONGRES DU PCF
PROPOSITION ALTERNATIVE DE BASE COMMUNE
25 DECEMBRE 2005

Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !


Communistes (que nous ayons la carte ou que nous ne l’ayons plus),
rassemblons-nous pour rompre avec la «Mutation-disparition» du PCF et développer l’action communiste!





1)- Le 29 mai, les luttes ouvrent une voie.

2)- Les communistes peuvent et doivent relever le défi!

3)- La « Mutation » : un contresens par rapport aux exigences de la situation politique qui précipite le PCF dans le mur.

4)- La gravité des abandons théoriques, du contrefeu à l’idéologie dominante

5)- L’effacement du PCF toujours à l’ordre du jour !

6)- La rupture avec la « Mutation » ne peut être que l’œuvre des communistes eux-mêmes

A propos des candidatures communistes


PARTIE 2 :

UNE BASE POUR RELANCER L’ACTION COMMUNISTE PARTOUT OU SE TROUVENT LES COMMUNISTES

I)- Plus que jamais, l’exigence de rupture avec le capitalisme !

II)- La situation en France


III)- 55% : le commencement d’une majorité. Priorité au mouvement populaire.

IV)- Agir dans les luttes pour des ruptures immédiates, développer un programme communiste, dans une perspective de rupture avec le capitalisme: le socialisme

V)- Combattre l’Union européenne, instrument régional de la mondialisation capitaliste


VI)- Renforcer la lutte internationaliste


VII)- Faisons vivre et développons l’organisation révolutionnaire du PCF pour qu’il redevienne un parti de classe et de masse !


Le 29 mai, 90% de la classe politique s’est regroupée dans une « Union sacrée » pour le OUI à la « constitution européenne » au service de la mondialisation capitaliste.
55% des électeurs ont dit NON.

Ce résultat, révélateur de l’ensemble de la situation politique de notre pays, illustre à lui seul le rôle et la place que devrait et pourrait tenir le PCF dans notre pays. La période de la campagne a montré, dans une certaine mesure, que le PCF pouvait regagner de la crédibilité quand il semble reprendre une position de lutte.

Le 29 mai a fait apparaître aussi de façon encore plus flagrante le contresens des orientations stratégiques de la « Mutation » engagée par la direction du Parti depuis 1994, formulée en 2000 au Congrès de Martigues puis confirmée aux 31ème et 32ème congrès.
Ces choix d’effacement de l’identité du Parti, d’intégration dans la « gauche » réformiste qui gère loyalement les affaires du capital, d’abandon de l’action sur le terrain de classe pour privilégier la figuration dans les institutions, de sabordage de l’organisation de masse du Parti ont conduit au désastre des 3,37% en 2002, à l’élimination des 4/5èmes des adhérents. Ils font perdre au Parti sa raison d’être et remettent en cause l’acquis historique décisif du Congrès de Tours.

Dès le soir du 29 mai, la direction du Parti s’est placée ouvertement dans la poursuite de la ligne de la « Mutation » en tendant la main au oui « de gauche » et en réclamant, en dépit du vote populaire, la « renégociation » du projet de « constitution » européenne.
Son « projet de base commune » pour le 33ème congrès, adopté le 10 décembre, met à l’ordre du jour la continuation des choix de la « Mutation ». Pour ce faire, il tente même de soustraire complètement son bilan catastrophique, pourtant essentiel, des débats du congrès. Logique : sa perspective centrale est de créer les conditions du « rassemblement de toute la gauche » pour 2007, un remake de 1997/2002.

L’objectif du texte qui suit est d’exprimer au contraire le plus fortement possible la nécessité pour le monde du travail, pour le pays comme pour le Parti de rompre avec cette « Mutation-disparition ».
Il ambitionne de rassembler le maximum de camarades, avec ou sans carte, à l’occasion du congrès, mais également ensuite et de servir de base pour mener et relancer l’action communiste le plus largement possible, dans l’entreprise, le quartier, le village pour alimenter et animer les luttes, en s’émancipant de la ligne de la Mutation et des directions nationales et départementales qui la mettent en œuvre. Il vise à être un point d’appui pour faire vivre les structures de base abandonnées par la « Mutation ».
C’est la meilleure façon de la contrecarrer. C’est aussi et d’abord une nécessité pour combattre dès maintenant la politique de casse du pays, au service du MEDEF, poursuivie et aggravée par le gouvernement.

Ce texte s’adresse à tous communistes qu’ils soient adhérents du PCF ou qu’ils ne le soient plus, notamment depuis et à cause de la « Mutation ». L’avenir du PCF nous concerne tous. Nous n’avons pas de Parti communiste de rechange.

Ce que représente le PCF et ce que représente le parti de la Mutation sont profondément contradictoires. Les dirigeants « mutants », même s’ils tiennent la majeure partie de l’appareil, ne pourront pas éternellement tenir cette contradiction, surtout si les communistes ne les laissent pas faire.

Plus que jamais, il y a besoin d’un parti communiste pour une alternative anticapitaliste. Le monde doit changer de base. Le PCF doit retrouver la sienne !
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