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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 23:11

Succès de la grève générale au Portugal, mercredi 30 mai 2007 

Nous mettons en ligne ci-dessous la déclaration aux media du secrétaire sénéral du Parti communiste partugais après l'immense succès de la grève générale du 30 mai. Les travailleurs portugais ont fait une démonstration de forces contre la politique de casse sociale, de privatisation du gouvernement des amis de M. Barroso au service du patronat et des possédants. Ils ont défié les manoeuvres de répression, notamment pour les salariés des transports, les "servieces minimum". La grève s'est construite sur la base d'un profond travail de mobilisation dans les entreprises. Le PCP, parti communiste fidèle au choix de la lutte, y a largement contribué. Malgré les conditions différentes, l'exemple portugais est un exemple pour les travailleurs français.

Déclaration de Jéronimo de Sousa, secrétaire général du Parti communiste portugais (PCP)

 

 

« La Grève Générale d’aujourd’hui, à l’appel de la CGTP-IN, constitue la plus grande lutte sociale que le gouvernement a eu à affronter jusqu’à maintenant. Elle est l’expression de la profondeur du  mécontentement et de la protestation populaires, de l’affirmation claire de la nécéssité d’un changement. Il y a des raisons profondes et sincères qui ont rendu inévitable ce type de lutte ! « La Grève Générale d’aujourd’hui, à l’appel de la CGTP-IN, constitue la plus grande lutte sociale que le gouvernement a eu à affronter jusqu’à maintenant. Elle est l’expression de la profondeur du mécontentement et de la protestation populaires, de l’affirmation claire de la nécéssité d’un changement. Il y a des raisons profondes et sincères qui ont rendu inévitable ce type de lutte !

La situation dans le pays est devenue insupportable pour les travailleurs et la population dans son ensemble. Près d’un demi million de portugais sont au chômage, le taux le plus élevé des 20 dernières années. La précarité qui touche plus d’1,2 millions de travailleurs constitue un facteur d’instabilité dans leurs conditions de travail mais aussi dans l’ensemble de leur vie.

Les changements opérés dans les fonctions et le rôle de l’Etat, avec la disparition et la privatisation des services publics, compromettent la Sécurité Sociale et attaquent les droits les plus élémentaires des travailleurs de la fonction publique et de la population.

Au nom de la “flexsécurité”, le gouvernement prépare la simplification des licenciements sans raisons valables, instituant la possibilité d’un renvoi dans l’heure et en dérégulant les horaires, les carrières, les professions, les salaires et les conditions de travail.

Les injustices sociales et les inégalités se creusent, le pouvoir d’achat diminue, la diminution des pensions et des retraites a commencé, la pauvreté et l’endettement des familles a augmenté, contrastant avec les profits-records des groupes économiques et financiers. En 2006, 5,3 milliards d’euros de profits ont été engrangés par seulement huit sociétés. Certains chefs d’entreprises privées ont gagné plus de 130 fois le SMIC.

Ces profondes raisons justifient cette grève générale et expliquent le large soutien des travailleurs.

La grève générale du 30 mai est une grande grève avec un fort soutien dans tout le pays et dans tous les secteurs d’activité.

Nous devons souligner l’ampleur qu’elle a prise dans le secteur des transports, avec une l’interruption totale ou presque totale du trafic du métro de Lisbonne, des sociétés Transtejo et Soflusa (réseau de transport fluvial), TST, des transports urbains de Braga, Guimarães, Aveiro, Coimbra, Viseu, Barreiro, des Bus des régions du Douro et du Minho, des Bus de la région de Beira littorale, de la société de transport de l’Algarve, et d’autres entreprises de transport routier. Elle a également été très suivie sur plusieurs lignes de chemins de fer ainsi que dans plusieurs ports maritimes (avec leur fermeture en Algarve et aux Acores) et dans le transport aérien avec l’annulation de 63 vols à l’aéroport de Lisbonne, 18 à l’aéroport de Faro et la paralysie de la SATA aux Acores.

Il faut souligner que le mouvement a également été suivi dans d’importantes entreprises industrielles comme les chantiers navals de Viana do Castelo , les chantiers navals Lisnave à Lisbonne (avec une grève menée par des travailleurs précaires et des centaines de travailleurs immigrés), les Arsenaux d’Alfeite, Portucel [papeterie] (avec une grève des intérimaires), Portcast (métallurgie), Lear, Blaupunkt (autoradios), Robert Bosch (appareils ménagers), Qimonda (électronique), Centralcer (brasserie), Unicer (brasserie), Coca-Cola (boissons), Danone (agro-alimentaire), Saint Gobain (vitrage), Tudor, Cimianto (matériaux), Browning (armement), Autoeuropa (avec arrêt d’une de leurs deux chaînes de fabrication), Rodhe (chaussures), Corticeira Amorim (bois), Amorim Revestimentos.

Il y a eu un soutien massif dans l’Administration publique (y compris les tribunaux, les bureaux d’état civil, les impôts, les services de la Sécurité Sociale, etc.); dans le secteur de la Santé, avec des arrêts de travail dans les centres médico-sociaux et dans les principaux hôpitaux avec des taux de grévistes de 70 à 90% ; dans les écoles avec la fermeture de centaines d’écoles; dans l’Administration locale avec des arrêts de travail dans toutes les régions principalement dans le ramassage des déchets avec dans la plupart des communes des taux de grévistes entre 80 et 100%. Il y a eu un soutien massif chez les postiers avec un taux de grévistes avoisinant les 80%.

Nous devons souligner que des milliers de travailleurs précaires ont quand même fait grève. Ils ont fait preuve d’un grand courage et d’une conscience de classe certaine !

Il y a des secteurs qui jusque-là n’avait jamais rejoint une grève générale et qui l’ont fait pour la première fois, avec des taux de grévistes significatifs dans de nombreux cas. C’est ce qui s’est passé dans les centres d’appels téléphoniques par exemple.

La participation des jeunes travailleurs, particulièrement touchés par la précarité et par les bas salaires est un autre aspect de cette grève générale.

Cette participation massive est d’autant plus significative que la Grève Générale s’est déroulée dans le contexte d’une vaste offensive du gouvernement contre le droit de grève avec des moyens particulièrement développés de chantage et de répression. Dans l’administration publique et dans le secteur des transports, le gouvernement a donné le ton en portant atteinte au droit de grève. Dans des milliers d’entreprises, les menaces et des mesures illégales d’annulation de primes se sont multipliées.

La décision prise par tant de travailleurs portugais  – en proie à des difficultés financières, endettés, et pour qui les baisses de salaires se ressentent jour après jour – de rejoindre cette grève, prend un sens tout particulier dans ce contexte.

La grève générale du 30 mai est celle qui a recueilli le plus fort soutien populaire. Ses causes ont été bien comprises et ont bénéficié du soutien d’une large majorité du peuple portugais, ce qu’il a montré de différentes manières.

Le processus de préparation de la grève a constitué, en lui-même, un des plus importants mouvements d’explication, de participation et de mobilisation depuis des années. Le soutien de 140 structures syndicales, l’implication de dizaines de milliers de militants, la tenue de plus de 7000 réunions plénières, de dizaines de milliers d’initiatives visant à expliquer les enjeux ont démontré une capacité d’intervention des masses dépassant la grève générale elle-même.

Le gouvernement peut toujours essayer de diminuer la portée de la grève (avec peu d’originalité par rapport aux gouvernements précédents qui ont fait et dit la même chose), en disant que ce n’est qu’une grève partielle, et en diffusant une image virtuelle qu’ils sont les seuls à voir, comme si des grèves générales, ici ou ailleurs dans le monde, se devaient d’être totales. En vain ! Car au-delà des milliers d’entreprises où les effets de la grève, fortement suivie, n’ont pas été visibles à l’ensemble de la population, le soutien du secteur des transports et ses effets sur Lisbonne et des dizaines d’autres villes dans tout le pays, aussi bien que ceux de l’Administration entre autres, démentent, sans appel, les propos du gouvernement.

En puisant dans ses statistiques ingénieuses mais erronées, le gouvernement essaie de cacher le fait que c’était la plus grande manifestation et la plus grande lutte qu’il a eu à affronter durant ses deux années de mandat.

Le PCP remercie les travailleurs portugais qui ont adhéré massivement à la grève générale.

Le PCP remercie les travailleurs des transports, pour l’ampleur de leur mobilisation, alors que le gouvernement escomptait une certaine apathie susceptible de lui permettre de leur retirer le droit de grève, reconnu dans la constitution de la République portugaise comme un droit inaliénable, pour l’adhésion au mouvement exprimée et en particulier pour ceux qui ont résisté et ont participé à la grève générale, même s’ils sont sous les conditions arbitraires imposées par les services minimum.  C’est la première étape d’une nouvelle phase dans la lutte pour le respect du droit de grève dans le secteur des transports.

Le PCP remercie les milliers de travailleurs précaires qui, faisant preuve d’une grande conscience de classe, ont participé à la grève générale.

Le PCP remercie la CGTP-IN, le mouvement syndical unitaire et toutes les structures représentant les travailleurs pour leur action et leurs capacités d’organisation.

La CGTP-IN confirme qu’elle s’affirme comme le grand syndicat des travailleurs portugais, une référence incontournable pour la défense des intérêts des travailleurs et pour l’avenir du pays.

Après la grève générale du 30 mai  plus rien ne sera plus pareil pour ce gouvernement qui affiche arrogance et mépris pour les conditions de vie des travailleurs. Les travailleurs portugais ont fait entendre leur voix avec beaucoup de vigueur : ils ont dit au gouvernement que la situation de millions de Portugais est insoutenable. Ils ont montré au gouvernement que les travailleurs et le peuple portugais existent. Ils lui ont indiqué qu’il ne doit pas confondre les intérêts du Portugal avec ceux des grands groupes économiques et financiers, avides de profit et soucieux de leurs privilèges. Ils ont aussi démontré qu’ils étaient une force dont il faudra compter avec la combativité, la résistance et la détermination à imposer un changement de cap dans la politique nationale.

La grève d’aujourd’hui a constitué un avertissement puissant adressé au gouvernement. Cette grève n’est pas un aboutissement en soi mais le signe annonciateur d’autres luttes !

Après la grève générale du 30 mai, si le gouvernement continue à ne pas écouter le mécontentement des travailleurs et du peuple, s’il essaie de passer en force en facilitant les licenciements sans motif, les renvois dans l’heure, il sait maintenant qu’il existe une force capable d’empêcher ses projets. 

Se démarquant des autres forces politiques, le PCP a été solidaire et actif dans la grève générale, parce qu’il représente la lutte pour les droits, les intérêts et les aspirations de ceux qui travaillent, pour un pays plus juste et plus démocratique.

Nous continuons à faire vivre notre engagement de toujours auprès du peuple et des travailleurs portugais !" 

Le Parti Communiste Portugais. Le 30 mai 2007 (traduction par nos soins - PCF Paris 15)

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 23:13
Contrecarrons la nouvelle campagne anti-vénézuélienne menée dans les media et depuis le Parlement européen!

 

Les progrès de la justice sociale et l’approfondissement de la démocratie au Venezuela sont décidément insupportables aux media français dominants. Télévisions et journaux, avec une nouvelle fois le quotidien Le Monde en pointe, se déchaînent depuis quelques semaines contre Hugo Chavez et le peuple qui l’a élu, avec toujours l’appui de l’officine financée par la CIA dénommée « Reporters sans frontières ». Ils le font cette fois-ci avec d’autant plus de hargne que, propriétés et relais des trusts Bouygues, Lagardère ou Berlusconi, ils peuvent se sentir directement concernés par la mesure qu’ils reprochent au gouvernement vénézuélien. Ce dernier a décidé en effet de ne pas prolonger la concession du canal hertzien national accordée pour 20 ans en mai 1987 à la chaîne privée « Radio Caracas Television – RCTV » du milliardaire, magnat des media vénézuéliens, Marcel Garnier. Ce n’est que mensonge de parler d’interdiction de RCTV, qui pourra d’ailleurs continuer à être diffusée sur le câble. Il arrive à RCTV la même chose qu’à la chaîne TV6 en 1987 à laquelle le CNCL (ancêtre du CSA) avait retiré la concession au profit de M6. Avait-on accusé le gouvernement Chirac d’alors d’atteinte à la liberté d’expression ? Les raisons ne manquent pas de ne pas renouveler sa licence à RCTV. Le problème n’est même pas qu’elle déverse des programmes débilitants à longueur de journée. RCTV, chaîne des classes possédantes, ne s’est pas contentée d’exprimer une opposition systématique et souvent diffamatoire au président démocratiquement élu, elle a soutenu à l’antenne le coup d’Etat de 2002 contre Chavez puis le sabotage de la production pétrolière en 2003. Tout démocrate ne peut que se féliciter de l’ouverture de la chaîne pluraliste TVES sur le même canal. Ajoutons enfin que le Tribunal supérieur de justice du Venezuela, saisi d’un recours par RCTV, a confirmé la légalité de la mesure gouvernementale.

A son tour le 25 mai, le Parlement européen s’est arrogé le droit de s’immiscer dans les affaires d’un pays extérieur. Il a adopté sous procédure d’urgence une résolution condamnant les autorités vénézuéliennes. Par 43 voix contre 22 (sur 785 députés !!). Cette tentative de déstabilisation d’un gouvernement démocratiquement élu finit de discréditer cette instance. Elle montre une nouvelle fois la nature de la politique étrangère que l’UE voudrait se donner la possibilité de mener à la place des nations européennes, sans être responsable devant les peuples : l’alignement sur les exigences des multinationales et sur l’impérialisme américain. A ce titre on ne peut qu’être préoccupé par la tentative, reprise hier, 28 mai, à l’unisson par MM. Sarkozy et Prodi de remettre en selle l’idée d’un ministre européen des affaires étrangères et d’une politique extérieure intégrée dans le cadre d’une resucée de la « constitution » européenne repoussée par le peuple français le 29 mai 2005.

Dans l’immédiat, nous nous associons à toutes les initiatives de solidarité avec la République bolivarienne du Venezuela et assurons l’ambassade en France de notre soutien actif.  

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 23:14

En Russie, pour la première fois depuis des années, un communiste élu maire d’une grande ville : à Stalingrad (Volgograd) !

 

Le parti communiste de Russie a réussi une véritable percée lors de l’élection municipale anticipée tenue le 20 mai dernier à Volgograd (Stalingrad). Avec 32,57%, son candidat, Roman Grebennikov, 31 ans, a largement distancé le candidat du parti du Président Poutine « Russie unie » (20,35%). Il y avait 13 autres candidats, dans un scrutin qui semble avoir, exceptionnellement en Russie, échappé à la fraude. Pour la première fois depuis plusieurs années, une ville russe de plus de 1 million d’habitants va retrouver un maire communiste. Le jeune dirigeant communiste va prendre la place d’un élu que les pratiques de corruption et de dilapidation du patrimoine municipal ont conduit en prison. Le succès électoral des communistes a été totalement occulté par les télévisions et journaux officiels de Russie, le journal « les Izvestia » allant même jusqu’à titrer le lundi 21 mai que le candidat de Poutine était en tête. Cette élection dans une ville dont le nom est indissociablement lié à la victoire historique du peuple soviétique contre le fascisme allemand, constitue un encouragement pour tous les communistes, et pas seulement dans l’ex-URSS.

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 21:59
guy-moquet.jpgINDIGNATION DEVANT LA RECUPERATION DE LA MEMOIRE DE GUY MÔQUET PAR SARKOZY


 

La section du PCF Paris 15ème, comme des milliers de communistes de France, exprime son indignation devant l’opération de récupération de la mémoire de Guy Môquet à laquelle s’est livrée hier M. Sarkozy, jour de son investiture.

Elle rappelle que Guy Môquet a été arrêté en octobre 1940 par la police française comme militant communiste. Il était le fils de Prosper Môquet, député communiste déchu de son mandat par les députés qui allaient voter les pleins pouvoirs à Pétain et dont un bon nombre est parvenu à rester aux affaires après 1945. Il a été fusillé par les soldats allemands à l’âge de 17 ans, avec 26 de ses camarades à Châteaubriant le 22 octobre 1941. Ils avaient été désignés comme otages à exécuter par le ministre de l’intérieur de Vichy Pucheu parce qu’ils étaient communistes. Ils sont morts en criant « Vive la France ! ».

Militants communistes, nous dénions formellement le droit à M. Sarkozy de s’approprier cette mémoire. Ses orientations politiques, sa conception de l’histoire sont totalement à l’opposé des idéaux patriotiques de justice sociale, d’égalité, de paix et d’amitié entre les peuples pour lesquels nos camarades sont tombés.

Nous enjoignons nos camarades, les citoyens à exprimer publiquement leur réprobation.   

« Vive le Parti communiste qui fera une France libre, forte et heureuse ! » avaient écrit ses compagnons Pourchasse, Barthélémy et Timbaud avant d’être fusillés avec Guy Môquet dont la dernière pensée fut : «  Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ».

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 01:57

Conseil National du PCF du 9 mai 2007
Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, Fédération de Paris

Plus que jamais, le pays a besoin du Parti CommunistePlus que jamais, le pays a besoin du Parti Communiste (manifestante, 1er Mai, Paris)

Pour les législatives, il faudrait rompre avec la stratégie qui a rendu inutile le vote Buffet.

Le vote pour Sarkozy a été un vote par défaut, ce qui n’en atténue pas sa gravité. Les 55% pour le NON en 2005, l’opposition à 80% à la casse des retraites en 2003, à la guerre en Irak, au CPE l’an dernier, n’ont pas disparu, ne se sont pas convertis en leur contraire. Mais Sarkozy a d’autant plus facilement joué la fatalité, recyclé le vote Le Pen que sur ces questions économiques et sociales, le PS ne se différenciait guère. Pensons au contrat première chance de Royal, ou à l’annonce d’un nouveau référendum sur la « constitution » européenne.

La direction du Parti porte une lourde responsabilité, non seulement dans le 1,9%, mais aussi dans le résultat final. L’attente était forte de repères anticapitalistes, de points d’appui clairs pour les luttes. Sur ces bases, un score de plus de 5% était parfaitement imaginable, malgré le « vote utile ». La donne aurait été changée.

La stratégie d’effacement de l’identité du Parti et d’abandon du contenu qui fait l’utilité du vote communiste leur a tourné le dos.

Aujourd’hui poursuivre dans le choix du « moindre mal » face à un Sarkozy diabolisé, continuerait à faire le jeu du pire. Les communistes ont autre chose à faire qu’à attendre une alternance en 2012 avec un PS qui confirme son orientation social-libérale et tend la main au centre-droit. 

Donnons enfin la priorité aux luttes, aux perspectives politiques qui les prolongent. Contrairement au discours de campagne « pro-européen » de l’équipe de Marie-George, réaffirmons fermement notre NON à la « constitution » européenne, aux directives et traités, avant le sommet de l’UE des 21 et 22 juin. Préparons les batailles pour la défense du droit de grève, des retraites en commençant par celle des régimes spéciaux, de l’industrie nationale…

Un congrès extraordinaire est annoncé. Un CN sera consacré les 22 et 23 juin à sa préparation. La campagne des présidentielles a nourri elle-même une pédagogie du déclin du PCF. Je refuse les scénarios qu’avancent certains dans la continuité de la Mutation-disparition, s’appuyant sur l’échec électoral que leur stratégie a provoqué : dilution, recomposition dans une « gauche » européenne sociale-démocrate et/ou satellisation au PS. Le congrès devrait au contraire être l’occasion de revenir sur ces 10 ans de mutation-démolition. La raison d’être du PCF est plus actuelle que jamais. Aux communistes de la faire vivre et de reconquérir leur parti.

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 12:13

Intervention de Marie-Christine BURRICAND, fédération du Rhône, section de Vénissieux.  

(Résumé sommaire pour l’Huma).

Un PCF face à ses responsabilités dans une période de luttes des classes aiguës. Tirons les leçons nécessaires. Stop aux béquilles côté PS ou antilibéraux. Le peuple a besoin de capacité d’action, d’argumentation, de force idéologique, d’un nouveau manifeste face à la contre-révolution capitaliste. Elire des députés communistes et conserver le groupe à l’Assemblée, cela peut être un début de rupture avec la stratégie de l’échec. La direction sortante ne doit pas être le maître d’œuvre du prochain congrès. 

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 12:25

Affligeant mais éclairant

Réflexions après le Conseil national du PCF du 24 avril 2007 


Ils sont contents d’eux !
Le 1,93% ne suscite aucune remise en question du côté des dirigeants nationaux du PCF. Au contraire, ils n’ont cessé au CN d’hier de se féliciter de leur « formidable » campagne. A peine certains expriment-ils une déception devant le score. Pas mérité, trop injuste ! Mais il y a des forces majeures contre lesquelles on ne peut rien : les media et surtout le « vote utile ».

Pourtant la logique du « vote utile » n’a pas balayé tout le monde et notamment pas Besancenot qui gagne 300000 voix. Pourquoi ? Pas de réponse du côté de l’équipe de campagne de Marie-George. Quelques membres du CN se hasardent à avancer des explications : les media, encore eux, auraient joué pour Besancenot parce qu’il n’a pas fait sa priorité du rassemblement et de la victoire de « toute » la gauche (derrière Ségolène). Aveu implicite que la campagne de Buffet aurait elle-même alimenté le vote utile !

Je renvoie à notre 
déclaration commune
pour notre analyse sur les causes de l’échec cuisant et la stratégie suicidaire (meurtrière) poursuivie pendant la campagne par la direction. Mais à quoi et à qui est destinée cette véritable méthode Coué ?

Une seule chose a changé dans le discours de la direction depuis décembre. Pendant quatre mois, elle a éliminé toute référence au PCF, Marie-George allant jusqu’à se défendre dans les media d’être la candidate du Parti. Souvenons-nous que dans les consultations de l’automne, le nom de Marie-George était proposé comme « candidate antilibérale », elle-même se mettant en congé du PCF. Cette stratégie d’effacement et d’abandon du contenu du vote communiste sont, selon nous, les premières causes de l’échec. Dans les dix derniers jours de la campagne, alors que les sondages étaient au plus bas, la référence communiste est revenue timidement, en petit, « en bas de l’affiche ». Depuis dimanche soir et singulièrement au CN, la direction ne parle plus que du résultat du PCF, du recul du « vote communiste ».

On voudrait faire porter au Parti communiste le chapeau du naufrage électoral de la « gauche populaire et antilibérale », on ne s’y prendrait pas mieux !  La direction pratique elle-même la pédagogie de la fatalité du recul du PCF.

Puisqu’elle exclut toute autocritique, logiquement, la direction entend poursuivre la même stratégie comme si de rien n’était. Pour le second tour, elle reprend le slogan « battre la droite et réussir durablement à gauche ». Quand il faudrait appeler à faire barrage à Sarkozy, parce qu’il porte outrageusement les options du MEDEF et de l’impérialisme, la direction continue d’entretenir l’illusion d’une véritable politique « de gauche » avec le social-libéralisme, hier engagé pour le OUI, aujourd’hui tendant la main à Bayrou ! Les remettre à « gauche » du haut du 1,9%, comme c’est crédible ! On continue à se détourner des luttes qui seront pourtant décisives dans tous les cas de figure. Même stratégie égale mêmes résultats prévisibles, notamment pour les législatives, avec des nuances locales, espérons-le.

Le CN a décidé de la tenue d’un congrès extraordinaire à la fin de l’année, en se laissant des marges sur les dates et son organisation. A priori, c’est une décision inévitable à laquelle nous appellerions dans le cadre d’un fonctionnement normal pour que la direction rende des comptes et en tire les conséquences. Mais on peut se douter que ce ne sera pas l’ordre du jour et l’on connaît la capacité des directions à boucler un congrès (malgré des failles). A la suite du CN, on peut envisager pire que la continuité. Plusieurs intervenants autorisés ont évoqué un congrès « ouvert » à des non-communistes, vraisemblablement de la gauche social-démocrate « antilibérale ». D’autres ont mentionné la tenue fixée d’un congrès du PGE à l’automne que suivrait le congrès extraordinaire. On sait que la « recomposition » des gauches avec l’éradication des partis communistes est en route en Europe et que le PGE en est un acteur zélé. Le PDS allemand finit de se dissoudre dans le « parti de la gauche » ouvertement social-démocrate et pro-européen. En Italie, Refondation communiste prépare la même transformation.

La direction du PCF envisage-t-elle un même scénario que ses comparses du PGE, d’autant plus si le rapprochement PS-UDF se concrétisait ? C’est ce que l’on pourrait déduire de l’intervention au CN de Jean-François Gau, un des inventeurs de la Mutation. Il estime que la « question de la raison d’être du PCF est posée comme elle se pose dans tous les pays ». L’adhésion à une « gauche antilibérale » pourrait ne pas être incompatible avec le maintien d’un PCF croupion, syndicat d’élus satellisés au PS, mais gardant la propriété du nom. Ce choix n’est évidemment pas incompatible non plus avec le pôle de « radicalité » que réclament les refondateurs, précurseurs du processus de liquidation qui adoptent maintenant, c’est cocasse au CN, une posture d’opposants gauchistes.

Un communiste averti en vaut deux. Alors avec 10 ans d’expérience de la mutation-liquidation du Parti ! Nous connaissons aussi très bien la méthode utilisée par la direction pour se déjouer des résistances des communistes : la mise à l’écart graduelle des opposants. La dévitalisation des organisations de base du Parti éloigne les militants les plus engagés dans les luttes. A chaque congrès, à chaque stade de la mutation, des camarades opposants s’en vont. Aujourd’hui, 90% des effectifs de 1994 ont disparu. A chaque étape, la direction s’appuie sur l’attachement au Parti (parfois matériel), du légitimisme d’un nombre suffisant de ceux restent. Un des objectifs de la direction dans la campagne, pensons à Bercy, a bien été de ressouder à elle des milliers d’adhérents et de les associer au résultat. Elle a même joué pour cela de la peur de disparition du parti que ses propres orientations favorisent. En décembre, la réaction de milliers de communistes (d’ex et de sympathisants), la persistance du phénomène communiste, ont mis en échec l’opération d’élimination du Parti avec les collectifs antilibéraux. Pendant la campagne, la direction s’est évertuée à atténuer la crise de confiance pour mieux aller dans la même direction.

Pourquoi rester dans cette galère nous demande-t-on souvent ? Parce que le parti communiste est un outil irremplaçable au monde du travail pour combattre le capitalisme. L’acharnement anticommuniste, sans rapport avec le 1,9% le confirme. Parce que le PCF est un acquis politique également irremplaçable (pour un bon moment encore) du mouvement ouvrier en France par ce qu’il représente dans l’Histoire et l’inconscient collectif du pays. Les limites des expériences de certains de nos (bons) camarades à reconstituer un PC en dehors me le confirment. Parce que la direction du Parti arrive à des contradictions insurmontables dans son processus de liquidation. La question du nom, de sa signification (même si elle s’applique à la dévaloriser) est essentielle. Peut-on se dire communiste et être opposé à la propriété collective des moyens de production et d’échange ? Parce que peu à peu, avec retard et frustration, de plus en plus de communistes s’organisent et se coordonnent pour faire face et défendre leur parti. Les grains de sable ont commencé à s’agréger au 33ème congrès.

Un camarade me disait : « heureusement que les séances du CN ne sont pas retransmises à la télé ; ça dégoûterait les collègues et les camarades ». Il n’y a aucune possibilité de remettre l’appareil dirigeant sur les rails de la lutte des classes. Il n’y a aucune chance d’y remettre le parti par une bataille d’appareil. Je ne me suis jamais fait la moindre illusion là-dessus. La perspective est dans notre capacité à faire vivre le point de vue communiste malgré la ligne de la direction, en contradiction avec l’idéologie dominante de la mondialisation capitaliste et de son relais européen, l’UE. Elle est dans notre capacité à faire vivre nos organisations du parti, cellules, sections, groupes…, malgré la stratégie de la direction, sur des bases de classes et sur le lieu de l’exploitation, à faire des (ré)adhésions. C’est en étant fidèles à notre engagement que nous pourrons sauvegarder et reconquérir le PCF, plus que jamais nécessaire face au capitalisme mondialisé. Tout pas dans ce sens est déjà valable en lui-même.

Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section PCF Paris 15, membre du CN du PCF

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 16:15
1,93% : le résultat d’une stratégie suicidaire.

Communistes, défendons et
reconquérons notre parti !



 
Déclaration, le 24 avril 2007, à l’occasion du CN du PCF

Steph-presidentielles-2.jpg Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas laisser dire que l’échec cuisant de la candidature de Marie-George Buffet à la présidentielle représente une nouvelle « défaite historique » pour le PCF et tout ce qu’il représente dans notre pays. Tout simplement parce que c’est faux.

Le 1,93% ne sanctionne pas le PCF, mais au contraire la stratégie d’effacement du PCF, de négation de l’identité communiste poursuivie et aggravée à l’occasion de l’élection.

La direction du PCF a placé les communistes devant le fait accompli. Elle porte l’entière responsabilité d’un résultat lourd de conséquences pour le Parti et pour le pays et ne saurait maintenant se réfugier sous l’excuse du rouleau compresseur du « vote utile » que contredit le résultat de Besancenot.

Pendant six mois, elle a embourbé les communistes dans les querelles politiciennes des « collectifs antilibéraux », avant de déboucher, à reculons, sur la candidature de Marie-George, non comme candidate communiste, mais comme candidate d’une « gauche populaire antilibérale » que personne n’a pu identifier. Marie-George s’est mise en congé de sa responsabilité au PCF.

L’élimination méthodique de la référence communiste de la campagne a semé le trouble parmi les électeurs et les camarades. Sa réintroduction dans les derniers jours, sans doute pour « limiter les dégâts » annoncés par les sondages désastreux, a été trop tardive et timide pour changer quelque chose.

Ce n’est pas qu’une question de nom. Les orientations de campagne ont tourné le dos au contenu et à ce qui fait l’utilité du vote communiste.
En faisant du rassemblement de « toute la gauche » dans les institutions la condition du changement, la « gauche populaire antilibérale » a nourri elle-même la logique du vote utile à ses dépens. Elle s’est évertuée à réhabiliter le schéma politicien de l’alternance et la « gauche du oui », à contre-courant de la dynamique des luttes et de sa recherche de perspective politique.
Elle a dévalorisé la portée du NON du classe de 2005 en s’inscrivant dans la perspective de renégociation de la constitution de l’UE, au nom070424-Col-Fab-Itw-Manu.jpg d’un illusoire « traité constitutionnel des peuples », le directeur de campagne allant même jusqu’à se déclarer « farouchement pro-européen » à la télévision. Dans cet état d’esprit, comment proposer une voie efficace pour combattre par exemple la marchandisation du gaz et de l’électricité au 1er juillet ?

La « gauche populaire » s’est détournée des positions communistes fondamentales et d’un programme de rupture anticapitaliste. Des mots comme « nationalisations », « propriété publique des moyens de production et d’échange», défense et rétablissement des monopoles publics, semblaient tabous, alors même que le cas d’Airbus les remettait à l’ordre du jour dans l’opinion publique.

Elle s’est aussi désolidarisée publiquement de la révolution cubaine, pourtant socle de tout le mouvement émancipateur en Amérique latine.

Nous accusons la direction du PCF d’avoir privilégié ses projets de recomposition politique au nom d’un « rassemblement antilibéral » en écartant les possibilités réelles de renforcement du parti.

Le développement de grandes luttes depuis 2002, la mise en échec du CPE, le NON majoritaire à la « constitution » européenne, le rejet croissant de la mondialisation capitaliste et de ses effets, toute la situation sociale appelait à une candidature clairement communiste, sur des propositions communistes.

La direction a refusé de permettre aux communistes, y compris au Conseil National, de se prononcer sur ce choix d’évidence. C’était la condition de la remontée de notre influence électorale. Nous en sommes plus convaincus que jamais.

La direction du PCF est désormais disqualifiée et sa stratégie est à nue. L’ensemble des choix opérés depuis 10 ans d’abord au nom de la « Mutation », maintenant du « rassemblement antilibéral » portent la disparition du PCF.

Le résultat désastreux du 22 avril ne doit pas servir de prétexte à une nouvelle fuite en avant.

Le « rassemblement antilibéral » et l’opération politicienne des « collectifs » ont fait la démonstration qu’ils représentent l’inverse du rassemblement du monde du travail pour combattre la politique au service du capital.

Nous dénonçons toute opération de recomposition politique « à gauche », avec des franges de la social-démocratie, supplantant le PCF, comme en Italie ou en Allemagne, à l’image du Parti de la gauche européenne.

Nous dénonçons aussi toute tentation de réduire le PCF à un syndicat d’élus satellisé au PS, aussi « radical » que le Parti radical de gauche.

Pour les communistes, l’heure doit être à la défense et à la reconquête de leur parti, acquis irremplaçable du mouvement ouvrier dans notre pays.

Dans l’immédiat, nous appelons les communistes à s’engager pour faire barrage à la droite de Sarkozy et à imposer pour les élections législatives des candidatures communistes sur un programme communiste dans toutes les circonscriptions.

La direction devra rendre des comptes. La question n’est pas de tenir un congrès extraordinaire organisé dans la précipitation et dont elle tirerait à nouveau toutes les ficelles. Les communistes ont besoin d’un congrès mettant à l’ordre du jour le bilan de toute la Mutation depuis au moins le 30ème congrès de Martigues et engageant tous les communistes, y compris les 85% des effectifs de 1994, que la « Mutation » a écartés du parti.

Dans les semaines et mois qui viennent, nous appelons les communistes à faire vivre même contre la stratégie de la direction. Nous appelons à reconstituer sur des bases de lutte, dans les entreprises et les quartiers, les organisations du Parti, cellules, sections abandonnées par la « Mutation ». C’est la seule façon pour les communistes de se réapproprier cet outil indispensable pour mener le combat contre la mondialisation capitaliste. La situation politique, le mouvement populaire l’exigent. Les lendemains d’élections s’annoncent durs pour le monde du travail.

Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un parti communiste qui forge son action et des propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.

Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes ! Préservons l’avenir du PCF. Assumons nos responsabilités de communistes !

Pour notre part, membres du Conseil national du PCF, élus sur la liste alternative, sur la base du texte de congrès « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », nous nous mettons à la disposition des communistes dans cet objectif.


Stéphane AURIOL, fédération de Paris, collectif PCF-RATP-Bus
Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, section Paris 15ème
Fabienne DEBEAUVAIS, fédération de la Somme, section d’Amiens
Claude FAINZANG, fédération de Paris, section Paris 19ème
Contact : 01 48 28 60 05, pcf15@wanadoo.fr


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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 23:05

Appel de solidarité de 35 partis communistes avec Cuba.
Plusieurs pays tentent de mettre à l'ordre du jour du prochain sommet de l'UE l'adoption d'une "stratégie à moyen et long terme" vis à vis de Cuba. Cette "position commune", dans les faits une série de mesures discriminatoires, correspondrait à un alignement total des pays-membres de l'UE sur la doctrine des Etats-Unis. Cette tentative, soutenue par le Président de la Commission Barroso, émane en particulier des gouvernements les plus réactionnaires, champions de la répression anti-communiste (Pologne, République Tchèque, pays Baltes, Hongrie...). Nous soutenons pleinement l'appel de 35 partis communistes et ouvriers contre cette nouvelle manoeuvre anticubaine.  Depuis, le 4 avril, le gouvernement espagnol a fait un acte fort pour renouer le dialogue avec Cuba et rompre l'isolement de l'île en y dépêchant son ministre des affaires étrangères.  Demandons au futur gouvernement français de faire de même et aux candidats à la présidentielle de s'engager à s'opposer aux injonctions de l'impérialisme américain sur Cuba!
 
Nous reproduisons ci-dessous l'appel des Partis communistes. Malheureusement, on cherche vainement, une fois de plus, la signature du PCF (voir déclaration de Georges Hage du 15 février).

Non aux manœuvres anticubaines de l'UE

Les partis signataires dénoncent fermement l'intensification de la campagne anticubaine menée par l'UE, particulièrement dans sa tentative de faire adopter "une stratégie à moyen et à long terme" au prochain sommet du Conseil Européen. Avec ce document, l'UE s'aligne totalement sur la politique et les plans des Etats-Unis visant à porter des coups contre la révolution cubaine, et ceci en contradiction totale avec les sentiments d'amitié et de solidarité exprimés par les peuples européens.

Pour la première fois, l'UE révélera publiquement une stratégie conjointe visant un pays tiers. L'UE adopte un rôle actif dans la campagne impérialiste et anticubaine, en total accord avec le dénommé "Plan Bush" et tente d'entrainer les pays membres de l'UE dans ses plans interventionnistes contre Cuba. Elle intensifie les pratiques discriminatoires scandaleuses, les pressions et les interventions initiées en 1996 avec la dénommée "position commune". Cette initiative constitue un nouveau et dangereux rapprochement avec la politique des Etats-Unis. Elle confirme la position hostile adoptée par l'UE contre les idées d'indépendance et de souveraineté nationale.

Il est remarquable que cette nouvelle campagne anticubaine, sous couvert de soutien aux "droits de l'homme" et à la "démocratie", ait été lancée par des gouvernements, champions de l'anticommunisme, antidémocratiques, qui ont pris les mesures antipopulaires les plus réactionnaires contre leurs propres peuples : ceux de la République tchèque, de la Pologne, de la Slovaquie, de la Hongrie, de la Lituanie et d'autres encore. L'UE n'a ni le droit ni le statut moral pour imposer des conditions à Cuba en ce qui concerne ses relations avec d'autres pays.

Nous demandons que les différents gouvernements rejettent la "stratégie à moyen et à long terme envers Cuba" au Conseil Européen.
Nous demandons l'abrogation de la "position commune" et le développement de nouvelles relations avec Cuba basées sur l'égalité et les principes de justice internationale.
Nous lançons un appel aux travailleurs, à la jeunesse, aux femmes et aux mouvements populaires ainsi qu'à tous les progressistes et démocrates en Europe pour qu'ils expriment leur opposition à ces manoeuvres anticubaines.

Pour rejeter et riposter à la campagne de propagande et isoler les forces politiques qui la soutiennent.
Pour défendre le droit des peuples à résister et à décider de leur propre sort.
Pour renforcer leur solidarité avec Cuba socialiste et son peuple


Parmis les signataires:

  • AKEL-Chypre
  • Parti Communiste de Bohème-Moravie - KSCM
  • Parti Communiste Allemand - DKP
  • Parti Communiste Grec - KKE
  • Parti des Communistes Italiens - PdCI
  • Parti Communiste Portugais - PCP
  • Parti Communiste Espagnol - PCE
  • le Parti Communiste d'Afrique du Sud - SACP s'est joint à l'appel
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 23:15

L’Union de la jeunesse communiste tchèque (KSM), bien qu’officiellement dissoute, fer de lance de la lutte contre les bases militaires de l’impérialisme en République Tchèque.

Le 28 mars dernier, le gouvernement tchèque a officiellement donné son feu vert à l’ouverture de négociations avec les Etats-Unis pour l’implantation d’une station radar militaire dans un terrain près de Prague. Ce projet rentre dans le cadre du déploiement du « bouclier anti-missiles» américain en Europe dont l’autre élément serait une batterie de missiles « intercepteurs » en Pologne. Le prétexte avancé par les forces impérialistes, rappelant la précédente mystification « des armes de destruction massive en Irak», serait le danger d’une attaque nucléaire iranienne.  

L’opinion publique tchèque est massivement opposée à une militarisation qu’elle identifie comme une menace pour la paix et pour sa propre sécurité.

Le rôle du Parti communiste de Bohème-Moravie et son organisation de jeunesse KSM s'avère décisif dans la mobilisation populaire. Les communistes ont multiplié les débats, les manifestations partout dans le pays et réuni plus de 80000 pétitions exigeant un référendum populaire sur cette question cruciale. Ils ont organisé des référendums locaux dans les communes voisines du site retenu, opposées à presque 100% au projet. Ils sont les chevilles ouvrières de la campagne de rassemblement « NON aux bases militaires ! ».

L’action des communistes contraste de façon éclatante avec la ligne de soumission de la classe politique tchèque à l’impérialisme US. Le parti de droite dominant la coalition gouvernementale, l’ODS, affiche sa loyauté envers les Américains et rejettent toute idée de référendum. Le Parti chrétien-démocrate suit. La 3ème composante de la coalition, les Verts, violemment anticommuniste, défend la construction de la base US, à condition qu’elle soit placée sous contrôle de l’OTAN (sic !). A la tête de la précédente majorité, les socio-démocrates avaient entamé en 2006 des négociations secrètes avec le gouvernement US, avant que les communistes ne dévoilent le pot aux roses. En bons opportunistes, leurs dirigeants défendent des positions à géométrie variable maintenant qu’ils sont dans l’opposition.

Cette lutte donne un éclairage significatif sur la vie politique tchèque. La JC tchèque a été officiellement dissoute l’an dernier par le gouvernement au prétexte que ses statuts, prônant l’appropriation collective des principaux moyens de production et d’échange, seraient en contradiction avec le droit de propriété inscrit dans la constitution. Nous avons participé et continuons à le faire à la campagne internationale de solidarité avec la JC tchèque en faisant signer la pétition pour sa légalisation (lien vers le site « solidarité KSM »).

La JC tchèque est plus vivante que jamais comme fer de lance aujourd'hui de la lutte contre l’impérialisme et ses valets. Nous nous en félicitons.

Nous nous retrouvons ensemble aujourd’hui dans la bataille contre la militarisation US de l’Union européenne, pour la sortie de nos pays de l’OTAN, contre l’impérialisme qu’il soit américain ou européen.

PCF Paris 15 (avec des infos provenant du KSM)

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